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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 12:38


5 octobre 2009 à 11h42 Le Télégramme


Le procès en appel du naufrage de l'Erika, qui avait causé, il y a dix ans, l'une des pires marées noires ayant souillé le littoral français, s'ouvre aujourd'hui, à Paris. Pendant un mois et demi, huit prévenus, 94 parties civiles et entre 30 et 50 experts et témoins vont se succéder à la barre.


A lire également


 La cour de cassation rend Total responsable

Jusqu'au 18novembre, Total et deux filiales, ainsi que la société de classification italienne Rina, le propriétaire du pétrolier, GiuseppeSavarese, et son gestionnaire Antonio Pollara, seront de nouveau devant la justice. Ils feront face à plusieurs dizaines de parties civiles souhaitant obtenir des indemnités plus conséquentes, et la confirmation, voire l'amplification, de la notion de «préjudice écologique» (*).

Trente-cinq témoins participeront au procès, à Paris, dans une chambre présidée par Joseph Valantin. En décembre1999, l'Erika, pétrolier vieux de 25 ans, avait pris la mer en pleine tempête pour rejoindre l'Italie. Le 12décembre, il se cassait en deux et sombrait au large du Finistère. 20.000 tonnes de fioul avaient souillé 400km de côtes et mazouté plus de 150.000oiseaux.

192 M€ de dommages et intérêts aux parties civiles

À l'issue du premier procès, qui s'était tenu de février à juin2007, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Total SA, le Rina et MM.Savarese et Pollara aux amendes maximales: 375.000€ pour les personnes morales, 75.000€ pour les personnes physiques. Ils avaient également été condamnés à verser solidairement 192 M€ de dommages et intérêts aux parties civiles.

Tous les quatre avaient fait appel. Les membres des secours et le capitaine du pétrolier avaient, en revanche, étaient mis hors de cause, ainsi que les deux filiales de Total. Mais le parquet a fait appel de la relaxe de ces deux dernières. Lors du procès en première instance, les parties civiles n'avaient obtenu qu'environ 20% des indemnités qu'elles réclamaient, et l'État, avec 154M€ sur 192M€, s'était taillé la part du lion. De nombreuses collectivités espèrent obtenir davantage.

Préjudice écologique: reconnaissance souhaitée

«Nous souhaitons que le préjudice écologique soit admis pour les régions», et pas seulement pour les départements, a expliqué MeJean-Pierre Mignard, qui représente huit collectivités solidaires, dont les régions Bretagne, Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes. Total, qui avait dépensé 200M€ pour nettoyer les plages après le naufrage et pomper le fioul resté à bord de l'Erika, a d'ores et déjà réglé «de façon définitive» 170M€ d'indemnités à 38 parties civiles, dont les 154M€ à l'État, a précisé l'avocat.

* Reconnue par le jugement du 16 janvier 2008, elle permet aux associations écologistes ou aux collectivités gérant des espaces naturels de demander réparation pour atteinte à l'environnement. Pour la première fois, un tribunal avait ainsi octroyé des indemnisations au titre des oiseaux mazoutés.

    Les précédents déboires judiciaires de Total

    Pétrole irakien
    Une enquête est ouverte en 2002 à Nanterre sur le versement présumé de commissions illicites entre 1996 et 2002 pour favoriser Total en Irak. 

    Marché gazier en Iran
    Une instruction a été ouverte en décembre 2006 à Nanterre et M. de Margerie a été mis en examen le 22 mars 2007 par le juge Courroye pour "corruption d'agents publics étrangers et abus de biens sociaux" dans le cadre d'un contrat concernant le champ d'exploitation iranien South Pars signé par Total en 1997.
     
    Pétrole au Cameroun
    Le parquet de Paris a ouvert en janvier 2007 une enquête préliminaire pour "corruption d'agent public étranger" à l'égard de Total dans l'exploitation et la commercialisation de pétrole au Cameroun en 2005-2006, suite à une dénonciation de Tracfin (cellule antiblanchiment du ministère de l'Economie).
     
    Raffinerie de la Mède
    En juin 2007, Total France a été condamné à 10.250 euros d'amende par le tribunal de police de Martigues (Bouches-du-Rhône) pour avoir laissé s'échapper le 7 août 2005 un nuage d'hydrocarbures de sa raffinerie de La Mède.
     
    Corruption en Italie
    La justice italienne a suspendu en février 2009 pour un an la concession d'exploitation de la filiale du pétrolier Total Italie sur le gisement "Tempa Rossa" en Basilicate (sud). Une enquête préliminaire avait révélé des faits de corruption pour environ 10 millions d'euros. 

    Pollution de la Loire
    En mars 2009, Total a été mis en examen dans l'enquête sur la pollution de l'estuaire de la Loire après une fuite de fioul dans la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique) le 16 mars 2008. La dépollution lui a coûté 50 millions d'euros.
     
    AZF
    A la suite de l'explosion de l'usine AZF le 21 septembre 2001 à Toulouse (31 morts, des milliers de blessés), Total a versé
    avant le procès (clos en juin 2009) une indemnisation de 220 millions d'euros pour 20.000 dommages corporels (2 milliards avec les dommages matériels).
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    5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 11:16


    4 octobre 2009

    Après la grève unitaire des postiers le 22 septembre, le pays vient de connaître une énorme mobilisation des usagers de La Poste, avec la Votation citoyenne, dans laquelle le NPA s’est pleinement investi aux côtés d’une cinquantaine d’organisations (1).


    Plus de 38.000 votants dans le Finistère, dont plus de 9000 à Brest, plus de 3400 à Quimper… et un pourcentage de 98% contre la privatisation.


    C’est un encouragement à poursuivre la mobilisation jusqu’au retrait définitif du projet de changement de statut de la Poste, première étape de sa privatisation.


    Dans les villes comme dans les communes rurales la participation a dépassé les espérances. Ainsi à Ouessant, 408 personnes ont participé au vote, cela représente 52% des exprimés des dernières Présidentielles.


    Deux votes blancs, deux pour le projet gouvernemental et 404 voix contre. On comprend les iliens, s’il leur faut demain aller chercher son courrier sur le continent!


    Pour le NPA, la leçon à tirer de ce premier succès, c’est que la mobilisation peut prendre une dynamique forte lorsqu’elle est unitaire et sur une revendication claire.


    Cela permet aux gens de s’en emparer, en s’organisant dans des collectifs qui regroupent les forces de la gauche politique et syndicale et au delà.
    Deux millions de votants, qui dans leur écrasante majorité demandent l’arrêt du processus de privatisation, cela représente un geste politique très fort en direction du gouvernement. Cela exige une suite rapidement.


    Elle pourrait prendre la forme d’une manifestation nationale avant que le projet ne passe au Sénat: le 2 novembre. C’est aux Collectifs d’en débattre maintenant à tous les niveaux.


    (1) Sur le Finistère les organisations qui ont participé ou soutenu la Votation sont pour l’essentiel:
    CGT, FSU, SOLIDAIRES, CLCV, Alternatifs, Attac, Autre gauche-BNC, la Fédération, MRC, NPA, PS, PCF, Verts

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    4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 10:20
    Ouest-France

    Des « bureaux de vote » ont été installés devant neuf Poste à Quimper, entre 9 h et 13 h. : Ouest-France

    À Quimper, 3 347 personnes ont participé à la « votation citoyenne », organisée ce matin par le collectif quimpérois contre la privatisation de La Poste.


    Des « bureaux de vote » ont été installés devant neuf postes de la ville, dès 9 h. Les passants étaient invités à répondre à la question suivante :


    « Le gouvernement veut changer le statut de la Poste pour la privatiser. Êtes-vous d’accord ? »


    Résultat à Quimper :


    3 288 « non » ; 36 « oui », 23 nuls.


    Dans le Pays Bigouden, sur 3 019 votants,


    2 989 personnes ont dit « non » à la privatisation et 15 autres « oui ».

     


     

     

    Votation sur La Poste. Forte participation

    3 octobre 2009 à 19h02  Le Télégramme


    Le dépouillement de la "votation citoyenne" sur La Poste a commencé aujourd'hui, le comité national contre la privatisation, installé à la mairie du IIe arrondissement de Paris, s'avouant débordé par l'ampleur de la participation dans de nombreux départements.


     

    En fin de journée, le comité organisateur de cette consultation, composé de 62 partis de gauche, associations et syndicats opposés au changement de statut de La Poste, avait recensé 9.987 points de vote dans toute la France, alors qu'il tablait initialement sur 6.000. Dès la mi-journée, Nicolas Galepides, porte-parole du comité organisateur, s'était réjoui devant l'afflux des votants : "le coordinateur pour la Haute-Garonne m'annonce au moins 35.000 votants à Toulouse".
    "Beaucoup de personnes chargées de centraliser les résultats ne peuvent le faire aussi vite qu'espéré, car elles tiennent un bureau de vote", explique Nicolas Galepides, par ailleurs délégué Sud-PTT.

    Dans le Finistère,

    environ 16.000 personnes avaient voté à la mi-journée,

    dont "3.347 à Quimper, 3.019 pour le pays Bigouden" et "plus de 10.000 sur Brest", selon Patrice Campion, coordinateur départemental. Le dépouillement a commencé dès 15h dans certaines petites communes, les résultats définitifs au plan national ne devant être
    annoncés que lundi midi.

    Guingamp, après un dépouillement dans les règles, la ville a centralisé, aujourd'hui, vers 15 h, les résultats du canton, de la votation : près de 1.500 votants et un pourcentage massif de (une vingtaine de oui, dix nuls). Des urnes étaient disponibles dans huit mairies du canton, et dans sept bureaux aussi divers que la braderie saint-Michel, les communaux de Plouisy, la Plateforme Lidl, chez France Télécom ou à l'UL CGT.


    A Saint-Brieuc, la votation sur la privatisation de La Poste a connu également un beau succès ce matin, avec plus de 600 votants à 11h 30, dont 500 en deux heures sur le marché en centre-ville. Le stand pour la votation sur la privatisation de la Poste n'a pas désempli. " On ne s'attendait pas à un tel élan de solidarité", commente Alain Méheut, postier et secrétaire départemental de Sud PTT. A la maison du temps libre, rue du Maréchal Foch, plus d'une centaine de personnes était déjà venue voter ce matin.

    Côté gouvernement, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a jugé "rassurant" l'attachement ainsi manifesté à La Poste, mais jugé "discutables" les conditions du scrutin, sans valeur juridique: "il n'y a aucun contrôle sur ces urnes, ça rappellera les grandes heures de l'Union soviétique".

    Une large majorité de Français (59%) souhaite que le gouvernement organise un référendum sur le changement de statut de La Poste, selon un sondage Ifop à paraître demain dans Sud Ouest. Le député PS du Pas-de-Calais Jack Lang a d'ailleurs estimé que le gouvernement avait "tort de tarder à mettre en application" le référendum d'initiative populaire introduit dans la Constitution il y a plus d'un an. Dans son département, 21.000 personnes avaient voté, dans 80 bureaux, en fin d'après-midi.

    A Paris, devant le bureau Emile Dolet (XXe arrondissement), "on espérait 500 votants, on en avait plus de 1.500" à la mi-journée, a raconté Michel Rousseau, président de l'association Euromarches (aide aux chômeurs).
    Montrouge (Hauts-de-Seine) a dénombré "1.246 votants dont 26 pour la privatisation et 9 bulletins. Plusieurs adjoints au maire et conseillers municipaux de droite (actuels ou passés) ont participé a la votation", selon Thibault Grac, du comité local.

    L'Aude, l'Isère et la Charente revendiquaient respectivement 129, 120 et 90 points de vote avant samedi, et le Gers 82 communes de vote "représentant la moitié des 143.000 électeurs inscrits du département".

    En Meurthe-et-Moselle, un décompte provisoire recensait 20.176 votes, avec 97,9% de "non" sur 67 lieux de vote, dont 17 entreprises.

    L'Essonne avait recensé dans l'après-midi 10.081 votes, dans 62 bureaux dépouillés sur 203.

     

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    4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 10:01
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    4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 09:55

     

    4 octobre 2009 à 09h21   Le Télégramme


    Les Bretons se sont déplacés en nombre, hier, pour participer à la votation citoyenne organisée par le comité national contre la privatisation de La Poste.

     Et notamment, plus de 32.000 dans les Côtes-d'Armor et plus de 37.000 dans le Finistère.

     Dans certaines villes, il a fallu faire la queue. Bien que ce vote n'ait aucune valeur juridique, les participants ont tenu à dire symboliquement leur attachement à ce service public.
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    4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 09:53

    4 octobre 2009 à 09h10   Le Télégramme


    Plusieurs milliers d'anti-nucléaires, venus de toute la France mais également de l'Allemagne et de la Suisse voisines, d'Italie et d'Espagne, à l'appel du réseau «Sortir du nucléaire», ont défilé, hier, dans le calme, devant la gare de ColmarHaut-Rhin).


    Les manifestants réclamaient la fermeture de la centrale de Fessenheim, dont le gouvernement souhaite prolonger le fonctionnement.


    Entrée en service en 1977, Fessenheim est la plus vieille centrale nucléaire de France. Les anti-nucléaires réclament régulièrement sa fermeture, mettant en exergue les risques sismiques et d'inondation ainsi que de multiples incidents qu'ils attribuent à sa vétusté. 

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    4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 09:35

    BORDEAUX, 3 oct 2009 (AFP) - Une large majorité de Français (59%) souhaite que le gouvernement organise un référendum sur le changement de statut et l'avenir de La Poste, selon un sondage Ifop à paraître dimanche dans Sud Ouest Dimanche.


    Cette tendance se vérifie dans l'ensemble de la population quelque soit l'âge, le sexe, le lieu d'habitation ou la profession des personnes interrogées dans le cadre de ce sondage.


    Ainsi, si 57% des habitants des communes rurales désirent l'organisation d'un référendum, ce pourcentage atteint 58% dans l'agglomération parisienne et 59% dans les communes urbaines de province.


    Le clivage politique s'avère cependant plus prononcé sur cet enjeu. Ainsi, 70% des sympathisants de gauche appellent de leurs voeux un tel référendum contre 43% pour les personnes de droite.


    C'est au sein du PC et du Parti de gauche que les personnes sont le plus grand nombre (77%) à réclamer une consultation contre 66% au PS et 72% des partisans de Lutte Ouvrière et NPA.


    Une part cependant non négligeable des proches de l'UMP (41%) exprime leur désir de voir organiser un référendum.


    La réforme de la Constitution, adoptée à l'été 2008, prévoit l'instauration d'un référendum d'initiative populaire. Mais il faut une loi organique pour qu'il puisse être mis en application. Or pour l'instant aucun projet de texte en ce sens n'est inscrit à l'ordre du jour du Parlement.


    Selon la réforme, le référendum pourrait être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenu par un dixième des électeurs inscrits.


    Ce sondage a été réalisé par téléphone les 1er et 2 octobre auprès d'un échantillon représentatif de 1.004 personnes, selon la méthode des quotas.

     

     

    ________________________________________________________

     

     

    Finistère : immense succès de la votation citoyenne contre la privatisation de La Poste
    Résultats presque définitifs du Finistère:

    il manque encore Carhaix et une partie de Morlaix

    Les chiffres sont impressionnants:
    37 199 Votant-e-s
    37 011 exprimés

    36 581 CONTRE le projet gouvernemental (98,84%)
    430 POUR

    un exemple: 408 votants à Ouessant dont 2 pour le Oui et 2 nuls !
    408 votants, c'est 52% des exprimés des dernières présidentielles !
    On les comprend, s'il faut aller demain chercher son courrier en barque sur le continent!

    Sur le Finistère, on dépasse donc à 19h les 37 000 votants avec un score dépassant 95% de NON à la privatisation.

    C'est un immense succès populaire, [sans la CFDT et même contre elle (elle a fait des communiqué dénonçant la votation de 'populiste')].

    Ce résultat est obtenu malgré un démarrage très en retard par rapport à d'autres régions qui bossent dessus depuis des mois, et avec des inégalités dans la prise en charge et la mobilisation militante. On ne citera pas tel parti politique qui s'est réveillé le 3 octobre pour être sur la photo mais qui a refusé d'ouvrir les mairies qu'il dirige...

    Malgré tout, c'est une leçon de la dynamique que peut prendre une mobilisation pourvu qu'elle soit unitaire et sur UNE REVENDICATION TRES CLAIRE. Quand les gens peuvent s'en emparer, elle peut bousculer bien des appareils.

    On devrait atteindre 2 millions de votants, cela appelle une suite rapidement, ça pourrait être une manifestation nationale avant que le projet ne passe au Sénat: le 2 novembre.


     

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    4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 09:31
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    L’histoire a fait les gros titres des rubriques sportives de la presse au mois d’août dernier : après sa victoire dans le 800 mètres lors des championnats du monde d’athlétisme, la Sud-Africaine Caster Semenya, est soupçonnée… En cause ? Son visage et sa musculature, considérés comme « trop » masculins, mais également sa voix, « trop » grave. Le tout associé à des doutes sur ses performances, jugées trop impressionnantes pour être crédibles.


    Très vite, la rumeur se répand dans le milieu de l’athlétisme, largement relayée par les journalistes sportifs : Caster Semenaya serait un homme. Plutôt que de s’interroger sur l’opportunité d’un test anti-dopage, comme on le ferait pour toute autre situation de doute sur des performances sportives d’un homme, le monde de l’athlétisme réclame un test de féminité ! Comme le souligne fort justement l’historienne du sport Anaïs Bohuon, « c'est parce que Semenya ne correspond pas aux critères traditionnels normatifs de la féminité qu'elle est avant tout soupçonnée : les sportives doivent être imberbes, minces, fines, gracieuses dans leurs efforts comme dans leur tenue. » (Médiapart, 11/09/09). Dernier rebondissement en date : d’après plusieurs sources, la jeune athlète sud-africaine serait en fait intersexe. Cette affaire souligne la forte normativité et le sexisme dans le sport de haut niveau. Mais elle rend également visible l’intersexualité, qui reste très méconnue.


    À la naissance, un certain nombre d’individus ne sont pas visuellement catégorisable comme « garçon » ou « fille » à partir de leurs organes génitaux. Cette ambiguïté se manifeste souvent à travers la coexistence de caractéristiques sexuelles masculines et féminines. Dans la grande majorité des cas, les personnes intersexes sont réassignées, c'est-à-dire que les médecins et les familles « choisissent » un sexe. Il s’ensuit de nombreuses opérations et des traitements hormonaux lourds et pénibles. On peut difficilement connaitre la fréquence de l’intersexualité, car les « signes » en sont très variables et passent parfois inaperçus. Ces dernières années, les organisations intersexes se sont créées, pour contester la toute puissance de la médecine dans ces situations. Pour les militant-e-s de la cause intersexe, « les différents degrés d’intersexuation et les « ambiguïtés » du sexe ne sont pas en général des maladies congénitales ou des malformations. Ce ne sont que des aspects de la variabilité du corps humain comme la longueur du nez, la couleur des yeux etc. » 1 L’intersexualité remet finalement en cause l’idée reçu qu’il n’y aurait biologiquement que deux sexes : la diversité de l’humanité ne permet pas de classer chaque individu dans deux catégories cloisonnées.


    Deux sexes ? Pas si simple !


    Au-delà de la mise en cause extrêmement violente de Caster Semenaya par les médias et les autorités sportives, cette affaire révèle la force de la normativité de genre et du sexisme. Le monde du sport, marqué par la compétition et le culte du corps en donne évidemment une version très caricaturale. Mais ces réactions montrent également à quel point notre société continue de véhiculer des stéréotypes de genre limitatifs et réducteurs : à travers le cas de Semenaya, les journalistes et les commentateurs s’en sont donné à cœur joie sur « la féminité » et ses critères supposés, comme s’il n’y avait qu’une seule et bonne manière d’être une femme ou un homme.


    Certains, se croyant sans doute plus progressistes, ont proposé la création d’une troisième catégorie dans le domaine du sport, réveillant la croyance en un « troisième sexe ». À ce sujet, les groupes intersexes sont très critiques, car selon eux « la création d'une catégorie spécifique pour les intersexué-e-s risque de marginaliser encore plus une catégorie déjà mal comprise. Nous fondons nos arguments sur le droit de chaque personne de déterminer sa propre identité dans le système binaire actuel (…) ». 


    Plus fondamentalement, la question posée est celle de l’origine naturelle et immuable de la différence de sexe. On sait depuis longtemps, grâce aux travaux d’histoire et d’anthropologie, que les manières d’être homme ou femme ont largement varié selon les époques et les sociétés. Les clichés de virilité et de féminité telles que nous les connaissons aujourd’hui n’ont rien de figés ! La hiérarchie hommes/femmes est une construction sociale et politique visant à maintenir un ordre social inégalitaire. Les mouvements féministes l’ont bien montré, ces dernières décennies, en réussissant à remettre en cause la domination masculine.


    Mais ne nous y trompons pas : à travers les commentaires (et les mauvaises blagues) sur le cas de Caster Semenaya, c’est un rappel à l’ordre et à la norme qui s’est produit. Et il ne s’agit pas que d’une question théorique, une élucubration de chercheur : comme le prouve la multiplication des violences et des meurtres contre des personnes trans à travers le monde, ces rappels à l’ordre binaire de sexe ont des effets très concrets. 

    Gabriel Gérard.

    (site de l’organisation internationale des intersexes : www.intersexualite.org).

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    4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 09:27
    de Karl Marx de Carlo Cafiero. Le Chien Rouge. 2008.

    Comme mon prof d’économie était un bolchevique barbu avec des lunettes sous lesquelles perçaient un regard stalinien, j’ai été assujetti à ses leçons marxistes. Et je m’en suis remis.


    La lecture du Capital n’est pas aisée, vous le savez, surtout si vous l’avez acheté dans la version de poche car comme vous êtes un prolétaire, vous n’avez pas le quibus nécessaire pour vous offrir la Pléiade en allemand.

    Rien ne sert de lire Le Capital hors de la langue teutonne si riche en « schaftnichtaberichvolldirsaber» qui fait toute la sapidité du premier tome de cette trilogie inachevée que devait être l’oeuvre de Marx.


    Marx, cet hégélien de gauche, publie la première partie de son travail en 1867, et dix plus tard Carlo Cafiero, un gars bien pratique se dit qu’il faut résumer tout cela car c’est proprement indigeste pour un forgeron exploité quatorze heures par jour et qui n’a même pas la chance d’avoir Bernard Thibaut pour lui donner une journée de mobilisation, tous les trois mois.


    Encore plus difficile pour des tisseuses de Wiltshire qui en novembre 1863 font la grève, en dépit du pragmatisme de François Chéréque, car leur patron leur fait des retenues quand elles arrivent en retard. On notera combien est souligné les dangers du progrès, tant dans la disparition de certains métiers, hier les passementiers, aujourd’hui les producteurs de lait, soit qu’une innovation technique surprime la fonction, soit une réorganisation de la production sur un mode où la qualité est affaiblie : on pensera au lait.


    Au XVIIe siècle toute l’Europe connut des révoltes d’ouvriers à cause de l’arrivée d’une machine. C’est fou comme l’homme ne supporte pas qu’on se passe de son labeur. « L’ouvrier a tout fait ; et l’ouvrier peut tout détruire parce qu’il peut tout refaire, » peut-on lire sans qu’on puisse oublier les bonbonnes de gaz de l’été.


    Pour toutes ses raisons, lisez plutôt cet abrégé tout spécialement réédité, pour les pauvres, et non comprenants économiques.

    Christophe Goby.

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    4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 09:06





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