Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 10:09
Partager cet article
Repost0
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 10:06



Partager cet article
Repost0
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 10:00


mardi 1 septembre 2009

7672_image.jpg
Crédit Photo: Photothèque Rouge/Franck Houlgatte


Même au cœur de l’été, Sarkozy et ses sbires nous ont gratifiés de quelques « réformes » et annonces. Résumé des épisodes que vous avez pu manquer. 


L’Assemblée nationale a approuvé, le 21 juillet, un texte relatif à la formation professionnelle. On en retiendra la création d’un fonds unique, chargé de récupérer une partie des crédits collectés au niveau régional, afin de les utiliser pour le financement de priorités définies au niveau national. Une manière courante de travestir le désengagement financier de l’Etat. De la même manière, plutôt que d’ouvrir les écoles de la deuxième chance aux 16-18 ans, il aurait été plus pertinent de donner les moyens à l'Education nationale de remplir correctement sa mission. 


Toujours à l’Assemblée, le même jour, la loi Bachelot sur l’hôpital a été adoptée. Hormis de légères concessions aux médecins sur la gouvernance de l’hôpital, presque rien n’a évolué depuis le projet initial, malgré l’importante mobilisation du secteur. 


Tout ça n’est déjà pas très enthousiasmant, mais c’est pourtant dans la préparation des contre-réformes à venir que le gouvernement à été le plus performant.


Christine Lagarde donne le ton le 17 août, en affirmant que le manque à gagner pour l'Etat lié à la réforme de la taxe professionnelle pourrait être compensé en partie par les recettes de la future "taxe carbone". Mais en voilà une bonne idée ! Compenser une taxe patronale par une taxe payée par les ménages. C’est à la mode en ce moment, à plus grande échelle, ils appellent ça le plan de relance.


Le Conseil des ministres du 29 juillet a abordé la question de l’avenir de la Poste. Le texte gouvernemental prévoit que l’entreprise prendra la forme juridique d’une société anonyme au 1er janvier 2010. La totalité du capital social sera détenue par l’Etat ou par des personnes morales appartenant au secteur public, à l’exception de la part détenue par le personnel de l’entreprise. On commence à connaître la chanson, elle se termine toujours de la même façon : en privatisation.


Comme ils étaient en forme avant de partir en vacances, nos ministres préférés ont abordé, le même jour, la question de la « répartition des sièges et délimitation des circonscriptions pour l’élection des députés », en gros, la réforme de la carte électorale. Ils projettent de supprimer et recréer 33 circonscriptions, dont 22 dans quinze départements métropolitains et trois collectivités d’outre-mer, et onze pour les Français de l’étranger.


De nombreuses autres circonscriptions verront simplement leurs frontières modifiées. Les projets de lois correspondants ont été confirmés le 25 août, à peine les ministres rentrés de vacances. Bien entendu, on se doute que tout cela a été préparé le plus objectivement possible et que personne n’a cherché à créer un rapport démographique favorable pour l’UMP dans ce  redécoupage...


Si vous ne saviez pas quoi faire à la rentrée, voilà autant de bonnes raisons de lutter et de se mobiliser.  

Aurélien Smirnoff

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 09:37



1 septembre 2009 Le Télégramme


En vue des régionales, le Parti breton invite l'UDB (Union démocratique bretonne) à faire alliance et à renoncer à ses accords avec les «partis hexagonaux». L'UDB refuse catégoriquement.


Porte-parole du Parti breton et élu municipal à Redon, Émile Granville, affirme que «les partis français présents en Bretagne ne répondront jamais à la nécessité d'avoir un point de vue politique totalement libéré du centralisme parisien». Aussi, dans une lettre ouverte, s'attache-t-il à démontrer qu'entre le Parti breton et l'Union démocratique bretonne (UDB), il y a tant de «points de convergence» qu'il semble logique qu'ils passent un accord en vue de «constituer une force bretonne démocratique ouverte et réformatrice» capable de compter aux régionales de 2010.

«Nous devons nous rassembler»

Émile Granville écrit: «La société nouvelle que nous voulons en Bretagne - conviviale, dynamique, équitable, durable - fait que nous devons nous rassembler...». Porte-parole de l'UDB et élue régionale, Mona Bras n'est pas du tout d'accord. «Le Parti breton a besoin d'exister et il est tout à fait légitime, au nom de la démocratie, que l'offre politique soit diversifiée en Bretagne. Elle va de l'extrême droite avec Emsav (Adsav, en réalité, concurrencé ou remplacé par les "identitaires" note du blog), à l'extrême gauche avec Emgann. Depuis 45ans, l'UDB est un parti de gauche. Quant à la droite bretonne, dont le Parti breton, elle a bien du mal à émerger. De toute façon, on le voit sur la cartographie de la Bretagne à cinq départements, quelles que soient les élections, la Bretagne est un bastion de gauche».

