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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 13:43
10:56 - vendredi 28 août 2009

 




Partis depuis 7 h 15, du siège de l'entreprise fabricant du matériel d'imprimerie au nord de Nantes, 200 salariés de Goss ont défilé en musique dans les rues de Nantes ce matin. Ils ont terminé leur périple devant la préfecture où une délégation inter-syndicale a été reçue par un membre du cabinet. Objet de l'entrevue: les 171 licenciements prévus et l'attitude des pouvoirs publics.

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 08:23

jeudi 27 août 2009

 

«Il y a six ou sept ans, la LCR avait impulsé une action systématique dans les entreprises, qui commence à porter ses fruits aujourd'hui. L'idée, c'est de parvenir à la même implantation dans les quartiers populaires.» Olivier Besancenot en a fait l'une des priorités de la structuration du NPA, au terme de ses six premiers mois: après le rajeunissement et la féminisation de l'organisation, investir les banlieues, appelées «quartiers populaires» en langage anticapitaliste.


Lors des universités d'été de Port-Leucate (Aude, du 23 au 26 août), cinq ateliers étaient consacrés à cette problématique, dont un réunissait les représentants des principales associations dites de quartiers (Tarek Kawtari du MIB, Salah Amokrane du Takticollectif – ex-Motivé-e-s –, Mohammed Mechmeche d'AC le feu et Kamel Tafer du Mouvement social des quartiers) et les dirigeants du NPA.


Olivier Besancenot et Omar Slaouti, enseignant à Argenteuil (Val-d'Oise) et tête de liste aux dernières européennes, ont écouté la méfiance des cités, s'exprimant par l'usage des termes «Vous et nous», pour définir la délicate relation aux partis politiques: «Il y a un vrai traumatisme par rapport à la récupération politique des années SOS Racisme. Ils nous parlent encore de Julien Dray qui vient de la Ligue. Mais moi, je n'avais même pas encore commencé à militer à cette époque.»


Le réchauffement des relations est toutefois en marche. Salah Amokrane a même reproché au NPA de ne pas avoir invité l'un des siens à monter sur la tribune du meeting d'ouverture du dimanche 23 août, aux côtés de syndicalistes (lire notre compte-rendu). «On ne va pas se raconter d'histoires, admet Olivier Besancenot, il y a un passif entre nous. Au point que je n'imaginais même pas que vous étiez prêts à intervenir à nos côtés. Mais je m'en félicite, car pour nous, vous êtes des militants politiques.» Si la volonté de reprendre le dialogue est claire, rien de concret ne ressort de la discussion.


A la fin de la réunion, Abdel Zahiri prend la parole. DJ de 29 ans, ce membre du NPA milite à AJCREV dans le quartier de la Rocade d'Avignon. Au micro, il laisse exploser son irritation: «Salah, Mohammed, Tarek, vous faites chier! La vérité, vous flippez! Vous nous ressortez toujours le même discours. Faut franchir le pas! Le NPA, vous faites chier aussi! Vous n'arrêtez pas de dire: "Il faut s'implanter dans les quartiers populaires." Faites-le!»


Même si cela doit prendre du temps, le nouveau parti anticapitaliste a déjà posé quelques bases en banlieue, adaptant certains fondamentaux trotskystes de la LCR, comme la laïcité ou le féminisme, à la réalité de terrain.

Depuis un an maintenant, une commission «quartier populaire» s'est mise en place dans le NPA, prenant la forme d'une liste de diffusion de 200 personnes, dont une centaine est réellement active.


L'un de ses responsables, Omar Slaouti, évoque «un petit laboratoire où s'échangent les expériences militantes de toutes les couleurs et de tous les âges». Une dizaine d'équipes militantes ont déjà vu le jour, et sont «chouchoutées par la direction», selon les termes d'Olivier Besancenot: «On épaule les initiatives au maximum, on reste attentif et on gère les clash. Et pour l'instant, ça tient bien. En tout cas, ça n'a jamais tenu aussi longtemps.»


Pour Omar Slaouti, «il ne s'agit pas de refaire le coup du tournant ouvrier des années 70 et de demander à s'implanter en banlieue, mais de réduire le hiatus qu'il y a entre nos bons résultats électoraux et la réalité de notre présence sur le terrain. D'autant plus que les "quartiers" sont un miroir grossissant des conséquences des politiques libérales de l'Etat. Il y a dans ces quartiers une alchimie qui peut provoquer une explosion, comparable à la colère des salariés licenciés. Mais il n'y a pas de patronat dans les cités, alors ce sont les voitures qui brûlent».


La question centrale reste celle des moyens humains et de l'effectif militant, encore faibles dans les cités. «Pour l'instant, on intervient surtout de façon traditionnelle mais volontariste, explique Omar Slaouti, en allant tracter sur les marchés et en faisant du porte-à-porte. C'est déjà une façon de montrer qu'on n'abandonne pas l'endroit, même s'il y a parfois des craintes.» Lors du débat, Danielle Obono, une militante noire de 29 ans, met les pieds dans le plat en verlan: «Le 1er mai, tout le NPA est dans la rue, mais une semaine plus tard pour commémorer les massacres de Sétif, il y a "sonneper"!»


