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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 09:34


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En octobre prochain, la centrale de Fessenheim, en Alsace, sera soumise à sa troisième visite décennale. L'occasion de démanteler une centrale en fin de vie et de se tourner vers la fin du nucléaire. Mais EDF ne semble pas de cet avis.


On fête, cette année, les trente ans de la plus vieille centrale nucléaire française. Après tant d’années de « bons et loyaux » services , on pourrait penser qu’il est temps d’en finir avec des équipements qui n’étaient pas prévus pour durer si longtemps. Mais il en va des centrales comme des salariés : il faut les pressurer et les rentabiliser au maximum, sans prendre en compte les éventuels risques encourus.


L’enjeu de la visite de contrôle de Fessenheim, c'est le choix entre sa fermeture définitive ou sa prolongation. Les nucléocrates ont toujours défendu le nucléaire en utilisant l’argument de son bas coût. Mais c’était sans compter les énormes budgets nécessaires au démantèlement des centrales. A tel point que, plutôt que d’entamer dès aujourd’hui les travaux nécessaires à la fin de vie des centrales, EDF préfère investir pour prolonger leur existence de trente ans. Les sommes en jeu ne sont pas négligeables : 400 millions d’euros par réacteur. Sachant que la France possède 58 réacteurs sur son territoire, dont la moyenne d’âge est de 22 ans, on peut déjà se faire une idée de la facture finale pour les dix prochaines années. Si encore elle mettait fin à ces centrales et dirigeait vers la sortie du nucléaire… Mais la politique actuelle de prolongation des centrales montre l’irréversibilité des choix énergétiques ayant donné la priorité au nucléaire. On paye aujourd’hui, et on paiera encore plus demain, la facture pour des politiques mises en place dans les années 1970, sans aucun débat démocratique.


Le PDG d’EDF, Pierre Gadonneix, vient de demander une hausse de 20 % des tarifs de l’électricité, afin de mettre un terme à l’endettement de l’entreprise. Ce choix est d’autant plus choquant au moment où celle-ci investit pour prolonger la durée de vie des centrales. Car, finalement, les contribuables vont payer plusieurs fois les conséquences du lobbying nucléaire : pour la construction des centrales, pour leur prolongation et, finalement, pour leur démantèlement. En effet, malgré les prolongations éventuelles, il faudra bien démanteler les équipements existants. Le faire maintenant est le choix le plus raisonnable, d’autant plus face aux défis énergétiques de l’heure. Le reporter de vingt ou trente ans n’est qu’une fuite en avant supplémentaire, qui ne règle aucun problème, et qui ne fera qu’augmenter les risques liés au vieillissement des centrales.


Pour l’ensemble du mouvement antinucléaire, il est tout aussi important de lutter contre la relance d’un nouveau programme nucléaire et l’installation des réacteurs EPR en Normandie, que d’exiger la fermeture des centrales les plus anciennes qui, plus les années passent, constituent un danger permanent pour les populations et les travailleurs chargés de les surveiller et de les maintenir en vie. Il faut donc préparer, dès aujourd’hui, la manifestation unitaire de Colmar, les 3 et 4 octobre1 prochains, qui exigera la fermeture de la centrale de Fessenheim, ce qui serait non seulement un symbole, mais aussi un premier pas pour envisager une sortie du nucléaire.

Vincent Gay 

1. Voir http://www.fermons-fessenheim.org

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 09:24


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Sarkozy et son gouvernement annoncent une nouvelle attaque contre les retraites. Leurs arguments, sans fondement, visent uniquement à satisfaire le patronat et les plus riches.


La retraite à 67 ans

À peine les élections européennes terminées et prenant prétexte du déficit de la sécurité sociale, le gouvernement prépare l’opinion à une attaque sans précédent : reculer l’âge légal de la retraite à 67 ans. C’est Brice Hortefeux, qui n’avait pas encore changé de ministère, qui a ouvert les hostilités en prenant exemple sur l'Allemagne, « idée » reprise ensuite par Fillon, qui considère que reculer l’âge de la retraite « n’est pas une question taboue », ce qui n’est pas très étonnant de la part de celui qui, en 2003, avait mené l'attaque contre les retraites de la fonction publique en allongeant le nombre d'annuités nécessaires à 40 ans. Mais, pour nous rassurer, on nous dit également que rien n’est décidé et que le débat sera ouvert début 2010, au moment où le Conseil d’orientation des retraites (COR) rendra public son rapport annuel. Difficilement croyable ! Quoi qu’il en soit, le pavé est lancé est c’est une première.


Depuis 1982, l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 60 ans. Les contre-réformes successives, celles de 1993, 2003 et 2007, avaient privilégié l’augmentation de la durée de cotisation, de 37,5 à 40 annuités, puis à 41 annuités d’ici à 2012. Toucher à l’âge légal était toujours considéré comme un sujet tabou. C’est ce verrou que le gouvernement tente de faire sauter. Le gouvernement va ainsi dans le sens du Medef, qui considère depuis longtemps que pour « rééquilibrer » les retraites, il faut « ajouter » aux 41 années de cotisation un report de l’âge légal, préconisant ainsi le passage de 60 à 63,5 ans dès 2012.


Des années d’attaques

La prochaine contre-réforme des retraites s’inscrit dans une attaque globale commencée il y a plus de quinze ans. C’est en 1993 que les « réformes » Balladur s’attaquent au privé, dans l’indifférence la plus totale, en particulier de la part des directions syndicales, en augmentant le nombre d’annuités de 37,5 à 40 ans. Mais aussi en modifiant le calcul de la pension, en l’indexant sur les prix et non plus sur le salaire moyen d’activité (soit environ 20 % de pension en moins en 10 ans) et en prenant, comme base les salaires des 25 meilleures années (et plus des 10). Même chose en 2003, avec la contre-réforme Fillon pour les salariés de la fonction publique, mais en ajoutant des décotes, soit des baisses de pension supplémentaires (5% par trimestre manquant), pour les salariés en-dessous des annuités requises, mais ayant l’âge légal de départ, c’est-à-dire 60 ans.


Pour terminer, la dernière contre-réforme, en 2007, s'est attaquée aux salariés des régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF…) qui, par « équité », ont vu également l’augmentation de la durée de leurs cotisations à 40 ans. Pour nous faire avaler la pilule, les arguments avancés par les gouvernements et le patronat sont toujours les mêmes : déficit, problème démographique, équité…


Le « trou » de la Sécu: vieille rengaine

Le déficit de la Sécurité sociale et des caisses de retraite serait tellement énorme (24 milliards d'euros) que le gouvernement se déclare impuissant et que le seul moyen de « sauver nos retraites » serait de travailler jusqu’à 67ans. En revanche, le gouvernement, trouve tout à fait normal d'aider les plus riches via le bouclier fiscal, de venir en aide à coup de centaines de milliards aux banquiers et d'exonérer le patronat de toute une partie de ses cotisations en puisant dans les caisses de l'État ou de la Sécurité sociale. C'est donc une question de choix. Les richesses existent .


C'est d'autant plus inacceptable que, si le déficit de la Sécurité sociale augmente, ce n'est pas parce que les salariés se soignent mieux, mais parce qu'il y a de plus en plus de chômeurs et de moins en moins de cotisations qui rentrent. La seule « piste » possible pour les salariés ne consiste pas à accepter de travailler plus longtemps ou de partir avec une retraite de plus en plus maigre, mais à imposer l’interdiction des licenciements et la réduction du temps de travail jusqu’à ce que tout le monde ait un emploi. En un mot, travailler moins pour travailler toutes et tous.


On vit trop longtemps ?

Depuis le temps, on connaît la musique: le problème serait démographique. On vit plus longtemps, il faut donc travailler plus longtemps. C’est présenté comme du bon sens. Comme si un progrès social (l’allongement de la durée de la vie) devait être vécu comme une calamité !


Comme si la progression des dépenses sociales ne servait pas le bien-être de la population, mais le contraire ! Travailler plus longtemps ? A l’âge de toucher leurs droits à la retraite, six salariés sur dix ne travaillent plus. Ils sont soit au chômage, en plans divers et variés de « cessation progressive d’activité » et autres « dispense de recherche d’emploi » après licenciements, virés par des patrons qui trouvent les vieux «pas assez productifs et trop chers», soit au RSA (le nouveau RMI)… De fait, l’âge réel de fin d’activité, aussi bien dans le public que dans le privé, se situe autour de 58 ans. Tout le discours sur la nécessité de travailler plus longtemps est donc faux: le véritable objectif est de nous faire partir avec des pensions de plus en plus faibles (aujourd’hui, 50 % des retraités vivent avec une pension inférieure au Smic).


La retraite, c’est la continuation du salaire

Les moyens pour financer les retraites existent. Ce sont les richesses produites dans l’activité salariale. Il faut beaucoup de culot et de cynisme pour affirmer qu'il ne serait plus possible de financer les retraites sans allonger la durée de cotisation.


L'argument ne tient pas. Il faut prendre sur les profits, augmenter les cotisations patronales, pour financer les retraites qui sont un salaire collectif, une partie de la richesse née du travail et immédiatement reversée (comme pour l’assurance maladie) aux pensionnés. La retraite est la continuation du salaire, c’est-à-dire un droit social à ne plus travailler pour le compte d’un patron, tout en étant payé quand même, et à diversifier ses activités librement. La retraite prouve que le salaire, défini comme un salaire social et non individuel, peut être un moyen puissant, s’il est défendu, augmenté et élargi à toute la population (y compris aux jeunes en formation dès 18 ans), d’échapper en partie au marché du travail. Un autre mode de relations sociales, non concurrentielles, est possible.