«Pas d'alliance contre nature»


Quand le Parti breton lui reproche ses alliances avec les Verts ou le PS, Mona Bras rappelle que pour obtenir des élus municipaux - dont son porte-parole - «le Parti breton a passé des accords électoraux avec les partis hexagonaux de droite». Quand Émile Granville parle de développement durable, Mona Bras lui répond: «Quel parti n'a pas son petit programme de développement durable aujourd'hui? En revanche, il y a un développement durable de gauche et un développement durable de droite. Dans le Grenelle de l'environnement, on place le nucléaire dans les énergies renouvelables!». Conclusion: «Pas question d'une alliance contre-nature», commente Mona Bras.

 

Commentaire:


L'Udb a bien raison de rappeler que les élus du Parti breton le sont sur des listes de la bonne vieille droite. C'est celle-là même qui favorise l'agriculture productiviste polluante, qui ferme les services publics, qui fait fermer hôpitaux ou services d'urgence et classes maternelles... Quelle contradiction pour ces "bretons éclairés" de venir ensuite voir les "bretons de base" qui luttent contre ces fermetures. D'ailleurs on ne les voit pas trop...

 

Mais l''Udb ne devrait pas être si surprise de cette "drague" de la part d'un parti ouvertement "nationaliste".


Précisions: le nationalisme n'est pas une maladie honteuse, c'est la volonté pour un peuple colonisé de se constituer en "nation" avec son propre état. Exemple : le peuple palestinien et avant les peuples irlandais, indochinois, algérien...


Or il se trouve que nous nous trouvons dans un pays dont les élites (celles de gauche y compris) prétendent avoir réglé ce problème et pensent que l'évoquer relève de la maladie mentale: les "malades" sont basques, bretons, corses, kanaques, antillais.


Pour éviter ce rejet du "nationalisme" l'UDB a créé un concept: "l'autonomisme". Etre "autonomiste" protège de la répulsion envers ceux soupçonné d'être "nationalistes", connoté "extrême droite", "héritier des collabos". Avant guerre "autonomiste" signifiait  carrément "sécessionistes".


Autonomiste à la création de l'UDB, c'était aussi moins ringard que "régionaliste" qui renvoie à l'ancien "Emsav" du 19è siècle, formé de gens réactionnaires, royalistes, cathos intégristes, folkloristes et folkloriques. L'un d'entre eux siégeait en "bragoù braz" lors du Front Populaire selon Charles Tillon!

_________________________________________


 

Tentative d'analyse:


Assisteraît-t-on à une "modernisation" des références de l'UDB, par une sorte d'adaptation au sein des partis nationalistes modérés européens?


Le parti socialiste et les Verts se sont faits au fil des ans (sans que l'Udb ne s'en rende compte?) les meilleurs défenseurs des revendications "bretonnes", sur la langue en particulier, que cela soit au conseil régional que dans les municipalités.

On peut même dire que le PS a pris la tête laissée vacante du régionalisme en Bretagne, même si les Verts conservent une grande sympathie dans le mouvement culturel. La droite ( une partie de l'UMP, Modem et Parti breton) n'a fait que suivre.  Et tiens, au fait, que devient le POBL de Yann Fouere? Le gros de l'UMP, reste encore franchement "jacobine"! L'UMP est plus Chiraquienne que pro Sarko en Bretagne, est-ce la raison?


Les associations "bretonnes" ont plus de subventions sonnantes et trébuchantes à espérer du côté de la gauche "française" (et même de la droite) que de soutiens sans frais du côté de l'Udb.

L'assertion que "seule l'autonomie" sauvera la langue bretonne, ne tient pas longtemps face à l'avalanche de subventions qui irrigue un petit secteur économique vivant d'argent institutionnel.


La conséquence, en est que l'espace politique de l'UDB (et du Parti breton, et d'Emgann ) se rétrécit, si les partis "français" font plus et mieux qu'eux. Simple marketing!


Cela pousse les nouveaux militants, qui (heureusement pour eux!) n'ont pas connu le fort ostracisme populaire "anti breton" des années 60 et 70 à assumer le nationalisme.  Comme à Emgann, le mot "nationaliste" n'est plus "tabou".

Le journal en ligne "Vieiros" de Galice a publié une interview du responsable UDB jeune qui déclare franchement que les esprits évoluent et que l'UDB évolue au sein des autres partis "nationalistes".  Et comment le cacher, quand on milite au Parlement Européen au sein du groupe associé aux Verts, des partis "nationalistes" de droite (modérée) comme de gauche, catalans, basques, gallois, flamands, galiciens...


Précisons, ce nationalisme des régions "minoritaires", n'est pas une "tare", c'est une option politique, qui est globalement démocratique, associée aux écolos, en Europe de l'Ouest (à part la Ligue du Nord italienne, les flamands extrémistes...). Question qui pourtant reste taboue en France.


C'est une simple clarification de vocabulaire, qui a du attirer l'attention du Parti breton.

 

Pour le NPA, le problème n'est pas le soutien à des revendications de plus en plus "bretonnes" de la part de l'UDB, nous soutenons d'ailleurs souvent les mêmes. C'est l'orientation de plus en plus "social-libérale" de l'UDB, le vote "Oui" à la constitution libérale en 2005, la gestion avec le PS et les Verts, qui ne sont pas des partis "français" mais des défenseurs de l'Europe libérale, des solutions de déréglementation libérales.


Partager cet article
Repost0
1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 09:22


lundi 31 août 2009

090831chubachelot 005.jpg

 


La ministre de la santé était ce lundi 31 août au CHU de Rouen pour "expliquer" et défendre sa loi devant un parterre de notables et de responsables hospitaliers.


Mais c'est derriére un cordon de policiers en tenue "anti émeute" qu'elle a fait son entrée sous les huées et aux cris de "retrait de la loi Bachelot", "L'hôpital n'est pas une entreprise, la santé n'est pas une marchandise".


Cette manifestation à l'appel de l'intersyndicale du CHU, et de plusieurs hôpitaux de la région (hôpital psy, Dieppe, Eu...) avait reçu le soutien du NPA.

Partager cet article
Repost0
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 08:45


24 août 2009

PORT-LEUCATE (Aude), 24 août 2009 (AFP) - De nombreux militants du NPA, dont l’Université d’été se tient à Port-Leucate (Aude) jusqu’à mercredi, se disent déterminés à construire l’unité de la gauche radicale « dans les luttes et les urnes » mais restent sceptiques sur ses chances d’aboutir, visant le PCF.


Il faut un « front anticapitaliste durable qui intervient dans les luttes comme dans les élections », indépendamment du PS, a assuré dimanche soir à la tribune du « meeting de rentrée » du NPA, Olivier Besancenot.

Pour Aline, éducatrice spécialisée à la retraite à peine arrivée de Bretagne, « ce serait bien de se regrouper mais il y a des concessions qu’on peut faire et d’autres pas, comme d’être à la remorque du PS » car il ne « remet pas en cause la société libérale ». Cette militante, qui -« il y a très longtemps »- a voté PS et Verts à des scrutins locaux, estime que « l’union serait bonne pour tout le monde », même si « ce sera plus dur pour le PCF », qui doit « sauver » ses 185 conseillers régionaux aux régionales en mars.


Sur un caillebotis devant la mer, Mathieu, jeune militant qui a adhéré « juste avant » le congrès de fondation du NPA de février dernier, pense qu’après le semi-échec des européennes (4,9% contre 6% au Front de gauche PCF-Parti de gauche), la direction du NPA « a pris conscience de la réalité », à savoir qu’« on n’est pas tous seuls à la gauche de la gauche ». Partisan de l’unité « dans les luttes et les urnes », il espère que l’alliance PS-Verts-MoDem qui « se profile » « aidera la gauche radicale à s’entendre », en « totale indépendance du PS ». « Le PCF et (Jean-Luc) Mélenchon (Parti de gauche) ne pourront pas accepter de signer avec le MoDem », se persuade-t-il.


A 53 ans, Yves, un ancien du PCF qui a adhéré à la LCR en 1982 avant qu’elle ne se fonde en NPA, estime que la « future » alliance PS-Verts-MoDem, « c’est le virage à droite », « il ne faut surtout pas y mettre les pieds ». Face à ça, il faut « construire l’unité », explique-t-il. Mais il se dit « assez pessimiste » sur la capacité du PCF à se « défaire du PS »« car les communistes qui ont tellement d’élus », ont « beaucoup à perdre ». Quand à M. Mélenchon, « va-t-il se couper du PCF ? », s’interroge-t-il. 

 

Pour Roselyne, militante de 57 ans venue de l’Isère, le PCF est même « capable de s’allier avec le MoDem » : il « vote les budgets des exécutifs » au « service du capitalisme » dans de nombreuses régions et puis, « on voit quand même plus Olivier Besancenot que Marie-George Buffet dans les luttes, sur le terrain ». Mais « j’espère que je me trompe », glisse-t-elle.


« Au NPA, on pense à maintenant, aux luttes. On ne pense pas aux prochaines élections. Ce qui compte c’est la convergence des luttes », fait valoir de son côté, Armelle, militante assidue des nombreux ateliers sur la crise économique, climatique ou alimentaire, la précarité ou la Révolution française.


Par Julie Ducourau

Partager cet article
Repost0
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 08:33

Ester Vivas candidate aux européennes



Interview avec Josep Maria Antentas, professeur de Sociologie à l’Université Autonome de Barcelone (UAB) et membre de la Gauche Anticapitaliste d’Espagne.


Quels sont les faits marquants de l’histoire politique contemporaine de votre pays ? En quoi participent-ils à la structuration politique actuelle ?

Josep Maria Antentas – Il est difficile de les résumer. Pour mieux comprendre la situation politique et sociale contemporaine, le système de partis et les principaux éléments de structuration de la vie politique de l’Etat espagnol, il faut prendre comme point de départ la Transition post-franquiste après la mort du dictateur en 1975.


La Transition fut marquée par une dynamique d’accords entre les secteurs “d’ouverture” de l’ancien régime et les élites post-franquistes (dont le Parti Communiste d’Espagne (PCE), la principale force anti-franquiste), dans le cadre de ce qui a été connu comme “consensus”, mythifié après par le “récit” officiel de la Transition. La fin de la Transition et la consolidation du modèle institutionnel garanti par la Constitution de 1978, au milieu d’une crise économique et de la montée du chômage, fut accompagnée d’une forte rupture de mouvements sociaux et d’une “déception” considérable parmi ceux qui souhaitaient des changements encore plus profonds.


Les années 1980 ont débuté avec l’avènement au pouvoir du parti socialiste, le PSOE, par une victoire écrasante en 1982 et par la crise de la gauche politique et sociale. Le PCE a traversé une forte crise pendant la période de transition entre les années 1970 et 1980, réduit à 4% de voix en 1982. Une grande partie de la gauche extraparlementaire n’a pas survécu à ces années-là, restant essentiellement la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) et le Mouvement Communiste (MC) comme les seules organisations significatives. En Euskadi, en Catalogne et en Galice des formations de la gauche nationaliste se sont consolidées, tantôt parlementaires comme extraparlementaires, en conflit avec le modèle d’Etat surgi de la constitution de 1978.


Les syndicats se sont affaiblis pendant la transition. S’est consolidé (à l’exception d’Euskadi et de la Galice) un système marqué par l’hégémonie de deux grands syndicats, les Commissions Ouvrières (CCOO) et l’Union Générale des Travailleurs (UGT), ce dernier reconstruit pendant la Transition avec le soutien politique du PSOE, du patronat et de l’Etat, afin de neutraliser CCOO.


CCOO s’affaiblit par un processus progressif d’institutionnalisation et de bureaucratisation qui l’a converti en un syndicat bureaucratique-professionnel tendant vers la concentration, dans un contexte marqué par les reconversions industrielles et le poids du chômage. Nonobstant, les années 1980 ont été marquées par la rupture de l’UGT avec le gouvernement « commun » du PSOE et par d’importants épisodes d’affrontement entre celui-ci et les deux syndicats majoritaires, qui pendant la Grève Générale du 14 décembre 1988 ont connu leur expression maximale.


La campagne contre l’entrée de l’Etat espagnol à l’OTAN, culminant avec la défaite de la gauche et la victoire du « OUI » à l’intégration en 1986, la Grève Générale du 14 décembre 1988 et l’émergence, même tardive, des « nouveaux mouvements sociaux », l’intensification de la remise en question du modèle d’Etat et la persistance de la « question nationale » , ont constitué les éléments les plus significatifs structurant la gauche anticapitaliste pendant les années 1980.


La première moitié des années 1990 a été marquée par un niveau faible de mobilisation sociale, même si quelques campagnes et initiatives significatives ont eu lieu et, malgré leur caractère minoritaire, ont témoigné de la persistance des secteurs militants orientés vers la mobilisation.


Quelques exemples : la campagne pour le 0,7% du PIB pour les pays du sud en 1994 ; le sommet alternatif « Les autres voix de la Planète » à l’occasion du sommet du FMI et de la Banque Mondiale la même année à Madrid. Les syndicats majoritaires, malgré l’appel à la Grève Générale du 27 janvier 1994, ont achevé définitivement leur évolution adaptative au social-libéralisme.


Politiquement, la situation de la gauche a été marquée, tout d’abord, par la disparition effective de la gauche extraparlementaire après l’échec et l’explosion en 1993 de l’unification de ses deux principales organisations, la LCR et le MC ; ensuite, par les débats concernant la fondation de la gauche après la chute du Mur de Berlin, dans un contexte de faible mobilisation sociale et par une certaine ouverture et tournant apparent du PCE vers la gauche ; finalement, par le fort discrédit du gouvernement du PSOE de Felipe Gonzalez, frappé par la crise économique, de grands scandales de corruption et marqué par une claire orientation sociale-libérale.


Dans ce contexte, Izquierda Unida (Union de Gauche), le front électoral impulsé par le PCE en 1986, apparaît d’une certaine façon comme un projet regroupant une bonne partie de la gauche et comme un espace de convergence de divers courants et familles, expérimentant une considérable montée électorale. Néanmoins, les limites de IU (et de la direction du PCE) se sont rapidement manifestées ; l’organisation s’affaiblissant à partir de la deuxième moitié des années 1990, marquée encore par le faible niveau de mobilisation sociale, malgré l’irruption de mouvements minoritaires mais combatifs, avec une certaine identité, comme c’est le cas du mouvement « okupa » (squatter ) entre 1996 et 1998.


A partir de l’année 2000, nous sommes rentrés dans un nouveau cycle marqué par un fort processus de reconstruction des mouvements sociaux qui a duré jusqu’à 2003-2004, dans le cadre de l’ascension globale du mouvement alter-mondialiste et d’une forte contestation face à la politique de droite du gouvernement d’Aznar, dont les expressions maximales ont été les mobilisations contre la guerre d’Irak le 15 février 2003.


Dans cette période, l’IU s’est montrée incapable de se connecter de manière efficace avec la nouvelle génération militante et avec le nouveau cycle de luttes ; mais la faiblesse organisationnelle et politique de la gauche anticapitaliste et la méfiance et/ou le scepticisme persistant chez la plupart des activistes sociaux à propos du désir ou de la possibilité de construire une nouvelle alternative politique, ont fait que jusqu’à maintenant il n’a pas encore été possible de construire un nouveau projet avec une base sociale plus large.


Quels sont les rapports de la société et des différents courants politiques à la construction européenne ? Comment se sont positionnés les différents partis lors de l’adoption des traités européens ? Quels ont été les débats ?

Comme en général dans l’Union Européenne, il existe un éloignement et un manque d’intérêt de plus en plus important en ce qui concerne l’UE dans l’ensemble de la société espagnole. L’apathie face aux élections au Parlement Européen en est un exemple concret.


Historiquement, il faut pourtant signaler que la majorité de la population, des partis politiques, des syndicats et des organisations sociales avaient une vision favorable à l’intégration européenne et avaient tendance à considérer la participation de l’Etat espagnol à l’UE comme un fait positif, indicateur de la « modernisation » du pays et de la fin du retard et de l’isolement historique produit par le franquisme.


Comme dans beaucoup d’autres pays du Sud de l’Europe, il a existé majoritairement une association entre l’idée d’ « Europe » et celle de « Modernité » et de progrès social et culturel. Voilà le point de départ historique et social que nous considérons à l’heure d’envisager et d’organiser les résistances contemporaines à l’Europe du Capital. Il n’a pas encore été possible de transformer l’apathie en rejet de l’actuel modèle d’intégration et de générer une remise en question publique à grande échelle du projet des élites économiques et politiques européennes, comme l’a fait la France, par exemple.


Les grands partis, le PSOE et le PP, ont soutenu les lignes directrices de l’intégration européenne et les Traités européens. L’Izquierda Unida, a maintenu une position contraire aux grands Traités européens ainsi que les organisations nationalistes de centre-gauche catalanes ou basques, comme l’est l’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) qui, malgré le fait de ne pas avoir des critiques de fond réelles du modèle économique sur lequel est basée l’intégration européenne, maintient une position critique de « l’Europe des Etats » face à « l’Europe des nations ».


Les deux syndicats majoritaires, les CCOO et l’UGT, mènent depuis deux ans, au moins depuis le Traité de Maastricht, une politique de « soutien critique » envers les Traités et les politiques adoptés à l’échelle européenne, suivant la même orientation générale de la Confédération Européenne des Syndicats (CES). Par conséquent, ils agissent en légitimant (de manière critique !) l’actuel modèle d’intégration européenne. Cela a été manifeste, par exemple, lors des débats sur la Constitution Européenne en 2005, contre laquelle un nombre de campagnes et de plate-formes animées par la gauche sociale et syndicale ont été organisées, mais sans arriver à dépasser les cercles militants et activistes.


Quelles sont les conséquences économiques et sociales de la crise globale du capitalisme ? Quelles sont les mesures adoptées par le gouvernement et comment les analysez-vous ? Comment se positionnent les différents partis ? Est-ce qu’il y a des résistances politiques qui se développent dans d’autres contextes ?

La crise est particulièrement sévère en Espagne, comme la plupart des organismes internationaux et des experts l’ont signalé. C’est tout un modèle de croissance économique basé sur la spéculation immobilière qu’a fait chuter l’industrie de la construction. Les effets sociaux de la crise économique sont déjà très importants. Le nombre de chômeurs dépasse la barrière des 4.000.000 et les prévisions économiques sont pour le moins décourageantes.


Les réponses du gouvernement de Zapatero concernant la crise suivent la même logique que celles de l’ensemble de gouvernements de l’UE. Elles se situent au sein des mesures approuvées par le sommet du G20 à Londres qui cherchent à faire de petites retouches à l’architecture du système économique global afin de corriger les “excès” qui en menacent la viabilité, sans produire des changements de fond. Zapatero a participé pleinement à toutes les tentatives, de tous les leaders du G20, d’essayer de donner une transcendance historique au sommet de Londres, avec des phrases grandiloquentes se referant à la fin de “l’ère du secret bancaire”, des “paradis fiscaux”, etc., qui ne correspondent point aux mesures réellement approuvées.


Le sens des politiques menées par les principaux gouvernements du monde est bien clair : faire payer la crise aux secteurs populaires et renforcer le modèle actuel par des reformes discrètes qui assurent sa viabilité. Face à cela, il est nécessaire de proposer une autre logique de rupture avec l’ordre actuel des choses. A la logique du capital, il faut opposer une autre logique, celle des biens communs, telle qui est exprimée de façon générique par des consignes comme « un autre monde est possible » ou « le monde n’est pas une marchandise », déjà popularisées depuis quelques années.


La crise accroît le mal-être social face à l’actuel système économique, elle fera augmenter les contradictions et les résistances sociales, mais de façon défensive, et ouvre la possible articulation d’un projet alternatif. Mais en même temps, elle multiplie les risques d’un échec sur ce terrain, dans le sens où elle produit un grand sentiment de découragement et de démoralisation dans les secteurs populaires ou chez ceux qui sont touchés par l’essor des alternatives réactionnaires.


Il y a eu de multiples luttes sociales ces dernières années en Espagne, mais la plupart ont été relativement modestes dans leur ampleur et base sociale, ou très ancrées territorialement. La fragmentation et l’isolement ont affaibli grand nombre de conflits et, même si dans les cercles militants il y a une capacité d’initiative et un niveau d’activité considérable, la réalité organisationnelle des mouvements reste assez faible.


En janvier 2008, à l’occasion de la journée internationale d’action convoquée par le Conseil International du Forum Social Mondial, des initiatives locales et régionales ont eu lieu dans toute l’Espagne, particulièrement à Madrid et en Catalogne (où par exemple le Forum Social Catalan a réuni plus de 5.000 personnes), mais leur impact concret postérieur a été limité.


Les derniers mois, la traduction du mal-être social face à la crise en mobilisation et résistance organisée est encore difficile. Il y a eu des conflits dans plusieurs entreprises et centres de travail, et ils deviennent de plus en plus nombreux, mais sans la possibilité d’avancer vers une dynamique de généralisation ou d’articulation des luttes.


Les syndicats majoritaires, les CCOO et l’UGT, mènent une politique de désarticulation des mouvements. Il y a des tentatives de faire naître un mouvement de chômeurs, mais les résultats ne sont pas encourageants. Il y a eu aussi d’importants conflits sectoriels dans quelques régions du pays, principalement la mobilisation pour la santé publique à Madrid et les grèves contre la Loi d’Enseignement de Catalogne (LEC) qui vise la privatisation du système éducatif.


Dans quel contexte politique prennent place les élections européennes ? Quels sont les thèmes et les enjeux principaux de la campagne électorale ? Quelles sont les forces en présence ? Quels sont les objectifs que vous visez sur cette campagne ? Quel rôle jouent ces élections dans la perspective de votre courant politique ? Considérez-vous ces élections comme une étape pour en renforcer la construction ?

Les élections européennes se déroulent dans un contexte marqué par la crise économique et ses effets sociaux. L’apathie et le manque d’intérêt pour la campagne sont visibles et, comme c’est toujours le cas lors des élections européennes, le débat est centré sur des questions qui concernent l’UE ainsi que sur celles de politique “interne”. Elles arrivent dans un moment où le gouvernement de Zapatero est affaibli, par l’impact de la crise et par la sensation de paralysie qu’il transmet face à celle-ci.


Avec les deux grands partis de l’Etat, le PSOE et le PP, et les forces nationalistes catalanes et basques, la principale option électorale à la gauche du PSOE est Izquierda Unida (IU). À cause du grand affaiblissement de la gauche anticapitaliste et des courants les plus combatifs, l’IU s’est maintenue jusqu’à maintenant comme la seule expression électorale dans tout l’Etat espagnol à la gauche du PSOE, avec un pourcentage de voix d’environ 4-5%.


Dans ces élections européennes, dans la Gauche Anticapitaliste, nous avons considéré pour la première fois de notre histoire qu’il fallait présenter une candidature et commencer une longue course de fond afin de cristalliser une alternative anticapitaliste avec une expression politique et électorale. Face au constat de l’inexistence des conditions réelles pour construire un nouveau projet unitaire, fruit de la convergence de plusieurs organisations, nous avons décidé d’impulser notre propre candidature, mais qui reste ouverte à la participation de syndicalistes et d’activistes sociaux indépendants.


Nous considérons la candidature comme un mécanisme pour défendre publiquement l’urgence de construire une alternative anticapitaliste, faire connaître notre projet, rentrer en contact avec des gens et offrir une réponse politique face à la crise, si modeste soit-elle. Nous sommes conscients que le résultat électoral sera très modeste, mais le seul fait d’avoir pu présenter une candidature et dépasser les contraintes légales (15.000 signatures exigées) est déjà un progrès considérable.


Les chemins pour construire une nouvelle alternative en Espagne seront lents et tortueux. Il n’y a pas de voies rapides, ni de raccourcis, ni de modèles à suivre. Nous espérons que notre initiative pour les élections européennes contribuera à faire avancer dans la bonne direction.

Partager cet article
Repost0
30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 20:05


Partager cet article
Repost0
29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 07:45
28 août 2009 le Grand Soir
Gérard FILOCHE

Une circulaire de la DGT (direction générale du travail) aux ordres de Xavier Darcos, datée du 3 juillet (n°2009-16) laisse entendre que la pandémie de grippe A (H1N1), selon qu’elle dure une ou plusieurs semaines, qu’elle affecte 25 % ou 40 % des effectifs, pourrait être l’occasion d’un « état d’urgence » dans les entreprises.

On aurait pu croire qu’un tel risque de pandémie serait au contraire l’occasion de faire très attention aux conséquences sur les millions des salariés.


Car ce sont eux qui vont subir les risques, les fatigues et souffrances, les perturbations à tous niveaux. Les « plans de continuation d’activité » concoctés pour faire face à la pandémie devraient essentiellement être élaborés par les Comités hygiène sécurité conditions de travail (CHSCT) qui sont les institutions représentatives du personnel spécifiquement destinées à cela. Les aménagements d’horaire, les adaptations de productivité, les ré organisations temporaires du travail devraient viser à faciliter la vie, dans de telles conditions, aux salariés et à leurs familles.


Mais ce n’est pas ce que promeut la circulaire de la DGT. Il n’y est pas question de la santé des salariés, ni de leur protection. Au contraire, elle se situe du seul point de vue de « l’entreprise » donc de l’employeur. Comment assurer la productivité et les marges de profit contre les vents et marées de la pandémie ? Le ministère appelle cela « éviter un mode de fonctionnement dégradé de la société ». Alors il formule essentiellement des préconisations pour permettre aux employeurs de jouer sur la flexibilité de leur personnel. « Il en va de la survie de l’économie nationale, des entreprises et de la sauvegarde de l’emploi ».


En cas de passage en phase 6 de la pandémie - Roselyne Bachelot l’envisage dès septembre - l’employeur pourra « adapter l’organisation de son entreprise et le travail des salariés ». Le volume horaire de travail ou le nombre de tâches à effectuer pourront augmenter « par décision unilatérale de l’employeur ».


Et l’administration Darcos précise que « le refus du salarié, sauf s’il est protégé, constitue une faute pouvant justifier le licenciement ».

S’agissant de modifications plus importantes, telles que la dérogation à la durée maximale journalière en cas de surcroît temporaire d’activité, ou la dérogation à la durée maximale hebdomadaire de 48 heures, l’employeur serait encore dans l’obligation de recevoir une autorisation administrative.


Mais la circulaire invite donc l’administration du travail à « faire preuve de souplesse et de réactivité face aux demandes des entreprises ». « Ces mesures se feraient dans des circonstances très particulières et pour une durée limitée, précise le ministère. Elles seraient mises en œuvre pour limiter l’impact économique d’une telle pandémie ». Mais cette circulaire n’est qu’une circulaire, elle n’a pas force de loi, même si elle essaie de peser en faveur de coups de force contre la loi. Elle ne saurait avoir ce caractère obligatoire. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place, n’est pas tenue d’encourager des violations du droit du travail, des durées du travail légales et maxima.

D&S, GF

Consultez le site http//:www.democratie-socialisme.org et le blog www.filoche.net

Partager cet article
Repost0
29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 07:37


vendredi 28 août 2009

Crédit Photo: Gilles Favier (Libération)

Bungalows remplis, chapiteaux qui débordent. L’université d’été du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) à Port-Leucate (Aude) a fait le plein. 1 400 participants selon sa direction. Entre ex-trotskistes et néo-alters, l’alchimie est complexe pour une formation, en pleine recomposition. Rencontres avec six d’entre eux.


 

Danièle Obono, 29 ans : «Du sang et des larmes»

Coupe afro et drapeau imaginaire des «Etats-Unis d’Afrique» sur son tee-shirt, Danièle Obono ne passe pas inaperçue. On la prendrait presque pour une nouvelle militante… Raté. Déjà LCR avant d’être NPA, elle y a débarqué via l’altermondialisme. Marquée par les manifs contre l’OMC à Seattle, présente lors du sommet des futurs Vingt-Cinq à Nice, elle prend sa carte à la Ligue en 2004.


Son engagement militant : «Du sang et des larmes, plaisante-t-elle. Une maladie incurable avec laquelle il faut apprendre à vivre.» Rien que ça. Réunions tous les lundis, puis conseil exécutif tous les deux mois… Ajouter à cela une thèse à finir : pas évident pour cette chargée de travaux dirigés de se faire un ciné de temps en temps. Mais si c’est pour «changer le monde», ça vaut le coup.


En tant qu’ancienne de la Ligue, elle estime qu’il faut «désapprendre certains fonctionnements plus rigoureux qu’on avait entre trotskards». Désormais, elle part «differ» (distribuer des tracts) dans les quartiers. Tenter de reconquérir un terrain laissé en déshérence par la gauche.

Naïma Di Piero, 29 ans : «Une plus grande liberté»

De nationalité brésilienne, Naïma di Piero a choisi le NPA. Car «internationaliste», sans alliances «bizarroïdes», le parti anticapitaliste avait «un projet plus grand que les simples élections», jure cette cinéaste de 29 ans, née en France d’anciens réfugiés ayant fui la dictature brésilienne.


Elle a ensuite vécu de 4 à 18 ans dans son pays d’origine. De retour en France, elle milite dans des associations. Mais y trouvait le discours «un peu vide». Et comme «c’était trop dur de voir passer Sarko sans pouvoir rien faire», elle rejoint la LCR à sa toute fin.


«A la Ligue, tu sentais une contrainte très forte. Au NPA, la liberté est un peu plus grande.» Libre mais peu disponible, elle ne se dit pas «militante acharnée». Elle veut profiter d’une vie en dehors du parti. «Peut-être vont-ils commencer à nous demander de plus nous impliquer, craint-elle. Mais là, je ne pourrai pas suivre.»


Anne Lafran, 39 ans : «Laissez-moi vivre ma vie !»

Ancienne «sympathisante» de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Anne Lafran, 39 ans, trouvait l’ancêtre du NPA repliée sur elle-même. Cette professeure d’histoire dans un lycée de Seine-Saint-Denis est arrivée, il y a tout juste un an, peu avant la naissance du parti.


A condition d’y trouver de «l’ouverture». Ni marxiste ni révolutionnaire, elle se dit bien «anticapitaliste». Mais proche de la minorité unitaire. Pour elle, la prise de pouvoir passe aussi, et surtout, par les urnes. Pour être «crédible». Engagée, Anne l’est.


Débordée aussi. Membre du comité politique national (CPN), elle «passe beaucoup de temps, jusqu’à deux heures par jour, sur Internet à lire et répondre aux mails, contributions, attaques des autres…» Elle n’est pas prête pour autant à sacrifier sa vie au parti. «Il y a certaines semaines, cela va jusqu’à trois réunions, deux manifs… Quelquefois, on a envie de dire : "Laissez-moi vivre ma vie !"»

Après les européennes de juin, la jeune femme voulait prendre un peu de recul. L’appel à la remobilisation d’Olivier Besancenot l’a convaincue. Elle va tenter de tenir le rythme.

 


 

Régis Avril, 39 ans : «Réussir tous ensemble»

Elu «sans étiquette» sur une liste d’union de la gauche aux municipales de mars 2008 dans un village proche de Saint-Nazaire, Régis Avril, 39 ans, a préféré rejoindre la «constellation militante» du NPA plutôt que ses copains communistes.


Séduit par des débats «riches et contradictoires» entre ouvriers, syndicalistes, altermondialistes, associatifs et déçus du PS, il pousse la porte d’un parti encore en construction en juin 2008. Voix posée, sourire sincère, l’homme rêve aujourd’hui de la réussite du «tous ensemble».


D’un «voyage» qu’il faut préparer, celui de la sortie du capitalisme. «C’est peut-être de la naïveté de se dire qu’on va réussir», concède-t-il. Plagiant Olivier Besancenot, cet ex-animateur socioculturel, aujourd’hui au RMI et futur vidéaste indépendant, est conscient du «marathon» qui les attend.


Chez lui, pas de couplets sur Marx et Trotski mais un refrain plutôt «décroissant».«Basé sur une règle non-marchande», il souhaite créer un jardin solidaire dans son village.


Marc Prunier, 57 ans : «Réflexion perpétuelle»

A 57 ans, Marc Prunier a déjà dix ans de trotskisme et davantage de communisme derrière lui. Déçu par le décalage entre le discours et les actes au PCF, ce militant CGT, technicien au ministère de l’Agriculture, se plaît dans un nouveau parti qu’il juge «très différent» de la Ligue.


«Au NPA, il n’y a pas cette unité idéologique qu’il y avait à la LCR», explique-t-il. Pour lui, c’est une remise en cause «perpétuelle». Un exemple ? «Aujourd’hui, le mouvement se pose la question de savoir si l’idée même de croissance et de productivisme n’est pas un problème.»


Changer de pratiques, de références. Comme dans la commission Moyen-Orient - Palestine dont il fait partie. «Les jeunes apportent de l’originalité dans les formes d’action : plus festives, sans violence.» Revers de la médaille : les débats, eux aussi, sont «perpétuels» au NPA. Dur alors de prendre des décisions consensuelles. «Difficile aussi de dire ce que ce parti va devenir.»


Etienne Ciapin, 20 ans : «Pas de schizophrénie»

Barbe de quelques jours, béret noir sur la tête et tee-shirt du Che, Etienne Ciapin en est presque caricatural. L’étudiant en sociologie recrache avec brio le discours du NPA. Mais le jeune homme ne veut justement pas être caricaturé et, tirant sur sa poitrine, il prévient : «Etre anticapitaliste, c’est pas que le tee-shirt !»


Son terrain de jeu, c’est le campus de la fac de Grenoble. Il s’est lancé dans la mise en place du NPA il y a deux ans. «Pour les luttes», la construction d’un «projet de société alternatif». Le Grand Soir ? Plutôt la «reconquête de la démocratie» en développant «l’autogestion par petites avancées».

Et l’apport des anciens de la Ligue communiste révolutionnaire est indispensable à ses yeux.


Ils sont «la mémoire des luttes». Pour autant, «la jeunesse doit prendre une place importante et faire ses propres expériences». Il insiste : «Il ne faut pas être schizophrène.» Garder un «œil critique» tous les jours sur le monde qui l’entoure. Son livre de chevet avant la rentrée ? Critique de la vie quotidienne d’Henri Lefebvre.

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg