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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 08:23


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Faire entrer la politique dans les quartiers populaires,  alors que les partis traditionnels y sont pour la plupart discrédités, est une tâche que s’est fixé le NPA, dès sa fondation.


La première Université d’été du NPA a été l’occasion de souligner l’importance que commence à prendre l’intervention de notre organisation dans les quartiers populaires (QP).

En interne, tout d’abord, puisqu’après en avoir fait un des trois axes centraux, avec la jeunesse et les entreprises, lors du dernier CPN, de nombreux ateliers et débats avaient été organisés et animés par les membres de la commission QP, créée un an plus tôt, autour de thèmes aussi variés que les violences policières, le logement, les jeunes, la crise dans les QP…


En externe, ensuite, marquée par la présence, lors d’un débat avec Oliver Besancenot et Omar Slaouti, des militants associatifs du MIB, d’AC-le Feu, du MQJS et des Motivé(e)s. Une rencontre qui prouve que le travail effectué par les militants du NPA, que ce soit par leur présence régulière, la campagne européenne, qui a eu un écho significatif dans les QP, et surtout par leur action pendant, et après, la mobilisation pour Gaza, force le respect et fait de notre parti un interlocuteur privilégié pour ces associations. Une présence d’autant plus remarquable que, comme l’a précisé Sala Amokrhane des Motivé(e)s, l’activité politique dans les QP brille trop souvent par son absence et sa dispersion ou par les pratiques clientélistes, paternalistes et méprisantes des partis institutionnels dont l’influence est particulièrement néfaste.


Ce sont d’ailleurs ces pratiques clientélistes qui ont été le plus souvent condamnées lors des débats et des discussions informelles soulignant, à la fois, la difficulté pour le NPA d’expliquer et de prouver que l’on peut faire de la politique autrement, et la difficulté pour les habitants et les travailleurs sociaux d’assumer une activité militante et professionnelle conformes à leurs convictions tout en étant directement dépendants des subventions institutionnelles distribuées par des élus, dont les seuls intérêts sont d’éviter tout débordement et de récupérer des voix.


Combattre ces pratiques constituera un des enjeux centraux de l’activité du NPA dans les QP. Ainsi, c’est à la suite du licenciement injuste d’une directrice de centre social des quartiers nord de Marseille, que le NPA a pris l’initiative d’inviter plusieurs associations, centres sociaux, médias alternatifs, habitants à créer un Réseau social des quartiers populaires (RSQP) dont le but est l’éducation et l’action populaire et qui réclame ouvertement la gestion par la population des subventions publiques. Créé en juin dernier, ce RSQP se développe et se renforce avec l’arrivée prochaine de nouvelles associations de quartier, de locataires ou communautaires, de Marseille, mais aussi d’Istres, Martigues, Marignane, Vitrolles, Aix… ainsi que d’autres forces politiques (PC, Alternatifs, Rouge vif, Fédération). Une expérience qui prouve qu’en ces périodes de crises, face à un gouvernement violent, méprisant et fidèle aux intérêts des pires délinquants capitalistes, l’action des militants du NPA est un levier essentiel pour refonder, par le bas, un mouvement ouvrier solide, large, uni et indépendant.

Nico Johsua


Après l’atelier, Omar Slaouti a poursuivi le débat avec Tarek Kawyari du MIB et Mohamed Mechmache d’AC le Feu ! 


Omar : Le débat portait sur les suites politiques à donner à l’intervention des associations dans les quartiers populaires. Qu’en pensez-vous ?   


Mohamed : Il faut une continuité politique dans les banlieues. Nous voulons choisir la politique qui est appliquée et non la subir. Par exemple pourquoi détruire des tours, alors que tant de logements manquent ? On parle de décrochage scolaire, mais le gouvernement ferme des classes, retire des moyens aux écoles… Pareil pour les transports : les banlieues sont enclavées, et diminuer les transports revient à ghettoïser des jeunes, qui ne peuvent plus sortir de chez eux, se déplacer pour aller travailler.  

Tarek : Dans les quartiers, c’est comme ailleurs, il faut arrêter avec le « nous » et le « vous ». J’ai le sentiment de combattre pour l’humanité, pas pour une catégorie de la population, même s’il se trouve que dans nos quartiers, il y a beaucoup d’Arabes et de noirs. Par exemple, on a défendu un habitant menacé d’expulsion et on s’est rendu compte qu’il avait une photo de Le Pen chez lui. Mais on ne regrette pas de l’avoir défendu. Depuis les années 1980, à la suite des discours de Le Pen, on a construit le concept d’ « ennemi intérieur ». On n’est pas en-dehors de la République, on essaie d’aller vers les gens. Le NPA nous a invités, on est venu même si on ne va pas devenir des révolutionnaires, du jour au lendemain. On peut aider le NPA à faire entrer la politique dans les quartiers, mais il sera jugé comme tous les autres. 


Omar : On n’arrive pas à mettre en place des réseaux pour répondre aux violences scolaires. Où sont les blocages pour créer un contre-pouvoir ?  


Tarek : Des réseaux existent, mais surtout localement. A l’époque des bidonvilles, il y avait plus de solidarité. L’individualisme est arrivé dans les quartiers beaucoup plus vite qu’ailleurs. L’espoir a été tué par la gauche et le PS. Aujourd’hui, on ne pourrait pas imaginer une Marche pour l’égalité, il y a trop peu d’espoir. Mais il y a du potentiel dans ces quartiers.  

Mohamed : Aujourd’hui, on est obligé de créer des espaces de parole, de solidarité.


Omar : Que représentent pour vous les Forums sociaux des quartiers populaires (FSQP) ? 


Mohamed : C’est un outil pour rassembler des forces. Par exemple, il n’est pas normal que la police utilise des méthodes condamnées par tous, y compris la Cour européenne des droits de l’Homme. On veut amener ça sur le champ politique.  

Omar : Vous êtes en train d’opérer un tournant. Etes-vous prêts à investir le champ politique institutionnel, et sur quelles bases ? Pour les régionales, peut-on imaginer de se retrouver avec les partis à la gauche du PS et les associations autour d’un programme, pour avoir des élus ? 

Mohammed : Avec AC le Feu, on l’a déjà fait en 2005. Mais, quand on va dans une mairie, c’est pour faire de la politique autrement. Nous voulons garder notre autonomie par rapport aux partis, nous ne sommes pas des porte-drapeaux, ni le noir ou l’Arabe de service. Mais on peut faire un bout de chemin avec certains qui partagent nos objectifs.  Au FSQP à Montpellier (Héraut), nous aurons la discussion sur les régionales. On veut apporter nos idées, mais pas servir de tremplin ni être instrumentalisés.  

Tarek : Avant nous étions réfractaires vis-à-vis des politiques. Aujourd’hui, on veut essayer. Si on se trompe, tant pis. On veut refonder une éducation populaire, à notre façon, avec un objectif d’émancipation. L’histoire des quartiers fait partie de l’histoire du pays. On a un projet de centre de documentation sur la mémoire des quartiers populaires. Je ne peux pas parler d’un autre projet de société, mais de projets pour ces quartiers. Dans certaines situations, l’état d’esprit change. Les gens parlent plus de politique, ils s’ouvrent vers l’extérieur. Nous voulons leur dire « vous pouvez le faire, vous pouvez vous battre et obtenir des choses ».

Par exemple, où est passé l’argent de la politique de la ville ? Les gens croient que les banlieues ont touché 2 milliards d’euros, alors que les trois quarts n’y sont jamais arrivés. En ce qui concerne les régionales, on s’est posé la question. Mais pas en termes de diversité. Je suis contre la diversité…

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 09:34


Après la mort d'un cheval, le decès d'un conducteur de camion qui faisait des allers-retour pour rammasser des algues vertes!
Les usagers des plages de Douarnenez et de Crozon au Cap Sizun s'inquiètent.
Vendredi 11 septembre à 20h30

Conférence
Animée par Clause Lesné du CNRS et du département "Santé Publique" de l'Université de Rennes
Exposé sur les effets sur la santé de l'hydrogène sulfuré suivi d'un débat
ave Jean-Paul Guyomarc'h d'Eaux et Rivières
et Hervé La Prairie du réseau EcoNav
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 08:58

En proie à une vague socialiste depuis l'année 1919, la Bretagne voit dès 1921, l'élection de Sébastien Velly, premier maire communiste de France après bons nombres de rebondissements électoraux. Nous nous trouvons alors dans la cité ouvrière et sardinière de Douarnenez...


   En 1924,  les patrons refusent les demandes d'amélioration des conditions de vie pénibles des sardinières. Las du refus patronal, les ouvriers et ouvrières de l'usine Carnaud déclenchent la grève 20 novembre 1924.

   En l'espace de quelques jours, l'ensemble des usines de conserverie débrayent et se joignent au mouvement soutenu par le nouveau maire communiste fraîchement élu, Daniel Le Flanchec.

   Les communistes assurant une répercution nationale au conflit, les dirigeants syndicaux, Charles Tillon, Simonin, Beaulieu, le député Henriet ou encore le rédacteur du journal L'Humanité, Daniel Renoult, accourrent de toutes parts en peu de temps renforçant ainsi le mouvement qui tend à s'enliser face à l'inflexibilité du patronnat.

   Manifestations et réunions quotidiennes, incidents graves entre grévistes et usiniers émaillent le mois de décembre, les patrons n'hésitant pas à faire appel à Léon Raynier, un briseur de grève professionnel pour tenter de mettre un terme au mouvement.

   42 jours après le début des hostilités, le conflit prend un tournant décisif le 1er janvier 1925 à 18h00, avec un attentat par armes à feu sur la personne du maire et de son neveu.

   Nuit de saccage, nuit de colère face à cet acte odieux, le scandale qui en découlera mettra un terme définitif à la grève le 6 janvier 1925 suite à un accord conclu avec les conserveurs et donnant satisfaction en grande partie aux grévistes douarnenistes.

   Faisant suite à cette grève retentissante, un ultime fait fera néanmoins son apparition en cette année 1925 avec l'élection de Joséphine Pencalet (1886-1972) en qualité de conseillère municipale sur la liste de Daniel Le Flanchec. Les femmes n'ayant pas encore le droit de vote, et encore moins celui d'être élue, le scrutin sera tout bonnement invalidé.

Le chant des sardinières

Les Noirs chantaient dans les champs de coton, les sardinières chantaient dans les usines. Quand elles ne se révoltaient pas ! Deux femmes, une mère et sa fille, issues d’une famille de sardinières ont ressuscité les chants de ces femmes au travers d’un disque et de spectacles.



Les marins-pêcheurs bretons en colère, on connaît. Les chants de marins aussi. Mais on connaît moins les chants des sardinières. Marie-Aline Lagadic et sa fille Klervi Rivière les font désormais connaître du grand public. Vingt années de passion les ont menées à sortir un disque en 2006 qui a été remarqué par l’Académie Charles Cros. Elles se produisent aussi sur scène.
Les chants sont évidemment en breton, langue parlée à l’époque en Basse-Bretagne. Les sardinières ont une histoire. Le point fort est cette grève violente de 1924.

Coiffe obligatoire !

C’est en 1806 que Nicolas Appert invente la conservation d’aliments dans une boîte en fer blanc hermétique. De 1850 jusqu’au milieu du XXe siècle, le métier de conservateur connaîtra son essor. Un dur métier qui s’exerce dans les usines de Lorient, du Guilvinec, de Quimper et de Douarnenez ( les Douarnenistes en ont gardé le surnom de "Penn sardin").

Tenue correcte exigée pour être embauchée comme sardinière. Entendez par-là : coiffe obligatoire ! Le but n’était pas d’encourager les tenues folkloriques locales, mais de répondre à des impératifs d’hygiène : la coiffe permettant de tenir les cheveux ramassés. A côté de sardinières travaillent d’autres femmes, souvent issues de la campagne, et auxquelles on ne confiait que les tâches subalternes comme le séchage et le charroyage (les charroyeuses étaient des sortes de manœuvres qui apportaient le poisson frais).

La grève de 1924

Elle commencera à l’usine de Douarnenez le 20 novembre 1924. Les ouvrières sont lassées de n’obtenir aucune augmentation de salaire de la part de leur patron. En l’espace de quelques jours, l’ensemble des usines de conserverie débrayent et se joignent au mouvement soutenu par le nouveau maire communiste fraîchement élu, Daniel Le Flanchec. Mais les patrons ne reculent devant rien, allant jusqu’à recourir aux services d’un briseur de grève professionnel, nommé Léon Raynier. Malgré cela, le mouvement durera 42 jours. Le 1er janvier 1925 à 18 heures, un attentat par armes à feu est perpétré sur la personne du maire (communiste) et de son neveu. Il s’ensuit une nuit de colère face à cet acte odieux. Le scandale mettra un terme définitif à la grève le 6 janvier 1925 et un accord conclu avec les conserveurs et donnant satisfaction en grande partie aux grévistes douarnenistes.

Illustration de l’article :

Tableau d’Alfred Guillou, Les Sardinières de Concarneau, musée des Beaux-Arts de Quimper :

"Une demi-douzaine de belles filles qui s’avancent bras-dessus, bras-dessous, riant à pleines lèvres, chantant à pleine voix, prodiguant autour d’elles les œillades sournoises et se laissant lutiner par quelques gars audacieux. C’est la sortie de l’usine ; ce sont les ’sardinières de Concarneau’ prenant ensemble le bon air de la mer avant de regagner leur logis..." (in Le Finistère, 7-9 avril 1896). Une image folklorique et profondément décalée de la vie maritime concarnoise, dont l’angélisme et le caractère idyllique renforcé encore par une lumière méridionale quelque peu anachronique, est bien éloignée des dures réalités d’une pêche alors en crise.

 

Pemp real a vo ! (Ce sera 5 reaux; 1,25 franc ) Article de l'Humanité


Histoire de la longue grève des sardinières de Douarnenez en 1924 pour améliorer leur quotidien.


" Saluez, riches heureux

Ces pauvres en haillons

Saluez, ce sont eux

Qui gagnent vos millions. "


Au début du siècle, cette chanson anarchiste trottait sur les lèvres des laissés-pour-compte. C’était une chanson toute simple. Quelques couplets sur la misérable vie des travailleurs face à la vie de château des patrons.

À Douarnenez, dans la première moitié du XXe siècle, la grande majorité des femmes travaille.


À l’exception des épouses de notables. " Même les petites filles de 12 ans, souvent même 10 ans pour les fillettes nées avant la guerre de 1914, prennent le chemin de l’usine… ", raconte l’écrivain breton Anne-Dénès Martin dans son livre les Ouvrières de la mer. Des ouvrières dont le travail était lié aux horaires de la pêche.


Une vie harassante, à travailler de jour comme de nuit pour suivre la cadence d’arrivage du poisson. Des galérien(ne)s que des contremaîtresses poussaient à chanter pendant le travail pour qu’elles oublient leur fatigue. Alors ces prolétaires, héritières du réalisme ouvrier à la Zola, ont fait de cette chanson révolutionnaire celle des sardinières de Douarnenez. Proscrite par les patrons dans l’enceinte de leurs usines, certaines femmes sont licenciées pour en avoir chanté les couplets.


À l’époque, Douarnenez compte 21 usines employant les salariés les plus mal payés du pays. " A l’automne 1924, l’atmosphère est tendue ", écrira Jean-Michel Le Boulanger, écrivain, journaliste et animateur de l’association de Douarnenez " Mémoire de la ville ", dans un livre sur Daniel Le Flanchec, maire communiste de 1924 a 1940. " Flanchec ", un homme dont il dira que " le nom claquait comme un slogan ".


En 1924, selon Anne-Dénès Martin, les sardinières sont plus de 10 000 sur le littoral breton et 2 000 à Douarnenez. Elles triment comme des bêtes pour un misérable pécule. Elles forment un groupe soudé autant par la dureté du travail que par la misère. C’est ce besoin de subvenir à l’essentiel qui, le 20 novembre 1924, va déclencher la grève.


Elle débute à la fabrique de boîtes de conserve Carnaud. Les ouvrières demandent au patron 1 franc de l’heure au lieu des 0,80 franc qu’elles perçoivent. Les manoeuvres, pour leur part, réclament 1,50 franc au lieu de 1,30 franc. Mais cette demande n’aboutira pas. Le 23 novembre, un comité de grève est mis en place. Et le 24 l’ensemble des usines de Douarnenez arrêtent le travail.


Dans la rue, le martèlement des sabots rythme les revendications de plus de 3 000 personnes, dont une grande majorité de femmes. Commence alors un bras de fer entre les sardinières et les patrons.


Des années de mauvais traitements et de pratiques abusives vont ancrer les femmes dans leur bon droit. Avec les sardinières, le maire, Daniel Le Flanchec, ne sera pas le dernier à participer aux défilés. Drapeau rouge en tête, il suit… les chants, et un slogan : " Pemp real a vo ". Dans la langue bretonne, " Ce sera 1,25 franc " (le tarif horaire réclamé). Habitué à faire le coup de poing dans la rue, il est dans son élément. C’est la grève des sardinières, mais aussi la sienne. " C’est Le Flanchec, notre maire… ", disent les grévistes en sillonnant la ville.


Arrivent alors en ville Charles Tillon, membre du comité directeur du Parti communiste, et Lucie Colliard, responsable du travail des femmes à la CGTU. Les deux dirigeants viennent de Paris pour soutenir les grévistes. Le conflit a atteint une audience nationale.


L’Humanité, les Débats, le Temps, l’Éclair et d’autres journaux consacrent des colonnes entières à la " grève révolutionnaire " des ouvrières de Douarnenez. La France découvre un milieu prolétaire industriel dans une Bretagne prétendue rurale et conformiste. Cela n’empêchera pas Chautemps, le ministre de l’Intérieur, d’ordonner la charge des grévistes. " Le sang ouvrier a coulé à Douarnenez " titre la une de l’Humanité du 5 décembre 1924. Et parce que Daniel Le Flanchec s’est interposé devant la charge des gendarmes pour éviter de plus graves incidents, il est suspendu de ses fonctions de maire pour entrave à la liberté du travail.


Le mouvement se durcit. Les patrons des conserveries refusent toutes négociations. Les leaders communistes et syndicaux affluent à Douarnenez. Des " jaunes ", aussi, débarquent dans la ville pour casser la grève. Arrive le 1er janvier. Un jour de l’an où l’on chante, où l’on boit, où l’on discute. Sur toutes les lèvres revient une question : les conserveurs vont-ils céder ? Dans le centre ville, à 18 heures, des coups de feu claquent. Le Flanchec et son neveu tombent, blessés par les balles des briseurs de grève. Dans la ville, l’émotion est immense. La colère longtemps retenue explose. Toute la nuit, c’est le saccage.


La vérité sur cette tentative d’assassinat sera connue quelques jours plus tard. Les briseurs de grève, qui ont été payés par les conserveurs, avoueront plus tard " avoir voulu seulement combattre le communisme ". Le 8 janvier, sous la pression des autorités, les patrons vont accepter les conditions du comité de grève. Les sardinières n’obtiendront pas 1,25 franc mais 1 franc, plus les heures supplémentaires et la reconnaissance du droit syndical.


En 1925, Joséphine Pencalet (penn kalet : tête dure), héroïne de la grève des sardinières, sera élue conseillère municipale sur la liste de Daniel Le Flanchec. Une femme élue ! Alors qu’elles n’ont pas le droit de vote ! L’élection sera invalidée. Mais cette victoire des " parias " de Bretagne enfin éveillés à la lutte de classe, retentira partout.

 


 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 08:49

 
Douarnenez, c'est la "ville rouge" du Sud Finistère, première mairie communiste en France et haut lieu de luttes des sardinières, soutenues vaillamment par son maire de l'époque Daniel le Flanchec et par Charles Tillon, le mutin de la Mer Noire. C'était le début des années 20, au siècle dernier.
 
2009, Douarnenez a perdu ses sardinières, il en reste une belle chanson et depuis, les fermetures d'entreprises se succèdent: Matra, Nortel, Solectron, EADS et autres liquidations judiciaires...
 
4 septembre 2009, le tribunal de commerce de Quimper prononce la liquidation judiciaire de l'entreprise Asteel (intégration de produits finis et semi-finis, injection plastique et câblage) et met sur le carreau la totalité des 134 salarié(e)s, après une longue grève contre un plan social annonciateur de la fermeture définitive. C'est un désastre pour Douarnenez, pour les licencié(e)s et leurs familles, qui ne percevront que de maigres indemnités.
 
Magnanime, le sénateur-maire UMP, leur propose les aides du CCAS... peut-être des paniers-repas!!!
 
Les salarié(e)s d'Asteel sont restés isolés dans leur lutte, s'affrontant à un groupe américain qui avait décidé de liquider l'entreprise.
 
Les élus,la municipalité n'ont servi à rien, sinon à dénoncer et à vouloir rendre les salarié(e)s grévistes responsables de la fermeture de l'entreprise.
 
Asteelflash est un groupe qui fait des bénéfices substantiels et à qui la communauté de communes du pays de Douarnenez, propriétaire du site, a offert 2 ans de loyer gratuit. Beau résultat. On empoche puis on jette les ouvrières et les ouvriers...
 
Face à ce désastre, avec toute la population, réclamons la réquisition de l'usine sous contrôle des travailleurs !

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 13:53



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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 13:50


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L’affichage par certains pays comme la France d’une croissance économique positive permet au gouvernement de parler de reprise. Il n’en est rien.


Le chômage est toujours à la hausse et le pouvoir d’achat à la baisse.

Tout d’abord  les chiffres faiblement positifs n’ont pas grande signification. Ils sont en grande partie dus à la résorption de stocks considérables accumulés par les entreprises au cours des mois précédents en raison du fort ralentissement de leur activité.


De plus, les mécanismes mêmes qui se mettent en place en réaction à la crise ne font que préparer son aggravation future. Ainsi, l’augmentation importante de l’épargne de ménages aux Etats-Unis va plomber la demande intérieure, alors même que leur consommation, jusqu’alors fondée sur le surendettement, compte pour 70% dans la croissance.


Par ailleurs, une grande partie du petit sursaut conjoncturel est le résultat direct des dépenses des Etats dans le cadre des plans de relance. Fondés sur l’emprunt public sans augmentation des impôts, ils risquent d’avoir deux conséquences à court terme : la constitution d’une nouvelle bulle spéculative autour des titres de la dette publique – pour le plus grand bénéfice des rentiers – et la mise en place par les gouvernements de mesures d’austérité destinés à faire payer à la majorité de la population les déficits publics qui se sont creusés.


L’industrie automobile, épicentre de la crise dans l’industrie, ne tient le coup pour le moment que grâce à la prime à la casse, sans que sa crise structurelle soit résolue.


En Europe, les principales économies, en premier lieu l’Allemagne, comptent avant tout sur la course à l’exportation pour assurer la reprise ce qui implique de nouvelles pressions à la baisse sur les salaires et une recherche de nouveaux débouchés dans les pays dits « émergents » qui ressemble à une fuite en avant. En effet, si l’économie chinoise connaît une certaine reprise, celle-ci est surtout due à son gigantesque plan de relance et il est peu probable qu’au stade actuel elle puisse jouer le rôle de débouché de substitution et de locomotive de la croissance mondiale.


Dans ces conditions il n’est pas étonnant que les derniers chiffres annoncés pour la France par l’Insee soient venus doucher les enthousiasmes : les patrons ont revu à la baisse leurs prévisions d'investissements pour l'année en cours. Après avoir stagné en 2008, l’investissement manufacturier devrait enregistrer une chute record de 23 %, avec à la clef une perte nette de près de 55 000 emplois, surtout dans les secteurs des biens intermédiaires et d'équipement.


La principale manifestation de la crise aux yeux de millions de personnes, à savoir le chômage et le sous-emploi, ne va évidemment certainement pas reculer. Même en tenant compte de la reprise qu’il anticipe, le FMI prévoit une poursuite de la montée du chômage dans le monde au moins jusqu’en 2010 et 2011. De plus, il ne s’agit que de statistiques officielles qui laissent largement dans l’ombre une grande partie du sous-emploi réel. Avec l’emploi, la sécurité sociale, les retraites et le temps de travail, le salaire fait partie des attaques que les classes dominantes poursuivent pour tenter d’assurer leur sortie de la crise.


Bref, il n’y a guère que la Bourse qui connaisse une vraie reprise… 

Stéphanie Treillet

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 10:31

Communiqué du NPA.

Sortie du chapeau de la commission Rocard cet été, la taxe carbone n'en finit pas de faire des vagues, y compris au sein du gouvernement et de l'UMP.


Au point que des responsables politiques des Verts et d'Europe écologie, au nom d'une soi-disant fiscalité écologique, se retrouvent contraints de témoigner en faveur de Sarkozy à l'issue de leur réception à l'Elysée.


Autant, il est juste d'avoir une politique pour lutter contre le réchauffement climatique et donc de prendre des décisions, autant la taxe carbone, telle qu'elle est envisagée aujourd'hui par le gouvernement, et quelle que soit la valeur attribuée à la tonne de CO2 est irrecevable.


Pour le NPA, mais aussi pour d'autres partis ou associations de consommateurs, il s'agit d'un hold-up fiscal qui ne dit pas son nom et qui va taxer uniquement les consommateurs, leur rendre encore plus onéreux l'accès à l'énergie et permettre au gouvernement de liquider la taxe professionnelle.


Madame Parisot, la présidente du MEDEF, a le culot, aujourd'hui, de réclamer un chèque vert pour les entreprises alors que beaucoup d'entre elles fortement émettrices de CO2 seront exclues de cette fiscalité au titre de la compétitivité économique.


Elles continueront à bénéficier du droit à polluer.

A qui fera-t-on croire que les salariés, les consommateurs de ce pays, exclus des choix économiques, ont vraiment le choix du mode transport que ce soit en milieu rural, en zone urbaine ou péri-urbaine alors que des lignes de chemins de fer sont fermées en régions, que les transports en bus ou en car sont notoirement insuffisants et inconfortables.


La taxe carbone, impôt supplémentaire pour les salariés et les consommateurs, ne doit pas voir le jour. Cette taxe carbone, non seulement est injuste socialement, mais de plus elle est inefficace car elle ne s'attaque pas à l'organisation capitaliste de la production et de la société, cause principale du réchauffement climatique.

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 10:27

Communiqué du NPA.

Après moult tergiversations et retards, Ali Bongo, le fils du dictateur défunt, a été déclaré élu président de la république par la commission électorale nationale.


La présence renforcée de l'armée dans les rues de Libreville ces derniers jours et la répression violente des partisans d'autres candidats, avant même l'annonce des résultats, laissaient deviner le résultat final.


Plusieurs témoignages font état de très nombreuses irrégularités et falsifications conduisant à remettre en question la validité des résultats.

La réaction indignée, les protestations et manifestations de nombreux gabonais témoignent d'une lassitude et d'un rejet vis-à-vis d'un clan politique symbole de la Françafrique qui s'est considérablement enrichi, laissant croupir dans la misère une bonne partie de la population et de la jeunesse.

N'oublions pas que la plainte déposée en France sur « les biens mal acquis » concerne également Ali Bongo.


Malgré les dénégations du gouvernement français, le fils d'Omar Bongo a bien été soutenu en sous-main par le gouvernement Fillon, au nom des intérêts économiques profonds qui font du Gabon un réservoir de ressources naturelles et de profits pour les entreprises françaises, en premier lieu Total.


Pour le NPA, l'élection qui vient de se dérouler n'est qu'une mascarade électorale. C'est pourquoi, il soutient les mobilisations des gabonais contre un coup d'état électoral qui a confisqué les aspirations légitimes à un choix démocratique après plus de 40 ans de dictature d'Omar Bongo.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 09:34

4 septembre 2009   Le Télégramme


Pneus enflammés, barrage filtrant et sono à fond... Le site d'ERDF, à Quimper, a été bloqué hier une grande partie de la matinée.

À l'origine de cette action, les douze salariés d'un sous-traitant d'ERDF et de GRDF chargé des relevés des compteurs d'électricité et de gaz dans le Sud-Finistère. Après appel d'offres, cette mission effectuée par la société ODE incombe désormais, depuis le 1er septembre, à la société brestoise Atlan'tech. Cette dernière refuse d'intégrer les ex-ODE, malgré un jugement du conseil de prud'hommes de Quimper, en application d'une réglementation protégeant les salariés dont l'entreprise, prestataire de service, perd son marché lors d'un renouvellement. Une décision assortie d'une astreinte de 50 euros par salarié et par jour.

Neuf nouveaux salariés en formation

Pour Atlan'tech, dont la direction est injoignable, les plans sont visiblement différents. L'entreprise recrute par le biais de Pôle Emploi neuf nouveaux salariés. «Leur formation est actuellement assurée par un cadre d'ERDF», affirme les salariés privés... d'emplois". Propos confirmés par FO et la CGT qui parlent de «complicité». «EDF SA a signé un accord sur la sous-traitance socialement responsable», tempêtent les deux syndicats. Avec la crainte d'une extension de cette pratique. Selon les syndicats, Atlan'tech aurait emporté le même marché pour le Nord-Finistère. Le changement devrait intervenir en mars 2010.

 

Commentaire:

Au cas où ce ne serait pas clair: quand un nouveau sous-traitant reprend une mission, il doit selon le code du travail reprendre les anciens salariés aux mêmes conditions que l'ancien patron, ce qui est confirmé par les prud'hommes. Or le nouveau patron refuse et a même commencé à en former d'autres avec la complicité d'EDF. La même EDF qui avait signé un accord en ce sens! On craint maintenant qu'EDF étende ce procédé.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 09:10


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diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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st nnonon

 

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