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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 15:58

interview de Daniel Bensaïd (Marianne)

Par Daniel Bensaïd*.


"Quand j’entends parler d’un nouveau New Deal ou de solutions keynésiennes, je rigole doucement !"


Marianne : La gauche peut-elle encore « rebondir » idéologiquement ?

Daniel Bensaïd : Malgré son affaiblissement, le PS reste le parti central de la gauche institutionnelle. Avec ses positions dans les conseils régionaux, il ne faut pas croire qu’il va rester à ce niveau-là aux élections régionales, en 2010. Mais il est toujours davantage confronté à une alternative qu’il n’arrive pas à dénouer. Pour reconquérir l’électorat populaire perdu, il faudrait qu’il propose une politique sociale beaucoup plus radicale face à la crise. Il faudrait qu’il ait l’audace de se faire le champion d’une relance anticapitaliste. Mais comme ce parti, lorsqu’il était au gouvernement, a contribué au renforcement de la logique présidentialiste, il n’y a aucune chance qu’il le fasse. Ses alliances se situent et se situeront par la force des choses au centre gauche, avec les verts de Daniel Cohn-Bendit ou un MoDem requinqué.


Dans quelle direction les socialistes devraient-ils aller pour reconstruire un logiciel crédible ?

D.B. : Nous n’avons pas de conseil à donner aux socialistes. Pour reconstruire une gauche authentique, ils devraient tout revoir. Et, d’abord, reconnaître qu’à travers le démantèlement des mécanismes de l’Etat-providence, auquel ils ont contribué activement, ils ont sapé les bases de la social-démocratie européenne.Cette « destruction » des bases de la social-démocratie européenne, que vous reprochez au PS, aurait dû gonfler par contrecoup les suffrages de la gauche radicale.


Comment expliquer, dans ce contexte, le très faible score du NPA ?

D.B. : Nous avons toujours été conscients d’un écart non négligeable entre la popularité personnelle d’Olivier Besancenot et la réalité militante et électorale du NPA, qui peut être raisonnablement estimé entre 6 et 7 %. Notre résultat aux européennes – avec une campagne portée par des têtes de liste nouvelles et Olivier délibérément en retrait – s’est en fait situé dans cette fourchette-là. De surcroît, comme lors de chaque scrutin européen, les abstentions ont été concentrées dans l’électorat populaire, en particulier dans la jeunesse qui représente une grande part de l’électorat de Besancenot à la présidentielle. Mais le critère décisif pour nous, c’est de savoir si nous consolidons une présence militante dans les lieux où nous voulons nous implanter durablement. De ce point de vue-là, le scrutin du 7 juin a été positif.


La percée du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui a marché sur les brisées du NPA, n’indique-t-elle pas, par contraste, que vous avez eu tort de délaisser la problématique républicaine ?

D.B. : Je pense que notre vrai défaut n’a pas été là. Nous aurions dû articuler plus fortement la proposition européenne et la lutte contre la crise. Il aurait fallu montrer que l’échelon européen était le bon niveau de riposte à la grande crise. Car la minorité des 40 % d’électeurs français qui se sont exprimés le 7 juin s’intéressait quand même à la question européenne. Ces électeurs attendaient, ils espéraient qu’on leur parle d’Europe. Nous ne l’avons pas assez fait. Le soutien des dirigeants socialistes et de ceux d’Europe Ecologie au traité de Lisbonne est ainsi passé quasi inaperçu.


La division de la gauche radicale peut-elle encore être surmontée, en vue des régionales de 2010 ?

D.B. : Lors de ces élections européennes, la division de la gauche radicale ne relevait aucunement d’un différend fondamental sur les bases politiques de la campagne. Ce qui a fait obstacle, c’est notre volonté, si justifiée, de conserver notre indépendance face au PS et notre réticence à servir de piétaille électorale pour être ensuite laissés en plan aux régionales, quand le PC retournera, comme c’est probable, à ses amours plurielles avec le PS. Désormais, nous sommes au pied du mur. Mais nous n’avons pas à regretter cette stratégie. A y regarder de plus près, le schéma du plan de relance socialiste – bien que s’élevant à 40 milliards d’euros – n’est pas qualitativement différent du plan de relance de Sarkozy. Sans rupture avec le cadre des contraintes européennes, ni reconquête du service public, ni réévaluation du pouvoir d’achat, le plan de relance socialiste, qui ne comporte pas non plus de mesures radicales d’interdiction des licenciements, se situe en fait dans les mêmes marges de « moralisation du capitalisme » que celui de Sarkozy. On entend chaque jour davantage le chœur de ceux qui prédisent une sortie de crise imminente. La crise actuelle, à l’instar de celle de 1929, peut déboucher sur un « rebond » comme celui qui a existé entre 1933 et 1937. Mais plus dure fut ensuite la (re)chute ! La crise actuelle est une crise historique de la loi de la valeur. L’instrument de mesure de la production et de l’échange de richesse par le temps de travail abstrait produit un désastre social.


Que reprochez-vous à la gauche réformiste face à ce contexte inédit ?

D.B. : De rester « en arrière de la main », autant en termes de pronostic qu’en termes de réponse. Entre ceux qui veulent sauver le capitalisme et ceux qui veulent le combattre, la ligne de partage est la question de la propriété, du droit à l’existence (au logement, au savoir) opposable au despotisme de marché. Si au NPA notre diagnostic est juste, nous n’assistons pas à une énième crise économique, mais aussi à une crise des solutions à la crise. Quand j’entends parler d’un nouveau New Deal ou de solutions keynésiennes dans le cadre du capitalisme mondialisé réellement existant, je rigole doucement !


Pourquoi ?

D.B. : Mais parce que le keynésianisme suppose un espace économique homogène, avec un effet d’entraînement de la consommation sur la production. Dans une économie mondialisée et dans une Europe « vole au vent », un tel dispositif est inenvisageable. Si l’on pense, comme nous, que la crise sera plus grave et plus longue, il faut s’inscrire dans la durée pour reconstruire une gauche musclée et de combat. Tout indique que le PS, dans les mois et années qui viennent, va, quant à lui, s’enliser dans les opérations de type « parti démocrate » et finir avec les mêmes mésaventures endurées par Romano Prodi en Italie. Une fois encore, la politique du moindre mal risque de produire le pire.

Propos recueillis par Alexis Lacroix

* Vient de publier en collaboration avec Charb Marx (mode d’emploi) (La Découverte) et une préface aux Crises du capitalisme de Karl Marx (Démopolis).

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 15:53


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L’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche a levé beaucoup d’illusions sur un changement d’orientation de la politique étrangère des Etats-Unis. Avec le départ de G.W. Bush, il y a bien un changement d’atmosphère et de discours.


Les communicants de Washington soignent la nouvelle image de la diplomatie américaine, portée par le premier président noir des Etats-Unis. Mais ces apparences qui ne doivent pas faire oublier qu’Obama a été porté à la présidence grâce au soutien financier des plus grands groupes économiques de Wall Street et que certains de ses conseillers ont été des anciens responsables de la CIA et des administrations précédentes. Au niveau de la politique internationale comme intérieure, Obama est entièrement guidé par la défense des intérêts supérieurs des grands groupes.

Cela ne veut évidemment pas dire que ces impératifs amènent à poursuivre les politiques menées par Bush. Obama cherche au contraire à les corriger sur plusieurs points, notamment sur les relations avec le monde arabe, l’Europe, la Chine et la Russie. Mais, fondamentalement, sur un fond de difficultés majeures que représentent la crise économique qui affaiblit le poids politique des Etats-Unis et l’enfermement militaire en Irak et en Afghanistan, aucune des orientations stratégiques antérieures n’est remise en cause.


Amérique latine 

L’Amérique latine n’est pas dans les priorités de l’administration Obama. Il a tenu néanmoins à réaffirmer, lors du sommet des Amériques, en avril, les objectifs des Etats-Unis. Leur but stratégique est de poursuivre les traités bilatéraux, permettant la privatisation et le pillage des ressources naturelles, pour lesquels ils sont en concurrence directe avec l’Union européenne. Au moins 50 paysans péruviens ont été tués ces dernières semaines pour s’être révoltés contre cette dépossession de leurs terres.

Mais les Etats-Unis doivent tenir compte de deux paramètres : la montée comme puissance mondiale du Brésil et la consolidation du front de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba) avec le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur et Cuba. Les Etats-Unis maintiennent leur plan Colombie et leur soutien au président Uribe, la tactique de confrontation avec Hugo Chavez et Evo Morales. Parallèlement, ils recherchent une coopération avec le Brésil comme pilier de la coopération économique.

Concernant Cuba, le tournant est réel, mais tout à fait limité : pas de levée de l’embargo, mais levée des restrictions introduites par Bush pour les ressortissants cubano-américains et le transfert de devises. Le but est de faire une pression maximale pour déséquilibrer le régime.


Guantanamo

La fermeture du centre de détention de Guantanamo Bay était, avec le retrait de l’Irak, une des mesures phares du changement. Dès le deuxième jour de son mandat, Obama signait des décrets ordonnant sa fermeture. Quelques mois après, il réaffirmait que Guantanamo est « un bazar ».

Néanmoins, parmi les défenseurs des droits civiques qui ont soutenu le candidat démocrate, le scepticisme n’a cessé de monter ces derniers mois. Le Congrès a refusé d’accorder le crédit de 80 millions de dollars nécessaires à la fermeture prévue pour 2010. La crainte est de voir l’essentiel des 240 prisonniers encore détenus dans l’île de Cuba rejoindre des prisons américaines et d’autres, soupçonnés de terrorisme, être libérés. Obama envisage de maintenir des juridictions militaires d’exception pour des détenus. Pire, il envisage de maintenir en détention ad vitam aeternam des prisonniers « ne pouvant pas être poursuivis et constituant pourtant un réel danger pour le peuple américain ». Il n’est pas question de publier des photos des sévices subis par les prisonniers ni d’accepter la constitution d’une commission indépendante enquêtant sur les exactions commises pendant l’ère Bush.

Le premier secrétaire de presse de Bush, Ari Fleischer, a déclaré récemment que « le président Obama devrait reconnaître que ses critiques de campagne étaient fausses. Avec quelques changements mineurs, il suit vraiment le même chemin que celui emprunté par G.W. Bush ». Quel hommage !


Europe et Russie

Vu des Etats-Unis, l’Europe a une importance toute relative se résumant surtout à la coopération militaire avec les « alliés » dans l’Otan et au bouclier antimissiles visant à intégrer l’Europe de l’Est dans l’alliance atlantique et à faire, pression sur la Russie. Sans oublier la stabilisation de l’allié turc en contact direct avec l’Irak. Sur ce dernier point, Obama s’est positionné clairement pour l’intégration de la Turquie à l’UE, à la différence de son « grand ami » Sarkozy.

Pour la Russie, il prétend, comme ailleurs, redémarrer sur d’autres bases que celles de Bush : flatter Medvedev comme symbole du futur et fustiger Poutine comme écartelé entre le passé et le présent. Mais, en pratique, il n’est pas question de remettre en cause l’élargissement de l’Otan jusqu’aux Républiques limitrophes de la Russie et la mise en place du bouclier antimissiles. Pas question non plus de lier les négociations sur les armes nucléaires stratégiques et ce fameux bouclier. Là aussi, la feuille de route d’Obama ressemble étrangement à celle de son prédécesseur.


AFPAK 

C’est l’une des préoccupations majeures de l’administration Obama. Le vocable Afpak (Afghanistan Pakistan) lie maintenant étroitement les deux pays formant un bourbier dans lequel les Etats-Unis veulent enfoncer encore plus leurs pieds. Avec Robert Gates, qui garde le poste de secrétaire à la Défense qu’il occupait du temps de Bush, le ton est donné. L’intervention américaine, les massacres de civils dans des bombardements aveugles et l’extension de l’intervention militaire au Pakistan ont développé l’hostilité des populations afghanes et pakistanaises à l’occupation américaine. Le gouvernement pakistanais d’Azif Ali Zardaria a même dû donner en février des gages aux notables fondamentalistes de la vallée de Swat, pour contrer l’influence des talibans, en acceptant que ce soit la loi islamique, la charia, qui règle la vie quotidienne, avec en particulier la fermeture des écoles de filles. Parallèlement, le président fantoche d’Afghanistan, Hamid Karzai, reconnaissait comme légal le viol dans le cadre du mariage. La tactique Obama est d’essayer d’isoler les talibans radicaux, en lançant des offensives terrestres en Afghanistan et au nord-ouest du Pakistan, tout en jetant des ponts vers les modérés avec des opérations de contre-insurrection, sensées faire moins de morts civils que les bombardements. A cette fin, 17000 hommes supplémentaires vont arriver en Afghanistan, portant le contingent à 68000 hommes, avec un pont aérien d’Irak en Afghanistan, autorisé à survoler la Russie.


Israel

Obama avait affirmé, en juin 2008, que « Jérusalem devra rester la capitale d’Israël, une et indivisible », bafouant les résolutions de l’ONU sur le retrait aux frontières de 1967. Son discours du Caire a clairement confirmé la ligne des « deux Etats » qui a toujours été la doctrine officielle des Etats-Unis tout en réaffirmant, avec la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Hillary Clinton, que les Etas-Unis restaient les « bons amis d’Israël ». Comme d’habitude, malgré le millier de morts palestiniens suite à l’attaque contre Gaza, c’est à Hamas et aux Palestiniens qu’Obama demande de rompre avec la violence.

Evidemment, Obama a un problème avec le gouvernement d’extrême droite de Nétanyahou, peu fréquentable pour quelqu’un qui veut aussi apparaître comme l’ami des Arabes. Ce gouvernement ne facilitera pas les manœuvres prévues par Obama avec le gouvernement iranien. Aussi côté jardin, Obama joue la froideur, et le gouvernement israélien le lui rend bien. Mais sur le fond, les Palestiniens n’ont rien à attendre. La protestation molle contre l’extension des colonies ne se doublera jamais de mesures de rétorsion qui auraient vite raison de la politique de colonisation.


Irak - Iran

Le retrait des troupes d’Irak et le refus de  continuer la guerre furent sûrement les cartes majeures du candidat Obama avec l’engagement que « la mission de combat en Irak se termine en  2010 ». 35000 à 50000 hommes devaient rester en place en soutien à l’armée irakienne, à la place des 130 000 aujourd’hui présents. Près d’un million d’Irakiens sont morts à cause de la folie meurtrière de Bush, 4000 soldats américains ont été tués dans une guerre sans victoire pour laquelle les Américains  se sentent plus concernés – seulement 2% des Américains placent l’Irak comme leur préoccupation majeure, 57% placent la crise économique – et veulent le retour de leurs enfants. Pour assurer ce retrait, l’administration a besoin de stabiliser un gouvernement dont la légitimité est faible aujourd’hui.


Obama veut changer l’image des Etats-Unis dans le monde arabe, redonner une assise aux régimes « amis » d’Arabie Saoudite et d’Egypte, mis en péril par les délires islamophobes de Bush. Pour cela, le retrait d’Irak serait, bien plus que le discours d’Obama, fait au Caire, sur la tolérance religieuse, un signe important.


Mais, pour cela, il faut, paradoxalement, renouer le dialogue avec L’Iran. Le paradoxe de l’éviction de Saddam Hussein est que, sans le soutien d’Ahmadinejad, aucun gouvernement irakien ne pourra se maintenir un tant soit peu. Les Etats-Unis veulent donc un gouvernement fort à Téhéran et sont même prêts à discuter de l’obtention du nucléaire civil comme contrepartie à une collaboration à l’ordre régional.


Dans ce jeu, les centaines de milliers de manifestants iraniens assoiffés de libertés démocratiques contre un régime liberticide ne pèsent pas très lourds. Les Etats-Unis préféreraient voir Moussavi et Rafsandjani au gouvernement mais, fondamentalement, sur les dossiers internationaux ce sont les dignitaires religieux qui ont encore la haute main sur les décisions politiques importantes.

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 15:47

« Il y a une pénétration du NPA en milieu ouvrier »  (Jérôme Fourquet de l'IFOP)

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L'Ifop a réalisé une étude extrêmement instructrice sur les résultats comparés du NPA et du Front de gauche aux élections européennes. Jérôme Fourquet est directeur adjoint du département Opinion de l'Ifop.


Quels sont les principaux enseignements qu'on peut tirer de votre étude?

Avec des scores relativement proches (4,9% pour le NPA contre 6% pour le Front de gauche) et des positionnements idéologiques quasi similiaires (aux yeux du grand public), on a deux électorats différents. D'un côté, celui du NPA est majoritairement composé de jeunes actifs (moins de 50 ans), peu intéressés par la campagne européenne, qui ont voté plutôt sur des considérations nationales. De l'autre, celui du Front de gauche, plus âgé (avec une surreprésentation des retraités), est plus politisé, plus mobilisé, plus intéressé à la campagne en tant que telle. Cette structuration explique en grande partie pourquoi le Front de gauche a dépassé le NPA. Le clivage se situe donc aux niveaux générationnel, sociologique et dans le rapport à la campagne. Contrairement à celui du Front de gauche, l'électorat du NPA s'est massivement abstenu et 72% de ses électeurs se disent peu ou pas intéressés par cette campagne: c'est vingt points de plus que la moyenne générale (52%) ! Pour ce baptême du feu, la stratégie du NPA n'avait pas suffisamment pris en compte les caractéristiques de son électorat, plus jeune, plus populaire, moins convaincu par l'acte électoral. Le NPA a été handicapé par la proximité de l'élection avec son congrès fondateur: ses militants étaient beaucoup mobilisés en interne sur la réussite du lancement du mouvement. Il s'est par ailleurs investi dans le soutien actif à la mobilisation sociale, notamment au mouvement du LKP en Guadeloupe. Dans un premier temps, la campagne « classique » a été mis au second plan, alors qu'il fallait redoubler d'efforts compte tenu de la tentation abstentionniste qui était grande dans son électorat potentiel. A l'inverse, le Front de gauche est parti plus tôt, a fait une campagne plus classique, et a mobilisé dans la durée. Cela s'est vu dans les sondages d'intentions de vote (le Front de gauche part à 4% en février et finit à 6% au mois de juin).


Pourquoi le NPA, parti à 8-9% dans les sondages, finit-il à 5%?

Les Français se sont peu passionnés pour cette campagne. Les premières intentions de vote accordent la part belle aux têtes d'affiches médiatiques clairement identifiées en résonance avec le mouvement social. Mais il y a eu un petit retard à l'allumage du côté de la campagne du NPA qui a laissé le Front de gauche monter en puissance. On peut penser qu'une partie de l'électorat du « non », qui avait pu voter Besancenot à la présidentielle, a décroché au profit du Front de gauche. Pour ces électeurs de la mouvance communiste élargie notamment, il y a eu comme un retour aux sources. En février, alors que la campagne n’a pas commencé, les scores à 8-9% du NPA étaient indexés sur la visibilité médiatique de Besancenot à ce moment-là. Ces électeurs disent qu'ils voteront vraisemblablement pour lui mais, plus l'échéance se rapproche, plus ils disent qu'ils n'iront pas voter. Ils ne se détournent pas du NPA, mais du scrutin. La solidité de l'électorat du NPA laisse donc encore à désirer.


Que sont devenus celles et ceux qui ont voté pour Olivier Besancenot en 2007?

Une grande partie s’est abstenue… Parmi ceux qui se sont déplacés, à peine un électeur sur deux de Besancenot en 2007 a voté pour le NPA aux européennes, 17% pour le Front de gauche, 13% pour le PS et 12% pour Europe Ecologie. Donc 62% des électeurs de Besancenot en 2007 ont voté pour le NPA ou pour le Front de gauche. Les 17% qui ont voté Front de gauche ont probablement été attirés par sa thématique unitaire.


Comment se répartissent les votes pour le NPA et le Front de gauche au niveau géographique?

Certes, il y a des zones de recouvrement et d'affrontement, où le PCF est implanté mais où le NPA se développe (agglomération de Rouen, Centre-Bretagne, Picardie, Nord-Pas-de-Calais). Mais il y a nationalement une répartition des zones de force. Le Front de gauche est dominant dans tout le sud de la France, notamment dans la circonscription Sud-Ouest grâce à l'apport de la campagne de Mélenchon, où le Front de gauche est nettement devant, en Ile-de-France et dans le centre (implantation ancienne). Même si, dans la Creuse, le sud de l'Indre et les périphéries de Limoges et Clermont, le NPA réalise des scores importants. Le NPA, quant à lui, devance très nettement le Front de gauche dans tout l'ouest de la France et également dans le Grand-Est. Dans certaines zones industrielles et ouvrières, sans implantation historique du PCF, le NPA fait des scores élevés : à Sochaux-Montbéliard (Peugeot et sous-traitants), Givet et Fumay (Ardennes), ou bien encore dans la région de Gandrange (Moselle) par exemple. Il y a donc une pénétration du NPA en milieu ouvrier.


Les scores du Front de gauche semblent avoir été tirés par les « bastions » du PCF…

Le Front de gauche s'est appuyé sur des milieux où le PCF est encore fort. Du coup, il réalise des scores très variables, allant de 1% à 45% (dans certaines villes qu'il détient). En revanche, le NPA obtient un résultat beaucoup plus homogène (compris, grosso modo, entre 3% et 10%). Et c'est sans doute un enseignement pour le NPA: bénéficier d'une implantation locale, d'élus et d'un maillage du territoire est important dans une élection comme celle-ci. 

Propos recueillis par Thomas Mitch

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 18:48


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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 18:25

Chaque année, la IVe Internationale, avec les organisations de différents pays, organise des rencontres internationales de jeunes. Ce site rassemble des informations sur ces rencontres : programme, comme s’y rendre, photographies.

 

link


Il y a aussi sur ce site des informations sur les activités auxquelles participent les militants jeunes de la IVe Internationale en Europe.

 



Rencontres 2009 : du 25 au 31 juillet

Inscription :
France : jcr@jcr-red.org - 01 48 70 42 30

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 18:17


France Paris, le 9 juillet 2009 - La hausse des prix de l'électricité va permettre à EDF de boucher les trous d'une stratégie basée uniquement sur le prétendu « renouveau » du nucléaire. Pour Greenpeace, cette hausse est tout à fait inadmissible. Les français ne doivent pas payer le prix de la volonté d'EDF d'implanter des réacteurs EPR partout dans le monde. Cette stratégie 100% nucléaire est très coûteuse, dangereuse et complètement inutile.

« En période de crise sociale, énergétique et climatique, EDF ne trouve rien de plus malin à faire qu'imposer aux français le prix d'une stratégie hasardeuse et dangereuse, basée uniquement sur le développement du nucléaire ! s'indigne Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace. Contrairement à ce qu'il essaie de nous faire croire par ses campagnes de publicité incessantes et très chères, le groupe EDF ne parie que sur le développement du nucléaire, en France et à l'international. Cette stratégie irréfléchie est extrêmement coûteuse : elle est en train de ruiner l'ex-entreprise publique et de compromettre gravement toute possibilité de lutter efficacement contre les changements climatiques ! Il est temps pour M.Gadonneix de retrouver la raison et de changer fondamentalement de cap et de se tourner vers les renouvelables et les économies d'énergie ! »

20 milliards d'euros... en fumée ?
EDF a investi 15 milliards l'année dernière pour racheter British Energy et 4,5 milliards dans la prise de participation de Constellation, un groupe énergétique américain. Pour Steve Thomas, professeur de politique énergétique de l'école de commerce de l'Université de Greenwich et auteur d'un rapport pour Greenpeace, ces lourds investissements sont autant de pari sur le renouveau du nucléaire dans ces deux pays. Or, ce renouveau est hypothétique ; il se pourrait bien que dans ces deux pays, aucun projet de nouveau réacteur n'aboutisse.
Le troisième pari d'EDF se trouve en Chine. Là aussi, le pari est pour le moins hasardeux : les futurs réacteurs basés sur le modèle EPR, s'il y en a, seront construits par la Chine elle-même.

Parmi les autres conclusions du rapport de Steve Thomas « AREVA et EDF : perspectives commerciales et risques dans le secteur de l'énergie nucléaire » :
- Le renouveau du nucléaire est tributaire de l'aide du gouvernement français via son agence de garanties de crédits à l'exportation, la Coface. Sans l'aide du contribuable français, ni Areva, ni EDF ne seront en mesure de commercialiser ses réacteurs EPR.
- Du fait de leurs stratégies aventureuses, les deux groupes ont atteint un endettement record.
- Le nombre de commandes qui se concrétisent en comparaison de celles qui sont annoncée à grand renfort de communication tapageuse, est très faible. Le nombre d'EPR vendu par Areva devrait donc se limiter à quelques unités ces dix prochaines années.
- Les opérations « sûres » des deux groupes sur le marché français sont en perte de vitesse. La encore, ces groupes font reposer leurs choix risqués sur le contribuable français et les citoyens.

« EDF oublie de préciser à ses abonnés que ses centrales nucléaires fonctionnent très mal, qu'elles ont le taux de disponibilité le plus faible du monde, qu'elle est obligée d'importer de l'électricité à prix d'or et qu'il va falloir qu'elle dépense rapidement des énormes sommes d'argent pour démanteler ses installations et gérer des millier de tonnes de déchets nucléaires, ajoute Yannick Rousselet. Le temps béni où EDF pouvait cacher ses finances réelles est révolu ! Nous allons tous enfin constater que le nucléaire est un très mauvais choix ! »

En investissant l'équivalent du prix d'un EPR dans les renouvelables, la cogénération et les économies d'énergie, on peut produire 2 fois plus d'électricité et créer 7 fois d'emplois pérennes. C'est vers cette stratégie que devrait se tourner EDF.

L'étude de Steve Thomas pour Greenpeace :
Résumé
Etude complète
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 18:07

Communiqué du NPA :

Les événements qui ont ensanglanté le 5 juillet 2009 Urumqi, capitale de la région autonome du Xinjiang dans l’extrême ouest de la Chine, sont d’une ampleur « sans précédents » ces vingt dernières années.


Leur importance a « forcé » le Président Hu Jintao à renoncer à assister au sommet du G8 d'Aquila pour rentrer en Chine. Sur place des renforts militaires ont été déployés pour assurer « la stabilité » de la région.

Les forces de sécurité et les blindés quadrillent la ville et le couvre feu a été décrété dans certains quartiers. Selon un rapport officiel, il y aurait pas moins de 156 morts et plus d’un millier de blessés.


Ces évènements rappellent les émeutes tibétaines de mars 2008.  Leur origine réside dans les conflits intercommunautaires.

Comme au Tibet, dans le Xinjiang, les Ouïgours (8,3 millions) habitants traditionnels de cette région de culture musulmane et turcophone, sont confrontés à la domination des Hans chinois d’installation plus récente.


Si les violences intercommunautaires s’aggravent ainsi au Xinjiang, c’est que les effets de la colonisation de peuplement Han en cours s’ajoutent aujourd’hui à l’oppression politique, culturelle et religieuse des Ouïgours. Alors qu’ils représentaient 95% de la population en 1949, les Ouigours ne sont plus aujourd’hui qu’environ 50% de la population. Les Hans sont maintenant majoritaires dans certains grands centres urbains, représentant par exemple 83% des deux millions habitants d’Urumqi.


Le développement capitaliste de la Chine a accéléré ce mouvement de colonisation « interne » d’une région riche en pétrole, en gaz et en matières premières. Les Ouïgours sont les laissés pour compte de ce développement économique favorisé par les autorités de Pékin et les inégalités sociales s’aggravent.


Pour justifier sa politique répressive, Pékin brandit la menace « terroriste » islamique et dénonce les activités des mouvements indépendantistes ou autonomistes en exil.


L’origine des tensions que les récentes émeutes ont mises à jour est cependant à rechercher ailleurs. Le gouvernement chinois s’attaque en réalité aux droits démocratiques, culturels et religieux, économiques et sociaux des Ouïgours.


Des droits que les Ouïgours cherchent à défendre et que nous soutenons.

Paris, le 9 juillet 2009

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 18:00


À l'occasion de la réunion de Comité central d'entreprise du 1er juillet dernier à Paris, la direction générale du groupe Merloni a dévoilé son plan pour l'usine de Ploufragan. Les patrons ont retenu la pire des solutions : supprimer 207 emplois sur 250 que compte encore l'usine.

C'est dire qu'ils ont choisi de rayer de la carte la production des chauffe-eau et des chaudières à gaz d'ici la fin de l'année. Sont concernés 159 ouvriers, 12 employés, 14 techniciens, 11 agents de maîtrise et 11 cadres.

Les chaudières Chaffoteaux seront désormais fabriquées en Italie et les chauffe-eau en Chine où le groupe Merloni possède des usines. Les patrons ne garderont qu'une petite unité de recherche avec 41 salariés. Mais rien ne dit que ce sera sur le site actuel car celui-ci est à vendre.

Cette annonce des 207 licenciements a été faite par les délégués devant 200 salariés qui avaient fait le déplacement à Paris pour la réunion du CCE. Elle a eu lieu dans un hôtel 3 étoiles car la direction craignait que les salariés en colère ne s'attaquent aux locaux du siège social situé à Saint-Denis.

Ce changement n'a pas empêché les travailleurs de dire de vive voix aux différents directeurs présents ce qu'ils pensaient des licenciements. Aux cris de « Merloni pourri, nos emplois sont notre vie », ils ont reçu comme il se doit les directeurs du groupe Merloni qui tentaient de rejeter l'ampleur du plan de licenciements sur les collectivités publiques, qui ne les auraient pas aidés financièrement. Personne n'a été dupe de ce discours, pas plus que de celui sur la crise économique qui aurait accéléré les choses. En réalité, les patrons du groupe Merloni ont racheté une entreprise rentable en 2001, l'ont exploitée jusqu'au dernier moment, et surtout ils ont mis la main sur une marque qu'ils entendent bien exploiter encore longtemps.

Lors de leur manifestation parisienne, les travailleurs de Ploufragan ont reçu le soutien de délégations de l'usine Cuenod d'Annemasse, appartenant également au groupe Merloni et victimes actuellement d'un plan de 77 suppressions d'emplois. Ils ont également reçu le soutien d'une délégation de l'usine ELM Leblanc de Drancy, autre fabricant de chaudières à gaz et concurrent de Chaffoteaux.

La présence de ces camarades a fait chaud au cœur. Et à l'occasion de l'assemblée générale du personnel qui s'est tenue le lendemain à l'usine, beaucoup de travailleurs en parlaient.

La solidarité, les salariés de l'usine ont également réussi à la trouver parmi la population et les travailleurs de l'agglomération de Saint-Brieuc où ils font quotidiennement des actions tout azimut. Comme il ne semble plus possible de maintenir les emplois sur le site de Ploufragan, les travailleurs veulent maintenant que les patrons paient cher les licenciements. Le préjudice n'est pas encore fixé mais bien des travailleurs savent ce que les ouvriers de Continental ont obtenu et estiment qu'il leur faut viser la même chose, c'est-à-dire au moins 100 000 euros de prime complémentaire.

C'est dans les jours prochains que ces revendications vont s'affirmer. Les travailleurs vont donc poursuivre l'occupation de l'usine de Ploufragan commencée le 18 juin et entreprendre toutes les actions utiles pour faire payer les patrons.

Correspondant LO
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 11:27

la vallée du Costour
by basquin







Une vallée située entre Brest , Le Relecq, Coataudon, Guipavas.

L'association « COSTOUR, Poumon vert en Finistère » est fortement attachée au respect de la nature et de l'environnement. Elle s'emploiera en priorité à la préservation du Costour, mais aussi de tout autre espace naturel, en tenant compte des dimensions sociales et humaines.
L'association « COSTOUR, Poumon vert en Finistère » est ouverte à toute personne morale ou physique.


http://www.costour.fr/
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 11:16

(tribune Le Monde du 7 juillet)

Prononcées le 29 juin à Nouméa contre vingt-huit membres du syndicat indépendantiste kanak USTKE, les condamnations suivantes marquent la dérive de la justice française dans cette colonie des antipodes : six peines de prison ferme avec mandat de dépôt à l’audience contre le président du syndicat Gérard Jodar (un an) et cinq autres militants ; trois peines de prison ferme sans mandat de dépôt ; dix-huit condamnations à de la prison avec sursis et une peine de 50 jours-amendes.


L’incarcération immédiate alors que les condamnés ont interjeté appel du jugement est rare en France, surtout quand les prévenus se présentent libres au tribunal et qu’ils fournissent toutes les garanties de représentation.

Jeudi 28 mai à l’aube, des militants de l’USTKE avaient organisé devant l’aérodrome de Nouméa un rassemblement pacifique en soutien aux employés de la société Air Calédonie, à une heure où aucun vol n’était programmé. Les « forces de l’ordre » ont chargé à 7 heures. Face à un déluge de grenades lacrymogènes, une partie des manifestants s’est repliée sur le tarmac et quelques-uns se sont réfugiés dans un avion pour se protéger.


Les peines ont été prononcées pour « entrave à la circulation d’un aéronef » alors que c’est l’intervention des gardes mobiles et du groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) qui a poussé les syndicalistes sur le tarmac et désorganisé le trafic dans les heures qui ont suivi. Ce qui a été jugé, ce ne sont pas les incidents qui se sont produits à l’occasion du rassemblement syndical, mais le syndicat lui-même. L’USTKE gêne par sa capacité à mobiliser sur l’ensemble du territoire, tant sur la Grande Terre que sur les îles, dans tous les secteurs de l’économie et de la fonction publique.

 


 


Indépendance de la Kanaky

Il gêne car il travaille dans le respect du peuple kanak, de ses traditions et de la coutume. Il gêne parce qu’il entretient des relations étroites avec les syndicats de travailleurs des pays du Pacifique sud ayant ou non accédé à l’indépendance, ainsi qu’avec la CGT en France. Le syndicat gêne parce qu’il a su fédérer largement au-delà de la sphère de la population kanak, parce qu’il est devenu un syndicat pluriethnique rassemblant femmes et hommes kanak, wallisiens et futuniens, tahitiens, vietnamiens, indonésiens, européens. Il gêne surtout parce que, depuis sa création, il revendique l’indépendance de la Kanaky, indépendance où chacun trouverait sa place.


Le syndicat gêne enfin car il a « impulsé » la création d’un parti politique, le Parti travailliste, dont les résultats aux dernières élections provinciales font craindre un regain de la revendication indépendantiste à la veille de la période du référendum qui doit déterminer l’avenir du territoire. Pour parvenir à affaiblir ce syndicat - et atteindre par ricochet le Parti travailliste naissant - il était nécessaire d’affaiblir et d’isoler l’USTKE en la criminalisant. C’est le but recherché par les manipulations policières et politiques qui ont présidé à ce procès.


En agissant de la sorte, les autorités prennent la responsabilité de créer les conditions d’une nouvelle période de troubles. Nous ne tolérerions pas que le secrétaire général et des militants d’une des grandes confédérations métropolitaines se trouvent soumis à pareil traitement. Ce qui serait inadmissible en France l’est aussi dans les pays et territoires d’outre-mer ! C’est pourquoi nous appelons au développement de la solidarité avec les syndicalistes emprisonnés et à la participation à toutes les initiatives pour dénoncer ce jugement. Nous réaffirmons notre entière solidarité avec tous les militants de l’USTKE.


Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste NPA ; José Bové, député européen Europe Ecologie ; Annick Coupé, secrétaire générale Union syndicale Solidaires ; Jean-Michel Joubier, responsable des relations internationales CGT.

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