Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 09:14

jeudi 8 octobre 2009


 

Fermeture de l'atelier "Affinage-Préemballé" du site Entremont alliance de Carhaix, cent salariés jetés d'un revers de manche au chômage et à la précarité, telle est la décision que la direction a communiqué aux ouvriers carhaisiens de l'ex UNICOPA.

 Cette entreprise perçoit des subventions publiques, presse les salariés comme des citrons puis les jette comme des Kleenex.
Le NPA Kreiz Breizh juge cette décision inacceptable et non dénuée d'arrière pensées. Le démantèlement de cet atelier en appellera assurément d'autre, les ouvriers d'Entremont Alliance Carhaix jouent dès aujourd'hui l'avenir du site tout entier.
C'est pourquoi, le NPA Kreiz Breizh appelle l'ensemble de la population à soutenir les salariés de toutes leurs forces et avec la plus grande détermination.
Partager cet article
Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 09:07
lait.jpg

 

Les éleveurs et producteurs de lait sont sur le pied de guerre. Le secteur traverse un crise profonde provoquée par la forte baisse des prix du lait impactant particulièrement les petits et moyens éleveurs qui, devant ces difficultés, abandonnent petit à petit leurs exploitations.

 

Mais il ne s'agit pas seulement d'une “crise des prix” mais aussi d'une crise du modèle agricole, résultat des politiques gouvernementales poussant à une agriculture et une production intensive et insoutenable dans la durée.


Malgré les mobilisations, le Conseil  agricole de l'Union européen est reste impassible face à la crise du secteur, autorisant un haut niveau de production alors que la demande diminue, ce qui a entraîne une chute brutale du prix du lait et l'appauvrissement des petits producteurs.


C'est pour cela que les revendications de la Plate-forme rurale de la Coordination européenne de Via campesina1 exige, en premier lieu, une régulation du marché adaptant l'offre à la demande alors qu'aujourd'hui on favorise l'augmentation des quotas de production indépendamment de l'offre. Cette politique fait fondamentalement le jeu de l'industrie laitière et de la grande distribution qui achète le lait aux producteurs à un prix sans cesse plus bas.


En second lieu, il s'agit de soutenir les petites et moyennes exploitations qui sont en train de payer la crise et que l'Union européenne cherche à faire disparaître.

Il faut au contraire adapter la production en fonction de la taille des exploitations, la diminuer pour les industries de production intensive et protéger les petites.

Il faut qu'il y ait une répartition équilibrée des exploitations laitières sur le territoire en cherchant un équilibre agro-climatique, contrairement à ce qui se fait aujourd'hui où l'on favorise les concentrations près des ports maritimes qui importent du soja pour l'alimentation animale.


En troisième lieu, il est urgent d'arriver à un équilibre entre les méthodes de production et le respect de l'environnement. La production laitière intensive, à base de soja importé, d'animaux enfermés, de contamination des sols, etc. est une des principales causes du changement climatique. C'est pour cela qu'il faut viser une production laitière diversifiée et durable pour les personnes, les animaux et le milieu naturel.


La crise laitière nous affecte tous car nous avons besoin d'un monde rural vivant, des aliments de qualité  et de proximité, payé à un juste prix aux producteurs. Dans un contexte de crise sociale, économique et écologique, cela est plus évident que jamais. 

Esther Vivas


Auteure de "En campagne contre la dette” (Syllepse, 2008).Tête de liste d'Izquierda Anticapitalista aux élections du Parlement européen de 2009.  

Traduction Jacques Radcliff 

1. Via Campesina coordonne des organisations de petits et moyens paysans du monde entier et se bat pour la souveraineté alimentaire.

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 09:04
9984_image.jpg

 

L’impressionnant succès de la votation est un encouragement pour les luttes à venir.


Après succès populaire dû au travail et à l’action engagés sur l’ensemble du territoire par les comités locaux et départementaux relayant le Comité national pour la défense de la Poste (10 000 points de vote et 2,2 millions de participants), le gouvernement ne peut plus ignorer l’attachement de la population aux services publics et en particulier à la poste.

 

 

Le président de La Poste avait annoncé que l’ouverture du capital engendrerait un changement de statut, mais que sur le fond rien ne changerait ni pour les agents ni pour les populations.


La votation a été l’occasion d’expliquer largement aux usagers et aux postiers que la privatisation aurait comme conséquences des licenciements pour les uns et des hausses de tarifs pour tous. Exactement ce que chacun subit déjà quotidiennement du fait des privatisations déjà engagées à France Télécom ou à EDF.


Après la grève du 22 septembre, qui a été aussi réussie que celle du 23 septembre 2008, la votation est un point d’appui supplémentaire et il est nécessaire de s’en servir pour faire monter la pression.


Parmi toutes les solutions avancées pour prolonger le mouvement, celle d’une grève reconductible de l’ensemble des postiers reste nécessaire. La mobilisation doit avoir pour objectif à la fois le retrait pur et simple du projet et la bataille contre les suppressions d’emplois, l’augmentation de la charge de travail et les salaires de misère.


Cette votation peut donner l’envie aux postiers de se battre. Car maintenant, ils savent qu’ils ne sont pas seuls : 2,2 millions d’usagers au moins sont derrière eux !


Le Comité national, auquel le NPA participe, aura à prendre des décisions sur plusieurs actions. L’organisation d’une manifestation nationale qui aurait lieu au moment de la discussion de la loi au Sénat permettrait de rassembler un maximum de forces opposées au projet du gouvernement, postiers et usagers. C’est une bonne manière d’encourager les postiers à se lancer dans la grève.


Nous devons investir le domaine où nous sommes le plus forts : celui de la lutte sur le terrain. Les collectifs locaux doivent préparer cette manifestation nationale mais aussi soutenir les luttes que mènent déjà les postiers contre les réorganisations. SUD-PTT s’est déjà positionné en faveur d’une grève reconductible des postiers, qui aura d’autant plus de poids si les collectifs la soutiennent.


Au-delà de ces deux possibilités, il ne faut pas relâcher la vigilance, maintenir la pression et veiller à ne pas dilapider l’acquis, d’où la nécessité de continuer la mobilisation. Le délai est court entre la programmation de la loi au Parlement, prévue pour la mi-octobre, mais pas encore inscrite à l’ordre du jour, et l’action à engager !

Simon et Pedro Cine

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 08:59
Tire Lire

 

Alors que le gouvernement annonce un déficit de l’État colossal de 140 milliards d’euros, il faut bien reparler du plan d’aide aux banques. N’en déplaise à certains chroniqueurs de Libération.


C’est le principe de la rubrique « Intox/désintox », dans Libération : prendre en faute des dirigeants politiques sur ce qu’ils ont dit publiquement et de montrer qu’ils chercheraient à embrouiller l’opinion. C’est ainsi que le journaliste Cédric Mathiot a mis en cause une interview accordée par France Inter le 21 septembre à Olivier Besancenot pour parler de la lutte contre la privatisation de La Poste.

 

Olivier y opposait les raisons que le gouvernement avance pour justifier l’ouverture du capital de La Poste – un prétendu besoin de financements – au refus catégorique de l’État de ne serait-ce que rembourser ce qu’il doit à La Poste au nom de l’aménagement du territoire. Et tout naturellement, Olivier a opposé cette intransigeance aux 360 milliards d’euros que le gouvernement était prêt à offrir aux banques l’an dernier, et aux 105,7 milliards d’euros qu’il leur a versés à ce jour, d’après la Cour des comptes elle-même.


Le journaliste épingle Olivier sur le fait qu’il a affirmé que cet argent était donné, pas prêté. L’argent en question, affirme Cédric Mathiot, est prêté. Plus exactement la SFEF (« Société de financement de l’économie française », créée par le gouvernement en octobre 2008, après l’éclatement de la crise) a emprunté sur les marchés financiers avec la garantie de l’État pour prêter ensuite aux banques afin de pallier la paralysie du crédit interbancaire. Soit.


Disons que le gouvernement avait ouvert une ligne de crédit de 360 milliards en faveur des banques, dont il a déjà débloqué près d’un tiers à ce jour. Sous forme de prêt certes, dont Cédric Mathiot affirme avec assurance que les banques commenceront à rembourser dès 2010.


Fin septembre, BNP Paribas a même fait savoir qu’elle s’engageait à commencer à rembourser, dès ce mois-ci, les 5,1 milliards d’euros que l’État lui avait versés. Avec des intérêts même, ce qui faisait dire à Sarkozy il y a peu que la population y gagnerait !


Mais quel artisan ou paysan, quelle petite entreprise pourrait rêver se voir allouer une ligne de crédit aussi somptueuse, au prix d’un taux d’intérêt même de 8%, alors qu’ils sont quasiment en faillite ? Et en sachant de toute façon que, si leurs affaires ne s’amélioraient pas, ils n’auraient pas à rembourser ?


Ensuite, affirme Cédric Mathiot, « les sommes levées par la SFEF s’élevaient à 63 milliards au moment du rapport [de la Cour des Comptes]. Elles ont depuis grimpé à quelque 77 milliards.


Cette somme n’est pas comptabilisée comme de la dette publique, la SFEF étant considérée comme un acteur privé. Sauf catastrophe et défaillance d’une banque – auquel cas la garantie de l’État pourrait être appelée –, l’opération ne pèsera pas sur le budget de la nation. »


Alors que les autorités de l’Union européenne considéraient que les sommes levées par la SFEF devaient être comptabilisées dans la dette publique, le gouvernement français, qui avait un temps envisagé de privatiser la société pour contourner l’obstacle, a finalement obtenu gain de cause au mois de juillet dernier.


Formellement, ces milliards ne sont pas comptabilisée dans la dette publique.


Il n’en reste pas moins que le déficit de l’État a presque triplé en un an, de 56,2 milliards d’euros à 141 ! Et ce ne sont ni les services publics, santé, éducation, réduits à la portion congrue, qui en sont responsables, ni les fonctionnaires dont les salaires sont quasiment bloqués et les postes de ceux qui partent à la retraite non remplacés. Pas plus que les centaines de milliers de salariés jetés à la rue depuis le début de la crise.


On nous répète aussi que c’est la diminution des recettes, de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, qui expliquerait ce déficit record. C’est vrai, mais pour une partie tout à fait minime seulement ! Cette manipulation des chiffres que ne relève malheureusement pas Cédric Mathiot est destinée à accréditer cet énorme mensonge selon lequel toute la population aurait intérêt à ce que les grosses entreprises engrangent encore plus de profits. Encore plus que les 25,5 milliards d’euros qu’elles ont réalisés pour le seul premier semestre 2009 malgré la crise, grâce à des centaines de milliers de licenciements et à l’intensification de l’exploitation.


Cédric Mathiot met décidément sa plume au service d’une bien mauvaise cause : masquer un gigantesque hold-up sur les finances publiques au profit des banques et des multinationales.

Galia Trépère

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 08:56
9937_image.jpg

 

Il est nécessaire de créer un mouvement d’ampleur pour obtenir la régularisation de tous les sans-papiers.


Il y a 18 mois, démarrait un des plus longs conflits de l’histoire des luttes de travailleurs sans papiers. Restauration, bâtiment travaux publics, sécurité, nettoyage… tous les corps de métiers les plus pénibles et les moins bien rémunérés étaient touchés par un mouvement de grève sans précédent.


Des grèves avec occupation, difficiles, souvent très longues (certaines ont abouti, il y a tout juste quelques jours !), des grèves pour l’égalité des droits, pour la dignité, pour l’obtention des fameux « papiers », qui ne sont pourtant que des autorisations provisoires à résider sur le territoire français afin de s’y faire exploiter.

 

 

Mais des papiers qui permettent de ne pas trembler au premier contrôle policier, de faire respecter ses droits de salariés. « On bosse ici, on vit ici, on reste ici ! Régularisation de tous les sans-papiers » demeure un slogan plus que jamais d’actualité, car si 3 000 dossiers ont pu être régularisés grâce à la grève, plusieurs centaines de milliers de sans-papiers, c’est-à-dire l’écrasante majorité, restent dans une situation d’extrême précarité.


Travailleurs au noir, salariés isolés dans de petites entreprises ou employés de services à la personne, intérimaires, rencontrent les pires difficultés pour rejoindre un mouvement collectif. Alors que les préfectures multiplient les blocages administratifs pour rendre quasi impossible de nouvelles régularisations, il est temps qu’une nouvelle vague de grèves, encore plus forte que la précédente, vienne remettre les pendules à l’heure.


Un tel mouvement, par la visibilité sociale qu’il donnerait à tous les sans-papiers, pourrait enfin apporter de réelles perspectives d’élargissement de la lutte pour l’égalité des droits, pour la liberté de circulation, contre la montée de l’intolérance et du racisme, et placer le combat sur un terrain directement politique. Les défaites, les renoncements à lutter, le repli individualiste ont laissé le champ libre à la droite pour imposer une idéologie policière, sécuritaire et raciste.


Les propos ouvertement racistes d’un Hortefeux n’ont pas suscité de riposte unitaire mais quelques réactions indignées, alors qu’une vraie gauche aurait dû mener campagne pour sa démission. La chasse aux Afghans tabassés par les flics, condamnés à l’errance dans un pays dont ils ignorent tout, fuyant leur pays en proie à la guerre impérialiste menée par l’Otan dont la France fait partie, nécessiterait une riposte d’ampleur.


Où sont les Sartre, les Foucault, les Deleuze, les Guattari, les Dérida d’aujourd’hui, capables d’entraîner avec eux cinéastes, écrivains et chanteurs ?

C’est pourtant un tel mouvement d’ampleur que nous devons viser à recréer, un mouvement politique et culturel capable de s’opposer à la droite dans les luttes tout en lui contestant son hégémonie culturelle.

Alain Pojolat

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 08:52
2724_image.jpg

 

Le remplacement de la taxe professionnelle par la cotisation économique territoriale (CET) est un nouveau cadeau aux entreprises qui sera payé par les contribuables.


La suppression de la taxe professsionnelle (TP), annoncée en début d’année par Sarkozy, sera effective au 1erjanvier 2010. Pour « favoriser la compétitivité et l’investissement des entreprises », comme d’habitude. Car depuis des années, les gouvernements successifs leur ont accordé plusieurs dizaines de milliards sous forme d’allègements, et d’exonérations. Résultat : les patrons licencient et les actionnaires se goinfrent.


La TP, dont le Medef réclamait la suppression, va donc être remplacée par la cotisation économique territoriale (CET) qui comportera deux taxes : une cotisation locale d’activité, la plus faible, assise sur la valeur des locaux, qui sera perçue par les communes et une cotisation sur la valeur ajoutée produite par les entreprises, la plus importante, finançant départements et régions. Cette dernière a, par ailleurs, été plafonnée à 3 % de la valeur ajoutée sur pression du patronat, le projet initial prévoyant 3,5 %.


En outre, les petites entreprises bénéficieront d’un abattement forfaitaire de 1 000 euros. Enfin, les entreprises à forte intensité de main-d’œuvre verront leur cotisation plafonnée à un pourcentage de leur chiffre d’affaires. Avec cette nouvelle réforme, 95 à 98 % des entreprises seront gagnantes, a déclaré la ministre de l’Économie. C’est en effet près de 12 milliards d’euros qu’elles économiseront en 2010 (du fait de reliquat de remboursement). Puis, le gain sera de 7 milliards par an, en régime de croisière. Et les « perdantes » pourront étaler les effets de la réforme sur cinq ans.


La TP est un impôt direct local (comme les taxes foncière et d’habitation). Payée par près de 3 millions d’entreprises, elle finance le budget des collectivités locales (communes, intercommunalités, départements, régions) dont elle constitue la première des ressources. Le manque à gagner pour les collectivités locales sera tel que le gouvernement s’est engagé à le compenser intégralement, par des dotations.


La base de calcul de la TP est constituée par la valeur des locaux occupés (bureaux, usines) et des équipements utilisés (matériel, machines). S’y ajoutait, jusqu’en 1999, le montant des salaires versés, qui a été sorti de la base de calcul par la gauche plurielle alors au gouvernement « pour ne pas pénaliser l’emploi ».


Ce mode de détermination profite aux entreprises de services, dont l’équipement se limite le plus souvent à des bureaux et des ordinateurs (qu’on pense aux traders !) au détriment de l’industrie. Le secteur industriel paye ainsi 60 % de la TP alors qu’il représente 40 % de la valeur ajoutée (la richesse) produite par les entreprises.


Alors, oui à une réforme de la TP, dans le cadre d’un changement radical de fiscalité, plus progressive, plus juste socialement et qui redistribue les richesses. Mais la réforme de Sarkozy, c’est tout le contraire.


Il s’agit en fait d’un nouveau transfert de l’impôt des entreprises sur les ménages, qui vont en plus pâtir des répercussions sur les services publics de proximité, les emplois publics territoriaux et l’investissement local.

C’est une autre logique qu’il conviendra d’imposer : une réforme de la TP qui intègre aussi dans la base d’imposition les actifs financiers des entreprises, actuellement non pris en compte, dans le cadre d’une refonte globale de la fiscalité. 

Eric Lacombe.
Partager cet article
Repost0
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 13:32
George Monbiot charge sabre au clair contre ceux qui affirment que la menace environnementale majeure serait la démographie des pays pauvres. « Ce n’est pas un hasard si la plupart de ceux qui sont obsédés par la croissance de la population mondiale sont de riches hommes blancs, trop âgés pour se reproduire : il s’agit de la seule question environnementale dont ils ne peuvent être tenus responsables, » écrit-il. Le véritable problème n’est pas celui de la démographie mais de la consommation excessive des pays riches, dont les hyper-fortunés donnent une image caricaturale, argumente Monbiot.

par George Monbiot, The Guardian, le 28 septembre 2009

Ce n’est pas un hasard si la plupart de ceux qui sont obsédés par la croissance de la population mondiale sont de riches hommes blancs, trop âgés pour se reproduire : il s’agit de la seule question environnementale dont ils ne peuvent être tenus responsables. Le brillant scientifique spécialiste des systèmes de la Terre James Lovelock a ainsi affirmé le mois dernier que « ceux qui ne parviennent pas à comprendre que la croissance démographique et le changement climatique sont les deux faces de la même pièce de monnaie sont soit ignorants, soit refusent de voir la vérité. Ces deux énormes problèmes environnementaux sont inséparables et il est irrationnel de discuter de l’un tout en ignorant l’autre. » Mais en l’occurrence, c’est Lovelock qui se montre ignorant et irrationnel.


Une étude publiée hier dans le journal Environment and Urbanization montre que les régions où la population a augmenté le plus rapidement sont celles où les émissions de dioxyde de carbone se sont élevées le plus lentement, et inversement. De 1980 à 2005, l’Afrique sub-saharienne est à l’origine de 18,5 % de la croissance de la population mondiale et seulement de 2,4 % de l’augmentation des émissions de CO2. L’Amérique du Nord ne représente que 4 % des nouvelles naissances, mais 14 % des émissions supplémentaires.


Soixante-trois pour cent de la croissance démographique mondiale a lieu dans des régions où les émissions de CO2 sont très basses.


Mais ces faits bruts ne décrivent pas entièrement la situation. Cette étude indique que le sixième de la population mondiale est si pauvre que ses émissions ne sont absolument pas significatives. Tout en étant le groupe dont la croissance est apparemment la plus élevée. Les ménages en Inde qui gagnent moins de 3000 roupies par mois (43 € - 66 CHF) consomment par tête un cinquième de l’électricité et un septième du carburant utilisés par un ménage ayant un revenu de 30 000 roupies ou plus. Ceux qui dorment dans la rue ne consomment presque rien. Ceux qui vivent en fouillant les ordures (une part importante des citadins déshérités) ont le plus souvent un solde négatif d’émission de gaz à effet de serre.


De plus, une bonne part des émissions pour lesquelles les pays pauvres sont tenus responsables devraient en toute justice être attribuée aux nations développées. Par exemple, les torchères des compagnies pétrolières exportatrices du Nigéria ont produit plus de gaz à effet de serre que toutes les autres sources de l’Afrique sub-saharienne réunies. La déforestation dans les pays pauvres est principalement causée par l’exploitation commerciale du bois, de la viande et des aliments pour animaux destinés aux consommateurs des pays riches. Les paysans pauvres font bien moins de dégâts.


David Satterthwaite, l’auteur de cette étude, souligne que la vieille formule enseignée aux étudiants en développement, selon laquelle l’impact total (sur l’environnement) est égal à la population multipliée par la richesse et la technologie (I=PRT) est fausse. L’impact total doit être mesuré ainsi : Consommateurs x Richesse x Technologie. La majorité de la population mondiale consomme si peu qu’elle ne figure même pas dans cette équation. Et c’est elle qui a le plus d’enfants.


Alors qu’il n’y a qu’une très faible corrélation entre réchauffement global et croissance démographique, il y a par contre une forte corrélation entre réchauffement global et richesse. J’ai récemment jeté un coup d’œil sur quelques super-yachts, du style de ceux auxquels sont habitués les ministres travaillistes. J’ai d’abord parcouru les spécifications du Royal Falcon Fleet’s RFF 135, mais lorsque j’ai découvert qu’il ne consommait que 750 l. de fioul par heure, j’ai réalisé que ça n’allait pas impressionner Lord Mandelson.


L’Overmarine Mangusta 105, qui pompe ses 850 l. à l’heure ne surprendrait guère à Brighton. Mais le rafiot qui a vraiment retenu mon attention est construit par Wally Yachts à Monaco. Le WallyPower 118 (qui confère aux imbéciles finis un sentiment de puissance [ En argot anglais, wally signifie imbécile - ndt ] ) consomme 3 400 l. à l’heure lorsqu’il file à 60 nœuds. Ce n’est pas loin d’un litre par seconde. Ou mesuré autrement, 31 litres au kilomètre.


Bien sûr, pour faire un vrai tabac, je devrais m’offrir du tek et des accessoires en acajou de mahogany, y ajouter quelques jet skis, ainsi qu’un mini sous-marin, transporter mes invités au port en jet privé et en hélicoptère, leur offrir des sushis de thon rouge et du caviar beluga, et pousser le monstre si rapidement que je hacherais menu au moins la moitié des espèces méditerranéennes. En tant que propriétaire d’un de ces yachts, je provoquerais plus de dégât à la biosphère en 10 minutes que la plupart des Africains ne peuvent le faire au long de toute une vie. Là ça chauffe vraiment, bébé...


L’une de mes relations qui fréquente les gens très riches me dit que dans la banlieue des banquiers, la lower Thames valley, certaines piscines extérieures sont chauffées à une température suffisante pour s’y baigner toute l’année. Les propriétaires adorent plonger dans leur piscine durant les nuits d’hiver et regarder les étoiles.


Le chauffage leur coûte 3200 € (4 900 Fs) par mois. Cent mille personnes vivant comme ces banquiers épuiseraient les écosystèmes indispensables à la vie plus rapidement que 10 milliards de personnes vivant comme les paysans africains. Mais au moins, les hyper-nantis ont l’exquise attitude de ne pas se reproduire beaucoup, ainsi les vieux riches qui dénoncent la croissance démographique les laissent tranquilles.


En mai, le Sunday Times publiait un article titré : « Un club de milliardaires annonce qu’il veut réduire la surpopulation. » Il révélait que « plusieurs éminents milliardaires américains se sont rencontrés secrètement » afin de décider quelle bonne cause ils devraient défendre. « Un consensus a émergé, consistant à soutenir une stratégie s’attaquant à la croissance démographique, dénoncée en tant que menace environnementale, sociale et industrielle potentiellement désastreuse. »


En d’autres termes, les ultra-riches ont décidé que ce sont les très pauvres qui polluent la planète. On peine à trouver une métaphore. C’est au-delà de la caricature.


James Lovelock, comme Sir David Attenborough et Jonathan Porritt, est l’un des soutiens du Optimum Population Trust. Ce n’est qu’une des campagnes et des organisations caritatives parmi des douzaines dont le seul but est de décourager les gens d’avoir des enfants au nom du sauvetage de la biosphère. Mais je n’ai pas réussi à trouver une seule fondation dont le seul objectif soit de s’occuper des impacts sur l’environnement des très riches.

Les tatillons pourraient argumenter que ceux qui procréent rapidement aujourd’hui pourraient s’enrichir dans le futur. Mais, alors que les hyper-nantis s’approprient une part toujours croissante et que les ressources commencent à se tarir, cette perspective, pour la plupart des très pauvres, est de plus en plus illusoire. Il y a de fortes raisons sociales pour aider les peuples à maîtriser leur démographie, mais pas du point de vue environnemental - sauf pour les populations plus aisées.


L’Optimum Population Trust ignore le fait que le monde se dirige vers une transition démographique : le taux de croissance ralentit presque partout, et selon un article publié par Nature, la population va vraisemblablement atteindre un pic au cours de ce siècle, probablement à 10 milliards. La majeure partie de cette croissance aura lieu dans des populations qui ne consomment presque rien.


Mais personne ne prévoit une évolution de la consommation. Les gens ont moins d’enfants à mesure qu’ils s’enrichissent, mais ils ne consomment pas moins - ils consomment plus. Comme le montre le mode de vie des super-riches, il n’y a pas de limite à la recherche du luxe chez l’homme. On peut s’attendre à ce que la consommation se développe parallèlement à la croissance économique jusqu’à ce que les compteurs de la biosphère atteignent la butée.


Quiconque comprend cela et considère néanmoins que la population, et non pas la consommation, pose le principal problème « ne veut pas », selon les mots de Lovelock, « voir la vérité ». C’est la pire forme de paternalisme, qui accuse les pauvres des dégâts occasionnés par les riches.


Où sont donc les mouvements manifestant contre ceux qui sont pourris de fric et détruisent nos écosystèmes ? Où sont les actions menées contre les super-yachts et les jets privés ? Où donc est la Lutte de Classes quand on en a besoin ?


C’est le moment d’avoir les tripes d’appeler un chat un chat. Ce n’est pas le sexe le problème, c’est l’argent. Ce ne sont pas les pauvres le problème, ce sont les riches.


Publication originale The Guardian,
Partager cet article
Repost0
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 13:09
ABYA YALA est le nom donné par les Indigènes KUNA à l’isthme de Panama, aux deux continents que l’on appelle Amérique du Nord et du Sud.
Le nom Amérique inventé par les conquérants européens en hommage à Americo Vespucci tend à être banni par les peuples autochtones qui s’autodésignaient par une multitudes de noms dans une multitude langues qui ont pour la plupart résisté aux cinq siècles d’acculturation.

Le nom d’Indiens, autre invention des européens, est lui totalement banni.
Chaque groupe ethnique ou communauté de peuple récupère son ancienne auto désignation et également les termes communs traduisant des organisations sociales similaires.

Le terme : Indigena est utilisé sans complexe ( contrairement à son usage en France et en Europe) par les peuples qui se revendiquent comme autochtones , natifs.

Le terme MINGA ou Mutirao désignant un rassemblement en vue d’une action collective est employé dans le continent sud, il n’a pas d’équivalent exact dans les langues européennes. La langue espagnole est largement utilisée dans la démarche politique.

PACHA MAMA : exprime en Kichwa ce rapport d’empathie à la nature ; il est à l’opposé de la vision biblique de séparation de l’homme et de la nature.
Les termes Terre-mère ou Bien vivre ne peuvent traduire la richesse du mot original qui s’inscrit dans une cosmogonie éloignée de notre fond culturel gréco- biblique.
AFFICHE_SEMAINE_OCTOBRE[1].JPG

 



Lors du Forum Social Mondial de BELEM de janvier 2009, les organisations indigènes présentes ont appelé à une « Mobilisation globale de lutte pour la Terre Mère et contre la marchandisation de la vie » pendant la semaine du 12 au 16 octobre.


Lancé aux peuples du monde, c’est un appel qui exige de prendre d’urgence des mesures énergiques pour changer le modèle de développement qui menace de détruire la vie sur la planète.

 

 

Le 4ème Sommet des peuples d’Abya Yala (désignation indigène du continent américain), qui a rassemblé 6 500 délégués autochtones de 22 pays des Amériques à Puno, au Pérou, a lancé également, dans sa déclaration du 31 mai 2009, un appel pour l'organisation d'une journée internationale en défense de la Terre Mère le 12 octobre 2009, et un Sommet alternatif des peuples indigènes, pendant la Convention du Changement Climatique de Copenhague, en décembre 2009.


Le 12 octobre marque le début de l’invasion des Amériques et du génocide des peuples premiers mais rappelle également cinq siècles de luttes et de résistances.


C’est traditionnellement un hommage à ceux qui ont été victimes des conséquences de la conquête et du colonialisme européen, et un moment fort où les peuples autochtones affirment leurs droits et territoires.


C’est aussi un jour de solidarité avec ces peuples qui vivent une nouvelle conquête de la part des multinationales qui s’accaparent et détruisent leurs territoires jusqu’à menacer leur existence même, au nom d’une politique de développement productiviste et capitaliste qui est en train de conduire à une catastrophe planétaire alimentaire, sociale et environnementale.


A l’opposé, les peuples autochtones défendent une alternative de vie en retrouvant leurs racines pour se projeter dans l’avenir : c’est le « Bien Vivre » basé sur des productions locales, solidaires et respectueuses de l’environnement, de l’humanité et des cultures.


Du 10 au 17 octobre, dans divers lieux de la planète auront lieu des mobilisations, des actes culturels et des débats. En France, en réponse à l’appel lancé, nos organisations se rassembleront pour une semaine de solidarité.


Elle permettra de faire entendre directement l’expression de représentants des peuples autochtones, de faire connaître leurs luttes, revendications, de débattre des défis que nous avons à relever ensemble : la lutte contre la marchandisation de la vie et des biens communs, la militarisation des territoires, la criminalisation des luttes sociales et la construction du « Bien Vivre Ensemble » dans la paix et la justice sociale, la souveraineté alimentaire et la préservation de la planète.


Cette semaine sera aussi l’occasion d’exprimer fortement notre solidarité avec les luttes et les revendications des peuples autochtones et d’exiger justice pour tous les militants autochtones persécutés ou emprisonnés à l’instar de Léonard Peltier aux Etats-Unis ou Alberto Pizango au Pérou.


Premières organisations signataires :

ATTAC - CADTM - CALPA - COLCREA - Colectivo Argentino por la memoria - Collectif Alerte Honduras - Collectif des Péruviens en France - Comité Pérou - Comunistas de Perú en Francia - Confédération Paysanne - Coordination Populaire Colombienne à Paris - Consejo Pro-Bolivia Francia - CSIA Nitassinan - France Amérique Latine - France Libertés - Le Cercle Bolivarien de Paris – Le Mouvement de la Paix - Les Verts - MRAP - NPA - Nuestra América en Marcha - PCF - PG – Radio Latinos - Raíces Cubanas - Solidaires - Terre et Liberté pour Arauco - UNIPOMA - Union de Asociaciones Latinoamericanas en Francia (UNION).


L’appel de Belem : *Déclaration des peuples indigènes au Forum social mondial de *Belém, Amazonie, Brésil, 1er février 2009


http://openfsm.net/projects/facili-tation-de-fsl/appel-des-peuples-indigenes-face-a-la-crise-de-civilisation

link

L’appel de Puno : *Déclaration finale du sommet IV Sommet des peuples de Abya Yala à Puno, Pérou, 31 mai 2009


:*http://www.france.attac.org/spip.php?article10111*

link


Contact: projet@franceameriquelatine.fr tel : 01 45 88 22 74

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 13:03

 

La junte militaire au pouvoir en Guinée a commis un massacre sur la population civile, tuant 157 personnes.


Lundi 28 septembre, dans le stade de la capitale Conakry, l’armée guinéenne a ouvert le feu de façon préméditée sur un rassemblement de l’opposition civile, interdit à la dernière minute par le pouvoir. Le bilan est effroyable : au moins 157 personnes ont été tuées, plus de 1200 blessés par balle, de nombreux viols.

 

Ce massacre met fin à toutes les promesses d’une évolution pacifique et démocratique faites par le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), nom de la junte militaire dirigée par Dadis Camara. Ce dernier a prise le pouvoir à la mort l’ancien président dictateur, Lansana Conté, le 23 décembre 2008.


Camara prétendait mettre fin au régime corrompu et dictatorial de l’oligarchie qui s’enrichissait de façon éhontée. Camara avait promis de rendre le pouvoir aux civils rapidement, après une période transitoire qui devait être mise à profit pour démanteler les réseaux de corruption. La junte montre aujourd’hui son vrai visage.


Le pays, où les syndicats sont exceptionnellement forts, a connu une grève générale en janvier et février 2007. La répression brutale de cette grève par le président Lansana Conté s’est soldée par plus de 120 morts.


En réaction au massacre du 28 septembre, le gouvernement français a annoncé l’interruption de sa coopération militaire. On apprend ainsi qu’elle a été reprise et qu’elle a même impliqué la livraison d’armes en 2008.


Aujourd’hui, le pouvoir français semble divisé sur l’attitude à adopter vis-à-vis du régime guinéen. Les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération, Bernard Kouchner et Alain Joyandet, ont condamné la répression.

Kouchner semble décidé à rompre avec Dadis Camara qu’il considère comme un incalculable dangereux. Mais en même temps, Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret, qui sillonne depuis plusieurs mois l’Afrique en mission sans aucun mandat officiel pour Nicolas Sarkozy, reçoit le numéro deux de la junte guinéenne à Paris.


Il l’a assuré que la candidature à la présidentielle de 2010 de Dadis Camara, le criminel qui s’accroche au pouvoir, ne « posait pas de problème » !


Plus que jamais, la solidarité avec les forces politiques civiles, les associations, les syndicats guinéens qui luttent pour une véritable démocratie et la lutte contre les complicités de la France avec les assassins s’imposent. 

Bertold du Ryon

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 11:03


Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg