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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:46


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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 10:33

lundi 20 juillet 2009 par Comité de Salut Public (voir liens)



Peu de gens savent que le thème du Film est de Denez Prigent (pas du trad une composition) et que Saddam l'avait fait distribuer à ses soldats, pas pour la gwerz bretonne, mais pour voir une défaite des USA!

Mot breton (pluriel : gwerzioù) signifiant « ballade », « complainte ». Dans la musique bretonne, la gwerz est un chant racontant une histoire, depuis l'anecdote jusqu'à l'épopée historique ou mythologique. Les gwerzioù illustrent des histoires majoritairement tragiques ou tristes.

La gwerz se caractérise par une mélodie parfois monotone, et de nombreux couplets, le tout en langue bretonne. L'interprétation fait la part belle à la voix, même si les gwerzioù récentes incluent quelques instruments discrets.

Un des plus célèbres interprètes actuels de gwerzioù est Denez Prigent.



Vu hier La chute du faucon noir (Black hawk down) de Ridley Scott, et ce film fut un très agréable moment de détente, agrémenté de ci de là de rires bon enfant devant la magistrale dérouillée que prennent les troufions US. Après tout, il n'est pas fréquent de voir les ricains perdre - au cinéma du moins-, autant goûter le spectacle avec jubilation.

En 1993, c'est l'immense bordel dans une Somalie livrée aux seigneurs de guerre qui organisent la pénurie alimentaire de la population. Les ricain décident de capturer celui qui tient Mogadiscio et expédient des Forces spéciales et des Rangers par hélico au coeur de la ville. Et là, c'est le drame : deux hélicoptères seront abattus par des roquettes, et toute la ville insurgée tombe sur le dos des pioupious coincé en plein enfer urbain, avec des milliers de Somaliens très très vénères qui les encerclent. Pour plus de détails sur le déroulement des évènements, voir ici. Et ce fut un gros échec pour l'US Army, du genre qui laisse des traces durables et aboutira à une complète redéfinition de sa stratégie urbaine, laquelle sera expérimentée grandeur nature au Moyen-Orient quelques années plus tard.

Revenons au film qui narre cette cruelle mésaventure.
Lequel visuellement envoie un peu le bois, et c'est le moins qu'on puisse dire. D'une durée de 2h20, celui-ci se compose de deux parties bien distinctes : 20 minutes de présentation des personnages et de la situation ( en gros : "Kids, on est là pour apporter la Démocratie et le cheeseburger à ces connards de nègres, Ouha !"), et 2 heures de baston non-stop dans les rues de Mogadicsio. 2 heures de ratatatatatatatatata, de baoum, de "mediiiiiiiic !!!!!", de ka-poum ka-poum ka-poum, de bang bang, d 'encore de ratatatatatatatatata, de "Fuck il en sort de partout !", de "On va pas te laisser tomber, kid, tiens le coup, pense à ta maman dans sa ferme du Minnesota !", ratatatatatatatatata, again, ka-poum ka-poum ka-poum ratatatatatatatatata, de "Mais putain qu'est-ce qu'ils foutent les hélicos ??", et tiens, une bonne couche de ratatatatatatatatata y'en a un peu plus j'en remet quand même.

Arf.

Tu sors de là, t'a envie de te laisser pousser les cheveux et de te rouler nu dans l'herbe, tellement t'en peux plus, dis.
Ensuite, c'est éprouvant, quelque peu, certes. Mais t'en a quand même vachement moins chié que les mecs dans le film, hein. Parce eux ils ont morflé, fouyouyou, t'aurais pas aimé être à leur place, ah ben non alors. Et puis ils ont vu leurs potes mourir. L'horreur. Au ralenti, en plus, avec de la musique vachement mélancolique et tout et voir les boys crever sous le soleil avec des vocalises d'une sous Lisa Gerrard en fond sonore et des gros plans sur les visages convulsés - mais braves, le soldat ricain crève avec un rictus de douleur mais reste courageux dans l'agonie -, putain comment c'est poignant...
Autrement plus en tous cas que ces centaines de connards de nègres décanillés à la Browning calibre .50 façon Doom, qui eux se contentent de crever bêtement en essayant de retenir leurs intestins. Blaireaux, va. Savent même pas mourir dignement, ces cons, et ils clamsent sans ralentis ni musique en plus. Aucune classe.

Et non, évidemment, je n'exagère nullement : le Blanc - le contingent ne comprend qu'un seul Noir, mais plus vraiment Noir puisque intégré aux Forces De La Démocratie, donc un peu Blanc, quoi - meurt dans des violons, il a droit à ces potes qui le pleurent - au ralenti -, c'est d'ailleurs parfaitement interminable et complaisant, le Nègre lui tombe comme mouches sous les balles US et franchement on s'en fout un peu, merde, en plus il est musulman, on s'est compris.

Le générique de fin nous apprend que 19 morts chez les ricains font pièce à plus d'un millier chez les Somalis. Si on fait le calcul d'un film de 140 minutes consacré à ces 19 cadavres, on obtient un plus plus de 7 minutes par bonhomme. Ensuite, n'est-ce pas, à ce compte là, on aurait dû faire un autre film de plus de 116 heures pour les nègres...

On aura compris qu'on peut donc regarder La chute du faucon noir avec tout du long un petit sourire de satisfaction, parce que voir l'impérialisme s'en prendre plein la gueule à ce point c'est quand même drôlement amusant. Et ça change. Il parait que quand il est projeté dans les territoires occupés, les gens applaudissent à la fin. Mais peut-être pas dans le sens voulu par Jerry Bruckheimer...

Il ne me reste donc plus qu'à voir un autre film rigolo sur la victoire de Dien Bien Phu - et ce n'est pas une coquille, puisqu'il s'est bel et bien agi de la victoire des courageux Viet-Minh sur les troupes d'occupation française, comme quoi l'Histoire c'est d'abord une question de point de vue, n'est-ce pas - et je pense que ma joie sera à mon comble.
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 10:17

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La LCR soutient le combat des petits producteurs de lait contre l’agrobusiness et la grande distribution. Elle exige des pouvoirs publics à tous les niveaux – fédéral et régional – qu’ils rompent avec la politique néolibérale de l’Union Européenne. Elle appelle à une vaste mobilisation sociale permettant le maintien d’une agriculture paysanne de proximité et de qualité, dans l’intérêt des producteurs, des consommateurs et de l’environnement.

La chute des prix du lait menace de faillite pure et simple de nombreuses exploitations étranglées par la crise économique, les prix de l’énergie et ceux des intrants agricoles.

Faute d’un tournant radical et rapide, des milliers d’agriculteurs ruinés n’auront d’autre possibilité que de grossir les rangs des demandeurs d’emploi. Ils seront remplacés par de grandes entreprises ultra-productives, peu intensives en emploi, pratiquant des salaires très bas et qui ne respectent pas l’environnement.

