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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:40

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Pour cette rentrée, les jeunes figurent parmi les premières victimes de la crise. Le chômage des 18-25 ans pointe aujourd’hui à 23,5% (INSEE juin), soit deux fois plus que le reste de la population – dans une région ouvrière telle que la Lorraine, il a doublé depuis un an. 

Une grande partie des salariés licenciés ces derniers mois était âgée de moins de 30 ans. Pour cette rentrée, de nombreux jeunes diplômés vont venir rallonger les files d’attentes du Pôle emploi. Aujourd’hui, la seule réponse du gouvernement, pour sortir de la crise, est d'utiliser la jeunesse comme variable d’ajustement.

Cela passe par la nouvelle mission « d’insertion professionnelle », allouée aux universités, depuis la loi sur la liberté et responsabilités des universités (LRU) qui augmente le nombre de diplômes professionnels conclus avec les entreprises, type « Licence Chef de Rayon Carrefour » à Paris X, qui ne donnent aucun droit sur le marché du travail et ne permettent pas de reconversion en cas de licenciement.

 

Cela passe également par les propositions du « livre vert » de Martin Hirsch, notamment le doublement des contrats d’apprentissage d’ici 2015. Concrètement, cela signifie que l’état va financer des petits boulots de merde, sous-payés et que les entreprises signant le contrat seront exonérées de cotisations sociales.

Par ailleurs, l’UMP réclame la création de statistiques de placement à la sortie de chaque formation proposée. Autrement dit, si les jeunes diplômés ne trouvent pas d’emploi, ce serait la faute de l’université. Or, les taux d’insertion sur le marché du travail dépendent avant tout du bassin d’emplois local et non de la formation : à diplôme égal, un étudiant de la fac de Dunkerque trouvera plus difficilement un emploi qu’un diplômé de la fac de Versailles-Saint-Quentin.

En avril dernier, Nicolas Sarkozy a annoncé le doublement du nombre de « contrats initiative emploi » (CIE), destinés aux jeunes de moins de 26 ans dans les entreprises. Dans ce type de contrats, l’état prend en charge la moitié du salaire (au SMIC). Ce qui représente de nouvelles exonérations pour les patrons, sachant par ailleurs que ce type de contrats crée, au mieux, un « effet d’aubaine » : le jeune est embauché à moitié prix jusqu’à 26 ans et se retrouve au chômage quand son contrat aidé prend fin. C’est cette logique d’emplois précaires réservés aux jeunes que nous dénoncions déjà pendant le mouvement contre le CPE.

Il faut dénoncer ces contrats aidés – qui n’aident en réalité que les patrons – et qui ne permettent pas aux jeunes de s’insérer durablement sur le marché du travail. Aujourd’hui, la meilleure garantie contre le chômage reste nos diplômes. Pour cela, nous exigeons leur reconnaissance par les patrons, ainsi que le passage des conventions collectives au format LMD, pour mettre fin à la dévalorisation systématique de nos diplômes. Enfin, nous exigeons le CDI comme contrat de référence et la mise en place d’une allocation d’autonomie pour tous les jeunes en formation ou en recherche d’emploi, de 16 à 25 ans, d’un montant égal au SMIC et ce, quelle que soit leur origine sociale.

M et J

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:35

L’auteur revient ici sur une série de spécificités du comité "l’Appel et la pioche" et sur les enjeux de son intégration dans le NPA, au plan du fonctionnement, des conceptions et des pratiques militantes.

Nous, les militants de l’Appel et la pioche sommes pour la plupart issus de mouvements de précaires, tels que Jeudi Noir, Génération Précaire, la CGT-Pizza Hut, ou Stop Précarité. Ces mouvements ont émergé alors que ces formes de précarité n’étaient pas prises en compte par les structures traditionnelles de mobilisation. Nous avons eu recours à d’autres leviers pour nous organiser. Etant dispersés sur nos lieux de travail, nous avons utilisé l’arme médiatique afin d’être enfin visibles. Ainsi, nous avons mis en place des actions coups de poing, originales et symboliques. Par exemple, faire irruption dans un appartement au loyer exorbitant avec cotillons, mousseux et musique pour dénoncer le mal-logement. Nous nous sommes inscrits dans une dynamique déjà initiée par les intermittents du spectacle, les mouvements de chômeurs. Ces nouvelles formes de lutte ont souvent porté leurs fruits.
S’inscrire dans une logique globale
En entrant au NPA, nous souhaitions nous engager dans la construction d’un outil plus large qu’un collectif thématique. Lorsqu’on milite sur un thème particulier, on a l’impression de faire l’autruche : on se bat sur un sujet (logement, précarité, etc.), en se rendant bien compte qu’on ne peut pas isoler ce problème de la logique qui organise l’ensemble de la société. En face, ils ont un projet global et cohérent, dont découle l’ensemble des injustices qu’une grande majorité de la population subit tous les jours. Pour cela nous avons souhaité nous engager dans la construction d’une force politique capable de renverser ce système de manière globale.
En montant le comité L’Appel et la pioche, on a souhaité participer à la construction du NPA à notre manière. Ce comité n’est pas structuré sur une base géographique ou de branche. Ce qui nous réunit, c’est le thème de la précarité et les spécificités des luttes dont nous sommes issus, bien souvent situées en dehors de nos lieux de travail.
Dans le cadre de la campagne du NPA sur le pouvoir d’achat, nous avons eu l’idée de nous inviter chaque fin de mois dans un supermarché pour y organiser un pique-nique avec de la nourriture prise dans les rayons, sans passer par la caisse.

Brassage des cultures militantes
Ces initiatives ont été l’occasion d’un « choc des cultures militantes ». Habitués à fonctionner dans un réseau aux dimensions réduites, nous avons lancé la première opération de ce type de manière assez autonome. Au fil des actions, nous avons impliqué davantage en amont le comité local du territoire où se trouvait le magasin ciblé. Et cela fonctionne de mieux en mieux.
Par ailleurs, suite aux échanges qui ont eu lieu avec les comités locaux, nous inscrivons désormais nos pique-niques dans un travail de fond : tractage en amont sur le territoire alentour, prise de contact avec les syndicats des salariés du magasin, et surtout, toujours replacer notre discours dans le cadre d’un combat global pour une alternative anticapitaliste, au-delà du problème spécifique des marges excessives de la grande distribution.
C’est l’un des intérêts majeurs du NPA : brasser des cultures militantes diverses, s’enrichir mutuellement des pratiques de l’autre. Sur ce point le pari est donc gagné

L’articulation entre nos pratiques et le cadre partisan
Notre mode d’organisation s’est heurté aux réalités du fonctionnement d’une organisation politique. Dans les collectifs dans lesquels nous militons, les cadres sont souvent volontairement souples. Nous sommes organisés de façon horizontale, avec un fonctionnement en réseau, et une répartition des taches relativement spontanée.
Ce mode de fonctionnement est difficilement applicable, peu efficace, et surtout anti-démocratique lorsqu’on compte 10 000 militants.
La forme partidaire interroge donc parfois notre mode de fonctionnement. Pour participer à la construction du projet politique du NPA dans son intégralité, nous ajustons alors régulièrement nos pratiques avec la réalité de notre organisation tout en souhaitant que celle-ci s’imprègne de notre parcours.

Quelle utilisation des médias ?
Comme nos autres actions, les pique-niques en supermarché ont dès le départ été conçus comme des actions médiatiques, qui nous permettaient de faire connaître le NPA, et d’exprimer nos revendications. Mais nous nous sommes aperçus que lorsqu’on touche au terrain partisan, le terrain médiatique est glissant et peut vite se retourner contre nous ! Notre discours peut rapidement être instrumentalisé et utilisé contre nous-mêmes d’autant plus en période de crise où l’anticapitalisme devient plus légitime que jamais. Nous devons donc user de l’espace médiatique avec prudence pour garantir une efficacité maximale.
Le parti est toujours en pleine construction et chacun apprend en marchant : la mutualisation des cultures militantes, mission accomplie dans le cadre des pique-niques, doit se poursuivre dans la suite de notre aventure. Nous devons tous continuer de nous approprier cet outil politique. Car le NPA que nous voulons est toujours en cours de construction.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:27

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Les premiers effets du RSA


Le RSA est expérimenté depuis 2007. Un premier bilan montre que 9 % des précaires auraient retrouvé un emploi grâce au RSA. Mais, seuls 28 % d’entre eux bénéficient d’un « emploi durable » - c’est-à-dire un CDI ou un CDD de plus de six mois… et à peine 25 % d’un temps plein. En outre, le revenu moyen (salaire/RSA/prime pour l’emploi) s’élève à 900 euros, soit, pour certains, une véritable régression. Généralisé depuis juin dernier, le RSA s’adresse à  3,5 millions de ménages. Or environ 10 % seulement en a réellement profité, alors que 8 millions de personnes (soit 13 % de la population) vivent toujours en-deçà du seuil de pauvreté (880 euros  
par mois). Certains bénéficiaires potentiels seraient donc encore méfiants ?


Davantage de contrôles, un formulaire intrusif pour la vie privée (fichage administratif et fiscal), une restauration de l’obligation alimentaire (aide matérielle versée à un proche sans subsistance), un dispositif kafkaien, de quoi être réticent ! Mauvais bilan pour Martin Hirsch qui joue là sa notoriété de bon samaritain.


Pendant que le gouvernement renforce sa stratégie de communication pour nous convaincre des bienfaits du RSA, voici cinq bonnes raisons de ne pas cautionner les stigmatisations et les menaces sur les précaires. Nous ne voulons pas Rester Sans Argent !


Le chômage n’est pas un choix


La volonté de contraindre les détenteurs de minima sociaux à la reprise d’un travail fait croire que le chômage serait volontaire et que les minima sociaux décourageraient la reprise d’emploi. Cette analyse, insultante pour les personnes privées d’emploi, est un mensonge. Selon une enquête récente de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), 28 % seulement des Rmistes ne recherchent pas d’emploi, et parmi eux, 40 % pour des problèmes de santé. De plus c’est économiquement absurde puisque l’offre d’emploi n’est pas infinie, surtout en temps de crise. Cet a priori complète l’idée fausse selon laquelle le coût du travail serait trop élevé en France, alors que ce sont les taux de profits qui sont trop hauts.

C’est pourquoi nous revendiquons une augmentation des revenus de 300 euros pour tous, ainsi qu’une revalorisation du Smic à 1 500 euros net.


Inefficace pour retrouver un travail


Cohérent avec le principe selon lequel il faudrait « travailler plus, pour gagner plus », le RSA renforce la valeur travail par rapport à la solidarité. Sauf que le travail ne paye plus, d’ailleurs pour beaucoup, il n’y en a plus ! Le nombre d’inscrits à Pôle Emploi a franchi les 4 millions de personnes et le nombre d’offres a diminué de 50 %.


Les problèmes de santé, de transport, de gardes d’enfants… sont des freins plus importants pour reprendre un travail, que le manque d’incitations financières. Avec le RSA, les conditions de travail des salariés débordés et stressés de la Caisse d’allocations familiales et de Pôle Emploi s’aggravent. Ce dernier accuse le coup de la fusion ANPE-Assedic et l’augmentation du nombre d’inscrits.


Les CAF font face aux effets de la crise avec une fréquentation en augmentation de 12 % au premier trimestre 2009 par rapport à 2008. Il faut développer des services publics de qualité, diminuer la durée du travail et créer de l’emploi pour que TOUS travaillent moins et gagnent plus ! Cela nécessite de repenser le travail en fonction de nos besoins et de façon à respecter l’environnement.


Les contrats précaires privilégiés


La précarisation de l’emploi risque de s’accélérer avec le RSA qui fonctionne comme une subvention aux entreprises pratiquant des politiques de bas salaires et d’emplois précaires.


Tous les types de contrats précaires et sous-payés sont favorisés, puisque les chômeurs se retrouveront sous la pression du contrôle permanent avec menaces de radiation, les rendant corvéables à merci. Le revenu minimum est supprimé de fait, le droit du travail est remplacé par le droit de travailler.


Le RSA, véritable générateur de précarité, illustre bien le projet libéral visant à flexibiliser le marché de l’emploi pour en dégager plus de profits. Mais cette insécurité sociale n’est pas une fatalité. Refusons le travail forcé et les petits boulots aux conditions dégradées, sous-payés, exigeons un droit à un emploi de qualité pour tous. Il faut interdire les licenciements par une obligation imposée solidairement au patronat de maintenir les contrats de travail et de transformer les emplois précaires.


Les femmes encore plus fragilisées


Le RSA fait l’apologie du temps partiel chez les femmes. Celui-ci constitue une autre source de flexibilité pour les entreprises, ce qui a contribué à la progression du nombre de « travailleurs pauvres », particulièrement parmi les mères célibataires. 82 % des salariés à temps partiel sont des femmes.


Le RSA contribue à précariser les femmes, voire à les renvoyer à la maison. En effet, dans le cas d’un couple, le RSA amène un Smic plus rémunérateur à l’un, mais des études de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) montrent que le gain est réduit pour l’autre, le plus souvent la femme.


Or, lorsque la garde des enfants pèse plus dans les dépenses qu’un retour à l’emploi, le choix est vite fait. Résultat, une aggravation des inégalités salariales. La lutte contre la précarité passe donc par l’arrêt des discriminations sous toutes leurs formes (raciste, sexiste…), par l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, par la continuité des droits sociaux (revenu, formation, logement, santé) pour tous, étudiants, salariés, chômeurs, personnes en congés parentaux... 


Les jeunes davantage exploités


Le Livre vert de Martin Hirsch, rendu public avant l’été annonçait un projet d’extension du RSA aux jeunes salariés de moins de 25 ans, actuellement privés de toute forme d’assurance chômage. Loin d’être un progrès, cela constituerait une extension de la précarité et une mise en concurrence accrue des salariés en CDI et en contrats précaires.


La logique du RSA est de créer un sous-salariat surexploité. Cela passe inévitablement par une instrumentalisation de la jeunesse, variable d’ajustement pour maintenir à tout prix les taux de profits et briser les acquis collectifs des salariés.


Une loi-cadre mettant en application les revendications du Livre vert est prévue pour l’automne. Pour mettre en échec la généralisation de la précarité, il faut, plus que jamais, lutter contre les différents types de contrats sous-payés réservés aux jeunes. Un CDI pour tous, une allocation d’autonomie égale au Smic pour tous les jeunes de 16 à 25 ans, en formation ou en recherche d’emploi.

 

Que faire contre la précarité ?


La précarité n’est pas une fatalité, de nouveaux droits sociaux doivent renverser ce climat angoissant d’incertitudes. Plus que jamais, la lutte contre la précarité doit être liée à une perspective anticapitaliste, pour en finir avec cette société et toute forme d’exploitation et d’oppression.


Le 17 octobre, manifestons


Une manifestation nationale est organisée par le Collectif droits des femmes pour dénoncer les effets de la crise, la place des femmes dans la société, les inégalités dans le monde du travail : http://www.collectifdroitsdesfemmes.org


Le 5 décembre, marches régionales


Des marches régionales organisées par le collectif Droits nouveaux (associations, syndicats et partis politiques) auront lieu pour dénoncer la précarité et les licenciements. Ces marches aboutiront en manifestation dans les grandes villes, le 5 décembre. Pour participer, contacter : agdesprecaires@gmail.com

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 13:16


QUIMPER VILLE Le Télégramme

Crise. Le NPA appelle les forces de gauche à l'action unitaire

17 septembre 2009


Le comité quimpérois du Nouveau parti anticapitaliste lance un appel en
faveur d'un «mouvement d'ensemble des forces politiques, associatives et
syndicales de gauche» locales. «Il nous faut avancer de façon unitaire
faceau déferlement des plans sociaux, licenciements et difficultés
économiques et sociales qui touchent au quotidien les salariés et précaires
dans la crise», insiste Janine Carrasco, l'une des membres du comité.

Ces difficultés, le NPA les illustre par des statistiques émanant du Pôle
emploi. «Actuellement, 8.125 personnes de catégories ABC sont inscrites au
Pôle emploi dans le bassin de Quimper. Le chômage a augmenté de 17% entre juillet 2008 et 2009 et de 13% supplémentaires depuis juillet», rapporte un membre du comité.

«En un an, le chômage des jeunes de moins de 25 ans a progressé de 28,1%», assure-t-il sur la foi des mêmes sources publiques.

Autre illustration des effets de la crise, le «pôle emploi de Quimper n'a
enregistré que 15% d'offres d'emploi durable (CDD supérieur à six mois et
plus) sur les 8.231 offres proposées depuis janvier2009».

«Aucune alliance...»

Les 10 et 11octobre, les «environ 230 adhérents» des neuf comités
finistériens du NPA seront invités à débattre, à Châteaulin, des initiatives
locales à entrevoir ou à accompagner. Parmi ces actions de terrain, le
représentant finistérien au conseil national du NPA, Louis Le Pape, cite
«l'accompagnement de marches contre les licenciements» ou «la participation à des collectifs comme celui contre la privatisation de La Poste».

 «Il nous faudra aussi réfléchir aux déclinaisons locales de trois axes nationaux de campagne sur l'emploi pour tous, l'écologie, contre la fumisterie du Sommet de Copenhague et les droits des femmes», décrit-il.

 À Châteaulin, les militants du NPA se pencheront enfin sur les élections régionales. Ils adoptent pour l'heure une seule position confirmée hier par Alain Guil: «Aucune alliance de 1er ou de 2e tour avec une union autour du PS qui comprendrait des MoDem».

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 16:15


Voir la vidéo sur ARTE+7

Rediffusions :
17.09.2009 à 10:00
A la gauche de la gauche
(Allemagne, 2009, 52mn)
SR
Réalisateur: Dietrich Krauß
Présentateur: Thomas Kausch


Si le phénomène est récent en Allemagne, les gauches radicales sont depuis longtemps actives en France. Suivez des deux côtés du Rhin les chefs de file des nouveaux partis contestataires pour une analyse de leur action au quotidien.
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 13:00
 
" Etre présent, pour dire une fois de plus que les faucheurs (ses) volontaires ne sont pas des délinquants mais des éveilleurs de conscience qui assument leur engagement de désobéissance civile face à un gouvernement qui ne respecte pas celui qu’il a pris : de notifier à l’Union Européenne, fin novembre 2007, la clause de sauvegarde sur le maïs Mon 810 (le seul autorisé à la culture). "


  Ils Résistent Pour le Bien Commun et Défendent Nos LIBERTES!

Défendons Nos Droits!! Et Ceux des Générations Futures!!


 
Fest Noz de Soutien aux FVO
Organisé par l'association Tud Yaouank berriennoise en partenariat avec le comité de soutien des faucheurs d'OGM de Bretagne.
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 09:20
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La vague de suicides qui s’abat sur le personnel de France Télécom depuis dix huit mois ne doit rien au hasard.

 
D’ailleurs, pour l’essentiel, les salariés qui en sont les victimes, mettent directement en cause l’entreprise comme responsable de leur acte désespéré.

La direction n’a rien su faire d’autre depuis des mois que répondre par des propositions de « gestion » du stress, alors même que ses méthodes managériales recréaient le mal à l’infini. Ce mal-être des salariés a été analysé, décrypté, décrit dans des articles, des ouvrages, par des scientifiques, des syndicalistes, des chercheurs, des journalistes.

 

 

Le personnel de France Télécom est soumis à une pression quotidienne insupportable. Les réorganisations sont incessantes, se traduisant le plus souvent par des mutations forcées, parfois à des kilomètres de chez soi, mais aussi par une aggravation des conditions de travail : on peut ainsi supprimer la moitié des postes d’un service sans modifier la charge de travail.


Les salariés peuvent aussi être victimes d’un changement brutal et déqualifiant de métier. Tel expert en haut débit se voit proposer un poste d’installation au domicile des clients. Il peut aussi s’agir d’un changement brutal d’habitudes, d’équipe, de responsable, toutes choses qui nécessitent une adaptation tous azimut aussi rapide que difficile à assumer.


On ne compte plus les fermetures de sites, les suppressions de postes, les pressions à la mobilité hors de l’entreprise. Certaines activités sont délocalisées dans le groupe en Inde, en Slovaquie, en Roumanie, où les coûts sont plus bas.

Les recruteurs de l’entreprise font leur « marché » sur une bourse à l’emploi interne, choisissant parmi ceux qui ont perdu leur poste. La gestion par le stress déstabilise, dévalorise, infantilise, surcharge. 


Certains vont jusqu’au suicide, en une nette augmentation – 23 en un an et demi –, beaucoup tombent en dépression, se bourrent d’anxiolytiques, n’ont plus goût à leur métier, sont dégoûtés des « valeurs » qu’on voudrait leur imposer.


Ceci n’est pas le résultat des agissements de quelques sadiques, ni de l’application bête et disciplinée par quelques chefaillons d’ordres reçus d’en haut.

C’est l’orientation prise par France Télécom suite à l’ouverture du capital en 1997, et à sa privatisation totale en 2003. Le nouveau dieu s’appelle « marché financier ». Pour lui plaire, il faut toujours gagner plus d’argent et réduire les « coûts ».

Ce qui « coûte » toujours trop cher pour lui, c’est le personnel. Les effectifs ont pourtant fondu depuis 1997, passant de 145 000 à 80 000 sur la maison mère. Les salaires ont beaucoup moins augmenté que les dividendes. L’objectif est de réduire les coûts en se débarrassant d’une partie du personnel, en le poussant dehors,  obligeant ceux qui restent à travailler toujours plus, pour toujours aussi peu d’argent.


De nombreuses entreprises vivent les mêmes contraintes et bien des salariés se reconnaissent en écoutant la détresse de ceux de France Télécom enfin médiatisée.

 L’histoire de France Télécom a ceci de plus, que l’essentiel du personnel a été recruté dans les années 1970-1980, dans l’administration des PTT, à l’époque où l’Etat lançait une grande campagne d’équipement de tous les foyers. Cela a formé une génération d’agents solidaires, ayant une culture de service public aux abonnés (et non aux clients).


Aujourd’hui, les valeurs sont inversées et sont difficiles à partager. Quand, de surcroît, la fierté du métier qualifié est violemment mise à mal par la direction, le ras-le-bol devient total.


Quand les capitalistes ont décidé que les profits fabuleux des télécommunications ne devaient leur échapper plus longtemps, ils ont imposé la privatisation de l’ensemble des entreprises en Europe. La droite, comme la gauche qui a elle-même procédé à la première ouverture du capital, ont mis en œuvre ces politiques destructrices.


Le nombre de suicides devenant un peu trop voyant, le gouvernement gesticule pour gronder la direction de France Télécom. Quelle hypocrisie ! Alors oui, il faut se débarrasser de cette direction qui n’a cessé de nier le problème posé par sa politique. Mais pour changer radicalement d’orientation et en finir avec la loi de l’actionnaire et du profit !

Correspondant

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 09:18
Communiqué du NPA.
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La cour d’appel de Nouméa a confirmé, le 15 septembre, le maintien en détention des syndicalistes de l’USTKE, poursuivis pour entrave à un aéronef.


Une nouvelle fois la justice coloniale française a condamné des militants en assimilant l’action syndicale à de la délinquance.

Le NPA dénonce cette décision politique prise contre des militants engagés, par leur action syndicale, dans la défense de tous les exploités en Calédonie, mais surtout engagés dans la lutte pour l’indépendance de cette colonie toujours inscrite sur la liste des territoires à décoloniser par l’ONU.


L’Etat français, qui prétend rendre la justice au nom du peuple, bafoue les droits fondamentaux en se mettant aux ordres de ceux qui veulent pouvoir continuer à piller et à polluer ce territoire pour leur profit.


Le NPA appelle à l’amplification des mobilisations en France pour obtenir la libération de tous les syndicalistes et l’arrêt de toutes les poursuites
.

Le 15 septembre 2009.

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 09:13

15 septembre 2009 à 16h48 - Le Télégramme


Le site Alcatel-Lucent de Lannion sera bloqué à partir de demain matin, suite à la décision prise par les salariés, réunis hier en assemblée générale.


Le personnel veut ainsi protester contre des suppressions d'emplois et "externalisations", qui seront à l'ordre du jour d'une réunion du comité central d'entreprise, prévue mercredi et jeudi.


Une manifestation est également prévue mercredi, en fin de matinée, avec les salariés de France Télécom sur la zone industrielle Pégase, à Lannion.

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 09:08
Ouest-France
Depuis le 1er septembre, ces releveurs de Quimper sont sans travail et attendent des nouvelles de leur nouvel employeur. : Ouest-France

Bidon enflammé, banderoles, palettes… Depuis 8 h 30 ce matin, des releveurs de compteurs pour le compte d’ERDF (électricité de France) manifestent devant le siège d’EDF Cap Horn, à Quimper. Depuis le 1er septembre, ces 14 salariés (10 en CDI, 4 en CDD) sont sans travail et attendent des nouvelles de leur nouvel employeur.


Explication ? À la suite d’un appel d’offres national, la société qui les emploie, ODE (Ouest contrôle des eaux) a perdu le marché au profit d’Atlan’Tech, basée à Brest. Or, celle-ci ne semble pas vouloir les reprendre, et ce, malgré le fait que les Prud’hommes de Quimper leur aient donné raison, le 28 août, en ordonnant à la société brestoise « de transférer les contrats de travail des personnes concernées ».


Seule nouveauté du côté d’Atlantech, les releveurs expliquent avoir reçu un courrier de la direction leur affirmant qu’ils recevront bien des salaires en septembre. « Mais tout en ne nous reconnaissant pas comme salarié », n’en revient pas Marc Le Roy, délégué FO.


Les releveurs ont prévu de manifester jusqu’à midi. Puis de se rendre devant leurs locaux de travail à ERDF, au Rouillen, où ils attendent chaque jour, depuis plus de deux semaines, un travail qui n’arrive pas.

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