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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:00


Un rapport de la FAO, l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, publié le 14 octobre à l'occasion de la semaine mondiale de l'alimentation, révèle que 1,02 milliard d'êtres humains souffrent de la faim dans le monde, soit un sixième de la population de la planète.

La quasi-totalité des affamés vivent dans les pays pauvres : 642 millions en Asie et dans le Pacifique, 265 millions en Afrique subsaharienne (soit une augmentation de 11,8 % par rapport à 2008), 53 millions en Amérique latine et aux Caraïbes (soit une augmentation de 12,8 %), 42 millions au Proche-Orient et en Afrique du Nord (soit une augmentation de 13,5 %).

Près d'un habitant sur trois est touché dans l'ensemble du continent africain. Et même dans les pays développés, 15 millions de personnes ne mangent pas à leur faim, soit une augmentation de 15,8 %, toujours par rapport à 2008.

Au milliard d'êtres humains affamés, il faut ajouter deux autres milliards considérés comme mal nourris, sur six milliards et demi d'habitants que compte actuellement la planète.

La sous-alimentation est permanente dans la société capitaliste, même en temps « ordinaire » pourrait-on dire. Durant la dernière décennie, le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté régulièrement. En Afrique centrale par exemple, la part de la population sous-alimentée est passée de 36 % au début des années 1990 à 56 % une décennie plus tard.

Mais en une seule année, de 2008 à 2009, 105 millions de personnes de plus se sont retrouvées brutalement à connaître la faim. Et ce, du fait de l'aggravation de la crise, qui s'est manifestée par la crise financière de l'automne dernier, précédée par la crise alimentaire.

 Celle-ci s'était traduite par une flambée des prix alimentaires mondiaux, provoquée par une spéculation effrénée. Le prix du riz, pour ne citer qu'un exemple, a fait un bond de 54 % dans la première moitié de 2008. Et si, depuis, les prix alimentaires ont baissé, ils restent tout de même supérieurs de 24 % à ceux de 2006. En Amérique latine ou dans les Caraïbes, 40 à 80 % des prix alimentaires dépassent de 25 % en moyenne ceux atteints il y a deux ans.

La production agricole mondiale est pourtant suffisante pour nourrir la population. Elle s'est accrue de 2 %, en moyenne annuelle, entre 1980 et 2004. Mais cette progression n'a pas permis d'améliorer la situation, alors que pourtant l'augmentation de la population durant la même période n'a été que de 1,6 %.

« Le problème de la faim ne s'explique pas par un manque de nourriture, mais par l'impossibilité d'une partie de la population d'y avoir accès, faute de ressources suffisantes », a déclaré Bénédicte Hermelin, la directrice du Groupe de recherches et d'échanges technologiques (Gret), une organisation non gouvernementale.

 Ce n'est en effet ni le manque de riz, ni le manque de blé qui expliquent la situation alimentaire catastrophique, mais le fait que dans la société capitaliste tout se vend, la nourriture comme le reste.

On peut mourir de faim à côté d'un hangar rempli de denrées, si on n'a aucun moyen d'acheter de quoi se nourrir. Surtout si le prix de ces denrées s'est envolé parce que les capitalistes spéculent sur le riz, le maïs, ou le blé, comme ils le font sur le pétrole, ou sur à peu près tout qui peut se vendre et s'acheter, quitte à détruire des tonnes de nourriture pour maintenir les cours.
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 07:57

 


Le 16 novembre 2009 sortie du coffret 2 DVD Chomsky & Cie (le film) + Chomsky et le pouvoir (inédit)
Le 16 novembre 2009 sortie du coffret 2 DVD
Chomsky & Cie (le film) + Chomsky et le pouvoir (inédit)
D’Olivier Azam et Daniel Mermet (Là-bas si j’y suis, France Inter)

Daniel Mermet et Olivier Azam sont retournés à Boston voir Noam Chomsky pour lui poser l’essentiel des questions issues des débats en salles et qui n’avaient pas été abordées dans le film (Les intellectuels et le pouvoir, le conflit israélo-palestinien, L’Etat et la crise du capitalisme, le socialisme libertaire, les luttes d’hier et d’aujourd’hui).


Chomsky et Cie (le film)

Plus de 50 000 spectateurs au cinéma depuis novembre 2008

Un film de Daniel Mermet et Olivier Azam avec Noam Chomsky, Normand Baillargeon, Jean Bricmont... Film français. Documentaire. 1h 52min. Format 4/3. 2008.


À l’heure où impuissance et résignation l’emportent, le travail de Noam Chomsky est un antidote radical pour tous ceux qui veulent en finir avec la fabrique de l’impuissance et ses chiens de garde intello-médiatiques. De Boston à Bruxelles, nous rencontrons chercheurs, journalistes, activistes tels que Jean Bricmont, ou encore Normand Baillargeon, auteur du « Petit cours d’autodéfense intellectuelle », ce qui pourrait être le sous-titre de ce film engagé contre le cynisme conformiste et la pensée molle des faux rebelles. Mais avant tout ce film milite pour l’ascension du Pic du Canigou.


Chomsky et le pouvoir
Document inédit, tourné en avril 2009.

Réalisé par Olivier Azam et Daniel Mermet avec Noam Chomsky... Film français. Documentaire. 1H 09min. 2009.

Présenté dans de nombreux festivals à travers le monde, « Chomsky & Cie » rencontre un grand succès en France depuis sa sortie au cinéma en novembre 2008. Lors de nombreux débats, beaucoup de questions ont été posées sur des sujets qui n’étaient pas abordés dans le film ou sur des point qui demandaient précisions et développements. Aussi, sommes nous retournés à Boston voir Noam Chomsky avec l’essentiel de ces questions : les intellectuels et le pouvoir, le conflit israélo-palestinien, l’Etat et la crise du capitalisme, le socialisme libertaire, les luttes d’hier et d’aujourd’hui.


Bonus : Jean Bricmont : Noam Chomsky and moi (15’40) - Max Wallace : Henry Ford et son hobby (11’15) - Klaus Gerke : Distributeur en France de « Manufacturing consent » (6’45) - Bibliographie, liens


Coffret Digipack 2 DVD - Multizones - 2009 - Sous-titres : Versions Français - English - Sourds et Malentendants (sur le film seulement) - Durées : plus de 3h30 (DVD 1 : 1h52+32 mn de compléments / DVD 2 : 1h09)

En vente sur le www.lesmutins.org et dans les bonnes librairies

Téléchargez les visuels, le dossier de presse du film, les vidéos sur notre site

POUR RECEVOIR LE DVD ET POUR INTERVIEWER DANIEL MERMET OU OLIVIER AZAM, CONTACTEZ THOMAS TERTOIS AU 06 98 86 06 40 OU PAR MAIL tertois.mutins@gmail.org

Les Mutins de Pangée - BP 60 104 - 75 862 - Paris Cedex 18

tertois.mutins@lesmutins.org / tel : 06 98 86 06 40 / www.lesmutins.org

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 07:45
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Dans la continuité de déclarations des ses dirigeants depuis des mois, "l'offre" que vient d'adresser le Conseil national du PCF pour les régionales au-delà des apparences, est bien socialo-compatible.


Si la résolution votée indique que les listes «front de gauche élargies» ouvrent «un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie», elle contredit cela de plusieurs manières.


D'abord en précisant que les listes seront autonomes «partout oùles conditions peuvent en être créées», des conditions que les communistes examineront «région par région».


Ainsi, l'offre nationale, faite d'abord aux militants communistes, risque de déboucher sur une politique à géométrie variable.


Pour savoir dans combien de régions le PCF contractera des accords unitaires de premier tour avec le PS, il faudra attendre la fin du vote des militants intervenant après la mi-novembre. Dans les coulisses du PCF, on annonce un minimum de quatre à cinq régions, certains allant jusqu'à pronostiquer 10 à 12, soit plus de la moitié.


Mais si l'ambiguïté de «l'élargissement» du front de gauche demeure, cela renvoie à une orientation de fond, condensée dans l'appréciation du bilan des 18 «majorités de gauche sortantes» auxquelles le bilan du PCF participe, certes qualifié de «contrasté», mais qui aurait «permis dans un grand nombre de régions de réelles avancées pour le quotidien de milliers de femmes et d'hommes».


Rengaine somme toute assez classique qui consiste à peindre en rouge les politiques d'union de la gauche dans les régions ou au gouvernement et à n'entrevoir d'issue politique que dans la cogestion aux côtés des dirigeants socialistes.


Une politique maintes fois expérimentée, avec le succès que l'on sait pour le «quotidien» de millions de travailleurs et de jeunes. Si la tentation de l'alliance PS/Modem est pointée du doigt, il n'est dit nulle part dans le texte que les dirigeants socialistes évoluent tellement vers la droite que leur programme est tout à fait compatible avec celui de Bayrou.


Logiquement, les objectifs fixés sont ainsi de «réunir les conditions de majorités régionales de gauche». Entendez, comme le dit Marie George Buffet en boucle sur les ondes à ceux qui n'auraient pas bien compris, avec le PS. En revendiquant que les listes unitaires adoptent «de façon claire» cette exigence, le PCF en fait un préalable à tout accord unitaire.


Le but de la manœuvre est de rompre les discussions avec le NPA en cherchant à lui faire porter le chapeau. Le PCF a participé en trainant des pieds à la première réunion unitaire proposée par le NPA et n'a donné aucune publicité à la déclaration commune qui en est sorti.


Il n'a pas voulu signer le compte rendu de la dernière réunion pourtant acté par tous les autres participants. A l'entame de son CPN, un des ses principaux dirigeant, Pierre Laurent, a indiqué que la prochaine réunion unitaire serait la dernière...


