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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 20:39

Festival de musique, semaine de résistance, camp climat, Alter tour, l'été sera chaud à Notre Dame des Landes du 1° au 9 août

vendredi 31 juillet 2009

banderole_partie_1[1].jpg


Depuis 40 ans, Notre Dame des Landes, un petit village d'irréductibles, résiste dans l'ouest de la France, à l'implantation d'un aéroport international.


Il s'agissait dans les années 70, de créer une base d'accueil transatlantique pour Concorde, sorte de Hub Européen, d'où les passagers du bel oiseau supersonique pourraient atteindre leur destination finale dans le vieux continent. Le projet avait un sens, le vol à plus de Mach 2 ne pouvant se faire qu'au dessus des océans. A l'époque la zone aéroportuaire était dix fois moins peuplée qu'aujourd'hui, cependant les autochtones ne voulaient pas de cet équipement chez eux, leur pays étant un havre de calme et un paradis naturel pour les espèces et pour y vivre.


Le projet Concorde n'a jamais décollé, il est même définitivement enterré, mais le projet initial s'est transformé en un projet pharaonique avec deux pistes et une zone aéroportuaire de plus de 1400 ha (1200 à Roissy) à laquelle s'ajouterait une vaste zone industrielle destinée à alimenter et à digérer le fret du futur plus grand aéroport français destiné au transport des marchandises internationales. Le projet a été monté par quelques lobbyistes, multinationales du bétonnage des transports de la logistique, avec la bénédiction des banques (avant l'effondrement du système). Ils ont su trouver des appuis politiques auprès des élus UMP ou PS des collectivités locales, région, département, communauté de communes, grandes villes, avec Jean Marc Ayrault comme chef de file des Auxiette, Maréchal, Batteux, mais aussi des Fillons, Bachelot, De Charrette, Hunault, Guedon, De Villiers, sans oublier la complicité de quelques communistes qui pour conserver leurs sièges font allégeance au monarque PS du cru.


Au fil du temps le projet «d'Ayraultport»  se révèle de plus en plus décalé et impopulaire. Les réalités financières, industrielles, écologiques, culturelles, sociologiques suscitent de la part des populations locales mais aussi dans tout le pays et dans toute l'Europe, plus de critiques et d'oppositions que d'adhésions. L'opposition commence depuis le citoyen local, l'agriculteur, le résident, et va jusqu'à la commission Européenne qui ne donnera pas son feu vert au financement du monstre, en passant par un collectif d'élus, de plus en plus nombreux, des associations, des collectifs citoyens, des ONG, des partis politiques. La résistance s'organise et le projet a du plomb dans l'aile...


Venez nombreux avec une tente et du matériel de camping, c'est gratuit.

Le site de « La Rolandière » à Notre Dame des Landes est très champêtre mais confortable, vous aurez accès à des  douches, des toilettes sèches et de l'électricité. Pour vous restaurer, vous trouverez plusieurs bars et cuisines autogérées. Pour vous informer et vous documenter, vous trouverez de nombreux stands, dont un stand NPA que nous vous invitons à venir tenir quelques heures. Toute la semaine, vous pourrez participer à des débats (y compris organisées par le NPA*), des projections de films militants, des stages sur la Désobéissance civile et l'action non violente, des animations musicales (si vous faites de la musique, apportez votre instrument et venez vous exprimer en public), et encore beaucoup d'autres choses et de belles rencontres...  

Le Vendredi 7, en fin d'après-midi, un grand débat sera organisé avec des représentants des principales formations politiques de la gauche de gauche sur le thème: 

Comment  les politiques prennent en compte l'écologie ?


Avec : Corinne Morel-Darleux (PG), José Bové (Altermondialiste, Europe Ecologie),  Yannick Jadot (Greenpeace, Europe Ecologie), J-J Boislaroussie et Rachelle Lafontaine (les Alternatifs), Christine Poupin (NPA), Vincent Liegay, Paul Ariès (Objecteurs de Croissance), Aurélien Bernier (M'Pep),  Alliance Ecologique, ...

Au programme par ailleurs :

  • Samedi 1er Août : 
    2° édition du festival «Le Plancher des Vaches» 
    Concert à partir de 20 H

  • Dimanche 2 Août : 
    9ème Pique-Nique des opposants à 12 H

  • Du 3 au 9 Août : 
    CAMP ACTION CLIMAT 
    Ateliers, Débats, forums, Concerts, Projections ...etc.

  • Samedi 8 Août : 
    MANIFESTATION 
    Arrivée de l’Alter Tour, action de masse...

* Au niveau du NPA, nous souhaitons organiser des forums sur les thèmes suivants: 
 
- Qu'est-ce que le NPA ? 
- Ecologie et capitalisme 
- Agriculture et capitalisme 
- Productivisme et écologie 
- Décroissance 
- Biens communs et services publics 
- Transports, aménagement du territoire, urbanisme...

- Privatisation de La Poste (initiative pour l'organisation d'un référendum national) 
... 
Liste non exhaustive, suivant le temps et la bonne volonté de chacun... 

Initiative de la Coordination Anti-Aéroport* soutenue par : ATTAC, CIRCA (clowns activistes), Décroissants radicaux, Europe-écologie , Faucheurs et Semeurs volontaires (44), FASTI, Greenpeace, Nouveau Parti Anticapitaliste, Objecteurs de croissance, le Parti de Gauche, les Alternatifs, Réseau Action-Climat, Réseau No Pasaran, Utopia…

*COORDINATION ANTI-AÉROPORT : ACCV, ACIPA, ADECA, A l’est de l’erdre, ANDE, ATTAC 44-56, BVV, Bretagne Vivante, Collectif anti-marées noires, Confédération Paysanne, FEA, FNAUT, GND, Greenpeace 44, Les Alternatifs 44-56, Les Verts 44, LPO, Malice, MEI 44, Nature-Action, Nature Avenir, Nature et progrès, Objecteurs de Croissance, SDN-L&V, Solidarité-Ecologie, SP 2015, VAS, VAT

www.resistance-ndl.org 
contact@resistance-ndl.org 
ACIPA : 06 71 00 73 69

NPA Nantes: 06 76 74 69 80 

Site de La Rolandière,  44130 Notre Dame des Landes.
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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 20:37

vendredi 31 juillet 2009

pole-emploi-trois.JPG

Les agents de Pôle emploi qui paient les pots cassés de la fusion entre l'ANPE et l'Assedic sont en outre submergés par l'afflux de nouveaux chômeurs. Mais plutôt que de procéder à des embauches, le gouvernement sous-traite au privé.


Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi avance son « plan d'urgence » pour la rentrée : aucune embauche n'est prévue au Pôle emploi mais le suivi de 320 000 chômeurs va être transféré à des opérateurs de placement privés (OPP), d'ici 2010. Soit un budget de 100 millions d'euros pour la seule année 2009… La crise sert là encore de prétexte pour éviter de tirer le bilan catastrophique de la fusion de l'ANPE et de l'Assedic, merveilleuse réforme voulue par Sarkozy. Pourtant, tout devait être « simple », comme l'a si souvent répété la direction de Pôle emploi, dont le but était de proposer à « ses clients » un service complet via un interlocuteur unique. Mais plus de six mois après, plus personne ne s'y retrouve : ni les usagers trimballés d'un service à un autre ou d'un conseiller à un autre, ni les agents complètement dépassés par la dégradation de leurs conditions de travail, liée à la fois au contenu de leur mission et à l'augmentation de la charge de travail.


Dans ce contexte, le recours au secteur privé pose plusieurs questions. En termes d'intérêt pour les chômeurs, la dernière étude sur l'impact de l'accompagnement renforcé sur le taux de personnes ayant retrouvé un emploi de plus de six mois démontre qu'à moyens égaux, l'accompagnement proposé par le service public de l'emploi offre des résultats bien meilleurs que ceux du privé. Ainsi, après trois mois de suivi, 5,5 % des demandeurs accompagnés par l'ex-ANPE retrouvaient un emploi contre 1,7 % par les OPP ; après six mois, 8,4% contre 3% et après neuf mois, 16,9% contre 5,7%. Les résultats parlent d'eux-mêmes mais le gouvernement s'entête.

Quant aux effets vis-à-vis des agents du Pôle emploi, selon le directeur général Christian Charpy, la concurrence avec les OPP les stimulerait. Au-delà du mépris envers les salariés de Pôle Emploi - qui subissent quotidiennement la fusion - le gouvernement et la direction essaient de justifier, par tous les moyens, leur politique de privatisation du service public et la transformation des conseillers à l'emploi en police de l'emploi.

Le chômage devient ainsi un marché juteux pour bon nombre d'entreprises : agences d'intérim, cabinets… Ces derniers seront payés en fonction de leurs résultats.


Mais parallèlement, le durcissement des politiques de l'emploi continue : offre raisonnable d'emploi (ORE), qui impose d'accepter des postes éloignés de chez soi avec un salaire au rabais après quelques mois de chômage ; contrôle, à l'aide de lampes UV, des papiers d'identité lors de l'inscription, avec l'obligation pour les conseillers de noter les fausses pièces sans avertir le chômeur ; convocation mensuelle entraînant de nombreuses radiations supplémentaires, alors même qu'il y a peu d'offres d'emploi et de formations.

Alors comment éviter que les OPP, dans une logique de rentabilité, ne contraignent les chômeurs à accepter n'importe quel emploi prétendu raisonnable ?


Le recours au privé permet ainsi à la direction de Pôle emploi de déjouer les résistances des agents n'appliquant pas - pour beaucoup d'entre eux - l'ORE et autres mesures coercitives. 

Dès le départ, Christine Lagarde avait annoncé la couleur. La fusion devait répondre aux besoins du marché du travail : la flexibilité. Il est évident que Pôle emploi a pour seul objectif de répondre aux intérêts du patronat en termes de main-d'œuvre précaire et flexible. Rien de tel donc que des structures imposant aux travailleurs privés d'emploi d'accepter des postes dont personne ne veut, à coup de menaces de sanctions financières.


Devant cette situation, de plus en plus d'agents se révoltent. Il n'y a jamais eu autant de collectifs, de pétitions, d'actions spontanées, concernant les conditions de travail et/ou les missions (ORE, contrôle d'identité).

Il ne reste plus qu'à espérer qu'une grande mobilisation aura lieu à la rentrée, pour lutter contre cette fusion qui démontre chaque jour son incapacité à résoudre quoi que ce soit. 

Le Comité NPA Pôle emploi

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 09:27
1er août 2009







Naomi KLEIN
Nous sommes dans un moment de changements, un moment où le sol se dérobe sous nos pieds et où tout est possible. Ce que nous considérions comme inimaginable il y a un an est devenu possible. Dans des moments comme celui-ci, il est absolument indispensable de clarifier au maximum ce que nous voulons parce que nous pourrions obtenir gain de cause. Les enjeux sont donc élevés.

Ces derniers temps, généralement je parle du plan de sauvetage. Nous devons tous comprendre ce plan parce qu’il s’agit d’un cambriolage qui se déroule sous nos yeux, le plus grand vol de toute l’histoire monétaire. Mais aujourd’hui, je voudrais aborder les choses sous un autre angle : que se passera-t-il si le plan de sauvetage est un succès, si le secteur financier est sauvé et que l’économie retrouve ses marques d’avant la crise ? Est-ce que c’est ça que nous voulons ? Et après, à quoi ressemblerait le monde ?

La réponse est qu’il ressemblerait à Sarah Palin. Entendez-moi bien, ce n’est pas une plaisanterie. Je crois que nous n’avons pas prêté suffisamment attention à la signification du phénomène Palin. Réflechissez : Sarah Palin a surgi en grand fanfare sur la scène internationale comme candidate à la vice-présidence le 29 août lors d’un meeting électoral de McCain. Exactement deux semaines plus tard, le 14 septembre, la société Lehman Brothers s’effondrait en déclenchant la crise financière.


Ainsi, d’une certaine façon, Palin a été la dernière expression claire et nette d’un capitalisme qui menait son petit chemin juste avant que ne se produise la grande débandade. Et c’est trés utile parce qu’elle nous montre – avec ses mots simples à elle, sans fioritures – la direction que prenait l’économie US avant la crise actuelle. En nous offrant un aperçu de l’avenir, auquel nous avons échappé de justesse, Palin nous offre l’occasion de poser une question essentielle : est-ce bien la direction que nous voulons prendre ? Voulons-nous sauver le système d’avant la crise, le remettre dans l’état où il était avant le mois de septembre dernier ? Ou voulons-nous profiter de la crise, et du mandant électoral accordé aux dernières élections en faveur d’un vrai changement, pour transformer radicalement le système ? Il nous faut être clair dans nos réponses parce que depuis les années 30 nous n’avons pas connu une telle combinaison de crise grave avec un mandant démocratique progressiste en faveur d’un changement. Si nous ne saisissons pas cette opportunité, nous la perdrons.


Et que nous disait donc Sarah Palon sur ce capitalisme ronronnant avant d’être si soudainement interrompue par la crise ? Rappelons-nous, avant son apparition, l’opinion publique US avait enfin commencé à prendre la mesure de la gravité du changement climatique, à comprendre que notre activité économique était en guerre contre la planète et qu’un changement radical était urgent. Ce débat avait lieu : on voyait des photos d’ours polaires sur la couverture du magazine Newsweek. C’est alors que Sarah Palin est arrivée. Son message était le suivant : tous ces écolos, ces progressistes, ces âmes charitables ont tout faux. Il n’y a rien à changer. Il n’y a rien à repenser. Continuez de conduire vos voitures, allez faire vos courses chez Wal-Mart (gigantesque chaîne de distribution – NdT) et achetez tout ce que vous voulez. Tout ça grâce à un lieu magique appelé l’Alaska. Venez tous en Alaska et servez-vous. « Américains, » a-t-elle dit à la Convention Nationale Républicaine, « nous devons forer pour extraire plus de notre propre pétrole et gaz. Faites confiance à une nana qui connaît bien le Nord de l’Alaska, ce n’est pas ce qui manque là-bas. »

Et la foule qui assistait à la convention a répondu en chantonnant en boucle : « fors, poupée, fors ! » ("drill, baby, drill" voir video – connotation sexuelle non voilée, NdT).


En observant cette scène à la télévision, une effrayante mixture de sexe, de pétrole et de chauvinisme, je me souviens d’avoir pensé : « Mince... la convention républicaine s’est transformée en convention pour baiser la Planète Terre ». Littéralement.


Mais les propos de Palin sont inscrits dans les gènes du capitalisme : l’idée que le monde n’a pas de limites. Ce qu’elle disait en substance était qu’il n’y avait jamais de conséquences, ni de pénuries dans la vraie vie. Parce qu’il y aura toujours une nouvelle frontière, un autre Alaska, une autre bulle. Allez à sa découverte. Demain ne viendra jamais.


Il s’agit là du mensonge le plus réconfortant et le plus dangereux qui soit : le mensonge d’une croissance infinie sur une planète finie. Il ne faut pas oublier que ce mensonge était incroyablement populaire durant ces deux premières semaines, avait la chute de Lehman. Malgré le bilan de Bush, Palin et McCain menaient dans les sondages. Sans la crise financière, et le fait qu’Obama se soit adressé aux travailleurs en proposant de remettre en question les dérégulations et le fonctionnement de l’économie, ils auraient été élus.

Le Président nous dit qu’il veut regarder vers l’avenir, pas vers le passé. Mais pour contrer le mensonge de la croissance éternelle et des ressources inépuisables qui est au coeur de la crise à la fois écologique et financière, il faut regarder en arrière. Et il faut regarder loin en arrière, bien au-delà des huit années de Bush et Cheney, jusqu’à la fondation de ce pays, jusqu’à l’idée même d’un pays bâti par des colons.


Le capitalisme moderne est né en même temps que la soi-disant découverte des Amériques. Et ce fut le pillage des ressources naturelles incroyables des Amériques qui engendra le capital qui a permis l’avénement de la Révolution Industrielle. Les premiers explorateurs parlaient de ce pays comme d’un nouveau Jérusalem, une terre aux ressources infinies, où on pouvait se servir, si vaste que le pillage ne prendrait jamais fin. Cette mythologie est présente dans nos écritures bibliques – d’inondations en reconstructions, de cendres en renaissances – et est au coeur du Rêve Américain qui se réinvente sans cesse. Selon ce mythe, nous n’avons pas à vivre avec notre passé, avec les conséquences de nos actes. Nous pouvons toujours nous échapper et tout recommencer ailleurs.


Evidemment, de telles histoires ont toujours constitué un danger pour tous ceux qui vivaient déjà sur ces terres nouvellement « découvertes » ainsi que pour tous ceux réduits à l’esclavage pour les exploiter. Mais c’est désormais la planète elle-même qui nous dit que nous ne pouvons plus croire à ces histoires d’éternels recommencements. C’est pour cela qu’il est si important de souligner qu’au moment même où une sorte d’instinct de survie du genre humain avait commencé à s’imposer et que nous paraissions enfin conscients des limites naturelles de la Terre, Palin est arrivée comme la nouvelle incarnation du chevalier-colon qui disait : venez donc en Alaska. Il y en aura toujours plus. Ne réfléchissez pas et servez-vous.

Il ne s’agit pas de Sarah Palin. Il s’agit de la signification de ce mythe de la « découverte » tojours renouvelée, et de ce qu’il nous enseigne sur le système économique qu’ils veulent sauver à coups de milliards et de milliards. Ce qu’il dit, c’est que le capitalisme débridé nous mènera au-delà du point de non-retour. Et le capitalisme tentera à n’importe quel prix d’éviter d’avoir des comptes à rendre, que ce soit en termes financiers ou écologiques. Parce qu’il y en aura toujours plus. Un nouveau rafistolage. Une nouvelle frontière.


Ce message se vendait bien, et se vend encore. Il a fallu l’écroulement du marché financier pour que les gens se disent « peut-être que Sarah Palin n’est pas un bon choix pour le moment. Prenons plutôt le type intelligent qui nous sortira de la crise. »


J’ai pratiqment l’impression qu’on nous a donné une dernière chance, une sorte de sursis. J’essaie de pas verser dans l’apocalyptique, mais les textes scientifiques que j’ai lus sur le réchauffement climatique font peur. Cette crise économique, aussi terrible soit-elle, nous a sauvé du gouffre écologique vers lequel Sarah Palin voulait nous conduire et nous a donné un tout petit répit pour changer le cours des choses. Et je crois qu’il est significatif que lorsque la crise a frappé, il y a eu presque comme un soulagement, comme si les gens savaient qu’ils avaient vécu au-dessus de leurs moyens et qu’ils avaient fini par se faire attraper. D’un seul coup, nous avions l’autorisation de faire collectivement autre chose que les courses et ça, ça a touché plus d’une corde sensible.


Mais le mythe est toujours présent. L’aveuglément obstiné face aux conséquences, symbolisé par Sarah Palin, est enraciné à Washington et se reflète dans la réponse apportée à la crise. Ils refusent de voir la gravité de la situation. Washington préfère jeter des milliards et des milliards dans un trou noir plutôt que d’en mesurer la profondeur. C’est pour vous dire leur degré d’obstination à se voiler la face.


Et il y a beaucoup d’indices qui montrent un retour de cette vieille pensée. Les salaires à Wall Street sont presque au même niveau qu’en 2007. Il y a une certaine excitation dans les annonces de reprises des marchés financiers. « Alors, on peut arrêter de culpabiliser ? » peut-on pratiquement entendre dire chez les commentateurs. « Ca y’est, la bulle est revenue ? »

Et ils ont peut-être raison. Cette crise ne tuera pas le capitalisme, ni ne le changera de manière significative. Sans une énorme pression populaire en faveur de réformes structurelles, la crise ne sera au final qu’un ajustement trés douloureux. Le résultat sera un accroissement des inégalités, plus grandes encore qu’avant la crise. Parce que les millions de personnes qui sont en train de perdre leurs emplois et leurs maisons ne seront pas tous réembauchés de sitôt. Et les capacités de production sont très difficiles à reconstituer après leur liquidation.


Le terme de « sauvetage » est tout à fait approprié. Les marchés financiers sont en train d’être secourus afin de maintenir le navire du capitalisme financier à flot. Mais ce n’est pas de l’eau qu’ils sont en train d’écoper, mais des gens. Ce sont des gens qui sont en train d’être jetés par dessus bord au nom du « redressement ». Le résultat sera un vaisseau encore plus performant et plus agressif. Beaucoup plus agressif. Parce que plus il y aura d’inégalités – les super riches vivant aux côtés des super misérables – plus il faudrait faire preuve d’insensibilité. On a besoin de se croire supérieurs à ceux qui sont exclus pour pouvoir dormir tranquille la nuit. C’est ce système là qui est en train d’être sauvé : le même qu’avant, mais plus agressif encore.

Et la question qui se pose à nous est la suivante : notre tâche consiste-t-elle à écoper ce navire, le plus grand bateau pirate jamais connu, ou de le couler et le remplacer par un autre plus solide, où il y aurait de la place pour tout le monde ? Un bateau qui n’aurait pas besoin de ces purges rituelles pendant lesquelles nous jetons nos amis et nos voisins par-dessus bord pour sauver ceux qui voyagent en première classe ? Un qui comprendrait que la Terre n’a pas les moyens de nous faire vivre tous avec plus en encore plus. Mais que cette terre a les moyens, comme l’a récemment déclaré à l’ONU le président de la Bolivie, Evo Morales, « pour tous de vivre bien ».


Ne vous y trompez pas : le Capitalisme sera de retour. Et le même message sera de retour, colporté probablement par de nouveaux visages : vous n’avez pas besoin de changer. Continuez à consommer tout ce que vous voulez. Il en reste encore plein. Fore, poupée, fore. Peut-être trouverons-nous un bricolage technologique qui résoudra tous nos problèmes.

C’est pour cela que nous devons être clairs dés maintenant. Le Capitalisme pourra survivre à la crise. Mais le monde ne pourra pas survivre à un autre retour du capitalisme.

Naomi Klein

adaptation d’une intervention du 2 mai 2009 à la conférence du 100ème anniversaire du magazine The Progressive, publié par The Progressive dans son édition d’aout 2009. http://www.progressive.org/klein0809.html

Traduction VD pour le Grand Soir

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 10:44

Le Telegramme 30 juillet 2009


L'association les «Folies gourinoises», présidée par Bernard Raynal, propriétaire de la discothèque Le Starman de Gourin, reconduit, samedi, le Festi-gay, sorte de gay-pride à la bretonne, qui avait rassemblé plus de 5.000 personnes, l'an dernier, au centre-ville de Gourin.

 Placé sous le signe de la fête et des libertés individuelles, il se donne aussi comme mission de lutter contre les discriminations et toutes formes d'homophobie et de faire de la prévention.

40e anniversaire de la gay-pride de New York

Deux ou trois chars des communautés gays du Grand Ouest (Quimper, Brest, Rennes, Rouen...) sont annoncés pour la fête avec la participation des «Soeurs de perpétuelle indulgence du couvent de Paris», chacune en tenue très personnalisée pour prêcher la bonne parole en matière de prévention. Cette année, c'est aussi le 40e anniversaire de la gay-pride de New York. Une manifestation qui commémore les événements qui débutèrent le 28 juin 1969, au Stonewall Inn, bar au coeur de Greenwich Village, fréquenté par bon nombre de travestis, qui se sont insurgés contre les fréquentes descentes des forces de police. Le sifflet qui est devenu un symbole, était utilisé pour alerter l'entourage et lui éviter d'être tabassé.

Accepter la différence

«Avec plus de 5.000 personnes en 2008, le Festi-gay de Gourin propulse l'événement au rang des plus grandes gay-pride, appelées aussi Marches des fiertés de France (3.000 à Nantes, 700 à Rennes, en 2006), qui permettent de véritables avancées sur le plan des discriminations. L'an dernier, des échanges intéressants ont eu lieu entre les acteurs du défilé et les spectateurs constitués d'habitants de zone rurale, et cela ne peut être que bénéfique en matière d'ouverture d'esprit et de l'acceptation de la différence de l'autre», explique l'organisateur.

Stand de prévention

Aides du Morbihan (lutte contre le sida) participera à la Marche avec, à ses côtés, l'équipe du CDAG (Centre de dépistage anonyme et gratuit) de Vannes-Lorient, avec un stand d'information.

Pratique

Samedi, à partir de 18h; rassemblement rue de la Gare, à Gourin. Contact: 02.97.23.66.78.

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 10:23


La communauté de communes Paimpol-Goëlo (CCPG) vient d’acquérir la compétence « eau potable » ce qui provoque la dissolution du syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable (SIAEP) du Goëlo. L’un comme l’autre se sont prononcés dernièrement pour la reconduction du mode de gestion actuel, l’affermage, c’est à dire la délégation d’un service public à une société privée.


Aujourd’hui Véolia gère le service de l’eau potable sur le territoire de la CCPG et de l’île de Bréhat. Demain cela pourrait être Suez (La Lyonnaise des Eaux) ou Saur, deux autres multinationales de l’eau, sans que le problème de fond ne disparaisse : on ne peut confier l’exploitation d’un bien commun tel que l’eau à une société privée.


L’intérêt prioritaire d’une société privée est de réaliser un profit pour le compte de son(es) propriétaire(s) c’est à dire l’ensemble des actionnaires dans le cas d’une multinationale. Il n’est pas de garantir la satisfaction au meilleur coût d’un besoin fondamental pour tous les habitants de la CCPG. Véolia, Suez et Saur se sont imposées entre l’eau et l’usager.

Elles ont construit un quasi-monopole de la distribution d’eau, situation dont elles tirent un grand bénéfice en facturant l’accès à la ressource à l’usager. De quel droit une société privée peut-elle faire du bénéfice avec un bien dont la propriété nous est commune ? L’usager doit-il rémunérer aussi l’actionnaire pour jouir de son bien ? Avec une société privée, les usagers sont toujours sûrs de payer leur eau plus cher qu’ils ne le devraient !


Les associations de défense des usagers dénoncent de longue date cette situation. Les rapports réguliers de l’Assemblée Nationale et récemment une enquête de l’association « 50 millions de consommateurs » pointent un surcoût d’au minimum 20% sur la facture de l’usager. La gestion publique de l’eau est toujours la moins chère, voilà la réalité !


D’autres solutions existent : la régie totale où le service de l’eau redevient public et une solution de transition vers la régie totale, la régie partielle.

La taille de la collectivité territoriale n’a rien à voir, c’est une question politique comme l’affirme le maire de Varages dans le Var.

Cette petite commune de mille habitants a repris en main la gestion de son eau en 2002 suite à la mobilisation de sa population et à l’élection d’une nouvelle équipe municipale. Les élus précédents ont considéré qu’il était plus facile de s’en remettre à des professionnels (Suez en l’occurrence) mais le service de l’eau s’est rapidement détérioré : trop de Chlore dans l’eau, un prix de l’eau à la hausse suite à d’importantes fuites, un centre de gestion trop éloigné, trop peu de personnels …

La reprise en main s’est faite progressivement sur trois ans avec l’aide de plusieurs sociétés de conseil privées. Cette expérience concrète de re-municipalisation du service de l’eau a débouché en 2005 sur un appel aux élus et usagers des communes et intercommunalités pour une gestion publique de l’eau potable en France, « l’appel de Varages ». Aujourd’hui, on retrouve toute l’expérience et toutes les compétences désirées dans les collectivités territoriales qui ont fait le choix d’un service public de l’eau.


La CCPG s’est engagée dans son projet de territoire « à repenser le mode d’organisation actuel de la protection, de la gestion, de la distribution et du traitement de la ressource avec, pour objectif, une amélioration plus rapide et substantielle de la qualité de l’eau et du service rendu à la population ». Pour les raisons évoquées ci-dessus et pour bien d’autres non exposées ici, la récente décision de la CCPG trahit cet engagement.


Au delà de la question de l’eau potable en Paimpol-Goëlo, c’est la pratique de la démocratie locale qui est en cause :
- Comment des élus peuvent-ils prendre des décisions contraires au projet de territoire de la communauté de communes, sorte de contrat moral passé avec ses habitants ?
- Comment une décision aussi importante peut-elle être votée à bulletin secret ? Les élus délégués à la communauté de communes s’exonèrent-ils ainsi à bon compte de leur responsabilité politique ?
- Comment est-ce possible qu’une décision aussi importante ne soit pas soumise à l’avis de la population ?
- Quelle est la représentativité des élus communautaires ?

Si la pratique démocratique n’est pas effective, il faut s’exprimer autrement.

C’est pourquoi nous vous proposons de signer une pétition afin de faire entendre aux élus les choix des citoyens que nous sommes. Rendez-vous donc tous les mardi sur le marché de Paimpol ou dans les événements que nous organiserons au cours de l’été sur Paimpol et ses environs.

Par NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE Comité de LANNION



L’eau n’est pas une marchandise !


D’ici la fin de l’année, les habitants du Goëlo ont l’opportunité de reprendre en main la gestion de l’eau sans les pénalités qu’occasionnent une rupture de contrat avec un opérateur privé. C’est l’occasion de rappeler quelques évidences alors qu’on tente aujourd’hui une nouvelle fois de noyer le débat de fond sous des études techniques soi-disant impartiales ...

L’eau n’est pas une marchandise !

L’eau est nécessaire à chaque être humain. Cette ressource abondante nous appartient collectivement. Nul ne peut nous interdire d’y avoir accès ni même pouvoir la contrôler encore moins en faire commerce … en théorie. Dans la pratique, des multinationales contrôlent l’accès à ce bien commun sur une large majorité du territoire national. De cette situation de quasi-monopole, elles tirent grands profits sur le dos des usagers : c’est la marchandisation de l’eau.

Le privé fait augmenter les prix !

Où est l’intérêt pour une multinationale comme Véolia si elle ne peut dégager de marge, si elle ne peut engranger de profits pour rémunérer ses actionnaires ?! Soyons sérieux … La pratique commerciale est courante : afficher un prix plus bas que son concurrent pour décrocher le marché pour ensuite tondre tranquillement le client qui s’est engagé sur une longue durée. En l’occurence, le tondu aujourd’hui c’est nous tous !

Ces sociétés remplacent le coût d’exploitation de la ressource que l’on retrouve dans la gestion 100% publique et qui est simple à déterminer par un prix. Ce prix est fixé au début du contrat et évolue régulièrement à chaque échéance selon une formule délibéremment obscure qu’elles sont au final les seules à maîtriser. Unique élément dont on peut être sûr : ce prix est largement déconnecté de leurs frais réels comme l’ont démontré de nombreuses associations d’usagers ce qui leur permet au final de dégager la fameuse marge, garantie de leur bonne santé en Bourse.

Trêve de technique, les faits sont têtus à l’inverse du résultat d’une étude qui fluctue au gré de celui qui la commande : les rapports officiels (Assemblée nationale) situent le prix de l’eau distribuée par le privé dans une fourchette de 27 à 44 % plus élevée que le prix de l’eau distribuée par les régies publiques !

Pour un service public de l’eau !

Les impératifs liés à la gestion d’une ressource telle que l’eau sont incompatibles avec la délégation d’un service public à une société privée dont l’unique fonction est de rémunérer ses actionnaires. L’eau doit être gérée sous le contrôle de la population et ce dans une totale transparence pour éviter les dérives auxquelles nous avons assisté ces dernières années, ici ou ailleurs. Aujourd’hui, l’état se défausse sur les élus des collectivités territoriales. Demain, il s’agira de créer un véritable service public de l’eau. Quel autre meilleur moyen que de récupérer ce que nous avons payé ?

Pour Véolia & consorts, une seule réponse : la nationalisation !
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 10:17

jeudi 30 juillet 2009

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Crédit Photo: Photothèque Rouge/Franck Houlgatte

 

Le virus de la grippe A frappera sûrement à la rentrée. Bien que peu dangereux, les multiples attaques qu'a subi notre système de santé, rendront la situation plus difficile, surtout pour les populations fragilisées. 

 

Dans les deux ou trois mois à venir, la France va connaître un premier pic épidémique de grippe A/H1N1. La bonne nouvelle, c'est que - pour l'instant -  le virus est peu virulent, ce qui signifie qu'il tue très peu, par pneumonie virale ou, surtout, par surinfection bactérienne. Dans la plupart des cas, paracétamol, hydratation et masque respiratoire suffiront donc. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il est très contagieux : 30 à 50 % de la population française pourraient être touchés au cours de plusieurs pics pandémiques, contre moins de 10 % chaque année.

O
n imagine la désorganisation économique et sociale, qui sera d'autant plus rudement ressentie que les populations sont fragilisées et que l'Etat social est en retrait. Le bilan sera alourdi par les faiblesses de notre système de santé et de solidarité, marqué par des décennies de politiques de fermeture de lits, de réduction de personnels, de gestion de la pénurie à travers les déserts médicaux, les dépassements d'honoraires, la mise à l'écart des patients bénéficiaires de la CMU, le retard pris dans la solidarité vis-à-vis des personnes âgées ou isolées.


Il sera encore aggravé par le mépris gouvernemental pour les personnels, quand on pense par exemple que rien n'est prévu pour fournir gratuitement en masques les aides à domicile, qui accompagnent des milliers de personnes âgées ou fragilisées. Ou que le Tamiflu sera seulement remboursé, et non gratuit, pour ceux qui en auront besoin!


S'il ne réduit que de 30% le nombre de malades chaque année, le vaccin antigrippal saisonnier diminue de 50% les complications et de 80% la mortalité. Pour un milliard d'euros, le gouvernement français a acheté 90 millions de doses du futur vaccin, ce qui correspond à deux injections pour 45 millions de personnes. Un vaccin qui arrivera sûrement trop tard pour le premier pic, mais la pandémie grippale frappe toujours deux fois. Depuis 2005 avec la grippe aviaire, on s'attend à une pandémie.


Pourtant la capacité mondiale de fabrication du vaccin, confiée tout entière au privé, est limitée à 675 millions de doses pour 6,5 milliards d'habitants, du fait de sa faible rentabilité. Les pays du Sud en seront privés. Ils payeront un lourd tribut à la grippe, car les politiques menées sous l'égide du FMI et de la Banque mondiale ont aussi détruit les systèmes de santé publique, tandis que la défense acharnée par l'Organisation mondiale du commerce du droit de propriété intellectuelle sur les médicaments rend antibiotiques et Tamiflu hors de portée pour les plus pauvres.


Née probablement dans les immenses usines de porc de l'agrobusiness américain au Mexique, la gestion de l'épidémie laissée à l'Etat et au marché capitaliste, surtout en ces temps de crise internationale, sera payée avant tout par les plus pauvres. Il appartient au mouvement ouvrier d'imposer une autre logique de solidarité internationale, d'égalité d'accès aux soins et aux vaccins, de protection des personnes avant les profits, dans la définition notamment des plans de continuité d'activité économique…


Reste une grande incertitude, pour un virus qui mute et se recombine rapidement : une recombinaison génétique qui ajouterait une forte mortalité à sa forte contagiosité. C'est le scénario catastrophe de la grippe espagnole de 1918, dont le bilan est de 40 à 100 millions de morts. De nouveaux virus circulaient dés 1916 et brutalement la mortalité a bondi à près de 2,5 % aux USA en 1918. Mais à cette époque, ni la réanimation respiratoire, ni les antibiotiques n'existaient. Plus vite ce virus s'éteindra - on en revient au vaccin - plus vite cette menace s'éloignera.


Frank Cantaloup

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 19:22






Téléchargez gratuitement un livre de photos sur la lutte de Naval Gijon (Asturies Espagne) fait par les journalistes,solidaires, qui ont couvert le conflit social.


link



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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 19:02


Ce matin, nous avons eu droit à Michel Rocard sur Inter... je vous épargne le soliloquage d'un homme politique brillant mais qui hélas n'a pu s'arrêter au bon moment.

Je vous épargne également le couplet sur Sarkozy qui applique des idées social-démocrates... j'attends encore la liste des mesures de non régression sociales... Ce n'est pas pas tout de le dire encore faut-il être en mesure de le démontrer.

Non, ce qui m'a réellement interpellé c'est qu'il reconnaît faire partie du gouvernement Sarkoy/Fillon...  "Mais je rappelle que c'est un avis et que le gouvernement reste maître de sa décision, qu'il prendra au moment où nous ferons le projet de loi de finances pour 2010."

Je ne savais pas qu'il revenait à un membre de l'opposition d'élaborer la loi de finance avec la majorité en place...

Sinon, les foyers "modestes" seront rassurés la taxe carbone devrait être compensée... c'est comme si c'était fait... Le président du travailler plus pour gagner plus est vraiment trop fort...

http://marc.vasseur.over-blog.com/article-34104418.html
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 18:44

LE MONDE | 27.07.09 JÉRUSALEM CORRESPONDANCE


Salah Hamouri ne quittera pas sa geôle. Ainsi en a décidé, dimanche 26 juillet, le comité de révision des peines de l’Etat juif. Le jeune Franco-Palestinien, incarcéré depuis mars 2005 en Israël et condamné en avril 2008 à sept ans de prison pour son implication supposée dans un improbable complot, sollicitait une libération anticipée.


Depuis 2001, une loi israélienne autorise les détenus ayant purgé les deux tiers de leur peine à en faire la demande. Mais la commission, réunie dans la prison de Gilboa, au nord d’Israël, a répondu par la négative.


Salah, âgé de 24 ans, fils de Denise Guidoux, originaire de Bourg-en-Bresse, et de Hassan Hamouri, résident de Jérusalem, est jugé "trop dangereux" pour être libéré.


Aux yeux de la justice israélienne, le jeune homme est coupable d’avoir eu l’intention d’assassiner le rabbin Ovadia Yossef, chef du parti séfarade Shas. Menacé d’une peine largement supérieure à sept ans s’il s’entêtait à contester l’accusation, Salah avait plaidé coupable.


Mais le dossier ne repose sur aucune preuve : ni armes, ni plan, ni début d’exécution. Le tribunal a juste établi que Salah Hamouri était passé en voiture devant le domicile du rabbin. Cet élément, ajouté à une accusation d’appartenance au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un petit parti de gauche, ont suffi à le faire condamner par un tribunal militaire.


Consciente du fait que les prisonniers palestiniens n’obtiennent quasiment jamais de remise de peine, à l’inverse des détenus juifs, fussent-ils meurtriers, la famille Hamouri avait malgré tout espéré une mesure de clémence.


INTERVENTIONS VAINES


Le 25 juin, rompant avec l’indifférence polie qu’il manifestait jusque-là - contrastant avec son engagement immédiat auprès de la famille du caporal franco-israélien Gilad Shalit, otage du Hamas -, Nicolas Sarkozy avait fait recevoir Denise Hamouri par son conseiller pour le Proche-Orient, Boris Boillon.


Selon lui, le président de la République a ensuite transmis une lettre au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, lui demandant de s’assurer que Salah bénéficie des dispositions de la loi de 2001. Une démarche identique aurait été menée auprès de l’ambassade d’Israël à Paris.


Ces interventions sont restées vaines. Envoyé à la prison de Gilboa suivre l’audience de la commission, Stéphane Harzelec, le consul-adjoint de Haïfa, n’a pas été autorisé à y pénétrer. Dans l’attente de la décision, il a piétiné devant la porte de l’établissement où Salah Hamouri risque désormais de rester jusqu’en novembre 2011.

 

BLOG: link

 



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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 18:33


Le samedi 3 octobre de 14h à 18h, le Centre Social des Abeilles avec l’aide de Linux Quimper, va organiser une re-distribution gratuite d’ordinateurs déclassés par des administrations qui auront été reconditionnés avec des Logiciels Libres. Un atelier d’initiation à GNU/Linux Xubuntu et aux logiciels libres installés sur ces machines précédera ce don d’ordinateurs.

Cette redistribution d’ordinateurs s’adresse essentiellement à des personnes en situation financière précaire et à des associations de l’économie sociale et solidaire:
inscription préalable auprès du Centre Social des Abeilles - 4, rue Sergent Le Flao - 29000 Quimper - tél. 02.98.55.33.13.

Dans le même temps aura lieu une "Install Party" qui permettra aux personnes avec l’aide des membres de Linux Quimper, d’installer sur leur ordinateur GNU/Linux et de s’initier à ce système équivalent à Windows de Microsoft ou à MacOS d'Apple, et aux logiciels libres

http://www.linuxquimper.org/2009/07/3-oct-09-install-party-et-redistribution-dordis-aux-abeilles/


 
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