Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 08:35


0000195660-0_w_429_h_212.jpg

 

Réunis en assemblée générale ce jeudi 23 juillet à 13h, les salariés de New Fabris ont décidé de continuer leur mouvement car ils considèrent que les 11 000 euros avancés par M. Estrosi la veille ne sont pas suffisants.


Nous exigeons toujours une prime de licenciement de 30 000 euros en plus des indemnités légales.


Nous appelons l’ensemble des salariés des entreprises qui, comme nous,sont sous la menace d’une fermeture de leur entreprise ou de licenciements, du bassin châtelleraudais et de toute la France, à nous contacter de façon à coordonner nos luttes et à former un collectif contre les patrons voyous et licencieurs...


Nous appelons l’ensemble des salariés en lutte pour l’emploi à une manifestationà Chatellerault jeudi 30 juillet à 14h.


Vous pouvez nous contacter en écrivant à : newfabrisenlutte@yahoo.fr


Communiqué de la CGT New Fabris, Châtellerault, le 23 juillet à 17h.

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 08:31

Communiqué du NPA.

Les dépenses énergétiques représentent déjà 2 300 euros en moyenne pour un foyer, soit plus d’un mois de revenus pour de très nombreux ménages.


Le rapport de M. Rocard propose au gouvernement, pour lutter contre le changement climatique, une ponction supplémentaire de 300 euros, à la compensation aléatoire et partielle. Alors que le droit à l'énergie doit être un droit fondamental pour tous, avec la taxe carbone il deviendra de plus en plus un luxe.


Plus de 50% des 8 milliards d’euros par an récupérés par l’Etat serait ponctionné sur les ménages. La tentation sera forte d’utiliser ce pactole pour compenser la disparition de la taxe professionnelle ou pour offrir aux patrons un allégement de charge sociale.


Sous prétexte de lutte contre le changement climatique, le gouvernement ferait payer aux travailleurs un nouveau cadeau au patronat.Le projet de taxe carbone doit être abandonné.


Baisser de 80 à 95% nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 exige des changements économiques, sociaux et structurels profonds.


Pour faire face aux défis climatiques qui nous attendent, il est urgent de prendre des mesures radicales :

-transports en commun gratuits et de qualité,

-plan de réhabilitation des logements mis en œuvre par un nouveau service public du logement et financé grâce aux surprofits des compagnies pétrolières et gazières,

-programme public de développement de l’énergie solaire financé par la réorientation des crédits actuellement alloués au nucléaire,

-remise en cause de l'éloignement domicile-travail, de l'éclatement au niveau mondial du processus de production qui fait exploser le transport et le rejet de CO2.


Le 23 juillet 2009.

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 10:45


699_image.jpg

Depuis 30 ans, environ 300 personnes, en majorité des jeunes et des personnes de couleur, ont été tuées par la police. Un nombre plus qu'insignifiant de policiers ont été condamnés pour ces «  bavures ».


C'est à la suite de la mort d'un jeune qu'une première révolte avait éclaté dans les quartiers populaires, en octobre 1990, à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise. La politique systématique de couverture des « bavures » par les pouvoirs publics et de mise hors de cause de la police dans les heures qui suivent, sans qu'aucune enquête préalable n’ait été engagée, donne aux policiers un sentiment d'impunité permanente.


L'utilisation du flash-ball et du pistolet Taser, présentés comme moins dangereux que les armes traditionnelles, multiplie les risques de blessure et de mort. Car les policiers n'ont pas à justifier leur usage de la même manière que pour les armes à feu. Concernant le flash-ball, la Commission nationale de déontologie de la sécurité a même dénoncé, à plusieurs reprises, l'usage inapproprié de cette arme par la police.


L'Etat français s'est doté d'une police de maintien de l'ordre et non d'enquête. Tout un arsenal de lois répressives, votées depuis 2001 (la première étant la loi de sécurité quotidienne du socialiste Daniel Vaillant), renforce la mise en place d'un Etat pénal et sécuritaire. La police s'est vue accorder de plus en plus de pouvoir, au détriment de la justice. Même si nous n'avons pas d'illusion sur le fait que la justice soit une justice de classe, celle-ci doit tout de même respecter un certain nombre de procédures garantissant les droits des personnes.


Les jeunes et les habitants des quartiers populaires sont les premiers à subir les agissements de la police. La mise en place des brigades anticriminalité (BAC) a permis à la police de multiplier les contrôles au faciès (le même jeune peut être contrôlé plusieurs fois dans la même journée), les fouilles au corps humiliantes, les arrestations musclées avec la technique de la clé d'étranglement (ce qui a coûté la vie à Hakim Ajimi, l'an dernier, à Grasse). Le NPA est d'ailleurs engagé dans la campagne «Police, personne ne bouge», afin de dénoncer ces agissements.


La pratique des humiliations (tutoiement systématique, fouilles au corps), qui touchait essentiellement les jeunes des quartiers populaires et/ou issus de l'immigration, s'est largement étendue à toutes les personnes arrêtées lors des manifestations et des initiatives militantes. La fouille au corps récente de plus de 70 agents d'EDF, arrêtés lors d'une initiative au siège patronal du gaz alors qu’ils étaient en grève reconductible, en est une illustration très parlante.


L'objectif de l'Etat est de faire peur à tous ceux et toutes celles qui résistent. La police est naturellement le bras armé de cette politique. Parallèlement aux politiques libérales qui engendrent chômage et précarité, il faut une police et une justice qui encadrent toute velléité de résistance et toute révolte. C'est le sens des lois répressives. Elles incluent par ailleurs un fichage massif de la population.


Jusqu'à présent, les quartiers populaires ont payé et payent encore le plus lourd tribut en termes de morts, de blessés et d'humiliations commis par la police mais, de plus en plus, les militants sont visés par ces agissements.


En ce qui concerne la police, le NPA exige dans l'immédiat son désarmement (ce qui inclut le flash-ball et le Taser), ainsi que la suppression des BAC.  

Anne Leclerc

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 10:44


9285_image.jpg

« Chantage à la bombonne de gaz », s'indigne l'UMP, parlant avec mépris du geste des 366 ouvriers de New Fabris, à Châtellerault (Vienne), qui ont menacé de faire exploser leur usine si Renault et PSA, les donneurs d'ordre, ne lâchaient pas une prime de licenciements de 30000 euros.


Après ceux de Nortel et de JLG…  Chantage, dénoncent les bonnes âmes du parti au pouvoir, craignant la contagion de la révolte ouvrière. « Fumiers! Vous allez faire mourir des familles entières », répond un ouvrier aux patrons de PSA et de Renault, au gouvernement qui refuse « le dialogue sous la menace »!


Quelle indignation hypocrite, de la part de ceux-là mêmes qui se félicitent que la Bourse monte de nouveau. Même le journal patronal Les Echos est obligé de reconnaître que «la violence exacerbée des salariés condamnés répond à la violence glacée des affaires », la violence de la recherche constante du moindre coût pour le maximum de profits sous le fouet de la concurrence. Mais comment mettre sur le même plan le froid et inhumain cynisme des financiers et la légitime révolte, la légitime défense ouvrière ?


Les travailleurs de New Fabris, de Nortel et de JLG, comme bien d'autres, sont contraints de se battre le dos au mur pour vendre leur peau. Pourtant, c'est bien l'ensemble des salariés qui est touché par «la violence glacée des affaires». L'indigne et violent chantage du chômage plane sur chacune et chacun. Les jeunes qui arrivent sur le marché du travail vont trouver directement le chemin du Pôle emploi.


Il est du devoir des organisations ouvrières, de la gauche syndicale et politique d'engager toutes leurs forces dans la préparation d'un mouvement d'ensemble pour faire payer les frais de la crise au patronat, aux financiers aux classes privilégiées. C'est l'intérêt de toute la population. Oui, il faut que ça pète, mais tous ensemble, pour faire plier gouvernement et patronat et imposer la garantie de l'emploi et du salaire. C'est bien cet affrontement, cette explosion sociale, qu'il faut préparer.


Yvan Lemaitre

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 10:42


Le 20 juillet le gouvernement américain a commémoré le quarantième anniversaire des premiers pas de l'homme sur la Lune. La prouesse technique comme le courage et la maîtrise des trois astronautes qui avaient osé se lancer le méritent amplement. Car ce voyage n'est pas seulement le symbole de ce que la science peut produire de meilleur, il est aussi un exemple de ce dont l'humanité sera capable lorsqu'elle sera parvenue à se débarrasser du carcan de l'oppression.

Par sa spectaculaire réussite bien sûr, mais aussi par les méthodes auxquelles l'État américain a dû recourir pour rattraper et dépasser l'Union Soviétique dans la course aux étoiles. Les États-Unis, malgré leur supériorité économique, avaient en effet été devancés par l'URSS et ses Spoutniks. Pour regagner le terrain perdu, ils ont dû s'inspirer de l'efficacité des méthodes de centralisation et de planification de leur rivale.

Foin de son credo sur la libre entreprise, l'initiative individuelle, la concurrence et la loi du marché : le gouvernement américain forma une administration spéciale, la NASA, et lui donna tous les moyens nécessaires. Tous les centres de recherche qui avaient quelque chose à voir avec l'espace, qu'ils dépendent de l'armée, de l'aviation, de la marine ou de l'industrie, furent regroupés sous l'autorité de la NASA. Des programmes de recherche furent confiés aux universités, qui aux États Unis sont privées, et leur bonne exécution fut contrôlée par l'administration. La même méthode fut utilisée vis-à-vis des industries auxquelles la NASA confiait certaines fabrications. L'ensemble, c'est-à-dire le travail de plusieurs centaines de milliers de personnes pendant dix ans, était coordonné et planifié pour permettre de prendre pied sur la Lune avant 1970.

Rien ne fut laissé au hasard, ce qui est bien le moins pour une entreprise de ce genre et rien donc ne fut laissé à la « main invisible du marché ». Ce qui n'a évidemment pas empêché les entreprises américaines de prendre leur bénéfice au passage. Mais c'est une autre histoire.

Paul GALOIS
Partager cet article
Repost0
23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 10:39


Alors que les vacances scolaires sont maintenant bien entamées, de nombreux élèves ne savent toujours pas où ils vont poursuivre leurs études l'année prochaine.

C'est en particulier le cas de collégiens de fin de troisième qui doivent entrer en lycée professionnel, mais n'ont toujours pas reçu leur affectation pour aller s'inscrire dans un établissement. Des « sans bahut » comme cela, il y en a tous les ans. Mais cette année leur nombre semble avoir encore augmenté à cause des suppressions de postes massives à l'Éducation nationale, 13 500 à la rentrée de septembre 2009. Ces élèves sans lycée étaient 4 800 en Haute-Garonne, 4 000 dans l'académie de Lyon, 1 400 à Paris. En Seine-Saint-Denis les parents, indignés, se sont rassemblés devant l'Inspection académique pour protester.

La raison de cette situation est simple. Jusqu'à 16 ans l'école est obligatoire et les rectorats sont bien obligés d'ouvrir les classes en collège pour que tous puissent être scolarisés. Mais après 16 ans, c'est-à-dire à la fin du collège, ce n'est plus le cas. L'Éducation nationale prévoit donc en lycée un nombre de places inférieur, toutes sections confondues, à celui des élèves qui sortent de collège, en particulier dans les banlieues populaires. Les responsables tablent sur le fait qu'un certain nombre finiront par se décourager, se mettant en quête d'un improbable apprentissage ou arrêtant purement et simplement leur scolarité. C'est effectivement ce qui se produit.

Bien que les besoins soient importants, l'urgence pour l'Éducation nationale est manifestement de continuer à supprimer des postes. Ainsi, en Seine-Saint-Denis, les syndicats font état de nombreux établissements où les postes sont refusés et où le rectorat envisage de supprimer des classes, alors même que des élèves frappent à la porte.

Après cela, le gouvernement peut toujours faire semblant de se lamenter sur le pourcentage de jeunes qui sortent de l'école sans formation. C'est lui-même qui le planifie.

Daniel MESCLA
Partager cet article
Repost0
23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 10:35



Le rapport parlementaire qui vient d'être rendu public sur le bilan du bouclier fiscal est éloquent : les cent plus gros bénéficiaires de la mesure (sur un total de 18 900) captent, à eux seuls, un tiers des remboursements !

Le bouclier fiscal est une disposition de la loi de finances qui interdit au fisc d'imposer un contribuable à plus de 50 % de ses revenus. On se souvient que lors de sa mise en place, à l'été 2007, le gouvernement avait tenté de faire passer cette annonce pour une mesure sociale. Il évoquait alors le sort des malheureux « chômeurs ou retraités » qui, possesseurs d'une maison de famille sur l'île de Ré, étaient frappés par l'impôt sur la fortune alors qu'ils avaient des revenus inférieurs à 1 000 euros par mois.

Que l'État cherche à remédier à ce type d'aberration, pourquoi pas. Mais il est évident aujourd'hui que le but du bouclier fiscal n'était pas celui-là, et que ses principaux bénéficiaires sont bien loin d'être des gens dans le besoin.

Le fisc rembourse directement aux bénéficiaires le « trop-perçu », c'est-à-dire l'équivalent de ce qu'ils ont payé sur leur imposition au-delà des 50 %. Ce sont très exactement 18 893 ménages qui ont touché un chèque en 2008, pour un montant total de 578 millions d'euros.

Mais ces chiffres globaux masquent d'énormes disparités : les 100 restitutions les moins importantes - touchant, par exemple, des « personnes au chômage depuis plusieurs années » ou des « agriculteurs ayant subi une mauvaise récolte » - ont été en moyenne de ... 25 euros. À l'autre bout de l'échelle, comme le dit le rapport Carrez, « un petit nombre de personnes concentre une part très importante du coût de la mesure ». Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites ! En langage plus direct, cela signifie que quelques centaines de multimillionnaires se sont goinfrés grâce à un très gros chèque offert par l'administration fiscale : les 100 plus gros bénéficiaires ont touché chacun, en moyenne, 1,15 million d'euros ; autrement dit, 0,53 % des bénéficiaires ont touché presque 30 % des remboursements ! Les dix plus gros bénéficiaires, eux, ont carrément touché le jackpot, avec une moyenne de 6 millions d'euros par tête.

Qui sont ces heureux élus ? Des contribuables qui, aux dires du rapport, « ont un patrimoine supérieur à 15,5 millions d'euros ». On le voit, ils avaient donc bien besoin de ce petit coup de pouce !

Ce qui est encore plus écœurant, c'est que nombre de ces super-riches ont, en revanche, un « revenu fiscal de référence » très en-dessous du RMI : le rapport pointe du doigt (sans méchanceté) les propriétaires de patrimoines supérieurs à 15,5 millions d'euros mais déclarant des revenus annuels inférieurs à 3 200 euros. Il s'agit ici, évidemment, de contribuables ayant la possibilité de profiter de tous les artifices comptables offerts par la loi pour déduire leurs revenus jusqu'à n'être quasiment plus imposables. À ceux-là, qui volent le fisc en toute légalité, l'État offre donc un petit cadeau supplémentaire pour les féliciter.

Voilà donc la vision de la « justice sociale » dont Sarkozy nous abreuve à longueur de discours.

Pierre VANDRILLE
Partager cet article
Repost0
22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 12:55


20090717_165228.jpg


Vendredi 17 juillet après-midi, après un rassemblement unitaire, place du Châtelet, rassemblant la Coordination 75 des sans-papiers (CSP75), la CGT nettoiement, l'Union locale CGT du 18e, Solidaires, Attac, le NPA, les Verts, La Fédération, près de 400 personnes ont investi un local désaffecté de plus de 5 000 m² appartenant à la CPAM, au 14 rue Baudelique dans le 18e arrondissement de Paris.


Après un blocus policier de vingt heures, sous la pression des militants, les CRS se sont effacés et ont  libéré les issues, marquant ainsi la première victoire des occupants. Alors que l’entrée dans les lieux s’était déroulée sans incidents, un sans-papier de la CSP75 a été interpellé suite à sa dénonciation par un agent de sécurité et à un piège crapuleux tendu par les forces de l’ordre.


Libéré  dimanche soir, il sera jugé à la rentrée de septembre.

A l’intérieur, l’occupation s’est organisée immédiatement, et après une première réunion des participants, ce nouveau lieu a été rebaptisé : « ministère de la Régularisation de tous les sans-papiers ». C'est un pas en avant important, alors que plusieurs centaines de sans-papiers sont restés trois semaines sur le trottoir après leur expulsion inacceptable de la Bourse du travail, le 24 juin dernier, par le service d’ordre de la CGT.

Cette nouvelle occupation doit permettre d'engager une dynamique unitaire autour de la revendication de régularisation de tous les sans-papiers, et ainsi de dépasser les oppositions apparues lors de l’occupation de la Bourse du travail qui durait depuis le 2 mai 2008.


Pour le NPA, il est essentiel de construire un rapport de forces massif face au gouvernement qui ne cesse d'augmenter le nombre des expulsions. Cela passe par la construction d'un front unitaire rassemblant tous les collectifs de sans-papiers, les syndicats (dont la CGT, qui reste impliquée dans des mouvements de grève locaux), l'ensemble des associations et les partis politiques soutenant la régularisation de tous et toutes. Ce lieu doit permettre de fédérer tous ceux qui veulent résister à la politique raciste de chasse aux étrangers.


Dès le samedi, alors que les militants du NPA avaient réussi à forcer le barrage de la police, Olivier Besancenot y a été chaleureusement accueilli par les sans-papiers qui lui ont fait une haie d’honneur émouvante. Le dimanche, des sans-papiers du 92, syndiqués à la CGT, venaient s'informer dans le but de participer à la lutte. Lundi 20 juillet, s'est tenue une réunion unitaire, à laquelle ont participé également Droit Devant!! et le Parti de gauche. Cet élargissement est indispensable pour surmonter les tendances à la fragmentation et à l'isolement de la lutte des sans-papiers.


Et maintenant ? Tout est à construire et à imaginer pour transformer cet endroit en un véritable lieu de vie, de combat et d’élaboration politique, pour rendre visible la lutte exemplaire des travailleurs sans-papiers et pour que chacun se (re)saisisse de la question de la régularisation de tous.


Mais pour l'heure, rien n’est acquis et une évacuation par les forces de l'ordre peut survenir à tout instant. La CPAM a déjà entamé la procédure judiciaire pour expulser les occupants des locaux.

Il est nécessaire de se mobiliser pour faire vivre ce lieu et pour le protéger en cas d’intervention de la police, surtout pendant cette période estivale, où il est souvent difficile de se rassembler. 

Maël Goepfert – Antoine Boulangé

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 12:52


15320_1.jpg

La révolte contre le putsch grandit au Honduras, renforcée par une solidarité internationale des travailleurs et malgré le soutien de nombre de gouvernements à la junte.


Dès le lendemain du putsch, l’appel à un retour à la normale a été le leitmotiv: « Laissons la politique aux hommes politiques et que les enfants et les maîtres reviennent à l'école, les ouvriers à leurs usines... », corne la junte à la radio.


Le Front national de résistance contre le putsch a entendu le message : 60000 enseignants sont en grève illimitée et nombre d’écoles fermées. Le Front, bien coordonné dans tout le pays, défie pacifiquement une intense militarisation, avec l’objectif de paralyser le pays par la grève générale et des barrages routiers. La route panaméricaine et les axes stratégiques conduisant à la capitale et aux zones économiques-clés – comme le port atlantique de Puerto Cortés – ont été assiégés par le mouvement populaire. Les blocages ont réuni enseignants, étudiants, militants sociaux et paysans, rejoints par toute une population non organisée, de plus en plus dense.


Les rares contre-manifestations et les forces de répression ont dû se replier, face au nombre et à la détermination des manifestants. Des postes frontières au Nicaragua, au Guatemala et au Salvador ont été investis, en solidarité, par des milliers de travailleurs de ces pays. Aux Etats-Unis, les dockers du port de Boston ont refusé de décharger des fruits en provenance du Honduras et les dockers Hollandais s’apprêtent à suivre. Le Front appelle à intensifier cette solidarité internationale. La lutte pour achever le putsch, par K.O. économique, a commencé.


La répression s’ancre : les arrestations se multiplient et deux militants du parti de gauche Unification démocratique (UD) ont été assassinés. La junte putschiste tente de déstabiliser les municipalités qui résistent aux côtés des populations. Elle mène une guerre psychologique dure pour empêcher que le peuple descende dans la rue, relayée par les médias, la hiérarchie catholique et les pasteurs évangélistes. Une stratégie manifestement tenue en échec.


Sous l’impulsion des Etats-Unis, la Communauté internationale, Union européenne comprise, privilégie des négociations avec la junte, l’installant de facto. Les gouvernements des pays adhérents à l’Alternative bolivarienne pour les Amériques appellent, au contraire, à des sanctions économiques concrètes et drastiques.


Le Front dénonce le caractère dilatoire des pourparlers au Costa Rica, leur illégitimité et leur contenu. Le président Arias y prône un gouvernement d’union nationale mené par le président destitué, Manuel Zelaya, des élections anticipées, « une réconciliation nationale, avec amnistie pour tous », et l’enterrement de la Constituante. Une perspective admise par la délégation du gouvernement Zelaya, selon sa porte-parole, mais que la junte refuse.


Zelaya est en route pour le Honduras pour installer un gouvernement alternatif et prendre la tête de la résistance. Il prétend qu’il reprendra la consultation populaire, s’il est rétabli. Toutefois, le Front le met en garde contre toute tentation de retour en arrière.

Ana Maria Duarte

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 09:49


22 juillet 2009 -Source:  Le Télégramme


Des salariés de l'usine Chaffoteaux de Ploufragan (22), menacés de licenciement, posent pour une série de cartes postales. Une manière de montrer que la lutte se poursuit, même pendant l'été.


Alors que le groupe MTS va licencier 204 salariés de l'usine Chaffoteaux de Ploufragan, l'ODDC22 (Office départemental de développement culturel des Côtes-d'Armor) et les communes de Saint-Brieuc Agglomération s'associent pour soutenir les salariés dans la lutte qui les oppose à leur direction.


L'ODDC a pris l'initiative de missionner le photographe François Daniel pour réaliser des clichés des salariés, afin de les aider à témoigner de leur résistance. 10.000 exemplaires de ces cartes postales ont été édités et déposés dans les mairies de l'agglomération briochine, ainsi que dans les offices du tourisme. Vendredi, avant leur départ en congés, les «Chaffoteaux» ont reçu chacun une quinzaine de ces cartes.


Ils les enverront notamment au groupe MTS, mais aussi aux instances de l'État ou encore aux politiques.Cette démarche montre que la lutte ne s'arrête pas pendant l'été et rappele ou fait connaître la triste actualité du site de Ploufragan.


Pour multiplier les envois et permettre à la population d'affirmer son soutien, les cartes postales sont également téléchargeables sur le blog de François Daniel, où figurent les coordonnées postales du groupe MTS.


Pratique http://soutien.chaffoteaux.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg