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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 14:58

 

Association France Palestine :

L'association France Palestine Solidarité du pays de Cornouaille lance un appel à la mobilisation jeudi à 18 h, rue Kéréon.

Un appel à manifester jeudi à 18 h, rue Kéréon est lancé par France Palestine Solidarité du pays de Cornouaille. En cause : l'absence de traitement des eaux à Gaza et le difficile accès à l'eau en Cisjordanie.


« L'été est chaud et sec en Palestine. Des milliers de personnes se pressent sur les plages de Gaza. Ils se baignent à côté d'un énorme tuyau qui déverse directement dans la mer les eaux usées, non traitées. Mais, en raison du blocus imposé depuis deux ans par Israël, l'autorité en charge de l'eau dans la bande de Gaza ne peut pas importer les pièces détachées nécessaires à la maintenance et à la réparation des stations de pompage et de traitement des eaux usées.


En Cisjordanie, certains villages palestiniens souffrent gravement du manque d'eau. Les Israéliens ne laissent aux Palestiniens de Cisjordanie que le cinquième des ressources en eau qui s'y trouvent. Aussi des organisations pacifistes israéliennes se mobilisent-elles pour venir en aide aux 400 000 Palestiniens les plus touchés par le manque d'eau.


La colonisation, marquée récemment par l'expulsion de deux familles de leur maison à Jérusalem-Est, se développe très rapidement dans les territoires occupés : le nombre de logements construits pour les colons y a augmenté de 177 % de décembre 2007 à mai 2009.


C'est pourquoi le groupe du Pays de Cornouaille de l'Association France-Palestine Solidarité appelle à participer au piquet de la solidarité avec le peuple palestinien, le jeudi 13 août, à 18 h, Rue Kéréon à Quimper. »

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 09:05

Eau et rivières dénonce l'indifférence de l'État

11 août 2009 Le Télégramme


Dans un communiqué, Gilles Huet, délégué général d'Eau et Rivières de Bretagne, s'insurge contre «l'indifférence de l'État» face au problème des algues vertes


. «Un milliard d'euros dépensés en pure perte»

«Cent sites bretons touchés chaque année ! Un milliard d'euros dépensés en pure perte depuis trente ans par les communes pour ramasser ces algues, les stocker, les éliminer. Des accidents sanitaires à répétition du fait des dégagements d'hydrogène sulfuré provoqués par la putréfaction des algues. Seule réponse de l'État à ce cancer environnemental qui ronge le littoral breton: la nomination d'un  monsieur algues vertes?(*)!


On pourrait en rire, mais c'est à pleurer», écrit-il. «Alors que chacun sait que seule une réduction importante des engrais et effluents azotés épandus sur les sols permettrait de réduire les marées vertes, l'État est aux abonnés absents et suggère simplement aux élus de restreindre l'accès du public sur les plages. Voilà une mesure courageuse et efficace !», poursuit-il.

«Gouverner c'est prévoir»

«Cette indifférence de l'État est la pire des pollutions. Elle est symbolisée par l'arrêté que vient de signer le 7août le préfet des Côtes-d'Armor, qui met en oeuvre le quatrième programme départemental d'actions de lutte contre les nitrates. Cet arrêté ne comporte aucune disposition particulière pour les zones touchées par les marées vertes !», s'insurge GillesHuet.


Or «gouverner c'est prévoir, poursuit-il. Là où l'État aurait dû depuis longtemps préparer et mettre en oeuvre un programme de réduction progressive des apports de nitrates à l'amont des baies touchées par les marées vertes, il s'est montré d'une incroyable passivité. Combien faudra-t-il d'argent public gaspillé dans le ramassage d'algues vertes; combien faudra-t-il d'accidents sanitaires pour que l'État prenne enfin ses responsabilités?»

* Vendredi, la préfecture des Côtes-d'Armor a annoncé le recrutement d'un chargé de mission qui assurera la coordination de la problématique «algues vertes».

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 09:01
mardi 11 août 2009
AFP

Vendredi, des militants français étaient venus appuyer les manifestants palestiniens dans leur face-à-face avec l'armée israélienne. : AFP

Les opposants à la clôture édifiée autour de la Cisjordanie y manifestent chaque vendredi. Mais ni les slogans, ni les escarmouches, ni même la Cour suprême d'Israël n'ont stoppé les bulldozers.

Bilin.De notre correspondant

C'est devenu un rituel. Chaque vendredi matin, Ronnie Barkan, 25 ans, quitte son petit appartement de Tel-Aviv et prend la direction de Bilin, un village palestinien proche de Ramallah. La route serpente dans les collines de Cisjordanie puis débouche sur la barrière de sécurité qui sépare Israël des territoires palestiniens. À cet endroit, chaque semaine depuis janvier 2005, des pacifistes israéliens, comme Ronnie, viennent se joindre aux Palestiniens pour manifester.


« Israël a confisqué 60 % des terres de Bilin pour construire la barrière de séparation. Bien d'autres villages subissent ce type d'injustice en Cisjordanie, mais nous avons choisi de faire de Bilin un symbole et d'y concentrer nos actions », explique Ronnie Barkan, qui milite au sein de l'organisation Anarchistes contre le mur.


Cette semaine, le rassemblement s'est déroulé dans le calme. Mais, régulièrement, la manifestation se transforme en bataille rangée contre l'armée israélienne : jets de pierres d'un côté, balles en caoutchouc et grenades lacrymogènes de l'autre. Le 17 avril, un manifestant palestinien a trouvé la mort lors d'affrontements particulièrement violents.


« Qu'Israël construise sur son propre terrain »


En septembre 2007, les manifestants de Bilin ont obtenu une importante victoire juridique. La Cour suprême israélienne a ordonné la modification du tracé du mur afin de restituer aux Palestiniens l'essentiel des terres cultivables. « Malgré cette décision, la barrière empiète toujours sur les territoires situés du côté palestinien de la ligne verte, s'indigne Ronnie. Si Israël veut construire un mur, qu'il le fasse, mais sur son propre terrain. »


Loin de désarmer face au peu de résultats obtenus ¯ la construction de la barrière de sécurité est quasiment achevée autour de la Cisjordanie ¯ les organisations présentes à Bilin se tournent désormais vers la diplomatie française. Fin juillet, trente-six d'entre elles ont adressé un courrier au ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, pour lui demander de faire pression sur Israël.


« Nous voulons surtout que cesse le climat de terreur qui règne dans le village. Car, chaque semaine, l'armée effectue des incursions nocturnes et procède à des arrestations arbitraires. Kouchner peut nous aider car il jouit d'un prestige international et d'une bonne image en Israël, résume Ronnie Barkan. Mais nous sommes convaincus que seules des sanctions pourront faire plier Israël. »

Stéphane AMAR.
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 08:34


Michel Warschawski et Leila Chahid (ambassadeur palestinienne)




Michel Warschawski : « Israël s’est exclu de la région »



Dans le cadre des cours publics de l'Université de Bretagne Occidentale

Mardi 8 septembre 18h Fac des Lettres Victor Segalen

"Mouvements anti-colonialistes israéliens : quel rôle dans la société israélienne"

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Michel Warschawski a répondu en détail au courrier des lecteurs suivant paru dans les Dernières Nouvelles D’Alsace (DNA) :

 

 

 « Comment se rallier aux propos de Michel Warschawski lorsqu’il affirme d’une part l’inexistence d’une civilisation judéo-chrétienne, et d’autre part que ce fantasme n’a été élucubré que pour justifier une lutte contre l’islam. Ce qui constitue le socle de la culture de l’Occident, et les lignes de force de ce que devrait être son engagement dans le monde contemporain, ce sont les valeurs héritées, retravaillées de siècle en siècle, du judéo-christianisme et de la pensée grecque, reprise par les Lumières. « Rire jaune » d’une telle assertion, c’est falsifier l’histoire.

 

 

Voici la réponse de Michel Warschawski :

 

Freddy Raphaël, dont j’ai toujours respecté la rigueur et l’honnêteté intellectuelle, publie deux remarques sur une conférence à laquelle je ne crois pas qu’il ait daigné venir. L’aurait-il fait, qu’un débat ouvert et franc eut été non seulement le bienvenu, mais aurait permis un dialogue, ce qui, ces derniers temps, fait cruellement défaut et a laissé la place à de la méconnaissance fondée sur la peur, si ce n’est la peur fondée sur le refus d’écouter l’autre. Et tel était bien l’objet de notre conférence : créer une passerelle au dessus des murs qui séparent de plus en plus les communautés confessionnelles ou ethniques, et lutter contre la peur qui engendre le rejet, voire la haine, par l’écoute de l’autre et le dialogue

 

Mais veut-on encore, de part et d’autre, le dialogue entre juifs et musulmans ? Il m’arrive d’en douter. La mise en avant du concept de « civilisation judéo-chrétienne » est, pour beaucoup, un moyen de justifier la logique, mortifère s’il en est, du « choc des civilisations » chère non seulement aux néo-conservateurs américains et leurs alliés des églises intégristes protestantes, mais aussi à tous ceux qui, en France également, veulent mener la croisade anti-musulmane, sous couvert de lutte contre le terrorisme ou... l’insécurité.

 

Je persiste et signe : la « civilisation judéo-chrétienne » est un concept qui me fait rire jaune : il s’est construit sur le sang de millions de martyrs juifs qui au cours des deux derniers millénaires, a abreuvé le sol de l’Europe chrétienne de Saint Louis au pogrom de Kichinev, d’Isabelle la Catholique à Treblinka. Ce n’est qu’à la révolution française que les juifs ont commencé à être accepté, en Europe, comme « innocents » du meurtre du Christ ou autres crimes rituels, et non sans difficulté et régressions catastrophiques, comme l’ont montré l’affaire Dreyfus et, encore tout récemment, le génocide nazi. Je ne peux que suggérer à Freddy Raphaël de relire ce livre qui a bercé mon adolescence à Strasbourg, le Bréviaire de la Haine de Léon Poliakov.

 

A l’inverse, il y a eu une civilisation judéo-musulmane, qui a duré - avec ses cimes et ses reculs bien évidemment - pendant plus d’un millénaire, de l’Age d’Or andalou à la culture arabo-berbère des pays du Maghreb : elle a produit Maimonide et Averroès, Ibn Gabirol et Avicenne. C’est elle, et non la civilisation « judéo-chrétienne », comme l’affirme à tort Freddy Raphaël, qui a introduit, dès le haut Moyen Age, les classiques grecs dans la pensée européenne. Sans faire d’angélisme et sans ignorer les parts d’ombre de son histoire, le monde judéo-musulman n’a connu, pendant douze siècles, ni génocides ni expulsions en masse mais, à l’inverse, une coexistence plus ou moins harmonieuse qui a produit une partie des fondements de la culture humaine.

 

Ceci dit, il n’est évidemment pas question d’ignorer les efforts des églises chrétiennes - protestantes, puis, depuis Vatican II, catholiques - pour ouvrir un nouveau chapitre dans les relations judéo-chrétiennes, fondé sur la demande de pardon pour le sang versé, et fait de respect mutuel et de fraternité.

 

Mais au moment ou l’on veut faire des Juifs les béliers d’une nouvelle croisade contre l’Islam- avant qu’ils n’en redeviennent, n’en doutons pas, les boucs émissaires - il ne me semblait pas inutile de raviver, devant un public ou se côtoyaient français de culture chrétienne, juive et musulmane, cette mémoire de notre histoire.

 


 


 


 


 

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 18:22
L’altermondialisme en déclin
Jacques NIKONOFF













Les 8, 9 et 10 août 2003, combien étions-nous sur le plateau du Larzac dans l’Aveyron : 150 000, 200 000, davantage encore ? A l’appel de mouvements altermondialistes, il s’agissait de stopper l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de clamer : « Le monde n’est pas une marchandise ! » L’OMC devait en effet se réunir à Cancún, au Mexique, du 10 au 14 septembre 2003. A son programme : livrer l’ensemble des services, du commerce agricole et des ressources naturelles à une poignée de firmes multinationales.

Ces journées du Larzac devaient mêler fête, musique, culture et débats. Dans une ambiance extraordinaire, chaleureuse, combative, ce rassemblement était le plus important jamais organisé par les altermondialistes qui étaient à leur apogée. Ils avaient réussi à briser l’hégémonie intellectuelle de l’idéologie néolibérale et à redonner de l’espoir.

Depuis, la dynamique s’est enrayée.


Le 18 août 2003, dans le journal Libération, alors président d’Attac, je publiais une tribune intitulée « Après le Larzac, de nouveaux défis », qui attirait l’attention sur quatre défis que devait relever le mouvement altermondialiste : clarifier son identité, mieux définir les alternatives, construire les alliances victorieuses et améliorer la démocratie interne.

Ces défis restent encore à relever, car la galaxie altermondialiste est aujourd’hui dans l’impasse et tourne en rond, au moment où, paradoxalement, la crise légitime son action passée.

Prenons quatre exemples.

* Il n’existe plus de grands rassemblements altermondialistes. Ils étaient la vitrine du mouvement et se tenaient lors des sommets du G8 ou de l’OMC, ou encore lors des forums sociaux mondiaux et européens. Nul n’avait réussi à organiser des rassemblements internationaux d’une telle ampleur et sur un contenu aussi avancé.

* Aucun forum social national n’a pu voir le jour en France. L’un des slogans du mouvement altermondialiste était : « Penser global et agir local ». C’est pourquoi les forums sociaux devaient s’articuler entre différents échelons : mondial, continental, national, local.

Pourtant, en France particulièrement, il n’a jamais été possible de mettre sur pied un forum social national. Les mobilisations seraient-elles pertinentes à l’échelle mondiale, européenne et locale, mais pas nationale ?

* Alors qu’une vague formidable de plusieurs centaines de forums sociaux locaux s’était développée, notamment en France, ils sont aujourd’hui, dans la plupart des cas, abandonnés. Pourquoi ?

* Les élections européennes de juin 2009 ont marqué la confusion et l’éclatement idéologique du mouvement altermondialiste. Déjà, en 2005, lors de la bataille contre le traité constitutionnel européen, plusieurs organisations altermondialistes étaient restées en retrait ou avaient même mené campagne en faveur de ce traité, symbole de l’eurolibéralisme.

Trois éléments sont révélateurs.

Dans certaines organisations, des dirigeants estiment désormais que le clivage du traité constitutionnel européen et sa copie conforme, le traité de Lisbonne, serait aujourd’hui « dépassé ».

Le mouvement altermondialiste a été totalement absent de la campagne des élections européennes. Celle-ci n’était pourtant que la suite logique des combats de 2005 contre le traité constitutionnel européen et de 2008 et 2009 contre le traité de Lisbonne. Sans s’engager en faveur de telle ou telle liste, le mouvement altermondialiste aurait dû appeler à ne pas voter en faveur des listes s’étant prononcées pour le traité constitutionnel européen et le traité de Lisbonne. Le mouvement altermondialiste n’aurait pas été corrompu par la politique, il aurait témoigné de sa cohérence et de son esprit de suite.

Le cas de José Bové illustre probablement le mieux les dérives d’une partie du mouvement altermondialiste, car il fait partie de ceux qui considèrent que le clivage sur le traité de Lisbonne est dépassé. Il annule ainsi tous les beaux combats qu’il a menés précédemment comme syndicaliste agricole.

Au total, le déclin du mouvement altermondialiste a créé un vide dans l’espace public, que personne n’est encore parvenu à combler.

Fin novembre, se tiendra à Genève la 7e conférence ministérielle de l’OMC. Elle coïncidera avec le 10e anniversaire du sommet de Seattle qui avait marqué les débuts du mouvement altermondialiste. C’est une occasion à ne pas manquer ! Le mouvement devrait en profiter pour se mobiliser et clarifier ses positions. Le libre-échange préconisé par l’OMC est une guerre commerciale de tous contre tous, qui écrase les salaires et détruit l’emploi. En outre, il est la première source de pollution puisque les transports représentent 55 % de la consommation de pétrole dans le monde et c’est la première cause d’émissions de gaz à effet de serre (41 % en France). Toute action qui prétend agir sur l’environnement, l’emploi et les salaires doit donc commencer par préconiser des mesures protectionnistes. Le mouvement altermondialiste va-t-il oser prononcer le mot ?

Dix ans après Seattle, tous à Genève fin novembre 2009 ! Pour mettre fin à la concurrence entre les peuples, pour la coopération entre les nations, il faut ralentir le commerce international et choisir un protectionnisme universaliste !

Jacques Nikonoff

ancien président d’Attac et porte-parole du Mouvement politique d’éducation populaire

Tribune publiée dans Libération le 7 août 2009

Pour lire la tribune de Jacques Nikonoff publiée dans Libération le 18 août 2003 et intitulée « Après le Larzac, de nouveaux défis à relever », cliquez ici : http://www.m-pep.org/IMG/pdf/090807_jn_article_liberation_Larzac.pdf

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 09:31
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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 11:15


Grande-Bretagne


Joe Glenton est un ancien soldat britannique de 27 ans, qui a été envoyé en Afghanistan pendant un peu plus d'un an à partir de 2006. Revenu au pays en 2007, il devait retourner en Afghanistan peu après, mais il a préféré déserter plutôt que de participer à une guerre qu'il commençait à désapprouver.

Finalement il s'est livré aux autorités britanniques en 2008, tout en décidant de dénoncer publiquement la guerre en Afghanistan. Il passe donc en jugement et risque deux ans de prison pour avoir déserté.

Comme il le déclare dans une interview au journal Libération, il s'était engagé car il voulait « servir la société », « j'étais très idéaliste à l'époque ». Mais la guerre menée par l'armée britannique en Afghanistan l'a changé. Il raconte notamment le transport de millions de balles dont il dit ne pas savoir qui elles visaient vraiment. « J'avais honte » précise t-il.

Joe Glenton a ainsi écrit une lettre publique au Premier ministre britannique, disant entre autres : « Je ne suis ni un général ni un homme politique [...] Mais je n'en suis pas moins un homme qui a servi en Afghanistan, ce qui me donne un aperçu de la situation. La guerre en Afghanistan ne réduit pas le risque terroriste et loin d'améliorer la vie des Afghans, elle sème la mort et la désolation dans tout le pays. La Grande-Bretagne n'a rien à faire là-bas ».

Ce témoignage intervient d'ailleurs au moment où, d'après plusieurs sondages récents, une majorité de Britanniques souhaite un retrait immédiat d'Afghanistan des troupes envoyées là-bas, dont vingt-deux soldats viennent d'être tués pour le seul mois de juillet.

Joe Glenton risque d'être condamné pour avoir compris ce qu'est cette guerre et pour l'avoir dit.

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 11:12


Les militants trotskystes américains du bimensuel The Spark (L'Étincelle) commentent les projets de réforme du système de santé américain, promesse présidentielle d'Obama actuellement bloquée par les débats parlementaires :

« Il y a huit ou neuf projets de loi censés avoir pour but d'améliorer le système de soins de ce pays qui suivent un chemin sinueux à travers le Congrès, le tout derrière des portes closes.

Il n'y a pas de doute, le système de santé a besoin d'être révisé. Les États-Unis dépensent presque deux fois plus par personne que la somme qu'y consacrent les pays industrialisés. Le Canada, par exemple, a dépensé près de 4 000 dollars par personne en 2007, à comparer aux 7 000 dollars et quelque dépensés par les États-Unis. Le système de santé dévore une plus grande part de l'économie américaine que tous les autres pays ; 16 % du produit national brut contre 9 % en Norvège ou en Suède.

Et cependant la population américaine dispose d'une couverture maladie inférieure à celle de tous les autres pays industrialisés. Aujourd'hui, près d'un enfant sur neuf et un adulte de moins de 65 ans sur cinq ne disposent d'aucune assurance- maladie.

Ceux qui ont une telle assurance paient beaucoup plus chaque année pour voir un médecin ou pour disposer de soins à l'hôpital, recevoir des prescriptions ou faire effectuer des examens, que les patients des autres pays. L'ensemble des dépenses qu'ont dû sortir de leur poche ceux qui ont une assurance par l'intermédiaire de leur employeur ont augmenté de plus de 115 % entre 2000 et 2008.

Les États-Unis, le pays le plus riche du monde, figurent loin derrière d'autres pays quand on mesure la santé en terme d'espérance de vie ou de mortalité infantile. C'est une honte complète. L'espérance de vie a augmenté de 8,2 années entre 1960 et 2005, contre 15 ans au Japon et 9,4 années au Canada. Aux États-Unis, en 2006, environ sept enfants sur mille sont décédés pendant leur première année d'existence, mais seulement deux ou trois pour mille en Europe ou au Japon.

D'autres pays offrent une meilleure protection médicale pour beaucoup moins d'argent parce qu'il y a plus de contrôle sur le profit dans des systèmes gérés et centralisés par l'État. Aux États-Unis, les industriels de la pharmacie et de l'équipement médical se situent régulièrement parmi les secteurs les plus profitables du pays. En 2008, ils se plaçaient au troisième ou quatrième rang dans le classement des 500 grandes entreprises du magazine Fortune. Et les assureurs n'étaient pas très loin derrière. Sans compter que chaque partie du système américain dispose de sa propre bureaucratie administrative, des couches et des couches de bureaucrates, ce qui représente un grand gâchis.

Alors pourquoi le Congrès et l'administration Obama ne regardent-ils pas vers les autres pays quand ils mettent sur pied des plans de changement du système de santé ? Parce que les grands assureurs possèdent Washington. Le quotidien USA Today a découvert que les vingt plus importantes entreprises de l'assurance et du médicament ont dépensé 35 millions de dollars au cours du premier trimestre 2009 pour faire pression sur le Congrès, une augmentation de 41 % si on compare avec la même période de l'année précédente. Ils entendent ainsi garantir qu'ils extrairont plus de profit du système de santé.

Quoi qu'il puisse sortir de cette « réforme », on ne peut être sûr que de quatre choses : ce sera au patient d'assurer sa couverture médicale ; on n'imposera pas aux employeurs de fournir une couverture maladie ; les prestations seront inférieures aux primes d'assurances versées ; et la population paiera pour que l'industrie médicale fasse d'encore plus importants profits. »
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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 11:01

jeudi 6 août 2009


Il y a quelques semaines, la révélation que la banque nord-américaine Goldman Sachs allait verser des faramineux bonus à ses «traders» avait fait scandale.


Certains mauvais esprits n'avaient d'ailleurs pas manqué de faire remarquer que cette banque n'hésitait pas à consacrer à ses professionnels de la spéculation une somme équivalente à ce que l'ensemble des pays du G20 s'étaient résignés à consacrer à la lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde...


En France, les dirigeants politiques – à commencer par C. Lagarde, ministre de l'Economie – avaient alors rivalisé de déclarations vertueuses, indignées... et parfaitement hypocrites !


Car cette semaine, c'est BNP Paribas qui est prise la main dans le sac. Et là, les premières déclarations gouvernementales sont pour le moins évasives !

Le scénario à l'œuvre est pourtant lumineux.


Acte 1 : portée à son paroxysme par le système des bonus, la spéculation boursière – comme les autres banques, BNP Paribas y participe allégrement - déclenche une crise économique mondiale sans précédent.


Acte 2 : les Etats volent au secours des principaux banquiers, en garantissant leurs activités et en injectant des sommes considérables d'argent public. Sans aucune contrepartie. BNP bénéficie ainsi de 5 milliards d'euros.

Acte 3 : dirigeants et traders de BNP Paribas - mais ceux des autres banques devraient suivre - se sucrent grâce à un nouveau plan de bonus à hauteur d'un milliard d'euros. Aux frais des contribuables, donc...


Le cynisme et l'arrogance des banquiers illustrent une nouvelle fois le caractère grotesque des déclarations sur la «régulation» ou la «moralisation» du capitalisme.


Le NPA rappelle qu'une issue à la crise favorable au monde du travail et aux couches populaires passe par la nationalisation sans indemnisation des banques privées et la constitution d'un service public assurant le monopole de la distribution du crédit.

Montreuil, le 6 août 2009

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 10:55

Déclaration NPA 31:

jeudi 6 août 2009

Image Déclaration NPA 31: Molex, une seule solution, la réquisition !

Les travailleuses et travailleurs de Molex en grève depuis le 7 juillet seraient-ils en passe de gagner leur pari :

mettre le gouvernement Fillon devant ses responsabilités et le contraindre à faire pression sur les actionnaires de la multinationale états-unienne pour qu’ils cèdent à l’exigence des grévistes de la poursuite de la production sur le site de Villemur-sur-Tarn et du maintien de tous les emplois, les « 283 Molex » et la trentaine d’intérimaires ?

Oui, si l’on en croit La Dépêche du 4 août : « “Il est inacceptable que Molex brade le savoir-faire de son usine de Villemur-sur-Tarn et veuille fermer le site”, a tonné Christian Estrosi », le ministre de l’industrie. Cela après que le directeur de cabinet du même Christian Estrosi a rencontré les élus du comité d’entreprise le 31 juillet et leur a assuré qu’un repreneur fiable (mais qui ?) s’était manifesté.

Non, si l’on en croit toujours la même Dépêche du 4 août : « Christian Estrosi a martelé : “Les dirigeants de Molex doivent vendre l'entreprise de Villemur avec ses brevets, son outil de travail, son savoir-faire”. »

Vendre ? Voilà bien la pensée limitée d’un ministre de la bourgeoisie, respectueux de la propriété privée, qui réclament aux patrons voyous de Molex de bien vouloir tirer encore du profit de ce qu’ils ont volé depuis cinq ans. Des patrons rapaces qui ont doublé leur mise depuis 2004 en extorquant le travail des productrices et producteurs de Villemur à un « taux de profitabilité » de 19 % l’an (rapport de synthèse Syndex, mai 2009).

Le NPA 31 tient à rappeler que c’est un ami politique de Christian Estrosi, Francis Mer, grand patron du Medef et ministre de l’économie, des finances et de l’industrie de l’époque, qui a autorisé, le 24 mars 2004 (voir la pièce jointe), la vente de Cinch Villemur à Molex dont voulait se débarrasser la SNECMA, devenu Safran que préside… Francis Mer depuis 2006. Pantouflage et délit d’initiés de barons du Medef et de caciques de l’UMP transpirent par tous les pores de l’affaire Molex…

C’est pourquoi le NPA 31 exige du gouvernement qu’il réponde concrètement à la revendication des grévistes de Molex de pérenniser le site et ses emplois. Les actionnaires de Molex doivent être expropriés sans indemnités. Le site (ses biens matériels et immatériels, tels les brevets) doit être réquisitionné, déclaré propriété publique et sa production placée sous le contrôle des producteurs eux-mêmes, les propriétaires légitimes des « brevets, outil de travail et savoir-faire » dont parle Christian Estrosi.

Le NPA 31 accompagne suffisamment les travailleuses et travailleurs de Molex depuis le début du conflit ouvert par leurs patrons irresponsables, le 23 octobre 2008, pour savoir qu’ils sont prêts pour une telle solution de sortie de crise. Leurs délégués élus du comité d’entreprise le répètent à tous les micros qu’on leur tend. Pour elles et eux, il s’agit aussi de morale et de dignité quand ils revendiquent de travailler au pays, de produire au plus près des entreprises acheteuses de leurs connecteurs, de se former et d’initier de nouvelles technologies pour une production répondant aux besoins sociaux, celui-ci, entre autres, de concevoir et de fabriquer des pièces adaptées aux nouvelles gammes de véhicules électriques non polluants préservant l’écologie de la planète.

Ce qu’ils disent aussi, c’est l’aberration du gaspillage capitaliste qu’envisagent les patrons de Molex, obstinés à fermer le site à tout prix le 31 octobre, quand ils leur promettent 62 000 € d’« indemnités de départ » en moyenne, 17 546 000 € au total, soit plus de la moitié du budget total de fonctionnement annuel de l’entreprise (32 millions d’euros). Sans compter les autres 18 500 000 € que les actionnaires de Molex sont prêts à débourser dans le cadre du PSE (plan de « sauvegarde » de l’emploi) et du « plan de revitalisation », soit un total de 36 millions, 4 millions de plus de ce qui permettrait de faire tourner la boîte pendant une année.

A Villemur, comme ailleurs, le Capital est prêt à tout pour détruire le Travail.

Le NPA 31 s’adresse solennellement aux partis de gauche parlementaires, au PS particulièrement et son député élu de la circonscription, Gérard Bapt, pour qu’ils déposent au Parlement un proposition de loi de réquisition de l’entreprise Molex de Villemur-sur-Tarn et son passage en propriété publique gérée par ses producteurs.

Dans l’immédiat, le NPA 31 assurent les « 283 de Molex » du site de Villemur de son total soutien dans la grève qu’ils ont entamée le 7 juillet. Il les soutient et les remercie pour leur détermination à faire avancer la cause du monde du travail, quitte pour cela à « garder à vue » un Markus Kerriou pendant 26 heures les 20 et 21 avril dernier ou à proposer à Eric Doesdurg de goûter de leur omelette le 5 août dernier. Au moins ces deux-là n’ont pas à se plaindre, quand leur comparses William Brosnan et Philippe Fort, mis en examen, comparaîtront au pénal le 17 novembre prochain pour « entrave au fonctionnement du comité d’entreprise » et risquent un an d’emprisonnement.

Le NPA 31 appelle ses adhérents, ses sympathisants, toutes les travailleuses et tous les travailleurs du département et au-delà à répondre aussitôt à toute demande de solidarité active que les grévistes pourraient formuler dans le bras de fer qui les oppose aux patrons pour le contrôle du stock de pièces.

Il les appelle enfin à la solidarité financière, à verser un chèque de soutien sur le compte de la caisse de grève dès que l’Intersyndicale l’aura ouvert, parce qu’il faut les aider à éponger les 10 jours de retrait de salaire sur la fiche de paie de fin juillet, les aider à tenir jusqu’à la victoire. Leur victoire sera notre victoire, leur défaite serait notre défaite !

pour le NPA 31,
Myriam Martin et Julien Terrié, porte-parole

 

Assez des provocations patronales à Molex.

jeudi 6 août 2009

Depuis l'annonce par l'équipementier américain de la fermeture de l'usine de Molex, près de Toulouse, par tous les moyens la direction tente de briser la combativité des salariés qui luttent depuis plusieurs mois pour le maintien du site et de tous les emplois.

Après avoir réussi à repousser la fermeture de l'entreprise, depuis le 7 juillet, les salariés sont en grève et veillent sur le matériel et les machines pour éviter que la direction, qui utilise le service de vigiles, déménage, en douce, le stock et l'outil de travail. Parallèlement, des négociations avaient lieu avec un éventuel repreneur.

Mardi 4, les salariés avaient été informés que la direction de Molex mettait fin à toute négociation avec le repreneur, que l'entreprise allait fermer en octobre et la production ête relocalisée aux USA. Une provocation de plus de la part de cette direction qui avait déjà manifesté antérieurement tout le mépris qu'elle avait pour les salariés de Villemur-sur-Tarn.

Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons de la sortie mouvementée de l'entreprise de Mr Doesburg, directeur du développement de Molex USA.Ni la convocation devant le tribunal de grande instance de Toulouse de quatre salariés de Molex, ni la fermeture de l'entreprise ne résoudra la situation de l'emploi pour les quelques trois cents salariés qui se retrouveront à la rue en octobre prochain.

Le NPA condamne les provocations de la direction de Molex USA, sa décision de fermer l'entreprise de Villemur-sur-Tarn coûte que coûte et réaffirme son soutien total à la lutte des salariés de Molex.

Quant à Mr Estrosi, ministre l'industrie, qui s'est offusqué des « actes de violence exercés par une minorité », il ferait bien d'être scandalisé par les agissements d'une direction d'entreprise qui entend fermer un site qui fait des profits sans égard pour le sort des salariés et de leurs familles. Il ferait bien de prendre les mesures nécessaires pour empêcher la fermeture de l'entreprise et le rapatriement aux USA de la technologie, des machines, du stock.

Le 6 août 2009

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