Cette présence militante est l'un des axes de la politique volontariste du NPA, afin de ne plus tomber sous le coup de la critique émise par Salah Amokrane à l'ensemble de la gauche radicale: «On était avec vous pour le Non à la constitution européenne. Ça, quand on doit venir sur vos luttes, il n'y a pas de problèmes. Mais pour que vous veniez sur les nôtres, c'est moins évident.» Kamel Tafer précise: «Les mobilisations ne sont jamais aussi fortes sur les bavures policières que pour se battre contre l'emprisonnement de José Bové…»


Reste un dilemme: vaut-il mieux s'implanter en suscitant des vocations et un recrutement directement dans le parti, ou en travaillant avec les associations déjà en place? Pour réinvestir le territoire militant, le NPA entend «développer les collectifs avec les assos déjà existantes, pour participer à un réseau face à un événement particulier, comme une bavure policière ou des expulsions».


A la rentrée, les anticapitalistes promettent de participer en nombre aux campagnes contre les violences policières et de préparer activement dans les quartiers la marche des précaires et chômeurs prévue en septembre.

Comme l'indique Abdel Zahiri, «Besancenot a la cote en banlieue, on est quasiment les seuls à pouvoir afficher sans problème. Mais maintenant il faut qu'il se fasse le porte-voix des injustices, comme quand il va à la sortie des usines. Pour relayer la colère. Il faut bosser avec les assos, y participer comme on se syndiquerait et voir si on peut faire adhérer, mais sans en rajouter. Moi, je n'ai encore jamais dit: "Vote NPA!" à quelqu'un dans mon quartier. Mais je dis ce qu'on fait et ce qu'on veut. Et si ça lui plaît, il peut nous rejoindre.»


Lesdites associations se posent aujourd'hui la question de l'organisation politique, qu'elles débattront fin septembre lors d'un Forum social des quartiers. L'hypothèse d'un parti des banlieues «ne choque pas» Besancenot, qui évoque la «possibilité d'alliances, comme avec n'importe quel autre partenaire politique, afin de renforcer et élargir l'espace démocratique».


Tarek Kawtari du MIB a d'ailleurs été invité spontanément le matin par le porte-parole du NPA au débat du soir sur les régionales, où il se déclara «ouvert à une participation aux élections», partageant selon lui avec la gauche radicale «l'envie de tuer le PS». Kamel Tafer explicite: «Hors de question de faire alliance avec la gauche caviar et la gauche sioniste.»

Même le parti de gauche du laïcard Jean-Luc Mélenchon suscite la rancœur, que les intervenants semblent prêts à surmonter, «mais il ne faudra pas nous demander d'être tout en rondeur avec eux pendant la campagne», explique-t-on au MIB. Car le «passif» entre gauche de gauche et associations de quartier portent essentiellement sur des valeurs jusqu'ici non négociables de la LCR trotskyste, sur les questions de la religion et de la place de la femme.


Pour Omar Slaouti, qui est un ancien de la Ligue n'ayant jamais participé à la direction, l'ouverture à une population pour partie musulmane n'est pas une si grande révolution culturelle: «La LCR était déjà une organisation souple et pas ultra-dogmatique, capable de s'adapter au moment.» Et de botter en touche quand on l'interroge sur une évolution certaine des mentalités laïques et féministes, permettant entre autres la mise en œuvre d'un menu Ramadan servi spécialement à une dizaine de militants à Port-Leucate avant et après le soleil ou la présence de militantes voilées: «Ici, il y a des musulmans croyants. Mais il pourrait aussi y avoir des chrétiens qui pourraient faire carême. Soyons clairs, on ne demandera jamais à quelqu'un d'enlever son foulard, mais on ne fera pas l'impasse non plus des discussions sur le sexisme…»


Figure de la LCR des années 70, le philosophe Daniel Bensaïd approuve: «Cela pose la question de ce qu'on veut. Si l'on veut ouvrir la politique à ceux qui en sont privés, il faut être attentif. Par exemple, on s'est rendu compte que le prochain Conseil national aurait lieu pendant l'Aïd-el-Kébir. C'est vrai que ça ne nous serait jamais venu à l'esprit de l'organiser le jour de noël.» Daniel Bensaïd a longuement discuté avec Abdel, et s'avoue «bluffé» par son dynamisme. Il faut dire qu'il a du bagout, Abdel.


Connu de quasiment tout le monde, capable de s'en prendre violemment à Gérard Aschieri (secrétaire national de la FSU) lors d'un débat sur la rentrée sociale, comme de parler franchement de la «formation dans les deux sens» qu'il appelle de ses vœux dans le NPA. «Moi, quand je viens aux universités d'été, je me déguise en Arabe, lâche-t-il mi-rieur mi-sérieux dans sa djellaba. Mais en vrai, je ne m'habille jamais comme ça chez moi. Seulement, ça permet d'habituer les gauchos, en confrontant les pratiques et en laissant de côté les passions. Ça permet de gagner du temps. Dans l'autre sens, moi j'ai besoin de formations sur le marxisme et tout le bordel, car ça m'intéresse et je n'y connais rien.»


S'estimant content de l'orientation du NPA dans les quartiers («l'an dernier, il y avait un sous-débat dans une salle pourrie, cette année, c'est cinq réunions, des figures des banlieues qui viennent et Besancenot qui s'implique»), Abdel Zahiri estime qu'«on a passé des caps importants sur la laïcité».


Il dit: «Moi je suis pratiquant, je ne crois pas à Darwin et je pense qu'il y a un dieu. Mais ça ne change rien au combat politique. Le voile, c'est un symbole de soumission de la femme, c'est vrai. Mais ça peut aussi être un symbole de ta foi. On a beaucoup de débats avec les féministes. Elles ont raison à 100%, mais elles ont surmonté plein d'a priori et certaines ont fait partie de ceux qui ont négocié les repas pour qu'on puisse faire ramadan.»

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 10:30


La Loppsi ? C'est la Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, qui devrait être débattue à l'Assemblée à la fin de l'année.

 Sous prétexte de lutte contre la criminalité organisée, elle devrait mettre à la disposition de la police des logiciels-espions capables de pénétrer à distance dans l'ordinateur de n'importe quel utilisateur, sans qu'il soit, bien sûr, ni consentant ni même averti. À domicile comme dans les cybercafés, toutes les données informatiques, les textes saisis comme les pages visitées, pourraient alors être collectés, enregistrés, conservés et utilisés par la police.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés, la Cnil, s'en émeut. D'autant que la Loppsi prévoit également d'étendre les fichiers de renseignements initialement ouverts pour les tueurs en série aux auteurs d'infractions beaucoup moins graves, comme les voleurs récidivistes. Pire, elle prévoit aussi d'élargir la collecte des informations à l'entourage des individus mis en examen et aux témoins cités.

Après la loi Hadopi censée protéger les artistes en interdisant le « piratage » sur Internet, mais qui a été en partie censurée par le Conseil constitutionnel parce qu'elle donnait à la police l'administration des droits qui devraient, juridiquement, n'appartenir qu'à la justice, la Loppsi en ajoute une couche dans le contrôle possible de la population par les organismes policiers.
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 10:15
"La CGT a laissé ses propres délégués dans la merde"
LEMONDE.FR | 26.08.09 | 20h30


Délégué CGT de l'usine Continental Clairoix promise à la fermeture, Xavier Mathieu s'est récemment attaqué aux dirigeants syndicalistes, les traitant de "racaille" et leur reprochant de "frayer avec le gouvernement". Selon lui, les "Conti", qui ont obtenu 50 000 euros d'indemnités de licenciement n'auraient pas eu autant s'ils avaient confié leur sort aux confédération syndicales.


A l'issue du conflit de Continental Clairoix, vous vous en êtes pris aux instances dirigeantes des syndicats, notamment au vôtre, la CGT, en traitant Bernard Thibault de "racaille". Pourquoi ?

Ce n'est pas une attaque contre la CGT. J'ai trop de respect pour tous les salariés et délégués qui se battent comme des fous durant les conflits. J'ai plutôt parlé en leur nom, et je peux vous assurer que beaucoup pensent comme moi, à savoir qu'on n'est pas assez soutenus. D'ailleurs, je ne reproche pas à Bernard Thibault de ne pas venir devant les usines.


Ce que je reproche à la direction, c'est qu'elle a refusé de nous soutenir quand nous étions convoqués au tribunal (pour les destructions dans la préfecture de l'Oise). Quand on a demandé de l'aide, il n'y a que des partis politiques de gauche qui sont venus et aucune confédération syndicale. Alors que dans les sept convoqués, il y avait trois élus CGT, deux syndiqués et deux sympathisants. Dans les confédérations paysannes ou autres, on n'abandonne jamais ses adhérents. La CGT a laissé ses propres délégués dans la merde. C'est honteux.


Il y a une fracture entre les directions des confédérations et la base ?

La fracture entre la base et les directions est générale. Pas seulement du côté de la CGT. C'est pareil à FO ou à la CFDT. Je ne regrette pas mon coup de colère. Quand le mec pour qui je paie mes timbres depuis 18 ans refuse de venir soutenir des ouvriers poursuivis  au tribunal pour s'être battus, je n'ai pas de respect pour lui.


Ce n'est pas parce qu'il est au-dessus de moi que je suis obligé de l'adorer. D'ailleurs, je vais arrêter de répondre là-dessus. J'ai juste un conseil à leur donner : c'est d'arrêter de penser que tous ceux qui sont en colère sont manipulés par l'extrême gauche. Ça, c'est le même discours que l'UMP. Et franchement, ce n'est pas très respectueux de la classe ouvrière, de penser que nous sommes des moutons incapables de nous battre tout seuls.


On vous a pourtant accusé de rouler pour le NPA d'Olivier Besancenot...

Ça fait quatre mois et demi qu'on nous répète les mêmes conneries. A la CGT de Continental Clairoix, il n'y a aucun encarté, ni au NPA, ni au PC, ni à LO. Aucun. C'est la mode : dès qu'on n'est pas content, on est taxé d'être d'extrême gauche. Je suis allé à l'université d'été du NPA parce qu'ils m'ont invité. J'avais dit, à l'époque où différents partis nous avaient soutenus, que j'étais prêt à venir parler de la lutte des Conti. Je l'ai fait pour Lutte ouvrière en juin, je l'ai fait au NPA, je le ferai le 12 septembre à la Fête de l'Humanité. Si les Verts, le PS ou le PRG me le demandent, je le ferai.


Mais mettre dos-à-dos les politiques et les syndicalistes, c'est de la connerie. Quand Thibault demande l'interdiction des licenciements ou la hausse du SMIC, ce n'est pas de la politique ? Est-ce que Bové n'a pas été syndicaliste avant d'être homme politique ? La CGT reproche ça uniquement si tu n'es pas au Parti communiste, tout le monde le sait. Thibault refuse d'aller au NPA, mais il va bien à la Fête de l'Huma. S'il ne veut pas faire de politique, il n'a rien à y foutre. Comment on peut dire, si on est syndicaliste, qu'on ne fait pas de politique ? Le syndicalisme, c'est de la politique ou alors je comprends rien.


Est-ce que les rencontres que vous avez faites pendant ces derniers mois peuvent aboutir à une coordination des luttes ?

Je ne sais pas. Tant que ça ne sont que les gens qui sont dans la merde qui appellent à l'aide, ça n'aboutit pas. Ça bougera quand ce seront les gens qui n'ont pas de problèmes qui viendront aider. En plus, je vois bien que quand on était dans notre lutte, on avait d'autres choses à faire que d'aller organiser des coordinations avec d'autres boîtes.


Et puis, je ne suis pas un professionnel de tout ça. Il y a six mois de ça, je faisais mes trois parties de pêche par semaine, je regardais le foot à la télé. Je défendais mes copains à l'usine, mais toutes ces histoires, ça me dépassait.


L'après-Continental, vous le voyez comment ?

Je ne sais même pas ce que je vais devenir. Je suis en train de réaliser aujourd'hui ce que les copains me disent depuis plusieurs mois : "Tu t'exposes trop." Alors peut-être que mon plus gros combat, ça ne va pas être Conti, mais de retrouver du travail. J'espère que je me trompe, même si je ne regrette pas ce qui s'est passé. Tout ce qu'on a vécu durant ces six mois, tous ces efforts et cette chaleur humaine, je ne sais pas si les gens qui me critiquent peuvent le comprendre.

propos recueillis par Antonin Sabot

un article de Lutte Ouvrière:

La fédération CGT de la métallurgie : où mène le syndicalisme de participation !

Un rapport du secrétaire général de la fédération CGT de la métallurgie, Philippe Martinez, destiné à préparer le 49e congrès confédéral, s'en prend hypocritement aux luttes menées par les salariés des usines condamnées à la fermeture par les patrons pour obtenir des indemnités de licenciement les plus élevées possible.

Il y écrit en effet : « Nous avons souvent eu à regretter les luttes autour des modalités de départ et des fameux chèques à la valise. » « Beaucoup se sont emparés de cet état de fait pour cultiver la résignation. Des luttes importantes comme les Caterpillar, les Celanese ou encore les Continental ont marqué l'opinion publique grâce à un relais médiatique plutôt malsain. » Avec cette dernière remarque, sur le caractère « malsain » du « relais médiatique », on entre dans le domaine de la calomnie et de la crapulerie. Mais il est vrai que, si les travailleurs de Continental n'avaient compté que sur les dirigeants de la confédération et des fédérations CGT pour faire connaître leur lutte, ils auraient pu attendre longtemps !

Martinez a une autre idée des luttes à mener. « Pour inscrire nos luttes dans la durée, il faut travailler des constructions revendicatives, sociales, industrielles, réellement à l'offensive. » En clair, derrière ces propos alambiqués, il faut comprendre que les seules luttes valables pour lui sont celles qui se donnent pour but d'empêcher la fermeture des entreprises. Et d'ajouter plus loin : « Nous avons besoin d'une initiative porteuse de perspectives, pas d'un enterrement de première classe. Pourquoi ne pas imaginer des salariés qui défilent en affichant leur savoir-faire et les produits qu'ils fabriquent ? Pourquoi ne pas réfléchir à la présence massive en début de cortège de salariés qui ont préservé leurs sites et leurs emplois, les Faurecia, les Saunas, les SBFM et d'autres ? »

Il est vrai que le problème de l'heure, ce serait d'imposer l'interdiction totale des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Mais pour cela il faudrait une lutte de l'ensemble des travailleurs. Ce serait le rôle de la CGT de la préparer, par des actions visant à redonner confiance à la classe ouvrière dans ses forces, dans sa capacité à faire reculer le patronat et le gouvernement.

Mais ce n'est pas cela l'objectif de la direction de la CGT. Comme l'écrit très justement Martinez : « Nous avons connu le pic des mobilisations nationales le 29 janvier et le 19 mars. » Oui, mais après ? Après il y a eu le succédané de manifestation nationale du 1er mai, la journée où chaque syndicat faisait ce qu'il avait envie de faire du 26 mai, et les manifestations du samedi 13 juin, évidemment sans grèves à la clef. Autant dire que les directions confédérales n'ont rien fait pour renforcer la mobilisation des travailleurs, bien au contraire.

Et que des dirigeants responsables de cette politique opposent leurs prétendus objectifs de maintien en activité des entreprises aux luttes de travailleurs qui, le dos au mur, essaient de partir dans les moins mauvaises conditions possibles, est indécent.

La CGT a été construite par des militants qui étaient partisans de l'abolition du salariat. Cela ne les empêchait pas de diriger des luttes pour l'augmentation des salaires, ou pour la diminution de la durée du travail, puisque l'objectif de la journée de huit heures fut longtemps au cœur de ses préoccupations.

La CGT d'aujourd'hui a renoncé officiellement depuis longtemps (au lendemain des événements de 1968) à l'abolition du salariat. Elle n'envisage son action que dans le cadre du système capitaliste, qu'en gestionnaire, en syndicat de « proposition » (à l'égal de la CFDT) qui prétendrait expliquer aux patrons comment ils pourraient mieux gérer leur entreprise. Et quand des travailleurs se battent pour obtenir de ne pas partir au chômage avec seulement les dérisoires indemnités légales, ces dirigeants expliquent, comme Estrosi, le ministre du Travail, que les « primes de licenciement » ne sont pas une solution, et en plus ils les calomnient.

C'est cela qui est malsain.
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 10:07

La note polémique, qui incitait les conseillers clientèle à ne pas changer les abonnements même si le prix pouvait baisser, a été modifiée.


EDF ne «choisit pas à la place de ses clients», et la note commerciale qui pouvait laisser penser le contraire a donné lieu à «une interprétation faussée». Tout va bien, donc.

Il n'empêche, devant la colère suscitée par les révélations de France Info mercredi, l'entreprise a fait machine arrière. Elle a modifié dans la soirée une consigne distribuée à ses «conseillers clientèle» après avoir été accusée de tromper sciemment ses clients sur l'intérêt de changer d'abonnement.

Dans une note commerciale dévoilée mercredi matin par France Info, les conseillers de l'électricien devaient inviter certains clients voulant changer d'abonnement à ne pas le faire.

Conforter le client

La consigne était de «conforter le client» si le coût d'intervention d'un technicien (entre 47,90 et 57,92 euros) n'était pas rentabilisé en six mois: «Je vous confirme que l'option tarifaire dont vous bénéficiez actuellement est toujours la meilleure pour vous», devait indiquer le conseiller.


Une nouvelle note plus précise a été envoyée mercredi midi aux 5.000 conseillers clientèle d'EDF en remplacement de celle du 14 août, a indiqué une porte-parole du groupe à l'AFP. Celle-ci a précisé que la première version avait donné lieu à une «interprétation faussée de la politique de la maison». «En aucun cas nous ne choisissons à la place de nos clients», a-t-elle affirmé.


Dans la nouvelle note, dont l'AFP a eu copie, le conseiller est invité à dire que le gain pour le client n'est «pas certain» si le coût de l'intervention est rentabilisé en plus de 6 mois (en raison par exemple de variations possibles de consommation d'électricité dues à des changements d'habitude ou à des aléas climatiques).

Fortes disparités

«Je vous conseillerais plutôt de garder votre option actuelle pour être sûr de ne pas engager une dépense sans certitude d'économies. Mais en fonction de vos habitudes de consommation, si vous estimez que c'est intéressant pour vous, nous pouvons réaliser cette modification. Que souhaitez vous faire?», doit désormais demander le conseiller.


EDF reçoit de nombreux appels de clients depuis la hausse des tarifs réglementés de l'électricité le 15 août. Cette hausse, de 2,3% en moyenne, cachait en effet de fortes disparités selon les types d'abonnements. Près de 3,5 millions de particuliers ou petits professionnels vont connaître des hausses de tarifs supérieures à 10%, tandis que pour 1,5 million de clients, la facture augmentera de plus de 15%.

(Source AFP)

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 09:48
Ouest-France
Les responsables du collectif dans les départements ont présenté leurs cartes-pétitions mercredi en mairie de Quéven (Morbihan). : Ouest-France

Le collectif breton continue de défendre le droit à la scolarité dès 2 ans.

« Depuis trois ans en Bretagne, le rectorat et les inspections d'académie remettent en cause la scolarité dès deux ans. Nous avons bataillé contre. Le ministre a reconnu la validité de cette scolarisation précoce. Malgré cela, la remise en cause continue... la mobilisation aussi. »

 Au printemps, le collectif Maternelles en danger avait obtenu de cinq cents conseils municipaux la signature d'une motion de soutien. Aujourd'hui, il s'adresse aux parents. 50 000 cartes-pétitions ont été imprimées. Elles seront distribuées dans les mairies et les écoles. Cette campagne a été lancée hier à Quéven (Morbihan). Elle se poursuivra jusqu'à la Toussaint.

« Nous irons les porter directement au ministre, disent les animateurs du collectif. Nous lui expliquerons, preuves à l'appui, que les maternelles ne sont pas traitées en fonction de la réalité démographique. Aujourd'hui, l'administration définit a priori une capacité d'accueil ; au-delà, on n'accepte plus les inscriptions. Cela permet de récupérer des postes à bon compte. »


D'après le collectif, ce n'est pas un hasard si la motion du printemps a été si bien accueillie par leurs élus. « Il y a une attente très forte en milieu rural. La scolarisation précoce est un moyen d'attirer des jeunes couples ou de les maintenir sur place. Parce que les autres moyens de garde des enfants sont moins efficaces et coûteux pour les familles. »


Contact. Collectif Maternelles en danger, Mairie, 1, place Morvan, 56 630 Langonnet.

 

Maternelles en danger. Maintenant une pétition

27 août 2009  


La mobilisation du collectif «Maternelles en danger» ne faiblit pas. À quelques jours de la rentrée scolaire, les membres de l'association lancent une pétition.

Après les occupations d'écoles et les manifestations, le collectif «Maternelles en danger» change de registre. Hier, à Quéven, il a lancé une pétition qu'il entend bien porter au ministre. Une pétition qui prend la forme d'une carte postale avec écrit dessus: «C'est l'école maternelle qui m'aide à grandir». Explication des membres du collectif: «La bataille que nous menons depuis deux ans a abouti. Le ministre a reconnu les spécificités de l'école maternelle. Il faut qu'il tienne ses engagements. Nous n'accepterons pas la stratégie de l'étouffement», explique Jacques Brillet du Snuipp, le syndicat des professeurs des écoles.

«Désengagement de l'État»


Concrètement, tous estiment que la réalité démographique n'est pas prise en compte par l'inspection académique. «À Lorient, à Locmiquélic ou ailleurs, les effectifs sont supérieurs à ceux fournis par l'inspection. Dans plusieurs écoles maternelles, les enfants inscrits sont plus nombreux que ce que la carte scolaire a défini. On ne peut pas vivre dans un monde virtuel». Le collectif dénonce également le projet de créer des jardins d'éveil à la place des maternelles. Christian Derrien, maire de Langonnet, craint très clairement «un désengagement de l'État. Un transfert qui pèsera sur les collectivités et les parents. Et puis, les écoles maternelles représentent un véritable maillage, pourquoi le démanteler?»

50.000 cartes et 2.000 affiches éditées

D'autres voix s'élèvent aussi pour pointer du doigt une mesure inégalitaire. «Avant de s'installer dans une commune, les jeunes couples regardent s'il y a une école maternelle». En milieu rural, cela a son importance. Pour se faire entendre, 50.000cartes et 2.000 affiches ont été éditées. «Nous espérons les faire signer pour les vacances de la Toussaint». Et, dans la foulée, obtenir audience auprès de Luc Chatel.

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 09:43

Le Télégramme - 26 août 2009 à 17h16 -

Les associations environnementales "Halte aux marées vertes", "Opération nénuphar" et "Sauvegarde du Trégor", dénonce dans un communiqué le "manque de courage politique" de l'Etat qui "ne remet pas en cause le productivisme et l'élevage hors-sol" face à la prolifération des algues vertes.

Les associations se sont dites "outrées" du manque de courage politique du gouvernement "qui préfère risquer la vie humaine sur les plages, qui détruit l'image de marque de la Bretagne (...), plutôt que de mettre les points sur les I", indique le communiqué, suite à la visite de François Fillon le 20 août sur la plage de Saint-Michel-en-Grève (22), où un cheval est mort fin juillet après avoir inhalé du gaz dégagé par des algues en décomposition.

Ce déplacement laissait augurer "enfin une autre attitude du gouvernement devant la souillure de la Bretagne provoquée par les élevages hors sol et l'agriculture productiviste", estiment les associations. Mais, ajoutent-elles, l'Etat "se contente de reconnaître le caractère dangereux des gaz de putréfaction des algues vertes échouées". "Les associations comprennent que l'Etat protège les pollueurs et cela leur est désormais insupportable".
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 09:28

mercredi 26 août 2009


Après six mois d'existence, le NPA fait son premier bilan de santé.


Réunis en université d'été à Port-Leucate (du 23 au 26 août), les militants anticapitalistes ont franchi une nouvelle étape de leur «parti processus permanent», comme aime à le définir leur porte-parole Olivier Besancenot.

Ce dernier a lancé dimanche soir dans un discours «à usage interne» la deuxième étape d'un parti qu'il veut désormais inscrire dans le temps long (lire notre compte-rendu).


Contrairement aux craintes de certains dans la direction du mouvement, l'ambiance est restée bon enfant, durant quatre jours d'ateliers et de bains de mers. Plus de monde encore que l'année passée (plus de 1.300 inscrits), un nombre de jeunes, de femmes et de catégories populaires jamais atteint par la défunte LCR. Mais encore beaucoup de débats à trancher. Tour d'horizon en quatre points cardinaux des problématiques anticapitalistes, qui se posent à une organisation encore en chantier (lire notre enquête) et se demandant comment durer, dans une situation sociale morose et un avenir électoral incertain.


Améliorer l'organisation interne:

A l'heure de l'apéro, on croise de grandes tablées informelles où se succèdent des prises de parole échangeant expériences locales et questionnements face à l'avenir.


Région par région, les militants se retrouvent et parfois se découvrent. Avec la malice du vieux sage sachant faire la grimace, Alain Krivine explique: «On a suscité ces rencontres afin de faire prendre conscience qu'un peu d'organisation ne fait pas de mal. Il y a un basisme incroyable chez tous nos nouveaux adhérents, pour qui la seule unité de mesure militante valable reste le comité local. A la LCR, l'organisation par fédérations allait de soi, désormais il faut y aller en douceur. Et ce genre d'apéros le permet.»


S'il regrette que certains «anciens» de la Ligue aient déserté le NPA, Krivine semble admiratif devant le renouveau générationnel et se dit partisan du temps long: «Il ne sert à rien de brusquer les choses.» Dirigeant du NPA, considéré comme le n°2 du parti, Pierre-François Grond résume l'état d'esprit: «Il faut sortir du climat euphorique qui nous a entourés de 2007 à notre congrès fondateur de février, et qu'on a peut-être contribué à alimenter. Face aux militants présents, qui sont un peu nos relais dans les comités locaux, Besancenot a ressenti le besoin de faire un discours de cadrage, pour dire qu'il convient de réapprécier la situation politique d'ensemble: la crise du capitalisme ne provoque pas forcément sa chute…»


A l'heure actuelle, le NPA compte environ 500 comités locaux, et le nombre d'adhérents est toujours estimé à quelque 9.000 («les départs de certains sont compensés par l'arrivée d'autres», assure-t-on). D'après la direction du parti, un besoin de formation supplémentaire remonterait de la base. La société Louise-Michel, cercle de réflexion théorique dirigé par le philosophe Daniel Bensaïd (figure trotskyste de la LCR) où l'on retrouve aussi le sociologue Luc Boltanski et l'éditeur Philippe Pignarre, devrait prendre en charge une bonne part de cette formation.


En revanche, la question de la nomination de nouveaux porte-parole est toujours remise à demain, malgré les états d'âme de Besancenot, qui confie son désir de ne plus être seul sur le devant de la scène. Grond se justifie: «On a fait émerger un paquet de nouveaux visages avec nos têtes de liste aux européennes, mais on a encore rien formalisé. On ne peut pas aller trop vite non plus, car sinon ce seront les plus expérimentés qui se démarqueront, c'est-à-dire pour majeure partie les anciens de la Ligue.»


Or, la prise en compte de la parole de la base est l'une des critiques les plus récurrentes que l'on entend dans les ruelles du village vacances des Carrats. Un membre d'Alternative libertaire ayant intégré la direction du NPA estime ainsi: «Avant les européennes, il y avait eu ce problème d'absence de prise en compte des attentes du bas vers le haut. Mais tout le monde avait été très discipliné. Ce coup-ci, avec les régionales, il faut arrêter de décider au sommet et interroger les militants, dont on ne connaît pas les aspirations du moment, unitaires ou pas.»


Les régionales encore dans le flou

Face à des militants échaudés d'avoir vu Mélenchon et Besancenot tenir conférence de presse commune, dans la foulée des européennes, annonçant l'hypothèse de listes communes, le NPA a voulu faire preuve de davantage de transparence. Lors d'un forum avec d'autres représentants de la gauche de gauche, Pierre-François Grond n'a pas caché s'être exprimé «surtout à l'attention de la salle, plutôt qu'à nos interlocuteurs. Les gens avaient besoin d'assister en toute transparence à la confrontation de nos divergences».


Sur la question stratégique, rien de bien neuf depuis juin, si ce n'est que le principe d'une consultation militante pour avaliser les accords électoraux semble acté. Pour l'heure, le NPA appelle à «une totale indépendance avec le PS», mais se prononce sur la possibilité de «fusion technique» avec les socialistes entre les deux tours (soit accepter de faire liste commune, mais sans participation aux exécutifs).


Le Parti de gauche se dit prêt à suivre cette ligne, mais le PCF, qui détient un très grand nombre d'élus régionaux sortants participant aux exécutifs, gère ses contradictions, que d'éventuels rapprochements locaux PS/MoDem n'arrangeraient pas. En tout état de cause, l'un des dirigeants du parti, Patrice Bessac, plaide pour «la possibilité de mettre en œuvre des politiques de gauche».


Prenant l'exemple de la gratuité des transports en Île-de-France pour les précaires et chômeurs obtenue par les élus communistes, il insiste pour «prendre en compte l'efficacité de l'action politique». Ce à quoi Besancenot rétorque: «Nous avions obtenu la même chose en Midi-Pyrénées (1998-2004), avec des élus qui n'étaient pas dans l'exécutif.»


PCF et NPA ont convenu de débattre publiquement du bilan des élus communistes en région. «Déjà on rediscute, et on espère qu'il n'y aura pas de leur part du dénigrement comme aux européennes, confie Besancenot. La gauche radicale ferait bien de s'inspirer de ce qui se passe au centre-gauche sur une chose: ils s'engueulent mais ne se fâchent pas, et ils n'oublient pas de penser à la suite.


Pour le porte-parole du NPA, «si l'on part ensemble aux régionales, chacun ne peut pas faire ce qu'il veut une fois élu. On ne veut plus mener une campagne collective qui crée de l'enthousiasme, et créer de la déception derrière. Comme au référendum sur la constitution européenne…»


Un rapprochement avec le parti de gauche et sans le PCF n'est pas à exclure, même si on semble méfiant chez les anticapitalistes. Obsédé par une perspective de candidature à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon parviendrait ainsi à démontrer qu'il est le trait d'union de la gauche radicale, capable de s'allier avec le PCF puis avec le NPA. A noter également, la présence au forum de Port-Leucate d'autres composantes associatives et politiques modestes comme les Objecteurs de croissance, le Mouvement de l'immigration et des banlieues (MIB) et les Alternatifs. Ces derniers font clairement l'objet d'une démarche de discussion, en vue d'une intégration dans le NPA.


Le rapport aux luttes sociales… et aux syndicats

La priorité demeure celle d'un parti de la colère, et le choix d'une implantation dans les entreprises est plus que jamais maintenu, notamment dans le privé. Le malaise avec la CGT, qui a refusé d'envoyer un représentant à Port-Leucate («une grosse bêtise», pour Grond), ne semble pas près d'être levé.


Le NPA fait en revanche la part belle à des figures sociales des conflits locaux. Le leader des Molex, Alexis Antoine, a pris sa carte, le délégué CGT de l'entreprise bretonne SBFM, Pierre Le Ménahès, aussi (mais n'a pu faire le déplacement). Quant à Xavier Mathieu, le porte-parole des Continental qui a récemment traité de «racailles» la direction cégétiste, il est venu en voisin de ses vacances familliales de Port-la-Nouvelle, et est resté présent tous les jours, participant à de nombreux ateliers et nouant des discussions avec plusieurs militants.


Au vu des témoignages de la salle lors du débat avec Gérard Aschieri de la FSU et Annick Coupé de Solidaires, l'on se dit que le choix de la CGT n'est pas si incohérent. S'ils en ont reconnu les limites, les deux leaders ont défendu l'unité intersyndicale qui a orchestré les manifestations du printemps. Avec l'espoir de pouvoir construire une nouvelle étape avec l'organisation d'un référendum auto-organisé sur la privatisation de La Poste, le 3 octobre prochain.


Christine Poupin, l'une des dirigeantes du NPA, avait donné le ton dans son introduction, se référant comme lors des européennes au LKP guadeloupéen: «On se félicite du caractère unitaire des huit syndicats, mais cette stratégie n'a débouché sur aucun recul du gouvernement. Un mot d'ordre désormais: agir nous-mêmes, prendre des initiatives et participer à tous les fronts possibles, locaux et nationaux. »

Pêle-mêle, une grosse soixantaine d'interventions, pour la plupart de militants anticapitalistes syndiqués (pour la majeure partie à Sud ou à la FSU, quelques-uns à la CGT), ont illustré le ressentiment de la base face à leurs directions.


On retiendra celle de Valérie, institutrice à Bordeaux, «très inquiète par vos interventions, car on est en train de comprendre qu'on va revivre la même chose: entamer des journées de mobilisation en étant sûrs de perdre. Et on voit autour de nous de plus en plus de collègues bien plus offensifs, et des réseaux se mettre en place en parallèle des syndicats».


Véronique, du «NPA 93», ajoute: «Une mobilisation réussie, ce n'est pas être plein à marcher sous un ballon en perdant une journée de paye, c'est qu'on obtient des choses! Il n'y a même pas eu de soutien aux désobéisseurs de l'éducation nationale…» Marc, de Roubaix, estime lui qu'«il faut reposer la question de la démocratie dans les luttes, car il y en a marre de voir une manif géante se terminer par les huit mêmes qui se réunissent pour parler de la suite. Il faut inventer de nouvelles structures: coordinations, comités de grève, soviets, on les appelle comme on veut…»


Tête de liste aux européennes dans le Sud-Ouest, Myriam Martin (encarté à la CGT) interpelle à son tour: «Vous nous dites qu'un LKP ça ne se décrète pas et que ça se prépare. Oui, mais c'est le rôle des syndicats de lancer le coup d'envoi de la préparation en se disant prêts à faire un LKP…»


La lente construction d'un réseau anticapitaliste européen

François Sabado est content. Pour la première fois depuis que le représentant français de la Quatrième internationale s'occupe de coordonner une nouveau réseau européen, un représentant de Die Linke, candidat à la députation en Rhénanie-Westphalie, est présent. Rien de formalisé encore, mais des discussions qui progressent, vers une «Quatre et demie» elle aussi détachée de l'appareillage trotskyste.


Lors d'un atelier riche en intervenants étrangers, consistant en un état des lieux de l'extrême gauche non-communiste de combat au sortir des européennes, le NPA est apparu dans la bouche des partis frères anticapitalistes comme un modèle à suivre, ainsi que l'a déclaré l'allemand Andrej Hunko, qui «regarde avec envie la sociologie du NPA, avec tous ces jeunes et ces femmes».


Chris Harman du SWP anglais s'est dit «admiratif de ne plus faire parti de la plus grosse organisation anticapitaliste d'Europe». Quant à l'espagnole Esther Vivas (Izquierda Anticapitalista), elle voit dans le NPA «un point d'appui et une référence».


L'occasion de se rendre compte également du travail à accomplir, tant pour l'essentiel les représentants proviennent de petits partis en construction, dont l'audience est encore très marginale. Ainsi Eva Grozweska a narré la difficulté du Parti des travailleurs polonais à «gérer l'héritage complexe du "socialisme réel" et de "Solidarnosc", qui troublent fortement la conscience de classes».


Seul le Portugal semble aujourd'hui surfer sur la vague de la réussite électorale, les révolutionnaires du Bloc des gauches escomptent doubler leur nombre de députés au Parlement lusitanien, soit une quinzaine d'élus espérés. Un score auquel le NPA n'est pas encore prêt à rêver…

Le 26 août 2009.

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 20:45


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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 11:07


Après sa glorieuse apparition bidonnée dans un Intermarché (à l'insu de son plein gré, des militantes UMP s'étaient "déguisées" en consommatrices, un bidonnage qui a eu l'honneur de figurer dans le "New York Times") voici ce qu'écrit le Canard Enchaîné ce matin:

"Le président est très en colère contre Luc Chatel, glisse un conseillé, Chatel n'a qu'une mission clairement définie: éviter que les lycéens ne soient dans la rue au moment des régionales".


Alors chiche?
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