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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 09:05


Le virus H1N1 de la pandémie actuelle est apparu au Mexique, où il a provoqué une première épidémie de maladies respiratoires virales dans la région de Veracruz, à proximité d'un gigantesque élevage industriel de porcs.

En effet une des caractéristiques des virus de la grippe est qu'ils contaminent les humains mais aussi certains oiseaux (on se souvient de la grippe aviaire H5N1 de 2004 dont on avait craint le pire) ainsi que les porcs, qui sont un véritable creuset de recombinaison entre les différents virus de la grippe. Cette caractéristique impose le respect de conditions d'hygiène dans les élevages tant de volailles que de cochons, et proscrit la promiscuité avec ces animaux d'élevage, afin d'éviter toute éventuelle transmission aux humains.

Quand, inquiets du développement de l'épidémie de maladies respiratoires dans la région proche de l'élevage, des habitants ont demandé une enquête sanitaire, ils ont été condamnés pour diffamation à de lourdes amendes par les autorités mexicaines. Puis, après que l'enquête a finalement été conduite et a montré un élevage aux conditions sanitaires délirantes, avec des charniers de cochons manifestement morts de la grippe, les dirigeants du groupe ont nié, contre l'évidence, tout lien entre leur usine à bestiaux et l'épidémie. Or le virus aurait pu être détecté quand il ne touchait encore que les porcs, et on aurait sans doute pu éviter sa transformation et le passage à l'homme. Mais rien n'a été fait alors !

Il faut dire que l'élevage en cause est une filiale de Smith Foods, un des plus gros trusts américains de l'agro-alimentaire, le plus gros producteur de porcs à l'échelle mondiale. Ni les conditions d'élevage ni la qualité de la viande produite ni même la santé des populations ne le préoccupent. Seule compte la rentabilité.

Pourquoi H1N1 ?

Il est baptisé H1N1 parce que les virus de la grippe présentent sur leur enveloppe deux structures, l'hémaglutinine (H) et la neuraminidase (N), qui leur permettent, pour la première, de se fixer sur les cellules qu'ils infectent et, pour l'autre, de s'introduire dans ces cellules. En fait, il y a seize types différents d'hémaglutinine et neuf types de neuraminidase. Cela fait donc 144 types de virus possibles. Heureusement, seuls six d'entre eux sont véritablement dangereux pour les humains, parmi lesquels le H1N1 dont on parle tant. Mais ces virus H1N1, comme tous les autres virus de la grippe, mutent très fréquemment et se recombinent entre eux. Il existe donc un grand nombre de souches différentes de virus H1N1, dont certaines sont plus dangereuses que les autres. Ainsi, parmi les virus de la grippe saisonnière qui circulent actuellement, il y a une souche H1N1 qui est peu virulente, alors que la souche H1N1 responsable de la pandémie, si elle n'est pas beaucoup plus méchante, serait beaucoup plus contagieuse.
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 09:01


Plusieurs fédérations professionnelles de la CGT, aux côtés de la confédération, appellent à une manifestation nationale à Paris jeudi 22 octobre derrière le slogan « Pour une véritable politique industrielle ». Pendant ce temps, les dirigeants des autres confédérations vont soumettre au gouvernement leurs vues sur le grand emprunt de Sarkozy, alors que la CGT a décidé de boycotter cette convocation. Indépendamment du mot d'ordre, on préfère la voir appeler à manifester.

Ceux qui veulent protester le 22 octobre contre les fermetures d'usines, les licenciements massifs, les réductions d'emplois et les agressions tous azimuts que doivent subir tous les travailleurs en ce moment, ont évidemment raison. Mais ce serait mieux que cela soit sur des bases claires et qui offrent une perspective au monde du travail. Or ce n'est pas ce que proposent Thibault et la direction confédérale.

Tout, dans le document de quatre pages mis au point par la direction confédérale, se place hors du cadre revendicatif que les travailleurs devraient imposer par la lutte. Il s'agit d'un plan qui ressemble à une supplique. Le slogan « Pour une politique industrielle » est incompréhensible pour la masse des travailleurs, et sur le fond il est ridicule. Le patronat et l'État ont une politique industrielle, bien concrète, et ils la mettent en place : il s'agit de gagner de l'argent par tous les moyens sur le dos de toute la société.

Quant aux axes proposés par la confédération, ce sont : « accroître l'effort de recherche et d'innovation », « développer une politique cohérente de l'énergie », ou encore : « assurer le financement de la croissance des entreprises ». On croirait lire un copié-collé des axes définis par le gouvernement, par le Modem ou le PS. Ce bavardage qui peut paraître responsable et sérieux a l'avantage de n'être ni contestataire, ni même revendicatif, et en aucun cas « irresponsable » ou « révolutionnaire ».

Mais, fondamentalement, que veut dire réclamer « une véritable politique industrielle » ? Que ce soit sous forme d'une supplique adressée au gouvernement, comme le font les dirigeants confédéraux, ou bien même en haussant le ton, cela revient à faire croire que le problème de l'emploi se résoudra par une discussion avec le patronat, le gouvernement et les syndicats débouchant sur une bonne politique.

Cela n'a aucun sens aujourd'hui. Pour garantir ses profits, face à une crise profonde de son système, la classe capitaliste a décidé d'en faire payer les frais à l'ensemble du monde du travail. L'État est là pour l'y aider. Le temps des réformettes et des petites concessions est donc fini, bien fini. Les ennemis des travailleurs leur font désormais une guerre sans merci. La seule issue réaliste pour la classe ouvrière, si elle refuse les licenciements et de subir les coups, c'est d'engager la lutte pour arrêter le bras des patrons licencieurs, de leur imposer la garantie des droits à la vie de tous les salariés.

En ce sens, d'ailleurs, il est juste de manifester et de faire une manifestation nationale pour faire masse, même si les autres confédérations ne le veulent pas. Mais le choix de ne pas appeler l'ensemble des salariés, de l'industrie comme des services, du privé comme du public, revient à diviser artificiellement le problème de l'emploi, qui touche tout le monde.

Cependant, si le calcul des dirigeants n'a rien à voir avec les intérêts profonds de la classe des travailleurs, l'existence de cette manifestation peut être l'occasion d'affirmer, partout où c'est possible, la nécessité d'une lutte de l'ensemble du monde du travail pour garantir son droit à l'existence.

Pour inverser radicalement le rapport de forces entre les travailleurs et leurs exploiteurs, il faudra une véritable explosion sociale qui rassemble au coude à coude des millions de personnes. Et, pour arrêter le bras des démolisseurs d'emplois, il faudra imposer l'interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous les salariés sans perte de salaire. Il faudra imposer le contrôle de tous les comptes ouverts ou cachés des entreprises et des administrations.

Il ne suffit pas de l'écrire ou même de le crier pour que cela se fasse ; mais il faut commencer par en défendre la perspective.

Paul SOREL

Rendez-vous de la manifestation à Paris : jeudi 22 octobre à 12 h, place Denfert-Rochereau
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:56



Lundi 5 octobre, le procès en appel de l'Erika s'est ouvert à Paris, procès qui devrait durer au moins jusqu'à mi-novembre.


L'Erika est ce navire pétrolier qui s'était abîmé au large du Finistère le 12 décembre 1999, avec à son bord 37 000 tonnes de fuel lourd. Une grande partie de la cargaison s'était déversée en mer, provoquant une gigantesque marée noire, polluant ainsi plusieurs centaines de kilomètres de côtes, du Finistère à la Charente-Maritime, obligeant toutes les communes, les départements, les particuliers à de très gros efforts humains et financiers pour remédier aux conséquences de cette catastrophe.

Total, propriétaire de la cargaison, avait immédiatement clamé haut et fort n'être pour rien dans la catastrophe. Et il est vrai que Total, comme toutes les grandes sociétés pétrolières le font, avait pris soin de tout faire pour échapper à sa responsabilité. Le navire, vieux de vingt-cinq ans et en mauvais état, avait été acheté quelques jours avant le voyage par une société italienne, via plusieurs sociétés écrans, le pavillon était maltais, la société de contrôle était italienne. Malgré tout, en janvier 2008, le tribunal de Paris avait condamné Total, ainsi que Rina, la société chargée du contrôle du bateau, pour « dommage écologique ».

Les peines d'amendes avaient été relativement peu élevées, 375 000 euros, le maximum prévu par la loi. Les dommages et intérêts aux collectivités locales se sont élevées à 192 millions d'euros, versés pour les trois quarts à l'État français. Les autres bénéficiaires avaient été des communes, les départements, et la Ligue de protection des oiseaux (LPO), puisque de 150 000 et 300 000 oiseaux englués dans le mazout avaient péri.

En fait ces sommes, déjà versées en partie, n'ont pas été à la hauteur des dommages commis. Bien des communes, des collectivités avaient dépensé sans compter leur argent, leur temps, leur énergie, sans compter les dégâts irrémédiables causés à la faune, les pertes liées à la diminution du tourisme...

Mais Total a tenu quand même à faire appel de sa condamnation. Il veut bien verser les indemnités, en espérant certains désistements de parties civiles, mais ne veut toujours pas être reconnu coupable. Total persiste à nier sa responsabilisé, affirmant par exemple ne pas vouloir « se substituer aux sociétés de contrôle et de classification, à l'armateur et à l'État du pavillon ».

Il paraît que les dirigeants de Total sont très chagrinés que Total apparaisse ainsi aux yeux du public comme une société surtout avide de profits, une société peu soucieuse du bien public, de la nature et de ses habitants, une société refusant les conséquences de ses actes quand ses bénéfices sont en jeu, voulant les faire supporter à la collectivité. Mais visiblement, cela ne les fait pas changer d'attitude.

Total irresponsable ? Certes, oui. Comme toutes les autres grandes sociétés capitalistes, avec en outre la revendication affirmée de le rester.
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:47



Le prix Nobel de la paix vient d'être décerné au président des États-Unis, Barack Obama. Le comité Nobel entend ainsi récompenser « ses efforts extraordinaires (sic) afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ». On se demande évidemment ce qui peut motiver l'attribution d'un tel prix à ce président américain qui, jusqu'à présent, ne fait rien d'autre que de poursuivre les guerres commencées par son prédécesseur.

Le président du comité Nobel a répondu à ses détracteurs qu'il avait voulu éviter qu'Obama ait pu « l'avoir trop tard » ! Et en effet, à quelques heures près, il a reçu le prix juste avant l'envoi de nouveaux renforts en Afghanistan !

Le comité Nobel a un faible pour les présidents américains. Il a déjà récompensé Théodore Roosevelt (1906), Woodrow Wilson (1919) ou Jimmy Carter (2002), et même le candidat malheureux Al Gore (2007). En guise de paix, Théodore Roosevelt fut le promoteur de la doctrine du « gros bâton », qui prônait l'intervention militaire armée des États-Unis dès lors que leurs intérêts étaient en jeu, une théorie qui connaît aujourd'hui encore des applications pratiques en Irak, en Afghanistan ou au Pakistan.

Plus près de nous, Carter fut récompensé pour « ses efforts en faveur de la paix, de la démocratie, des droits de l'homme et du développement économique et social dans le monde », lui qui, en tant que président, avait mis sur pied des groupes paramilitaires contre les sandinistes du Nicaragua et fut l'initiateur du soutien de la CIA aux intégristes musulmans combattant les troupes russes en Afghanistan, aboutissant à mettre en selle Ben Laden et ses acolytes. Toutes choses, comme on voit, bien plus responsables de la guerre que de la paix.

Il est vrai que parfois le Nobel de la paix s'est contenté de récompenser des organisations ou des personnalités à caractère humanitaire ou des personnalités d'autant plus populaires que ce que leur action pouvait avoir de contestable n'était pas toujours visible. Le Nobel répond aussi aux nécessités d'un monde qui, pour faire oublier ses injustices et ses inégalités, a besoin de mettre sur le devant de la scène des personnalités semblant désintéressées.

Mais, en réalité, le prix Nobel est loin d'être apolitique. Depuis les années vingt, il a accompagné les manœuvres des grandes puissances qui ont façonné le monde tel qu'il est actuellement. Le prix a été attribué en 1953 au général Marshall pour son plan d'aide financière à l'Europe après la Seconde Guerre mondiale ; à Sadate et à l'ex-terroriste de l'Irgoun Begin, en 1978, après les accords de paix entre l'Egypte et Israël ; à Gorbatchev, un an après la chute du mur de Berlin ; à Mandela et De Klerk pour la fin de l'apartheid (1993) ; ou encore à Arafat, Peres et Rabin, en 1994, lors d'une énième tentative d'accords de paix entre Israéliens et Palestiniens... restée depuis lettre morte.

Le prix le plus controversé reste celui décerné en 1973 à Henry Kissinger et Lê Düc Tho. Ces derniers venaient d'entamer les négociations qui allaient mettre fin à la sale guerre menée par les États-Unis contre le peuple vietnamien. La guerre du Viêtnam avait fait naître un grand mouvement d'opposition et l'opinion mondiale savait très bien que Kissinger, maître d'œuvre de la diplomatie américaine, était surtout l'un des principaux responsables de la poursuite de la guerre. En 1972, avec le président Nixon, il avait élargi les bombardements massifs, qui frappaient le Viêtnam, à l'ensemble des pays voisins de la péninsule indochinoise. Kissinger empocha son prix, tandis que le dirigeant vietnamien conjointement récompensé le refusait en signe de protestation.

Alfred Nobel avait bâti son immense fortune sur l'invention de la dynamite. Pour se faire pardonner sa responsabilité dans l'exploitation militaire de son invention, il avait institué cinq prix destinés à récompenser des personnes « ayant rendu de grands services à l'humanité » dans les domaines de la chimie, de la physique, de la physiologie-médecine, de la littérature et de la paix. Mais, dans un monde où « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage », selon le mot de Jaurès, attribuer un « prix de la paix » à un dirigeant de ce monde ne peut servir qu'à masquer son rôle réel de fauteur de guerre d'hier, d'aujourd'hui ou de demain, tandis que les marchands de canons continuent de vaquer à leurs bonnes affaires.

Jacques FONTENOY
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:38

Le mégaphone et le cambouis, réponse à Michel Onfray par Alain Laffont NPA 63

jeudi 15 octobre 2009 (21h04)

 

 

Le mégaphone et le cambouis, réponse à Michel Onfray
(par Alain Laffont)

Article de l’hebdo POLITIS du jeudi 15 octobre 2009


Le NPA est souvent accusé de préférer une posture protestataire à une prise de responsabilités dans les exécutifs. Faux ! répond ici un responsable du NPA de Clermont-Ferrand.


Voici ce qu’écrivait Michel Onfray à propos du NPA dans le Monde daté du 6 juin 2009, trois jours avant les élections européennes : « On ne peut vouloir faire de la politique uniquement avec un mégaphone, ni appeler à la révolution planétaire sans même être capable de présider aux destinées d’un village de campagne. Le mégaphone n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour plus et mieux que lui. »


Nous sommes face à cette légende tenace, entretenue par quelques commentateurs politiques peu au fait des subtilités de la gauche de gauche (peut-on leur en vouloir ?) et malheureusement aussi, comme on le voit, par certains philosophes certes sympathiques mais pour le moins versatiles : le NPA refuserait de mettre les mains dans le cambouis. Eh bien, c’est faux. Mais disons-le sans nuances : s’il s’agit de diriger une municipalité, une agglomération, une région ou un gouvernement sous hégémonie sociale-libérale avec l’obligation de voter pour leur politique en votant le budget, c’est non !


Beaucoup voudraient que nous y allions dans ces conditions. Certains sincèrement, car ils pensent que, si nous prenions des responsabilités dans l’exécutif, nous serions capables d’infléchir sa politique. D’autres, pour nous entraîner dans la pente où ils se sont eux-mêmes placés. Je pense au PCF, aux Verts et même à Lutte ouvrière, qui, comme à Clermont-Ferrand, vient de goûter les délices du vote du budget social-démocrate.


Il suffit de se rappeler ce qui leur est arrivé pour être prudent. Au gouvernement, avec le Parti socialiste dominant, ils ont été contraints de tout cautionner, la politique de privatisation, d’austérité, les attaques répétées contre les acquis des travailleurs, la politique de gestion du système capitaliste. Dans les municipalités, les communautés de communes, les conseils généraux et les conseils régionaux, ils votent et appliquent la politique décidée par la majorité socialiste. Nous ne pouvons pas manger de ce pain-là.


Médecin dans les quartiers populaires de Clermont-Ferrand, militant depuis 1973 à la LCR et maintenant au NPA, élu municipal depuis 1995, j’ai quelques légitimités à parler sur ce sujet. De ce point de vue, l’expérience clermontoise est éclairante. Au conseil municipal, notre groupe de quatre élus (3 NPA et un Alter Ékolo) a proposé de participer à la gestion municipale sans pour autant entrer dans l’exécutif.


Dans ce cadre, nous espérions pouvoir faire nos propositions, répondant aux besoins des plus défavorisés, et continuer à mobiliser sur nos objectifs. Aussi, nous avons émis l’idée de participer aux conseils d’administration de la CCAS (Action sociale), des organismes de HLM, du SMTC (Service public des transports) et de bien d’autres organismes qui comptent vraiment dans la gestion de la commune ou de l’agglomération. Notre demande était sincère, sans arrière-pensée. Nous voulions faire des propositions dans le cadre de la gestion.


Malheureusement, Serge Godard, maire PS de Clermont-Ferrand et président de Clermont Communauté, supporte difficilement, comme ses collègues socialistes, l’indépendance des autres élus. Il a préféré passer un accord aussi discret que réel avec le MoDem local. Les trois élus MoDem siègent dans tous les organismes pour lesquels nous avions postulé, alors que nos quatre élus ne bénéficient d’aucune fonction. Pourtant, nous avons obtenu plus de 15 % des suffrages lors du 2e tour des élections municipales, contre 10 % à la liste MoDem  !


Un bel exemple de démocratie et de pluralisme prôné par cette « gauche de gouvernement » qui confond si souvent le cambouis et le pot de confiture. Le Parti socialiste préfère des alliés serviles, c’est pourquoi il a rompu les négociations et a refusé la fusion avec les listes de la LCR entre les deux tours des municipales de 2008.


Le choix est clair. Dans beaucoup de collectivités locales, le Parti socialiste passe des alliances avec le MoDem, et celui-ci s’engage à le suivre dans sa gestion. D’ailleurs, son représentant à Clermont vient de voter le budget. Face à cette situation, que disent les élus du parti communiste ou des Verts ? Rien, ils continuent à voter la politique des socialistes. Considérant l’évolution politique des Verts, cela n’a rien de surprenant. Mais la question est plus préoccupante pour le PCF, avec lequel nous souhaitons nous allier.


Car si, comme le dit justement Michel Onfray, « la politique est affaire de rapport de force et non d’idéaux flottant dans un ciel platonicien », il en est de même pour l’unité, qui ne peut pas seulement reposer sur un fantasme mais doit être attestée sur le réel des pratiques concrètes. Nous continuerons d’agir afin de pouvoir en toute indépendance participer à la gestion.


Nous l’avons démontré concrètement. Lors du vote de la délégation de Clermont Communauté au Valtom (Syndicat départemental de gestion des déchets), le président, Serge Godard, a présenté une liste de cinq personnes, sur laquelle je ne figurais pas. Fort de la légitimité que me donne mon rôle dans la mobilisation contre l’incinérateur de Clermont et la confiance acquise auprès de la population, des médecins mobilisés et de très nombreux élus de l’agglomération en matière de gestion des déchets, je me suis donc proposé.


Cette fois-ci, le président n’a pu faire autrement que d’accepter et, depuis, je participe au conseil d’administration du Valtom.

Mes interventions ne s’y font pas avec un mégaphone, même si je ne récuse pas cet instrument, mais sont guidées par le souci du bien commun et de la santé de la population. Ainsi, nos détracteurs répandent le bruit selon lequel nous refusons de mettre les mains dans le cambouis.


Nous leur répondons que c’est faux et que nous le faisons chaque fois que cela est possible. Le problème qui leur est posé est que nous ne concevons pas notre participation comme une récompense en échange de notre servilité, qui impliquerait notre engagement à suivre la politique des majorités sociales-libérales.


Alain Laffont Militant du NPA, président du groupe d’opposition de gauche « À gauche 100 % » du conseil municipal de Clermont-Ferrand.

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 13:20
Environ 500 salariés d'Alcatel dans les rues de Saint-Brieuc


Il a fallu huit cars pour acheminer depuis Lannion le cortège de manifestants : des salariés d'Alcatel inquiets face au «démantèlement» opéré par le groupe dans le Trégor. Deux cents des 900 emplois sont menacés. Les représentants syndicaux sont reçus, en ce moment, en préfecture où se tient une table ronde avec des élus locaux, le représentant de l'Etat et leurs directions.

 

 

Le personnel de l'IME du Valais demande la démission du directeur

 

Les 28 agents de l'institut médico-éducatif (IME) du Valais, établissement situé à Saint-Brieuc, manifestent actuellement devant le siège de la direction des affaires sanitaires et sociales. Ils dénoncent depuis plus d'un mois le projet d'établissement. Et réclament, par conséquent, la démission du directeur.

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 09:59



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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 09:58



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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 09:52
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Quel est le lien entre la droite décomplexée, apparue dès le début de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, et l’Éducation nationale aujourd’hui ? La cagnotte pour lutter contre l’absentéisme.


Mise en place depuis le lundi 5 octobre dans trois lycées professionnels de l’académie de Créteil, elle succède à l’institution du bac professionnel en trois ans. Aussi, l’ensemble de la communauté éducative et les parents d’élèves doivent y voir en filigrane le nouveau projet académique : la revalorisation de l’enseignement professionnel passe par la lutte contre l’absentéisme des élèves !


Plus précisément, un des lycées où l’expérimentation débute cette année, le LP industriel Alfred Costes à Bobigny, accueillant environ 650 élèves, comptait un taux d’absentéisme de 15% par an mais en forte baisse depuis 2007.


Si ce chiffre se stabilise aujourd’hui à moins de 10%, cela n’est pas le fruit d’une vraie politique éducative au sein de cet établissement, mais d’une politique de la « carotte et du bâton » mise en place depuis 2002 et visant à appâter et contraindre les élèves pour qu’ils viennent au lycée : tableaux d’honneur et tours en Porsche à la fin de l’année, heures de colles et sanctions disciplinaires et, cette année, certificats de scolarité renouvelés chaque trimestre.


Cette dernière mesure remet en question directement les conditions d’une bonne scolarité en menaçant de supprimer la prise en charge des transports, des bourses et des allocations familiales par l’État.


En outre, malgré une forte mobilisation des professeurs et parents d’élèves en 2007, plusieurs postes ont été supprimés, réduisant le dédoublement des classes de moitié et limitant ainsi le suivi pédagogique des élèves. Le bilan est lourd car dans cet établissement, près de 50 % du personnel travaille sous un statut précaire.


Du coup, le rapport de forces est lui aussi très précaire, face à une direction et un rectorat qui entendent faire du chiffre. Aussi, le choix de cet établissement pour mener l'expérimentation de la cagnotte n’est pas anodin.


Ce dispositif met en place, pour une classe jugée difficile avec un fort pourcentage d’élèves en échec scolaire, une cagnotte s’élevant au départ à 2000 euros et pouvant atteindre 10000 euros si la présence collective de toute une classe est respectée à tous les cours sur un an.


Il faut insister sur ce terme car les valeurs de travail, d’effort et de réussite personnelle de l’élève, réappropriées par le discours officiel, ne sont pas mentionnées dans ce projet. Le collectif doit ici se résoudre à céder collectivement à la « carotte » sans forcément travailler mais en « pointant » tous les jours en classe.


Dans ce cadre, la dimension collective d’une classe et des rapports entre les élèves, privilégiée dans les lycées professionnels par le travail en atelier, est utilisée comme un outil d’obéissance aveugle à une institution qui ne se préoccupe guère de son avenir.


La cohésion d’une classe, qui pourrait être un réel moteur d’apprentissage de la solidarité, devient le ressort d’un autocontrôle collectif visant à saquer ceux qui ne suivent pas la ligne.


En outre, les professeurs de l’établissement, n’ayant pas été mis officiellement au courant de ce dispositif jusqu’aux premiers reportages diffusés par les médias, se retrouvent aujourd’hui dans un rapport de forces involontaire, augmenté par le manque de matériel pédagogique, avec les élèves. Ces derniers, sceptiques quant à l’aboutissement de ce dispositif traduit par la prise en charge du Code de la route, se trouvent néanmoins prêts à accepter collectivement ce défi.


Depuis le 5 octobre dernier, la valorisation de l’élève passe ouvertement par la marchandisation des rapports qu’il entretient avec le savoir et ses représentants. Il est temps de prendre conscience que le champ du capitalisme marchand fait partie intégrante de l’enseignement public et que ce dernier s’autodétruit par la participation insidieuse de ses principaux acteurs : les élèves.


Correspondante locale.

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 09:40
Du 17 octobre 1961 au 17 octobre 2009 : racisme et violences policières

Comme l’an dernier et l’an prochain, Alternative libertaire appelle au rassemblement comme à toutes les initiatives contre l’oubli et pour la mémoire concernant le 17 octobre 1961.

On ne se souvient pas souvent du 14 juillet 1953 où lors d’une manif traditionnelle du PCF , des dizaines de personnes algériennes, marocaines ou tunisiennes manifestent pour la fin du colonialisme. La police ouvre le feu : bilan 7 morts. On parlera plus facilement du 8 février 1962 et de la répression sanglante au métro Charonne contre les manifestants opposés à l’OAS. Dans cette mémoire, il ne faut pas oublier que le 17 octobre 1961 a été longtemps occulté lui aussi.


Lorsque éclatent les insurrections coloniales et que s’enclenche le cycle répressif avec les opérations de « maintiens de l’ordre », en France le mouvement anarchiste est confronté à une multitude de questions quant à son engagement et à ses choix . Anticolonialistes, rétifs à l’idée nationale et refusant les constructions étatiques par définition, ils doivent choisir entre la politique colonialiste de la métropole et les idéologies que proposent les mouvements de libération nationale. Les organisations anarchistes feront des choix différents.


Notre courant communiste libertaire était représenté par la FCL (Fédération Communiste Libertaire) qui a disparu sous la répression. Entre Novembre 54 et Juillet 56 le journal est saisi 7 fois, plus de 200 inculpations, cela se concrétisait par 26 mois de prison pour les responsables. Pierre Morain, ouvrier de la FCL sera le premier français emprisonné pour sa lutte contre la guerre d’Algérie. Certains seront porteurs de valises.


La répression policière du 17 octobre 1961 résulte bien d’une véritable terreur instaurée par le système de répression contre les militants algériens que Maurice Papon construisit dès son arrivée à Paris au printemps 1958. Toutes les initiatives de ce préfet s’inspirent de ses expériences en territoire maghrébin.


Aujourd’hui, dans le contexte actuel, où la question du « colonial » envahit l’espace public, politique, médiatique avec les tentatives de ren- dre positives les périodes coloniales, l’apport, les bienfaits de la colonisation, les honneurs « officiels » aux anciens de l’OAS, que Besson veut organiser fin novembre un débat sur les symboles de république, se pose toujours le problème de la dimension répressive.


Car l’action de la police et des violences policières en l’an 2000 par rapport aux banlieues offre l’opportunité de réfléchir : qu’est ce qu’une répression « coloniale », que sont les violences « coloniales », par rapport à une répression et des violences qui ne le seraient pas. Comment démêler l’un de l’autre, articuler l’une de l’autre.


La question est aussi posée pour ce passé de la guerre d’indépendance, de ces violences et de ses répressions.

La résurgence décomplexée du racisme qui s’exprime dans les blogs, les journaux ou autres, qu’on voit exprimer ouvertement par la droite au pouvoir ou la gauche réformiste est bien une vision raciste et déshumanisée de la population d’ascendance migratoire ou des anciennes colonies, ancrée profondément dans l’ordre colonial, « qui à l’instar d’un virus » menacerait un ordre républicain.


Pour ce 48 ème anniversaire, pour la vérité et la justice doit continuer le combat. La France n’a jamais reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales et le cortège de drames. Avec l’ensemble des associations, nous disons que la recherche de la vérité s’impose pour voir disparaître l’un des piliers du racisme dont sont victimes les citoyens ou ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies.


Pour exiger :

- La reconnaissance officielle du crime commis par l’Etat français les 17 et 18 octobre 1961.

- La liberté d’accès effective aux archives pour tous et toutes.

- pour une véritable remise en cause des violences qu’elles soient racistes ou policières d’hier et d’aujourd’hui

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