Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 08:50

Communiqué du NPA :


Certains médias indiquent que le NPA aurait subi une hémorragie de militants après les européennes. Nous démentons catégoriquement ces allégations qui ne se basent sur aucune enquête sérieuse.

Nous venons juste d'entamer la campagne de remise des cartes 2009. A cette étape, nous ne disposons pas d'informations suffisantes pour savoir combien nous sommes. Il est de ce point de vue très étonnant que certains médias puissent annoncer des chiffres de cotisants alors que nous même n'en disposons pas. Nous ferons le point à l'automne en toute transparence..
Tout cela n'est pas sans rappeler la campagne de presse de l'automne dernier visant à montrer que nos objectifs ne seraient pas atteints au congrès de fondation. Pourtant ils l'ont été.

Ce que nous savons, c'est qu'il y a aujourd'hui plus de comités qu'au moment du congrès de fondation, que de nouvelles demandes de contact continuent à arriver à un rythme non négligeable. Nous ne sommes pas inquiets.

Le NPA est là, présent, au coeur des luttes, avec la volonté de s'élargir encore, de rassembler tous les anticapitalistes.

Le comité exécutif du NPA, 8 juillet 2009.

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 08:44
Partager cet article
Repost0
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 09:10

Le travail du dimanche revient en discussion l'Assemblée nationale ce mardi 7 juillet. Sarkozy, qui veut que soit levée l'interdiction du travail dominical, aurait illustré son projet en posant cette question dont l'intérêt n'échappera à personne : "Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Madame Obama veut, avec ses filles, visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ?". Ben voyons !

Au-delà des arguties juridiques sur les modalités d'application de la future loi qui vont occuper ces messieurs de l'Assemblée pendant plusieurs jours, il s'agit bien d'une nouvelle attaque contre les salariés.

Oh, bien sûr, il y a déjà plusieurs millions de salariés qui travaillent le dimanche. Parmi eux, celles et ceux dont l'activité est une nécessité sociale. Il va de soi que la société ne peut pas se passer d'infirmières, de médecins, de travailleurs des transports publics, pas plus que de ceux de la production et de l'acheminement de l'électricité et du gaz, même le dimanche. Et il est techniquement impossible de stopper le fonctionnement d'un haut fourneau un jour sur sept. Encore faut-il que ce travail dominical soit compensé en salaire comme en temps de repos supplémentaire !


Autoriser le travail dominical pour faire face à une nécessité sociale est une chose. L'autoriser pour permettre à des commerçants et surtout à de grandes chaînes commerciales de faire du profit supplémentaire en est une autre.

Dans l'immédiat, il s'agit d'un cadeau à une partie de la bourgeoisie. Un de plus, qui s'ajoute à la série des cadeaux que Sarkozy distribue aux siens, aux riches, commencée avec le bouclier fiscal. Ce fameux "bouclier" dont un rapport, établi pourtant par un député de l'UMP, constate qu'il a coûté à l'Etat 578 millions d'euros et a profité à 19 000 ménages bourgeois. Et, parmi ces heureux privilégiés, il y en a de plus privilégiés que les autres. Ce sont les cent plus gros contribuables qui ont encaissé les plus grosses ristournes, d'un montant total de près de 200 millions !


Dans la proposition de loi visant le travail du dimanche, il y a un autre aspect, plus général, qui concerne l'ensemble des travailleurs. Si le travail dominical est banalisé, qu'est-ce qui empêchera demain les patrons, dans n'importe quel secteur de l'économie, du bâtiment à l'automobile en passant par la chimie, etc, de faire travailler le dimanche quand cela les arrange, quitte à mettre les travailleurs en chômage partiel à d'autres moments ?


Autoriser le travail dominical s'ajouterait aux différentes lois qui, comme l'annualisation du temps de travail, visent à rendre l'activité plus flexible et qui permettent aux patrons d'imposer les horaires qu'ils veulent.

Les défenseurs de ce projet de loi ont le culot d'évoquer les avantages du doublement de salaire et le volontariat. Mais le doublement de salaire le dimanche n'existe pas dans nombre de professions (personnel des hôpitaux, de l'hôtellerie ou des transports). Le projet de loi n'aborde même pas la question. Quant au volontariat, c'est une fumisterie même dans une période normale. À plus forte raison dans cette période de chômage.


