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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 10:33


Daniel Cohn-Bendit a jugé « ridicule » et « aberrant » la prise de position de Ségolène Royal et des dirigeants socialistes sur la taxe carbone. La fiscalité écologique est « une nécessité, une urgence » a-t-il déclaré.

La dirigeante des Verts, Cécile Duflot, a, sur ce même ton péremptoire et méprisant, traité ceux qui s'opposent à cette taxe carbone de « démagogues déconnectés de la réalité ». Mais dans quel monde vivent-ils ? A-t-on déjà vu une taxe sur la consommation être favorable aux milieux populaires ?

Prenons la taxe sur l'essence (la TIPP), que les Verts prennent volontiers comme modèle. On peut constater à coup sûr qu'elle ne limite guère la consommation d'essence, surtout chez ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour se rendre à leur travail, ou pour leurs courses.

Par contre elle grève lourdement le budget des catégories modestes. Il en sera de même pour cette taxe carbone qui s'ajoutera à la TIPP. Mais les Verts et ceux qui ont pris comme fonds de commerce politique la défense exclusive de l'environnement, et se proclament les seuls défenseurs de la planète, ne se soucient guère du sort des femmes et des hommes qui essayent d'y vivre.

Ils considèrent tous ceux qui s'opposent à leurs propositions comme des irresponsables, ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez. Passons sur les aspects politiciens de cette polémique. Mais il y a des moyens autrement sérieux et efficaces de prévenir la catastrophe écologique

Pour mettre un coup d'arrêt à cet inquiétant réchauffement climatique lié à l'émission des gaz à effet de serre, il est important de prendre en compte les causes de ce phénomène.

Ce sont, écrit Rocard dans le rapport qu'il a remis au gouvernement pour justifier la taxe carbone, « un siècle et demi d'industrialisation, la coupe massive des forêts, ainsi que certaines méthodes agricoles ».

Logiquement, on devrait en conclure que les remèdes sont à chercher du côté de l'organisation de la production industrielle et agricole. Or, dans ce rapport il n'est pas question d'imposer au patronat des règles contraignantes, pourtant indispensables pour sauvegarder la planète.

Les Verts se placent donc sur le terrain du gouvernement : à discuter de la meilleure pédagogie possible pour faire la leçon - au prix fort - aux consommateurs, et surtout ceux des milieux populaires...

Leur choix consiste à exonérer de leurs responsabilités les pollueurs à grande échelle, tout en culpabilisant - et en faisant payer - la fraction de la population qui n'y est pour rien.

 En effet, ce ne sont pas les travailleurs de l'automobile qui décident de ce qu'ils produisent, ce ne sont pas non plus les ouvriers du bâtiment qui choisissent de construire des logements mal isolés thermiquement.

Ce ne sont pas eux qui disposent des manettes pour gérer l'économie, donc la pollution industrielle, ni même individuelle. Si l'avenir de la planète doit être une préoccupation de tous, encore faut-il pour garantir ne pas se tromper de cible.
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 10:21
Cartoon de "Courrier international"

États-Unis - Obama se heurte aux compagnies d'assurances mais ne prend pas en compte les besoins des classes populaires


Obama a fait de la réforme du système de santé une priorité de son mandat. Il s'agit d'une part que les 47 millions d'Américains qui n'ont pas de couverture médicale en aient désormais une et d'autre part de faire des économies sur des dépenses de santé qui sont de plus en plus lourdes.

Une réforme qui passe mal

Mais pour l'instant les différents projets qui se discutent et se négocient depuis des semaines à la Chambre des représentants et au Sénat n'ont pas encore abouti à un projet définitif et ils font tous l'objet d'une intense campagne de dénigrement de la part du Parti Républicain soutenu en cette occasion par les assurances médicales privées.

Les critiques les plus outrancières ont été répétées à satiété à coup de publicité payante à la télévision et bien sûr lors de manifestations à l'occasion de la tournée qu'Obama a faite dans le pays pour défendre sa réforme. Obama a été accusé de vouloir réaliser le socialisme aux États-Unis en nationalisant le système de santé !

La campagne des Républicains a affirmé qu'une commission nommée par le gouvernement pourrait décider d'euthanasier les personnes dont les soins sont trop coûteux ! Les handicapés seraient condamnés, les personnes âgées verraient leurs soins rationnés. Obama a dû ainsi se défendre de « vouloir débrancher grand-mère » !

Malgré tous ses efforts, Obama n'a pas réussi à rétablir la confiance dans son projet, y compris parmi les électeurs démocrates, et sa cote de popularité a subi une forte chute cet été.

Les grandes lignes du plan

Pour couvrir ceux qui n'ont pas d'assurances-maladie, Obama envisage d'une part d'étendre aux plus pauvres d'entre eux, quelque 10 à 15 millions de personnes, le programme Medicaid qui est une assurance payée à la fois par l'État fédéral et par les différents États.

Quant aux trente millions de personnes non assurées restantes, il veut les obliger à payer pour une assurance médicale, alors justement que la plupart ne sont pas assurées parce qu'elles n'ont pas les moyens de payer ! Celles qui ne s'assureront pas auront tout de même à acquitter une amende !

Certes, il est question de donner un petit quelque chose pour aider certaines personnes à payer, l'essentiel restant tout de même à leur charge. L'idée a été d'abord retenue de mettre sur pied une assurance médicale publique qui ferait concurrence aux assurances privées en les obligeant ainsi à baisser leurs tarifs. Enfin il se pourrait que les entreprises qui payaient une assurance maladie à leurs salariés soient dégagées de cette obligation dont elles prétendent que cela leur coûte beaucoup trop cher (9,9 % de la masse salariale), les tarifs des compagnies d'assurances ayant augmenté beaucoup plus vite que les salaires.

Tous ces projets ont suscité un tollé. L'extension de Medicaid qui serait financée dans un premier temps par le budget fédéral devrait ensuite être co-financée par les États, ce qui suscite l'indignation des gouverneurs qui affirment que leur État est déjà au bord de la faillite.

 Les Républicains, fortement soutenus par les assurances privées, se sont lancés dans une campagne forcenée contre l'immixtion de l'État dans la vie privée des citoyens au point qu'Obama n'est plus aussi sûr qu'il faille introduire un système d'assurance publique. En tout cas, il a affirmé que ce n'était pas essentiel pour sa réforme ! Mais le plus frappant est l'écho que cette propagande qui parait délirante a reçu dans la population et en particulier parmi les personnes âgées.

L'envers de la médaille

Comme on le voit, il ne s'agit en aucun cas d'une refonte globale du système, mais seulement une obligation pour tous de s'y intégrer, une obligation qui leur coûtera cher et tous n'auront pas les moyens d'y faire face, même avec l'aide des finances publiques. Pour celles-ci la note sera aussi très lourde puisqu'une estimation la chiffre à mille milliards de dollars sur 10 ans. Et cela pour le plus grand bénéfice des assureurs privés.

Or Obama n'a cessé de répéter que le coût du système de santé était intenable et que sa « réforme » visait à faire des économies. Il n'est pas difficile de comprendre qu'en gardant le même système d'assurance maladie et en l'étendant à tous, le coût ne peut qu'en être augmenté sauf si on rogne sur le financement de ce qui existe déjà. C'est ce qu'ont bien compris les personnes âgées qui bénéficient d'une assurance médicale fédérale, appelée Medicare, sur laquelle Obama a affirmé à plusieurs reprises qu'on pouvait réaliser de substantielles économies. Il serait question de rogner quelque 200 milliards sur ce programme. Quelque 10 millions de personnes seraient concernées par le type d'économies envisagées et leur inquiétude est bien compréhensible.

En fait, la campagne antiréforme dont les buts sont ultra-réactionnaires rencontre un terrain favorable dans la méfiance de la population laborieuse envers les « réformes » destinées à réaliser des économies. Méfiance bien justifiée par l'expérience que les économies, ce sont toujours les mêmes qui en font les frais et certainement pas les plus riches.

Une équipe qui suscite la méfiance


L'équipe qui pilote la réforme voulue par Obama n'est pas faite pour rassurer. Celle qui dirige le Bureau de la réforme de santé mis sur pied pour Obama à la Maison-Blanche, Nancy-Ann DeParle, a déjà sévi en 1997 sous Clinton, à la tête du financement de l'assurance-maladie fédérale, en introduisant des modalités qui permirent aux compagnies d'assurances privées de soutirer des milliards de dollars supplémentaires au programme de Medicare. Elle a aussi conseillé le goupe JP Morgan dans ses investissements dans le domaine de l'assurance médicale. Elle a travaillé avec des laboratoires pharmaceutiques et des hôpitaux privés. Bref, c'est une spécialiste des profits privés réalisables dans le domaine de la santé.

Et puis Obama a choisi comme éminent conseiller en la matière un médecin que la campagne des Républicains a traité cet été de « docteur de mort » en produisant des citations tronquées de ses écrits.

Il s'agit du docteur Ezekiel J. Emanuel, le frère du chef de cabinet d'Obama, cancérologue et bioéthiste qui s'est spécialisé dans l'étude des cas de conscience lorsqu'il s'agit de choisir les patients qui seront traités en cas de pénurie de traitement ; il a écrit aussi sur l'accompagnement de la fin de vie.

De là la campagne à propos des grand-mères qui seraient débranchées et des handicapés qui n'auraient plus droit aux traitements. Évidemment ce docteur n'a jamais dit cela, mais il est néanmoins partisan d'un système autorisant ou non l'utilisation de tel ou tel matériel médical ou de tel ou tel médicament pour tel ou tel patient en fonction du rapport qualité/prix, un système qui existe déjà, hélas, en Grande-Bretagne sous le nom trompeur de National Institute for Health and Clinical Excellence, NICE (beau, agréable, en anglais) ! Il n'en a pas fallu plus pour alimenter les outrances de la propagande républicaine et... l'inquiétude des futurs patients !

Obama veut permettre à tous ceux, assurances, hôpitaux privés, laboratoires, fabricants de matériel médical, de continuer à faire des profits éhontés grâce aux patients et au financement public, en leur offrant même un nouveau marché de millions de futurs assurés.

 Il ne pourra pas à la fois offrir une couverture médicale correcte et à la hauteur des progrès de la médecine à l'ensemble de la population et réaliser des économies pour le budget fédéral. Non, ce qui est certain c'est que si Obama réussit à faire voter une loi, l'ensemble de la population paiera cher pour des prestations très minimum et seuls ceux qui ont les moyens de se payer des assurances privées fort chères auront accès à des soins de qualité. Rien dans les projets d'Obama ne justifie que la population lui fasse confiance.
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 10:11


Au Gabon, au matin du mercredi 2 septembre, trois des vingt-trois candidats à l'élection présidentielle du dimanche 30 août se déclarent vainqueurs.


Mais Ali Bongo, le fils du dictateur décédé, semble tenir la corde. En fait car il tient l'appareil d'État. L'armée patrouille dans les rues, la télévision publique ne retransmet que les déclarations de Bongo, la chaîne de télévision privée n'a pas le droit d'émettre car elle appartient à un autre candidat, les frontières du pays sont fermées.

Cet état de siège a précédé des opérations électorales, dont l'honnêteté est mise en doute par les journalistes envoyés sur place, mais que le gouvernement français a qualifiées, lui, de satisfaisantes.

La France, ex-puissance coloniale et toujours puissance tutélaire, n'appuyait officiellement aucun candidat dans cette élection. Elle avait cependant de puissants intérêts à préserver. Il y a 120 filiales d'entreprises françaises dans ce pays, 10 000 ressortissants français y travaillent, le pétrole gabonais qui représente 50 % de la richesse produite par le pays est exploité principalement par Total, le port est contrôlé par Bolloré.

Pour surveiller ses intérêts, ou plus exactement les intérêts de ses capitalistes, la France dispose d'une caserne et de 900 soldats à Libreville.

Mais il est plus économique, plus efficace et moins voyant de faire maintenir l'ordre par des professionnels locaux. Ce fut le rôle de feu Omar Bongo durant 42 ans, pour le plus grand bénéfice des deux parties : les entreprises françaises, dans le sillage de Total, se taillaient des parts de roi et laissaient des miettes conséquentes à la famille Bongo, à ses alliés et à ses obligés en récompense de bons et loyaux services.

 Au début cela fut une dictature ouverte, soutenue par la France, puis à partir de 1990 le dictateur consentit à organiser quelques consultations électorales pour la galerie, sans que cela ne change rien.

La mort de Bongo a libéré les ambitions. Même si aucun des candidats à la succession ne parle de remettre en cause le pouvoir des groupes français, leur simple concurrence électorale est un facteur d'instabilité. Dans un pays si ouvertement pillé par Total, Bolloré et consorts, où la richesse et la corruption s'étalent au gouvernement alors qu'une grande partie de la population est dans la misère, toute agitation politique peut devenir explosive.

C'est ce que semble craindre le secrétaire d'État à la coopération et à la francophonie, Alain Joyandet, qui prévient que l'armée française est prête à intervenir à tout moment. Ce sous-ministre français est dans son rôle.

Alors malgré toutes ses déclarations « démocratiques » l'État français avait bel et bien un candidat dans cette élection gabonaise. Celui qui sera capable d'assurer la continuité de l'exploitation du pays par Total et Bolloré, sans vague si possible, avec des élections truquées s'il le faut, par la force si nécessaire, avec le concours de l'armée française en dernier recours.
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 10:05

Communiqué du NPA.

mercredi 2 septembre 2009

 

Les effets de manche de la garde des sceaux et ses protestations indignées ne peuvent pas changer le contenu du rapport de la commission Léger, remis à Nicola Sarkozy mardi 1er septembre, rapport qui est destiné à justifier la suppression du juge d'instruction.


Le transfert au parquet des affaires pénales, qu'elles soient criminelles, politico-financières, de corruption, environnementaux ou mettant en cause l'Etat, aujourd'hui instruites par le juge d'instruction, signifie la fin du peu d'indépendance qu'il restait à la justice.


En effet, les procureurs dépendent hiérarchiquement du ministre de la justice et donc du pouvoir en place et cela n'est pas remis en cause dans le rapport Léger, bien au contraire!


Ce rapport ne vise pas à remédier aux carences de l'instruction dénoncées à l'occasion d'affaires récentes, comme celle d'Outreau, mais permettra au pouvoir exécutif d'être maître d'oeuvre dans les dossiers sensibles et de les étouffer si tel est sa décision.


L'amélioration du fonctionnement de la justice dans le domaine de l'instruction doit passer par un fonctionnement collégial mais non par sa disparition.


C'est pourquoi, le NPA rejette les conclusions du rapport Léger, réaffirme son attachement à la mise en place d'une justice indépendante du pouvoir exécutif.

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 10:02


mercredi 2 septembre 2009

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Crédit Photo: 
Photothèque Rouge/JMB

Ainsi, l’Université d’été du PS marquerait le début de sa rénovation… Le ralliement de la direction socialiste - à commencer par Martine Aubry - au principe des « primaires ouvertes » pour désigner le candidat à la présidentielle de 2012 serait le point de départ de la reconquête… Est-ce si sûr ?


Cette affaire des primaires constitue une nouvelle étape dans l’adaptation du Parti socialiste au présidentialisme et à la logique des institutions de la Vè République. C’est désormais chose entendue : l’élection présidentielle serait l’alpha et l’oméga de la vie politique et les partis condamnés à n’être que des « écuries » présidentielles.


Ainsi, la rentrée du PS ne se fait évidemment pas sur la riposte politique et sociale à Sarkozy. Mais, malgré toutes les déclarations vertueuses de sa direction, elle ne se fait pas non plus sur l’élaboration du « projet » socialiste censé redynamiser la gauche.


Cette tâche, périodiquement annoncée, est à nouveau sacrifiée : la discussion sur le mécanisme de désignation du candidat (ou de la candidate) prend le pas sur toute autre considération.


Autre sujet central pour les socialistes : la question des alliances. En clair : l’ouverture à François Bayrou et au Modem. Vincent Peillon a ouvert le bal, rassemblant en une touchante photo de famille Daniel Cohn-Bendit, Marielle de Sarnez et Robert Hue.


Bien sûr, quelques éminences socialistes ont protesté. Et Martine Aubry a renâclé. Mais, à la mairie de Lille, elle-même a fait alliance… avec le Modem ! La tentation est chaque jour plus forte.


Assez logiquement : le PS ayant renoncé à combattre les institutions antidémocratiques et ayant renoncé à proposer un projet politique s’opposant sur le fond à la gestion sarkozienne du capitalisme et de sa crise, pour revenir aux affaires, il tente de rassembler une hypothétique majorité électorale sur la base d’un contenu ne fâchant pas les centristes.


Disons-le franchement : une telle perspective, par ailleurs aléatoire, est totalement étrangère à la défense des intérêts du monde du travail.

François Coustal

 


 


Après l'université d'été du PS : une unanimité de façade (LO)

À l'issue de son université d'été à La Rochelle, l'euphorie serait de retour au sein de la direction du PS. Mieux même, des dirigeants qui n'arrêtaient pas de s'égratigner à qui mieux mieux seraient désormais d'accord entre eux.

D'accord pour proposer la fin du cumul des mandats. D'accord pour contester et combattre plus vigoureusement la politique du gouvernement, en particulier sur la taxe carbone. D'accord enfin pour recourir à des primaires pour la désignation d'un candidat à la prochaine élection présidentielle.

Ils sont donc apparus presque unis, alignés derrière Martine Aubry. Mais derrière la façade qu'on veut montrer bien lisse, il y a fort à parier que chacun reste sur le pied de guerre.

Ainsi si on n'entend personne regimber aujourd'hui pour contester la fin du cumul des mandats, alors que bon nombre de notables du PS occupent simultanément plusieurs mandats et cela depuis fort longtemps, il est fort probable que cette décision aura du mal à voir le jour. D'ailleurs, prudente, Martine Aubry a décidé de reporter son application au lendemain des élections régionales. À Pâques donc ou à la Trinité ?

Les murs de La Rochelle ont tremblé sous les vigoureuses colères des dirigeants socialistes contre la taxe carbone. Ces diatribes, au demeurant justifiées, ont d'autant plus été remarquées qu'elles font suite à des prises de positions diamétralement opposées des mêmes. Ainsi Ségolène Royal avait signé le pacte écologique de Nicolas Hulot dans lequel la taxe carbone figurait en bonne place, et le PS avait approuvé le 28 juillet dernier le rapport Rocard proposant cette taxe, se limitant à déclarer à cette occasion qu'il veillerait « à ce que le gouvernement n'en dévoie pas les principes ». Ceux qui se féliciteraient d'un tel retournement, auraient intérêt à se méfier de ces responsables politiques capables de telles pirouettes du jour au lendemain !

Quant au ralliement de tous les dirigeants du PS à l'idée d'organiser des primaires, loin de signifier la fin des affrontements internes, il n'est à l'évidence qu'une trêve armée. Derrière ce gadget mal défini, les ambitions, les calculs politiciens n'ont pas disparu. Reste encore à débattre des modalités de ces primaires. Seront-elles ouvertes à tous les candidats quelle que soit leur appartenance politique, ou limitées aux seuls candidats issus du PS ? Permettront-elles à n'importe quel électeur de venir voter pour participer au choix du candidat, ou cette possibilité sera-t-elle réservée aux seuls membres du PS ou d'une coalition qui se constituerait autour du PS ? Des interrogations sans réponse, mais qui, quelle que soit la formule choisie, ne clarifient pas le choix d'une politique et d'un individu pour les électeurs.

Chacun des dirigeants du PS se pose donc aujourd'hui comme un champion de la rénovation de son parti, et du même coup de la politique qui incarnerait la modernité, tout en se gardant de préciser ce qu'on entend par là. Et pour cause. Faire moderne, cela se réduit en fait à vouloir habiller les pratiques et les politiques anciennes avec des habits différents, mais ni nouveaux, ni neufs.

Mais ils auront du mal à convaincre que se présenter derrière, ou aux côtés d'un Bayrou, ce serait faire du neuf, que le recyclage d'anciennes ministres - comme Martine Aubry, Ségolène Royal - amènerait une politique inédite favorable à la population laborieuse, pas plus que le remplacement de vieux politiciens, par de jeunes loups autoproclamés comme Valls, Peillon ou Montebourg offrirait une politique enfin destinée à répondre aux exigences du monde du travail.

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:58


mercredi 2 septembre 2009

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Selon les derniers résultats partiels, portant sur 35 % des bulletins de vote et publiés le 29 août par la commission électorale mise en place par le président sortant Hamid Karzaï, ce dernier obtiendrait 46,2 % des suffrages contre 31,4 % à son rival et ancien chef de la diplomatie, Abdullah Abdullah.


Si ces résultats se confirmaient, un deuxième tour devra être organisé en octobre. Cela suffit pour que Karzaï accuse l'émissaire américain, Richard Holbrooke, d'avoir agi en coulisses à son détriment pour qu'un second tour ait lieu. Aveu cynique que ce sont bien les Américains qui tirent les ficelles, qu’il n’est que leur marionnette !


Abdullah Abdullah dénonce « une fraude massive », le « bourrage des urnes ». Selon les données officielles, il n’y aurait que douze millions d’Afghans en âge de voter et pourtant, à l’issue de la campagne d’inscription électorale, on recensait dix-sept millions d’électeurs ! Aujourd’hui, la commission électorale n’est pas en mesure de donner le chiffre précis du nombre d’électeurs. Mais, dans l’ensemble, la participation électorale aurait été, en fait, très faible en particulier à l’est et au sud, entre 10 et 20 %.


Les pressions et menaces des talibans d’empêcher les élections n’ont pu s’exercer que parce qu’elles s’appuyaient sur l’écœurement de la population devant l’impuissance du pouvoir, la corruption, le trafic de drogue, la violence d’une guerre de plus en plus meurtrière.


Quels que soient, au final, les résultats officiels, même si, comme c’est le plus probable, Karzaï l’emporte, une crise politique est en cours. « Le même régime qui a organisé cette fraude massive sera imposé à l'Afghanistan pour cinq années supplémentaires », dénonce Abdullah Abdullah pour justifier ses propres ambitions. « En plus de tous les problèmes qu’ont ce gouvernement et cette administration, il y aura leur illégitimité ».


La mascarade démocratique organisée par les troupes d’occupation, cette « imposture » dénoncée par les talibans, aboutit à l’opposé du but recherché. Loin de légitimer l’occupation et le pouvoir afghan fantoche, elle contribue à les discréditer encore plus.


C’est, de toute évidence, un échec de la politique d’Obama contraint, à plus ou moins court terme, de franchir une étape de plus dans l’intensification de la guerre. C’est d’ailleurs l’essentiel du discours tenu par le Premier ministre britannique, Gordon Brown, le 29 août, aux troupes britanniques auxquelles il a promis des renforts en hommes et en matériel.


Une fuite en avant, qui a coûté la vie à déjà plus de 200 soldats britanniques, plus qu'en Irak.

La guerre est ainsi de plus en plus impopulaire en Angleterre comme aux Etats-Unis. Il n’y a pas d’issue pour les peuples d’Afghanistan, pour la démocratie que le retrait de toutes les troupes d’occupation.

Yvan Lemaître

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:55


mercredi 2 septembre 2009

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Photothèque Rouge/GL

Lors du meeting d'ouverture de l'université d'été, dimanche 23 août, Olivier Besancenot a dressé le bilan des six premiers mois du NPA et de la situation sociale en France, concluant sur les actions futures à mener. Extraits choisis.

 

Nous fêtons les six mois du parti. C'est le moment de dresser le bilan, avec le plus de lucidité possible. Nous sommes dans une situation particulière, celle de la crise et d'un gouvernement UMP qui mène la même politique agressive, revancharde, profitant de l'été pour s'attaquer à des sujets aussi importants que le travail du dimanche ou la privatisation de la Poste.


Le système capitaliste est toujours en crise. Cette crise est globale, sociale, économique, environnementale. Même dans le scénario le plus optimiste, on nous dit que ça ira mieux, au minimum, dans deux ans, mais que les effets sociaux de la crise, eux, vont durer beaucoup plus longtemps : pauvreté, précarité, conditions de travail qui se dégradent, licenciements en cascade, retraités qui touchent le minimum vieillesse, jeunes qui poursuivent leurs études, chômage.


A la crise s'ajoutent les propres choix politiques du gouvernement. En faisant des cadeaux fiscaux aux plus riches, l'Etat se prive délibérément de recettes publiques. Il y a une minorité de capitalistes qu'on taxe toujours moins, qu'on subventionne toujours plus et à qui l'Etat emprunte pour rembourser la dette. Ils se retrouvent, du coup, en position de force.


En six mois, le rapport de force s'est dégradé, malgré les luttes sociales et l'échec du capitalisme. La droite en est sortie gagnante aux élections européennes. Les manifestations étalées n'ont pas aidé à la convergence des luttes. Mais le cycle de lutte, initié en janvier, n'est pas refermé. Des combats ont payé (SBFM, Rencast) et d'autres ont affiché leur dignité (Continental).


Ces résistances sont à inscrire dans le cycle long des effets sociaux de la crise économique. L'objectif de la droite est de briser durablement le mouvement social. Voilà ce qui donne une idée de ce qui devrait être l'objectif de toute la gauche : syndicats, partis, associations. 

Le NPA est un processus qui doit s'élargir. Nous apprenons au fur et à mesure, parce que nous ne sommes pas des politiciens professionnels, et nous le revendiquons.


Le NPA a besoin de plus de constance militante et de conscience politique. Le rapport de force se dégradant, les gens ont encore plus besoin de nous.


Les coalitions de centre-gauche créent beaucoup de désillusions, comme en Italie. Face à cette union de centre-gauche, il faut un front anticapitaliste durable. Pour battre Sarkozy en 2012, il faut combattre sa politique maintenant, tous ensemble, la gauche sociale et la gauche politique. On revendique de militer aussi sur les questions sociales et de contester cette séparation arbitraire qui voudrait que les syndicats ne s'occupent que de la rue et que les partis ne s'occupent que des institutions.


Le NPA n'intervient pas qu'en cas de grève générale ou d'élections, mais agit au quotidien, pour rendre plus facile la transformation révolutionnaire de la société. Nous devons rassembler nos sympathisants, participer à renforcer tout espace solidaire et démocratique. Cela impose une constance dans nos propres rangs. L'un des enjeux de l'université d'été est de rendre notre collectif politique national à l'image de notre organisation. On reproduit parfois, malgré nous, la division de la société. Nous devons rendre l'implication militante plus visible dans nos portes-parole.


Le NPA est une contribution à la renaissance d'une conscience de classe. Il regroupe celles et ceux qui pensent que cette classe pourrait exister pour elle-même, dans une société démocratique. Il faut rendre notre projet politique plus visible, montrer la cohérence et la logique qui relient chacune de nos propositions. Nos revendications ne concernent pas que les salariés, mais tout le monde : interdiction des licenciements, nouveaux emplois dans les services publics, réduction du temps de travail, augmentation de tous les revenus de 300 euros, interdiction du cumul des mandats, régularisation de tous les sans-papiers, contrôle des moyens de production par la population, etc.


Notre projet de société, c'est une société égalitaire, sans rapport de dominance, en harmonie avec l'environnement, sans discriminations sexistes, racistes, sexuelles.


L'objectif de cette rentrée est d'appeler l'ensemble du mouvement ouvrier à entrer en résistance, appeler le NPA à militer pour faire état de nos propositions pour sortir de la crise et continuer à lancer cet appel à la dignité. 

Propos retranscrits par Gilles Pagaille

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:41


mercredi 2 septembre 2009

Marie-George Buffet avait invité des représentants de tous les partis de gauche, sans exception, à se rencontrer, non pour « un débat public pluraliste », mais pour un repas fraternel.


Elle a rappelé son hostilité aux primaires et aux alliances avec le Modem. Elle a proposé une discussion entre partis de gauche (sans exclusive) pour définir une politique alternative à la droite et au Medef, répondre aux aspirations de celles et ceux qui luttent et constituer un programme commun pour gouverner d'abord les régions, puis le pays à l'issue des présidentielles et des législatives de 2012.


Pour le NPA, Frédéric Borras a appelé à construire ensemble des propositions offensives et unitaires utiles aux luttes et proposé de rassembler à gauche du PS et des Verts, sur une base radicale de rupture avec le système.


Le rapprochement PS/Modem illustre bien le glissement à droite continu du PS. Ainsi, mieux vaut choisir l'indépendance que de semer des illusions sur un gauchissement miraculeux du PS ! Indépendance ou satellisation ? C’est le dilemme que les militants communistes devront trancher lors de la consultation prévue en novembre.

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:38


mercredi 2 septembre 2009

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La réunion de Marseille, qui a réuni des têtes d’affiche socialistes, verts et Modem comme la décision d’aller vers des « primaires ouvertes », accélère encore l’urgence d’un positionnement unitaire, clair et efficace des partis qui se réclament de l’anticapitalisme.


La position du NPA n’a pas varié depuis le mois de juin, en faveur d’une unité durable de ces forces, ancrée dans les luttes et contribuant à affaiblir Sarkozy et le Medef, clairement indépendante du PS. Celle du PC apparaît hésitante et, il faut bien le dire, préoccupante quand on lit, sous la plume d’Olivier Dartigolles, que le parti est ouvert « aussi bien au NPA qu’au PS ».


Jean-Luc Mélenchon paraît lui aussi hésiter désormais, en partie sur les positions actées en juin par le PG. Il s’en est pris, sans raison, à une supposée fermeture du NPA et, surtout, semble peu enclin à reprendre certains éléments qui, en juin, paraissaient acquis, mais qui, bien entendu, posaient et poseront problème au PCF.


Dans un entretien à l’Humanité, il se déclare en faveur d’une unité durable, laquelle, au-delà des Régionales, irait jusqu’à la Présidentielle et les Législatives de 2012. Sur le principe de la durabilité, il rejoint ainsi une préoccupation constante émise par le NPA dès janvier dernier, et on ne peut que s’en féliciter.


En revanche, les bases sur lesquelles se bâtirait ce front sont pour l’instant singulièrement abstraites : répartition des richesses, programmation sociale et écologique, refondation républicaine, une seule étant nette, la sortie du traité de Lisbonne.


Peut-être que les groupes de travail décidés en commun permettront de clarifier les contenus effectifs, mais on voit mal comment on pourrait ne pas discuter de la constitution d’un service public bancaire unique, du niveau des revenus (avec un SMIC à 1500 net), de l’interdiction des licenciements, de celle du nucléaire, de la régularisation de tous les sans papiers…


Surtout, un tel front aurait peu de vertus s’il n’était qu’un simple regroupement électoral. Si l’unité n’est pas ancrée dans les luttes, elle sera difficile à construire. Dans ce cadre, devrait être affirmée la volonté de contribuer à bâtir, avec tout le mouvement social, une mobilisation d’ensemble, comme le LKP en a donné l'exemple.


Au niveau purement électoral, des questions se posent, au regard des dernières déclarations du fondateur du PG. Rejette t-il toujours fermement des listes à géométrie variable ? Ou envisage-t-il des choix différenciés, en particulier selon ceux du PC ? Fait-il toujours de la présence du Modem, au premier ou au second tour, un motif de rupture ? Le PG ira-t-il dans les exécutifs sous direction socialiste (pour le coup, cette dernière question n’est pas nouvelle, mais il faudra bien la trancher) ?


Mélenchon affirme que l’évolution du PS rend plus nécessaire encore le regroupement de « l’autre gauche ». C’est ce que nous disons avec nos termes, quand nous nous battons pour une unité durable, dans les luttes et les urnes. Mais à quoi servirait celle-ci si, en définitive, elle finissait dans les bras d’un PS, qui plus est converti au centre-gauche ? L’indépendance vis-à-vis de ce parti n’est pas une tocade du NPA : c’est la condition même de la possibilité que le peuple de gauche et les travailleurs disposent d’une alternative fiable, crédible, durable.

Assia Béagrid

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:35


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