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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 08:53


Lundi 19 octobre à 11heures dans tout le département :
des délégations les plus massives possibles doivent rencontrer députés et sénateurs du Finistère.
Il s'agit de leur apporter les résultats de leur circonscription et du Finistère,
de leur demander d'écouter leur électorat et de s'engager à s'opposer par leur vote au changement de statut de La Poste en Société anonyme, premier pas de sa privatisation.
De leur rappeler notre exigence d'un débat démocratique et d'un référendum sur cette question de défense du service public.

Chaque syndicat, chaque parti, chaque association qui a participé au succès de la VOTATION est invité à participer.


Assurons nous, au niveau de chaque secteur géographique de la présence de camarades,
passons les coups de fils nécessaires...
inscrivez-vous, relayez l'information
C'est une première action , d'autres vont suivre à l'initiative du Comité national.
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 13:37

14 octobre 2009 - Le Télégramme


Il y a plus d'un an, la population du Centre-Bretagne se soulevait contre la décision de fermeture des services de chirurgie et de maternité de l'hôpital de Carhaix. Hier, en fin de matinée, une cinquantaine de personnes sont venues une nouvelle fois devant le tribunal de Quimper pour soutenir deux militants convoqués devant le délégué du procureur.

593 € à rembourser

Henri Guillemot, un Carhaisien de58 ans, et une salariée de l'hôpital de Carhaix, étaient convoquées pour des «dégradations légères» commises contre la permanence du député Christian Ménard, le 2juin 2008, à Châteaulin. Le délégué du procureur leur a demandé de rembourser la somme de 593€, correspondant à la franchise des dégâts commis. Un dépôt de plainte avait entraîné l'ouverture d'une enquête de gendarmerie. Le député a tenu à préciser, hier, que «dans un souci d'apaisement, il ne réclamait que le remboursement de la franchise, alors que les dégradations avaient été faites avec une extrême violence et les dégâts estimés à plus de 4.000 €. Des dossiers avaient été brûlés et il y avait eu une attaque physique contre mon personnel. L'un de mes assistants avait eu ses lunettes cassées». Dans un communiqué, le NPA(Nouveau parti anticapitaliste) dénonçait, dans l'après-midi, «l'acharnement judiciaire exercé par Christian Ménard». De son côté, la CGT lui a adressé une lettre ouverte lui demandant de retirer sa plainte et d'adresser la facture à Antoine Perrin, directeur de l'Agence régionale de l'hospitalisation. «C'est lui qui avait demandé la fermeture des services de maternité et de chirurgie de l'hôpital de Carhaix». Une décision contestée par le tribunal administratif de Rennes qui exigeait le 25juin2008 la réouverture des services hospitaliers. «Sans cette décision d'Antoine Perrin, il n'y aurait jamais eu de manifestations des Carhaisiens», ont soutenu de concert le NPA et la CGT.

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 12:55
La délégation du NPA....

 

Le 7 octobre dernier, s’est tenue une nouvelle réunion pour déterminer la stratégie des partis à la gauche du PS, pour les élections régionales.


Le NPA est résolument engagé dans une bataille unitaire offensive pour le nécessaire rassemblement en soutien aux mobilisations de celles et ceux qui refusent de payer la crise, mais aussi pour les régionales de mars 2010.


En effet, pour nous l’unité n’est pas une affaire tactique mais une question stratégique, liée aux coordonnées de la situation politique et sociale. C’est à cette nécessité que nous avons apporté une première réponse – certes insuffisante et partielle – en constituant ensemble le NPA.


C’est à cette nécessité que tente de répondre notre politique unitaire.

Nous avons pris l’initiative d’une première réunion de la gauche radicale, le 28 septembre dernier. À cette occasion, la délégation du NPA a défendu l’objectif d’une déclaration commune fixant un cadre de travail pour la suite des événements.


Seuls le PCF et la Gauche unitaire – cette dernière s’étant visiblement attribué la fonction de bouclier du Colonel-Fabien – n’y étaient pas favorables. Mais la pression de l’ensemble des autres forces présentes a permis de l’emporter, au prix de l’adoption d’une formule autorisant une double lecture des conditions dans lesquelles nous pourrions mener une politique alternative dans les régions.


Au début de la deuxième réunion, le 7 octobre, le PCF (et la Gauche unitaire…) campait sur une position très dure à notre endroit, portant le fer à la fois sur nos prétendues réticences à appeler à battre la droite et surtout sur la nécessité d’un accord préalable sur les majorités de gestion, y compris avec le Parti socialiste.


Le NPA a insisté sur la situation inédite dans laquelle se trouvait la gauche avec l’évolution accélérée du PS, rappelant que les socio-libéraux ne menaient pas dans le cadre des régions une politique différente de celles qu’ils mettent en œuvre au niveau national lorsqu’ils sont au pouvoir, et que l’incompatibilité programmatique entre ceux qui veulent gérer le système et ceux qui veulent rompre avec lui était donc valable aussi pour ces échéances.


Ainsi, s’il est bon, par exemple, que le cadre unitaire de lutte contre la privatisation de la poste inclue le PS, il en serait différemment s’il fallait s’accorder sur des propositions alternatives, au vu du bilan gouvernemental de la gauche dite plurielle sur le simple terrain de la destruction des services publics.


Cette recherche d’une unité, basée sur l’indépendance vis-à-vis du PS et de l’opération de recomposition au centre gauche, est partagée par bon nombre de mouvements participant à ces réunions.


Une fois encore, la tonalité générale qui s’exprimait a donc contraint le PCF à revoir sa position de départ. Il a dû à la fois admettre qu’il lui faudrait rester dans le cadre unitaire au-delà du 7, accepter que débute la discussion sur le programme et proposer comme introduction de la réunion suivante un texte énonçant sa stratégie globale pour les 1er et 2e tours.


Ce texte apportera-t-il les clarifications nécessaires à la poursuite des discussions ? Peut-être sera-t-il possible que les forces disponibles pour cela affirment ensemble leur volonté d’un accord national de premier tour dans les 21 régions métropolitaines ?


Le PG, notamment, devra cette fois, nous semble-t-il, faire un choix. Comment comprendre son revirement récent, qui le conduit à accepter de participer aux ateliers communs avec le PS ? Nous ne voyons rien dans la définition qu’en donne le PCF qui puisse expliquer ce changement d’approche.


Loin d’être des cadres de confrontation, comme les camarades du PG semblent le croire, il s’agit bien, d’après les initiateurs eux-mêmes, de servir de support à l’élaboration de propositions communes à l’ensemble des forces de gauche, incluant évidemment le PS.


Faut-il y voir le prélude à un ralliement à des alliances à géométrie variable et à l’union systématique dans la gestion sous direction du PS, y compris en présence du Modem ? Ce serait un tel décalage avec l’orientation défendue jusqu’ici par le PG que nous ne pouvons le croire.


Le NPA n’ira pas à ces ateliers et propose que la discussion se poursuive dans le cadre associant unitairement la gauche radicale, cadre qui se met en place également dans un certain nombre de régions.

Ingrid Hayes 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 11:23


 Un alternative au chômage partiel étudiée [Video]

14 octobre 2009 - Le Télégramme


Un cabinet d'experts indépendants va plancher sur une solution alternative au chômage partiel pour sortir Entremont de l'impasse.

 

Toute la journée, ils ont tenu le piquet de grève aux portes de l'usine, attendant «des réponses». Hier, les 243 salariés de l'usine Entremont ont fait cause commune en refusant de travailler, suivis par les sites de Quimper, Montauban, Glomel, Loudéac, Guingamp, Sainte-Catherine, et Malestroit, qui débrayera à son tour vendredi.

«Dommages collatéraux»

Une solidarité qui réconforte, mais n'apaise pas les inquiétudes des Carhaisiens. Car toute l'usine se sent concernée : «Nous, on travaille à l'entretien, et on risque d'être les dommages collatéraux», entament David et Patrice. «On est une vingtaine à être concernés : si l'atelier ferme, notre charge de travail va baisser. Mais aujourd'hui, on est incapable de nous dire comment tout ça va fonctionner. Le vrai risque, c'est de voir partir notre outil de travail. Et l'usine de Carhaix être démontée».

Le discours des syndicats est donc ferme : «On refuse que Carhaix paie les pots cassés. Le chômage partiel n'est pas la solution : il faut répartir la production sur les quatre sites comme ça a été fait cette année», clament ensemble CGT et CFDT.

Réunion vendredi matin

Toute la journée, Pierre Le Corre, le directeur de l'usine, a fait l'intermédiaire entre les syndicats et la direction. Un va-et-vient qui ne trouvera son épilogue qu'en toute fin de journée : la direction du groupe propose de faire appel à un cabinet indépendant, afin d'étudier les solutions alternatives au chômage partiel. Et elle s'engage à maintenir l'activité sur Carhaix le temps que prendra cette étude.

En outre, la direction industrielle viendra vendredi matin, à Carhaix, exposer sa stratégie et expliquer ce choix de fermer l'atelier carhaisien pour un an. Toutes avancées soumises à la reprise du travail ce matin.

Comité central le 30

Parmi les salariés, la nouvelle est diversement appréciée. «De la poudre aux yeux, un moyen de nous faire bosser gentiment jusqu'au bout», lancent certains. «Ils entrouvrent la porte, on ne peut pas la claquer», répondent les autres.

Hier soir, la tendance était donc à la reprise du travail ce matin. Avec, sûrement, un nouveau débrayage vendredi matin, pour la venue de la direction à Carhaix. Le Comité central d'entreprise, que les salariés souhaitaient voir se tenir rapidement à Carhaix, se réunira, lui, le 30 octobre, à Paris. En attendant, une cellule d'écoute psychologique va être mise en place dès aujourd'hui, au sein de l'usine.

 


 

LOUDEAC (22)


Entremont. Débrayage suivi par plus de 60 % des salariés

14 octobre 2009 - Le Télégramme


Hier, les salariés de la fromagerie Entremont n'ont pas seulement débrayé par solidarité avec leurs collègues de Carhaix au chômage partiel. C'était un appel à la direction pour y voir plus clair.


Mardi, les salariés du site de Loudéac ont débrayé de 12h à 14h, pour répondre à l'appel de l'intersyndicale, lancé sur les huit sites bretons d'Entremont Alliance. Localement, il était organisé par la CFDT, seul syndicat à y être implanté. La fromagerie emploie 142 personnes. De 170 à 180, avec les intérimaires, pendant la saison de la raclette, comme c'est le cas actuellement. 42 personnes, soit 63% du personnel travaillant hier, selon la direction, ont débrayé. Tous les services étaient représentés, des chauffeurs à la «concentration». «Celui de l'affinage a été arrêté», ont indiqué Joane Névo et Jean-Michel Lafosse, de la CFDT. «Le mouvement n'a eu aucune incidence sur le fonctionnement de l'entreprise», a précisé Nicolas Merot, directeur du site.

Nous voulons des explications

«Nous avons tenu à marquer notre solidarité», soulignaient les salariés, inquiets. «Actuellement, nous sommes dans le flou total. Nous pouvons, fort bien, apprendre notre mise au chômage, comme mercredi à Carhaix, par un simple coup de téléphone. Nous craignons une vaste restructuration industrielle en Bretagne, coordonnée par l'État. Aucun salarié ne rester sur la touche. Nous voudrions juste des explications de ChristianMazurey, le P-dg; savoir où en est le rapprochement avec Sodiaal. Nous espérons qu'un comité central d'entreprise pourra se tenir à Carhaix, avant la fin du mois».

Soutien du maire

De son côté, dans un communiqué, Gérard Huet, maire, a apporté son soutien aux salariés d'Entremont. Par ailleurs, celui de Jean-Yves Le Drian l'a fait réagir. «Le chômage partiel décidé à l'atelier de Carhaix prouve combien la filière lait et le groupe Entremont, en particulier, est en mauvaise posture financière. Si je partage le soutien du président du conseil régional aux salariés de Carhaix, je déplore néanmoins qu'il n'ait pas envisagé de traiter le problème dans sa globalité. Si Carhaix va mal, cela pourrait être, aussi un jour, le cas pour Loudéac et les autres sites. J'attends donc qu'il nous fournisse des explications sur l'avenir de l'ensemble des autres sites».

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:09

François RUFFIN
illustrations : Mathieu Colloghan
Le journal Fakir vient de paraître avec un long dossier intitulé "Mais que font les syndicats ?"

Dedans, des reportages de l’usine Goodyear au procès des Continental, jusqu’à une carte postale apportée à Bernard Thibault. Cet article trace le portrait du méconnu, et néanmoins influent, n°2 de la CGT, Jean-Christophe Le Duigou.

« Bonne nouvelle » se réjouit Valeurs actuelles, « le premier hebdomadaire libéral de droite » : « Le secrétaire confédéral de la CGT, Jean-Christophe Le Duigou vient de rejoindre son corps d’origine, l’administration des impôts, avec une promotion : il sera conservateur des hypothèques. (…) Tout cela montre quand même une formidable capacité de récupération de notre système. »


Rares sont les syndicalistes, luttant dans leur entreprise, à obtenir ainsi une « promotion ». D’autant plus après trente années d’absence comme permanent. A moins que l’Etat ne délivre ici une récompense.


« Confrontations » feutrées


Peu d’hommes, en effet, auront autant œuvré pour l’abandon, à la CGT, du syndicalisme de lutte. Pour l’acceptation, en 2003, de la réforme des retraites – puis des régimes spéciaux en 2007. Pour le « Oui », évidemment, au Traité Constitutionnel Européen. Pour la transformation de l’ « adversaire patronal » en « partenaire social » - et pas seulement à la table des négociations.


Il a ainsi co-fondé, en 1991, le « lobby d’intérêt général » « Confrontations Europe ». Où il côtoie Jean Gandois (ex-n°1 du CNPF, ancêtre du MEDEF), Jean Peyrelevade (ancien PDG du Crédit Lyonnais), Michel Pébereau (PDG de BNP-Paribas), Franck Riboud (PDG de Danone), Francis Mer (ex-PDG d’Usinor, ministre de l’Economie de Raffarin). Nul doute que ce « mouvement civique », financé par l’Union Européenne, contribue à une violente « confrontation » des points de vue…


La preuve : siégeant au Fonds de Réforme des Retraites, Le Duigou a approuvé, sans tiquer, que cet argent public soit placé sur les marchés financiers : « Le choix, dès 2002, a été d’investir dans des entreprises cotées pour soutenir l’économie », explique-t-il. Spéculer en bourse devient « soutenir l’économie » : Christine Lagarde ou Laurence Parisot ne diraient pas mieux. Grâce à ce choix judicieux, le FRR vient de perdre 7 milliards d’euros. Notre avenir est assuré…


Direction intellectuelle


Sa pensée sociale-libérale n’est pas isolée. Elle irrigue tout l’appareil.

« Pourquoi Bernard Thibault n’est pas venu à Goodyear ? »

Je questionne Christophe Saguez, cette fois. Le secrétaire de l’Union Départementale de la Somme.


« On l’a sollicité, mais son emploi du temps ne le permettait pas. Et l’objectif, pour la CGT, c’est d’être dans la proposition, plus que dans la contestation – qui est bien souvent une fausse radicalité. »

Il me tend un quatre pages, «  Défendre et développer l’emploi et l’industrie. »


Ancien salarié de Procter, Christophe est un gars sympa.
Qui ne veut se fâcher ni avec la base ni avec le boss.
Qui n’affirme rien de trop tranché.
Qui prête sa voix à l’appareil.
Je le titille sur ma marotte :
« Qu’est-ce que tu penses du protectionnisme ?

- Les hommes ont toujours tenté de développer le commerce avec d’autres pays, ce qu’il faut c’est un développement harmonieux… Les choses se jouent dans le cadre de la Confédération Européenne des Syndicats, c’est au niveau européen qu’on peut gagner des droits…

- Mais c’est du vent, la CES ! je le brusque.

- Pas du tout : malgré des limites, on trouve là des points d’appuis importants. »

La vulgate, encore.
Tant mieux : preuve que l’organisation fonctionne.
Qu’elle tient un discours, de ses dirigeants à ses permanents.

Mais d’où lui viennent ces idées ? Je lui demande :
« On a plein de littérature syndicale, notre revue d’abord. » Il me montre « Analyses et documents économiques, n°111-112 ». « Tu peux l’emporter. »
Merci.

Je le feuillette.

En page 2, « Analyses et documents économiques est placé sous la direction de Jean-Christophe Le Duigou. »

En page 9, le dossier « Face à la crise, quelle politique de relance ? » offre un papier du même Jean-Christophe Le Duigou : « Cinq priorités pour une politique industrielle » :

1, « Donner la priorité au développement des emplois et des qualifications » ;

2, « Accroître l’effort de recherche et d’innovation » ;

3, « Une politique de l’énergie cohérente » ;

4, « Assurer le financement de la croissance des entreprises » ;

5, « Recréer les conditions d’une démocratie économique en France et en Europe. »


Je survole, maintenant, le quatre pages « Défendre et développer l’emploi et l’industrie », avec ses « Cinq priorités pour une politique industrielle et de développement de l’emploi ».


Les mêmes que dans la revue (« reconnaissance des qualifications », « recherche et innovation », etc.), sauf que la 4 et la 5 sont inversées. Aucune proposition « démagogique », par exemple sur des « taxes douanières contre le libre-échange », ou sur « la confiscation des profits », etc.


C’est un levier discret, mais essentiel : la fraction la plus centriste détient, à la CGT, l’outil intellectuel. Qui maintient le débat économique dans les limites convenues. Dont les propositions mesurées sont reprises dans des tracts, sur des affiches. Bref, qui orientent la réflexion des militants.


Représentatif


L’ironie, bien sûr, c’est que Le Duigou a, sur les retraites, accompagné les reculs successifs. Tandis que la sienne, fin 2009, s’annonce dorée : « Sa promotion lui permettra de partir dans de bonnes conditions, relate Le Monde, la pension des fonctionnaires étant calculée sur les six derniers mois de salaire » - qui s’effectuent, pour lui, dans « un des postes les mieux payés de Bercy ».


C’est un indice, à coup sûr, d’une évolution de la CGT : centrale ouvrière désormais guidée par un haut fonctionnaire – qui ne saborde pas sa carrière. La confédération est désormais truffée d’« experts » : depuis 1965, le nombre de permanents au sommet était multiplié par cinq – tandis que les adhérents étaient divisés par trois. Et cette CGT respectable se tourne vers les cadres supérieurs – plus volontiers qu’elle ne cause de « prolétaires »…

François Ruffin


Le journal Fakir est un journal papier, en vente chez tous les bons kiosquiers ou sur abonnement. Il ne peut réaliser des enquêtes, des reportages, que parce qu’il est acheté.

http://www.fakirpresse.info/

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http://www.legrandsoir.info/Le-visage-du-recentrage-Jean-Christophe-Le-Duigou.html
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 08:55
 
 
 

L’appel pour le « BDS » — Boycott, Désinvestissement, Sanctions — a finalement atteint l’opinion publique israélienne.


La décision de la Norvège de retirer ses fonds des sociétés israéliennes impliquées dans la construction des colonies a fait la différence, et a représenté le premier grand succès de cette campagne importante.


Après avoir ignoré la campagne pour le BDS pendant plusieurs années, Uri Avnery s’est finalement senti obligé de réagir, à deux reprises, dans son blog. Comme Uri, je réagis rarement aux opinions des autres dans mon propre blog, comme il le dit avec délicatesse : « je ne veux pas imposer mes vues, je veux juste apporter des éléments pour la réflexion, et je laisse le lecteur se former sa propre opinion ». Certains arguments mis en avant par Avnery, cependant, requièrent une réponse, car ils peuvent égarer ses lecteurs.


En dépit du fait que j’ai parfois des désaccords avec Avnery — quoique beaucoup moins que dans le passé — j’ai un grand respect pour l’homme, pour le journaliste, pour le militant, pour le commentateur politique et, depuis la banqueroute de « la Paix Maintenant » au cours du « processus d’Oslo », nous avons souvent milité ensemble côte à côte, et j’oserais dire que nous sommes devenus amis. C’est pourquoi je me sens obligé de réagir à sa critique de la campagne BDS.


Laissez moi commencer par une évidence, que je considère comme étant un faux débat. « La haine est mauvaise conseillère », écrit Uri, et je serai le dernier à le contredire. Je sais d’ailleurs aussi qu’il sera d’accord avec moi si j’ajoute que dans notre contexte politique la haine est cependant compréhensible.

Comparaison avec l’Afrique du Sud

« Israël n’est pas l’Afrique du Sud », dit Uri. Bien sûr qu’il ne l’est pas, et chaque réalité concrète a ses spécificités. Néanmoins, ces deux pays ont quelques similitudes : les deux sont des États racistes avec des (espèces différentes de) systèmes d’apartheid (au sens littéral, le sens d’apartheid est « séparation structurelle »).


Les deux pays sont établis comme des « États européens » dans un environnement national/ethnique composé de non-Européens, qui sont, à juste titre, considérés comme un environnement hostile. Nous devons également admettre — et c’est déjà un point plus important — que dans l’objectif d’obtenir des résultats substantiels dans notre combat, nous avons besoin de construire une dynamique unitaire incluant la résistance nationale palestinienne, les forces israéliennes hostiles à l’occupation, et le mouvement de solidarité internationale. Il y a dix ans, j’avais appelé cela « le triangle gagnant ».


Nous avons en effet beaucoup de choses en commun avec Uri, jusqu’à ce qu’intervienne la question de sa mauvaise appréciation de ses opposants politiques. Dans son article discutant l’article de Neve Gordon dans Los Angeles Times, il écrit : « Neve Gordon et ses partenaires dans le BDS ont perdu espoir dans les Israéliens ». Si c’était vrai, pourquoi Neve, moi-même et beaucoup d’autres Israéliens militants du BDS consacrent-ils autant de temps à construire, avec Uri Avnery, un mouvement israélien contre la guerre, l’occupation et la colonisation ? La vraie question n’est pas « faut-il changer la société israélienne », mais comment et pourquoi.

Paix ou justice ?

L’objectif politique de Uri Avnery, dit-il, est « une paix entre Israéliens et Palestiniens », c’est-à-dire un compromis qui puisse satisfaire la majorité des deux communautés, sur une base symétrique (dans un autre article important, il l’a appelé « Vérité contre Vérité »). Une telle symétrie est le résultat d’une autre présupposé d’Avnery : le conflit en Palestine est un conflit entre deux mouvements nationaux d’égale légitimité.


Neve et beaucoup de ceux qui soutiennent la campagne BDS sont en désaccord avec ces deux points de vue : notre objectif n’est pas la paix pour la paix, parce que la paix en elle-même ne signifie rien (pratiquement chaque guerre dans l’histoire moderne a été déclenchée sous le prétexte de réaliser la paix). La paix est toujours le résultat d’un rapport de forces dans lequel un camp ne peut imposer à l’autre tout ce qu’il considère comme ses droits légitimes.


Contrairement à Uri, notre but est l’épanouissement de certaines valeurs, comme les droits fondamentaux individuels et collectifs, la fin de la domination et de l’oppression, la décolonisation, l’égalité, et le plus de justice possible.


Dans un tel cadre, nous pouvons manifestement soutenir des « initiatives de paix » qui peuvent réduire le niveau de violence et/ou obtenir un certain niveau de droits. Cependant, dans notre stratégie, ce soutieà des initiatives de paix n’est pas le but en soi, mais seulement le moyen de progresser vers la réalisation des valeurs et des droits mentionnés plus haut.


Cette différence entre « paix » et « justice » est à mettre en relation avec la divergence concernant la deuxième hypothèse d’Uri Avnery : la symétrie entre deux mouvements nationaux et deux aspirations également légitimes.


Pour nous, le Sionisme n’est pas un mouvement de libération nationale, mais un mouvement colonialiste, et l’État d’Israël est et a toujours été un État colonial. La paix, ou, mieux, la justice, ne peuvent être réalisées sans une totale décolonisation (on peut dire dé-sionisation) de l’État d’Israël : c’est une condition préalable pour la réalisation des droits légitimes des Palestiniens — qu’il s’agisse des réfugiés, des résidents de Cisjordanie et de Gaza vivant sous occupation militaire ou des citoyens palestiniens de seconde classe en Israël.


Que le résultat final de cette décolonisation soit une solution « à un État », la constitution de deux États démocratiques (c’est-à-dire pas un « État juif »), une fédération, ou tout autre système institutionnel, est secondaire, et devra en définitive être décidé, le cas échéant, dans le combat lui-même et en fonction du niveau de participation des Israéliens.


En ce sens, Uri Avnery a tort quand il établit que nos divergences portent sur « un État » ou « deux États ». Comme je l’ai expliqué, la divergence est sur les droits, sur la décolonisation, et le principe d’égalité complète. La forme que cela prendra, à mon avis, n’est pas la question, pour autant que nous parlions bien d’une solution dans laquelle les deux peuples vivent en liberté (c’est-à-dire sans relations de type colonial) et dans l’égalité.


Une autre divergence importante avec Uri Avnery concerne la dialectique entre le calendrier du mouvement de libération nationale palestinien et le rôle du soi-disant camp de la paix israélien. S’il est évident que le mouvement national palestinien a besoin du plus grand nombre possible d’alliés Israéliens pour obtenir sa libération aussi vite que possible avec le moins de souffrances possible, on ne peut pas espérer du mouvement palestinien qu’il attende que Uri, Neve et les autres anticolonialistes israéliens aient convaincu la majorité de l’opinion israélienne.


Pour deux raisons : premièrement parce que les mouvements populaires nationaux n’attendent pas pour combattre l’oppression et le colonialisme ; et deuxièmement parce que l’Histoire nous a appris que les changements à l’intérieur d’une société coloniale ont toujours été le résultat du combat pour la libération, et non l’inverse : quand le prix de l’occupation devient trop élevé, de plus en plus de gens comprennent que ça ne vaut pas le coup de continuer.

Le prix à payer pour la colonisation

Oui, il y a besoin d’une main tendue pour la coexistence, mais ensemble avec une main de fer pour se battre pour les droits et la liberté. La faillite du processus d’Oslo confirme une vieille leçon de l’Histoire : toute tentative de réconciliation avant la réalisation des droits renforce le maintien de la relation de domination coloniale. Sans un prix à payer, pourquoi les Israéliens voudraient-ils mettre fin à la colonisation, pourquoi risqueraient-ils une crise intérieure profonde ?


C’est pourquoi la campagne BDS est si pertinente : elle offre un cadre international pour agir dans le but d’aider le peuple palestinien à obtenir ses droits légitimes, à la fois au niveau institutionnel (les États et les institutions internationales) et au niveau de la société civile.


D’un côté elle s’adresse à la communauté internationale, lui demandant de sanctionner un État qui viole systématiquement la loi internationale, les conventions de Genève et les différents accords signés ; de l’autre elle appelle la société civile à l’échelle mondiale à agir, aussi bien comme individus que comme mouvements sociaux (syndicats, partis, conseils municipaux, associations etc.) pour boycotter les biens, les personnalités officielles, les institutions etc. qui représentent l’État colonial israélien.


Les deux tâches (boycott et sanctions) seront finalement une pression sur le peuple israélien, les poussant à comprendre que l’occupation et la colonisation ont un prix, que la violation des règles du droit international fera tôt ou tard de l’État d’Israël un pays infréquentable, non admis dans la communauté des nations civilisées.


Exactement comme l’Afrique du Sud dans les dernières décennies de l’apartheid. En ce sens, et contrairement à ce que dit Uri, le BDS s’adresse au public israélien, et, dès maintenant, est la seule façon de provoquer un changement dans l’attitude des Israéliens vis-à-vis de l’occupation/colonisation. Si on compare cette campagne BDS à la campagne de boycott anti-apartheid qui a pris 20 ans pour commencer à porter ses fruits, on ne peut qu’être surpris de l’efficacité déjà acquise par la campagne BDS contre Israël, et dont en Israël même nous sommes témoins des premiers effets.


La campagne BDS a été lancée par une large coalition de mouvement politiques et sociaux palestiniens. Aucun Israélien qui affirme soutenir les droits du peuple palestinien ne peut décemment tourner le dos à cette campagne : après avoir affirmé pendant des années que « la lutte armée n’est pas le bon choix », ce serait un comble que les mêmes militants israéliens veuillent disqualifier cette stratégie du BDS. Au contraire, nous devons tous ensemble rejoindre la campagne « Boycott de l’intérieur » (« Boycott from Within ») dans le but d’apporter un soutien israélien à cette initiative palestinienne. C’est le minimum que nous pouvons faire, et c’est le minimum que nous devons faire.


* Publié en français par

l’Association France Palestine Solidarité.

Traduction Serge Evou.

www.france-palestine.org



Israël, les Etats coloniaux et le racisme

Un Etat colonial est, de par sa nature et son comportement, raciste. Le racisme sioniste est le racisme occidental banal envers ce qui n’est pas européen.


On ne peut aborder, ni tenter d’analyser le sionisme et ce qu’il a engendré, l’Etat d’Israël, en éludant le cœur de leur essence : le colonialisme. Indépendamment de ses motivations (règlement du problème juif en Europe de l’Est, fin XIXè siècle et début XXè), le sionisme est un mouvement colonialiste qui a créé un Etat colonialiste.


Effectivement, Israël est l’un des plus récents Etats coloniaux existant encore au XXIè siècle. Le sionisme est colonialiste dans ses objectifs et dans ses moyens : un projet occidental visant à « civiliser » une partie de l’Orient non civilisé, à lui apporter modernité, progrès et, bien plus tard, démocratie.


Le sionisme est un colonialisme d’une nature particulière, différent des projets coloniaux d’Afrique du Nord et d’Afrique sub-saharienne, mais identique à celui d’Australie et d’Amérique du Nord, il s’agit d’une entreprise coloniale de peuplement. En tant que tel, il vise à remplacer (et non pas essentiellement à exploiter) la population indigène par de nouveaux colons à travers une expulsion graduelle.


Israël est un Etat colonial non seulement dans son origine mais aussi dans son modus operandi. Sa législation et ses pratiques sont structurées dans l’objectif de construire, d’imposer et de renforcer son caractère juif. « Judaïsation » et « Etat juif » ne sont pas des concepts culturels mais un projet démographique ; ils visent à désarabiser la Palestine et à réduire dans toute la mesure du possible le nombre de non juifs dans l’Etat juif.


« Libération de la Terre, » « Labeur juif » et « Produits juifs » furent les principaux slogans de l’entreprise sioniste en Palestine, et tous reflètent la tentative globale de rayer la nature arabe de la Palestine.


La politique de judaïsation s’est poursuivie longtemps après la création de l’Etat d’Israël et marque les pratiques colonialistes d’aujourd’hui. La discrimination structurelle de la minorité palestinienne qui a réussi à se maintenir dans les frontières de l’Etat juif et la poursuite de la politique d’expropriations des terres témoignent de ce qu’il n’y a eu aucune « normalisation » d’Israël, et que sa nature coloniale agressive est partie intégrante de son essence même.


Etre un Etat juif implique d’être en guerre de façon permanente avec tout ce qui est démographiquement non juif en Israël. Il s’agit d’une guerre ethnique permanente.


Le racisme sioniste est un produit dérivé indispensable du caractère colonial d’Israël. Le racisme n’est pas nécessairement une philosophie « raciale », qui suppose une supériorité d’une communauté humaine sur une autre, comme ce fut le cas du racisme nazi.


Le racisme moderne est souvent une attitude d’ « ignorance de l’autre ». « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre, » « Le pays était vide » furent les principaux slogans du sionisme au départ.


Il est typique, on peut même dire banal, de l’attitude colonialiste de voir dans l’indigène rien de plus qu’un problème environnemental, comme peuvent l’être les moustiques, les marécages ou la rocaille ; quelque chose qui doit être éliminé afin de permettre à la civilisation de se développer.


Les Arabes de Palestine sont transparents en tant que communauté humaine et, dans ce sens, le sionisme est un racisme du refus d’une humanité à la communauté indigène. Le racisme sioniste est le racisme occidental banal envers ce qui n’est pas européen.


La résolution de l’Assemblée générale des Nations unies en 1975, qui a défini le sionisme comme une forme de racisme, n’a fait que pointer une vérité élémentaire : un Etat colonial est, de par sa nature et son comportement, raciste.


Le rôle d’une résolution politique ne devrait pas être de définir les réalités, mais de décider des actions à mettre en œuvre. Cela devrait rester la tâche de spécialistes scientifiques et d’un débat scientifique permanent et jamais clos, pas d’un vote. Le colonialisme est du racisme, qu’une majorité d’Etats l’acceptent ou non.


La preuve que le vote était une erreur fut apportée seize années plus tard, en 1991, quand la même Assemblée générale des Nations unies a renversé son vote et décidé que le colonialisme sioniste n’était pas raciste ! Un tel comportement est un retour fantastique au Moyen Age, où une Assemblée de cardinaux pouvait décider, par vote, si les juifs avaient une âme ou si la terre était un carré plat.


De toute évidence, aucun de ces votes ne pouvaient changer la réalité. Le rôle des institutions politiques est de décider des actions qui doivent être engagées, pas de légiférer sur la nature de la réalité.


Idéalement, l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations unies devraient présenter à l’adoption une résolution basée sur la campagne internationale pour le BDS - boycott, désinvestissement, sanctions - et sanctionner l’Etat d’Israël pour ses innombrables violations du droit international et des résolutions des Nations unies.


La nécessité d’imposer des sanctions à l’Etat d’Israël est triple : un, rendre justice au peuple palestinien qui a fait, sous la pression de la communauté internationale, de nombreux compromis douloureux, pour obtenir plus d’oppression, plus de dénis et plus d’humiliations ; deux, c’est une question d’hygiène internationale, car si nous voulons vivre dans un monde régi par le droit, Israël ne doit pas être traité en toute impunité et ses crimes doivent être punis ; et trois, pour le bien même de la société israélienne.


* Michel Warschawski, animateur d’Alternative Information Center (AIC) en Israël, est journaliste et écrivain. Il a publié notamment : Israël-Palestine, le défi binational (Textuel, Paris 2001), A tombeau ouvert, la crise de la société israélienne (La Fabrique éditions, Paris 2003), A contre-chœur, les voix dissidentes en Israël (avec Michèle Sibony, Textuel, Paris 2003), Programmer le désastre — La politique israélienne à l’œuvre (La Fabrique, Paris 2008), Destins croisés — Israéliens-Palestiniens, l’histoire en partage (Riveneuve, Paris 2009). Son Sur la frontière a été réédité en livre de poche  par Hachette Littératures (Paris 2004).

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 08:47


Le combat pour le maintien de l'ensemble des services de l'hôpital de Carhaix fût victorieuse car elle fût UNITAIRE.


Nous étions des milliers à manifester pour refuser que le centre Bretagne ne devienne un désert sanitaire.


Le 25 juin 2008, le tribunal administratif de Rennes légitimait la lutte de toute une population, en exigeant la réouverture des services.


Christian Ménard, notre député UMP, lors de ce conflit, avait choisi son appartenance politique à celui de la défense de son territoire. Aujourd'hui, les femmes du centre breton accouchent de nouveau à Carhaix.


Au lieu de se réjouir de ce fait, Mr Ménard, revanchard, assigne les personnes qui ont fait le boulot à sa place, à répondre devant le tribunal de Quimper de faits anecdotiques (gribouillis sur des murs, jets d'oeufs). Anecdotiques et dérisoires lorsque l'on sait l'investissement que ces "inculpés du jour" ont donné pour que l'on puisse encore naître et travailler au pays.


Le statut du député Mr Ménard donne envie à certains de prendre des "bons points" et le député tire les ficelles.


En effet, Mr Rannou, maire de Plonevez-du-Faou, s'est rendu à la gendarmerie de ... Chateauneuf-du-Faou pour reconnaitre des défenseurs de l'hôpital sur des photos prises par la gendarmerie.


Un coup de main bienvenu pour notre cher député. Mr Rannou se doit désormais d'expliquer sa présence lors des rassemblements en soutien de l'hôpital avant d'aller cafter ses petits camarades en gendarmerie.


Le NPA Kreiz Breizh remercie fortement les défenseurs de l'hôpital pour le combat qu'ils ont mené pour la collectivité, dénonce l'acharnement judiciaire exercé par Mr Ménard et se répugne devant la délation honteuse de Mr Rannou maire de Plonévez-du-Faou qui nous rappellent les pages les plus tristes de l'histoire de notre pays.

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 08:33
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Sarkozy dans son discours a lancé les grandes pistes de la nouvelle réforme du lycée. Le contenu de ces annonces reste en réalité assez imprécis.


Il faut dire qu’avec cette histoire le gouvernement marche sur des œufs. Il faut rappeler qu’il avait était obligé de repousser d’un an la réforme l’an dernier devant la mobilisation des lycéens. Il sait que ce secteur est particulièrement combatif, alors il doit composer entre sa volonté de poursuivre coûte que coûte son projet de transformation de l’éducation et le risque de mobilisation des lycéens.
 

Ces annonces ne font pas l’effet d’une bombe mais on peut déjà analyser quelques éléments importants pour saisir la direction générale : développer l’excellence mais aussi les stages, c’est à dire une école à 2 vitesses. 


« Le Rééquilibrage des filières » : La Première annonce est de faire de la filière littéraire une filière d ‘excellence en rajoutant des langues et peut être du droit (mais on ne sait pas si cela concerne une partie ou toute la filière). Il s’agit également de rénover la filière STI.


Cette idée qui se trouvait déjà dans les rapports Apparu et Descoing était justifiée par le besoin pour la France de faire le choix de l’industrie et donc dans le cadre de la concurrence mondiale de former une main d’œuvre pour sauver l’industrie française.


L’objectif c’est une meilleure formation d’excellence dans tous les domaines mais bien évidemment pas pour tout le monde : autrement dit on va former l’élite dans plus de domaines différents pendant que les autres se débattrons dans la merde. 


« Chantier orientation » : pour que l’orientation soit progressive et qu’il y ait moins de redoublement, la proposition est de faire une classe de première « plus générale » et une classe de terminale « plus spécialisée » et « plus connectée avec l’enseignement supérieur ».


Cela veut tout et rien dire à priori. Mais cette proposition se trouve déjà dans le rapport Apparu : la spécialisation de la terminale en lien avec l’enseignement supérieur va principalement signifier que le choix de la filière au lycée déterminera nos futurs choix pour l’université. Le choix d’orientation se fera donc au lycée et non plus à la fac car le choix au lycée est contraignant pour la suite.


Les « passerelles »  entre les filières ont pour objectif d’éviter les redoublements. Il est indiqué dans les rapports leurs coûts financiers élevés… Le véritable objectif c’est de faire des économies en réorientant ceux qui risquent d’échouer directement vers d’autres parcours. Si tu rates le premier trimestre on pourra t’envoyer ailleurs sans attendre la fin de l’année.


« La professionnalisation »


Sarkozy annonce que des stages en entreprise seront proposés à tous les lycéens, ainsi qu’aux enseignants. Cette mesure s’inscrit dans la même logique que le plan d’aide aux jeunes qu’il avait annoncé la semaine dernière avec l’objectif d’accroitre le nombre d’apprentis et de formations en alternance. Il veut à la fois faire entrer de plus en plus les entreprises privées dans l’éducation et offrir aux entreprises une main d’œuvre presque gratuite.


« Accompagnement personnalisé » : Sarkozy propose 2h par semaine d’accompagnement personnalisé pour approfondir les connaissances, combler les lacunes, ou donner des méthodes de travail. Là encore rien de précis mais si on se regarde les rapports précédents, ils préconisent que ces heures servent aussi pour l’orientation, ou la découverte du monde du travail.


Ces heures permettront donc à ceux qui ont le plus de facilités d’avancer pour être préparer à l’excellence tandis que les autres auront au mieux une aide scolaire. Sarkozy indique que quoiqu’il arrive la réforme se fera à moyens constants : donc le seul moyen de mettre en œuvre ces 2h de soutien c’est soit diminuer les autres cours, soit faire faire des heures sup aux profs.


Dans son discours, Sarkozy présentait ces annonces comme un moyen de lutter contre les inégalités sociales et comme un moyen de répondre au malaise de la jeunesse. Mais c’est clairement se moquer du monde quand on sait que sa politique est de supprimer toujours plus de postes dans l’éducation (80 000 d’ici 2012), quand bien souvent la seule réponse qu’il apporte aux lycéens qui se mobilisent pour leur avenir est la répression policière.


Ces dernières années, la seule préoccupation des gouvernements a été de réduire les coûts de l’éducation, former une main d’œuvre bon marché et corvéable à merci, tout en cherchant à mettre au pas les lycéens récalcitrants.

Pour lutter contre les inégalités, la solution est simple : il faut plus de moyen pour l’éducation.


Au lieu de supprimer des postes, il faut embaucher massivement des profs et des personnels non-enseignants. Ca permettrait de ne pas être 40 élèves par classe, ça permettrait d’avoir du temps et des gens pour être à l’écoute des lycéens.


Mais au lieu de ça, Sarkozy et son gouvernement préfère embaucher des flics et mettre des caméras de vidéo surveillance. Pour donner à tous les mêmes chances, il faudrait une allocation d’autonomie pour tous les jeunes à hauteur du smic. Aujourd’hui 18% des lycéens sont salariés pendant l’année scolaire. Bosser au Mac Do après les cours ne favorise pas la réussite.


Répondre au malaise des jeunes, ça signifierait leur offrir un avenir et donc en finir avec le chômage, la précarité, les licenciements, les salaires de misère…

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 08:24


 mercredi 14 octobre 2009 (00h31)

 


 Les citoyens français doivent prendre conscience de l’accumulation dramatique des déchets radioactifs

La seule solution sensée est de stopper au plus vite de produire des déchets radioactifs

Alors que la ministre de l’écologie Chantal Jouanno se contente de demander "une enquête", dans le but évident de gagner du temps pour que l’affaire disparaisse de l’actualité, le Réseau "Sortir du nucléaire" demande le retour en France des déchets radioactifs français abandonnés par EDF en Russie.


En effet, il est injustifiable que l’industrie nucléaire française se débarrasse à l’étranger de ses déchets radioactifs. L’argumentation trompeuse d’EDF, qui prétend qu’il ne s’agit pas de déchets mais de "matières valorisables", ne peut nous être opposée : il n’est en effet pas plus justifiable de laisser en Russie des "matières valorisables" que des déchets.


Il faut que la France nucléaire assume les conséquences de ses activités et en rende enfin compte devant l’opinion publique. Les citoyens français doivent à cette occasion prendre conscience de l’accumulation dramatique de différentes catégories de déchets et résidus radioactifs générés par l’industrie nucléaire, et de l’absence de solutions pour ces déchets.


Le rapatriement en France des déchets radioactifs expédiés en Russie obligera les autorités françaises à tenter de trouver un site de stockage... sachant qu’il est plus difficile de trouver un tel site en France qu’au fond de la Sibérie.


Cela permettra de rappeler que, malgré des manoeuvres indignes, l’Etat français ne parvient pas, depuis plusieurs mois, à imposer la création d’un site d’enfouissement des déchets radioactifs : les tentatives faites dans l’Aube début 2009 ont été repoussées par les populations locales et les associations antinucléaires.


D’autres déchets et résidus générés à l’étranger par l’industrie nucléaire française devraient d’ailleurs être rapatriés en France, par exemple les "stériles" (véritables montagnes de résidus d’extraction de l’uranium) abandonnés à ciel ouvert au Niger par Areva : cet uranium servant à alimenter les réacteurs nucléaires français, les déchets ainsi générés appartiennent moralement à la France.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle l’opinion publique à prendre acte de ce que le nucléaire est une des industrie les plus polluantes et que, malgré 50 ans de promesses, aucune solution n’existe pour les déchets radioactifs. La seule conclusion sensée est donc de faire cesser au plus vite les activités de l’industrie nucléaire afin de na pas produire de nouveaux déchets radioactifs.


Lien permanent vers ce communiqué :

http://www.sortirdunucleaire.org/ac...

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 15:22


Notre camarades Henri Guillemot, du NPA de Carhaix, était entendu ce matin pour répondre de ses actes de juin 2008. Lors des manifestations pour la défense de l’hôpital de Carhaix, la permanence châteaulinoise du député Christian Ménard avait subi des dégradations.

Au son des binious, ils étaient une quarantaine du comité de vigilance et de défense de l’hôpital de Carhaix à être venus apporter leur soutien aux deux manifestants convoqués ce matin devant le procureur de la République.


Les deux accusés devaient se présenter à 11h et répondre de leurs actes pour les dégradations légères commises le 5 juin 2008 à Châteaulin sur le bâtiment de la permanence du député Christian Ménard. Le député est à l’origine de la plainte.


Les deux manifestants ont été condamnés à 593 euros d’amende.

Henri Guillemot, l’un des deux manifestants convoqués admet les dégradations qu’on lui reproche et répond avoir «défendu l’hôpital de proximité».


Malgré une probable condamnation, Henri Guillemot annonce d’ores et déjà vouloir participer aux prochaines manifestations pour la défense de l’hôpital de Carhaix.

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