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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 19:02


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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 22:29

Sarkozy relance...

les attaques contre les travailleurs et la population


Plus d'État au service des riches et du capitalisme

Christine Lagarde avait déjà accordé 10,5 milliards aux principales banques françaises soi-disant pour favoriser la relance du crédit. On a vu comment la Caisse d'épargne comprend cette relance en perdant 695 millions en Bourse.

Sarkozy rajoute 275 milliards aux entreprises en même temps qu'il annonce la mort programmée de la taxe professionnelle. Avec les cadeaux précédents on atteint le chiffre faramineux de 659 milliards.

Champagne au château !

Outre 175 milliards d'investissements directs de l'État, Sarkozy a décidé de créditer les groupes stratégiques de 100 milliards pour mieux les armer dans la concurrence internationale acharnée qui s'annonce. Sa politique industrielle, ce n'est pas plus d'État pour mieux redistribuer les richesses, mais pour mieux mener la guerre économique.

 

Moins d'État pour la population, la protection sociale et les services publics

Le candidat du pouvoir d'achat des milliardaires a déclaré qu'il était hors de question d'augmenter les salaires, les pensions ou les minimas sociaux. En même temps, il essaie de nous convaincre que ses milliards aux patrons ne nous coûteront rien. En fait, le Medef et lui-même nous en adressent la facture.

D'abord le patronat, par une vague de fermetures d'entreprises, de licenciements, de chômage technique et de baisse de salaires.

Le gouvernement ensuite qui, dans le prolongement  de l'assouplissement des 35 h et du travail des séniors, prévoit  plus de  mobilité, le travail le dimanche et continue à réduire les effectifs de la fonction publique. Plus de 8 millions de français vivent déjà avec moins de 700 euros par mois mais le gouvernement n'envisage que 60 000 contrats aidés supplémentaires pour un coût de 150 millions, une distribution d'actions qui dégringolent et une participation aux bénéfices déclarés qui n'existeront plus. On ne peut pas mieux se payer notre tête !


De plus, le petit soldat du Medef a annoncé la mort programmée de la taxe professionnelle payée par les patrons, soit 50% du revenu des communes. Cela veut dire la dégradation des services communaux. Les communes déjà en difficulté à cause d'emprunts douteux augmenteront les impôts locaux comme Paris vient de le décider.

Enfin le gouvernement a autorisé les patrons à reporter le paiement de leurs cotisations aux caisses de  la Sécu,  retraites, chômage. Ce provisoire qui risque de se prolonger alimentera les trous de ces caisses  pendant que les salariés financeront les entreprises par leurs cotisations qui, elles, sont maintenues.

Préparer la riposte tous ensemble

Sarkozy  laisse toutefois percer sa crainte : « nous risquons d'être confrontés partout à la révolte des classes populaires et des classes moyennes. » Eh oui ! Il y aura toujours une mesure de trop qui mettra le feu aux poudres. Et le vaste plan d'attaques contre les salariés de l'automobile pourrait bien  y contribuer comme leur mobilisation commence à le montrer. 

C'est en tous cas cela qu'il faut préparer et construire : une riposte générale tous ensemble.

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 15:33

HÔPITAUX PUBLICS

 

URGENCES      /      URGENCE !

 

         Le gouvernement démantèle le système public de santé.

Les attaques continuent contre les hôpitaux publics ici comme dans toute la France.

           

            Pour créer un SMUR à Landerneau, sans moyens nouveaux sur le département, l’ARH s’en prend aux services des urgences en Cornouaille : déjà elles sont fermées la nuit à Concarneau, elles pourraient l’être à Pont l’Abbé et à Quimperlé, sinon à Douarnenez. Leur fermeture de nuit pourrait être suivie d’une fermeture totale.

 

            Si les urgences sont  fermées partout autour de Quimper, à Pont l’Abbé, à Concarneau, à Douarnenez, quel délai d’attente?    Quelle qualité d’accueil pour tous les patients ?

 

            Grâce à la mobilisation de la population et de l’opinion publique, les services de chirurgie et de maternité ont été ré ouverts à Carhaix.

 

Les fermetures de services hospitaliers sont officiellement justifiées par le manque de médecins : certes, il y a des problèmes de démographie médicale dus notamment à un aberrant numerus clausus ; mais pourquoi ne parle-t-on pas des déséquilibres dans la répartition des médecins entre secteur public et secteur privé, ou entre régions ? L’ARH, représentante du Gouvernement, invoque aussi le manque de sécurité  pour fermer des services hospitaliers: par contre elle met les patients en insécurité en les éloignant des hôpitaux, en les jetant sur les routes, en les faisant attendre plus longtemps, en les soignant dans des hôpitaux surchargés aux personnels débordés.

 

            Nous refusons une politique qui veut réduire l’offre de soins pour réduire la dépense. Nous demandons que l’on parte des besoins de la population. Nous refusons une politique qui place les hôpitaux publics en concurrence imposée et totalement faussée avec les cliniques privées, et qui les met en déficit et entraîne des suppressions de postes.

           

On peut trouver des milliards pour sauver  les banques de la faillite dans l’urgence. Pourquoi pas pour les hôpitaux ?

 

Projet de loi « Hôpital, Patients, Santé, territoires »

IL Y A URGENCE À RÉAGIR !

 

Le gouvernement veut aller encore plus loin dans la destruction du service public de santé

- On ne parle plus d’hôpital public. Les missions de service public seront ouvertes au marché de la concurrence privée.

-Les hôpitaux seront gérés comme des entreprises. Le directeur d’établissement pourra venir du secteur privé et aura tout pouvoir, sous tutelle des ARS (Agences Régionales de Santé) encore plus puissantes que les actuelles Agences Régionales de l’Hospitalisation (ARH). Tout cela pour accélérer la course à la rentabilité, en faisant encore plus de la santé une marchandise.

-La création de communautés hospitalières de territoires risque de faire disparaître les hôpitaux de proximité, accélèrera la concentration des soins.

-La loi prévoit des «groupements de coopération sanitaire » entre établissements publics et privés. Cela permet de transférer au Privé tout ce qui est rentable. C’est déjà le cas dans les pôles public-privé où la chirurgie est transférée à la clinique privée. On laissera au public les pauvres, les personnes âgées, les maladies les plus coûteuses.

-Il n’existera aucun contre-pouvoir à la toute-puissance des ARS. L’administration sanitaire (DDASS, DRASS) et les caisses d’assurance-maladie (CPAM/CRAM)  sont menacées de disparition. Disparaîtraient aussi les Conseils d’administration, qui pouvaient exercer un contrôle démocratique du fonctionnement des hôpitaux.

 

TOUS ENSEMBLE, MOBILISONS-NOUS

POUR OBTENIR LE RETRAIT DE CE PROJET DE LOI !

 

Organisations signataires : Comité de défense de l’hôpital de Concarneau, Comité des usagers de l’hôpital de Douarnenez, Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité ; FO, FSU, Solidaires, CNT ; les Alternatifs, LCR-NPA, PCF, UDB…

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

 

INFORMEZ-VOUS !

Participez à la réunion publique  organisée

 Jeudi 6 novembre prochain à 20 h 30

Salle du Chapeau Rouge

 

animée par Bernard Teper,

Secrétaire national de l’UFAL,

Coordonnateur du Collectif national contre les franchises médicales, pour l’accès aux soins partout et pour tous, et pour une sécurité sociale solidaire sur le thème

 

QUEL HÔPITAL AUJOURD’HUI, QUEL HÔPITAL DEMAIN ?

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Coupon à renvoyer au Président de la République (en franchise postale)

 

 

            Je, soussigné, (Nom)……………., (Prénom)…………….., habitant à………………..

 

demande le retrait  du Projet de loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires »

 

 

                                     A                                                Le

 

Signature.
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 19:08

Le traitement des étrangers, c'était pire demain
envoyé par cetaitpiredemain


Pour le retrait de la réforme ministérielle qui modifie les conditions d'intervention de la société civile dans les centres de rétentions administratives : plus d'info et signer la pétition ici.

C'était pire demain : site
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 16:29

Carhaix le 22 octobre 2008.

 

« Nous nous réjouissons de la décision prise de pérenniser l’ensemble des services actifs de l’hôpital de Carhaix. Tout le mérite en revient à l’ensemble d’une population unie et déterminée dans un juste combat, celui de la défense du service public de proximité. Cette force collective a fait reculer Mr Antoine Perrin chaque jour un petit peu plus. Nous restons toutefois extrêmement vigilant à l’avenir de cette décision.

Cette victoire ne doit pas nous empêcher de garder la tête froide. Le gouvernement garde encore sous le coude le projet de loi «  Hôpital Patients Santé Territoire » qui organise la destruction de l’ensemble des services publics de santé.

Nos voisins de Concarneau, Douarnenez, Pont l’Abbé mènent un combat similaire à celui qu’a mené Carhaix. Langonnet se mobilise massivement pour sont école. Les luttes ne peuvent aboutir qu’avec de la solidarité, de la mobilisation et de la détermination.

Notre victoire pour la défense du service public de proximité à Carhaix doit nous nous préparer au combat pour le maintien de notre bureau de poste. Il est également dans le viseur d’un gouvernement qui vole au secours des banques en bradant ses hôpitaux, ses écoles, ses bureaux de la poste, ... Ils ne cessent de nationaliser les déficits en privatisant les bénéfices. »


Pour le NPA et la LCR, Matthieu Guillemot, porte parole.


 

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 10:59

La richesse ne manque pas …


17 octobre :  journée mondiale du refus de la misère.

Près de la moitié de l'humanité vit avec moins de 2,5 dollars par jour. La faim gagne du terrain dans le monde pour toucher près d’un milliard de personnes "alors que le monde a produit plus de nourriture que jamais au cours de la dernière décennie" selon la FAO, l’organisation de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation.


Depuis des semaines : journées mondiales du sauvetage des banques

Les sommes dépensées par les principaux états pour sauver les banques se comptent en milliers de milliards d’euros.

Evidemment, pour celles et ceux qui n’ont à compter que leur salaire, leur retraite ou pire, les minima sociaux, ces chiffres ne veulent pas dire grand chose !

Pourtant quelques comparaisons sont éclairantes.


Pour  faire reculer la faim, la pauvreté et la mortalité infantile, pour garantir l’accès à l’eau potable et à des conditions de vie plus décentes, il faudrait selon l’ONU, au total d’ici 2015  environ 1200 milliards de dollars. La crise financière vient donc d’engloutir en quelques jours plus que l’équivalent des sommes nécessaires pour sortir une bonne partie de l’humanité de la conditions  la plus noire.

A la  FAO 2,2 milliards d’euros ont été versés pour lutter contre la faim dans le monde et face à cela, plus de 1000 fois cette somme consacrés à payer la crise planétaire du capitalisme !


360 milliards d’euros, pour quoi faire ?

En septembre, Sarkozy nous disait “L'État ne peut pas donner l'argent qu'il n'a pas” et Fillon, rajoutait : “ La France est en état de faillite virtuelle ”. Pourtant le gouvernement vient de trouver 360 milliards d’euros pour les banques.

Environ un million de ménages sont surendettés pour un montant moyen de 35200 €. Dans 82 % des cas, ce sont des organismes de crédits rapaces exploitant le dénuement des plus pauvres qui en sont la cause. Les arriérés de charges de logement concernent 94 % des cas.

Le dixième des sommes trouvées pour les banquiers suffiraient pour annuler les dettes qu’ils ont contribué à creuser et permettre aux familles concernées de sortir la tête de l’eau.
 Alors qu’il y a au moins 9,3 millions de personnes sans logement, mal-logées ou en grand risque de le devenir, avec 100 milliards d’euros il serait possible de construire un million de logements immédiatement.

Alors que 36% des femmes retraitées vivent avec moins de 700 euros par mois, avec 37,5 milliards on pourrait augmenter de 30% les pensions de l'ensemble des retraités.

Avec 35 milliards, on pourrait  financer un million d’emplois dans les services publics à 1 500 euros nets, sur treize mois cotisations sociales comprises, au lieu de supprimer 25 000 postes dans l’éducation nationale en 2 ans comme le dénonçaient enseignants ou parents qui ont manifesté dimanche 19 octobre. Les 360 milliards représentent 6 fois le budget de l’éducation nationale. Tout un choix de société !


Les réponses des gouvernements à cette crise montrent que le problème n’est pas le manque de richesses mais leur accaparement par une poignée de privilégiés.

Il est urgent d’ôter à cette minorité d’individus le pouvoir qu’elle a sur l’économie.

Il est temps de lutter pour décider de la répartition, de la destination des richesses afin de satisfaire enfin les besoins de la majorité de la population.

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 10:41

C’est la crise ! Mais, si on y réfléchit un instant, c’est tout le temps la crise ! Avons-nous connu depuis 30 ans des périodes où ce n’était pas la crise ?


Et même avant. Je suis né au début de ce qu’on a appelé « les Trente glorieuses ». Mais elles étaient glorieuses pour qui ?  Pour les mineurs dont on fermait les charbonnages ? Pour les ouvriers de la sidérurgie dont on fermait les usines ? Pour tous les autres qui ont du attendre le plus grand mouvement social de l’après guerre, Mai 68, pour recevoir enfin quelques miettes des profits engrangés par le patronat ?


Et même quand, soi-disant, ce n’est pas la crise. Quand les taux de croissance montent. Quand les entreprises font des profits. C’est quand même la crise pour celles et ceux qui subissent les fusions-acquisitions, les restructurations, les délocalisations, les dérégulations, les suppressions d’emplois dans des boites qui font pourtant des bénéfices.


Et enfin, pour des millions de gens qui, quand ils ont payé leurs charges, n’ont que 50 euros par mois pour se nourrir, n’est-ce pas, et depuis longtemps, la crise tous les jours ?


La vérité, c’est que le capitalisme, c’est la crise. C’est un système qui génère les crises. Il y a des crises financières, des crises économiques, des crises sociales, des crises alimentaires, des crises sanitaires, des crises écologiques. Et chaque fois, au nom de ces crises, le capitalisme impose ses solutions, des solutions qui maintiennent les inégalités, des solutions qui entretiennent l’exploitation, des solutions qui protègent l’accumulation des profits par un petit nombre. Et quand la crise ne suffit pas, il fait la guerre. Rappelez-vous ce que disait Jaurès : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ». Là où le capitalisme ne peut exploiter en toute liberté, il provoque la guerre. Bien des guerres en Afrique qu’on nous présente comme des guerres civiles ou tribales sont en fait des guerres provoquées par le capitalisme. La guerre en Irak est une guerre du capitalisme.


En 1991, lors de l’effondrement de l’empire soviétique, le discours dominant a consacré l’échec du communisme. Nul ne peut nier que le capitalisme d’Etat, bureaucratique et policier, a échoué à réaliser l’idéal communiste. Mais cet échec nous condamne-t-il à nous résigner au capitalisme ?


N’est-ce pas le moment de dire haut et fort aux capitalistes : quel est votre bilan ? Quels sont, pour le plus grand nombre, les résultats du capitalisme ?


Quand près de trois milliards d’humains n’ont pas accès au savoir, aux nouvelles technologies et aux nouveaux savoir-faire qui pourraient améliorer leur niveau de vie, quand deux milliards de personnes n’ont pas accès aux médicaments essentiels, quand un milliard et demi de gens vivent avec quatre-vingt dix centimes d’euro par jour, quand un milliard de personnes souffrent de la famine, quand un milliard d’adultes dont deux tiers sont des femmes sont analphabètes, quand plus de 150 millions d’enfants n’ont pas accès à l’école primaire, dont la moitié sont des filles, quand 44% de la jeunesse du monde en âge de travailler sont au chômage, quand, dans une Europe si riche, il y a 50 millions de pauvres et 18 millions de chômeurs, n’est-on pas en droit de demander : capitalistes où est votre succès ?


Le capitalisme a bénéficié, avec les dérégulations massives décidées au niveau mondial comme au niveau européen, d’une liberté comme jamais il n’en avait connu depuis le 19e siècle. Et voilà son bilan. Certains vous diront. : « Vous vous trompez. Regardez en Chine, depuis qu’ils sont passés à l’économie de marché, 400 millions de Chinois sont sortis de la pauvreté ». Ils oublient de dire qu’un milliard de Chinois sont restés dans la pauvreté. Parce que, fondamentalement, c’est cela le capitalisme : c’est l’organisation de l’inégalité ; c’est l’exploitation de la majorité par un petit nombre.


Face à cette réalité, on observe deux comportements. Il y a ceux qui considèrent que le capitalisme fait partie de l’ordre naturel des choses et que la crise d’aujourd’hui n’est qu’un dérapage de mauvais capitalistes qu’il faut punir pour revenir au bon capitalisme, que la démocratie libérale et l’économie de marché, sont le moins mauvais de tous les systèmes, comme le disait avant hier soir sur France 2 le ministre des finances de Belgique.


Ceux-là, on les trouve à droite, bien entendu, au centre évidemment, mais également, à gauche. Ce sont en effet des sociaux-démocrates qui, à partir des années 80, en France comme dans le reste de l’Europe, ont accompagné et très souvent initié ce qu’on appelle la mondialisation, cette transformation du monde en un marché global où la puissance publique s’efface devant les acteurs économiques et financiers, où les humains sont traités comme des marchandises soumis aux lois d’une concurrence qui doit être libre et non faussée. La loi de déréglementation financière est une loi du PS. L’Acte unique européen et le traité de Maastricht, proposés par Jacques Delors, sont l’œuvre des sociaux-démocrates. La gauche plurielle partage avec onze autres gouvernements sociaux-démocrates la responsabilité de la stratégie de Lisbonne et des décisions de Barcelone sans lesquelles le démantèlement des services publics et du droit du travail n’aurait pas été possible. Et on a trouvé à la direction du PS les plus ardents défenseurs du traité constitutionnel européen préparé sous la direction de Giscard d’Estaing. Les mêmes souhaitent aujourd’hui ardemment qu’entre en vigueur ce copié collé du TCE qu’est le traité de Lisbonne pourtant rejeté par le seul peuple qui ait pu s’exprimer, les Irlandais.


Face à ces libéraux de droite et de gauche auxquels s’ajoutent ceux qui les suivent pour ne pas perdre les mandats que leur accorde l’alliance avec le PS, il y a ceux qui sont convaincus que le capitalisme n’est pas l’horizon indépassable de l’humanité. Ceux qui ne se résignent pas à voir le drapeau de la révolte tomber des mains de Rosa Luxemburg dans celles de Ségolène Royal.


On les trouve parmi celles et ceux qui ont fait campagne et ont soutenu le non de gauche au TCE. On en trouve parmi celles et ceux qui ont soutenu l’un ou l’autre des cinq candidats à la gauche du PS lors des présidentielles de l’an passé. Et on en trouve même, je tiens à le dire tout de suite, parmi les femmes et les hommes qui ont apporté leur voix au PS ou aux Verts. Faute de mieux à leurs yeux. Et au-delà de celles et ceux qui accompagnent ou soutiennent un parti politique, on en trouve parmi ces dizaines de milliers de gens qu’on appelle parfois des non encartés, altermondialistes, anti-nucléaires, écologistes, décroissants, faucheurs volontaires, militants des droits humains dont le grand rassemblement du Larzac, en août 2003, fut pour beaucoup, un moment fondateur.


C’est à ces femmes et ces hommes qui ne se résignent pas au capitalisme que la LCR offre une perspective. Moi qui ne suis pas membre de la LCR, qui n’appartient pas à la culture politique née de 1917, - ma culture politique, elle puise dans 1793 et 1871 et chez l’homme massacré en août 1914, au Café du Croissant à Paris  - qui suis un de ces non encartés, je tiens à le souligner ici avec force : la décision de la LCR de se dissoudre pour se fondre dans un mouvement politique qui la dépasse, qui embrasse à la fois la question sociale et la question écologique et qui s’ouvre à toutes celles et ceux qui partagent ce projet écosocialiste, c’est une décision sans précédent dans l’histoire du mouvement ouvrier français.


Nous sommes, j’en suis convaincu, des millions à rêver d’une gauche qui ne se renierait pas chaque fois qu’elle arrive au pouvoir, d’une gauche qui affirmerait sans complexe : « oui, il y a eu et il y a encore des exploiteurs et des exploités », d’une gauche qui reconnaît la réalité de la lutte des classes même si la composition des classes et les formes de la lutte ont changé. Nous sommes des millions qui n’acceptons pas le capitalisme comme une fatalité. Nous sommes des millions à vouloir une alternative. Cette alternative, si nous le voulons tous ensemble, avec le NPA, elle est maintenant possible.


Nous sommes à la tâche. Et nous sommes nombreux. Nous sommes riches de nos diversités, de nos cultures politiques respectives, de nos expériences et aussi de la fraîcheur et de la créativité de celles et de ceux qui n’ont pas d’expérience, si ce n’est celle de leurs premiers pas dans la vie et de leurs premières confrontations avec le capitalisme.


J’ai qualifié le projet que nous portons d’une expression nouvelle dans le vocabulaire politique : écosocialisme. Qu’entendons-nous par là ?


On part d’un constat : le capitalisme exploite les humains et la terre. Il est à l’origine de la question sociale et de la question écologique. Comme l’a si bien observé François Chesnais, Marx déjà constatait que « la production capitaliste ne se développe qu’en épuisant les deux sources d’où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur » (Le Capital, p.182). Et Chesnais a très justement déploré que « la pensée critique se réclamant du marxisme a été terriblement déficiente sur le plan des rapports à la nature ».


Une approche écosocialiste, cela signifie satisfaire les besoins sociaux de manière écologique. Et la satisfaction écologique des besoins sociaux ne peut se réaliser ni par des voies autoritaires, ni par des voies fiscales.


Seule la délibération démocratique peut présider à la définition des choix. Ce qui implique de revisiter la démocratie pour en faire ce que, déjà, Jaurès appelait de ses vœux : un outil révolutionnaire.


Mais le danger immédiat qui nous guette, c’est le traitement capitaliste des problèmes écologiques. Un capitalisme vert est en cours d’élaboration. On en a vu des prémisses avec le Grenelle de l’Environnement et les multiples taxes envisagées par le gouvernement. C’est faire payer par le plus grand nombre le coût des dégâts écologiques provoqués par les profits de quelques-uns. Ce sont les solutions avancées par la droite, mais aussi par les sociaux-libéraux, par les Verts et par tous ceux qui refusent d’accepter que la course au profit est à l’origine de la destruction de l’environnement avec ses conséquences pour la santé, pour la préservation de la biodiversité, pour le maintien des grands équilibres et pour la survie même de la planète dans l’état où les générations précédentes nous l’ont léguée.


C’est un immense chantier qui s’ouvre devant nous. C’est notre volonté de saisir à bras le corps le double impact social et écologique du capitalisme. Aucune solution n’est durable si elle se contente d’aménager le système. C’est bien là que se trouve la justification de notre démarche anticapitaliste. Au regard de ce que nous voulons entreprendre, nous pouvons faire beaucoup plus que de la politique. Nous pouvons écrire une page d’histoire.


(Intervention de Raoul Marc JENNAR faite au meeting NPA 66, à  Perpignan, le 18 octobre 2008)

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 10:29
350 personnes se sont mobilisées samedi 18 octobre pour défendre les urgences de Concarneau. Cette troisième manifestation est une réussite pour le comité de défense de l'hôpital. Par ailleurs la pétition compte pour l'instant 17 000 signatures.
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 10:24
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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 15:00





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