Le NPA n'acceptera pas de rentrer dans le rang. Mais il ne veut acter la prise de position du PCF comme la fin du processus unitaire. Le NPA fait une autre proposition adressée à l'ensemble des composantes.


Il reste à voir quelle sera la réaction des sept autres mouvements engagés. Pour le moment Jean-Luc Mélenchon «approuve la formule du texte communiste».


Cela contredit ses déclarations précédentes et celles de son parti, les diverses déclarations unitaires, où l'on disait ne pas vouloir faire de la question de la participation aux exécutifs de région avec les socialistes un préalable et de l'indépendance vis à vis du PS une base de départ.


Il serait tout de même paradoxal que ce parti, dont beaucoup de dirigeants et de militants sont issus du PS, se voie finalement ramené dans son giron un an après...


Unité de la gauche radicale ou unité avec le PS, il faut choisir.


Frédéric Borras

 

Essai : Un monde défait
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"Les communistes français de 1956 à nos jour"s par Bernard Pudal

 

Bernard Pudal figure désormais parmi les principaux spécialistes de l’histoire et de la sociologie du PCF.


Dans son dernier ouvrage, il se penche sur l’après-1956. Il prend le temps de se distancer à la fois des nostalgiques, qui souhaitent réhabiliter la part présumée non stalinienne de l’histoire du PCF, et des anti-communistes qui souhaitent entériner l’échec du projet communiste lui-même.


Il indique également à quel point la crise du PCF se nourrit de lourds paramètres exogènes, du point de vue des rapports de forces sociaux et politiques.


Il s’attache à décrire, dans le cadre de l’aggiornamento consécutif à la mort de Staline, la tentative de refonder les bases intellectuelles du parti tout en maintenant les intellectuels communistes sous contrôle, ce qui implique à la fois une prise de distance progressive de nombre d’entre eux avec le PCF et une reprise en main brutale par l’appareil dirigeant des outils d’élaboration théorique.


Il aborde également la nouvelle stratégie d’union de la gauche, conçue sur le modèle du Front populaire, qui attire au PCF, notamment dans l’après-68, des militants venus des classes moyennes séduites par ce projet.


La combinaison de cette mutation sociologique profonde avec la rupture du programme commun en 1977 amène ensuite le PCF à une « politique de survie bureaucratique », sans repères stratégiques mais avec une politique interne visant à éliminer toute opposition.


Dès lors, le désarroi militant s’étend dans les années 1980, encore aggravé dans l’après 1989-1991 puis par les échecs électoraux des années 2000. L’auteur ne semble pas considérer que les tentatives mises en place par Robert Hue puis Marie-George Buffet pour redéfinir le PCF puissent l’enrayer.


Il faut lire Pudal pour mieux comprendre la crise du PCF, mais aussi pour mettre en perspective les difficultés inhérentes à la construction d’un parti souhaitant offrir aux dominés un outil qui soit véritablement le leur.


Jenny Simons

Editions du Croquant, 215 pages, 18 euros

 

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 14:11


Du côté de la maison de le baie d'Audierne
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 08:04
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:51


et l'état tout puissant!
Venez au paradis sans état!
La Somalie

Source: Comité de salut public (voir liens)



Une blague ? Une réalité des années 50? En tout cas l'uranium appauvri des obus Us et Israeliens c'est pas une blague. Source: CSP
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:44









KONFÉRANS ENTEWNASYONAL
LAPWENT 20-21 OKTOB 2009
DÉCLARATION SOLENNELLE


Considérant que la situation économique et sociale actuelle existant en Guyane, Martinique et Guadeloupe résulte de la pérennisation du modèle de l’économie de plantation,


Considérant que cette économie s’appuie sur des rentes de situation de monopoles, des abus de positions dominantes qui génèrent des injustices.

Considérant que ces injustices touchent aussi bien les travailleurs, que les acteurs économiques endogènes.


Considérant que ce sont autant d’obstacles au développement économique endogène et à l’épanouissement social.


Les organisations de masse et les organisations anticolonialsites et anti-capitalistes de Guyane, Martinique et Guadeloupe, respectivement le Front pour l’avenir de la Guyane (FPAG), Kolektif 5 Févriyé (K5F) et Liyannaj Kont Pwofitasyon, réunies les 20 et 21 octobre 2009 en Conférence Internationale, an Bik a Mityalité, Lapwent Gwadloup, déclarent :


Yonn : les travailleurs et les peuples des dernières colonies de la France dans la Caraïbe ont eu raison de s’organiser en collectif, de liyanné les expériences respectives des organisations qui les composent et de se constituer en nouvelles forces à dimension populaire et de masse, diverses tant du fait de leurs pratiques que de leurs orientations stratégiques.

: Ces nouvelles organisations représentent dans la période historique actuelle de vrais espoirs pour les travailleurs et les peuples, de vrais outils pour avancer vers plus de liberté, plus de démocratie et de justice dans ces sociétés.

Twa : La lutte pour la défense des intérêts des travailleurs, plus largement du peuple, et singulièrement de la jeunesse, le combat contre toutes les Pwofitasyon mené dans ces pays relèvent d’un processus de maturation enclenché depuis l’époque esclavagiste et s’inspirent des grandes luttes sociales menées jusqu’à ce jour.

Kat : Ces combats s’inscrivent également dans un contexte international marqué par les luttes de la classe ouvrière et des peuples contre le capitalisme et ses dégâts de tous ordres sur la planète.

Ola nou yé jodi jou (Où en sommes-nous aujourd’hui)

Nous avons négocié et contracté avec l’Etat français et le patronat des accords d’une portée politique et stratégique fondamentale. Pour la première fois dans l’histoire de nos pays, ce sont les travailleurs et les peuples en mouvement dans la rue qui ont imposé la satisfaction de certaines de leurs revendications.


De la Loi PONS à la LODEOM, aucun des schémas dits de développement, élaborés et débattus avec les élus, n’a permis un quelconque développement, ni la diminution du chômage. Pire, ils ont consacré le mépris, l’exclusion et la négation des peuples de nos pays.


A l’évidence, les mouvements FPAG, K5F et LKP ont établi un nouvel équilibre entre la puissance coloniale, sa représentation locale et les travailleurs et le peuple en mouvement, an konsyans é an balan. La persistance des mouvements en terme de durée, la pertinence de leurs initiatives et l’adhésion populaire dont ils bénéficient, sont significatifs d’un mouvement profond, de nature révolutionnaire et dont l’objectif est d’éradiquer la Pwofitasyon.


Fortes de ce parcours, les organisations de masse soussignées, réunies les 20 et 21 octobre 2009, en Guadeloupe, pour échanger et valider leurs expériences respectives, donner de la dimension à leurs pratiques, organiser la solidarité, notamment contre la répression, assurer la victoire des travailleurs de Guyane, de Martinique et de Guadeloupe et satisfaire leurs plate-formes de revendications.


Les organisations soussignées :

  • refusent d’ores et déjà que les conclusions des Etats-Généraux du gouvernement français soient la réponse aux revendications et aspirations des travailleurs et des peuples en mouvement,
  • exigent le respect des accords et la poursuite des négociations,
  • entérinent ce jour l’installation à Pointe à Pitre du Collectif International de Défense créé le 9 aout 2009 à Corte (Corse),
  • appellent à la tenue d’une nouvelle conférence au mois de février 2010 en Martinique.

Les organisations soussignées appellent les travailleurs et les peuples :

  • à populariser leurs idées, à expliquer leur démarche dans les bourgs, les quartiers, les sections, les entreprises et les familles,
  • à se mobiliser pour les luttes en cours et pour le respect des accords concernant l’augmentation des salaires, la baisse des prix du carburant et des produits de première nécessité, le plan d’urgence pour l’emploi et la formation des jeunes,
  • à renforcer la mobilisation pour l’augmentation des minima sociaux, le relèvement des pensions de retraite et l’arrêt de la criminalisation de l’action syndicale,
  • à continuer la lutte pour éradiquer la Pwofitasyon, abolir les privilèges et instaurer de nouveaux rapports économiques et sociaux.

Que les travailleurs de Guyane, de Martinique et de Guadeloupe nourrissent leur éveil et s’organisent pour le triomphe final de leurs luttes pour la liberté et l’émancipation.

Front pour l’avenir de la Guyane :
Albert DARNAL

Kolektif 5 Févriyé :
Philippe PIERRE-CHARLES

Liyannaj Kont Pwofitasyion :
Elie DOMOTA

Lapwent, le 21 octobre 2009

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:27
Un Front de gauche à géométrie variable se présentera aux régionales (par Stéphane Alliès, www.mediapart.fr)

L'autonome, le gestionnaire et le conciliateur. Ce pourrait être le titre d'une fable narrant le délicat processus de rassemblement électoral de la gauche de gauche. Ou quand le NPA viscéralement indépendant du PS tente de faire front commun avec un PCF désireux de continuer à participer à la gestion des exécutifs régionaux, avec le Parti de gauche en médiateur inlassablement optimiste.


Ce week-end, le jeu de rôles du Front de gauche a connu, aux dires de ses protagonistes, une «étape décisive» pour son avenir. Pourtant, on se demande encore quelle pourra bien être la chute de l'histoire, tant les contours du cartel électoral semblent encore indécis.


Dimanche, le parti communiste a conclu place du Colonel-Fabien son conseil national avec le vote par 126 voix (22 contre, 9 abstentions) d'une «offre nationale» en vue des élections régionales. Celle-ci (lire ici) sera soumise ensuite à la discussion de la base dans les «conférences régionales» des 7 et 14 novembre prochains, puis au vote des militants la semaine suivante.


Présentée par la direction, cette offre se veut «autonome» du PS au premier tour, dans la continuité du Front de gauche des dernières européennes, qui vit le PCF recueillir 6,5% aux côtés du Parti de gauche et de Gauche unitaire.

Marie-George Buffet, secrétaire nationale communiste, promet même «un élargissement bien au-delà des trois composantes actuelles, à des forces nouvelles et aux personnalités associatives et syndicales».


Quelles forces? Après un temps de silence, la députée et maire du Blanc-Mesnil esquive: «Peut-être les Alternatifs, mais surtout de nombreuses personnalités.» Son n°2, Pierre Laurent, complète alors: «La gauche sociale est extrêmement diverse, nous souhaitons nous adresser à ceux qui font vivre la gauche, et qui ne sont pas forcément encartés.»


Car avec le NPA, le divorce semble déjà consommé, alors même que les discussions sur le mariage ne sont pas terminées et malgré deux réunions encore à l'agenda (ce qui pourrait être la dernière rencontre aura lieu ce mercredi au siège du PCF). Porte-parole communiste, Olivier Dartigolles ne se fait pas grande illusion: «Le désaccord de fond s'accentue, surtout à la lecture de leur dernier texte [lire ici]. Leur position est plus en plus dure, ils refusent le pouvoir et sont à côté de la plaque, ce qui n'est pas sans susciter des tiraillements chez eux, notamment chez les jeunes générations.»


Quel accord au second tour, avec ou sans MoDem?


Pierre-François Grond, dirigeant du NPA, qui ne cache pas qu'«en ce moment, tout le monde est un peu tendu», constate lui aussi le fossé qui les sépare des communistes: «Depuis deux réunions, c'est très clair. Le PCF ne veut pas de nous, en posant comme condition au rassemblement d'être d'accord pour gérer les régions avec le PS. Le poids des élus semblent contraindre le PCF à ne pas changer d'attitude par rapport aux alliances de 2004, alors que le PS n'est plus le même qu'en 2004, et a encore plus glissé vers le centre.»


Le désaccord semble irrémédiable. Pour Buffet, les communistes lancent un appel «pour que puisse s'exprimer une majorité clairement à gauche» et se veulent comme «un levier pour déplacer le curseur» des majorités régionales. Dartigolles précise: «Ce que nous voulons, c'est que tout le monde rentre au bercail de la gauche pour ces régionales, ce n'est pas un débat sur les deux gauches.» Or c'est exactement ce débat que porte le parti d'Olivier Besancenot, proposant une fusion des listes entre deux tours, mais sans participation à l'exécutif.


Grond estime qu'«il ne s'agit pas d'une question de principe, mais d'une question de conditions politiques: quel rapport de forces et quelles possibilités d'infléchir le programme des autres? Si le centre-gauche (Europe-Ecologie, MoDem et PS) fait 30% et nous 7%, on n'obtient que des strapontins alibis. Si c'est 20% contre 15%, ce n'est pas la même chose et l'on peut par exemple obtenir plus facilement la gratuité des transports en commun…». Le comité national du NPA précisera sa position le 1er novembre, avant de consulter ses militants lors d'un vote qui devrait être organisé à la fin du mois.


Un point réunit pourtant communistes et anticapitalistes: leur hostilité au MoDem. Marie-George Buffet a annoncé dimanche que le PCF ne participerait pas à un accord de second tour avec un PS allié lui-même au parti centriste. Elle indique ainsi vouloir travailler «à fusionner toutes les forces de gauche, à l'exclusion du MoDem, qui n'est pas une force de gauche, car une telle alliance mènerait à la défaite».


Et de marteler, en référence à la grande alliance promue par le dirigeant communiste italien Enrico Berlinguer: «Le PCF ne sera pas dans le compromis historique.» Une allusion aux propos du néo-dissident Robert Hue (lire son interview à Mediapart), qui lancera début novembre un «mouvement unitaire» ayant pour but d'être présent sur les listes socialistes dès le premier tour.


Au NPA, on pointe ce rejet du MoDem comme une contradiction du meilleur ennemi communiste. «Vu combien le rapprochement PS-MoDem a l'air d'être aujourd'hui à l'œuvre, prendre cet engagement revient à entériner l'opposition à un accord de gestion avec le PS, estime Pierre-François Grond. Il n'y a alors aucune raison de ne pas faire liste commune avec nous. Ou alors, on ment et on finit par quand même être présents sur les mêmes listes au second tour.»


Deux blocs à la gauche de la gauche?


Au final, on a une nouvelle fois l'impression d'assister à l'éternelle rengaine du «Qui rend responsable qui de l'union qui ne se fait pas» dans la gauche radicale. C'est au premier qui claquera la porte, même si Grond veut encore croire que «le PCF sent une pression unitaire de la base, un peu la même que nous avons ressentie l'an dernier au moment des européennes.


Peut-être que les militants du PCF l'exprimeront lors de leur vote».

Bien parti pour faire liste commune avec les Alternatifs, la Fédération et le Forum social des quartiers populaires, le NPA espère encore rallier le Parti de gauche dans son attelage, même si l'hypothèse paraît bien improbable. Plus que jamais, le parti de Jean-Luc Mélenchon se retrouve entre deux orientations, cherchant à jouer l'impossible trait d'union.


Le secrétaire national du PG aux relations unitaires, Eric Coquerel, ne veut pas retenir «les effets de tribunes ou les déclarations à la presse», estimant que «rien n'est plié». «La nécessité du rassemblement pèsera bien à un moment donné», analyse-t-il, tout en se félicitant de l'autonomie par rapport au PS voulue par le PCF au premier tour.


Mais que faire alors en cas d'alliance de premier tour PCF/PS, une situation qui pourrait se produire dans un certain nombre de régions (entre une demi-douzaine et une dizaine, selon les interrogés)? «On espère qu'il n'y en aura pas, dit Coquerel. Mais si tel est le cas, ce sera PC/PS contre Front de gauche, car la légitimité du Front de gauche, ce sont des listes autonomes du PS. On verra bien alors, mais il n'est pas à exclure que d'autres rassemblements locaux s'organisent, selon des périmètres dépendant des contextes régionaux.»


Lors de son conseil national de samedi, le PG a une ultime fois tenté de préserver la chèvre anticapitaliste et le choux communiste, en proposant «de ne pas s'enfermer dans un vis-à-vis avec le seul PS. Nous proposons de juger au cas par cas et en tenant compte aussi du déroulement de la campagne nationale et régionale». Pas sûr que cela suffise à réunir la gauche de gauche.

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:20
justice-trois150.jpg

En 7 ans, depuis la loi vaillant sur la sécurité quotidienne, votée fin 2001 après les attentats du 11 septembre, le dispositif législatif s’est considérablement durci. En effet, une vingtaine de lois ont été votées allant toutes dans le même sens : pénalisation à outrance de tous les délits de la misère, mise à l’écart définitive d’une partie de la population, criminalisation de la jeunesse, des sans-papiers, de ceux et celles qui résistent, fichage de la population, etc.


Les lois sécuritaires ont deux objectifs : contenir les populations inutiles pour l’ordre économique, les classes non laborieuses, considérées comme dangereuses (chômeurs, jeunes des cités, immigrés, mendiants, prostituées, nomades) et traiter pénalement les questions sociales en mettant la justice aux ordres.


Des années de discours sur « l’insécurité »de la droite mais aussi du parti socialiste ont permis le vote de ces lois, sans réelles mobilisations, hormis celles des professionnels concernés et des associations de défense des droits.


Il nous semble utile de revenir sur l’ensemble de ce dispositif pénal qui a de réelles conséquences sur la vie de centaines de milliers de personnes. Nous savons que la justice de ce pays est une justice de classe, et nous sommes sans illusion sur l’attitude des magistrats dont la plus grande partie est issue des classes aisées ou privilégiées. cependant, les juges et procureurs qui ont une autre conception de la justice, et il en existe, ont de moins en moins de marge de manœuvre, notamment avec le renforcement du lien entre le parquet et la chancellerie.


Les procureurs des tribunaux qui ne font pas appel lorsque les peines plancher n’ont pas été appliquées sont convoqués par la chancellerie. Les juges des libertés qui ne réclament pas assez de détention provisoire sont déplacés d’office vers des juridictions de moindre importance, comme les postes de juge aux affaires familiales. Par de constantes pressions, la chancellerie essaye de soumettre toujours un peu plus l’autorité judiciaire, grignotant un peu plus chaque jour le peu d’indépendance qui reste à la justice.


Trois lois sur la récidive depuis 2005


À chaque fait divers, le gouvernement répond par une nouvelle loi répressive. C’est ce que le Syndicat de la magistrature appelle à juste titre le « populisme pénal ».


Dernièrement, le meurtre d’une femme par une personne qui avait purgé sa peine de prison, suite à sa condamnation pour viol, a servi de prétexte à Sarkozy et ses sous-fifres Hortefeux et Alliot-Marie pour faire voter la troisième loi sur la récidive depuis 2005... Déjà présentée par Rachida Dati en novembre 2008, elle sera discutée au Parlement en novembre, pour y inclure notamment la castration chimique obligatoire pour certains condamnés. Or, en France, il n’y a que 1,6 % des auteurs de crimes sexuels et 3,4 % des auteurs de délits de mœurs qui récidivent.


Lors de la détention, le soin ou le suivi psychologique des auteurs d’agressions et de crimes sexuels sont devenus plus qu’aléatoires car les postes de médecins traitants et de psychiatres sont de moins en moins pourvus dans les prisons. La castration chimique obligatoire n’est pas la solution et il est illusoire de penser qu’une société puisse être sans risque, sauf à souhaiter que toute personne susceptible d’être dangereuse soit enfermée à vie.


Les deux premières lois sur la récidive ont été adoptées l’une en décembre 2005 et l’autre en août 2007, avec la mise en place des peines plancher. Pour les majeurs, en cas de récidive légale (répétition d’un délit ou d’un crime identique ou appartenant au même groupe que celui déjà jugé), le juge doit appliquer un minima de peine d’emprisonnement (à l’exclusion de toute autre alternative) dès le deuxième délit, sauf à justifier que le condamné présente des circonstances exceptionnelles d’insertion.


Dans les procédures d’urgence, les juges qui n’ont ni le temps ni les moyens de prédire l’absence de récidive appliquent systématiquement les peines plancher. Cela peut donner deux ans de prison pour détention de 30 grammes de stupéfiant ou trois ans pour un vol de parapluie.


Pour les mineurs, les peines plancher s’appliquent également, quel que soit l’âge du jeune (de 13 à 18 ans). À partir de 16 ans, les mineurs peuvent être condamnés comme des majeurs. L’excuse de minorité qui divise par deux la peine encourue ne s’applique plus à partir de 16 ans, sauf exception fortement justifiée.


Toutes les études scientifiques montrent que la récidive est toujours plus importante après avoir purgé la totalité d’une peine de prison qu’après une peine alternative à la détention ou une sortie de détention anticipée et préparée.


Ces lois sur la récidive font de la prison le modèle unique de la peine, au détriment des peines alternatives ou des aménagements de peine.


Conséquence sur les prisons


L’augmentation de la détention est considérable. On comptait au 1erjuillet 64 250 détenus pour 51 000 places. Le taux moyen de surpopulation carcérale est de 140 %.

La France est condamnée régulièrement pour les conditions dégradantes de détention. Le chiffre des suicides en prison est terrible : 110 depuis le début de l’année.

La prison reste une zone de non-droit et la récente loi pénitentiaire n’a pas proposé de réelles améliorations quant aux droits des détenus et à leur dignité.


Projet de loi sur la justice des mineurs


La suppression de l’ordonnance de 1945, annoncée de façon très médiatique au moment de la sortie du rapport Varinard sur la justice des mineurs, est plus que jamais d’actualité pour le gouvernement. Le projet de code pénal de la justice des mineurs a été rendu public et devrait être soumis et adopté d’ici fin juin.


Ce code constitue une profonde régression et un projet dangereux pour la jeunesse. Il met en place une justice parfois plus sévère pour les mineurs que pour les majeurs : la sanction, la peine, la condamnation deviennent la règle et l’éducation un simple habillage. La volonté d’éduquer est remplacée par la volonté de punir. Au lieu de miser sur l’éducation, c’est l’exemplarité de la sanction qui est mise en avant.


Sans attendre ce nouveau code, la philosophie éducative de l’ordonnance de 1945 est déjà mise à mal par la mise en place des centres fermés pour mineurs, l’ouverture des Établissements pénitentiaires pour mineurs, la suppression massive des foyers éducatifs et des centres d’insertion de la Protection judiciaire de la jeunesse.


La suppression du juge d'instruction


Le projet de loi sera débattu d’ici juin 2010. Le juge d’instruction sera remplacé par un juge de l’enquête et de de la liberté qui aura comme seule compétence le contrôle sur les enquêtes pénales. Ce sont les procureurs liés au ministre de la Justice, donc au pouvoir politique, qui auront le pouvoir d’instruire. Si les juges d’instruction aujourd’hui s’occupent de 5 % des affaires pénales, ils instruisent systématiquement en matière criminelle et peuvent notamment instruire sur toutes les affaires mettant en cause l’État en matière de santé publique, de dossiers environnementaux, de finances publiques et de corruption.


Supprimer les juges d’instruction, c’est de fait supprimer l’instruction liée aux affaires politico-financières ou aux scandales remettant en cause le rôle de l’État. Le procureur étant aux ordres du pouvoir politique, toute affaire « sensible » pourra être étouffée. C’est un des objectifs de cette réforme.


Les principales lois sécuritaires adoptées depuis 2001 (hors récidive)


Loi Vaillant du 15 novembre 2001 sur la « sécurité quotidienne »

Délit de fraude dans les transports, fouilles des véhicules et contrôles d’identité, témoins anonymes.


Loi Perben 1 du 9 septembre 2002 sur les « orientations de la justice »

Juges de proximité, extension des comparutions immédiates, référé détention, centres fermés pour les mineurs et comparutions à délais rapprochés, sanctions éducatives à l’âge de 10 ans.


Loi Sarkozy du 18 mars 2003 sur la « sécurité intérieure »

Délits de pénalisation de la pauvreté (mendiants, prostituées, nomades), fouilles et contrôle d’identité, fichiers, augmentation des pouvoirs policiers.


Loi sur l’immigration du 26 novembre 2003

Augmentation de 12 à 32 jours pour le délai de rétention des sans-papiers, maintien de la double peine.


Loi sur l’asile du 10 décembre 2003

Liste des pays sûrs (permet le rejet automatique de la demande d’asile), asile territorial, refus de l’asile si le renvoi est possible dans une partie sûre du territoire d’origine, rejet possible si la police juge la demande d’asile manifestement infondée, Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et commission de recours sous autorité conjointe des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères.


Loi Perben 2 du 9 mars 2004 sur la « criminalité organisée »

Augmentation des possibilités de détention provisoire (saisine directe par le parquet du juge des libertés et de la détention), instauration du système des repentis, pouvoirs policiers considérables en garde à vue pour de nombreux délits (séquestration, vol, coups et blessures, dégradation, recel) et crimes en bande organisée (72 h sans avocat, perquisitions domiciliaires et enquête préliminaire, écoutes, poses de micro et de caméra autorisées; « plaider coupable » (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité).

Loi du 5 mars 2007 sur la prévention de la délinquance


Les populations ciblées sont les personnes en difficulté économique, familiale ou sociale. De façon scandaleuse, le lien est créé entre difficultés sociales, éducatives ou matérielles et délinquance, créant une forme de « présomption de la délinquance ». Le secret professionnel est mis à mal car la loi prévoit que « tout professionnel de l*faction sociale qui intervient au profit d*fune personne présentant des difficultés sociales, éducatives ou matérielles en informe le maire ».


Loi de février 2008 « relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental »

À la fin de leurs peines, les détenus jugés dangereux pour la société, condamnés à quinze ans de réclusion ou plus, seront placés dans des « centres socio-médico-judiciaires » dont l’encadrement sera assuré par l’administration pénitentiaire.


Les criminels concernés par cette décision seront envoyés vers ces centres sur l’avis d’une commission pluridisciplinaire (médecins, magistrat, préfet, responsables pénitentiaires) qui renouvellera ou non sa décision une fois par an. À l’origine destinée aux seuls pédophiles récidivistes, la loi a été élargie à tous les condamnés pour crimes « odieux » à la dedu gouvernement. Cela signifie de fait un enfermement à vie pour certains, notamment les prisonniers politiques contre lesquels s’exercent la vengeance d’État.


Loi de juillet 2009 sur les bandes et les cagoules

Fichage de la population. Plus de 40 fichiers ont été recensés et les deux plus connus sont le Système de traitement des infractions constatées (Stic) et le Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Le Stic contient toutes les personnes ayant été entendues (comme témoin ou comme suspect) par la police.


Le seul Stic recensait 5 552 313 personnes mises en cause et 36 500 000 procédures en décembre 2008, avec un taux d’erreur impressionnant puisque seules 17 % des fiches étaient exactes. Refuser de se soumettre au prélèvement d’ADN, devenu de plus en plus systématique dès qu’une personne est mise en cause, est passible d’une peine de prison !

Alors que la mobilisation, il y a un an, avait permis de faire reculer le gouvernement sur le fichier Edvige, il a profité des événements de Poitiers pour publier au Journal officiel la création de deux nouveaux fichiers, par décret du 18 octobre. Le premier fichier est destiné à « prévenir les atteintes à la sécurité publique » : il cible les bandes, les hooligans et les groupuscules.


Le second est destiné à « collecter et stocker des informations sur les personnes postulant à un emploi dans la police, la gendarmerie ou dans des sites « sensibles », comme les aéroports et les centrales nucléaires ». Les mineurs peuvent être inscrits dans la première base de données dès 13 ans, et à partir de 16 ans dans la seconde. Ces deux nouveaux fichiers constituent une atteinte supplémentaire aux libertés publiques et ne fait que confirmer l’acharnement du gouvernement à transformer la jeunesse en classe dangereuse.


Les propositions du NPA...


• Abrogation de toutes les lois sécuritaires et suppression du fichage de la population.

• En finir avec le droit pénal d’exception, notamment en supprimant les cours d’assises spéciales.

• Dépénalisation des infractions suivantes :

le séjour irrégulier des étrangers et l’usage de stupéfiants. D’une façon plus générale, nous sommes pour la légalisation du cannabis.

• Développer les alternatives à l’incarcération afin que l’enfermement devienne l’exception.

• Restaurer l’indépendance de la justice en coupant le lien entre la chancellerie et le parquet.

• Suppression des parquets généraux, courroie de transmission entre le ministre et les parquets.

• Arrêt des deux projets de réforme sur les juges d’instruction et la justice des mineurs.

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:19



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