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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 13:23
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Le 21 avril 2009 marque une avancée historique dans la lutte des classes en Egypte.


Après 51 ans d’absence d’indépendance syndicale, les fonctionnaires collecteurs de la taxe foncière ont pu officialiser le premier syndicat indépendant, le Reta. Le nouveau syndicat compte 40 000 membres sur environ 55 000 employés dans le secteur. Cet événement constitue un pas décisif dans un contexte marqué par la montée des luttes sociales.

 

Les syndicats dominants sont affiliés au pouvoir, en héritage du système nassérien. Ils constituent un obstacle à la mobilisation des travailleurs. En effet, ils condamnent souvent les grèves, car elles sont illégales, ce qui a été le cas des collecteurs de taxes qui ont entamé une grève de trois mois ainsi qu’un sit-in de 11 jours devant le Ministère des finances en décembre 2007.


Au cours de la lutte, il est apparu évident pour l’ensemble des travailleur-euse-s de rester organisé-e-s, à distance du gouvernement et de sa bureaucratie corrompue. Officieusement, le syndicat existait sous forme de comités au moment où la grève prenait de l’ampleur, et il a fallu un an et des protestations massives devant le Ministère du travail pour le faire reconnaître.


Sur le même modèle que les collecteurs de taxes, et par l’ampleur qu’a pris la grève dans le secteur postal début mai 2009, les postiers ont eux aussi tenté d’officialiser leur syndicat indépendant. Le motif de la grève était le refus de la mise en place d’un système qui permettait aux cadres de licencier les postiers les moins productifs.


Les employé-e-s demandaient également l’égalité de statut avec les employé-e-s de la compagnie égyptienne des télécommunications. Ils se sont heurtés dès le début à la police postale et au syndicat contrôlé par l’état. Ce dernier a essayé de saboter l’action des grévistes à Kafr al-Shaykh, lieu central du mouvement. La stratégie utilisée par les postiers, similaire à celle des collecteurs de taxes, a été de coordonner le mouvement à l’échelle nationale et à organiser des manifestations combatives.


Souvent, les mouvements qui reposent sur des revendications syndicales prennent un tour politique, et affrontent directement l’appareil d'État et son emprise militaire sur la société. Selon le camarade du Centre d’Études Socialistes au Caire, Hisham Fu’ad, alors que les grévistes de Tanta Flax demandaient la renationalisation de l’entreprise en brandissant le portrait de Moubarak, leur mouvement les a conduits à remettre en cause leur soutien au gouvernement, en manifestant leur défiance par des slogans violemment anti-Moubarak.


A Mahalla, les travailleur-euse-s sont même allé-e-s jusqu’à piétiner son portrait et à ériger son tombeau symbolique. C’est donc face à la pression des employeurs, de l’État et de ses valets syndicaux que les militant-e-s pour un syndicalisme indépendant luttent et se coordonnent pour généraliser l’avancée des collecteurs de l’impôt foncier.


On comprend que des revendications économiques prennent immédiatement un caractère politique quand des activistes sont licencié-e-s, intimidé-e-s, ou même arrêté-e-s, comme les deux travailleurs de l’usine textile Abul Sebae à Mahalla al-Kubra le 2 août dernier, pour de faux motifs selon les militant-e-s pour un syndicalisme indépendant. On comprend aussi qu’un tel combat soit à l’avant-garde des luttes de classe dans la région, ouvrant des perspectives révolutionnaires en Égypte comme dans l’ensemble du Proche et Moyen-Orient.

 

C’est pourquoi il est crucial d’y apporter notre soutien, car toute victoire en direction de l’indépendance de classe des opprimé-e-s vaut pour l’ensemble de notre camp politique et de ses organisations.

Sellouma.


Les sources de ce texte viennent pour une grande part des articles de Mustafa Bassiouny et Anne Alexander parus dans le journal Socialist Worker n°2154 et 2165.

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 13:17

 

Les élections au Congo Brazzaville sont passées relativement inaperçues.


Pourtant, elles illustrent les agressions de l’impérialisme français, qui, après avoir soutenu les deux camps d’une guerre des plus meurtrières à la fin des années 90, entérine une mascarade électorale qui permet à Sassou Nguesso de continuer à livrer les richesses du pays aux multinationales françaises comme Total ou Bolloré. Nous revenons sur ces élections avec Olivier Bidounga, délégué aux relations extérieures de la Fédérations des Congolais de la Diaspora (FCD).

 

« Afriques en lutte »: dites nous deux mots sur la campagne électorale


Olivier Bidounga : En Françafrique il n’y a pas d’élection, c’est un leurre pour faire croire qu’il y a une démocratie. Mais en fait, la venue au pouvoir de Sassou Nguesso s’est toujours faite par coups d’Etat entérinés par une pseudo élection a posteriori. C’est la suprématie de la force car on muselle les populations en instillant la peur, créant un électorat captif, ou la résignation par des crimes extrajudiciaires : assassinats en masse, viols, vols et spoliations. Une campagne électorale respecte des règles internationales et nationales. Or, dans ce cas d’espèce au Congo, l’opposition est accompagnatrice reconnaissant son coup d’État et recevant des subsides de Sassou. La campagne avait été biaisée sans débats et projets politiques si ce n’est d’accréditer le coup d’Etat et négocier sa place à la mangeoire.


Sassou Nguesso a été élu avec 78% des voix. Quelles ont été les réactions au Congo ?


Mme Sassou Nguesso appelait les populations qui fuyaient la capitale à rester pour aller voter. Or celles-ci, fortes de leurs expériences passées, n’y sont allées qu’à 5%. Les 78% sont tout simplement faux, constat fait par les ONG de terrain sur place ainsi que les média.


La guerre civile continue à peser au Congo ?


Nous, on n’appelle pas ça des guerres civiles mais plutôt des guerres contre les civils ou guerres orphelines. Elles ont été fabriquées de toutes pièces. Ce ne sont pas des populations opposées à d’autres, ni des ethnies contre d’autres, mais des jeunes organisés en « milices » qui pillent, violent et volent les populations civiles. Les problèmes de la jeunesse ne sont pas résolus. Mais elle est utilisée par les saigneurs de guerre pour instiller la peur dans les populations et les détourner de la problématique de développement et de leur avenir. Le pouvoir se désengage de ses responsabilités mais fabrique un banditisme qu’il saura exploiter pour entretenir un climat de psychose, et un enrichissement des affidés du système.


Peux-tu préciser le rôle de la France dans cette période électorale?


Déjà avant les élections en mars, Sarkozy; lors de son séjour à Brazzaville, avait félicité Sassou Nguesso pour les résultats de son gouvernement. Alors que les systèmes de l’ONU font les constats de la pauvreté avec 70% de la population qui vit avec moins d’1 dollar/jour. Cette maffia-afrique a été représentée par messieurs Toubon, Gaubert et Mancel qui y sont allés à l’appel du pouvoir en place pour légitimer ses pseudo élections, alors que l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) a conclu que cette élection n’était ni juste, ni transparente, ni équitable. Pareil pour Miguel Amado, représentant de l’UE, qui n’avait pas jugé opportun d’y faire venir des observateurs pour cause de non observation des recommandations des scrutins de 2002.


Après que Sassou ai prêté serment, quelles sont les perspectives ?


Pour nous, il n’a pas été élu. Sa véritable élection c’est d’avoir pris les armes avec des armées étrangères pour reconquérir le pouvoir congolais. Nous nous organisons en tant que société civile pour dire non à la mascarade électorale et refuser les coups d'État, comme l’a stipulé la Conférence nationale souveraine en 1992 au Congo. Nous n’attendons pas une alternance politique, mais plutôt une transition découlant d’un soulèvement populaire.


Seule une transition pourra préparer de véritables élections, remettant à plat les problèmes de ce pays :

- dégager les véritables responsabilités des uns des autres dans les crises, crimes de sang et économiques;

- lutter contre l’impunité;

- mettre au cœur de la société congolaise la Justice, élément essentiel pour aller de l’avant.

Sinon, tant qu’on ne saura pas qui a fait quoi et pour qui, il n’y aura pas de démocratie, mais la continuation du banditisme et du clientélisme. Ainsi le pays pourra retrouver sa mémoire et construire un avenir équitable.


Y a-t-il des organisations de la société civile ?


Oui il y en a des organisations qui luttent, par exemple « Publiez ce que vous payez » une coalition de plusieurs associations. Il y a aussi l’OCDH, la Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH), l’Association pour les Droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC) qui sur place, dénoncent et font des recommandations. Et nous, FCD, au niveau de la diaspora. Sans oublier des individualités noyées dans la population. Ainsi que les confessions religieuses catholiques et protestantes qui font régulièrement des recommandations sans complaisance.

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 13:11
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La vantardise de Robert Bourgi a confirmé un secret de polichinelle. En révélant, lors d’une interview sur RTL en septembre dernier comment les réseaux néocolonialistes avaient réussi à virer Bockel, secrétaire d'État à la coopération, Bourgi provoque un malaise.


Les chroniqueurs de droite feignent de découvrir le pouvoir de ces réseaux et s’en offusquent. Malaise aussi du côté du gouvernement qui, sans démentir les faits, se contente de réaffirmer que Bourgi n’occupe aucune fonction officielle.


Quant aux experts qui nous annoncent, à longueur de pages, que la Françafrique n’existe plus, ils en sont de nouveau pour leur frais. Il est vrai que certaines situations prises isolément pourraient le faire croire.

Depuis la fin du Giscardisme, deux tendances existent sur la manière de conduire la politique africaine de la France.


Elles ont un socle commun – celui de pérenniser et optimiser la relation impérialiste que la France impose à l’Afrique – mais divergent sur les manières d’y parvenir.


La première tendance est celle des réseaux africains mis en place par Foccart, qui rassemblent hommes d’affaire, barbouzes, militaires et hauts fonctionnaires autour de liens d’affaires, d’amitiés, de faits d’arme et/ou de loge maçonnique, etc.


La seconde, qui se veut moderniste, pense que la France doit, non pas rompre, mais prendre ses distances avec ces réseaux, jugeant leur action néfaste à sa réputation et l’entraînant dans des situations préjudiciables au niveau de la politique étrangère. Ces deux approches ne sont pas liées à un courant politique particulier et traversent les gouvernements de droite comme de gauche.


Mitterrand, proclamé candidat du changement, tentera de prendre ses distances avec les réseaux africains, notamment après les frasques de Giscard et de Bokassa en Centrafrique. Jean-Pierre Cot au Ministère de la coopération en 1982 tentera d’instaurer une certaine moralisation en développant une relation plus conforme au standard international avec les anciennes colonies.


La suite est connue : démission de J.P. Cot du gouvernement et victoire des réseaux africains qui auront défait, pour longtemps, la tendance moderniste. Mitterrand rentrera dans le rang.


Il fera parrainer par les réseaux africains son fils qui deviendra ainsi le responsable de la cellule africaine de l'Élysée et sera connu, sur le continent, sous le sobriquet de Monsieur « Papamadit ». Ensuite il continuera une carrière classique, identique à celle de ses parrains trafiquant d’armes, notamment vers l’Angola, avec son collègue Pasqua. Quant au père, il impliquera la France, son armée et ses barbouzes dans le génocide des Tutsis au Rwanda ; sa femme, Danièle Mitterrand, s’occupera de l’humanitaire avec « France.-Libertés » (Par égard à la culture, on n’évoquera pas le neveu).


Sarkozy, proclamé candidat de la rupture, lui aussi décide de prendre ses distances avec les réseaux africains. Ainsi, le secrétaire à la coopération, Jean-Marie Bockel, entame une timide avancée dans une interview au Monde en janvier 2008, sous couvert d’appliquer la politique de Sarkozy. Il prend soin de n’attaquer aucune personnalité et pense qu’il fera mieux que Cot. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Bockel sera débarqué quelques semaines plus tard.


L’impossible rupture


Il est de bon ton de relativiser l’intérêt économique de la France pour l’Afrique, mais la réalité des chiffres démontre le contraire.


Les échanges économiques en 2008 s’élevaient à plus 52 milliards d’euros. Le CIAN (Conseil Français des Investisseurs en Afrique) annonce 40 milliards d’euros de chiffre d’affaire pour les 80 entreprises adhérentes à cet organisme. Les principaux secteurs économiques (logistiques, le bâtiment, les transports, eau, télécom…) sont aux mains des filiales françaises. En bref, comme le résume en avril 2008 sur le site Linternationalmagazine.com le patronat français et les financiers anglophones : « L’Afrique reste très rentable ».


Mais l’impérialisme français est confronté directement à la concurrence des autres impérialismes. Les Chinois tout d’abord : la valeur des échanges passe de 817 millions de dollars en 1997 à 10 milliards en 2000 pour dépasser les 100 milliards en 2008.


La courbe est identique pour l’Inde : en 1991 les échanges commerciaux étaient de 967 millions de dollars pour culminer à 35 milliards en 2008. Il est vraisemblable que ce volume augmente peu car l’économie indienne est beaucoup moins tournée vers l’exportation contrairement à sa voisine asiatique.


A cela s’ajoute la volonté des États-Unis de diversifier leurs sources d’approvisionnement, notamment en pétrole. Les pays visités par Hillary Clinton comme l’Angola et le Nigeria montrent l’importance de cette voie considérée comme un des éléments de la sécurisation énergétique du pays.


Cette volonté états-unienne est, pour la France, une réelle menace. Le seul avantage concurrentiel de la France – pour parler comme les économistes libéraux – réside justement dans les réseaux néocolonialistes qui ont construit un système simple mais efficace : les dirigeants africains favorisent les entreprises françaises qui, à leur tour, les subventionnent.


Le « plus » réside dans la protection politique et parfois militaire de la France. En d’autres termes, faire du Bizness avec les entreprises françaises c’est la garantie de s’enrichir, mais c’est aussi la garantie de rester au pouvoir ou de le conquérir !


C’est ainsi que la politique française en Afrique agit sur deux fronts : préserver le personnel politique acquis aux intérêts de la France et encourager la déstabilisation de ceux qui ont une quelconque velléité d’autonomie vis-à-vis des exigences de l’ancienne puissance coloniale. Les crises récentes qui secouent l’Afrique francophone témoignent de cette situation.


Le Niger vient de passer un accord avec Areva pour l’exploitation d’Imouraren, la plus grande mine d’uranium. En contrepartie, le président nigérien Tanja peut dissoudre l’Assemblée nationale puis le Conseil constitutionnel, interdire les manifestations, réviser la Constitution par un vote truqué frôlant les 98 % et emprisonner les opposants. La France se contente d’appeler …à la « retenue ».

 

Au Congo Brazzaville, un des fiefs de Total et Bolloré, les élections ont eu lieu le 12 juillet. Quelques mois avant, le 28 mars Sarkozy déclarait : « grâce au Président Sassou Nguesso, le Congo a retrouvé la stabilité et la sécurité ».


Après ce soutien officiel, des députés UMP se sont transformés en observateurs électoraux et ont affirmé que les conditions d’élection étaient bonnes, légitimant les 78.6% de voix recueillies par Nguesso. Ils sont allés jusqu’à protester contre le « néo-colonialisme » du représentant de l’Union européenne, Miguel Amado, qui doutait de la sincérité du scrutin. (Lire l’entretien ci-dessous)

 

A Madagascar, la France soutient l’homme d’affaire Rajoelina qui a fomenté un coup d'État contre l’autre homme d’affaire Ravalomanana qui avait développé une politique plus indépendante que ses prédécesseurs. Ce soutien à Rajoelina se double d’un soutien à la mouvance plus indépendante de Didier Ratsiraka qui bénéficie des avions de l’ETEC pour se rendre aux conférences de sortie de crise à Maputo.


En Mauritanie, après avoir officiellement condamné le coup d’Etat qui a démis le président élu, Sarkozy l’a justifié, pour ensuite soutenir, sans réserve, un processus électoral entaché de fraudes pilotées par Bourgi et le représentant local de la DGSE. Le but: faire entériner par la communauté internationale le fait accompli du putsch.


Au Gabon, la plupart des candidats aux élections présidentielles, après le mort de Bongo, n’avaient jamais manifesté de volonté de rupture avec Paris. En toute logique, la France aurait dû respecter une totale neutralité. Et pourtant Bourgi a défendu la candidature du fils Bongo, Ali. Et une fois proclamé vainqueur, Sarkozy s’est précipité pour le féliciter, alors que les preuves de fraudes s’accumulaient.


L’analyse détaillée de la relation impérialiste de la France vis-à-vis de l’Afrique montre que ces officines africaines restent un passage incontournable pour la défense des intérêts des multinationales françaises.


Plus la concurrence s’aiguise et plus ces réseaux vont se resserrer et s’opposer frontalement aux exigences de démocratie des peuples africains. Non que la démocratie risque de changer un tant soit peu la nature des relations impérialistes françafricaines.


Elle risque simplement de marginaliser un système construit depuis des années. En ce sens, la politique de la France est l’obstacle majeur à la démocratie en Afrique. C’est sur cette compréhension que se développe notre solidarité anti-impérialiste avec les peuples d’Afrique.

Paul Martial

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 11:13




Les membres finistériens du Nouveau parti anticapitaliste se sont réunis, samedi et dimanche, à Châteaulin.

Trois questions à...

Camille Mazeau, Quimpéroise, responsable des jeunes au secrétariat national.


Le NPA est-il bien implanté dans le département ?


Nous avons créé neuf comités qui couvrent la totalité du territoire finistérien (  Brest, Morlaix, Presqu'île de Crozon, Châteaulin, Carhaix, Pont l'Abbé, Douarnenez, Quimperlé, Quimper). Avec environ 200 membres. Dans le parti, la place des jeunes est prépondérante, ils sont mis en avant et forment le socle du parti. Leur présence à l'université d'été de Port-Leucate était impressionnante.


En trois mots, comment définiriez-vous le NPA ?


Féminisme, écologie, anti-capitalisme. Nous sommes bien sûr présents sur le terrain social. Pour lutter par exemple contre la volonté européenne de casser les services publics. Concernant l'écologie, nous nous sommes déplacés à Hillion en septembre pour réagir contre le fléau des algues vertes. La crise écologique est en lien avec le système capitaliste.


Le seul NPA présentera-t-il une liste aux élections régionales ?


Rien n'est décidé. Le conseil politique national va produire un texte qui sera débattu dans les comités départementaux en novembre. Au niveau régional, nous sommes en discussion avec les alternatifs, le Parti de gauche et le Parti communiste pour faire une liste représentant la gauche de la gauche. L'objectif étant de s'unir contre la politique de Sarkozy.

 

Recueilli parLudovic LE SIGNOR.

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 19:17
NPA ARGUMENTS :  MOBILISATION INTERNATIONALE LE 12 OCTOBRE 
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Le Forum social mondial de Belém (Amazonie, Brésil), qui s’est tenu du 26 janvier au 1er février 2009, a été marqué par la présence massive et l’énergie impressionnante des peuples indigènes des Amériques. Elle traduit le dynamisme des luttes menées par ces peuples, au cœur d’un affrontement politique, écologique et social avec les multinationales. Elle atteste aussi du niveau de convergence et d’articulation continentale atteint par ces mouvements.

Des milliers de délégués des communautés de la région andine, de l’Amérique centrale et de l’Amazonie ont participé aux débats et approuvé une résolution qui dénonce sans ambiguïté l’exploitation et l’oppression mondiale capitaliste également responsable du réchauffement global menant à une  catastrophe planétaire. Pour eux, « la crise de modèle de développement capitaliste […] est totale et nous dirige vers la plus grande crise socio-environnementale et climatique de l’histoire humaine. La crise financière, économique, énergétique, productiviste aggrave le chômage structurel, l'exclusion sociale, la violence raciste, machiste et le fanatisme religieux. Ces crises simultanées et profondes représentent une authentique crise de la civilisation, la crise du développement et de la modernité capitaliste qui met en péril toutes les formes de vie ».  La résolution se conclue par un appel à une mobilisation intercontinentale, le 12 octobre 2009 (en référence au 12 octobre 1492, jour de la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb), en défense d’ Abya Yala (désignation indigène de la « Mère nourricière ») et des peuples, contre la marchandisation de la vie, la pollution, la consommation toxique et la criminalisation des mouvements sociaux (lire ci-dessous le programme des manifestations prévues à Paris).

La tonalité anticapitaliste de la résolution de Bélém a été reprise par le quatrième Sommet des peuples de Abya Yala, tenu, en mai, à Puno (Pérou) qui a également appelé à tenir un sommet alternatif des peuples indigènes, lors la Convention sur le changement climatique de Copenhague, en décembre 2009. Une audience du Tribunal international de justice climatique se déroulera à Cochabamba (Bolivie), les 13 et 14 octobre. 

La vie face au saccage capitaliste

Aucun espace n’échappe aux multinationales. Les traités de libre échange (TLC), en s’imposant sur les législations nationales, ouvrent la voie au pillage effréné des ressources naturelles, aux dégâts écologiques, aux privatisations des biens communs et au  démantèlement d’acquis sociaux.

La propriété collective des terres des communautés indigènes et d’origine africaine représente un obstacle empêchant les multinationales d’accéder aux ressources de leurs  territoires. Les populations font face à des tentatives de contrôle de leur terre par la militarisation ou par leur expulsion. Elles ne veulent ni de régions misérables et polluées ni d’exode rural. Pour conserver leurs terres, leurs cultures, leurs semences natives, elles s’allient aujourd’hui à d’autres secteurs pour renforcer la résistance au modèle productiviste et capitaliste, avec un projet de portée universelle, qu’elles appellent le « bien vivre », en opposition au « toujours plus ».  

Morts pour la forêt péruvienne

Le 5 juin 2009 a marqué un nouveau tournant dans la lutte pour la défense des droits des populations indigènes et de leurs territoires ancestraux. La journée mondiale de l’environnement a été ensanglantée par la répression du gouvernement péruvien contre les Indiens d’Amazonie occidentale. Bloquant une route à Bagua, ils manifestaient contre dix décrets législatifs lancés par le gouvernement néolibéral d’Alan Garcia. Ces décrets encouragent les investissements étrangers et facilitent les forages pétroliers,  l’exploitation de minerais et de bois précieux sur 45 millions d’hectares de forêt. Ces décrets accompagnent des traités de libre échange signés avec les États-Unis, la Chine et bientôt l’Europe.   

Un véritable massacre a eu lieu, faisant plusieurs dizaines de morts, majoritairement indiens. L’image d’un Pérou progressiste sur les droits des peuples autochtones – le président Alan Garcia est signataire de la convention 169 de l’Organisation internationale du travail et de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones  – a fait long feu face aux appétits transnationaux et nationaux.

Les communautés indiennes de l’Amazonie péruvienne sont organisées dans l’Association pour le développement de la forêt péruvienne (Aidesep). Alors que les mobilisations paysannes et syndicales s‘essoufflaient, l’Aidesep a obtenu l’abrogation de deux textes remettant en cause la propriété collective de la terre. L’association est devenue un acteur politique de premier plan.

Face à la forte mobilisation, le gouvernement péruvien, à la suite du massacre de Bagua, a du abroger deux autres décrets législatifs. Aujourd’hui, les peuples indiens de l’Amazonie péruvienne sont devenus les principaux acteurs de la lutte pour la protection de la forêt amazonienne, rejoignant les luttes transfrontalières et très organisées des peuples andins. Alberto Pizango, président l’Aidesep a été forcé de se réfugier au Nicaragua, recherché pour sédition, conspiration et rébellion, mais la base de l’Aidesep continue avec comme mot d’ordre « la forêt ne se vend pas, elle se défend ». 

Pas de criminalisation des indigènes et démilitarisation de leurs territoires

Malgré l’adoption de la Déclaration sur les droits des peuples indigènes par l’Assemblée générale de l’ONU, les États et les multinationales piétinent toujours plus leurs droits, envahissent leurs territoires et criminalisent leurs organisations. Sans les consulter, ni respecter leur autonomie et leur autodétermination, ils exploitent leurs ressources naturelles.

Au Pérou, des centaines de dirigeants indigènes sont arrêtés, accusés de graves délits et de terrorisme parce qu’ils défendent le droit de leurs communautés et la préservation de leurs ressources naturelles. En Colombie, la politique du gouvernement Alvaro Uribe a exterminé dix-huit peuples indigènes. Au Chili, les Mapuches sont jugés sous avec la loi anti-terroriste en vigueur sous Pinochet. Les aspirations du peuple hondurien sont écrasées par un coup d’Etat. En Équateur où 30% de la population est indienne, le gouvernement de Rafael Correa a refusé de renouveler la présence des bases militaires étasuniennes mais ne refuse pas la privatisation de l’eau aux multinationales, ce qui a donné lieu à une mobilisation des Indiens. La Bolivie (plus de 70% d'Indiens) dirigée par le président indien aymara Evo Morales,  est l’exception à ce cadre, qui reste sous la vigilance des organisations indigènes.

Face aux attaques des États et des multinationales, les peuples indigènes organisent leurs luttes, de façon unitaire avec les mouvements sociaux d’Amérique latine et du monde. 

 

Décimé, exploités, opprimés

Sur les 525 millions habitants du continent sud-américain, 44 millions sont aujourd’hui indiens. Les Indiens représentent 60% de la population totale du Guatemala et de la Bolivie, entre 40 et 50% en Équateur et au Pérou, moins de 20% en Équateur ou au Chili, 13% au Mexique (13 millions). Lors de l'arrivée en Amérique de Christophe Colomb, en 1492, ils étaient plus de 50 millions, un peu moins que la population européenne de l'époque qui était de 67 millions d'habitants. En 1650, exterminés par les conquistadores et les maladies importées d'Europe, ils ne seront plus que 4,5 millions.

 

Une semaine de mobilisation

Samedi 10 octobre, de 15h30 à 22h : Journée internationale de solidarité avec les indigènes des Amériques,. Organisée par le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA). Avec Karmen Ramirez Boscan (Wayù - Colombie), Pedro Kayukeo (Mapuche – Chili), Christopher Ross (Potawatomi - USA). Cinéma La Clef, 21 rue de la Clef, Paris 5e, M° Censier-Daubenton. 10 euros.

Lundi 12 octobre, 18h : Rassemblement contre la marchandisation de la vie en défense de la planète et des peuples. Paris, Fontaine des innocents, M° et RER Les Halles. Attac, Union des latino-américains en France, Comité Pérou, Comité pro-Bolivie, CPCP, France Amérique latine, CPCP, Collectivo Argentina, CALPA, Alerte Honduras, Unipama, Communistas peruanos en Francia, France et Libertés, Terre et liberté – Arauco, Radio latinos, Colletivo de peruanos en Francia, Nuestra América, CADTM, Mrap, Solidaires, Confédération paysanne, les Verts, NPA, PCF,   

Mardi 13 , 19h30 : Ciné débat sur les Mapuches d’Argentine en lutte autour du documentaire Nacion Mapuce de Fausta Quattrini. Organisé par Calpa et Tierra y libertad para Arauco. CICP, 21 ter rue Voltaire Paris 11e, M° Boulets-Montreuil. 

Jeudi 15, de18h à 22 h : Forum droits et territoires des indigènes à l'épreuve de la mondialisation. Avec Yvon Le Bot, sociologue, Pedro Kayukeo, Mapuche du Chili, Hélène Roux du Collectif Amérique Latine, une représentante de la nation Mohauwk, Canada, le CSIA. Bourse du travail, salle Eugène Varlin, 3 rue du Château d’Eau, Paris, M° République. 

Vendredi 16, de 18h à 22 h : Forum sur les notions de « Bien vivre » et da défense des biens communs proposés par les indigènes. Avec Michael Löwy, sociologue,  Denise Mendes, Attac, Gérard Lepuill, journaliste et la Confédération paysanne. Bourse du travail, salle Eugène Varlin, 3 rue du Château d’Eau, Paris, M° république. 

Samedi 17, à 14h30 : Manifestation pour les droits des femmes. Cortège latino américain. Paris, M° Bastille.  

Samedi 31 octobre, 20h : Fête de solidarité avec les peuples de l’Amazonie péruvienne au bénéfice de l'Aidesep. Organisée par le Collectif des Péruviens en France. 7-9 rue François Devergue, Montreuil M° Croix-de-Cahvaux.

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 07:42
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Mis à mal sur le plan intérieur par la persistance de la mobilisation démocratique, le régime iranien semble prêt  à faire des concessions sur le dossier nucléaire. 

Après quatorze mois d'interruption, les négociations sur la question du nucléaire iranien ont repris, le 1er octobre à Genève, entre les dirigeants des États-Unis, de Russie, de Chine, de Grande-Bretagne, de France, d'Allemagne et d’Europe et le négociateur de la République islamique, Saïd Djallili.

 

 

Ce nouveau round de discussions succède à une intense agitation où chacun a voulu montrer ses muscles : « découverte » par Barack Obama, Nicolas Sarkozy et le Gordon Brown d’un d'un nouveau site nucléaire iranien près de la ville sainte de Qom, essais de missiles de longues et moyennes portées par l'Iran, déclarations guerrières des dirigeants israéliens. Ce regain de tension a été savamment orchestré par les puissances occidentales qui profitent de la crise de régime que traverse la République islamique depuis la réélection contestée d’Ahmadinejad. Conscient de son affaiblissement, le pouvoir iranien a tenté de jouer sur la fibre nationaliste de la population en faisant procéder à des tirs de missiles.

Mais la presse internationale a omis de dire que la rencontre de Genève a aussi été précédée des gestes réciproques de « bonne volonté ». Le gouvernement américain a autorisé le ministre iranien des Affaires étrangères, Manoucher Mottaki, à venir à Washington, une première depuis trente ans. Mottaki été chargé par le Guide suprême de la révolution islamique, Ali Khameneï, d’apporter à Obama de nouvelles propositions de Téhéran. Le pouvoir iranien a pour sa part permis à des diplomates américains de visiter les trois touristes arrêtés cet été pour avoir pénétré illégalement en Iran.

Les négociations de Genève ont mis en lumière l'état de faiblesse du régime iranien. En brandissant le renforcement des sanctions, notamment contre le secteur pétrolier iranien, les grandes puissances ont contraint Ahmadinejad à un recul sur le dossier nucléaire.

Ainsi, un accord pourrait intervenir pour que l'Iran fournisse l'uranium enrichi à moins de 5% (taux nécessaire pour le nucléaire civil) à la Russie qui le ferait enrichir à 20% avant que la France ne le transforme en combustible nécessaire au réacteur de recherche de Téhéran, sous contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Confrontée à  un conflit profond au sommet du régime et à une crise économique forte, l’Iran doit également faire face à une contestation populaire qui ne faiblit pas. Sur plan intérieur, Khameneï tente de résorber la crise qui fait rage au sein du sérail et de retrouver une certaine marge de manœuvre. En signe de détente, il a ordonné la libération de plusieurs dirigeants du camp « réformateur ». Il a également fait procédé à des remaniements de la direction des Gardiens de la révolution. Sur le front extérieur les dirigeants iraniens ont décidé de calmer le jeu.

Plus que jamais, il y a pour le mouvement progressiste et antiguerre plusieurs combats indissociables à mener de front. D’une part, la lutte contre les impérialismes, les menaces d'interventions militaires et les sanctions économiques frappant d'abord le peuple iranien et la lutte pour la dénucléarisation du Moyen-Orient et donc d’Israël, seul à posséder dans cette région un arsenal atomique. D’autre part, la construction d'une solidarité active avec celles et ceux qui luttent pour la justice sociale, les libertés et  l'égalité et veulent en finir avec la République islamique. 

Babak Kia.

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 07:40
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Ou un rassemblement contraint par une présence policière surdimensionnée...

Bien que les autorités locales, départementales et nationales aient tenté par tous les moyens  et jusqu'au dernier jour d'empêcher l'organisation de ce rassemblement…et malgré l'orchestration par ces mêmes autorités d'une campagne médiatique de dénigrement à l'encontre des militants anti-nucléaires, le rassemblement de Colmar a bel et bien eu lieu. 10 000 personnes ont participé à cet événement selon le Réseau Sortir du Nucléaire dont le NPA fait partie. 

 

 

Cette journée a cependant laissé  un goût amer et beaucoup de frustrations à nombre de militants venus des quatre coins de la France, de Suisse, de Belgique et d'Allemagne : en décidant d'interdire la manifestation initialement prévue, le gouvernement démontre une nouvelle fois, après Vichy et Strasbourg, que nous sommes entrés dans une ère policière qui piétine notre liberté d'expression et pose de nouvelles questions d'organisation au mouvement social déterminé à se faire entendre et à contester.

Sur place, un dispositif impressionnant était destiné à convoyer les manifestants sous escorte policière dans un secteur complètement bouclé et isolé  de la population locale : entassés comme des pestiférés sur la place de la Gare, sous la surveillance d'un hélicoptère de la gendarmerie, nous avons pu vérifier une nouvelle fois la réalité de notre slogan: "Société nucléaire, société policière". Et même tourner la situation en dérision en chantant « t'as voulu voir Colmar, t'as vu que la gare, tu voulais fermer Fessenheim, ils ont fermé la Poste » !! 

Les militantEs du NPA étaient nombreux, motivés et prêts à défiler bien que les conditions sécuritaires et la volonté des organisateurs de ne céder à aucune provocation policière n'aient pas permis une vraie manifestation. La présence d'Olivier Besancenot, seule figure politique nationale, a été remarquée et appréciée, notamment lors de sa prise de parole pour expliquer que nous vivions « un état de siège » et que la contestation du nucléaire était bâillonnée en France. 

Nous avons bien toutes les raisons de réclamer la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille et une des plus dangereuses de France, puisqu'elle enregistre année après année une augmentation constante du nombre d'accidents de radioprotection.

Mais l'arrêt de la centrale de Fessenheim devant annoncer la fermeture des autres centrales vieillissantes, EDF, l'Etat et le lobby nucléaire appuient sa prolongation : ils nient sa dangerosité et sa non rentabilité de peur de voir arriver l'arrêt en chaîne des autres centrales en fin de vie… Et les coûts faramineux que leur démantèlement va entraîner!

Il est intolérable que EDF et l'Etat aient décidé sans le moindre débat public d'investir 400 millions d'euros dans chaque réacteur nucléaire français pour lui permettre de continuer à fonctionner… tant bien que mal. Cette somme, multipliée par 58 réacteurs, amène à un total de plus de 20 milliards d'euros, qui pourraient pourtant permettre une réorientation de notre production énergétique. 
Les enjeux sont primordiaux. Des solutions alternatives et propres existent et développer les énergies renouvelables permettraient de maîtriser les dangers écologiques et catastrophiques qui pèsent sur nos têtes. Nous ne voulons plus être prisonniers de cette technologie, de ceux qui la gère et font du profit ! Il s'agit de notre santé, de celles des travailleurs du nucléaire  et de celle de la population mondiale en général. 

Parallèlement à ces fermetures, il faut développer un programme ambitieux d'économie d'énergie, vraiment créateur d'emplois durables, et qui fera baisser les factures d'électricité des usagers. Nous défendons la réquisition des grandes entreprises de l'énergie (EDF, GDF, Suez, Total…) et réclamons un service public de l'énergie sans nucléaire. Un service public indépendant de la rentabilité financière qui prenne en compte les intérêts des usagers, des travailleurs de l'énergie (dont les droits, la santé et les salaires doivent être améliorés), et qui offre à notre planète un avenir sans déchets radioactifs, ni effet de serre. Car la lutte contre le réchauffement climatique et la lutte contre le nucléaire vont de paire, dans une logique anticapitaliste de refus des profits et des gaspillages du système. 

Catherine Faivre d'Arcier et Laurence Lyonnais.
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 07:39
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Tout est bon pour diminuer le montant des retraites, voire pour remettre en cause le principe même des retraites par répartition. Les « injonctions » de Bruxelles concernant les soi-disant privilèges des femmes ayant eu des enfants est une opportunité pour le gouvernement qui voudrait bien réussir à enfoncer un coin supplémentaire. 

Depuis 1971, les mères de famille salariées du privé bénéficient à l’heure de leur retraite d’une « majoration de durée d’assurance », qui leur permet de valider huit trimestres de cotisation (deux ans) par enfant élevé. Elle vise à compenser les différences de carrière constatées entre les hommes et les femmes.

 

 

Des plaintes de pères pour obtenir des droits similaires ont abouti à une recommandation de la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) et à une injonction de Bruxelles auprès du gouvernement Français. La Cour de cassation a donné raison aux hommes au nom de l’égalité. Déjà, les fonctionnaires avaient fait les frais des dépôts de plaintes similaires car  une femme fonctionnaire bénéficiait automatiquement de 4 trimestres supplémentaires pour un enfant. L’injonction a abouti et la majoration ne sera appliquée que pour les femmes fonctionnaires ayant eu des enfants avant 2004. Pour les autres, c’est l’un des deux conjoints qui bénéficiera de cet avantage à condition de s’être arrêté de travailler au moins deux mois après la naissance. Il n’empêche : Bruxelles poursuit aussi ses critiques sur les régimes de la fonction publique, considérant qu’il s’agit là d’un subterfuge, les femmes étant automatiquement « arrêtées » au moins deux mois pour le congé de maternité.

Fondamentalement, les intentions de Bruxelles, comme les tentatives du gouvernement, de réformer le régime des retraites des femmes s’inscrit dans la remise en cause générale des régimes de retraites par répartition au profit d’assurances privées. D’ailleurs, le gouvernement n’a-t-il pas déclaré que la réforme se ferait sans augmenter le montant global des retraites ? Autrement dit, une égalité « par le haut » n’est évidemment pas envisageable pour lui.

En réalité, tout est bon pour attaquer les retraites. En 1993, Balladur fait passer le nombre d’annuités de 37,5 à 40 ans dans le privé. En 1995, Juppé veut imposer la même réforme dans le public au nom – déjà – de l’égalité mais échoue grâce à la grève générale. Fillon réussira en  2003 dans la fonction publique et fin 2006 dans le secteur public. Ces réformes s’accompagnent d’un nouvel allongement généralisé (41 ans aujourd’hui) et d’un système de décote sévère avec menace d’augmentation de l'âge légal de la retraite (on parle même de 67 ans !). 

Les femmes, des retraitées pauvres

Les femmes ont de toutes petites retraites (40% de moins que les hommes). En moyenne elles touchent 1020 euros contre 1636 euros pour les hommes. Calculées dans le privé sur la base des 25 dernières années, les montants des retraites fondent comme neige au soleil avec l’accumulation des années à temps partiel, pas vraiment choisi, où le salaire annuel a été réduit. Pourquoi ces différences ? Les femmes sont des travailleuses pauvres. L’inégalité professionnelle entre hommes et femmes reste, en effet, un problème majeur avec 12% de différence de salaires pour des postes similaires. Les femmes, de surcroît, sont souvent « orientées » vers les emplois les moins payés (secteur sanitaire et social, grande distribution etc.) mais aussi plus précaires.

Par ailleurs, 40 à 44% des femmes contre 86% des hommes ont toutes leurs annuités. Avec la décote, le niveau de pension dégringole très vite pour tout trimestre manquant. Les femmes assurent le gros des tâches ménagères (80% du noyau dur), assurant de ce fait une « double journée de travail (et de préoccupations) ce qui nuit souvent à leur carrière (absence de promotion). Les femmes prennent l’écrasante majorité des congés parentaux (98%) et des temps partiels. Inversement, le mariage est plutôt bénéfique pour les hommes : toutes choses égales par ailleurs, un homme célibataire gagne 10% de moins qu’un homme en couple. Cette différence de rémunération est négligeable chez les femmes.  

Stop à l’hypocrisie

Nous sommes tentées de dire à la Halde qu’elle ferait mieux de râler sur les temps partiels imposés, les salaires trop bas, la précarité des femmes et l'absence de congé paternité décent. L’égalité se mesure d’abord dans ces domaines où les réformes ne vont que rarement dans le bon sens. De plus, les gouvernements successifs n’ont de cesse de détruire les retraites et  demandent maintenant aux couples de s'entredéchirer pour échapper à la décote.

Nous avons d’autres réponses qui permettraient à tous et toutes de concilier vie privée et vie professionnelle en recréant, à tous les niveaux, du collectif :

- un vrai partage des tâches domestiques – y compris l’éducation des enfants.

- des horaires de travail décents (pas de pause de quatre heures dans la journée)

- le maintien des maternelles, la création massive de crèches et, donc, la suppression des jardins d’éveil.

- une retraite à 37,5 annuités pour tous et la prise en compte des enfants, éventuellement pour les deux.

Nous refusons de partager les retraites de misère.

Emmanuelle Iro et Hélène Viken.
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 15:16
Alliance pour les régionales 

Paris AFP.


Le PCF, le Parti de gauche (PG), le NPA et d'autres formations de la gauche radicale ont décidé d'une nouvelle réunion le 16 octobre "centrée sur la stratégie globale" en vue d'une éventuelle alliance aux régionales de mars, a indiqué jeudi Eric Coquerel (Parti de Gauche).


Après une première réunion le 28 septembre - à l'initiative du NPA - et une autre mercredi soir - dans les locaux du PG -, "on se revoit le 16 octobre" pour une réunion "centrée sur la stratégie globale pour être une alternative crédible aux yeux des Français", a dit à l'AFP M. Coquerel, secrétaire national PG chargé des relations extérieures et unitaires.


La prochaine discussion se fera "à partir d'un texte proposé par le PCF", a-t-il précisé, avec l'objectif de "savoir comment on peut se mettre en condition de mettre en application le programme qu'on pourrait déterminer ensemble". M. Coquerel a proposé un "groupe de travail parallèle" pour "se mettre rapidement au travail" sur le fond.


"Ca n'avance pas dans les réunions, on tourne en rond", a affirmé à l'AFP Pierre Laurent, coordinateur national du PCF qui souhaite "conquérir des majorités de gauche pour gérer les régions".


"Notre texte" qui sera transmis aux autres formations mercredi ou jeudi prochain sera "plus précis et amènera chacune des organisations à se prononcer clairement", a-t-il ajouté, assurant n'avoir "rien entendu dans la bouche du NPA qui permette de dire que la situation va bouger de leur côté".

Le PCF doit par ailleurs proposer lors de son Conseil national du 24 octobre une "offre politique nationale" pour les régionales.


"Le point de blocage, c'est le PCF", note Pierre-François Grond, bras-droit d'Olivier Besancenot (NPA), qui milite pour une gauche qui "montre sa différence avec le PS" alors que "le PCF discute avec le Parti socialiste".


Mercredi soir, "les discussions ont tourné autour de l'idée: qu'est ce qu'on met en premier comme point de discussion? Le contenu ? La déclinaison d'un programme pour les régionales ? Les conditions pour battre la droite ? La gestion des régions ?", a affirmé M. Coquerel.


La réunion a notamment réuni les "numéros deux" du NPA, du PCF et du Parti de Gauche, ainsi que des représentants de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), de Gauche unitaire (GU), des Alternatifs, et du Parti communiste des ouvriers de France (PCOF).


Le MPEP de Jacques Nikonoff (ex-président d'Attac) a également assisté aux débats.


"Tout le monde sent bien que, cette fois-ci, on ne peut pas se défiler" sur l'unité, a assuré M. Coquerel.


Lors de la première rencontre du 28 septembre, ces organisations avaient abouti à une "déclaration unitaire" relevant "des approches différentes" mais assurant que "les forces qui composent la gauche antilibérale et anticapitaliste ont le devoir de tout faire pour battre la droite et offrir une autre voie".

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 15:08


Inprecor
n° 553/554 de septembre-octobre 2009 vient de paraître.

 C'est la revue éditée en français par le Secrétariat unifié de la 4ème Internationale.

Dans cette volumineuse (68 pages) revue vous pourrez lire, entre autres, des analyses des résultats des élections en Allemagne et au Portugal, au Japon, celle de la résistance au coup d’État au Honduras qui se poursuit, celle de la crise de la République Islamique en Iran…


Mais aussi « La roue de l’histoire tourne au Venezuela, en Équateur et en Bolivie » — une étude d’Éric Toussaint sur l’évolution en 2008-2009 de ces trois tentatives de rupture partielle avec la domination impérialiste, ainsi que trois contributions vénézuéliennes, présentées lors de la rencontre des intellectuels révolutionnaires à Caracas en juin 2009.


Un complément indispensable au Tout est à nous (hebdo et revue)…


Inprecor n° 553/554 est disponible à la Librairie La Brèche, 27 rue Taine, 75012 Paris au prix de 9,00 euros.


Abonnement : 30 euros (six mois) ou 55 euros (un an),

chèque à l’ordre de PECI à envoyer à PECI, 27 rue Taine, 75012 Paris, France en n’omettant pas d’indiquer votre adresse de réception et votre courriel !

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