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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 09:43


Le programme et la grille horaire 2009

22 au 29 août 2009 : les peuples du Caucase


Télécharger le programme et la grille horaire des films.


16 pages pour découvrir toute la programmation 2009...

Télécharger le pré-programme 2009.


La grille horaire des films et des rencontres :

Télécharger la grille horaire.


Gouel ar filmoù Festival de cinéma de Douarnenez • 13 rue Michel Le NOBLETZ, BP 206 - 29172 Douarnenez • fdz@wanadoo.fr • Tél. 02 98 92 09 21
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 09:40

samedi 15 août 2009

crise.jpg
Crédit Photo: Photothèque Rouge/Babar

Certains médias appuient la thèse d'une embellie économique. Où en est on ? Nous livrons ici le point de vue de l'économiste marxiste Isaac Johsua...


1) Des économies portées par les béquilles du soutien public 

Le PIB américain s’est contracté de – 1% au deuxième trimestre 2009, alors que le rythme de la chute avait été de – 5,4% pour le quatrième trimestre 2008 et de – 6,4% pour le premier trimestre de 2009 (à chaque fois par rapport au trimestre précédent et en rythme annuel). En ce deuxième trimestre 2009, les PIB français et allemand se sont même accrus de 0,3% (par rapport au trimestre précédent). Il n’y a pas de doutes : pour le moment, ça va moins mal.


La première explication – de loin la plus importante - est que nous sommes en présence d’économies massivement portées par les béquilles du soutien public. Ce soutien est d’une ampleur extraordinaire, jamais connue auparavant, sans précédent. 


Rappelons seulement pour mémoire l’agressivité de la politique monétaire : le principal taux directeur de la Fed est fixé depuis des mois entre 0% et 0,25% (du jamais vu), le taux de la BCE est à 1% (du jamais vu également), sans compter le Japon, la Suisse, etc. Pour mémoire, car l’impact de cette politique a été faible (voire très faible) comparativement à celui de la politique budgétaire.


C’est de cette dernière qu’est venu le changement. Première forme de cette politique : on a volontairement laissé filer les déficits, car la récession entraîne automatiquement une baisse des recettes fiscales et une hausse des dépenses publiques. Aux Etats-Unis, le déficit budgétaire de cette année fiscale (qui se termine le 30 septembre) devrait atteindre (voire dépasser) les 11% du PIB (de 2008). Montant inouï, jamais vu en temps de paix. Cela fait pour l’économie américaine 11 points de PIB supplémentaires qui ont été injectés. Rappelons que l’UE n’autorise le déficit budgétaire que jusqu’à concurrence de 3% du PIB. En un an, aux Etats-Unis, en juillet 2009 (par rapport à juillet 2008) les dépenses publiques ont augmenté de 21% alors que les recettes diminuaient de 17%. Phénomène universel : en Grande-Bretagne, un déficit budgétaire de 12,4% du PIB est prévu pour l’exercice fiscal en cours, démarrant en avril 2009. En France, le déficit budgétaire s’élève à 86,6 milliards d’euros fin juin 2009 : soit 4,4% du PIB de 2008, et à fin juin il reste encore la moitié de l’année à courir.  

 

Des sommes colossales ont ainsi été déversées sur les économies. Elles soutiennent l’activité, quelquefois de façon globale, mais d’autres fois avec un ciblage précis : tel est le cas de la « prime à la casse », introduite un peu partout, même aux Etats-Unis, une mesure qui a eu un grand succès et a beaucoup aidé au redressement récent, en particulier en France. Succès fulgurant aussi aux Etats-Unis depuis sa mise en place fin juillet (le gouvernement donne une prime qui va jusqu’à 4 500$ pour la vieille guimbarde)


Deuxième forme du soutien public : les plans de relance. Celui des Etats-Unis atteint 787 milliards $ (soit 5,5% du PIB de 2008), celui de la Chine était prévu à 585 milliards de dollars, celui de l’Allemagne représente 3,2% de son PIB et la Banque des Règlements Internationaux estime leur montant total à 5% du PIB mondial, ce qui est énorme.

 

Déficits abyssaux et plans de relance étant mis en œuvre simultanément en diverses régions du monde (mais essentiellement aux Etats-Unis, en Europe et en Asie), l’activité peut être soutenue dans un pays donné, non seulement par les mesures internes mais également par les exportations, c’est-à-dire par le regain d’activité dans d’autres régions du monde. Ainsi, le rôle des exportations a été essentiel pour le résultat positif du deuxième trimestre 2009 en France et en Allemagne.

 

Soutien budgétaire, « prime à la casse », exportations : on a là à peu près l’ensemble des éléments qui, dans les pays développés, expliquent les meilleurs résultats du deuxième trimestre 2009, et ils se ramènent tous, directement ou indirectement, à la dépense publique.


Aux Etats-Unis, l’intervention publique s’est manifestée surtout par le biais d’un soutien au revenu des ménages. Qu’il s’agisse du premier ou du deuxième trimestre de 2009, le schéma est à peu près le même : la masse salariale distribuée diminue, mais le revenu des ménages ne diminue pas dans la même proportion ou augmente (grâce aux transferts publics, allocations, etc.,qui gonflent rapidement) ; ensuite, le revenu disponible des ménages diminue dans une proportion encore moindre ou augmente, grâce aux baisses d’impôts massives. Du coup, la consommation (qui joue un rôle essentiel aux Etats-Unis) reste étale ou ne diminue que faiblement, alors qu’elle devrait s’effondrer car les ménages américains, effrayés, sont en train de reconstituer une épargne de précaution à toute allure, et ce, aux dépens de la consommation : le taux d’épargne des ménages était de 2,2% au troisième trimestre 2008, il est passé à 5,2% au deuxième trimestre 2009. Sans le caractère massif de l’intervention publique, le PIB serait au trente-sixième dessous. 


En ce qui concerne la France, les éléments qui contribuaient à la dégradation de l’activité sont toujours au rendez-vous, quelquefois de façon atténuée : le déstockage se poursuit, l’investissement se contracte toujours (quoique de façon moins marquée). Les points qui font la différence sont : primo, un rebond des exportations (« forte contribution des échanges extérieurs ce trimestre », note l’INSEE) ; secundo, une légère accélération de la consommation des ménages, notamment en achats d’autos (cf. prime à la casse) d’où, rebond de la production manufacturière.

En ce qui concerne le résultat de l’Allemagne, les commentateurs mettent l’accent sur « des impulsions positives venant des dépenses privées et publiques, ainsi que du bâtiment » sur fond de plans de relance. Ils notent aussi que les importations ont reculé plus fortement que les exportations (d’où, apport positif du commerce extérieur pour une économie qui en dépend très largement).


2) Le rôle secondaire des seuils de résistance 

Toute crise met en œuvre des forces dans des sens opposés : d’une part, la spirale descendante de la crise (les agents coupent dans leurs dépenses et ainsi propagent la crise) et, d’autre part, des seuils de résistance (qui peuvent être autant de points d’inversion de la conjoncture).


L’exemple type est celui des stocks des entreprises : quand celles-ci prennent conscience de la gravité de la crise, elles ont peur de voir les stocks de produits finis s’accumuler ; elles coupent donc brutalement leurs commandes de matières premières ou de produits semi-finis, ce qui étend la crise. Mais, arrivées à un certain seuil, elles sont au bord de la rupture de stocks ; elles se remettent alors tout aussi brutalement à passer commande : c’est le restockage, qui va au contraire jouer un rôle positif.


On n’a pas encore vu ce phénomène à l’œuvre en France ou aux Etats-Unis mais, de l’avis des spécialistes, il ne devrait pas tarder à se manifester. Par contre, un autre seuil de résistance a déjà joué un rôle dans le ralentissement de la chute américaine : c’est l’investissement des entreprises. En termes réels et en rythme annuel, celui-ci a chuté de 6% au troisième trimestre 2008, de 19,5% au quatrième trimestre 2008, de 39,2% au premier trimestre 2009. Une accélération fantastique donc, et on comprend que, les projets d’investissements les plus incertains étant supprimés les premiers, il y a de moins en moins de chances qu’on supprime les projets suivants au fur et à mesure qu’on a sabré dans la masse de projets existants. D’où, une chute aux Etats-Unis de l’investissement des entreprises de 9% seulement pour le deuxième trimestre 2009, ce qui contribue à expliquer le résultat (moins mauvais) de ce trimestre. 


Ceci étant dit, on voit tout de suite que les seuils de résistance ont joué un rôle secondaire par rapport à l’élément largement dominant : les dépenses publiques. On voit également qu’il ne s’agit de rien d’autre que de seuils de résistance : ils peuvent constituer un point d’appui pour repartir de l’avant, mais ils peuvent être rapidement dépassés si le contexte général n’est pas favorable. La spirale à la baisse reprend alors, et on se dirige vers de nouveaux seuils de résistance, etc...


3) De deux choses l’une  ( l’autre, c’est le soleil) 

C’est clair : le soutien public ne peut pas durer indéfiniment, surtout s’il est massif. Aux Etats-Unis, les marges de manœuvre d’Obama sur ce point sont de plus en plus réduites. En France, la dette publique atteint 73% du PIB et elle devrait avoisiner les 80% en 2010- 2011. Déjà, les agences de notation ont dégradé les notes de dette publique de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal ; le Royaume-Uni lui-même est menacé. 


Pour prendre la mesure du problème, citons Laurence Boone, chef économiste France de Barclay’s Capital : « Pour ramener sa dette à 60% du PIB dans 20 ans, la France devra consentir, chaque année, un effort de 40 à 50 milliards d’euros, soit l’équivalent des recettes d’impôts sur les revenus » (Figaro, 10/08/09). Autrement dit : pour revenir à un niveau maîtrisable de la dette publique, il faudrait y consacrer pendant 20 ans d’affilée l’intégralité des recettes de l’impôt sur le revenu ! 


Le soutien public devra donc s’arrêter ou ralentir significativement, et ce dans des délais qui ne sont pas extensibles à l’infini C’est alors que sonnera l’heure de vérité.


A ce moment, de deux choses l’une. Soit le privé (consommation des ménages, investissement des entreprises, etc.) n’embraye pas sur le public, ne prend pas la relève. La spirale descendante l’a emporté, et les remèdes envisageables ont pratiquement tous été utilisés. Nous sommes passés d’une récession à une profonde dépression, nous entrons dans un monde nouveau.

 

Soit le privé embraye sur le soutien public. Difficile d’apprécier la probabilité d’un tel événement, mais il faut dire que tel n’est pas le cas aujourd’hui : il n’y a pas actuellement dans les pays développés de dynamique autonome du privé, d’un privé qui marcherait sans les béquilles publiques.

Ainsi, aux Etats-Unis, la consommation des ménages ne peut se soutenir toute seule, l’investissement des entreprises continue à chuter, même si c’est plus lentement, le déstockage se poursuit. Dès lors, une rechute est possible à tout moment, car la crise est toujours là.


En effet, le chômage explose, menaçant les dépenses des particuliers, consommation mais aussi achats de logements. Le marché immobilier ralentit sa chute, mais il coulera de l’eau sous les ponts avant qu’il puisse aider à une solide reprise. Quant aux banques, des résultats récents ne doivent pas faire illusion : la présentation comptable est plus laxiste, des ventes exceptionnelles d’éléments d’actifs font flamber les bilans, et l’essentiel des profits sont fournis par les entrées engrangées par les opérations d’une Bourse requinquée.


De nouveaux défauts de paiement se rajoutent aux anciens et les actifs toxiques sont toujours là : le seul pays qui ait prévu une « structure de défaisance » en bonne et due forme, c’est l’Allemagne. Aux Etats-Unis, le plan mis en place a accouché d’une souris, le Trésor public s’impliquant pour le montant ridicule de 30 milliards de dollars. Autant dire que la fin des restrictions de crédit (et de leur effet désastreux sur l’économie) n’est pas pour demain.


De toutes façons, même si la croissance est de retour, il s’agira d’une croissance molle, chaotique, et ce pour plusieurs années. En effet, on ne pourra pas à nouveau exploiter à fond les mêmes filons : baisse de l’épargne des ménages, surendettement, etc. et rien de neuf ne semble sortir de la crise, malgré son ampleur et sa violence.


Les capitalistes s’accrochent farouchement au même modèle qui vient de faire faillite. Cependant, une croissance n’est pas exclue pour les deux ou trois trimestres à venir. D’une part, le soutien public va, dans l’immédiat, se poursuivre. D’autre part, un effet de rattrapage peut temporairement se manifester : les plans de dépense des agents économiques, reportés du fait de la crise, peuvent commencer à être appliqués. Les ménages peuvent procéder à des achats qu’ils avaient envisagés avant la récession, les entreprises réaliser des investissements devenus indispensables, etc...

Le tout évidemment sous la contrainte d’une crise qui se poursuit, avec le chômage (qui sape les bases de la consommation), la crise bancaire (qui restreint les crédits), etc.

Isaac Johsua, le 15 août 2009.

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 09:37

"Agacée, la CGT n'ira pas à l'université d'été du Nouveau Parti anticapitaliste" (Le Monde du 11 août)

lundi 10 août 2009

Le ton est plutôt sec. La CGT a répondu par la négative à l'invitation du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) de participer à son université d'été, qui se tiendra du 23 au 26 août à Port-Leucate (Aude).

Selon Alain Guinot, secrétaire confédéral, qui signe la lettre envoyée au NPA le 10 juillet, la CGT ne peut participer à un débat intitulé "quelles stratégies pour les luttes ?", qui conforte la CGT "dans l'idée qu'il y a entre nos organisations une divergence de conception sur nos prérogatives respectives".


Confrontée à des mouvements durs dans certaines entreprises et à la difficulté d'offrir des perspectives à l'ensemble des salariés victimes de la crise, la CGT, comme les autres confédérations, a peu apprécié les interventions du NPA sur le champ des conflits sociaux. Les visites répétées du porte-parole du parti, Olivier Besancenot, aux entreprises en lutte ont achevé d'irriter les dirigeants syndicaux.


La CGT se dit, dans son courrier, "disponible pour des rapports d'organisation à organisation avec les partis politiques démocratiques, fondés sur le respect mutuel des prérogatives de chacun". Elle attend d'eux "qu'ils respectent son autonomie d'analyse, de propositions et d'actions". Or, à quelques mois de son 49e congrès confédéral, qui se tiendra en décembre, le syndicat de Bernard Thibault doit discuter de son orientation. Et d'aucuns, à l'intérieur de la CGT, comme des syndicats de la métallurgie et de la chimie sont très critiques, dénonçant un "tournant réformiste".


Pour justifier son refus, alors qu'à plusieurs reprises des représentants de la CGT ont participé aux universités d'été de ce qui était alors la LCR, la direction du syndicat fait le tri. "Nous avons pu distinguer au moins deux attitudes chez les partis s'affirmant aux côtés des salariés", écrit M. Guinot. La première reconnaîtrait "la mission et les responsabilités particulières des organisations syndicales". La seconde, et le NPA comme Lutte ouvrière en font partie, "prétend donner des leçons aux responsables syndicaux, voire même de se substituer aux syndicats dans leurs responsabilités d'assumer la défense des salariés et la conduite des luttes". Et selon la CGT, "un certain nombre de déclarations du NPA et de son premier responsable ont, à l'évidence, emprunté cette voie".


"ATTITUDES AGRESSIVES"

"Il existe un contexte particulier dans lequel nous avons constaté un certain nombre d'attitudes agressives", explique Alain Guinot. Selon lui, cela remet en cause l'indépendance syndicale. M. Guinot ne veut cependant pas que le refus de la CGT vaille rupture. "Nous sommes dans un moment particulier et nous répondons négativement à cette sollicitation", dit-il encore, rappelant que la CGT a déjà rencontré la LCR. Il espère aussi que ce refus puisse "interpeller le NPA sur la conception des rapports qu'il entretient avec le mouvement syndical". Du côté du NPA, on ne veut pas dramatiser. Sandra Demarcq, membre du conseil politique national du NPA, se dit "désolée". "Nous avons invité la CGT, la CFDT, FO, la FSU et Solidaires, précise-t-elle. La CGT a refusé, CFDT et FO n'ont pas répondu et Gérard Aschiéri (FSU) et Annick Coupé (Solidaires) ont accepté."


Surtout, les dirigeants du NPA pointent ce qu'ils appellent les "contradictions" de la CGT. "La CGT a déjà participé à des universités d'été de la LCR, au niveau confédéral avec Jean-Christophe Le Duigou, Bernard Thibault participe à des débats avec le PS, sera présent à la Fête de l'Humanité en septembre, dit Mme Demarcq, on ne voit pas pourquoi cet ostracisme." Elle note aussi que Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, a participé début juillet à un forum du Front de gauche intitulé "Trois heures pour une alternative de gauche".


Autant d'éléments qui font dire à François Sabado, dirigeant historique de la LCR et membre du CPN du NPA que "l'histoire montre que les partis politiques, PCF et PS compris, ont pu s'interroger sur les stratégies de la CGT sans que cela signifie une remise en cause de l'indépendance syndicale". De fait, dans les dernières semaines, les militants du NPA, mais aussi du PCF, ont critiqué l'absence de perspectives offertes par l'intersyndicale. "On pense que la réponse n'était pas à la hauteur des enjeux et des possibilités, et le NPA, comme l'ensemble des partis politiques, peut avoir son avis", fait valoir Sandra Demarcq.


Le NPA doit répondre à la CGT en proposant une rencontre à la rentrée. "Nous voulons discuter avec elle des perspectives pour la rentrée, de l'unité large qu'il faut construire entre les syndicats et les organisations politiques", explique la dirigeante du NPA. Tout en affirmant la nécessaire "confrontation des points de vue, des analyses des partis politiques".

Rémi Barroux

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 16:26
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 19:11


Lors du vote de la loi de Finances de 2006, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, s'était fait le promoteur de l'achat de d'un bombardier d'eau Dash-8 pour remplacer les deux Tracker perdus lors des accidents de l'année précédente. Pour un même prix d'achat et un coût d'entretien inférieur, les Dash-8 peuvent transporter une charge d'eau trois fois supérieure, vantait-il dans sa réclame digne d'un voyageur de commerce. Avion de transport l'origine, cet appareil peut contenir dix tonnes d'eau après transformation.

À l'époque, les pompiers s'étaient élevés contre un tel choix, estimant que les Dash-8 sont de médiocres bombardiers d'eau, comparés aux Canadair ou aux Tracker.

 Mais voilà, ils peuvent facilement être réaménagés pour transporter une cinquantaine de passagers, les mois où ils ne sont plus nécessaires pour éteindre les incendies de forêt.

 Et le ministère de l'Intérieur, de qui dépend la sécurité civile, les utilise pour expulser les étrangers sans-papiers. « Leur avantage, c'est qu'ils sont pilotés par des militaires ; avec eux, il y a forcément moins de problème de contestation d'ordre », dénonçait un syndicaliste CGT de Roissy en 2006, alors que des pilotes d'Air France s'étaient refusés à décoller à cause des conditions indignes dans lesquelles on voulait leur faire transporter des sans-papiers.

Avions : Canadair ou Rafale ?

Pour lutter contre les incendies de forêt, la France dispose d'une flotte aérienne composée de 23 bombardiers d'eau, trois avions de commandement et neuf hélicoptères. Le gouvernement n'envisage pas d'en augmenter le nombre, sous prétexte que cela coûte cher, les appareils n'étant utilisés que quelques mois par an. Il se fait aussi tirer l'oreille quant il s'agit de remplacer les appareils détruits ou trop vieux.

Le ministère de la Défense disposerait actuellement de 360 avions de combat en service, dont 68 Rafale construits par Dassault, ainsi que de 84 hélicoptères. À ceux-ci s'ajoutent les appareils de transport. Le gouvernement prévoit d'acquérir 294 autres avions dans les années à venir. Prix d'un Rafale : entre 45 et 47 millions d'euros, auxquels il faut rajouter l'armement. Un Canadair coûte deux fois moins.

Les avions militaires sont pourtant beaucoup moins en service que les Canadair... heureusement pour les populations !
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 08:07
Le jury du Prix international Ubu 2009 s'est réuni lundi 10 août 2009 à Laval. 

Après avoir examiné les soixante-neuf propositions présentées par les membres du jury et les informateurs du réseau international Ubu, le jury a décidé à l'unanimité d'attribuer le Prix 2009 à la Mairie de Morlaix (France).

Agnès Le Brun, Maire de Morlaix depuis mars 2008, a fait installer au printemps 2009 autour d'un arbre une grille verte de plus de deux mètres de hauteur pour empêcher "les regroupements de SDF" (selon Ouest France du 21 mai 2009) ou de "marginaux" (selon Le Télégramme du 26 juin 2009). Une porte clôt l'accès à cet espace d'environ 20 mètres carrés, sur laquelle un panneau a été apposé : "Accès interdit au public". L'arbre est situé au centre ville de Morlaix, au bord de la rivière Le Queffleuth, sur le parking de la rue de Brest. 

Le jury du Prix international Ubu a considéré que c'était avant tout un magnifique hommage à l'esprit du Père Ubu, capitaine de dragons, officier de confiance du roi Venceslas, décoré de l'Ordre de l'Aigle Rouge de Pologne, ancien roi d'Aragon, comte de Sandomir, puis roi de Pologne, docteur en pataphysique, et grand-maître de l'Ordre de la Gidouille. 

Avec cette décision authentiquement ubuesque, Agnès Le Brun s'est sans doute souvenue qu'Alfred Jarry a effectué un court séjour à Morlaix en août 1896 (trois mois après la parution d'Ubu Roi, le 25 avril 1896 dans Le Livre d'Art), au cours duquel il a commencé à travailler à l'écriture d'une pièce de son cycle Ubu (restée inachevée) dans laquelle Père Ubu ordonnait que l'on mette en cage tous les arbres de son royaume. "La mesure vise à éloigner tout danger", expliquait Père Ubu. 

La majorité municipale morlaisienne a sans doute aussi voulu saluer l'entrée d'Ubu Roi au répertoire de la Comédie-Française (la pièce y a été représentée pour la première fois quelques jours après la pose des grilles, le 23 mai 2009, dans une mise en scène de Jean-Pierre Vincent). 

Reprenant la fameuse réplique de Père Ubu (Ubu Roi, Acte I, scène I), après avoir rendu publique sa décision, le jury s'est exclamé comme un seul homme : « De par ma chandelle verte, merdre, madame, certes oui, je suis content ! ». ("Voilà ce que j’appelle de l’érudition", Mère Ubu, Ubu Roi, Acte V, scène IV.) 

A Laval, le 10 août 2009. 

François Quernest, 
président du jury du Prix international Ubu 

PS. Le Prix sera officiellement remis à Madame Le Maire de Morlaix courant septembre. 
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 08:04

Pas de vacances contre l'UMP de Sarkozy et Wauquiez !

Depuis plusieurs étés, la caravane de l’UMP, en VRP zélé du MEDEF parcourt la France pour « faire de la pédagogie auprès des Français » et « expliquer les réformes ».

Ce samedi 8 août, elle s’arrêtait sur la place du Breuil au Puy-en-Velay. L’occasion pour les cumulards de mandats Adrien Gouteyron (sénateur-maire) et Jean Proriol (député-maire) de faire assaut de démagogie pour débiter leur baratin ultra libéral devant un parterre clairsemé de notables. Une véritable insulte pour les salariés et la population victimes de la crise du capitalisme.

Des militants du NPA 43 – dont une majorité de femmes - s’étaient mobilisés pour leur souhaiter la "malvenue". Nos tract et pancartes « Licenciements par milliers – Merci Wauquiez UMP ! », « Baisse du pouvoir d’achat - Merci Sarkozy ! » « La retraite à 67 ans - Merci l’UMP ! » etc. ont rappelé aux altiligériens et aux touristes que la politique de casse sociale du gouvernement ne faiblissait nullement en période estivale et que l’heure restait à la combativité.

Les comités du NPA 43

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 08:01
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 07:54

. Billet n°9 Jérusalem : contre l'apartheid, boycottons !

mardi 11 août 2009

Zan Studio - Orange-Grenade.jpg


Israel est souvent identifié à un régime d'apartheid. Pour beaucoup de nos interlocuteurs, cette caractérisation est essentielle à la fois pour comprendre et décrire la situation en Palestine mais aussi car elle permet de puiser des outils de résistance et de lutte dans une expérience historique, celle de l'Afrique du Sud.


L'Apartheid en Afrique du Sud se caractérisait à la fois par une répartition très inégale de la terre et, politiquement, par une recherche de légitimation internationale en se présentant comme un Etat démocratique.

En Afrique du Sud, 87% du territoire était propriété des Afrikaners tandis que la population noire majoritaire vivait sur les 13% restant. Afin de pouvoir afficher un visage démocratique, l' Afrique du Sud avait choisi de déclarer chaque Bantoustan entité independante. Résultat : alors que la population blanche représentait 10% de la population totale, elle se retrouvait majoritaire et omnipotente sur une terre debarassée de ses habitants d'origine.


Aujourd'hui, nous pouvons observer un schéma très similaire en Palestine : dans l'Etat d'Israel, 97% des terres sont aujourd'hui détenues par et pour la population juive. En Cisjordanie, l'occupant s'approprie près de 50% des terres. De plus, la division de la Cisjordanie en trois zones (nord-centre-sud) qui se dessine de plus en plus clairement ici, n'est pas sans rappeler la bantoustisation.


Si l'on observe en détails les termes de la Conférence de suppression et de sanctions du crime d'apartheid de 1973, Israël correspond a chaque cas énoncé. 
Selon cette conférence, tout régime niant, entre autres, les droits de retour, de mouvement, de nationalité et instaurant des mesure législatives visant à diviser la population en créant des ghettos et en empêchant les mariages mixtes par exemple ou en expropriant des groupes ethniques, se rend coupable de crime d'apartheid. 
L'Etat israélien correspond en tous points à cette définition de l'apartheid.  

Pourtant les deux systèmes, israélien et sud-africain diffèrent en partie quant à la manière d'appliquer ce régime discriminatoire.


La première nuance étant que, si l'Apartheid des Africaaners apparaissait très clairement, notamment à travers les différents écriteaux, les places de bus réservés, etc... l'apartheid israélien est plus indirect, plus sophistiqué. Notamment en Israël. Les Palestiniens citoyens d'Israël, s'ils bénéficient du droit de vote, n'en sont pas moins des citoyens de seconde zone si l'on observe les conditions concrètes de vie. Sans compter que l'accès à la terre et à la propriété leur est rendu impossible puisqu'il existe un test d'adaptibilité social pour lequel ils n'obtiennent jamais de résultats positifs.


En outre, l'objectif de l'Apartheid sud-africain était de réduire la population indigène à une main d'oeuvre corvéable à merci. Ici, en plus d'utiliser la main d'oeuvre bon marché que représentent les Palestiniens, Israël, état juif, cherche avant toute chose à réduire au maximum la présence de non-juifs par une stratégie vicieuse de déni de droits, de confiscation de la terre, de racisme et de violences quotidiennes à l'encontre des populations civiles qui s'opposent à ce système d'apartheid.


Réagissons ! Boycottons !

Devant un tel constat et face à l'immobilisme de la communaute internationale, il est vital que la société civile se mobilise comme elle l'avait fait avec succès dans le cas de l'Apartheid sud-africain en prenant part à la campagne BDS (Boycott-Desinvestissement-Sanctions).


Depuis 2005, l'ensemble de la société civile et politique palestinienne a appelé au boycott économique, culturel, sportif et académique d'Israël. Il s'agit d'un moyen de pression visant à mettre fin à l'Apartheid et à l'occupation mais également à lutter pour la reconnaissance du droit au retour de tous les Palestiniens sur leur terre.

Depuis le début de cette campagne, ses animateurs peuvent se féliciter d'un certain nombre de victoires, notamment contre l'entreprise francaise Véolia, qui participe à la construction du tramway reliant Jérusalem aux colonies et qui a essuyé des pertes de contrats évaluées à environ 11 milliards de dollars, selon le coordinateur de la campagne BDS Omar Barghouti. Notons aussi que lors du festival du film international à Edimbourg, Ken Loach, soutien de la campagne BDS a menacé de boycotter la manifestation si ses organisateurs acceptaient les subventions proposées par le consulat israélien. Ceux-ci ont finalement cedé !

Aujourd'hui, de plus en plus d'organisations dans plusieurs pays ont choisi de prendre part à cette campagne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions à l'égard d'Israël.


En France, cette campagne a notamment pris pour cible l'entreprise israélienne Agrexco, financée à 50% par l'Etat israélien. Agrexco est specialisée dans l'exportation de fruits de légumes et de fleurs et distribue la marque Carmel Biotop.  70% de ses produits proviennent des colonies de la vallée du Jourdain où 7000 colons occupent 95% des terres et controlent 98% de l'eau. Par ailleurs George Frêche, président de la Région Languedoc-Rousillon a choisi d'implanter l'entreprise dans le port de Sête, faisant de la ville la porte d'entrée européenne des produits israéliens. 


Quant au pendants universitaire et academique du boycott, des réserves existent en France. Chez un grand nombre d'universitaires francais la rupture des relations avec leurs collègues israéliens semble une réponse disproportionée. Pourtant, notons que les universitaires israéliens ne se sont jamais mobilisés en faveur des droits de Palestiniens et, contrairement aux idées recues, ne vivent pas dans leur tour d'ivoire puisque chaque professeur d'université porte également la casquette de réserviste et effectue chaque année plusieurs semaines au sein des forces armées israéliennes. De plus, par leur passivite, ils se rendent complices du racisme lors du recrutement des étudiants. Rappelons ici que l'Universite Hébraique de Jérusalem est construite sur des terres confisquées aux Palestiens...


Aujourd'hui il est vital de répondre a cet appel.

Le NPA, ainsi que de nombreuses organisations, travaille à construire en France une campagne massive et unitaire. Un appel a été lance pour faire du 10 octobre une grande journée nationale pour le boycott d'Israël en poursuivant notamment la mobilisation citoyenne contre l'implantation d'Agrexco dans le port de Sëte.

Soyons nombreux, réagissons, boycottons !

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 22:04


 

 

PIQUE NIQUE DE SOUTIEN

 VENDREDI 14 AOUT à partir de 19H30

 devant la Ville Close de CONCARNEAU

venez nombreux en apportant votre pique-nique, pour défendre votre santé !

  Occasion pour les Concarnois de faire le point avec les touristes sur le recrutement de médecins urgentistes, en complément de "Wanted Urgentistes" qui circule largement sur Internet.

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Contactez le NPA du Finistère

 

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Pour plus de détails voir les liens: 

 

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Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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