Il y a bien peu de lois dans la législation sociale qui protègent les travailleurs. Même ce peu, obtenu au fil du temps et en général au fil des luttes, est en train d'être démantelé par le gouvernement. Les patrons s'assoient de plus en plus sur les lois sociales et considèrent les conventions collectives comme nulles et non avenues. Mais le gouvernement veut leur éviter même la peine de violer les lois sociales en supprimant celles-ci purement et simplement.


Donner aux employeurs la possibilité de généraliser le travail du dimanche fait partie de l'offensive générale du patronat et de la bourgeoisie contre les salariés, contre leur salaire, contre leur retraite, contre leur emploi.

Le gouvernement se croit en position de rendre ce service au patronat, considérant que le rapport de forces lui est favorable. Mais les rapports de forces peuvent être changés par la lutte collective des travailleurs. C'est le patronat et le gouvernement qui finiront par convaincre tous les travailleurs que, si nous ne voulons pas être réduits en esclavage, nous n'avons pas d'autre choix.

Lutte Ouvrière
Partager cet article
Repost0
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 09:07

mardi 7 juillet 2009, par Martine Bulard (Blog du Diplo)


Voitures brûlées, cars de police incendiés, vitrines fracassées… Avec une célérité inhabituelle, le gouvernement chinois a rendu publiques les images de manifestations violentes qui se sont déroulées dimanche 5 juillet à Urumqi, la capitale de la province du Xinjiang. Même empressement inaccoutumé à annoncer le nombre des victimes : 156 morts dont 27 femmes ; plus de 1 000 blessés et 1 434 arrestations, selon les données officielles dont on appréciera la précision. Tel est le bilan gouvernemental de la manifestation qui a mal tourné dimanche.


Visiblement – et c'est ce qui explique la mise en ligne aussi rapide des images –, les manifestants ouïgours ont attaqué et parfois même lynché les Han, ethnie majoritaire en Chine et minoritaire au Xinjiang, qui se trouvaient sur leur passage. Le plus étonnant est que cette explosion de colère se soit déroulée à Urumqi, aux deux tiers peuplé de Han, alors que la communauté musulmane turcophone, les Ouïgours, est de loin la nationalité la plus importante dans le reste de la province : elle représente 45 à 46 % de la population du Xinjiang.


Des manifestations, rapidement dispersées, se sont également déroulées à Kashgar (Kashi), majoritairement ouïgoure, devant la grande mosquée, ainsi que dans plusieurs villes (Aksu…). Dans ces villes également, les arrestations se sont multipliées.


Qui a allumé l'incendie à Urumqi ? Des tirs de police dans une manifestation se proclamant pacifiste ? Des Ouïgours exaspérés embarqués par des provocateurs ? Il est impossible de savoir. Une chose est sûre : le pouvoir central comme celui de la province porte une responsabilité politique écrasante dans la situation imposée aux Ouïgours. Il a immédiatement accusé les mouvements d'opposition de la diaspora, le Congrès mondial ouïgour notamment, d'avoir fomenté cette révolte. Ce qui est certainement leur faire beaucoup d'honneur.


Il est évident que la nouvelle présidente du Congrès, Mme Rebiya Kadeer, ancienne dirigeante communiste et femme d'affaires contrainte à l'exil aux Etats-Unis, tente de se faire connaître et a quelques relais à l'intérieur. Mais elle reste ultra-minoritaire, quasiment inconnue dans la population. De la même manière, il existe des groupuscules fondamentalistes musulmans, prêts à tout, comme l'a montré l'attentat à Kashgar en août 2008, à la veille des Jeux olympiques. Mais il ne s'agit que de mouvements marginaux. Tout comme les organisations séparatistes.


La grande majorité des Ouïgours veulent, tout simplement, vivre dans le respect de leur religion et de leur culture ; ils réclament une part du gâteau de la croissance dont ils ne reçoivent que des miettes. Ils rejettent les discriminations à l'école, à l'embauche, dont ils sont massivement victimes. La fracture s'avère plus sociale et ethnique que religieuse. Le secrétaire du Parti communiste du Xinjiang, M. Wang Lequan, a beau répéter comme il l'a a fait mardi 7 juillet lors d'une allocution télévisée, que « nous ne devons pas oublier que l'unité est notre bouée de sauvetage », – slogan que l'on retrouve partout au fronton des édifices publics au Xinjiang –, rien, ni dans ses actes ni dans ceux du pouvoir central, ne favorise une telle unité, qui commence par la reconnaissance des apports ouïgours. Là réside la cause première des explosions qui secouent à intervalles réguliers la province.