Cette logique de destruction de l’agriculture paysanne opère non seulement dans nos pays mais aussi dans les pays du Sud, où elle a des conséquences catastrophiques.

La chute des prix est principalement le résultat de la politique néolibérale de l’Union Européenne. En effet, après avoir utilisé la Politique Agricole Commune pour renforcer l’agrobusiness aux dépens de l’agriculture paysanne, la Commission veut maintenant ouvrir complètement le marché du lait à la concurrence sur les marchés mondiaux.

Son but est de produire en masse à bas prix pour gagner le maximum de parts de marché. Cette politique est taillée sur mesure pour les intérêts égoïstes de la grande distribution, des multinationales du secteur agro-alimentaire et de l’agrobusiness industriel mondialisé. Les petits producteurs du Nord et du Sud, les consommateurs, l’environnement et la collectivité paient la facture.

Ces dernières années, le renforcement des groupes capitalistes dans la grande distribution a créé une situation intolérable où les distributeurs sont devenus les maîtres du jeu. Alors que les prix de production augmentent, les chaînes de distribution et les intermédiaires (notamment l’industrie agroalimentaire) imposent la baisse des prix producteur et continuent à vendre le produit aux consommateurs à un prix relativement stable, mais deux ou trois fois supérieur au prix d’achat.

La LCR :

  • Soutient le combat des producteurs de lait et de tous les agriculteurs pour des prix supérieurs aux coûts de production, afin que les agriculteurs puissent mener une vie digne, bénéficier de conditions de travail décentes et remplir leur mission sociale dans le respect de l’environnement, bien commun de l’humanité ;


  • Demande que le prix moyen estimé par la Direction Générale de l’Agriculture (entre 0,4055 et 0,4505 euros par litre) soit pris comme base pour fixer le prix de base minimum d’un litre de lait à payer à l’agriculteur;


  • Refuse la politique néolibérale de l’Union Européenne, notamment la mondialisation et la dérégulation des marchés agricoles, et plaide pour une relocalisation de l’agriculture au service des besoins sociaux et écologiques ;


  • Dénonce les autorités politiques qui renvoient la balle au niveau européen alors que la politique européenne est décidée par les Etats membres. Exige le vote d’une loi limitant strictement les marges des distributeurs et des intermédiaires capitalistes ;

  • Appelle le monde du travail, en particulier les organisations syndicales, à mettre en place, dans les entreprises et les quartiers, des réseaux alternatifs d’achat et de distribution du lait et des autres produits agricoles, à un prix correct, dans l’intérêt commun des agriculteurs et des travailleurs ;

  • Appelle les travailleurs de la grande distribution à marquer leur solidarité avec les agriculteurs, notamment en exigeant l’ouverture des livres de compte des entreprises du secteur ;

  • Félicite les agriculteurs dont la détermination et la combativité constituent un exemple à suivre et souligne d’un combat d’ensemble contre la politique capitaliste qui détruit les deux seules sources de toute richesse : la Terre et les travailleurs-euses.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 10:11


TDF va-t-il s'éteindre à Châteaulin ? Une partie des 24 salariés du site de Stang-ar-Garront redoutent en tout cas la fermeture. En attendant une mise au point de la direction, ils se branchent sur la grève illimitée.


Descendante de l'ORTF, Télé Diffusion de France s'est installée dans la zone d'activité de Stang-ar-Garront en 1982 à la faveur du regroupement des personnels des centres de Quimerc'h et du Roc Trédudon. 27 années de réparation et de maintenance d'émetteurs télé et radio dans tout le Finistère, les Côtes-d'Armor et le Morbihan. Soit, actuellement, un parc de 50réémetteurs et de deux émetteurs TV (Roc Trédudon et Vannes). 27 années de changements réguliers de propriétaires, de l'État qui a confié sa gestion à France-Telecom, en 1986, lequel l'a accompagné vers le statut privé en la transformant en filiale avant de la revendre, en 2003, à un fonds de pension écossais qui l'a, à son tour, cédé au fonds de pension américain Texas Pacific Group, en 2007.

Victimes du progrès

Besoin d'un décodeur? «Ces huit dernières années, le groupe est passé de 4.000 à 2.400 salariés en France», déplore Pierre Mourgues, l'un des salariés du site de Stang-ar-Garront. Une tendance baissière (comme on dit au Palais Brognard) qui ne semble pas près de s'inverser en raison de l'arrêt définitif de la diffusion analogique sur les écrans français, l'an prochain (juin 2010 en Bretagne). «Cette activité représente 40% du chiffre d'affaire de TDF.


D'où l'annonce en juin dernier par la direction d'un plan de restructuration prévoyant 450 suppressions de postes en France». L'unité d'intervention de Châteaulin en fera-t-elle les frais? «On évoque un seul site par région». Difficile de croire que l'on supprime la direction opérationnelle du grand ouest, à Rennes. «Ailleurs, s'imposera la généralisation de l'îlotage du personnel (appel au domicile du personnel, NDLR)». Solution envisageable dans la mesure où les 24salariés de l'unité de Stang-ar-Garront résident aux quatre coins du département.

Refus du chacun chez soi

Pierre Mourgues objecte: «Techniquement, c'est impossible d'intervenir isolément. Nos réseaux sont complexes et variés». Et pour cause, TDF ne s'occupe pas uniquement de maintenance des émetteurs TV et radio. Il intervient également pour les opérateurs de téléphonie mobile, la Marine, la gendarmerie. Sans parler du nécessaire renforcement des performances du réseau TNT quand l'analogique disparaîtra et de la quatrième licence d'opérateur mobile quand l'État se sera décidé. Précisément, «de tout cela, notre direction ne parle pas. Il faudra pourtant assumer toutes ces tâches sachant que le personnel a atteint les limites du gain de productivité». Seulement, la dette de TDF atteindrait-elle aussi des limites qui ne faciliteront pas la revente programmée à dans trois ans. À qui? Mystère. Avec l'unité châteaulinoise en héritage? Incertain. «Pour l'heure, le seul élément connu reste le nombre de postes à supprimer».


Yann Le Gall (Le Télégramme)
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 10:07

Cette année, les Rencontres internationales des jeunes (RIJ) se sont déroulées en Grèce et ont rassemblé 460 jeunes venus d’Europe et du monde entier.


106 militants ou sympathisants du NPA y ont participé. 

Chaque année, la IVe Internationale, à laquelle appartenait la LCR et avec qui le NPA continue d’entretenir des relations, organise, durant une semaine, un camp regroupant des jeunes militants anticapitalistes et révolutionnaires.


Appartenant aux sections de la IVe Internationale et à des organisations amies, ou des sympathisants, ils sont venus de Grèce, d’Italie, de l’État espagnol, de France métropolitaine, de Martinique, du Portugal, de Belgique, de Suisse, d’Allemagne, du Danemark, de Suède, des Pays-Bas, des Philippines, du Mexique, du Brésil, de Turquie.


Il faut noter la présence, cette année, de camarades des anciens pays de l’Est : Pologne, Russie, Biélorussie et Croatie. À l’occasion de ces rencontres, les militants ont pu échanger leurs expériences de lutte, parler des attaques que subissent les jeunes et les salariés du monde entier et, ainsi, se forger une meilleure compréhension du fonctionnement et des rouages du capitalisme, pour pouvoir le renverser.


Cette semaine a été l’occasion d’approfondir les discussions sur la crise économique et de mesurer les conséquences désastreuses qu’elle entraîne sur les travailleurs du monde entier : des milliers de licenciements, un chômage qui explose, une répression qui s’intensifie, des contre-réformes dans les services publics et l’éducation.


Des réformes similaires dans l’éducation ont eu lieu en France, en Italie, dans l’État espagnol, en Croatie. Constater que des luttes importantes existaient aux quatre coins du monde, en particulier dans la jeunesse, a redonné confiance aux participants dans leur capacité à résister.


En décembre dernier, la Grèce a connu un soulèvement massif de la jeunesse contre la répression policière, leurs conditions de vie et leur avenir compromis. Un mouvement important a eu lieu en France et en Italie, dans l’éducation, notamment les universités. Des facs ont également été occupées en Croatie et dans l’État espagnol.


Face à la crise du capitalisme et à l’évolution vers la droite de la gauche traditionnelle, la construction de partis capables d’organiser la résistance est une question centrale.


En Grèce, la gauche révolutionnaire s’est rassemblée après la révolte de décembre et en Espagne, un parti indépendant de la gauche institutionnelle a été créé et est apparu sur la scène politique lors des élections européennes.


Le camp a donc été un moment important d’échanges sur la construction de nouveaux partis anticapitalistes. Nous avons fait partager notre expérience du processus de fondation du NPA et appris des expériences dans d’autres pays.


L’année prochaine, les RIJ se dérouleront en Italie. Nous espérons qu’elles pourront rassembler encore plus de jeunes du NPA qui feront ainsi l’expérience de l’internationalisme vivant.


Secrétariat jeunes du NPA

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 10:02
(par Myriam Martin)

Le PPP est né en 2001 à partir du syndicat « Sierpien 80 » (Août 80), qui a pris l’initiative de sa construction dans le but de donner une représentation politique aux travailleurs.


Dans les années 1990, avec la restauration du capitalisme, les syndicats dont « Solidarnosc » (Solidarité), qui s’étaient opposés au régime bureaucratique stalinien, ont pratiquement tous accompagné les politiques libérales des différents gouvernements, sociaux-démocrates ou de droite, qui se sont succédé. Depuis, toutes les mesures ont consisté à casser les acquis sociaux, les services publics, à privatiser à tour de bras. Alors que les partis au pouvoir soumettaient le pays au dogme du libéralisme, la précarité, la pauvreté ne cessaient de progresser.


Le PPP a commencé à agir dans ce contexte. La question des bas salaires, des mauvaises conditions de travail, de la multiplication des contrats précaires (que les Polonais appellent les « contrats poubelle »), de la protection sociale ou des retraites, est au cœur de son activité.


Aujourd’hui, des structures du PPP existent dans 14 voïvodies (départements) sur 17 et sont présentes dans la plupart des villes principales, l’implantation étant particulièrement forte en Silésie, au sud de la Pologne, vieux bastion ouvrier et industriel du pays.


De tous les partis polonais, le PPP est celui qui compte dans ses rangs la plus forte proportion d’ouvriers. Il recrute parmi les mineurs, les sidérurgistes, les ouvriers de l’automobile mais aussi les personnels des supermarchés.


Dès qu’une lutte éclate, que des militants du PPP en soient ou non les instigateurs, le parti est présent pour soutenir les grévistes. Depuis plusieurs années, il participe activement à tous les mouvements sociaux importants en Pologne. On le retrouve tant aux côtés des mineurs que des femmes dans leur lutte pour le droit à l’avortement, dans la mobilisation contre la participation des troupes polonaises à l’intervention en Irak et en Afghanistan, ou encore contre l’installation en Pologne d’éléments du bouclier anti-missiles étasunien.


Aux élections législatives en 2007, le PPP a obtenu 160.476 voix, soit 0,99 % au niveau national, et près de 2 % en Silésie, malgré un blocus total de l’information dans les grands médias. Il a été le seul parti extra-parlementaire à présenter des listes dans toutes les circonscriptions.


Dans ces élections européennes, le PPP exigera l’arrêt des privatisations et des « réformes » néolibérales, la gratuité de l’éducation et de la santé, le retrait des armées polonaises d’Irak et d’Afghanistan, la semaine de travail de 35 heures, un salaire minimum à hauteur de 68 % du salaire moyen, entre autres revendications. Son mot d’ordre sera « Nous ne payerons pas votre crise ».


Se réclamant des traditions du mouvement ouvrier polonais, le PPP prône la collaboration avec les partis de la gauche anticapitaliste à l’étranger. C’est dans ce contexte que des relations étroites se sont nouées ces derniers mois entre lui et le NPA. Comme aime à le dire Boguslaw Zietek, son président, le PPP ressemble au NPA : un parti qui se construit « par le bas » et qui est résolument anticapitaliste.


1. Le mois d’août 1980, avec la grève victorieuse des chantiers navals de Gdansk et la fondation du premier syndicat libre « Solidarnosc », a marqué le début d’un mouvement général de la classe ouvrière polonaise, qui modifia profondément la situation et déboucha plus tard sur la fin du régime stalinien.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:59
Myriam Martin au débat...

Les débats politiques à la fête de l’Humanité entre les différentes organisations de gauche ont éclairé rapprochements divergences sur les questions essentielles : l’unité dans la riposte à Sarkozy et la préparation des élections régionales.


Si on s'en tient aux appréciations de nos médias, le bilan de la fête de l'Humanité  se résumerait à l'accueil hostile des participants aux ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, et du Budget, Eric Woerth. Il n'y a que nos ministres et nos médias aux ordres pour s'en étonner.


Bien sûr le bilan politique n'est pas là, mais au coeur des discussions concernant la nécessaire riposte à la politique de Sarkozy, la question d'un projet politique répondant aux besoins sociaux face à la crise ou les prochaines échéances électorales.


Ces sujets ont traversé  les débats, tant celui de l'agora, samedi après-midi, que celui organisé par le Parti de gauche à son stand. Le premier, regroupait la plupart des organisations de la gauche politique, des dirigeants syndicaux et Attac.


Le deuxième se déroulait entre les partis de la gauche radicale et antilibérale. Parmi les nombreux participants, l'aspiration à l'unité était réelle et bien légitime. Comment comprendre en effet que face aux mauvais coups de la droite, un front unitaire de la gauche politique et sociale ne puisse se constituer ?


L'initiative sur la Poste a été mise en avant par les syndicalistes présents et par des dirigeants politiques du PS par exemple. Mais force est de constater que la proposition du NPA de se retrouver aujourd'hui au sein de cadres unitaires pour s'opposer aux mesures du pouvoir et pour soutenir efficacement les luttes n'a pas suscité un franc enthousiasme parmi les dirigeants présents. Des déclarations d'intention, mais pas de réponses concrètes.


Mais le bilan politique de cette fête de l'Huma est surtout sans surprise. Un Front de gauche lézardé avec, d'un côté, un PCF proposant des ateliers à toute la gauche incluant le PS et, de l’autre, un PG favorable à des discussions avec les partis à gauche du PS.


Le PCF persiste dans son exigence de « contenu » politique pour faire oublier celle du NPA qui est d’avoir des listes indépendantes du PS  aux prochaines régionales sur l'ensemble du territoire. Le PG favorable aussi à un accord national avec le même type de listes, tout comme pour les Alternatifs et la Fédération, élude pour l'instant la question de la gestion des régions.


Sur cette question du front électoral l'aspiration à l'unité est également forte. Mais il ne suffit pas de « surfer » dessus pour occulter les vrais problèmes : la stratégie électorale du PCF apparaît à l'heure actuelle à géométrie variable (Marie-George Buffet parle de fronts de gauche, au pluriel). L'accueil très chaleureux de Martine Aubry, annonçant la participation aux ateliers du PCF, est symptomatique d'un certain « penchant » pour les élections à venir.


Les Verts ont confirmé  leur volonté d'y aller seuls, gonflés par les derniers résultats d'Europe écologie. Du côté de LO, rien de nouveau, on poursuit la route en solitaire.


Le NPA quant à  lui a réaffirmé sa volonté politique de travailler à  un front uni dans les luttes et pour les régionales, la nécessité  de constituer des listes indépendantes du PS, portant un projet de rupture avec le système pour les régions, en refusant de gérer ces dernières avec les tenants du social-libéralisme. A sa proposition de se retrouver rapidement, d'ores et déjà les Alternatifs, la Fédération, le PG et le PCF ont répondu positivement. 


Myriam Martin
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:54


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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:50

Lorsque nous avons décidé de retirer notre film Looking for Eric du festival international de Melbourne en apprenant que le festival était en partie sponsorisé par l’État israélien, nous avons écrit au directeur, Richard Moore, pour lui exposer nos raisons.


Malheureusement, celui-ci a déformé notre position et a recommencé la semaine dernière dans Comment is free dans le Guardian en disant « permettre que la politique personnelle d’un cinéaste l’amène à bannir un festival... est contraire à ce que représentent les festivals » et en prétendant que « les exigences de Loach sont inacceptables ».


Trois cinéastes (un réalisateur, une productrice et un scénariste) ont pris la décision de boycotter le festival, non pas dans quelque bulle abstraite et privée, mais après une longue discussion en réponse à un appel au boycott culturel émanant d’un collectif de la société civile palestinienne ; ce collectif rassemble des écrivains, des cinéastes, des travailleurs culturels, des groupes de défense des droits humains, des journalistes, des syndicalistes, des groupes de femmes et des organisations d’étudiants.


Moore devrait savoir à ce stade que la campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée à Ramallah en avril 2004 et que ses objectifs, ses raisons et ses composantes peuvent être consultés facilement sur Internet. La PACBI fait partie d’un mouvement international beaucoup plus vaste en faveur du boycott, du désinvestissement et des sanctions (BDS) contre l’État israélien.


Pourquoi soutenons-nous ce mouvement international en expansion ? Pendant les 60 dernières années, Israël, avec l’appui des États-Unis, a témoigné d’un mépris total pour les centaines de résolutions des Nations unies, la Convention de Genève et le droit international. Il est apparu comme un état violent et brutal ainsi que l’ont montré à l’évidence les récents massacres de Gaza ; il a montré qu’il était même disposé à pousser son défi du droit international en utilisant des armes au phosphore.


Israël continue à se moquer de l’opinion mondiale ; l’exemple le plus évident de son intransigeance est sa détermination à continuer la construction du mur à travers les territoires palestiniens en dépit de la décision prise en 2004 par le tribunal international.


Et que fait la communauté internationale ? Rien, si ce n’est se plaindre. Que font les USA ? Ils continuent à faire connaître leur « grave préoccupation » tout en subventionnant l’État d’Israël à raison de quelque 3 milliards de dollars par an. Entre-temps « sur le terrain » - bon titre pour un film - les colons israéliens continuent à s’emparer des maisons et des terres palestiniennes rendant impossible le rêve d’un État palestinien viable. Vivre une vie normale, et jouir de droits humains fondamentaux est devenu un rêve illusoire pour la plupart des Palestiniens.


Devant l’échec du droit international et l’impunité de l’État d’Israël, les citoyens ordinaires n’ont d’autre choix que de faire de leur mieux pour combler cette lacune. Desmond Tutu a dit « la fin de l’apartheid est un des couronnements du siècle écoulé, mais nous n’y serions pas arrivés sans l’aide de la communauté internationale, en particulier celle du mouvement de désinvestissement des années 80. Durant les six derniers mois, un mouvement similaire a pris forme, visant cette fois à mettre fin à l’occupation israélienne ».


Lors d’un récent événement BDS dans la ville cisjordanienne de Ramallah, l’écrivaine Naomi Klein a frappé juste quand elle a dit qu’il n’y a pas de comparaison exacte entre Israël et l’Afrique du Sud. Elle a dit « la question n’est pas de savoir « si Israël est comme l’Afrique du Sud ? La question est « les actions d’Israël répondent-elles à la définition internationale de ce qu’est l’apartheid ? » Et si vous examinez la teneur de l’apartheid qui inclut les transferts de population, les multiples niveaux de droit, la ségrégation officielle de l’État, vous constaterez qu’effectivement, la situation correspond à cette définition - ce qui n’équivaut pas à dire qu’Israël est l’Afrique du Sud. Il n’y a pas deux États les mêmes. Ce n’est pas la question, c’est une confusion ».


Peu après l’invasion de Gaza, nous avons parlé avec le responsable d’une organisation de défense des droits humains travaillant sur place ; il nous a dit que les Israéliens refusaient de laisser passer des produits chimiques en quantité suffisante pour traiter convenablement l’approvisionnement en eau des civils ; ceci est un exemple évident d’une punition collective vindicative infligée à la moitié de la population.


Récemment, Neve Gordon, professeur juif de Sciences politiques dans une université israélienne a dit : « un État d’apartheid, est la manière la plus juste de caractériser Israël aujourd’hui ». Il s’ensuit que, lui aussi, appuie la campagne internationale de désinvestissement et de boycott. Nous avons l’obligation de prendre conseil auprès de ceux qui vivent à l’intérieur des territoires occupés.


Nous encourageons également d’autres cinéastes et acteurs invités dans les festivals à vérifier si ceux-ci bénéficient du patronage d’Israël avant d’y participer, et si tel est le cas, de respecter le boycott. Ce ne sont pas les cinéastes israéliens qui sont visés. C’est la participation de l’État israélien. La contribution est proportionnellement minime à un mouvement en expansion, mais l’exemple de l’Afrique du sud devrait nous encourager.

Ken Loach est un des cinéastes les plus célèbres du monde. Il a dirigé des films qui ont fait date pour la télévision pendant les années 60, comme Cathy Come Home ainsi qu’ une série de documentaires. Il a dirigé Kes, un des films britanniques les plus connus, dans les années 60 et, ces dernières années : Land And Freedom, Sweet Sixteen, My Name is Joe, The Wind That Shakes The Barley (lauréat de la Palme D’Or à Cannes).


Le 7 septembre 2009.


Ken Loach est cinéaste.

Rebecca O’Brien est productrice de films indépendante depuis 20 ans.
Elle a produit neuf longs métrages, ainsi que de courts métrages avec Ken Loach, notamment Land And Freedom, Sweet Sixteen, My Name Is Joe, et The Wind that Shakes the Barley.

Paul Laverty, ancien juriste spécialisé dans les droits humains, est devenu scénariste.
Ken Loach et lui travaillent maintenant sur leur douzième projet commun.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:43
 
(par Cecilie Surasky)

Une des personnes les plus en vue qui ont soutenu l’appel au BDS est l’auteure et militante canadienne, Naomi Klein, qui connaît régulièrement un énorme succès de foule, qui jouit d’une importante couverture médiatique et dont les livres se vendent comme des petits pains lors de ses tournées de promotion dans le monde.


Quand elle a publié son dernier best-seller The Shock Doctrine en hébreu et en arabe, Klein a décidé que la situation politique en Israël et en Palestine appelait une approche entièrement différente.


Opposée à l’occupation israélienne, elle a décidé de ne pas signer un contrat traditionnel pour son livre avec avances et droits d’auteur. Au lieu de cela, elle a fait don de ce livre à Andalus, une maison d’édition qui travaille activement contre l’occupation. C’est le seul éditeur israélien qui se consacre exclusivement à la traduction d’arabe en hébreu, ce que sa fondatrice, Yaël Lerer, appelle « faire de l’édition un acte de résistance ».

Klein et Lerer ont préparé une tournée de promotion qui saluerait l’appel palestinien au boycott culturel d’Israël, tout en montrant également que les boycotts ne doivent pas nécessairement exclure un dialogue et une communication des plus nécessaires.


Cela étant dit, Klein et Lerer ont utilisé la tournée pour attirer l’attention sur le boycott et la lutte palestinienne et pour provoquer un dialogue interne dans le pays au sujet du boycott comme moyen de pression sur Israël afin qu’il se conforme au droit international. Le mois dernier, j’ai rencontré Klein et Lerer à Tel-Aviv pour leur demander leurs objectifs, le sens et les détails d’un boycott culturel et aussi pourquoi Lerer, Israélienne juive, dit au monde « s’il vous plaît, boycottez-moi ».


Ci-après quelques extraits de cette interview.


Cecilie Surasky : qu’est-ce que l’appel au Boycott, au Désinvestissement et aux Sanctions ? Pourquoi le soutenez-vous ?


Naomi Klein : Boycott, Désinvestissement et Sanctions ; c’est une technique dont l’objectif est très clair : forcer Israël à se conformer au droit international.

L’appel [au BDS] a été lancé en 2005 par des groupes très divers de la société civile, des partis politiques et des syndicats palestiniens. Ce mouvement n’a toutefois pris une dimension internationale qu’au moment de l’attaque israélienne contre le Liban pendant l’été 2006.


Au milieu de cette guerre, l’écrivain John Berger a envoyé une lettre signée par de nombreux grands artistes, européens pour la plupart, qui déclaraient leur soutien à la stratégie de boycott. Quand la lettre a fait surface, j’étais en train d’écrire The Shock Doctrine, et j’ai personnellement décidé de ne pas le faire publier par un éditeur commercial assez traditionnel, ce que j’avais fait avec les traductions en hébreu de mes deux livres précédents.


Au lieu de cela, j’ai fait ce que demandait John Berger, à savoir trouver le moyen de publier le livre en hébreu en soutenant directement des groupes travaillant à la fin de l’occupation. C’est ainsi que j’ai rencontré Yaël, qui n’a rien d’une éditrice israélienne traditionnelle et qui a manifesté franchement son appui au BDS, ce qu’elle a payé au plan professionnel.


Surasky : vous avez sûrement longuement réfléchi à l’idée du boycott culturel. Beaucoup de critiques diraient que celui-ci ferme les communications au lieu de les ouvrir. Qu’est-ce qui vous a amené à sauter ce pas ?


Klein : Eh bien, c’est parce que le gouvernement israélien utilise ouvertement la culture comme un outil militaire. Bien que les officiels israéliens pensent qu’ils gagnent la bataille pour la terre, ils savent aussi que le pays souffre de ce que le monde apprend au sujet du conflit dans la région : militarisation, illégalité, occupation et Gaza.


Le ministère des Affaires étrangères a donc lancé une campagne intitulée « Israël au-delà du conflit » ; celle-ci utilise la culture, les films, les livres, l’art, le tourisme et le monde universitaire pour créer toutes sortes d’alliances entre l’État d’Israël et les pays occidentaux ; son but est de promouvoir l’image d’un pays normal, heureux, se substituant à celle d’une puissance occupante agressive.


C’est pour cette raison qu’on n’entend plus parler de toutes parts que de festivals de films et de foires du livre avec « un coup de projecteur spécial sur Israël ».


Et donc, bien qu’en général je convienne entièrement que la culture est positive, les livres sont positifs et les films sont positifs et que que la communication, c’est merveilleux, nous devons savoir que nous avons affaire à une stratégie officielle visant à coopter tout cela pour rendre une occupation brutale plus acceptable.


Il y a d’autres choses qui relèvent de cette catégorie : l’État d’Israël recrute ouvertement les militants gays et lesbiennes ainsi que le féminisme dans ce conflit en confrontant le fondamentalisme du Hamas au libéralisme prétendument éclairé d’Israël, autre justification pour infliger aux Palestiniens une punition collective (peu importe que des juifs ultra- orthodoxes en Israël soient de plus en plus puissants et intolérants). C’est une stratégie très sophistiquée.


Cela signifie que nous devons trouver des stratégies tout aussi raffinées pour défendre la culture et les droits humains tout en rejetant toute tentative d’utiliser notre travail et de nos valeurs pour blanchir la hideuse réalité de l’occupation et de la ségrégation.


Surasky : vous avez fait une tournée de promotion de votre livre différente de toutes les autres tournées. Yaël Lerer, votre maison Andalus a publié le livre en hébreu. À première vue, il est incohérent de venir en Israël - Palestine, et d’y faire une tournée de promotion d’un livre, tout en soutenant le boycott. Pourtant vous y êtes arrivée. Pouvez-vous expliquer ?


Yaël Lerer : Andalus a fait face à cette contradiction depuis le début. Nous publions des écrivains arabes qui s’opposent à la « normalisation » de l’occupation, tout comme nous. Et nous essayons toujours de trouver la manière de résoudre ces contradictions.


En fait, c’est la première fois que nous avons fait une tournée de promotion, car normalement nous réglons ces contradictions en traduisant les livres, mais sans organiser d’événement. Nos écrivains ne viennent jamais ici. Ce défi s’est donc posé pour la première fois.


Nous avons organisé un grand lancement de l’édition en hébreu, non pas à Tel-Aviv, mais à Haïfa, au théâtre arabe, et nos invités venaient, non pas des institutions israéliennes officielles, mais des institutions palestiniennes minoritaires. (Comme vous le savez, les Palestiniens forment une minorité de 20 % en Israël).


Cet événement ne s’adressait toutefois pas uniquement aux Palestiniens- nous avons invité également des Israéliens juifs. On pouvait lire partout en hébreu « Naomi Klein vient à Haïfa, venez l’écouter ».


En même temps il était important que le premier événement concerne l’édition arabe à Jérusalem-Est et à Ramallah, et que, avant les réceptions de promotion, Naomi participe à une manifestation à Bil’in contre le mur de séparation.


Nous avons donc parlé avec le public israélien lors des événements et par l’intermédiaire des médias israéliens. Le livre est disponible en hébreu. En même temps, nous avons pris très fermement position contre la normalisation. Nous n’avons pas agi comme si tout était normal.


Klein : c’est exactement ça. Il ne s’agit pas de boycotter les Israéliens. C’est boycotter l’illusion que tout est normal en Israël , chose que les producteurs culturels sont habituellement invités à faire.


On a terriblement déformé la campagne de boycott en prétendant qu’elle vise les Israéliens, ou les juifs, ou qu’elle est antisémite. Avec cette tournée, nous essayons de dissiper ce malentendu.


Nous suivons des règles claires : nous ne participons pas à une foire du livre patronnée par l’État ; par exemple, j’ai refusé des invitations à venir en Israël pour parler dans des festivals de films patronnés par l’État ou à des événements de ce type.


Mais si je boycottais les Israéliens, je ne serais pas ici, en Israël, à avoir des contacts avec eux. Je serais restée chez moi.


Une des choses que nous essayons de dégager de cette tournée est que pour des étrangers comme moi, quelle que soit la manière dont je choisis de venir en Israël, je fais des choix et je prends parti. Il est possible de prétendre que vous ne prenez pas parti, mais c’est uniquement parce qu’Israël réussit à rendre le conflit invisible dans une bulle soigneusement aménagée.


Dans mon livre, il y a un long chapitre sur Israël et la construction de l’État sécuritaire. Ce chapitre examine de près les entreprises qui construisent les murs, barrières et postes de contrôle high-tech et qui maintiennent les Palestiniens dans les territoires occupés sous une surveillance permanente.


C’est à cause de l’efficacité du secteur de la sécurité intérieure qu’il est possible de venir dans des villes comme Tel-Aviv et d’oublier presque totalement ce qui se passe à Ramallah et à Gaza. Cet État est comme une gigantesque enclave privée. Il a perfectionné l’art de construire une bulle de sécurité et c’est dans un certain sens sa marque de fabrique.


C’est un label qui est vendu aux juifs de la diaspora comme moi. Il dit : « Avec nous, vous serez en sécurité ; nous pouvons créer pour vous, dans un océan d’ennemis, une bulle de sécurité afin que vous ayez de merveilleuses vacances à la plage, que vous alliez à des festivals de films et à des foires du livre- et cela alors même que nous bombardons Gaza, que nous transformons la Cisjordanie en une chaîne de mini-bantoustans entourés de murs, que nous étendons les colonies et que nous construisons des routes auxquelles les Palestiniens n’ont pas accès ».


Ce sont les deux faces de la même pièce : la bulle de normalité d’une part, et la brutalité de l’enfermement d’autre part. Profiter de la bulle n’est donc pas un acte politiquement neutre.


Ceci est un dialogue très sérieux et c’est pourquoi il est si important que nous publiions le livre en hébreu : à la fois pour diffuser l’information et pour défier les gens qui présentent une image faussée de cette tactique en prétendant que c’est un boycott des juifs ou un boycott des Israéliens. Ce n’est pas du tout ce que nous faisons.


J’ai fait don de mes droits d’auteur à Andalus, donc je ne profite pas personnellement de ce livre et j’ai choisi de travailler avec Andalus parce que c’est une maison d’édition militante qui prend manifestement position contre l’occupation.


Si le livre se vend bien, il aidera Andalous à poursuivre son travail. La campagne de boycott ne demande pas aux gens de ne pas venir en Israël ou dans les territoires occupés pour un partage intellectuel et artistique - elle demande que nous le fassions en opposition manifeste à l’occupation et à la discrimination.


Surasky : et comment les médias israéliens ont-ils réagi à la première tournée de promotion d’un livre en faveur du boycott ?


Klein : pas bien. Une des contradictions que nous confrontons est que nous voulons vraiment déclencher un débat en Israël parce que si le BDS fait l’objet de débats en Europe et au Canada, il est presque invisible en Israël ; il y a une vraie censure autour du sujet.


Tout ce que vous entendrez pratiquement c’est « voilà une bande d’antisémites qui détestent les Israéliens et détestent les juifs" - c’est une grosse, très grosse déformation.


Notre but est de rendre ces distorsions plus difficiles à faire en présentant quelques faits et en disant « regardez, nous avons traduit ce livre, je suis ici en Israël. Dialoguons et communiquons sur ce qu’Israël serait déterminé à défendre avec tant de vigueur ».


Nous constatons, que si les Israéliens sont très intéressés par le débat, celui-ci se heurte à une énorme résistance de la part des médias israéliens, qu’il s’agisse du rôle joué par le secteur de la sécurité dans les pressions hostiles à la paix, ou du rôle que pourrait jouer un mouvement de boycott dans la création de nouveaux groupes de pression en faveur de la paix.

Après que j’ai exposé clairement ma position sur le boycott dans le journal Haaretz, beaucoup de médias ont annulé leurs entretiens avec nous, ce qui en dit long sur la diversité du débat, mais ce n’est pas du tout surprenant non plus.


Surasky : quel est l’objectif de cette campagne ? Que voudriez-vous qu’il en sorte ?


Klein : la campagne est copiée sur le modèle sud-africain de la lutte contre l’apartheid qui a remporté beaucoup de succès dans les années 80. Elle comportait le boycott universitaire, le boycott culturel et le boycott par les consommateurs.


Toutefois, le levier économique clé est venu des universités et des municipalités qui retiraient leurs investissements des entreprises faisant des affaires avec l’Afrique du Sud de l’apartheid. La campagne est devenue trop coûteuse, tant pour les entreprises sud-africaines, que pour les multinationales occidentales ayant d’importants investissements en Afrique du Sud.


Il avait aussi une situation quelque peu analogue à celle d’Israël : vous aviez une minorité blanche en Afrique du Sud qui estimait qu’elle faisait partie de l’Europe, qu’elle faisait partie de l’Occident. Et brusquement, cette minorité n’avait plus accès aux concerts usaméricains et européens qu’elle voulait, et elle n’avait pas les foires du livre qu’elle voulait, et elle n’a pas aimé ça.


La minorité blanche a donc fait pression sur son gouvernement pour qu’il mette fin à l’apartheid, même si elle estimait avoir raison et enrageait devant les boycotts et les sanctions. On espère que ce type de dynamique fonctionnera en Israël, parce qu’il est tellement important pour l’image de soi israélienne que le pays soit considéré comme un membre honorifique de l’Union européenne ou comme un complément des USA.


Lorsque les écrivains et les artistes cesseront de collaborer à la stratégie du gouvernement israélien qui utilise la culture pour cacher ce qui se passe de l’autre côté des murs de béton, les Israéliens décideront peut-être finalement que ces murs sont un risque et décideront de les faire tomber.


Lerer : je suis entièrement d’accord. En tant que citoyenne israélienne, il me faut boycotter pour deux raisons.

Tout d’abord, je veux que les Israéliens se rendent mieux compte que tout n’est pas normal. Il n’y a aucun sens à ce que beaucoup d’Israéliens prétendument gauchistes disent : « c’est terrible ce qui se passe à Gaza et à Hébron » tout en continuant à mener leur vie quotidienne comme si tout allait bien.


Ils vont au spectacle et ils vont au concert. Ces gens sont l’élite de ce pays. Ce sont les journalistes qui travaillent dans les journaux. Je veux les toucher. Je veux les secouer et leur faire comprendre qu’ils ne peuvent pas continuer à mener une vie normale alors que les Palestiniens de Qalqilya [ville de Cisjordanie entièrement enfermée par la barrière de séparation]— à 15 minutes seulement de Tel-Aviv— sont en prison.


La deuxième raison pour laquelle je dois boycotter est que j’ai perdu l’espoir de créer le changement depuis l’intérieur, ce que j’ai essayé de faire en tant que militante pendant de longues années.


Il y a 20 ans, je n’aurais jamais pu imaginer cette situation de semi-apartheid. L’avenir de cet endroit me tient à cœur. Mes concitoyens israéliens me sont chers. J’ai une énorme famille ici et beaucoup, beaucoup d’amis.

Je connais beaucoup de gens qui n’ont pas d’autre passeport et qui n’ont pas d’autre option. Je crois que la solution pour ce pays, le seul avenir possible, est la coexistence. Malheureusement, à ce stade, je ne vois pas comment cet avenir peut se concrétiser sans une pression internationale.

Et je crois que le boycott est un outil non-violent qui nous a déjà montré son efficacité. Je demande donc : s’il vous plaît boycottez-moi.


Klein : je crois aussi que nous devons être très clairs : c’est un conflit extraordinairement asymétrique dans lequel l’État israélien est le premier boycotteur. Les économies de Gaza et de Cisjordanie ont été complètement détruites par les fermetures.


En plus de la fermeture des frontières empêchant les producteurs de Gaza de faire sortir leurs fruits et légumes, [plus de 200] fabriques à Gaza ont été frappées pendant les attaques de décembre et de janvier. Ce fut la destruction systématique de l’économie afin de « donner une leçon à Gaza » pour avoir élu le Hamas. Donc des boycotts, il y en a.


En ce qui me concerne, nous utilisons le BDS à cause de l’impunité d’Israël. Celui-ci refuse absolument d’appliquer le droit international. Le Hamas a commis des crimes de guerre, et la communauté internationale a réagi à ces crimes. [Les crimes de guerre israéliens, qui se situent sur une échelle exponentiellement bien plus importante, ne suscitent aucune réaction].

Il y a peu, nous étions à Gaza.


Ce qui m’a vraiment frappée c’est que la population était dans un état de choc en voyant que même après les attaques de décembre - janvier, que même après la mort de centaines d’enfants, la communauté internationale n’avait rien fait pour tenir Israël responsable.

Je veux dire qu’Israël a montré un dédain total, il a joui d’une impunité absolue vis-à-vis du droit international, des lois de la guerre - qui soit dit en passant ont été décrétées à la suite des atrocités commises par les nazis pendant la seconde guerre mondiale.


Et pourtant, non seulement ces crimes n’ont entraîné aucune conséquence, mais le siège illégal de Gaza est toujours en place.

Ce que dit le BDS, c’est que nos gouvernements ont échoué. Les Nations unies ont échoué. La prétendue communauté internationale est une plaisanterie. Nous devons combler la lacune.


Je crois aussi que ce mouvement changera le jeu aux USA. Rappelons-nous que si la lutte anti-apartheid a connu un tel succès dans les années 80, c’est en grande partie grâce à l’éducation de la population.


Dès que vous disiez « notre école ou notre ville devrait se désinvestir de l’Afrique du Sud de l’apartheid » vous deviez immédiatement organiser une séance d’information et expliquer ce qu’était l’apartheid ; il vous fallait être convaincant. Et les gens devenaient convaincus.

Le BDS palestinien pourrait créer ce mouvement aujourd’hui et donner aux gens des éléments concrets sur lesquels se baser pour organiser leurs écoles et leurs communautés.


Que [le président Barack] Obama le reconnaisse ou non, il faut que la lutte palestinienne devienne une affaire populaire, mobilisant les gens à la base, comme dans le cas de la lutte pour l’Afrique du Sud.

Obama a fait de très petits pas pour établir une sorte de nouvelle relation avec Israël, mais il est confronté à une énorme résistance de la part de la droite. Il faut qu’il y ait une contre-pression sur Obama qui lui dise : « En fait vous n’allez pas assez loin. Excusez-moi, pas de nouvelles colonies ? Et pourquoi pas, pas de colonies du tout, point barre ? ».


Le seul espoir pour le sortir de cette position intermédiaire est qu’il y ait un mouvement populaire exigeant très clairement qu’Israël se conforme au droit international sur tous les fronts, et c’est exactement ce qu’est le BDS.


Surasky : comment les Israéliens de gauche réagissent-ils à l’idée d’un boycott ?


Lerer : quelque chose s’est produit pendant la dernière guerre contre Gaza en janvier. Cinq cent quarante Israéliens - notamment d’importants universitaires, acteurs et réalisateurs de films - ont signé une pétition demandant qu’une pression internationale s’exerce sur Israël.

Dans cette pétition, un paragraphe mentionnait que seul le boycott avait été efficace dans le cas de l’Afrique du Sud. Ce n’était pas encore un appel direct au boycott, mais c’était néanmoins une étape très importante. Maintenant, nous formons un nouveau groupe de citoyens israéliens qui appuient l’appel palestinien au boycott -

Boycott From Within (BFW) (boycott de l’intérieur).

En 2005, nous avons essayé de mettre sur pied un groupe d’artistes pour soutenir l’appel palestinien au boycott universitaire et culturel et nous avons échoué. On nous disait « Comment pouvons-nous nous boycotter nous-mêmes ? C’est trop difficile, c’est trop radical ». Beaucoup ont maintenant signé la pétition de Gaza et ont rejoint notre nouveau groupe BFW.


Ils ont compris qu’il ne s’agit pas de nous boycotter nous-mêmes, mais de demander à la communauté internationale, de demander à nos concitoyens partout dans le monde d’agir : s’il vous plaît aidez-nous à nous boycotter.


Surasky : donnez-moi des exemples précis d’autres personnes qui appuient cet appel.


Klein : la plupart des artistes ne connaissent pas cet appel au boycott, au désinvestissement et aux sanctions bien que l’idée provienne de centaines de groupes palestiniens. Nous travaillons dans un contexte où les voix palestiniennes sont pratiquement inaudibles en Occident.

Certains viendront donc en Israël pour accepter un prix ou pour donner un concert à Tel-Aviv sans savoir qu’en faisant cela, ils traversent en fait essentiellement un piquet de boycott. La plupart ne savent même pas qu’il y a un appel à la résistance non violente lancé par un peuple qui, souvenons-nous en, a été vilipendé pour avoir utilisé toutes les formes de résistance armée possibles.


Enfin voyons : si vous rejetez la résistance armée et que vous rejetez les boycotts et les sanctions, qu’est ce qui reste ? Des pétitions sur Internet ? Croyez-vous vraiment que ça va mettre fin à l’occupation ?

Oui, certains cinéastes militants politiques ont décidé de ne pas participer à des festivals de films israéliens ou patronnés par Israël.


Ken Loach s’est retiré du festival international de cinéma de Melbourne parce qu’il était patronné par le gouvernement israélien. Le cinéaste canadien John Greyson a retiré son excellent film intitulé Fig Trees du festival de cinéma gay et lesbien à Tel-Aviv.


Il y a peu, les Yes Men ont écrit une lettre vraiment sérieuse au Festival de cinéma de Jérusalem expliquant pourquoi ils avaient décidé de retirer leur nouveau film, The Yes Men Save the World du festival.

Et il est maintenant question d’organiser un festival de films pro BDS à Ramallah, une fois de plus pour boycotter la normalisation tout en faisant sortir ces films là-bas.


Surasky : je viens de lire une critique du BDS qui disait : « Vous ne demandez pas le boycott de la Corée du Nord, ni des USA à cause de l’Afghanistan ou de l’Irak. Vous est donc antisémites ». Comment répondez-vous à cette critique ?


Klein : j’ai entendu ça aussi, mais je n’appelle pas au boycott de qui que ce soit. Je respecte un appel au boycott lancé par des centaines de groupes palestiniens. Je crois que les peuples opprimés ont droit à l’autodétermination. Ceci est au cœur de cette lutte. C’est une tactique non-violente qui a été choisie par un large spectre de groupes de la société civile.


Que je sache, les Irakiens n’ont pas appelé aux tactiques BDS contre les USA alors qu’ils en auraient certainement le droit. Et pourtant, certaines personnes réagissent comme si j’avais concocté ça dans l’intimité de ma chambre à coucher, du genre « Qui vais-je boycotter aujourd’hui ? Ams tram gram, pique.. : Corée du Nord, Zimbabwe, Birmanie, Israël ! ».


Une fois encore, la seule raison de ce BDS est que les voix palestiniennes sont si efficacement marginalisées dans la presse occidentale.

Incidemment, la plupart des exemples qui sont mis en avant dans ces débats concernent des pays qui font déjà l’objet de sanctions officielles très claires. Nous n’avons donc pas affaire à des cas d’impunité comme celui d’Israël. Dans ce dernier cas, vous avez besoin d’un projet émanant de la base comblant le vide laissé par les gouvernements qui ont totalement abdiqué leur responsabilité de faire pression au nom du droit international.


Lerer : non seulement ça, mais ces pays n’ont pas de festivals de films et Madonna ne va pas donner un concert en Corée du Nord.

Le problème c’est qu’il y a une communauté internationale qui traite Israël comme s’il s’agissait d’un État européen, occidental, normal. Et ceci est la base de l’appel au boycott : la relation spéciale que les universités israéliennes entretiennent avec les universités européennes et les universités des USA, relation que n’a pas le Zimbabwe.


Je crois vraiment qu’Israël ne maintiendrait pas l’occupation un seul jour de plus sans l’appui des USA et de l’Union européenne. La communauté occidentale soutient l’occupation. Comme le dit Naomi, ne rien faire c’est agir.


Surasky : certains disent :« Cela ne servira à rien. Les Israéliens se considèrent eux-mêmes assiégés. Nous, juifs nous nous voyons sous siège. En fait, le boycott rendra les Israéliens moins ouverts à la paix ».


Klein : il est inévitable que, du moins à court terme, le BDS alimente la mentalité d’assiégés des Israéliens. Ce n’est pas rationnel parce qu’en fait, nous avons affaire à un contexte où Israël a été récompensé.


Jetons un regard sur les années clé qui se sont écoulées depuis l’élection du Hamas, quand le siège de Gaza est devenu absolument brutal et indéniablement illégal : le commerce avec Israël a en fait augmenté de façon spectaculaire. Il y a eu de nouveaux accords spéciaux avec l’Union européenne et avec l’Amérique latine. L’année dernière les exportations israéliennes vers le Canada ont augmenté de 45 %.


Bien qu’Israël soit récompensé pour ses crimes et s’en tire malgré une violence extraordinaire, le sentiment d’être assiégés augmente chez beaucoup d’Israéliens.


La question est de savoir comment pouvons-nous répondre à cette irrationalité ? Parce que si nous l’alimentons, il s’ensuit que nous ne ferons rien, que nous renonçons volontairement aux outils les plus efficaces de l’arsenal non-violent.

Bien que tout prouve le contraire, Israël pense que le monde entier est contre lui et que toutes les critiques qui lui sont adressées sont dictées par l’antisémitisme. Ceci est carrément faux et en tant que militants, nous ne pouvons pas continuer à permettre que le complexe de victimisation d’une nation dissimule la victimisation très réelle du peuple palestinien.


1° septembre 2009 - Cet article peut être consulté ici : http://www.alternet.org/story/14234...
Traduction : Anne-Marie Goossens

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