D’abord, bien sûr, pour satisfaire des besoins urgents (se soigner, faire et éduquer des enfants dans les meilleures conditions sociales et médicales, réparer les dégâts du travail par la retraite en bonne santé) que les patrons ne voulaient pas reconnaître, ou qu’ils ont essayé de contrôler en proposant des systèmes sociaux « maison », où les salariés restent dans la soumission. Le salaire social est donc un moyen de gagner du temps libre payé, sans être sous la domination du patron et de son système de temps réquisitionné exclusivement pour la valorisation.


L’argent existe

Plus le salaire social général diminue, plus la part qui revient aux classes possédantes augmente. Ainsi, depuis les vingt dernières années, la part de richesse revenant aux salariés a diminué de plus de 10 points, au profit de celle qu'accaparent les possédants.


En même temps, la productivité du travail n’a cessé de croître (plus de 50%). Entre 1960 et 2006, le produit intérieur brut (PIB), en euros constants, a progressé de 328 %, quand l'augmentation des besoins du financement des retraites, sur la même période, est estimée à 104 %.


Ce qui veut dire que même si la part du PIB servant au financement des retraites augmente, il reste en réalité une large marge de manœuvre, à condition que les revenus du capital n'accaparent pas l'essentiel des gains de productivité.


Cela veut dire partager le travail entre tous, en finir avec le chômage. 100000 chômeurs de moins représentent un gain de 1,5 milliard d'euros par an. Une hausse de 1 % des salaires suffirait à dégager, chaque année, 1 milliard d’euros pour les retraites. La fin des exonérations des cotisations patronales rapporterait 30 milliards d'euros. L'argent est bien là. Il faut changer le rapport de forces afin d'imposer une autre répartition des richesses.

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 12:41



Mercredi 8 juillet, le patronat et les syndicats (CFDT. CFTC. CFE/CGC et FO) se sont entendus sur un projet d'accord concernant entre autres le chômage partiel.

Le patronat a souhaité que les mesures prises soient appliquées dès la rentrée, ce qu'il devrait obtenir sans mal à entendre le conseiller social de l'Élysée, Raymond Soubie, qui estime que le projet est « un pas positif dans la bonne direction notamment pour les salariés en chômage partiel »...

Ainsi, dès septembre, le quota d'heures de chômage partiel auquel les entreprises ont droit sur une année passerait de 800 à 1 000 heures dans tous les secteurs alors qu'aujourd'hui ce quota de 1 000 heures n'existe que dans les secteurs de l'automobile, du textile, du cuir et de l'habillement. Les patrons pourront d'autant mieux utiliser le chômage partiel que le projet prévoit aussi de l'individualiser, terme « élégant » pour cacher le fait que le chômage sera imposé à chaque salarié « individuellement, par roulement » et plus, comme la loi le prévoit aujourd'hui, par « unité de travail ». Les patrons du commerce et de la grande distribution se sont félicités de cette mesure qui leur permettra de mettre au chômage partiel quelques salariés tout en gardant leurs magasins ouverts, ce qu'ils ne pouvaient pas faire auparavant.

Les syndicats signataires ont « justifié » leur accord à cause, disent-ils, des mesures qui permettraient « d'atténuer les effets de la crise économique sur les catégories de personnes les plus exposées ». Mais à y regarder de plus près ces mesurettes ne concerneront que 58 000 personnes en CRP (convention de reclassement personnalisé pour les salariés ayant plus de deux ans d'ancienneté dans des entreprises de moins de 1 000 personnes). Après leur licenciement, ils devraient toucher 80 % de leur salaire pendant un an contre 80 % pendant huit mois aujourd'hui. Et ensuite 70 % pendant les quatre mois suivants. Cette mesurette, quoique restreinte, devait être encore de trop pour le patronat et sa présidente Laurence Parisot, qui a refusé son extension aux salariés précaires licenciés, sous prétexte que cela entraînerait une « hécatombe de faillites des TPE et des PME ». Rien que cela !

L'extension du chômage partiel est un moyen pour les patrons d'ajuster leurs effectifs au plus près de leurs besoins en économisant sur les salaires, c'est-à-dire un moyen de flexibiliser l'emploi. De plus ce dispositif est largement financé par des fonds publics pour plus de la moitié des 75 % du salaire brut de base que doit toucher un salarié au chômage partiel.

Mais puisque c'est le patronat qui décide de mettre des travailleurs au chômage pour maintenir ses profits, ce devrait être à lui de financer la totalité de ce chômage en assurant les salaires à 100 %.


Jacqueline LEPIN

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 12:39


Le 11 juillet dernier, Barack Obama a prononcé un discours sur les relations de l'Afrique et des États-Unis lors de sa visite au fort esclavagiste de Cape-Coast, au Ghana, lieu symbolique de la traite négrière au 18e siècle, d'où les esclaves quittaient le continent pour les États-Unis. « J'ai du sang africain dans les veines », a-t-il rappelé. Peut-être, mais c'est en chef d'État de la principale puissance impérialiste qu'il s'est exprimé !

Évoquant le passé, Obama a concédé que la « carte coloniale avait contribué à susciter des conflits » et que « l'Occident a souvent traité l'Afrique avec condescendance, à la quête de ressources plutôt qu'en partenaire ». Mais il a aussitôt ajouté, comme Sarkozy à Dakar en 2007, que « l'Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur ». Il a même osé dire que « pour beaucoup d'Africains, le conflit fait partie de la vie et est aussi constant que le soleil » ! Venant d'une grande puissance aussi va-t-en-guerre que les États-Unis, il fallait le faire !

À côté de cela, il n'a pas manqué de conseils sur la « bonne gouvernance » démocratique, la possibilité de « transformer la crise en progrès », sans oublier l'inévitable « développement durable », suggérant que l'Afrique utilise l'énergie solaire et éolienne pour « exporter de l'énergie propre et rentable à l'étranger ».

Les trusts pillent l'Afrique


Comment ne pas être choqué par ces leçons, données qui plus est par un des principaux représentants de l'impérialisme et de ses trusts prédateurs ? Le pillage de l'Afrique et l'exploitation de sa population ne se limitent pas au temps des colonies. La dictature, la misère, les maladies, les guerres se poursuivent aujourd'hui aussi avec les trusts qui continuent de dicter leur loi.

La fortune personnelle de certains dictateurs africains choque l'opinion, à juste titre, mais leur fortune ne représente qu'une mince partie des immenses bénéfices engrangés par les trusts européens ou américains. En 2008, par exemple, les exportations du cuivre de Zambie ont rapporté aux trusts près de 2,34 milliards d'euros et seulement 200 millions d'euros au gouvernement zambien, sous forme d'impôts.

Par l'intermédiaire de la dette, les pays d'Afrique reversent bien plus d'argent aux pays occidentaux qu'ils n'en reçoivent sous forme d'aides. Les banques prélèvent même une partie de l'argent qui devrait parvenir en Afrique envoyé par les travailleurs africains dans l'émigration.

L'impérialisme, soutien des dictatures et fauteur de guerres


Contrairement à ce que suggère Obama, les dirigeants des trusts et les dictateurs ont des liens très personnels. On l'a vu tout récemment à la mort de Bongo quand Axa, Bolloré, etc., ont adressé leurs condoléances à sa famille et que l'ancien patron d'Elf, Loïc Le Floch-Prigent, s'est rendu aux funérailles du dictateur gabonais. Au Gabon, ce sont les trusts français qui exploitent le pétrole mais aussi les bois précieux, le manganèse, le gaz, le fer, l'uranium.

Les États-Unis ont des intérêts concrets en Afrique. 15 % des importations américaines proviennent du Ghana, et cette part pourrait monter à 25 % d'ici 2020. Au Libéria, le fabricant de pneus Firestone dispose depuis 1920 de concessions sur des centaines de milliers d'hectares de plantations d'hévéas.

Quant aux guerres civiles qui ravagent l'Afrique, elles découlent moins de rivalités ethniques ancestrales que du passé colonial et des rivalités actuelles des trusts qui continuent de dresser les clans ou les ethnies rivaux les uns contre les autres. Ainsi au Libéria, le groupe Bolloré avait pu racheter une plantation de 150 000 hectares d'hévéas contrôlée par Charles Taylor, contribuant ainsi à financer la guerre civile.

Obama a fait mine de s'indigner des massacres récents en Somalie, où la guerre entre troupes gouvernementales et milices islamistes dure depuis 1991. Mais l'arrivée, en 1992, des troupes américaines, mandatées par l'ONU, avait surtout aggravé la situation.

Le discours d'Obama et son « yes, you can » adressé cette fois aux Africains est aussi scandaleux que cynique.

Pierre MERLET
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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 12:37


Depuis le 18 juin, l'usine de Ploufragan est occupée par les travailleurs de Chaffoteaux qui refusent le plan de licenciements confirmé par la direction du groupe Merloni au cours d'une réunion du Comité central d'entreprise.

Ce plan prévoit la liquidation de la production, soit 204 emplois selon les derniers chiffres de la direction qui n'a pas mis les pieds à l'usine depuis plusieurs semaines. Il ne resterait que 41 salariés au service Recherche et Développement mais autour d'un projet flou...