Pour Pékin, le Xinjiang figure pourtant parmi les priorités stratégiques. Pour des raisons économiques (la présence d'importants gisements de matières premières) et géopolitiques (la région a quelque 5 000 kilomètres de frontières avec huit pays dont l'Inde, le Pakistan, le Kirghizstan, le Kazakhstan…), le pouvoir aurait tout intérêt à changer de politique… ici comme au Tibet.

La Chine parle d'autonomie mais réprime ses minorités

Le Monde diplomatique publiera, dans son édition d'août, un reportage sur le Xinjiang.
Partager cet article
Repost0
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 09:06
Cour des comptes : les banquiers encaissent sans contrepartie

Cliquez pour voir la brève sur le blog de Châteaulin

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 09:05




Le PCF et le NPA constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale, écologique et démocratique, dans laquelle les politiques libérales ont plongées la France, l'Europe et le Monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et constatent la nouvelle offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés, annoncée lors du Congrès de Versailles.
La situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour. L'ensemble du monde du travail, les jeunes, les retraités, les chômeurs paient chaque jour les frais de cette crise du système capitaliste. Le NPA et le PCF condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd'hui et la volonté de Sarkozy et de son nouveau gouvernement de continuer son offensive antisociale : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, suppressions massives d'emplois dans la fonction publique, réduction massive de l'intervention publique au travers de la loi RGPP… Dans le même temps, de nombreuses luttes se poursuivent, en particulier dans les entreprises, que l'on pense aux Continental, Caterpillar, Goodyear, ainsi que beaucoup d'autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, autour de la poste, des mobilisations fortes ont lieues tandis que le secteur de l'énergie a connu la plus longue grève de son histoire.

Face à cette offensive, le PCF et le NPA pensent qu'il est urgent de contribuer aux luttes et à l'union la plus large autour des salariés pour revendiquer le droit à un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l'augmentation des salaires et de tous les revenus, la défense et le développement de tous les services publics, mais aussi et d'abord le refus catégorique du recul de l'âge de la retraite .

Fort de ces convergences sur l'analyse de la crise du capitalisme et sur la nécessité de s'y opposer, le NPA et le PCF veulent travailler à la constitution de fronts unitaires contre la politique de Sarkozy et de son gouvernement. Dans le même temps, ils proposent d'oeuvrer au rassemblement le plus large autour d'un projet en rupture avec le capitalisme, alternatif aux orientations du pouvoir actuel.

Concernant les élections régionales:
Le NPA propose au PCF de constituer des listes unitaires indépendantes composée du PCF, du NPA, du PG, de LO, des courants composants la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers. Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, il propose que ces listes avancent un plan d'urgence social et démocratique régional (refus des subventions aux entreprises, développement des services publics…). Elles seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie. Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions techniques » des listes de gauches sauf en cas de présence du Modem. Pour le NPA, l'indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumé jusqu'au bout, et donc l'ensemble des élus issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie.
Le PCF, dans la poursuite et l'élargissement de la démarche du Front de Gauche, entend construire à partir d'une réflexion sur les contenus d'une politique alternative, un rassemblement majoritaire permettant de mettre en œuvre de véritables politiques de gauche. Pour les élections régionales, dans cet esprit, il appelle à tout faire pour empêcher la droite de reconquérir des régions, a créer les conditions de majorités politiques clairement ancrées à gauche sur des projets nettement plus combatifs que ceux mis en œuvre depuis six ans et à renforcer dans ces assemblées l'influence et l'autorité d'élues et d'élus au service de tels projets. Il insiste sur la nécessité de ne poser aucun préalable à la recherche de l'unité de celles et ceux qui dans leur grande diversité à gauche souhaitent un changement de politique et des pratiques qui mettent l'intérêt général au dessus des intérêts partisans.

Le PCF et le NPA décident de poursuivre leurs contacts avec la volonté d'aboutir aux accords les plus utiles à leurs concitoyens et aux changements politiques dans notre pays. La discussion se poursuivra notamment dans un groupe de travail sur les contenus dont le cadre sera définit ultérieurement.
Paris le 6 juillet 2009.
• La délégation du PCF était conduite par Pierre Laurent accompagné de Patrice Bessac, Jacques Chabalier et Francis Parny
• La délégation du NPA était composée d'Olivier Besancenot, Yann Cochin, Sandra Demarcq, Pierre-François Grond, Yvan Lemaitre ; Myriam Martin et Gérard Nicol.
Partager cet article
Repost0
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 08:57


Lundi 6 juillet, les délégations du PCF et du NPA se sont rencontrées, premier contact depuis les élections européennes. Un large accord s'est exprimé sur l'analyse de la crise et ses conséquences pour les salariés et les classes populaires, dont nous ne connaissons que les premiers méfaits.


Accord aussi sur la situation politique,  essentiellement sur l'appréciation de l'abstention, qui relativise le succès de la droite, la signification des listes Europe Ecologie, au centre, et sur la crise du PS, même si chacun n'en tire pas nécessairement les mêmes conclusions. Une divergence est apparue sur l'appréciation de la politique des directions des confédérations syndicales qui, à nos yeux, n'ont offert aucune perspective à la vague de mobilisation des six premiers mois de l'année. Cette divergence se retrouve dans la façon dont nous abordons la question des leviers unitaires de mobilisation à construire pour préparer la riposte du monde du travail. Ce qui fait que, même si la délégation du PCF a accueilli favorablement nos propositions sur ce terrain, elle n'y accorde pas la même importance que nous.


Cette divergence s'est retrouvée dans la façon dont nous pouvons prolonger l'unité sur le terrain des élections régionales. Le PCF entend avoir la même politique partout, et il privilégie le cadre du Front de gauche, sans être opposé à un autre type de rassemblement, ce qui va dans le sens d'un accord possible. Mais d'importantes divergences se formulent à ce moment de la discussion: une insistance sur la nécessité de rassembler toute la gauche sans « aucun préalable » (donc possibilité d'accord avec le PS dès le premier tour) et, même si il y a en partie convergence sur la critique de la politique menée dans les conseils régionaux par la gauche, le PCF demeure dans une perspective de gestion avec le PS.


Bien sûr, ce ne sont là que les premiers constats qu'a enregistrés notre déclaration commune et que nous avons portés à la connaissance de la presse, séparément, la délégation du PCF ayant refusé un point presse commun. La discussion commence. Les prochains rendez-vous sont ceux de nos universités d'été respectives, de la fête de l'Humanité et… dans les entreprises et les quartiers, au cœur des luttes. 

Yvan Lemaitre

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 08:54

Communiqué du NPA :

Ce vendredi 3 juillet, la Librairie Résistances, située dans le dix-septième arrondissement à Paris, a été attaquée et saccagée par des nervis de l’extrême-droite pro-israélienne.

La Librairie Résistances, connue pour son engagement en soutien au peuple palestinien et, au-delà, aux luttes des peuples du tiers-monde, a été aujourd’hui la cible de la violence des groupes ultra sionistes, au premier rang desquels la Ligue de défense juive (LDJ).

Interdite même en Israël et aux Etats-Unis pour son caractère raciste et fascisant, la LDJ reste tolérée en France par les autorités, alors même que depuis plusieurs années, elle a été impliquée dans de nombreuses opérations de ratonnades de militants et de sympathisants de la cause palestinienne, la dernière en date étant l’attaque de la Mairie de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, à l’occasion du cérémonie municipale faisant d’un dirigeant palestinien, Marwan Barghouti, un citoyen d’honneur de la ville. Les agissements fascisants de la LDJ et des groupes de l’extrême-droite sioniste n’ont que trop duré.

Le NPA exprime aujourd’hui sa totale solidarité avec la Librairie Résistances, et demande fermement l’interdiction de la Ligue de défense juive, et la traduction en Justice de ses nervis.

Le NPA participera mercredi 8 juillet 2009 au rassemblement unitaire devant la librairie « Résistance » à partir de 18h30.

Paris le 03/07/09.

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 08:53


973_image.jpg

Les gouvernements profitent souvent de la période estivale pour faire voter des lois antisociales importantes. Cet été ne dérogera pas à la règle et la principale attaque contre les salariés portera, cette année, sur l’extension et la banalisation du travail du dimanche.

Cette loi, soi-disant tant attendue par les salariés, aura, selon Henri Guaino, « une portée limitée » et elle ne touchera donc pas l’ensemble des salariés. Autres arguments mis en avant pour défendre cette loi, la majoration de la rémunération et le volontariat. On n’imagine très bien ce que cela peut donner dans la période actuelle de licenciements et de chômage.


En fait, cette de loi s’insère dans une stratégie globale de remise en cause de la durée légale du travail. C’est pour cette raison que Sarkozy y tient tellement. Elle permet encore plus de flexibilité et rend les salariés toujours plus corvéables. Contrairement à ce que veut bien nous faire croire le gouvernement, travailler le dimanche ne permettra pas de gagner plus et ne créera pas de nouveaux emplois.


Cette loi s’inscrit totalement dans l’offensive de Sarkozy et de son gouvernement contre les acquis sociaux de l’ensemble du monde du travail. Au moment où l'Insee prévoit la destruction de 700000 emplois cette année, où le chômage atteint des chiffres records et touche l’ensemble des salariés, l’urgence est de travailler moins pour travailler toutes et tous. Pour cela, il faut répartir le travail sans diminution de salaire et abaisser le temps de travail jusqu'à l'embauche de tous les travailleurs aujourd'hui privés d'emploi ou condamnés à des emplois précaires sous-payés.


Nous ne pouvons pas nous contenter de défendre le dimanche comme jour de repos: il nous faut reprendre, plus globalement, la bataille de la réduction du temps de travail. Cette bataille, c’est celle de l’emploi mais aussi du temps libre, des loisirs, de la grasse matinée. Cette bataille, c’est celle du droit à la paresse. 

Sandra Demarcq

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 08:50


4953_image.jpg

L’Assemblée nationale doit adopter le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires, une attaque en règle contre leurs statuts, dans le cadre d’un vaste plan de restructuration de la fonction publique. 

 

Le gouvernement profite de l’été pour faire passer ses mauvais coups. Il a attendu la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, en ce début de juillet, pour faire voter par les députés la loi sur la mobilité des fonctionnaires, qui avait déjà été adoptée par le Sénat il y a un an.

Selon Eric Woerth, resté ministre du Budget et de la « réforme de l’Etat », qui a présenté le projet, ce serait « permettre aux fonctionnaires de s’épanouir tout au long de leur carrière ». Pure hypocrisie, alors qu’il est évident que cette nouvelle loi s’inscrit dans la réforme de l’Etat et de la révision générale des politiques publiques (RGPP), qui se traduira notamment, en 2010, par la suppression de 34000 postes.


La loi prévoit en premier lieu de faciliter la « mobilité » des fonctionnaires, leur passage d’un corps et d’une fonction publique (d’Etat, territoriale ou hospitalière) à l’autre. Le deuxième volet du texte est relatif à « l’accompagnement des changements d’emploi, notamment dans le cadre des restructurations d’administrations de l’Etat », comme l’a lui-même souligné le rapporteur UMP Jacques Alain Benisti. Le fonctionnaire dont le poste sera supprimé aura « la chance » de se voir proposé trois emplois, qui tiendraient compte de son « projet d’évolution professionnelle » et de sa « situation familiale ».


Enfin, parmi les dispositions les plus importantes, l’administration sera autorisée à recruter des intérimaires pour remplacer des fonctionnaires absents, ce que le gouvernement a le cynisme de présenter comme un net progrès par rapport à la précarité déjà existante dans la fonction publique – l’emploi de vacataires ou de contractuels – qu’il n’a fait qu’accentuer lui-même.


L’ensemble de la loi est une attaque frontale contre la fonction publique et ses personnels. Il s’inscrit dans la restructuration de l’administration que Sarkozy avait annoncée dans son discours de Nantes, le 19 septembre 2007. Il met à la disposition de l’Etat les instruments nécessaires pour engager le plan social le plus important qui existe à l’heure actuelle. Car, bien évidemment, facilités de « mobilité » et obligation pour un fonctionnaire dont le poste aura été supprimé d’accepter un des trois postes qu’on lui proposera se traduiront, en cas de refus, par un licenciement pur et simple.


Toutes ces raisons de rejeter la loi ont été énoncées tant par les syndicats, dont des délégations ont manifesté devant l’Assemblée le 1er juillet, que par les députés de l’opposition. Mais ces protestations sont restées bien confidentielles et très tardives et, comme le gouvernement s’est plu à le répéter, le projet de loi, même s’il n’a pas fait accord jusqu’au bout, a résulté d’une concertation à laquelle tous ont participé.


Cela explique que peu de salariés de la fonction publique, aujourd’hui, ont pris la mesure de l’ampleur de ces attaques. Beaucoup jugent encore impossible que l’Etat puisse licencier, et massivement, des fonctionnaires. La loi est certes votée mais le combat contre sa mise en œuvre et pour son retrait restent possible. D’autant que les dispositions qu’elle prévoit risquent d’avoir leur traduction concrète dans les mois qui viennent. A petites doses certainement d’abord, à travers peut-être des cas plus ou moins isolés mais qui en révèleront la nature. Ce combat, il sera crucial de l’inscrire dans un plan pour une contre-offensive globale. 


Galia Trépère

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg