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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 08:58
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La droite a été battue aux élections régionales de quatre Länder, mais les dirigeants des Verts et de Die Linke s’engagent dans des coalitions libérales.


Le SPD, Linke et les Verts ont réussà battre la droite dans quatre des cinq Länder (États) appelés à voter (Brandebourg, Thuringe, Schleswig-Holstein et Sarre).


Ce résultat intervient après la victoire de la droite aux élections générales qui a bénéficié d’une érosion massive de la social-démocratie (lire Tout est à nous !n° 24).


Le bon score obtenu par Die Linke, passant de 8,7 % en 2004 à 11,9 %, témoignait de la volonté de toute une partie de l’électorat social-déde trouver une alternative à la politique anti-sociale du SPD.


Comme dans la plupart des pays d’Europe, la social-démocratie est en crise et se plonge dans des débats internes qui cachent l’essentiel : comment faire des réformes dans un capitalisme en crise qui ne leur laisse aucune miettes pour les faire. Malheureusement, la direction des Verts et de Die Linke apportent une réponse contraire aux aspirations de tous les déçus de la social-démocratie.


Après sa participation à l’exécutif de Berlin avec le SPD, Die Linke vient de décider d’entrer dans un gouvernement de coalition avec ce parti dans l’État de Brandebourg, sans tenir compte du bilan de cette cogestion à Berlin qui a conduit à une série de privatisations et de désenchantement dans la gauche radicale. Il est vrai qu’Oskar Lafontaine, président de Die Linke, avait toujours souhaité de telles coalitions mais jusqu’à présent, c’était le SPD qui s’y opposait.


Du côté des Verts, leurs dernières décisions politiques sont tout aussi inquiétantes. En Sarre, le fief d’Oskar Lafontaine, qui en fut le président alors qu’il dirigeait encore le SPD et qui a fait 21 % aux dernières élections, les Verts ont décidé de participer à un gouvernement de coalition avec les libéraux du FDP et les conservateurs de la CDU. Une véritable honte, et on aimerait savoir ce qu’en pensent les Verts français. En Thuringe, la coalition s’est faite entre la CDU et le SPD.


Toutes ces alliances politiciennes qui visent à maintenir en Allemagne une orientation politique libérale ne manqueront pas d’aviver les tensions internes dans le SPD comme dans Die Linke.


La crise de la social-démocratie va continuer. On ne peut écarter des inflexions à gauche de secteurs du SPD allant à la recherche d’alliances avec Die Linke.


Mais ces inflexions restent dans le cadre d’un accompagnement social-libéral de la crise. Cogérer des gouvernements régionaux avec le SPD entraînerait Die Linke dans la co-responsabilité des plans d’austérité que s’apprêtent à déployer les classes dominantes.


Die Linke représente un espoir pour des millions de salariés dans la recherche d’une alternative à la social-démocratie. Cet espoir ne peut s’accompagner de participation à des coalitions avec cette dernière. Au contraire, ce qui est à l’ordre du jour aujourd’hui en Allemagne, c’est une politique indépendante et anticapitaliste.


Yohan Haupt

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 08:55
 ... une autre société est nécessaire!

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Depuis mois, des milliers de salariés luttent contre les fermetures de sites et les licenciements. Des milliers sont victimes de licenciements individuels pour des fautes imaginaires. D’autres acceptent des ruptures conventionnelles.


Avec 1 000 licenciements par jour, 30 000 par mois, c’est une véritable saignée que subit la classe ouvrière. Le prétexte est connu : la crise. Les causes aussi : le système capitaliste ne se maintient qu’au prix de crises répétées qui engendrent chômage, misère et  guerres.


Pour en sortir, patronats et gouvernements ont une solution : détruire les emplois, écraser les salaires, augmenter la productivité, c’est-à-dire dégrader nos conditions de travail. Le tout, avec des aides généreuses accordées aux banques et aux entreprises.


Les réponses des syndicats et partis de gauche sont de deux types : soit acceptation loyale du cadre capitaliste avec, comme seuls garde-fous, des Plans de sauvegarde de l’emplois négociés « honnêtement ». Soit une politique industrielle nationale qui esquive les questions qui fâchent dans le cadre du système : qui décide de produire quoi ? Comment produit-on ? Et tous se retrouvent dans le vote d’aides aux entreprises dans les exécutifs départementaux ou régionaux.


Inutile de convoquer économistes ou experts pour qu’ils bâtissent des plans de relance, de réindustrialisation, de défense de l’économie nationale.

Luttons dès maintenant pour une société dont l’objectif soit la satisfaction des besoins du plus grand nombre, sans dégrader l’environnement ni mettre en péril la planète.


Il faut arrêter la destruction des services publics : dans la santé, dans l’éducation, dans les secteurs de l’énergie et de la communication, partout où privatisation et rentabilisation entraînent des milliers de suppressions de postes.


Il faut développer la lutte contre tous les licenciements, contre la dégradation des conditions de vie et de travail qui conduisent des salariés au suicide, pour des salaires qui ne permettent pas seulement de survivre grâce aux crédits « revolvers ».


Plutôt que de se tuer au travail, il faut réduire massivement le temps de travail et partir plus tôt à la retraite.


Pour gagner sur l’emploi, il faut un rapport de forces, un affrontement politique au moins national. C’est à cela que nous œuvrons. La manifestation du 22 octobre ne saurait être qu’un premier pas dans cette voie à condition qu’elle ne reste pas sans lendemain.


Robert Pelletier

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 08:52
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Le vendredi 16 octobre s’est tenue au siège des Alternatifs la 3ème réunion unitaire de la gauche radicale.


Le PCF, représenté par une délégation réduite, avait produit, comme il s’y était engagé, une contribution censée constituer le support d’un débat stratégique incluant le 1er et le second tour des élections régionales.


Ce texte n’avait en réalité que fort peu de contenu politique, se contentant de poser en préalable la nécessité de s’inscrire dans une «ambition majoritaire» et donc de prendre l’engagement de tout faire pour constituer au second tour des «majorités solidement ancrées à gauche».


Chacun comprend que pour un PCF qui a décidément deux cadres de négociation pour les prochaines échéances électorales, imposer de telle formules sans qu’elles soient assorties du moindre contenu programmatique revient à tenter de n’en rompre aucun, et d’exclure le NPA du cadre unitaire qu’il a lui-même initié.


En effet, parler de vocation majoritaire sans aborder le programme laisse toutes les possibilités ouvertes, y compris un programme rendu socialo-compatible pour être bien sûr que l’accord se fasse, aux conditions du PS … Au total, le PCF a tenté de faire passer sur une base écrite l’objectif tactique qu’il se fixe de réunion en réunion: isoler le NPA en convainquant les autres forces présentes de s’inscrire dans un cadre politique inacceptable par le NPA.


Ces manœuvres se révèlent pourtant à courte vue dans la mesure où elles font l’impasse sur un élément auquel l’ensemble des organisations partie prenante, hormis le PCF, sont attachées: le préalable indispensable pour proposer ensemble une alternative crédible au social-libéralisme, c’est un accord national pour des listes autonomes et indépendantes du PS dans les 21 régions métropolitaines.


Ce n’est évidemment pas un cadre dans lequel le PCF est en mesure de s’inscrire: si on ignore encore le nombre exact de régions dans lesquelles il sera dès le premier tour en alliance avec le PS et la manière dont il formulera, au terme de son Conseil national, son «offre politique nationale», nul doute qu’il adoptera dans les faits une stratégie à géométrie variable. Son choix à l’heure qu’il est n’est pas de rompre avec la stratégie adoptée en 2004, consistant à cogérer une majorité de régions avec le PS, et donc à assumer sa part du bilan du mandat qui s’achève en mars 2010.


De nombreuses organisations se sont vigoureusement prononcées pour que l’on puisse acter ensemble le principe d’un accord national comme préalable à la poursuite de la discussion, notamment le PG, les Alternatifs, la Fédération et bien sûr le NPA. Soucieux de respecter les rythmes de son partenaire du Front de gauche, le PG a souhaité qu’on attende pour cela le CN du PCF. C’est donc à la prochaine réunion, fixée le 28 octobre, que la question devrait être tranchée.


Pourtant, les représentants du PCF ont d’ores et déjà indiqué que leur offre nationale, quelle qu’en soit la nature, ne les engagerait dans les faits qu’une fois validée dans les régions, soit à la fin du mois de novembre … Pas sûr qu’on puisse «respecter les rythmes» jusqu’à cette échéance bien tardive. Il est bon en tous les cas que se multiplient aussi les discussions au niveau régional. Elles sont évidemment de nature différente selon le cadre local, notamment si un accord PCF-PS est déjà bouclé ou en passe de l’être, comme en Bretagne ou en Basse Normandie …


Autre question abordée, celle des exécutifs régionaux. Le NPA a réaffirmé sa position notamment par le biais de sa propre contribution au débat: pas question de cogérer les régions avec le PS tel qu’il est, dans le cadre des rapports de force tels qu’ils sont.


Mais il a également tenu la même ligne de conduite qu’aux précédentes réunions: on ne discute pas d’abord du 3ème tour mais du programme de rupture que nous voulons pouvoir proposer et mettre en oeuvre, et c’est du débat sur cette question que découle l’incompatibilité programmatique avec les socio-libéraux.


Si les autres forces attachées à un cadre national indépendant au premier tour ne partagent pas notre position sur le sujet, nous souhaitons les convaincre que les conditions qu’elles-mêmes posent pour une participation aux exécutifs ne sont pas aujourd’hui réunies.

Ingrid Hayes

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 08:47
Déclaration du Comité exécutif du NPA :
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Le Nouveau Parti Anticapitaliste s'adresse, quelques semaines après la rentrée et à quelques mois de l'échéance électorale des régionales, à toutes celles et tous ceux qui n'en peuvent plus de cette droite réactionnaire, mais qui ne veulent plus d'une gauche gestionnaire qui a renoncé à transformer la société.


Ras le bol des attaques de la droite, mais assez d'une gauche plus préoccupée de rechercher l'alliance d'un homme de droite comme François Bayrou, des présidentielles de 2012 que d'opposer un front uni et cohérent au projet Sarkozyste.


Sans surprise le gouvernement utilise les marges de manœuvre que lui procurent les résultats des Européennes et l'absence d'opposition organisée, unie et déterminée face à sa politique. Du coup, la feuille de route des contre-réformes est observée dans toute sa rigueur touchant les acquis sociaux et les libertés publiques du plus grand nombre.


Si bon nombre « d'affaires » qui se multiplient en cette rentrée ont leur fonction d'écran des problèmes réels, le népotisme, l'arbitraire et l'hyper autoritarisme du pouvoir de la droite, fonctionnent à plein, il est vrai permis par le fonctionnement des institutions de la Ve République.


L'enjeu est de taille, il s'agit de faire payer la crise du capitalisme, la crise écologique, à une majorité de la population qui n'en est pas responsable. Faire semblant que tout change (bonus, parachutes dorés, paradis fiscaux) alors que rien ne change.


Le projet de privatisation de La Poste est là comme un symbole du maintien du dogme libéral. Le débat lancé sur la taxe carbone, le « nouveau grenelle » sur les retraites et la réforme territoriale, pour ne prendre que ces exemples, ont comme point commun d'illustrer la facture de la crise. C'est en nous faisant travaillant plus, sans gagner davantage que le MEDEF et Sarkozy, entendent régler l'addition et sauvegarder leurs privilèges.


Ce qui implique de travailler le dimanche, de remettre en cause les 35 heures, d'allonger la durée de cotisations pour les retraites, d'organiser de nouvelles coupes sombres dans les dépenses publiques en reformatant l'Etat (abandon de ses missions sociales au profit de priorités répressives).


