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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:47


Le recteur de l'académie de Créteil a trouvé une idée pour lutter contre l'absentéisme scolaire : donner une cagnotte, pouvant atteindre 10 000 euros sur l'année scolaire, à une classe dont les élèves sont présents et se conduisent correctement. Cet argent serait utilisé à des projets éducatifs. Six classes, dans trois lycées professionnels, ont été sélectionnées à titre d'essai.

Nul ne peut lui reprocher de vouloir lutter contre l'absentéisme des élèves, qui est un réel problème, plus particulièrement dans les lycées professionnels.

En revanche, les moyens choisis sont plus que discutables. C'est déjà montrer du mépris envers les enseignants, en sous-entendant qu'ils sont incapables d'intéresser leurs élèves.

Et c'est insulter les élèves que de supposer que seule une motivation financière peut les inciter à venir à l'école, et à venir seulement, même pas à faire l'effort de travailler pour acquérir des connaissances nouvelles qui leur permettraient de progresser.

Comme l'a déclaré le pédagogue Philippe Meirieu, qui s'élève contre cette « éducation bancaire », à l'opposé de toute démarche pédagogique : « Les enfants sont capables de défis : au judo, accéder à la ceinture noire, c'est un défi symbolique. À l'école ce doit être pareil. »

L'initiative du recteur revient en outre à faire l'impasse sur toutes les causes qui mènent à cet absentéisme. Pourquoi tant d'élèves de lycées professionnels viennent-ils irrégulièrement en cours ? Il est évident que beaucoup ne se sentent pas motivés par leurs études.

 Bien souvent, ils n'ont pas choisi cette orientation et traînent des pieds pour assister à des cours et préparer un examen qui, ils en sont conscients, ne leur offrira pas d'avenir sur le plan professionnel. Par ailleurs, venant de milieux populaires, ils sont nombreux à travailler afin de ne pas être entièrement à la charge de leurs parents.

 Et les petits boulots qu'ils trouvent, outre qu'ils s'ajoutent à leurs 36 heures de cours hebdomadaires, ne sont pas toujours compatibles avec l'école ; dans ces cas-là, le choix est vite fait. Et ce n'est pas une carotte agitée devant le nez de quelques-uns qui pourra permettre d'inverser la vapeur.

Pour que les élèves voient un intérêt à venir en cours, qu'ils aient envie d'apprendre, de surmonter leurs difficultés, qu'ils comprennent que toutes les connaissances accumulées les rendent plus forts, il faut y mettre les moyens. Les hauts responsables de l'Éducation nationale savent bien qu'il faudrait créer les conditions permettant de rendre les établissements accueillants, avec suffisamment d'enseignants pour stimuler les élèves, et leur donner les moyens, matériels aussi, pour s'ouvrir à la culture, ce qui est loin d'être le cas en lycée professionnel. Mais c'est bien là que le bât blesse.

Ces rapports mercantiles n'ont rien à voir avec la notion d'apprentissage, qui est de s'enrichir par la connaissance. Ils sont à l'image des jetons de présence que touchent les actionnaires pour assister à des conseils d'administration - à une tout autre échelle évidemment - et sont le seul idéal que cette société est capable de proposer aux jeunes.
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:44


Rien n'arrête la lenteur de la justice (Lutte Ouvrière)


En octobre 2007, un magistrat parisien avait lancé quatre mandats d'arrêt internationaux dont deux contre des généraux marocains impliqués dans l'affaire Ben Barka.

Le ministère français de la Justice a récemment donné son feu vert pour que des poursuites soient engagées. Mais il n'a fallu que quelques jours pour que ces poursuites soient suspendues. Quarante-quatre ans après l'enlèvement de Ben Barka, la justice reste donc aux aguets, mais son glaive ne s'abat toujours pas. Ce n'est pourtant pas faute d'ignorer ce qui s'est passé et de connaître les responsables.

Le 29 octobre 1965 Mehdi Ben Barka, ancien dirigeant du Parti de l'Indépendance et premier président de l'Assemblée nationale du Maroc, mais surtout opposant à la dictature du roi Hassan II, nationaliste tiers-mondiste, était interpellé par deux policiers français en plein centre de Paris, à Saint-Germain-des-Prés, et ne devait plus reparaître. Livré à des truands, qui travaillaient eux-mêmes pour les services secrets marocains, il fut assassiné et son corps n'a jamais été retrouvé.

L'enquête sur l'enlèvement révéla un écheveau de complicités liant inextricablement services secrets marocains et français, police française, truands, hommes de main des réseaux gaullistes, allant même jusqu'au ministre de l'Intérieur de l'époque.

Devant le scandale, de Gaulle fit mine de faire le ménage et deux procès eurent lieu en 1966 et 1967, qui envoyèrent en prison quelques comparses et condamnèrent par contumace le général Oufkir, ministre de l'Intérieur de Hassan II, et les truands qui s'étaient réfugiés au Maroc.

Au fil des années, un certain nombre de participants ou de témoins finirent par parler, confirmant ce que l'on savait de l'enlèvement et de l'assassinat.

Sur les instances du fils de Ben Barka, en 2000, les autorités françaises ont accepté d'ouvrir les archives des services secrets concernant l'affaire. À peu près toutes les personnalités françaises et marocaines les plus impliquées étant mortes, les deux généraux marocains aujourd'hui visés par les mandats d'arrêt ne pouvaient à l'époque être que des comparses, vu leur jeune âge.

À supposer que les mandats d'arrêt aient été confirmés, à supposer que le régime marocain ait accepté de les exécuter, ils n'auraient sans doute rien révélé de bien nouveau sur cet assassinat politique, ni sur la complicité de membres de l'appareil d'État français qui l'ont permis.

Vieille histoire sans doute, mais révélatrice du comportement de services de police qui ne répugnent pas à mettre leur savoir-faire au service des basses œuvres d'une dictature impitoyable... mais amie. Et c'est évidemment parce que cette amitié court toujours que le gouvernement français a coupé court à l'exécution de ces mandats d'arrêt.

Mehdi Ben Barka et la Tricontinentale

Lors de son enlèvement à Paris, le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka préparait la conférence tricontinentale, qui s’est tenue à La Havane en janvier 1966. C’est cette dimension moins connue de l’activité du dirigeant socialiste marocain – animateur des mouvements révolutionnaires du tiers-monde – que nous évoquons à l’occasion du quarantième anniversaire de son assassinat.

Par René Gallissot

L’année 1956 fut vertigineuse : secousses du bloc communiste, expédition franco-britannique de Suez. Le 26 juillet, en Egypte, le président Gamal Abdel Nasser a nationalisé la Compagnie du canal de Suez. On attend l’effondrement de l’Egypte ; c’est le contraire qui se produit, avec la poussée des luttes d’indépendance.


La conférence de Bandung, en avril 1955 (1), avait annoncé l’essor des mouvements d’émancipation nationale d’Asie et d’Afrique avant que l’embrasement ne se propage en Amérique latine, puis gagne les colonies portugaises d’Afrique et, à terme, l’Afrique du Sud.


Qui se souvient aujourd’hui du 14 juillet 1958, quand la République est proclamée à Bagdad, éclatante, sans voiles religieux, renouvelant la déclaration de 1789, séculière, fédérant les minorités, promettant le pluralisme de pensée et d’expression ? La guerre française d’Algérie n’en finit pas, mais la lutte algérienne tient jusqu’au bout. Pour l’Afrique, le centre de gravité se situe au Congo, qui sort de la domination de la Belgique. La Tricontinentale existe d’abord de fait.


C’est pour mettre en convergence les mouvements de libération du tiers-monde que Mehdi Ben Barka (2), au moment de son assassinat, en octobre 1965, préparait la conférence tricontinentale, qui devait se tenir à La Havane du 3 au 13 janvier 1966.


L’Organisation de solidarité des peuples d’Afrique et d’Asie (OSPAA) s’était réunie pour la première fois à Accra, au Ghana, dès 1957. Près de cinq cents délégués venus de trente-cinq pays représentaient les mouvements de libération et les partis plus que les Etats – une sorte de mouvement international. Ismaël Touré, frère du président de la Guinée (Conakry) Ahmed Sékou Touré, présidait le conseil gérant le fonds de solidarité, assisté de trois vice-présidents, dont Ben Barka.


La question posée dans les réunions de l’OSPAA était de savoir si le mouvement afro-asiatique devait s’élargir à Cuba, aux Caraïbes et à l’Amérique latine. Elle fut de nouveau posée au Caire, en mars 1961, par la nouvelle commission, intitulée commission sur le néocolonialisme, présidée par Ben Barka.


L’institutionnalisation des régimes issus des indépendances soulève de nouveaux problèmes et amène à établir une différence entre ce qui relève d’une stratégie de pouvoirs étatiques et ce qui relève d’une internationale de mouvements de libération. En 1961, face aux gouvernements « modérés », le groupe de Casablanca réunit les Etats dits progressistes : l’Egypte, le Ghana (qui pousse à l’unité africaine sous l’impulsion de Kwame Nkrumah), la Guinée, le Mali, la Libye (comme lieu de rencontre ou refuge) et le Maroc, au bénéfice du gouvernement de gauche d’Abdallah Ibrahim, qui vient cependant d’être renvoyé.


Ce groupe disparaît à la proclamation en 1963 de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), qui se dote, au congrès d’Addis-Abeba, d’une charte liant les Etats. Sa mission impérative est de préserver « l’intégrité territoriale » : un Etat, un peuple, un territoire. Parler au nom de l’Etat, c’est parler au nom du peuple et se l’approprier. Le populisme d’Etat est donc le fondement idéologique de l’organisation. L’action de l’OSPAA vise, en revanche, à donner aux indépendances un projet national de développement et à rompre l’enfermement nationaliste par la solidarité.


En raison de deux condamnations à mort au Maroc, Ben Barka se trouvait en exil entre Le Caire et Genève. Durant les quelque six mois passés à Alger en 1964, il s’emploie à donner une perspective internationaliste à la conjonction des luttes de libération nationale. L’inspiration ne fait pas seulement écho aux éclats de colère de Frantz Fanon (3) ; elle vient de plus loin, du Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire, de l’ouvrage d’Albert Memmi Portrait du colonisé,Portrait du colonisateur (1957). Elle s’est nourrie dans les échanges avec la pensée contestatrice de la puissance impériale britannique en Afrique (Jomo Kenyatta, Kwame Nkrumah, Julius Nyerere).

 

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La capitale algérienne était devenue le foyer intellectuel de la contestation révolutionnaire internationale. On y retrouvait les dirigeants des mouvements de libération et, en premier lieu, après les troubles en Angola (1961), en Guinée-Bissau (1963) et au Mozambique (1964), les exilés des colonies portugaises. Métis et minoritaires, les intellectuels capverdiens, notamment Amilcar Cabral (4), faisaient écho aux courants libérateurs venus du continent américain. L’une des figures les plus puissantes du mouvement noir aux Etats-Unis, Malcolm X, séjournait à Alger en 1964 ; Ernesto Che Guevara, avant d’aller au contact des maquis du Congo, y passe également au printemps 1965.


Rompre le sous-développement est non seulement un projet national, mais aussi une action concertée contre la dépendance du système capitaliste, dont les pôles dominants sont divers tout en étant liés à l’hégémonie économique et politique des Etats-Unis. « L’Afrique est l’Amérique latine de l’Europe », répète Ben Barka. Travailler à fédérer le Maghreb et l’Afrique prend une dimension anti-impérialiste.


On sort du national-développementalisme, qui va murer la gauche dans le cadre des nouveaux Etats et la lier à leur service tant par nationalisme que par élitisme technocratique. Le mouvement tricontinental n’appartient pas à la mouvance soviétique, ce qui provoque des frictions avec les partis communistes, pas plus qu’il ne sacrifie au maoïsme. Ben Barka entend développer une dynamique autonome ; son tour de force est de trouver le point d’équilibre entre la Chine et l’URSS pour s’assurer leur aide.

Assassinats politiques et coups d’Etat

Ben Barka veut lancer à Alger une publication d’information, d’agitation et de réflexion de la commission anticolonialiste de l’OSPAA, sous le titre La Revue africaine. La vision s’élargit à la révolution cubaine et à l’Amérique latine. Ce qui l’enthousiasme à Cuba, c’est le succès de la campagne d’alphabétisation dont il rêve pour le Maroc. Il s’emploie à mettre sur pied un Centre d’études et de documentation sur les mouvements de libération nationale, et, pariant sur le potentiel révolutionnaire de la jeunesse du tiers-monde, il trace l’esquisse d’une université tricontinentale.


Parallèlement, à Alger, Henri Curiel  (5) active son réseau Solidarité. A l’époque, il a deux préoccupations : aider les déserteurs américains qui refusent d’aller au Vietnam, et ouvrir des centres de formation pour des militants de l’African National Congress (ANC), interdit depuis 1960, qui luttent contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Curiel signe peut-être ainsi son arrêt de mort : il sera assassiné en 1978.

 

Depuis Cuba, après l’échec de l’expédition de la baie des cochons, décidée par le président John F. Kennedy pour renverser M. Fidel Castro, ce dernier défie les Etats-Unis et déclare, lors d’un discours à La Havane, le 16 avril 1961 : « Les idées socialistes sont les idées révolutionnaires de la présente époque historique. » Washington décrète le blocus de Cuba (qui n’est toujours pas levé).


La Havane se rapproche alors de Moscou, et la crise des missiles, à la suite de l’installation de fusées soviétiques sur l’île, entraîne les deux blocs au bord d’une confrontation militaire. En février 1962, Cuba est exclue de l’Organisation des Etats américains (OEA). M. Castro réplique en demandant « aux peuples de se mettre en mouvement ». C’est l’objectif de la Tricontinentale. Le 3 octobre 1965, au cours d’une conférence de presse préparatoire au congrès de La Havane, Ben Barka déclare que « les deux courants de la révolution mondiale y seront représentés : le courant surgi avec la révolution d’Octobre et celui de la révolution nationale libératrice ».


C’est dans cet élan révolutionnaire de la Tricontinentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka. Dans l’exécution du crime, la part marocaine, au sommet de l’Etat, est certes majeure. Au Maroc, les lycéens et les étudiants protestent, les 22 et 23 mars 1965, contre les quotas scolaires et sont rejoints dans les rues par leurs parents. Une manifestation de masse est réprimée, à Casablanca, par le général Mohammed Oufkir, ministre de l’intérieur.


L’état de siège est décrété. Second volet, Hassan II laisse entendre à l’adresse de Ben Barka qu’une ouverture vers un gouvernement d’union nationale est possible. En exposant les conditions d’une transition démocratique qui ne sont pas réalisées, Ben Barka donne sa réponse politique dans la présentation qu’il rédige alors pour son rapport, au IIe Congrès de l’Union nationale des forces populaires de 1962, et qui prendra le titre d’Option révolutionnaire au Maroc  (6).


Dès juin, la fausse fenêtre se referme. La concertation entre le Palais et les services spéciaux ainsi que la diplomatie des Etats-Unis est devenue plus étroite.

Pour l’essentiel, Ben Barka se consacre à la préparation de la Conférence tricontinentale. Le IVe Congrès de l’OSPAA, réuni à Accra (Ghana) du 6 au 19 mai 1965, a enfin décidé d’intégrer l’Amérique latine et de tenir compte de la conférence fondatrice à La Havane en janvier 1966. Ben Barka préside le comité préparatoire. En juillet, il s’assure du concours des Soviétiques et des Chinois.


Il définit les objectifs : aide aux mouvements de libération nationale – notamment au mouvement palestinien ; intensification des luttes, y compris armées, sur les trois continents ; soutien à Cuba ; liquidation des bases militaires étrangères ; opposition aux armes nucléaires, à l’apartheid et à la ségrégation raciale. La finalité est la « libération totale ». Fin septembre, Ben Barka se rend à La Havane afin de mettre au point l’ouverture de la conférence pour le 3 janvier 1966.


Eliminer Ben Barka était devenu une exigence majeure dans la répression internationale des insurrections du tiers-monde. Or le 19 juin 1965, à Alger, le coup d’Etat du colonel Houari Boumediène privait Ben Barka et le projet de Tricontinentale du soutien du président Ahmed Ben Bella. Par ailleurs, le 30 septembre, le président Sukarno avait perdu, de fait, son pouvoir en Indonésie, qui était une des premières bases du mouvement.


Pour comprendre la finalité du crime, il suffit de relever la série d’assassinats politiques et de coups d’Etat qui, à la même époque, visent à rétablir l’ordre réactionnaire. En cette seule année 1965 : le premier ministre d’Iran, Ali Mansour, est tué le 21 janvier ; un des chefs de l’opposition portugaise, Humberto Delgado, le 13 février ; Malcolm X, le 21 février ; le vice-ministre de la défense du Guatemala, Ernesto Molina, le 21 mai, etc. Che Guevara sera abattu en 1967, Martin Luther King en avril 1968, Cabral en janvier 1973...


C’est en recourant à la force armée et aux commandos de l’ombre, en imposant des dictateurs ou en déclenchant des guerres d’intervention que s’est exercée, à cette époque, entre la fin de la guerre d’Algérie (1962) et la fin de la guerre du Vietnam (1975), une sorte de « lutte de classes mondiale ». La recherche d’une véritable émancipation poussait alors en avant les mouvements de libération, dont le mouvement tricontinental s’efforçait de capter le potentiel progressiste. C’est cette perspective de libération mondiale qu’on a voulu tuer en assassinant Ben Barka.

René Gallissot.
(Sur "l'affaire" on peu aussi lire "L'affaire N'Gustro" excellent polar de Jean Patrick Manchette ).
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:34
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Le 10 octobre sera une étape clé de la campagne de boycott des produits en provenance d’Israël. Des actions sont organisées dans toute la France.


En France la campagne « Boycott, désinvestissements et sanctions » (BDS) s’articule actuellement autour de la coalition contre Agrexco, une entreprise d’exportation de fruits et légumes israéliens cultivés en partie dans les colonies, dont celle de la vallée du Jourdain, où 7 000 colons se sont appropriés 95 % des terres des paysans palestiniens et contrôlent 98 % de l’eau.

 

Georges Frêche, président du conseil régional de Midi-Pyrénées,  exclu du PS en 2007 après des déclarations racistes concernant les harkis, s’apprête à subventionner Agrexco pour son installation dans le port de Sète.


Le samedi 10 octobre, des actions unitaires seront organisées dans toute la France, et notamment à Montpellier contre Agrexco. Distributions de tracts, actions et mobilisations, face à l’incurie des gouvernements de l’Union européenne et des États-Unis en premier lieu, le mouvement de solidarité avec la lutte du peuple palestinien entre en action.


La campagne BDS contre Israël a démarré en 2005, à la suite d’un appel de la société civile palestinienne signé par l’ensemble des composantes du peuple palestinien. L’objectif est clairement de faire céder le gouvernement israélien sur trois points : la fin de l’apartheid et de la colonisation et le droit au retour de tous les réfugiés palestiniens.


La campagne BDS s’attaque à l’impunité dont jouit depuis de nombreuses années l’État d’Israël. Malgré la colonisation et l’expulsion massive des Palestiniens de leurs lieux de vie, malgré la construction du mur qui enclave toujours plus le peuple arabe, malgré l’apartheid et l’entrave quotidienne des libertés de circulation, la plupart des  gouvernements internationaux continuent de considérer l’État d’Israël comme un partenaire économique, politique et culturel.


La campagne BDS a pour but de sanctionner le gouvernement israélien par la pression populaire tant que celui-ci ne respectera pas le droit international.


Participer à cette campagne, c’est encourager le boycott des produits fabriqués en Israël, mais aussi boycotter les institutions académiques, universitaires, culturelles et sportives, c’est exiger des entreprises privées et publiques qu’elles cessent leurs investissements en Israël, c’est exiger des États et des gouvernements qu’ils prennent des sanctions (politiques, diplomatiques, économiques) contre Israël.


Un peu partout, on assiste à la construction d’un mouvement populaire, redynamisé suite aux mobilisations condamnant le massacre de Gaza en janvier 2009, l’opération « plomb durci », qui a fait 1 315 morts, dont 433 enfants, et 6 000 blessés dont une écrasante majorité de civils. Une structure unitaire « Campagne BDS France » a été mise en place, fin juin 2009. Elle regroupe des associations, des syndicats, des partis politiques dont le NPA.


Aujourd’hui le mouvement connaît ses premières victoires :


–  le désengagement d’un fonds de pension gouvernemental norvégien de la compagnie israélienne Elbit ;

– le retrait, par la banque britannique BlackRock, de ses investissements dans le groupe israélien Lev Leviev (qui construit des colonies),

–  l’appel de protestation contre la décision du Festival international du film de Toronto de « célébrer Tel Aviv » lors de son édition 2009, signé (entre autres) par Ken Loach, Jane Fonda, Danny Glover, Eve Ensler, Elia Suleiman, Howard Zinn et Naomi Klein.

La réussite du 10 octobre sera point un d’appui important pour la suite de la campagne. 

Linda Sehili

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:29
Communiqué du NPA.

 

L'enseignement professionnel n'en finit pas d'être un terrain d'expérimentation.


Après l'orientation subie que connaissent beaucoup de jeunes se retrouvant dans une formation professionnelle non choisie, après la réduction à 3 ans, au lieu de 4, de la prépartion au Bac Pro, voilà maintenant l'argent comme carotte pour lutter contre l'absentéisme.


Cette « cagnotte » d'un montant de plus de 770 000 euros est une réponse coûteuse et qui ne résoudra rien.


Coûteuse quand on voit par ailleurs le gouvernement supprimer, chaque année, des dizaines de milliers de postes dans l'éducation nationale, rogner sur toutes les lignes budgétaires pour faire des économies.


Elle a, de plus, de grandes chances de pourrir le climat dans les classes et les établissements scolaires. Quand on voit les critères choisis pour augmenter la cagnotte de départ de 2000 euros, à savoir la présence en cours, les résultats scolaires, la discipline, on imagine les pressions de toutes sortes qui pourraient s'exercer aussi bien sur les élèves que sur les professeurs pour arriver aux 10 000 euros escomptés.


C'est la conscience de suivre une formation débouchant sur un emploi qui pourra motiver les jeunes et faire baisser le taux d'absentéisme.


Cela passe par une orientation qui respecte leur choix, un nombre suffisant de places pour les accueillir dans les lycées, des créations de postes d'enseignants titulaires pour abaisser les taux d'encadrement et non pas 29 000 supressions de postes en 2 ans, une allocation d'étude pour tous les jeunes en formation ou en recherche d'emploi.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 14:24
Communiqué du NPA.

Un charter franco-britannique serait en préparation pour ramener de force à Kaboul des réfugiés afghans.


Ainsi, après avoir procédé à une rafle médiatique, E. Besson, ministre de l'immigration et de l'identité nationale, se prépare à franchir un pas de plus dans la traque aux sans-papiers et aux réfugiés.


Le NPA s'associe aux 34 organisations et associations qui dénoncent ce charter conjoint franco-anglais et condamne l'expulsion collective d'une quarantaine de réfugiés, raflés à Calais ou détenus dans un centre de rétention, et ce, au mépris de tous les droits fondamentaux de la personne humaine.


Les gouvernements français et anglais en voulant expulser des réfugiés qui ont fui la guerre en Afghanistan prennent la lourde responsabilité de mettre leur vie en danger.


Une première tentative d'un charter conjoint avait déjà été tenté fin 2008, sans suite devant la mobilisation.


Il faut exiger des gouvernements français et anglais qu'ils renoncent à leur projet d'expulsion collective, il faut imposer par la mobilisation, qui doit se poursuivre, le respect du droit d'asile et que les réfugiés soient traités correctement c'est-à-dire qu'ils trouvent aide et protection en Europe, au lieu d'être traqués comme ils le sont aujourd'hui.

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 09:23

7 octobre 2009 - Le Télégramme


Le collectif anti base élèves a manifesté, hier matin, devant l'inspection académique, à Quimper, où la dernière enseignante du Finistère à faire de la résistance a été rappelée à l'ordre par l'inspection.

La directrice du regroupement pédagogique intercommunal des écoles de Cléden, Plogoff et Primelin refuse depuis le début d'enregistrer les enfants dans le logiciel «base élèves». «Partout en France, y compris dans le Finistère, on a recueilli des milliers de pétitions de parents d'élèves qui découvrent avec effarement que leurs enfants sont fichés», a rappelé Hervé Colimard, le porte-parole du collectif anti base élèves. Plus d'un millier de plaintes de parents d'élèves ont été déposées et des dépôts de plainte collectifs seront mis en place dans toute la France en coordination avec le Collectif national de résistance au fichier base élèves. «On continuera d'agir car nos enfants méritent mieux qu'un fichier qui risque de les stigmatiser. On sait aussi que des policiers ont pu utiliser ce fichier pour repérer des enfants de sans-papiers», poursuit ce dernier, saluant le courage de cette directrice qui a réussi à tenir jusque-là.

Maintenir la vigilance

«En France, nombre de directeurs ont été sanctionnés. Il y a eu des rétrogradations, des prélèvements sur salaire», souligne, par ailleurs, le représentant du collectif, ajoutant: «Si on ne maintient pas la vigilance, on craint que les questions qui ont été enlevées (*) concernant la langue parlée à la maison ou le pays d'origine, ne réapparaissent».

«Mes inquiétudes demeurent»

Les manifestants ont également fait prévaloir les recommandations du Comité des droits de l'enfant qui préconise que seules les données anonymes soient rentrées dans ce fichier et que celles-ci soient régulées par la loi. Des arguments exposés aussi par la directrice qui n'ont pas eu l'heur de convaincre. L'inspection d'académie lui a rappelé ses devoirs en tant que fonctionnaire et directrice d'école et lui a demandé de justifier par écrit sa position. «Sur le pourquoi de la base élèves, je n'ai pas eu de réponse et mes inquiétudes demeurent»
, avouait l'enseignante à l'issue de son entrevue.


* En juin2008, le ministre de l'Éducation nationale Xavier Darcos a reconnu qu'un certain nombre de questions contenues dans ce fichier portaient atteinte aux libertés et les a fait enlever.

  • Delphine Tanguy
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 08:59
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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 13:13


 

Au centre et au sud du vieux continent — en Allemagne et au Portugal — les élections législatives du 27 septembre marquent une sanction électorale historique de la social-démocratie.


En Allemagne le SPD perd un tiers de son électorat, soit plus de 4,5 millions de voix en cinq ans, et avec 23 % des suffrages exprimés obtient le score le moins bon depuis 1949. Au Portugal, le PSP du premier ministre sortant José Sócrates perd un cinquième de son électorat, soit plus de 500 000 voix, et avec 35,56 % des suffrages ne parvient plus à s’assurer la majorité absolue au Parlement. C’est son résultat le plus bas depuis 1991.


Le SPD, après avoir mené une politique de démontage des acquis sociaux de 1998 à 2004 et après avoir engagé — en rupture avec la Constitution allemande — les forces armées dans une intervention extérieure (Kosovo), pour laquelle il avait déjà subi une sanction électorale, est entré en 2004 dans le gouvernement de « grande coalition » avec la CDU-CSU, dirigé par Angela Merkel (CDU). Il le paye aujourd’hui. Selon un sondage les électeurs qui ont abandonné cette fois le SPD se sont réfugiés dans l’abstention (1,6 million), ont préféré l’original à la copie en votant pour la CDU (620 000), ou ont choisi des organisations de l’opposition (780 000 se reportant à gauche en votant pour Die Linke et 710 000 choisissant les Verts, hors du gouvernement depuis 2004).


Ayant remporté la majorité absolue au Parlement en 2005, le PS portugais a poursuivi et aggravé la politique de contre-réformes antisociales entamée par José Manuel Durão Barroso (PSD). Face à la crise, le gouvernement social-démocrate a choisi de sauver de la faillite les banquiers au lieu d’établir une politique bancaire publique. Il a démantelé le Code du travail pour faciliter les licenciements et généraliser la précarité, alors que le chômage a dépassé, selon les chiffres officiels, le seuil de 500 000 chômeurs, dont près de la moitié ne bénéficie d’aucune allocation de chômage. Il a commencé la contre-réforme de l’enseignement, menant une guerre ouverte contre la fonction publique comme aucun gouvernement précédent n’avait encore osé le faire. L’électorat socialiste a massivement choisi l’abstention (qui a atteint un record de 39,46 % des inscrits), mais s’est aussi reporté sur la gauche (surtout vers le Bloc de gauche) et sur la droite (vers les ultra-libéraux du CDS-PP).

Percée de la gauche radicale

Le recul de la social-démocratie dégage, tant en Allemagne qu’au Portugal, un espace électoral pour les organisations de la gauche radicale, Die Linke (La Gauche) et Bloco de Esquerda (Bloc de gauche, BE).


Die Linke — fruit de la fusion du Parti du socialisme démocratique (PDS, issu de l’ancien parti de l’État est-allemand) et de l’Alternative électorale travail et justice sociale (WASG, fondé par des sociaux-démocrates et des syndicalistes déçus par la politique du gouvernement du SPD ainsi que par des militants de la gauche révolutionnaire et des mouvements sociaux) — progresse de manière très significative, obtenant 11,9 % et 76 élus (8,7 % et 54 élus en 2004).


Fait nouveau, il dépassé la barre de 5 % dans tous les Länder occidentaux, obtenant une moyenne de 8,3 % dans l’ex-République fédérale allemande (et 26,4 % dans l’ex- Allemagne de l’Est).


Il a centré sa campagne sur la « reconstitution de l’État social », en particulier pour le salaire minimum à 10 euros de l’heure, et pour le retrait de l’armée allemande de l’Afghanistan. Il a également obtenu de bons résultats dans les deux élections régionales qui ont eu lieu le 27 septembre, dans les länder de Brandenbourg (ex RDA, 27,2 %) et de Schleswig-Holstein (ex RFA, 6,0 %), après avoir déjà percé lors des régionales du 31 août 2009 (21,3 % en Sarre, ex RFA, ainsi que dans deux länder de l’ex RDA : 20,6 % en Saxe et 27,4 % en Thuringe).


Les résultats de Die Linke traduisent des éléments de résistance sociale face à la politique néolibérale et une polarisation à gauche d’une partie de l’électorat, du mouvement syndical et des mouvements sociaux.


La conjonction de la crise économique et de la crise des partis traditionnels ouvre effectivement un espace à la gauche radicale, mais cette situation fait, aussi, rebondir les débats politiques d’orientation qui traversent Die Linke.


Par ailleurs ce parti est divisé. Sa majorité lorgne vers une insertion institutionnelle et souhaiterait, comme elle le fait déjà dans le land berlinois, administrer la crise du capitalisme en alliance avec le SPD. Oskar Lafontaine n’a pas abandonné l’idée de gouverner la Sarre en alliance avec le SPD et les Verts — qui lui ont tourné le dos alors que ces trois partis disposent de la majorité régionale.


De telles alliances gestionnaires seraient également arithmétiquement possibles en Thuringe, dans le Brandebourg ou en Saxe-Anhalt. Elles ouvriraient la voie à une véritable intégration de Die Linke dans la politique gouvernementale en Allemagne, réalisant les aspirations de ceux qui, nostalgiques du parti-État est-allemand, trouvent que la quarantaine à laquelle ils sont soumis a assez duré.


Paradoxalement le succès remporté par Die Linke risque donc d’y accélérer la polarisation entre l’ancienne et la nouvelle gauche. Les courants anticapitalistes en son sein sont minoritaires. Pour faire face aux dangers qui se dessinent, ils devront non seulement être capables de défendre les acquis de leur parti — l’exigence de la sortie de l’Allemagne de l’OTAN, qui reste un frein à l’intégration de leur parti — mais aussi de formuler une orientation alternative dans les luttes à venir.


Au Portugal, au contraire, c’est la nouvelle gauche radicale, clairement anticapitaliste, qui progresse. Issu de l’alliance entre trois forces anticapitalistes (l’Union démocratique populaire, d’origine maoïste, le Parti socialiste révolutionnaire, section portugaise de la IVe Internationale, et Politica XXI, un courant qui a rompu sur la gauche avec le PC), le Bloco de esquerda, enregistre un succès historique. Avec 557 091 suffrages (9,85 %), contre 364 430 (6,35 %) en 2005, il double sa représentation parlementaire (16 élu-e-s).


Mais surtout il obtient une véritable représentation nationale, avec des député(e)s non seulement à Lisbonne, Porto et Setubal, mais également à Aveiro, Braga, Coimbra, Faro, Leiria et Santarem. Il devient le quatrième parti national, devançant le PCP (qui, avec 446 172 voix — 7,88 % — progresse de 14 163 votes par rapport à 2005 et obtient 15 député-e-s, soit un de plus). Ce succès devrait aider le Bloco à améliorer également ses résultats lors des élections locales qui auront lieu le 11 octobre prochain.


A la question posée, notamment dans les derniers jours de la campagne électorale, d’éventuels accords de majorité parlementaire ou de gouvernement, entre le Bloco et le PS portugais, la réponse de  Francisco Louça a été claire et nette. Elle se résume en trois lettres : « Nao » (Non). Cette prise de position est un exemple et un point d’appui pour toute la gauche anticapitaliste européenne dans les batailles politiques à venir.


Évoquant l’avenir après l’annonce des résultats, Francisco Louça, coordinateur du BE, a annoncé hier soir trois priorités immédiates. « La première, c’est l’aide sociale pour les chômeurs auxquels José Sócrates (premier ministre PS) a retiré l’allocation de chômage.


Une gauche forte sera mieux en mesure de lutter contre la précarité et pour l’abrogation du nouveau Code du travail », a-t-il dit. La seconde est de mettre fin à l’actuelle évaluation des enseignants. « Le PS va crier victoire malgré la perte de sa majorité absolue et de beaucoup de votes. Mais aujourd’hui Maria de Lurdes Rodrigues (ministre sortante de l’éducation) a perdu sa place. Nous nous sommes levés pour l’éducation, nous continuerons ».


La troisième priorité du Bloc, c’est un impôt sur les grandes fortunes pour financer la convergence des retraites avec le salaire minimum et pour la retraite complète après 40 ans de travail. Avec le renforcement historique du Bloc, « rien ne sera plus comme avant », a dit Louça. « Le BE est une gauche alternative, une gauche de combat, qui sanctionne l’arrogance et l’absolutisme de la majorité absolue du PS. (…) Nous sommes dans l’opposition contre les nouvelles privatisations annoncées, comme celle des aéroports, dans l’opposition contre la destruction des services publics, dans l’opposition contre la destruction du secteur national de la santé » a-t-il conclu.


Commentant ces résultats, Alda Sousa, ancienne députée du BE, écrit : « Au Parlement, le Bloc et le PC ont ensemble 31 élus, représentant 18 % des voix. Jamais à la gauche du PS un résultat pareil ne s’était produit. Minoritaire au Parlement, le PS va être obligé de choisir de faire passer des propositions de gauche — comme celles que nous présenterons et qui découlent de notre programme et de notre mandat — ou bien s’allier à la droite réactionnaire que représente le PP. Le cadre politique est plus polarisé. Les luttes politiques et sociales vont croître dans les mois à venir. Elles pourront compter sur le Bloc, qui est plus fort que jamais. »

Instabilité politique

Si les succès de la gauche radicale sont porteurs d’espoir, tant en Allemagne qu’au Portugal, les gouvernements issus de ces élections seront des gouvernements bourgeois, agressifs contre les salariés, dont la politique visera à augmenter le taux de profit coûte que coûte.


La bourgeoisie et ses administrateurs — qu’ils soient sociaux-démocrates, comme José Sócrates, ou chrétiens démocrates, comme Angela Merkel — n’envisagent nullement une « inflexion keynésienne » de leur politique. Ils veulent au contraire « restaurer la rentabilité » et dans ce but accroître l’exploitation du travail.


Pour cela ils ne retiennent des résultats électoraux que le fait que, même si leurs partis reculent — les chrétiens démocrates allemands ont reculé, en particulier en Bavière, comme le PSP — ils arrivent en tête cette fois-ci encore et peuvent continuer à gouverner. Ils peuvent pour cela compter sur les petits partis de droite qui se sont requinqués après une cure dans l’opposition — le CDS-PP au Portugal ou le FDP en Allemagne — et dont les veilles rengaines (« moins d’impôts », « moins d’État ») apparaissent comme des idées nouvelles après les années de reniements des gouvernements sociaux-démocrates.


Les médias ont déjà donné le ton : « Angela Merkel, victorieuse, devra compter avec les libéraux [encore plus agressifs] renforcés », « Le Parti socialiste portugais remporte les législatives »… Ces titres du Monde du 29 septembre (mais on pourrait citer des dizaines d’autres !) sont symboliques : l’orage est passé, clament-ils, mettez-vous à l’ouvrage !…


Et le brouhaha médiatique est encore plus fort en Irlande, où il s’agit de persuader la population qu’elle ne peut pas répéter le « non » au Traité de Lisbonne, que sa lutte est perdue et que le 2 octobre il faut se soumettre…

Les étoiles montantes de la gauche radicale, au sud et au nord de l’Europe, devront briller bien fort pour rester visibles face à l’apparente luminosité des grands astres morts ou mourants.


Paris, 28 septembre 2009

* Jan Malewski et François Sabado, rédacteurs d’Inprecor, sont membres du Bureau exécutif de la IVe Internationale et militants du Nouveau parti anticapitaliste (France).

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 13:07

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Ce sont plus de 25 000 personnes qui ont manifesté ce Samedi 03 Octobre dans les rues de Pointe-à-Pitre pour exiger le respect des engagements pris par l’Etat français dans le protocole de suspension de conflit du 4 mars 2009.

 

En effet,

• L’accord BINO, instituant une augmentation de salaire de 200 € net pour près de 60 000 salariés du secteur privé, a été détourné par l’Etat de son objectif principal, d’abord en l’appelant RSTA comme s’il s’agissait d ‘une allocation donnée par bonté d’âme aux « pauvres travailleurs » par l’ « Etat généreux », ensuite en limitant le nombre de bénéficiaires et enfin en l’amputant de l’article 5 qui garantissait aux salariés sa prise en charge par l’employeur au terme des aides de l’Etat et des Collectivités.


• L’autorité de la concurrence confirme dans son dernier rapport que les importateurs distributeurs volent depuis toujours les Guadeloupéens en pratiquant des prix exorbitants s’offrant des rentes de situation et cela avec la complicité des services de l’Etat.


• L’Etat s’est engagé à financer un plan d’urgence pour la formation professionnelle et l’insertion en faveur de 8.000 jeunes en difficulté. Six mois plus tard, RIEN N’A ETE FAIT alors que 60% des 16-25 ans sont en chômage et que la violence et la délinquance se banalisent sur l’ensemble du territoire avec comme seule réponse des autorités, la répression et le mépris des jeunes !


• L’Etat vient de subventionner à hauteur de 44 millions € les compagnies pétrolières et principalement TOTAL. Cette dernière réclame encore 66 millions d’euros. Aucun des engagements pris par l’Etat dans ce dossier n’a été respecté et pourtant, Mme Penchard annonce une hausse du carburant de 22 centimes. Tous les rapports rédigés par les propres services de l’Etat et la Mission Parlementaire considèrent que le mode de fixation et la structure des prix sont générateurs de PWOFITASYON au détriment du consommateur Gwadloupéyen.


LKP exhorte l’ensemble des Travailleurs, des Jeunes, des Retraitées, des Chômeurs de GUADELOUPE à se préparer, dans les communes, dans les entreprises, dans les quartiers, dans les villes, en famille, entre amis, à une vaste et large mobilisation pour faire respecter la parole donnée.


LKP EXIGE NOTAMMENT :

- Le respect et l’application de l’Accord BINO, conformément aux dispositions de l’accord interprofessionnel du 26 février 2009 ; la mise en place du Plan d’urgence pour l’Emploi, l’Insertion et la Formation Professionnelle des jeunes ; la revalorisation des minimas sociaux et de l’Allocation pour les personnes handicapées ; le respect des accords signés sur la baisse des prix ;

- La condamnation de l’Etat Français et des Békés pour l’empoisonnement à la CHLORDECONE et l’indemnisation de toutes les victimes ;

- L’arrêt immédiat de toute répression anti-syndicale dans les entreprises et administrations et l’arrêt de toute poursuite judiciaire contre les militants et les jeunes pour cause de participation à la mobilisation ;

- La reprise des négociations sur les revendications du LKP.

Communiqué du LKP sur la journée de grève du 3 octobre 2009. Le Porte Parole Elie DOMOTA, Lapwent 03.10.09.

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 18:45
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Depuis le résultat du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, la classe politique locale et européenne n’en finit pas de se congratuler :

67% de « oui » !


Avec un taux de participation de 59%, supérieur à celui de juin 2008, lorsque le « non » l’avait emporté ! Bientôt le « non » irlandais n’aura jamais existé ! Cet épisode est une nouvelle confirmation du caractère congénitalement antidémocratique de l’Union européenne.


Quand, par hasard, les peuples sont consultés, la seule réponse possible est « oui ». Quand, malgré tout, c’est « non » alors, les gouvernements piétinent la volonté populaire (comme ce fut le cas en France et aux Pays-Bas) ou font revoter (comme au Danemark puis en Irlande) jusqu’à obtenir un résultat conforme à leurs espérances.


Cette fois, les partisans du « oui » n’ont reculé devant aucun chantage. Les salariés ont été inondés de propagande expliquant que la préservation de leurs emplois dépendait de la victoire du « oui ».


Les autorités universitaires ont agi de même, prétendant que les fonds alloués à la recherche étaient conditionnés au « oui ». Les fonds de l’Ibec – le Medef irlandais – ont grassement subventionné une myriade de groupes prétendant incarner la « société civile » et naturellement tous favorables au « oui ».


Le PDG de Ryanair s’est offert des pages entières de publicité pour le « oui ». Les grands médias ont favorisé de manière éhontée les partisans du traité de Lisbonne, d’ailleurs soutenu par les deux grands partis de droite, par le Parti travailliste irlandais et la direction des syndicats.


Malgré ce rouleau compresseur, quelques bastions du « non » ont résisté, comme les quartiers les plus populaires et les plus pauvres de Limerick. La cote du Premier ministre est d’ailleurs dans le pays au plus bas.


Mais, globalement, la large victoire du « oui » sanctionne un vote de la peur, sur fond de crise économique, de récession et de catastrophe sociale. Alors même que les « politiques européennes » de l’UE ne vont pas manquer d’en aggraver les conséquences.

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