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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 08:42

Communiqué du NPA.

 

Grippe A : "Notre santé vaut plus que leurs profits".

 

Dans les mois qui viennent, la France, va être touchée par la pandémie de grippe A.


Malgré les rodomontades, les réponses du gouvernement français sont inadaptées à la situation. Elles se situent dans le cadre de politiques libérales, pour qui la santé de la population est subordonnée aux impératifs du profit.

La priorité donnée aux besoins de santé nécessiterait un système de santé public, avec des moyens suffisants totalement gratuit et proche de la population.


Nous voulons un débat sur la stratégie de vaccination, d’autant qu’à la vaccination ciblée de la grippe saisonnière, on passe à une vaccination de masse avec des adjuvants comme le thiomercure, accusés de complications neurologiques, surtout chez la femme enceinte et les jeunes enfants.


Il faudrait également envisager si nécessaire l’interruption de certaines activités économiques non indispensables sans aucune pénalisation financière pour les salariés, le maintien du salaire pour les parents qui n'auraient pas de solution de garde pour leurs enfants atteints du virus..


La politique gouvernementale va à l’encontre de telles exigences.

Pire, elle prévoit d’utiliser l’épidémie pour aller de l’avant dans la casse du code du travail, et imposer encore davantage de « flexibilité ». De même l’épidémie de grippe sert à justifier le transfert des activités hospitalières les plus lucratives vers les cliniques privées.


Le NPA exige pour sa part :

- Une information et un débat public permettant une prise en charge collective et citoyenne de l’épidémie.

- La gratuité totale des soins pour tous les patients touchés par la grippe A.

- La mobilisation de l’ensemble du système de santé, les cliniques n’ayant aucune raison de ne pas être sollicitées face à l’épidémie.

- Le retrait de la loi Bachelot, et l’attribution des moyens nécessaires pour l’hôpital public.


Il appelle à refuser toute mise en cause des droits sociaux et des droits démocratiques sous couvert de mobilisation contre l’épidémie.

Le 9 septembre 2009

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 09:01

Les représentants de la FSU ont fait leur rentrée, hier, à l'occasion de la réunion du comité technique paritaire départemental à Quimper.

Le comité technique paritaire départemental s'est réuni hier à Quimper. L'occasion, pour la FSU, de faire le point sur les ouvertures et fermetures de classes.

Le syndicat FSU a fait sa rentrée, hier, à l'occasion de la réunion du comité technique paritaire départemental (CTPD) qui s'est tenu à l'inspection académique du Finistère. Les ajustements de postes, en fonction des effectifs réels dans les classes ont été publiés (lire ci-dessous).

L'inspection académique a procédé à 14 ouvertures de postes et à 8,5 fermetures de postes. Par ailleurs, quatre mi-temps d'aide pédagogique ont également été attribués.


Pour Guy Barré, porte-parole du Snuipp (premier degré) : « Ces mesures ne suffisent pas. Dans certaines écoles maternelles, et notamment en petite section, on a des classes de plus de 30 élèves. La situation va être très tendue dans de nombreux établissements. » Et de citer les classes multiniveaux en zone rurale, notamment dans la presqu'île de Crozon.

Autres inquiétudes : la baisse de la scolarisation des deux ans, faute de postes attribués, ainsi que le manque d'auxiliaires de vie scolaire (AVS). Selon la FSU, 170 élèves porteurs de handicap se sont retrouvés sans AVS à la rentrée.


Dans le second degré, le syndicat évoque également l'augmentation des effectifs dans les collèges : « On a obtenu à cette rentrée une dizaine de postes pour 350 élèves en plus. Cela fait un peu juste, signale un représentant du Snes. Là encore, certaines classes de 6e sont surchargées avec plus de 28 élèves et on est à plus de 30 en 4e ou 3e. »


La FSU regrette également le peu de postes de remplaçants, alors que tout le monde parle des effets éventuels de la grippe A sur l'absentéisme.

 

Snuipp. «Le compte n'y est pas!»

9 septembre 2009 - Le Télégramme 

De leur côté, les syndicats Snuipp et Snes continuent de regretter qu'il y ait encore, à cette rentrée, trop «de classes en surcharge» dans les écoles comme dans les collèges.


«Nous sommes un peu gênés pour commenter précisément, car nous n'avons toujours pas reçu les décisions de l'inspection académique», regrettait hier, vers 16h, le secrétaire départemental du Snuipp, principal syndicat enseignant du 1erdegré (primaire et maternelle).


Les mesures lui sont finalement parvenues près d'une heure plus tard. Quelques heures donc après la réunion du comité technique paritaire départemental, au cours duquel administration et syndicats ont fait valoir leurs arguments.


«Quatorze ouvertures de postes, alors que nous avions recensé 65 demandes», soupire le syndicaliste. «Le compte n'y est de toute façon pas. Nous avons recensé des écoles élémentaires à 27,2 ou 27,5 élèves en moyenne par classe, une classe de maternelle avec 39 élèves ou une autre avec trois classes à 30élèves de moyenne l'après-midi», illustre Guy Barré.


«Des moyennes à 28 ou 29 élèves par classe en maternelle, ce ne sont pas nos normes à nous. Il y a une banalisation de la surcharge des classes», insiste l'une de ses collègues, Armelle Le Coz. Les membres du SNUipp pointent également la «baisse incessante du pourcentage d'enfants de deux ans scolarisés dans le Finistère: 41,02% en 2006-2007 et 35,25% en 2008-2009».

170 enfants sans AVS

Du côté du Snes-FSU, on n'est guère plus satisfait des conditions de rentrée dans le second degré finistérien. Le cosecrétaire départemental, Jean-Marc Cléry, relève une «inadéquation entre la réduction des moyens et la remontée des effectifs dans les collèges». «Nous avions, en mars, 4,5 postes supplémentaires; nous avons désormais une dizaine de postes de certifiés en plus. Il y a eu des ajustements, c'est clair. Mais cela reste insuffisant au regard des 280 collégiens en plus à cette rentrée par rapport à 2008-2009», émet-il. «340élèves en fait», insiste Daniel Ravasio (FSU).


«Bref, on a des établissements où la tension est très forte, où l'on dépasse largement le seuil des 28 élèves par classe en 6e(Porzou à Concarneau, Douarnenez), et le seuil des 30 élèves en 4e et 3e (Fouesnant, L'Harteloire à Brest et Landerneau)», cite en exemple les syndicalistes du Snes. «L'inspection académique promet des efforts en heures supplémentaires. Nous, nous demandons des classes en plus», insistent-ils. Autre source d'inquiétude:«170 élèves finistériens ne disposaient pas d'auxiliaires de vie scolaire à la rentrée»!

 

Rentrée. Remplacements et maternelles préoccupent la FSU

9 septembre 2009 - Le Télégramme


L'école dès deux ans et les remplacements dans le second degré sont les deux principaux sujets de préoccupation de rentrée de la fédération FSU de syndicats enseignants de Bretagne. Pour la première fois, les enfants de moins de trois ans n'ont pas été comptabilisés dans les effectifs des maternelles, regrette le SNUipp (primaire et maternelle). Ces dernières années, le rectorat faisait savoir que les augmentations d'effectifs en petite section ne conduiraient pas à l'ouverture de classes. Désormais, le syndicat craint que la non-prise en compte des enfants présents ne conduise à des fermetures. La mobilisation est d'ores et déjà décrétée. «Elle va commencer par des lâchers de ballons dans les établissements, symbolisant les enfants lâchés par l'école», annonce Jean-Luc Le Guellec, secrétaire régional de la FSU Bretagne.

Douche froide

Dans le second degré, le SNES a eu un faux espoir en début d'année, lorsque 28 emplois supplémentaires avaient été annoncés. La douche froide a suivi, «avec 110 suppressions de postes de titulaires remplaçants», commente la secrétaire syndicale Michelle Carmès. «Dans quelques semaines, nous allons être confrontés à de nombreux besoins de remplacements qui ne pourront être assurés». La grippe A? «Même avec la seule grippe saisonnière, ça ne passe pas...» Comment l'administration va-t-elle faire face? Le syndicat redoute qu'il ne fasse appel aux stagiaires de 1re année d'IUFM, qui ne sont pas armés pour affronter, dans de telles conditions, leur premier face à face avec les élèves.

Afflux imprévu


À cela s'ajoute un afflux imprévu d'élèves de seconde. «Il y a eu beaucoup de demandes d'inscription en provenance de collégiens du privé, sans doute sous l'effet de la crise qui rend plus difficile la contribution des familles», affirme Michelle Carmès, contredisant ainsi l'enseignement catholique (Le Télégramme d'hier). Cela s'est traduit par l'arrivée en lycée de «340 élèves de plus que l'effectif attendu». Le syndicat a également noté l'arrivée en lycée de jeunes en provenance de l'apprentissage. Là, crise encore, «avec 3.000 jeunes qui cherchent sans succès un maître d'apprentissage et qui se réorientent vers le lycée».

 

 

 

14 ouvertures et 8,5 fermetures de postes (Ouest France)
Les ouvertures de postes

Écoles maternelles.

Brest, Kérinou, 0,5, 4e poste (par ajout d'1/2 poste) ; Hôpital-Camfrout, Renée-Le-Née, 1, 4e poste ; Le Relecq-Kerhuon, Jean-Moulin, 0,5, 4e poste ; Lesneven, Jacques-Prévert, 0,5, 6e poste (par ajout d'1/2 poste) ; Saint-Martin-des-Champs, Le Gouelou, 0,5, 4e poste (par ajout d'1/2 poste) ; Treffiagat, bourg, 1/2 poste ; Trégunc, Marc-Bourhis, 0,5, 4e poste (par ajout d'1/2 poste).

Écoles élémentaires de plus de 5 classes.

Brest, Jean Macé, 1, 8e poste ; Plabennec, bourg, 1, 9e poste.

Écoles primaires de 1 à 3 classes.

Argol, bourg 1/2 poste ; Le Cloître-Saint-Thégonnec, bourg, 1/2 poste ; Lopérec, bourg, 1/2 poste ; Plogonnec, Saint-Albin, 0,5, 3e poste (par ajout d'1/2 poste) ; Saint-Jean-Trolimon, 1/2 poste.

Écoles primaires de plus de 3 classes.

Audierne, Pierre-Le-Lec, 1/2 poste ; Brest, Pen-ar-Streat, 0,5, 13e poste (par ajout d'1/2 poste) ; Plouezoch, bourg, 0,5, 5e poste (par ajout d'1/2 poste) ; Saint-Servais, bourg, 1, 5e, poste ; Saint-Thurien, bourg, 1, 5e poste ; Tregourez, bourg, 1/2 poste.

Classes bilingues.

Bannalec, (mat) bourg 1 ; Daoulas, (mat) Josette-Cornec 1/2 poste.

Les fermetures de postes 

Écoles maternelles.

Brest, Vauban, 0,5, 3e poste (restent 2,5 postes) ; Nevez, bourg, 0,5, 3e poste (restent 2,5 postes).

Écoles élémentaires de plus de 5 classes.

Brest, Guérin, 1, 5e poste ; Saint-Evarzec, Léonard-de-Vinci, 1, 9e poste.

Écoles primaires de plus de 3 classes.

Brest, Paul-Dukas, 0,5, 8e poste (restent 7,5 postes) ; Brest, Bellevue, 1, 11e poste ; Clohars-Fouesnant, bourg, 1, 8eConcarneau, Le Lin, 1, 5e poste ; Kerlaz, bourg, 1/2 poste ; Lampaul-Plouarzel, Kérargroas, 1, 8e poste ; Plonevez-Porzay, bourg, 0,5, 4e poste (restent 3,5 postes). poste ;

Aide pédagogique un mi-temps hebdomadaire

Concarneau, Kérandon ; Moëlan-sur-Mer, Kergroes, Quimper ; Plouénan, Penzé ; Saint-Évarzec, Léonard-de-Vinci.

 

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 08:32



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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 08:30



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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 08:26


21-0802 photo gabon.jpg

Après l'annonce de l'élection d'Ali Bongo, fils du décédé président Omar Bongo, des protestations contre la fraude et l'influence de la France secouent le pays.


L’opposition gabonaise dénonce une fraude électorale. Elle est, en effet, plus que probable car des irrégularités graves ont été observées. Des images ont montré que l'encre indélébile marquée sur le pouce de chaque électeur pouvait être facilement lavée à l’eau froide. La participation a été visiblement gonflée. Au niveau national, elle a été officiellement de 44 % mais, dans la province orientale du Haut-Ogooué, où le nouveau président avait son fief local, elle serait du double. Un tel pourcentage ne peut s'expliquer que par le bourrage des urnes.


Ali Bongo n’aurait probablement pas gagné l’élection sans la fraude massive et beaucoup de Gabonais le considèrent comme une marionnette de la France.


Depuis l'indépendance du Gabon, en 1960, la France est en effet massivement présente dans ce pays riche en pétrole et en uranium et n’a jamais cessé de contrôler les décisions fondamentales de sa politique. En février 1964, elle a restauré, en quelques heures, le pouvoir du président Léon M'ba qui, après avoir dissous l'Assemblée nationale, s'était fait renversé par une mutinerie de ses soldats.


En mai 1990, face au mouvement pro-démocratie alors à son apogée, les parachutistes français sont intervenus à Port-Gentil, la seconde ville du pays et son port pétrolier, pour rétablir la production pétrolière interrompue par ELF, l’ancêtre de Total.


Aujourd’hui, Total contrôle une majeure partie de l’économie du pays et ce n’est pas un hasard si trois de ses stations d'essence ont été détruites à Port-Gentil et si le consulat français y a été brûlé. C’est le fruit de la colère, légitime, d’une bonne partie du peuple gabonais.


Omar Bongo, le père d’Ali, a régné sans partage sur le Gabon, de 1967 à sa mort, le 8 juin. Il a financé la plupart des grands partis politiques en France (droite, PS et FN), redistribuant ainsi une  partie de la rente pétrolière. Celle-ci est détournée au détriment de la population gabonaise qui demeure majoritairement pauvre dans un pays riche. La clique corrompue au pouvoir, dont le clan Bongo, profite de cette rente. Sa majeure partie est cependant accaparée par des « intérêts français ».


Ali Bongo a jusqu'ici mené une vie de « gosse de riche » sans aucun intérêt pour la politique, faisant toute sa formation en France. Dès le mois de juillet, on aprenait que « les services » de la France et les émissaires de l’Elysée ─ dont le trouble « conseiller Afrique » de Sarkozy, l'avocat Robert Bourgi ─ misaient sur une succession « dynastique » après la mort d’Omar Bongo. Aujourd’hui, 150 parachutistes sont déjà intervenus à Port-Gentil, pour « protéger le consulat et les ressortissants français ».


La première revendication, ici en France, doit au contraire être le retrait des troupes et la fermeture de la base militaire française à Libreville (un millier de soldats). 

Bertold du Ryon

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 08:22

Déclaration du Comité exécutif du NPA.

Les grandes manœuvres s’accélèrent vers un rassemblement de centre-gauche, qui marque le déplacement à droite d'une partie de la classe politique.


François Bayrou vient de répondre positivement à la dynamique lancée par Vincent Peillon et Daniel Cohn-Bendit à Marseille à la fin août. Comme le déclarait à cette réunion Marielle De Sarnez (avec l’accord évident du président du Modem et sous les acclamations de l’assistance), « ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise».


L'« offre publique de dialogue portant sur le fond », faite par Bayrou, constitue le pas politique prudent mais décisif vers ce que Martine Aubry demandait à La Rochelle.


C'est exactement le même scénario qui a conduit à la catastrophe en Italie. Alliée au centriste Prodi, la gauche a d'abord battu Berlusconi puis déçu les attentes populaires, ouvrant la voie à Berlusconi II. Aujourd'hui, il ne reste plus un seul député de gauche au parlement italien.


Attendre 2012 pour battre Sarkozy, puis mener une politique de droite qui prépare son retour n'est pas la bonne voie. Les élections régionales seront le laboratoire de cette stratégie qui s'exprime déjà dans le renoncement à soutenir vigoureusement les luttes et à répondre aux aspirations des victimes de la crise.


Pour les forces qui se déclarent favorables à une rupture avec le capitalisme, c’est une nouvelle épreuve de vérité qui s’approche. Un doigt dans cette alliance sous prétexte de pragmatisme, et c’est tout le corps qui y passera.

Le PCF a condamné cette stratégie, mais ouvre pourtant des discussions programmatiques avec le PS.


Il faut se prononcer clairement pour un rejet national, explicite, dans les 22 régions, de toute alliance de premier ou de second tour comprenant le Modem.


Pour la gauche radicale, c’est l’heure des choix, et l’attitude vis à vis de la stratégie de centre-gauche en sera un des révélateurs.

C’est aussi l’heure de la clarté. Il ne suffit pas de battre Sarkozy, il faut battre aussi sa politique dans la rue et dans les urnes.


C'est pourquoi, dans cet objectif, le NPA propose sans attendre au PCF, au PG, à LO, à la Fédération, aux Alternatifs de se rassembler.


Nous leur adressons aujourd'hui une invitation à une rencontre nationale unitaire de nos 5 mouvements pour la mise en place immédiate de groupes de travail communs permettant à la fois de collaborer dans le soutien immédiat aux luttes et de préparer ensemble les régionales.

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 20:24
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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 08:38

Communiqué du NPA.

Le gouvernement envisage une hausse du forfait hospitalier de 25%.

Il passerait ainsi de 16 à 20 euros. Les déremboursements répétés et cumulatifs de médicaments, les augmentations prévisibles et déjà annoncées des tarifs des complémentaires de santé sont des coups bas contre les malades, d’autant plus graves, dans le contexte de montée du chômage, de la précarité et de pandémie.


Mais, une fois de plus, le gouvernement choisit de faire les poches des salariés, de tous ceux qui doivent avoir recours au système de santé.


Le déficit de la Sécu n’est qu’un prétexte. La Sécu est pillée par le gouvernement et les patrons. En 2008, les exonérations de cotisations se montaient à 31,1 milliards d’euros, la dette de l’Etat envers la Sécu de 3,6 milliards, celle des employeurs de 2,15 milliards.


Les licenciements et le chômage, les bas salaires ce sont des milliards de cotisation en moins pour les caisses de la Sécurité sociale. On ne peut pas laisser passer sans réagir ces nouvelles atteintes au droit à la santé pour tous et toutes.


Le NPA propose aux collectifs de défense de la santé et des hôpitaux, aux associations de malades, aux syndicats, aux partis de gauche d’agir ensemble contre ces nouvelles atteintes au droit à la santé.


Tous ensemble mobilisons nous, tous ensemble nous ferons échec au gouvernement !

 

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 08:36



Interview de Guy Eyermann (délégué CGT New Fabris) dans Sud Ouest du 5 septembre

Aujourd'hui, les ex-Ford organisent une journée « Tous ensemble » avec la venue des Celanese, Conti, Molex, et de Guy Eyermann, qui a perdu son travail chez New Fabris.


Pendant six mois, le délégué syndical CGT Guy Eyermann a été de tous les combats pour tenter d'empêcher la fermeture (ou du moins obtenir la reprise) de son usine, New Fabris. Mais il n'y a pas eu de miracle du côté de la zone industrielle nord de Châtellerault. Alors que la menace planait de faire sauter à la bonbonne de gaz les installations de l'équipementier de Renault et PSA le 31 juillet, la majorité des 366 ouvriers licenciés a décidé d'accepter la prime d'indemnités de 12 000 euros proposée par l'État (NDLR : les syndicats demandaient 30 000 euros).


Le nouveau chômeur Guy Eyermann sera présent au rendez-vous de Blanquefort fixé par les ex-Ford, ce samedi. Avec l'espoir commun de lancer un collectif de lutte pour l'emploi, dont la première pierre avait été posée lors de la manifestation nationale organisée par les New Fabris le 30 juillet dernier.


« Sud Ouest ». Dans quel état d'esprit venez-vous à Blanquefort ?

Guy Eyermann. Quelques salariés de l'ancienne usine Ford sont venus nous soutenir le 30 juillet à Châtellerault. C'est donc normal que je donne suite à leur invitation. Il s'agit également de partager pour pouvoir commencer à mettre en place un comité national des privés d'emploi, de planifier des convergences de luttes et de parler de solidarité qui s'avère de plus en plus nécessaire.


Mercredi, vous étiez aussi au tribunal de Compiègne, où six anciens ouvriers de Continental ont été condamnés pour le saccage de la sous-préfecture le 21 avril...

C'est exact. J'en ai profité pour prendre la parole et remettre sur la table ce comité qui sera dirigé par la base puisque là-haut, dans nos instances, on ne daigne pas bouger le petit doigt. Pour ce qui est de leur condamnation, elle est inadmissible. Entre trois et six mois de prison, 60 000 euros d'amende par personne, c'est vraiment cher payé pour des gens qui voulaient juste sauver leur emploi. On voit très bien qu'ils veulent en faire un exemple. Cela me rappelle le cas de La Rochelle il y a quelques années, où quatre syndicalistes avaient commis des dégradations à la préfecture. Ils avaient été condamnés à une peine de prison avec sursis et une amende. Les quatre avaient fait appel. Lors de celui-ci, une manifestation nationale de soutien avait été organisée à Poitiers - 20 000 personnes étaient présentes - et ils avaient été relaxés. Voilà ce que je souhaiterais pour les Conti. On en discutera à Blanquefort.


En parlant des Conti et de Xavier Mathieu, un des délégués syndicaux CGT condamnés, que pensez-vous du terme « racaille » qu'il a utilisé pour qualifier Bernard Thibault ?

Je ne serais jamais allé jusque-là. « Racaille » rappelle un certain gars qui a sorti ça et qui est devenu président de la République. Maintenant, je suis d'accord pour dire que Thibault n'a rien fait et laisse carrément tomber la base. Il est mieux dans les salons que dans la rue, avec les gens en lutte qui sont dans le pétrin. Nous, avant et depuis la fermeture de l'usine, nous n'avons eu aucun contact avec la Fédé. Seule l'Union départementale de Poitiers s'est un peu intéressée à notre sort.


Il faut dire qu'en haut lieu syndical, votre menace de faire sauter New Fabris n'a pas été bien interprétée...

C'était juste un moyen de pression. La Confédération n'a pas voulu comprendre. Philippe Martinez, qui s'occupe du secteur industrie automobile, aurait même déclaré récemment qu'il était contre les demandes d'indemnités et de primes. Mais nous aussi, on aurait préféré garder notre emploi et qu'il y ait un nouveau repreneur. C'est pour cela qu'on s'est battus pendant six mois.


Justement, que ressentez-vous un mois après la fermeture

de l'usine ?

Il faut tourner la page. Nous avons déménagé les meubles que nous avions dans le local et chacun est parti de son côté. Avec une soixantaine d'anciens salariés, nous avons créé un comité des privés d'emploi Fabris. On va essayer de retrouver un emploi rapidement, quitte à mettre la pression auprès des politiques. Le but est de maintenir le contact et que personne ne reste seul dans son coin.


Avez-vous perçu les 12 000 euros qui vous ont été proposés ?

Non, mais j'ai reçu le jugement de liquidation du tribunal de Lyon et il est écrit que nous toucherons les 12 000 euros net, non imposables, le 7 septembre au plus tard.


Mardi, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, était à Châtellerault. L'avez-vous rencontré ?

Nous nous sommes rassemblés avec quelques-uns des anciens collègues. Il a reçu les quatre syndicats.


Que vous a-t-il dit ?

Comme d'habitude, il n'a fait que des promesses. Il est venu voir l'emplacement d'une nouvelle usine qui devrait voir le jour fin 2010 et qui serait prête à embaucher 370 personnes. Il nous a dit que priorité serait donnée aux 259 ex-employés de Fabris qui ont pris le CTP (contrat de transition professionnelle).

Un CDI leur serait proposé au terme de celui-ci. Il doit revenir au mois de juin pour nous confirmer tout ça, et on espère, une fois de plus, qu'il tiendra ses engagements.

Par Jacky Sanudo.

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 08:27


DelphinePrudhomme.jpg


Delphine Prudhomme est enseignante en Guadeloupe, membre du LKP et co-secrétaire académique du SNES-FSU Guadeloupe. Ell est aujourd'hui menacée de sanctions disciplinaires par le rectorat pour son activité militante durant la grève générale du début de l'année


 Le proviseur de ton lycée te reproche d'avoir participé  à la grève du 16 décembre 2008. Peux-tu nous expliquer plus précisément les comportements qu'il met en cause ?

Les comportements ? Awa !* Il me reproche d’avoir été « absente » le 16 décembre 2008, point final ! Pour la petite histoire, c’est aussi un prétexte retenu par le recteur. Mais je crois que ce qui a vraiment mis le proviseur de travers, c’est l’assemblée générale du 14 janvier. J’avais fait la demande d’une heure syndicale au nom de plusieurs syndicats du bahut, heure pour laquelle il avait donné son accord. Et puis, deux jours avant, il se « rend compte » que pour la première fois dans l’histoire du lycée, il va avoir sur les bras une AG de tous les personnels – pas juste les profs, mais aussi les personnels ouvriers, les précaires, les administratifs – et qu’on va voter la participation à la grève générale. Il me dit : « arrêtez ça, je retire mon autorisation ». Nous lui avons simplement fait comprendre que donner, c’est donner…


Après la "fin" du mouvement, quelle a été l'ambiance dans le lycée ? La contestation a-t-elle continué ?

L’ambiance a été un peu tendue, comme dans tous les bahuts de Guadeloupe. Pour tout un tas de raisons, ici, le milieu « éduc’nat » a été divisé sur la question de la grève générale, surtout à mesure que le mouvement se durcissait. À cause de cela, l’administration a trouvé, sur la fin, des alliés parmi une forte minorité de salariés pour franchir les piquets de grève et collaborer à la répression alors que partout ailleurs le soutien au mouvement était unanime. Forcément, ça laisse des traces. Mais il nous reste une pile de questions à affronter et les collègues prêts à se battre ne manquent pas.


Peux-tu nous en dire plus sur le journal Rebelle !

Avec les copains de Combat ouvrier, nous sentions venir quelque chose de gros. Un camarade – journaliste de métier – et moi, nous avons décidé, avec l’aide d’étudiants « vétérans » des manifs anti-CPE, de lancer un journal « pour faire entendre la voix des jeunes qui contestent les idées officielles ». On partait du constat que depuis des décennies, rien de tel n’existait plus ici. Ça a marché : de septembre à décembre 2008, une douzaine de jeunes de 15 à 25 ans ont adhéré au projet et s’en sont emparé. Dans les lycées et à la fac, on vendait, de la main à la main, de 500 à 1 000 exemplaires chaque mois. Immédiatement, ces jeunes ont eu à faire face aux menaces et aux intimidations. Même dans la « lointaine cambrousse » de Bouillante, une lycéenne en BEP s’est entendu dire « tu sais, l’Éducation nationale voit d’un très mauvais œil ce journal » et elle a subi tout un tas de pressions, comme d’autres, presque partout en Guadeloupe. Le cas le plus « lourd » s’est passé dans mon lycée – et ce n’est pas un hasard, malgré le fait que j’étais alors une « Rebelle » anonyme (nous voulions que les jeunes construisent leur réseau eux-mêmes et nous avions « interdit » aux jeunes profs sympathisants de diffuser le journal aux élèves de leurs établissements, car rien ne devait passer par le circuit de « l’autorité »). Au lendemain de la fameuse AG, mon proviseur, son adjointe, et certains CPE ont « attrapé » les rédacteurs de Rebelle ! et leurs « clients » les plus réguliers et les ont promené de bureaux en bureaux pour les menacer d’exclusion.

Malgré  tout cela, les « Rebelles », comme on les appelle ici, se sont multipliés pendant le mouvement. Malgré leur jeune âge, malgré la pression énorme de la répression, ils ont fait preuve de discipline, de courage, de courage physique et d’un culot rafraîchissant ! Le tout en sortant un nouveau canard tous les deux ou trois jours. Ils disaient : « En Guadeloupe, on a le seul mensuel du monde qui sort deux fois par semaine ». Je suis très, très fière d’eux.


Le courrier que tu as reçu le 2 juillet annonçait des révélations pour le 25 août. As-tu pu consulter ton dossier depuis et qu'en est-il de ces révélations ?

Rien. En fait, il s’agit d’une série de témoignages que des personnels ont fait, « à la demande du proviseur » comme ils l’écrivent eux-mêmes… La plupart ne me concernent pas, mais portent sur le camarade journaliste dont je te parlais tout à l’heure et qui se trouve être mon compagnon. C’est une des choses qu’on me reproche, ce qui prouve qu’en plus d’être antisyndicale, l’administration est sexiste ! À la veille de la grève générale, après que les jeunes de Rebelle ! ont été menacés d’exclusion, le reste du groupe a diffusé un tract de protestation devant le lycée. Le proviseur s’est pointé pour les chasser. Le camarade en question et un étudiant en sciences qui est le trésorier du journal sont allés lui parler pour lui dire deux choses. Un, qu’en affirmant que c’était moi qui écrivait Rebelle ! parce que c’était « trop bien pour être fait par des jeunes » il se montrait indigne d’être un éducateur. Deux, qu’en essayant de s’en prendre au journal, il déclenchait une guerre qu’il ne pouvait pas gagner. Ça s’est révélé exact d’ailleurs (rires). Moi-même je n’étais pas au courant : j’attendais mes élèves… qui ne sont pas venus. Contre toute attente, l’attitude du proviseur avait provoqué une manif pour la liberté d’expression, ce qui fait que chez nous, les cours se sont arrêtés le 19 janvier, un jour avant le début de la grève générale !


Selon toi, quelles suites vont être données à cette affaire ?

Nous avons une première victoire. Le 25 août nous sommes allés au rectorat à 200, avec les militants du LKP, les jeunes de Rebelle !, les syndicalistes enseignants et le mouvement des contrats aidés auquel je participe au nom de la FSU. Le bâtiment était gardé par une cinquantaine de policiers qui ont empêché la presse d’accompagner la délégation venue avec moi consulter le fameux dossier…Trois jours après, le recteur annonçait à la télévision et à la radio locales qu’il abandonnait les poursuites contre moi. Mais ce n’est pas fini. Le recteur a fait comprendre que c’était « la dernière fois », qu’on tolérait mon militantisme. Comme l’a expliqué Élie Domota au meeting de rentrée du LKP : « Yo ataké Delfin pas y blan é pas yo té vlé moun konpwann nou sé dé rasis, men osi pas y ka wouvè zyé a timoun gwadloup asi sa ki ka pasé adan péyi a yo »**. Discréditer le LKP, nous faire rendre gorge pour la confiance que nous avons gagnée et réprimer les militants, c’est ce que veulent tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir ici. Qui sera le prochain ? Un jeune de Rebelle !, Patrice Tacita et Sarah Aristide (avocats du LKP), un syndicaliste anonyme, Élie ?… La seule chose de sûre, c’est qu’ils vont essayer à nouveau.


Comment peut-on te soutenir depuis la métropole ?

C’est « nou tout » qu’il faut soutenir et pour commencer, il faut, comme on dit en créole, « rester véyatif ». Faire savoir chez vous ce qui se passe ici. Nous avons souffert du black-out médiatique sur les premières semaines de la grève générale. Tu ne peux pas imaginer l’effet qu’ont eu à ce moment-là les appels à soutient du POI, les communiqués de Lutte Ouvrière dénonçant la possibilité d’un nouveau « Mé 67 » et juste après, la venue d’Olivier. C’est par les militants que l’info a franchi le barrage. Et nous avons vu comment cela a changé l’attitude des forces de répression. Les 200 € nous ont coûté la vie du camarade Jacques Bino. Sans votre travail, on peut craindre qu’ils nous auraient coûté encore beaucoup plus cher. 

* Mais non !

** Ils ont attaqué Delphine parce qu’elle est blanche et qu’ils veulent que les gens croient que nous sommes des racistes, mais aussi parce qu’elle ouvre les yeux des enfants de Guadeloupe sur ce qui se passe dans leur propre pays.

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