Alors même que chômage et licenciements, stagnation du pouvoir d'achat, frappent de plus en plus à la porte de la population, le pouvoir s'est fixé une nouvelle échéance clé dans la route d'une éventuelle réélection en 2012 : faire des régionales un test grandeur nature de rapports favorables au camp réactionnaire permettant une nouvelle phase d'offensives politiques et sociales.


C'est bien pourquoi les résistances et mobilisations de cet automne et la préparation des régionales forment une même séquence politique où doivent se combiner une opposition frontale au MEDEF et à la droite, et la radicalité de réponses alternatives face à la crise, nécessitant l'unité et le rassemblement.


Car rien n'est fatal. La mobilisation qui a accompagné la consultation populaire pour défendre le service public postal, les luttes contre les licenciements qui commencent à se coordonner, l'impopularité manifeste de l'équipe gouvernementale et des principales mesures phares de celle-ci, montrent que le rapport de force peut s'inverser, que l'espoir peut changer de camp. Mais il est vrai, que l'absence de stratégie de mobilisation de la part des principales directions syndicales pèse lourd dans la situation.


Les opérations de mise en œuvre d'un centre gauche, comme la priorité mise dans l'organisation de primaires pour la prochaine présidentielle permettant à chacun d'assister au spectacle de la multitude d'ambitions au PS et du vide du projet proposé, illustrent une nouvelle fois la défaillance d'une gauche d'adaptation qui n'a plus la volonté et les outils pour s'opposer sur le fond à la logique capitaliste et aux projets de la droite. Il y a eu suffisamment d'exemples en Europe pour connaître le coût de telles expériences.


Mais le résultat des européennes, dont on sait pourtant que par l'absence de participation électorale des classes populaires et des plus jeunes il n'est qu'une photographie partielle des rapports de force réels, donne du poids à une coalition rose-verts-orange qui soi-disant pourrait battre Sarkozy.


C'est pourtant, de notre avis, l'histoire d'une défaite annoncée car une telle coalition ne contesterait Sarkozy que sur la forme de l'exercice du pouvoir et pas sur le fond de son projet de société. Cette coalition ferait l'impasse par exemple sur la répartition des richesses et ne chercherait pas dans les combats d'aujourd'hui à défaire les projets gouvernementaux.


C'est la brutalité de la situation qui exige un rassemblement sur des bases claires.


Il s'agit de savoir, au-delà de mobilisations unitaires contre le pouvoir, si la gauche radicale est au rendez-vous. Au rendez-vous des luttes et des confrontations sociales. Au rendez-vous des réponses anticapitalistes, à la définition d'un programme de rupture face au défi de la crise générale du système. Au rendez-vous des régionales.


Des forces sont disponibles pour relever ces défis. Qu'il s'agisse d'affronter dès maintenant un pouvoir impopulaire et lui infliger des reculs, des défaites sur le terrain social, celui des mobilisations et des résistances. Ou de remettre en cause l'hégémonie social-libérale ce qui implique de modifier en profondeur les rapports de force à gauche, de construire une gauche indépendante de la direction et des orientations du PS. Ces forces, nous les appelons la gauche radicale.

 

Combien sommes-nous de militants de partis, syndicalistes, militants associatifs, féministes et écologistes qui enragent de cette situation ? Il est temps de s'unir dans la durée et dans la clarté. De se rassembler dans les luttes et dans les élections... C'est l'occasion de montrer que nous sommes capables, déterminés à affronter ce double défi.


C'est pourquoi le NPA a initié depuis cet été un processus de discussion entre différents partis politiques pour présenter ensemble des listes unitaires de la gauche radicale dans les 21 régions métropolitaines. Des listes qui soient ouvertes aux militants du mouvement social, mais où les partis politiques nationaux joueraient pleinement le rôle de levier, de mise en place d'un cadre national visant à regrouper autour d'un projet politique de rupture.


Cette démarche s'est adressée au PCF, au Parti de Gauche, à Lutte Ouvrière, au Forum Social des Quartiers Populaires, aux Alternatifs et à la Fédération, au MPEP et à Socialisme et république, au PCOF comme à la Gauche unitaire. Nous avons tenu plusieurs réunions et adopté une déclaration et une méthode de discussion pour nous mettre d'accord sur un rassemblement de la gauche radicale.


La gauche d'adaptation tente de se rassembler, il est temps que la gauche radicale, indépendante de l'orientation du PS, qui refuse l'alliance avec le MODEM comme une nouvelle compromission avec la droite, s'unisse. Qu'elle s'unisse pour favoriser les mobilisations et les résistances, qu'elle s'unisse autour d'un programme de rupture. Qu'elle s'unisse par une stratégie indépendante du PS. C'est la condition de la reconstruction d'un nouveau mouvement émancipateur.


Oui, il faut battre la droite ; oui, il ne faut pas confondre un électeur socialiste d'un électeur UMP. Mais, dans le même temps, il faut enregistrer qu'existent deux gauches dotées de programmes contradictoires qui interdisent de gérer ensemble les régions.


L'enjeu est bien plus élevé que la conquête négociée de quelques postes, il s'agit d'inverser les rapports de force à gauche, de redonner confiance au monde du travail, aux jeunes et de porter une perspective politique et sociale qui ose refuser tout licenciement, toute suppression de postes dans la fonction publique, qui se fasse le porte-parole de la convergence des luttes et des résistances dans le but de mettre un terme aux nuisances du capitalisme en soumettant les grandes banques et les grandes entreprises au contrôle des salariés et de la population.


Si les régionales permettaient d'avancer en ce sens, alors nous aurions fait un grand pas. À l'heure où nous écrivons, un premier rassemblement s'est opéré mais des obstacles subsistent en particulier parce que la direction du PCF se situe dans une perspective de reconduction d'une politique d'union de la gauche, de gestion des exécutifs avec le PS comme le revendique sa principale dirigeante. Pour autant il ne s'agit pas de renoncer mais de continuer à avancer en rassemblant les forces disponibles, c'est le sens de la politique unitaire menée par le NPA.



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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 10:05




Communiqué du NPA.

Le discours de N. Sarkozy à Saint-Dizier confirme la volonté de contrôle des collectivités territoriales par le pouvoir central.


Il s'agit avant tout de forcer les collectivités à se mouler strictement dans le cadre des politiques néolibérales comme celle de la RGPP : par la suppression de la taxe professionnelle, par la création des métropoles (qui capteront l'essentiel de la fiscalité au détriment des zones rurales), et par la suppression de la clause générale de compétence qui permet aux départements et régions d'intervenir dans tout domaine correspondant à des besoins sociaux insuffisamment pris en compte ou pas du tout par l'Etat.


Le second objectif est de permettre à la droite de reconquérir des positions au plan local par la création de conseillers territoriaux dont l'élection se ferait, pour la plupart d'entre eux au scrutin uninominal à un tour, scrutin inique puisqu'un parti minoritaire en voix pourrait être majoritaires en sièges.


Ce gouvernement qui laisse filer l'endettement public au bénéfice des banques, des capitalistes et des rentiers, et qui supprime chaque année des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, trouve insupportable de ne pas exercer un contrôle plus strict sur les collectivités locales qui réalisent 73% de l'investissement public et qui, selon N. Sarkozy, « continuent à créer plus d'emplois que l'Etat n'en supprime ».


Ne nous y trompons pas c'est l'ensemble de la Fonction publique territoriale qui est visée : les fonctionnaires et le service public voilà l'ennemi de ce gouvernement.


Le NPA appelle à la mobilisation contre cette réforme et continuera à exiger la mise en oeuvre de mesures seules à même de permettre un approfondissement de la démocratie et la satisfaction des besoins sociaux sur tout le territoire : élections à la proportionnelle, maintien de la taxe professionnelle et réforme fiscale profonde, libre administration des collectivités locales par l'impôt comme par la possibilité d'intervenir dans tout domaine correspondant aux besoins sociaux exprimés par la population sous son contrôle.

 


Redécoupage électoral : la démocratie du tripatouillage (LO)

Le redécoupage des circonscriptions électorales actuellement en discussion à l'Assemblée déclenche des polémiques parmi les députés, de gauche pour l'essentiel, mais aussi des grognements chez quelques élus de droite.

Le gouvernement dit vouloir prendre en compte les changements démographiques survenus depuis la dernière réforme de 1986, de façon à ce que chaque élu le soit par un nombre à peu près équivalent d'électeurs.

 C'est ainsi que les départements qui se dépeuplent peuvent perdre un député et ceux qui voient leur population augmenter vont obtenir une circonscription supplémentaire.

Mais cette logique, qui se voudrait mathématique, est évidemment appliquée avec des arrière-pensées. Dans la réforme actuelle, le gouvernement supprime trente-trois circonscriptions et en crée autant, puisque le nombre de députés doit rester le même.

 Parmi les circonscriptions créées, onze le seront pour les Français de l'étranger, qui n'étaient pas représentés en tant que tels à l'Assemblée jusqu'à présent. Vingt-quatre autres devraient être favorables à la droite, selon le Parti Socialiste, alors que parmi les trente-trois supprimées on en trouve vingt-trois de gauche.

Martine Aubry, dont le parti a le plus à perdre, accuse le gouvernement d'avoir choisi les circonscriptions « qui sont entre 47 et 53 % et qui en général basculent au moment où le Parlement passe à gauche ou à droite, et il a fait en sorte de les maintenir à droite ». Elle ajoute qu'une « voix de gauche n'aura plus le même poids qu'une voix de droite, puisqu'il faudra à la gauche plus de 51,3 % pour être majoritaire à l'Assemblée ».

Il est évident que le gouvernement n'a pas raté l'occasion de procéder à un peu de « tripatouillage » des circonscriptions.

Mais, plus encore que le découpage, c'est le scrutin majoritaire qui fausse la représentation des électeurs. Et la quasi-totalité de ceux qui protestent contre « l'iniquité dans la représentation fidèle du peuple français », comme le dit le Vert Yves Cochet, n'abordent pas ce sujet.

Il y eut, sous Mitterrand, un bref passage par un scrutin départemental faussement proportionnel (avec une barre à 5 %) qui fut appliqué aux élections de 1986.

Elles furent marquées par la victoire de la droite et le Parti Socialiste protesta bien fort contre le découpage auquel le nouveau ministre de l'Intérieur de droite, Pasqua, procéda en conclusion d'un retour au scrutin majoritaire. Cependant le PS s'accommoda parfaitement de ce retour, dont il bénéficia d'ailleurs lors des élections de 1988 et de 1997.

Seul le Parti Communiste, qui depuis des années, sous la droite comme sous la gauche, a vu fondre le nombre de ses députés, réclame à juste titre le scrutin à la proportionnelle.

 Ce serait évidemment le mode de représentation le moins injuste, qui donnerait de l'opinion l'image la plus fidèle et une tribune à ceux dont on n'entend jamais la voix à l'Assemblée. Quant à changer la société, c'est par ailleurs que cela passera.
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 10:02


« Vendre notre peau le plus cher possible ! »


La lutte contre les 207 licenciements (la totalité des effectifs de production) programmés par la direction du groupe Ariston-Merloni propriétaire de Chaffoteaux est entrée dans une nouvelle phase depuis le 28 septembre.

Le Comité central d'entreprise a rendu un avis négatif concernant les licenciements, mais cela n'a évidemment pas empêché la direction de maintenir l'intégralité de son plan. Les licenciements devant intervenir avant la fin de l'année, la mobilisation se poursuit pour arracher aux patrons au moins de quoi faire face de façon moins précaire aux turbulences dans lesquelles leur rapacité va nous plonger.

Chaque jour, nous continuons à nous réunir en assemblée générale pour décider des actions. Le maintien des emplois ne semblant plus à notre portée, nous avons décidé d'au moins « vendre notre peau le plus cher possible » en revendiquant une prime de 100 000 euros pour tous, ainsi que des mesures de reclassement et de formation.

Pour l'instant nous sommes loin du compte, puisque la direction propose des primes allant de 10 000 à 18 000 euros suivant l'ancienneté, ainsi qu'un complément de salaire pour les plus âgés, qui leur garantirait un revenu égal à 90 % de leur salaire net antérieur jusqu'à la préretraite. Cette mesure concerne environ un tiers des 207 licenciables. Pour les autres, il est prévu pour l'instant des congés de reclassement et de mobilité variant de six à quinze mois.

Ces premières mesures ont été annoncées le 12 octobre, lors de la première réunion du « plan social » qui se tenait à Paris. Nous avons été 130 à faire le déplacement au siège. Devant la salle de la réunion entre direction et délégués, nous avons scandé : « Pour nos familles, pour chaque Chaffoteaux, on veut 100 000 euros. » Quelques jours après la nomination d'un médiateur par le ministre de l'Industrie Estrosi, nous tenions à affirmer nos revendications.

La prochaine réunion du « plan social » est prévue le 3 novembre. D'ici là, nous allons maintenir la mobilisation. Un gala de soutien organisé samedi 17 dans la salle municipale de Ploufragan a réuni plus de 400 personnes, dans une ambiance particulièrement chaleureuse.

La direction elle-même a déclaré qu'il y avait « de la marge dans la négociation », et elle semble tenir à récupérer certains des produits en stock que nous conservons depuis quatre mois. Il s'agit pour nous de ne pas être les sacrifiés d'une guerre économique dont les généraux sortiraient indemnes et les commanditaires encore plus riches.
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 09:58


Plus de chômeurs, moins d'agents, ras le Pôle !


Le 20 octobre, bon nombre des 46 000 employés de Pôle emploi étaient en grève. De nombreuses agences n'ont pu fonctionner. Une nouvelle fois, moins d'un an après la fusion ANPE - Assedic, la plupart des syndicats appelaient à une journée nationale de grève pour protester contre les conditions de travail infernales et la piètre qualité du service public rendu aux chômeurs.

Sur les sites de Pôle emploi, cela fait maintenant des mois que les employés pâtissent de la fusion des deux activités, organisée par le gouvernement au moment même où la crise a provoqué un afflux de chômeurs, à la fois pour accéder aux indemnités et pour rechercher un emploi. C'est aberrant, mais l'État, comme les autres employeurs, supprime des dizaines de milliers d'emplois et l'organisme chargé de la gestion des chômeurs n'échappe pas à la règle.

Ainsi, pour économiser des milliers de postes et fermer plusieurs centaines d'agences en quelques mois, le gouvernement n'a pas hésité à laisser se développer une situation intenable. Elle l'est pour les travailleurs, qui voient s'accumuler les dossiers et la désorganisation, et aussi pour les chômeurs, sans solution et parfois sans indemnisation.

Le nombre de demandeurs d'emploi n'a cessé de croître depuis l'été 2008. On dénombre officiellement en un an 509 000 chômeurs supplémentaires adressés à Pôle emploi, mais les effectifs réclamés par la direction du service n'ont été que très partiellement pourvus, et encore, souvent par des emplois temporaires.

La « solution » trouvée par le gouvernement a été d'offrir l'accompagnement de 320 000 chômeurs en sous-traitance à des agences d'intérim, justement au moment où l'activité des Manpower, Adecco et autres Sodie Emploi chutait.

Quant aux employés de Pôle emploi, directement confrontés aux résultats des vagues de licenciements, la seule réponse a été des mini-formations - trois jours pour ceux de l'ANPE, huit pour ceux des Assedic, quelques vagues promesses et des bonnes paroles.

 Qu'ils soient rassurés, Laurent Wauquiez, le secrétaire d'État à l'Emploi a pleinement conscience de ce que « la crise est un moment difficile pour un service public de l'emploi : il y a davantage de personnes à accompagner, à indemniser et c'est plus difficile de leur retrouver un emploi parce qu'il y en a moins ». Certes.

En conséquence il a décidé, devant la colère, le stress et même les tentatives de suicide parmi les employés, de « ne pas attendre l'accident pour agir » et, après avoir mis en place une « ligne d'écoute confidentielle », d'envoyer à chacun, à partir de novembre... un questionnaire sur les conditions de travail. Pourtant, avec la grève, il devrait savoir à quoi s'en tenir.
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 09:12


Le conseil municipal devrait débattre ce vendredi sur le principe d'une délégation de service public concernant le service d'eau potable.


A aucun moment, la municipalité de "gauche" ne s'est prononcé clairement pour un retour en régie municipale.

Se fiant à la concurrence libre et non faussée, elle attend que les grands groupes privés, dont Véolia, lui fasse des offres alléchantes considérant l'eau comme une marchandise et non un bien commun.

Pourquoi sur un tel sujet les Quimpérois et les Quimpéroises ne sont-ils pas consultés ?

Le NPA, quant à lui, se prononce clairement pour la remunicipalisation de l'eau, le retour en régie directe de la distribution et de l'assainissement.

Nous nous prononçons aussi pour la création d'instances démocratiques de contrôle de la gestion de l'eau avec la participation des usagers et des syndicats des agents de ce service.

 
        Pour le NPA Janine Carrasco
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 15:15


Ce dessinateur de "L'independant" croyait se foutre du  Président Afghan!
En fait c'est Sarkozy qui vient de voter pour son fils !
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 14:46


 

Citons Arlette dans Lutte Ouvrière:


La journée à laquelle appelle la CGT le 22 octobre n’est pas une réaction à la mesure des menaces.


Mais cela peut constituer un pas dans ce sens. L’initiative du 22 octobre vient de la seule CGT, les autres confédérations sont aux abonnés absents. La direction de la CGT elle-même a pris soin de n’appeler que les travailleurs de l’industrie privée. Heureusement cependant que des syndicats d’autres secteurs s’y sont adjoints.


L’objectif donné par la direction confédérale de la CGT est “pour le développement industriel et de l’emploi”. Elle se pose en conseillère pour demander au patronat et au président de la République de bien vouloir consacrer les capitaux aux investissements industriels créateurs d’emplois.


Il est ridicule d’implorer le patronat pour qu’il agisse dans l’intérêt de la population alors que ces mois de crise ont souligné à quel point seuls comptent pour lui ses profits.


Si la spéculation rapporte plus de profits que les investissements industriels créateurs d’emplois, les capitalistes choisissent la spéculation, quitte à ce que la société en crève !


Alors, ce n’est pas derrière le patronat que les travailleurs sauveront leurs emplois et leurs salaires. C’est contre lui.


Défendre l’emploi, ce n’est pas supplier le patronat et le président de la République pour qu’ils mènent une politique “pour le développement industriel”.


C’est imposer l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Contre une classe capitaliste qui fait payer à toute la société le maintien de ses profits, il faut imposer le droit des travailleurs à un emploi et un salaire correct.


Il faut participer aux arrêts de travail et aux manifestations du 22 octobre pour montrer qu’il y a dans ce pays des travailleurs et des militants qui ne se résignent pas, qui sont déterminés à résister à l’offensive patronale et qui ne sont pas dupes des fausses voies que leur indiquent les directions syndicales.


Mieux cette démonstration sera faite, plus cela encouragera ceux qui aujourd’hui ne sont pas encore prêts, plus cela rendra possible la suite nécessaire.

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Contactez le NPA du Finistère

 

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Le blog sur les

questions maritimes

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Le blog de solidarité avec

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diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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st nnonon

 

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