Les travailleurs sont bien décidés à faire payer le plus cher possible les licenciements au groupe Merloni.

Pendant quinze jours, ils ont organisé le blocage d'une petite usine du groupe à Tressignaux où sont assemblées et stockées les pièces détachées de chauffe-eau et de chaudières. Ce blocage, en partie organisé avec le soutien des travailleurs locaux a permis d'obtenir le paiement intégral de la période du 6 au 17 juillet.

Parmi d'autres actions il y avait la présence de travailleurs de Chaffoteaux à l'entrée de la garden-party du préfet organisée le 10 juillet. Plusieurs dizaines de salariés avaient déroulé de la moquette et la banderole contre les licenciements à l'entrée de la préfecture. Ils ont sollicité le soutien financier des dizaines d'élus conviés à la soirée. D'abord surpris, ceux-ci ont finalement ouvert leur portefeuille et la collecte a rapporté plusieurs centaines d'euros. Cette somme permettra de payer une partie du matériel de propagande nécessaire.

Si les vacances arrivent, il n'est pas question pour nous de relâcher la pression. Une permanence se tiendra pendant toute la durée des congés à l'usine. Une assemblée générale est déjà programmée le 17 août pour décider des actions à mener à la veille de la reprise de discussions sur le plan des suppressions d'emplois.

La lutte contre les licenciements ne fait que commencer.

Correspondant LO
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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 12:32


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Le livre vert de la commission sur la jeunesse, présidée par Martin Hirsch, a été rendu public le 7 juillet. Il prétend apporter des solutions à l'insertion des jeunes. En réalité, il va généraliser la précarité dans la jeunesse et l'ensemble du salariat. 

 

 

Les jeunes figurent parmi les premières victimes de la crise. Depuis un an, le chômage des 18-25 ans a augmenté de 32%, pour atteindre 23,5%. C'est presque trois fois plus que les chiffres touchant les 25-49 ans. Une grande partie des intérimaires licenciés ces derniers mois étaient des salariés de moins de 30 ans. Et, à la rentrée, de nombreux jeunes diplômés vont venir allonger les files d'attente au Pôle emploi.


Face à cette situation désastreuse, la commission Hirsch propose le doublement des contrats d'apprentissage d'ici 2015. Déjà, en mars dernier, le gouvernement annonçait le déblocage de 1,5 milliard d'euros pour l'embauche de 100000 jeunes en contrat  d'alternance pendant deux ans. Autrement dit, l'Etat finance des jobs sous-payés et les entreprises signant le contrat sont exonérées financièrement. La méthode est classique, mais efficace. Le développement de l'apprentissage est présenté comme le moyen de fournir des ressources aux jeunes durant leur formation. Cela doit être replacé dans le contexte de « professionnalisation » mise en place ces dernières années, visant à rendre les formations professionnelles moins qualifiantes, tout en dévalorisant les diplômes.


Autre proposition de la commission, la création d'une « dotation autonomie » de 4000 euros maximum, afin d'aider au financement de la recherche du premier emploi. Cette dotation serait partiellement remboursable, mais nul ne sait dans quelle proportion. Une éventuelle extension du RSA aux jeunes salariés de moins de 25 ans est également à l'étude. Selon Martin Hirsch, ce « RSA jeunes » ne serait pas un véritable RSA, il aurait des applications différentes dans son contenu et son montant.


Mais là n'est pas la question. Le RSA fait passer de petits contrats (dix heures par mois) pour de véritables emplois. Au-delà de deux refus d'offre d'emploi, le RSA est supprimé et l'allocataire se retrouve sans revenu. Bien que les moins de 25 ans n'aient pas accès aux allocations chômage, l'extension du RSA aux jeunes salariés serait un facteur de développement de la précarité, en généralisant le salariat pauvre et les contrats précaires.

Le livre vert propose également la mise en place d'un livret d'orientation, afin de « valoriser les compétences » acquises par les jeunes durant leur apprentissage: acquisition d'une langue étrangère dans le cadre familial, stages, rencontres… Les annotations du livret de compétences risquent fort de constituer un outil de classification des salariés pour assurer un suivi par l'employeur. Là encore, il s'agit de dévaloriser les diplômes reconnus par les conventions collectives, en contournant celles-ci.


Le gouvernement veut aller vite. Une loi de programmation et d'orientation pour la jeunesse mettant en application les recommandations du livre vert est prévue pour l'automne. Ce que propose Martin Hirsch, c'est un développement généralisé de la précarité, sous couvert de solidarité envers les jeunes victimes de la crise. Face à cela, il faudra construire des mobilisations à la hauteur des enjeux et apporter nos propres réponses. Nous exigeons l'interdiction de tous les contrats précaires, y compris le RSA, et nous voulons l'indemnisation de toutes les formes de précarité, par un revenu égal au Smic (porté à 1500 euros). Nous exigeons l'instauration d'une allocation d'autonomie égale au Smic pour tous les jeunes de 16 à 25 ans permettant de vivre et de se former librement. Non à la « professionnalisation » dévalorisant les diplômes! Nous voulons des formations reconnues nationalement dans les conventions collectives. 

Romain Bleibtreu

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 12:30


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La politique répressive du gouvernement tue et blesse.


A Argenteuil, le 9 juin, deux retraités algériens, Ali Ziri (69 ans) et Arezki Kerfali (61 ans), sont roués de coups lors d'un contrôle policier. Le premier en meurt, le second est sérieusement blessé. Les policiers sont toujours en service dans le quartier; un collectif s'est constitué pour obtenir une enquête et des sanctions contre les responsables.


Le 23 juin, Lassana Sylla, jeune du quartier du Franc-Moisin, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), meurt à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). Il a été retrouvé pendu avec sa serviette en cellule d'isolement. Suicidé, selon l'administration. Le 2 juillet, près d'un millier d'habitants du quartier ont marché pour exiger « la vérité ». Le 8 juillet à Montreuil (Seine-Saint-Denis), Joachim Gaty, qui manifestait pacifiquement contre l'expulsion violente des occupants d'une clinique désaffectée, a reçu un tir de flash-ball en pleine tête: il a perdu un œil. Le même jour, à Firminy (Loire), Mohamed Benmouna décède en garde à vue. Il se serait pendu dans sa cellule avec un bout de matelas fixé dans deux trous au mur ! Enfin, le 10 juillet, près de Louviers, un jeune de 18 ans circulant en minimoto trouve la mort sur un barrage de la gendarmerie, rappelant la mort des deux jeunes de Villiers-le-Bel, à l'automne 2007.


Dans ces cinq cas, entre autres, les autorités ont inconditionnellement défendu les forces répressives. Les atteintes à l’intégrité physique ou à la vie d'un habitant des quartiers populaires ne valent pas une enquête? Voilà qui légitime les révoltes… Cette violence policière, est l’autre face de la violence sociale, qui s’exerce contre tous ceux qui subissent la crise de plein fouet. Chaque policier sait qu'il suffit d'accuser n'importe qui de rébellion pour l'envoyer devant les tribunaux. Ils savent chaque jour davantage qu'ils peuvent blesser ou tuer en toute impunité.

Seule la mobilisation autour des familles, des habitants des quartiers, des associations et des forces politiques présentes peut imposer des enquêtes transparentes afin de connaître la vérité. C'est une question élémentaire de dignité. 

Cathy Billard

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 09:19


















 

À MONTREUIL , LA POLICE VISE

LES MANIFESTANTS A LA TETE.


Lettre ouverte de Stéphane Gatti sur les circonstances dans lesquelles

Joachim Gatti a perdu un oeil


Le matin du mercredi 8 Juillet, la police avait vidé une clinique occupée

dans le centre-ville. La clinique, en référence aux expériences venues

d'Italie, avait pris la forme d'un "centro sociale" à la française :

logements, projections de films, journal, défense des sans-papiers,

repas… Tous ceux qui réfléchissent au vivre ensemble regardaient

cette expérience avec tendresse. L'évacuation s'est faite sans

violence. Les formidables moyens policiers déployés ont réglé

la question en moins d'une heure. En traversant le marché le

matin, j'avais remarqué leurs airs affairés et diligents.
Ceux qui s'étaient attachés à cette expérience et les résidents

ont décidé pour protester contre l'expulsion d'organiser une

gigantesque bouffe dans la rue piétonnière de Montreuil.
Trois immenses tables de gnocchi (au moins cinq mille) roulés

dans la farine et fabriqués à la main attendaient d'être jetés

dans le bouillon. Des casseroles de sauce tomate frémissaient.

Ils avaient tendu des banderoles pour rebaptiser l'espace.

Des images du front populaire ou des colonnes libertaires

de la guerre d'Espagne se superposaient à cette fête parce

que parfois les images font école. J'ai quitté cette fête à 20h

en saluant Joachim.

A quelques mètres de là, c'était le dernier jour dans les locaux

de la Parole errante à la Maison de l'arbre rue François Debergue,

de notre exposition sur Mai 68. Depuis un an, elle accueille des

pièces de théâtres, des projections de films, des réunions, La nuit

sécuritaire, L'appel des Appels, des lectures, des présentations

de livres… Ce jour-là, on fermait l'exposition avec une pièce

d'Armand Gatti « L'homme seul » lu par Pierre Vial de la Comédie

Française et compagnon de longue date. Plusieurs versions de

la vie d'un militant chinois s'y confrontent : celle de la femme,

des enfants, du père, du lieutenant, du général, des camarades…
C'était une lecture de trois heures. Nous étions entourés par les

journaux de Mai. D'un coup, des jeunes sont arrivés dans la salle,

effrayés, ils venaient se cacher... ils sont repartis. On m'a appelé.

Joachim est à l'hôpital à l'hôtel Dieu. Il était effectivement là.

Il n'avait pas perdu conscience. Son visage était couvert de sang

qui s'écoulait lentement comme s'il était devenu poreux. Dans

un coin, l'interne de service m'a dit qu'il y avait peu de chance qu'il

retrouve l'usage de son œil éclaté. Je dis éclaté parce que je

l'apprendrais plus tard, il avait trois fractures au visage, le globe

oculaire fendu en deux, la paupière arrachée...
Entre ces deux moments ; celui où je l'ai quitté à la fête aux

gnocchi et l'hôtel Dieu que s'était-il passé ?
Il raconte :
"Il y a eu des feux d'artifice au dessus du marché. Nous nous

y sommes rendus. Immédiatement, les policiers qui surveillaient

depuis leur voiture se sont déployés devant. Une minute plus tard,

alors que nous nous trouvions encore en face de la clinique,

à la hauteur du marché couvert, les policiers qui marchaient

à quelques mètres derrière nous, ont tiré sur notre groupe au

moyen de leur flashball. A ce moment-là je marchais et j'ai

regardé en direction des policiers. J'ai senti un choc violent

au niveau de mon œil droit. Sous la force de l'impact je suis

tombé au sol. Des personnes m'ont aidé à me relever et

m'ont soutenu jusqu'à ce que je m'assoie sur un trottoir dans

la rue de Paris. Devant l'intensité de la douleur et des

saignements des pompiers ont été appelés."
Il n'y a pas eu d'affrontement. Cinq personnes ont été touchés

par ces tirs de flashball, tous au dessus de la taille. Il ne peut

être question de bavures. Ils étaient une trentaine et n'étaient

une menace pour personne. Les policiers tirent sur des images

comme en témoigne le communiqué de l'AFP :
"Un jeune homme d'une vingtaine d'années, qui occupait, avec

d'autres personnes, un squat évacué mercredi à Montreuil

(Seine-Saint-Denis), a perdu un œil après un affrontement avec

la police, a-t-on appris de sources concordantes vendredi.

Le jeune homme, Joachim Gatti, faisait partie d'un groupe

d'une quinzaine de squatters qui avaient été expulsés mercredi

matin des locaux d'une ancienne clinique. Ils avaient tenté de

réinvestir les lieux un peu plus tard dans la soirée mais s'étaient

heurtés aux forces de l'ordre. Les squatters avaient alors tiré

des projectiles sur les policiers, qui avaient riposté en faisant

usage de flashball, selon la préfecture, qui avait ordonné

l'évacuation. Trois personnes avaient été arrêtées et un jeune

homme avait été blessé à l'œil puis transporté dans un hôpital

à Paris, selon la mairie, qui n'avait toutefois pas donné de

précision sur l'état de gravité de la blessure."Nous avons bien

eu connaissance qu'un jeune homme a perdu son œil mais pour

le moment il n'y a pas de lien établi de manière certaine entre

la perte de l'œil et le tir de flashball", a déclaré vendredi la

préfecture à l'AFP."

D'abord, la police tire sur l'image d'un jeune de 20 ans qui essaye

de reprendre son squat. Et pour la police et les médias, cela

vaut pour absolution, et c'est le premier scandale.
Quant à Joachim, faut-il rétablir la vérité sur l'identité de

Joachim Gatti ne serait-ce que pour révéler la manipulation

des identités à laquelle se livre la police pour justifier ses

actes , comme s'il y avait un public ciblé sur lequel on pouvait

tirer légitimement ?
Joachim n'a pas 20 ans mais 34 ans.
Il n'habitait pas au squat, mais il participait activement

aux nombreuses activités de la clinique.
Il est cameraman.
Il fabrique des expositions et réalise des films.
Le premier film qu'il a réalisé s'appelle « Magume ». Il l'a

réalisé dans un séminaire au Burundi sur la question du

génocide. Aujourd'hui, il participe à la réalisation d' un

projet dans deux foyers Emmaüs dans un cadre collectif.

On devrait pouvoir réécrire le faux produit par l'AFP en leur

réclamant de le publier. Il serait écrit simplement — mais au

moins ceci : Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans a reçu

une balle de flashball en plein visage alors qu'il manifestait

pour soutenir des squatteurs expulsés. Il a perdu un œil

du fait de la brutalité policière.

STEPHANE GATTI (père de Joachim) *

* S.G. est notamment le curateur et animateur, et scénographe

avec Pierre-Vincent Cresceri, de l'exposition générale et des

événements pour mémoire de 1968-69 @ la maison de l'arbre

à Montreuil : "Comme un papier tue-mouches dans une maison

de vacances fermée…"

LIENS :

La Parole Errante

Armand Gatti

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 09:14


Le Parlement européen a élu hier son président, Jerzy Buzek, un Polonais conservateur qui a fait adhérer son pays à l’OTAN, « s’est vanté d’avoir fermé 22 mines », « s’est félicité des privatisations » et « a fait le lien entre immigration et délinquance ». Ce n’est pas étonnant : le Parlement est majoritairement à droite. Mais les socialistes ont également voté pour Buzek, en vertu d’un accord de partage du mandat dans le cadre de la « cogestion » entre droite et gauche.

Pendant deux semaines de campagne européenne, les socialistes nous ont expliqué que voter pour eux était essentiel contre la politique de la droite. Et pendant cinq ans, ils vont s’entendre avec cette même droite.

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 17:53


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Le gouvernement multiplie ces attaques, notamment sur la durée légale du temps de travail. C'est dans la direction opposée qu'il faut aller, en reduisant le temps de travail hebdomadaire à 32 heures pour éradiquer le chômage.

Lors de son discours à Versailles, Sarkozy a été très clair. Il ne changera en rien sa politique antisociale. Au contraire, il va l’accélérer: suppressions massives d’emplois dans la fonction publique, privatisation de la santé et de La Poste, retraites, travail du dimanche. Les contre-réformes s’enchaînent, malgré le fait que la grande majorité de la population rejette la politique économique et sociale du gouvernement.


Au centre de son offensive, il y a un projet qui lui tient particulièrement à cœur, commencé dès l'arrivée de Sarkozy au pouvoir : la remise en cause de la durée légale du travail. Cette durée a été attaquée, entre autres, par la défiscalisation des heures supplémentaires et la mise en place de toute une série de dispositifs aboutissant à faire de l’entreprise le lieu où se décide la durée réelle du temps de travail, développant ainsi les inégalités entre les salariés. Mais cela n’est pas suffisant pour le gouvernement et le patronat.

L’été 2009 sera donc le début d’une nouvelle offensive contre les acquis sociaux de l’ensemble du monde du travail et, en particulier, contre la durée légale du temps de travail. Après le pavé dans la mare d’Hortefeux, repris haut et fort par Fillon à propos du recul de l’âge de la retraite à 67 ans, et l’adoption par une procédure d’urgence, mi-juillet, d’une loi étendant et banalisant le travail du dimanche, on voit très bien ce qu’ils veulent faire. Nous faire travailler toujours plus, plus longtemps, plus vieux, le dimanche, la nuit, les jours fériés et, pourquoi pas, pendant les congés de maternité ou les arrêts maladie.


Au moment même où l’Insee prévoit, cette année, la destruction de plus de 700000 emplois, où le chômage touche l’ensemble des salariés, que l’on soit en contrat à durée indéterminée, déterminée ou en interim, ou que l’on soit employé ou cadre. L’urgence n’est pas de faire travailler plus ou plus longtemps, mais bel et bien de travailler moins pour travailler toutes et tous. C’est une question de choix de société !


Le combat pour la réduction massive du temps de travail s’appuie en effet sur des exigences élémentaires, mais il s’oppose frontalement au capitalisme, qui génère plus que jamais de l’exclusion. La réduction du temps de travail et l’interdiction des licenciements posent donc concrètement la question de la démarchandisation de la force de travail. Mais celle-ci se heurte immédiatement à deux obstacles : la répartition des richesses et le droit de propriété. Sa mise en œuvre passe par une contestation pratique des rapports sociaux à l’intérieur même des entreprises sous forme d’un contrôle exercé par les salariés sur les embauches, les conditions et l’organisation du travail. Elle s’appuie, dans le même temps, sur la garantie de ressources des travailleurs et la continuité du revenu, qui implique un changement radical dans la distribution des richesses.


L’urgence est donc de défendre la réduction du temps de travail sans perte de salaire, sans annualisation ni flexibilité, et avec embauches proportionnelles. A l’heure actuelle, les salariés à temps plein travaillent en moyenne 35,55 heures par semaine. En réduisant à 32 heures le temps de travail, on arriverait à une progression de 11 % de l’emploi, ce qui permettrait d’en finir avec le chômage. Mais, pour cela, d’autres choix sont nécessaires et c’est à nous de les imposer. Il y a urgence à instaurer un rapport de forces pour faire reculer le gouvernement. Il est nécessaire que l’ensemble de la gauche sociale et politique se retrouve sans préalable pour mettre en avant une plateforme revendicative autour de la question centrale de l’emploi, de la réduction du temps de travail, mais aussi de celle des salaires et des retraites.

Sandra Demarcq

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