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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 14:13
 

Frédéric Van Roekeghem, directeur de l’Assurance Maladie, vient de préconiser la fin du remboursement à 100% par l’Assurance Maladie des traitements et soins pour les 8 millions de patients atteints d’affections de longue durée (diabète, SIDA, cancer…).

 

Roselyne Bachelot, ministre de la santé a, lors du 20h de France 2 approuvé ce transfert vers les mutuelles et assurances complémentaires d’une partie du traitement des maladies longues et coûteuses.

 

Après les «franchises médicales» c’est un nouvel et scandaleux impôt sur la maladie que le gouvernement veut imposer au détriment cette fois des patients atteints des maladies les plus graves.

 

C’est une preuve supplémentaire que pour ce gouvernement la vie et la santé des plus vulnérables passe après les profits des plus riches. Sous couvert de «lutte contre le déficit de la sécurité sociale», il s’agit en fait de réduire la part du financement de la protection sociale pour accroitre celle des profits.

 

Nous affirmons à l’inverse que nos vies valant plus que leurs profits, il est nécessaire de supprimer les 25 milliards d’exonération de cotisations sociales accordées au patrons pour permettre le financement à 100% de tous les soins, en commençant par le maintien du remboursement à 100% des malades atteints de pathologies de longue durée.

 

Une riposte immédiate et unitaire doit s’organiser au plus vite, avec la participation de tous : associations de malades, syndicats, partis politiques, pour mettre échec les projets inhumains de ce gouvernement au service des possédants.

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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 17:37
La LCR / NPA de Quimper  dénoncent  les violences policières ce samedi à Quimper.

Bafouant la parole donnée, alors que la manifestation était autorisée et que les quais devaient être ouverts aux manifestants en défense de l'hôpital de Carhaix, les gardes mobiles de Sarkozy, sans sommation, ont agressé par des lacrymogènes et des tirs tendus la foule qui écoutait le compte-rendu des élus sortant de la préfecture.

Non content de fermer les maternités la politique du gouvernement s'en prend aussi aux enfants en leur envoyant des grenades aux fumées particulièrement nocives...

La violence est sociale et politique quand elle ferme les hôpitaux. Elle est toujours aussi brutale quand elle empêche les salariés, les usagers, les élus, les citoyens de protester pacifiquement et de faire usage du droit constitutionnel de manifestation.

Toute la journée les gardes mobiles et leurs officiers ont systématiquement provoqué les manifestants en assiégeant le centre-ville, en les encerclant, en frappant sans discernement les élus et les simples citoyens.
Plusieurs manifestants ont subit de graves brûlures dont un responsable du syndicat  Solidaire conduit en urgence à l'hôpital. Un jeune homme a eu les doigts arrachés par une grenade...
 
Les autorités préfectorales ont failli à leurs missions. Elles sont entièrement responsables des violences et blessures infligées. Le représentant de l'état doit présenter sa démission.

Notre détermination, quant à nous reste intacte, jusqu'à la victoire c'est à dire le maintien de la maternité et de la chirurgie à Carhaix.
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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 15:27




en voir encore plus !
Source images : 
Sud Santé Sociaux du Finistère.


Voici un compte-rendu fait par André de Sud PTT :

A l'appel des Comités de défense des Hôpitaux et maternités de proximité, de Carhaix, Concarneau, ...de la Coordination nationale, de Solidaires, de FO Bretagne, de la CGT Bretagne, de partis politiques (LCR, UDB, Verts, PS, PCF, ...), un millier de manifestant-e-s ont agité la ville de Rennes toutes la journée du 20 juin 2008.

Fin de matinée: arrivée de 7 cars de Carhaix et du car de Brest, premier objectif: la permanence UMP, à peine le temps de quelques slogans que les CRS déboulent, une gavotte s'improvise avec biniou et bombarde.

Des affiches sont collées et des slogans défendant l'hôpital de Carhaix peints sur les volets fermés de la permanence UMP.
Rapidement les CRS entreprennent de vouloir canaliser les manifestants, ils sortent et utilisent des bombes à gaz en direction des manifestants pacifistes, les CRS en profitent pour arrêter 2 personnes qui se sont sans doute repliées moins vite que les autres, et les jetent aussitôt à terre, les manifestants exigent leur libération, les routes alentours sont bloquées, on a l'impression que l'on veut nous empêcher de rejoindre la gare lieu de rendez-vous pour la manif vers l'ARH, nous intervenons auprès des responsables policiers pour la libération des 2 personnes arrêtées et pour qu'on  nous laisse rejoindre les quais, après délibérations chez eux, nous obtenons gain de cause, la manif rejoint les quais qu'elle longe jusqu'au boulevard Janvier, là: pique nique pour bloquer la circulation.

Un peu avant 14h, on lève l'encre et on se dirige en cortège très combatif vers la gare, bouclée par un impressionnant dispositif policier, là, on retrouve le car venu de Quimper, puis les 2 cars de Concarneau...

Le cortège repart ensuite vers l'ARH, le bâtiment est rempli de flics, à l'entrée derrière des grilles un comité d'accueil en bleu, n'a visiblement pas l'intention de nous laisser rentrer.

Finalement une délégation réussit à s'imposer, on refuse pendant un temps que le maire de Carhaix y participe, la pression finira par imposer 3 personnes de Carhaix. Il ne ressortira rien de cette entrevue, le directeur de l'ARH Perrin, intime de Bachelot (ex membre de son cabinet) choisissant de déblatérer sur des considérations techniques face à un problème politique.

La délégation sort, Christain Troadec maire de Carhaix intervient, dénonce le foutage de gueule du personnage Perin , exige sa démission et appelle à poursuivre le combat.

Quelques minutes plus tard, les délégués de FO finissent aussi par quitter la salle, le cortège se dirige alors en manifestation vers la Préfecture, où une autre délégation sera reçue par le Préfet. La manifestation ira ensuite vers la Place de l'Hôtel de ville pour rejoindre la gare.

Les carhaisiens sont parvenus à donner une autre dimension à leur lutte, leurs préoccupations sont maintenant connues et partagées par de nombreuses villes en Bretagne et dans tout le pays. Un point a été marqué dans le sens de la prise de conscience de la nécessité du tous ensemble contre le plan Larcher et Bachelot de casse de la santé publique au profit du privé.

La lutte doit continuer !

Dès le lendemain, samedi 21, les Carhaisiens manifesteront de nouveau .... à Quimper


 
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 23:31

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 23:29
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 23:22
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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 10:27
Mise au point de Raoul Marc Jennar....


Raoul Marc Jennar est un animateur du mouvement altermondialiste. Sa signature figurait au bas de l’appel lancé par le journal Politis, "pour une alternative à gauche" . Dans la lettre ci-dessous, il demande à ce que soit retirée sa signature et s’en explique.



       lire ici     


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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 17:09
Avertissement :
Les textes ci-dessous proposés par des militants du NPA 29 Quimper
ont servi de base de réflexion pour notre réunion sur la démocratie



Démocratie politique, démocratie économique, démocratie globale.

Professeur des Ecoles spécialisé dans l'Adaptation et l'Intégration Scolaire, enseignant auprès d'élèves en grande difficulté dans un collège. 
(né en 1952) Je n'ai jamais été inscrit à aucun parti politique. J'ai été syndiqué au SNI de 1972 à 1978, et au SNUipp de 1995 à 1999. Depuis début 2000, je milite au sein de l'association citoyenne Attac, et suis membre de son "Conseil Scientifique" depuis novembre 2005...


Entretien Lignes avec Daniel Bensaïd :


Lignes : Pourquoi un parti, qui semble une forme datée, et non pas quelque chose de plus souple, de moins centralisé, de plus en rapport avec les formes souples contemporaines de réseaux ?

Daniel.Bensaïd : Parti, mouvement, ligue, alliance… Peu importe le mot. Ce qui importe en revanche c’est l’efficacité pour l’action et les principes de vie démocratique. Nous voulons une organisation de militants, et non de simples adhérents, qu’on ne voit que les jours de congrès. Ce n’est pas par nostalgie d’un mythe bolchevique, mais bien d’abord et avant tout par souci démocratique. lire la suite...


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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 16:59

 

Rouge n° 2233, 03/01/2008



Fontaine Agam à l'esplanade de la Défense.
Photothèque Rouge/JR
 

 

Le vase déborde

Les différentes enquêtes de l’UFC-« Que choisir » reviennent sur le manque de transparence de la gestion de l’eau en France. Cette année, le prix de l’eau dérange les élus et les multinationales, qui peinent à justifier les écarts de facturation, en fonction des villes ou du type de gestion – public ou privé.

En matière de gestion des services de distribution d’eau, l’exception culturelle française existe bel et bien, contrairement à ce que déclarait l’ex-président de la Compagnie générale des eaux, Jean-Marie Messier. Alors que, dans le monde, la gestion des services d’eau et d’assainissement est publique dans 96 % des cas, 60 % des communes françaises (80 % des usagers) délèguent au privé la gestion de la distribution de l’eau. Plus inquiétant, la situation française tend à devenir un modèle mondial. Les trois multinationales leaders mondiaux de la distribution de l’eau sont de vieilles entreprises françaises. Ondeo (groupe Suez, ex-Lyonnaise des eaux) a 120 ans, Veolia (ex-Générale des eaux) plus de 150. Le système de délégation de service public a fait ses premiers pas avec Napoléon III, qui signa l’acte de naissance de la Générale des eaux, afin d’équiper Paris d’un réseau d’eau et de répondre à cet investissement conséquent. Par la suite, la ville a pris en charge les investissements, tandis que la compagnie s’occupait de l’entretien des canalisations et de la distribution-facturation.


Les contrats de délégation sont négociés, avec les entreprises, par les maires ou les présidents des collectivités territoriales, lorsque la question se pose de déléguer plutôt que de rester ou de passer en régie municipale. Le prix de l’eau est fixé au moment de la signature des contrats. Ce mode de décision, sans aucune transparence, a vite conduit à la corruption, facilitée par les droits d’entrée et le financement opaque des partis politiques avant 1993 (lire ci-dessous). En 1996, Alain Carignon, alors maire de Grenoble, est condamné à cinq ans de prison (dont un avec sursis) pour corruption, dans une affaire impliquant la Lyonnaise des eaux.


À la tête du client


L’UFC-Que choisir, les cours régionales des comptes et l’Association pour un contrat mondial de l’eau (Acme), ainsi que d’autres associations, dénoncent régulièrement les disparités de prix, en fonction des territoires et des modes de gestion – publique ou privée. En France, les écarts de prix vont de un à sept, que l’on soit en Bretagne, à Toulouse ou dans une commune rurale d’Auvergne. De même, les écarts de prix entre la gestion publique et la gestion privée sont, en moyenne, de 27 %. Mais ils peuvent atteindre 70 % !


L’enquête de l’UFC-Que choisir, publiée en début d’année, est revenue sur certains écarts de prix, que seul le besoin de faire des profits faramineux explique. Le taux de marge atteint 58,7 % en banlieue parisienne, 56,1 % à Marseille et 55 % sur la presqu’île de Gennevilliers (Hauts-de-Seine). En comparaison, les régies municipales, comme à Clermont-Ferrand, à Annecy et à Grenoble, ont un taux de marge qui avoisine 10 %. En Île-de-France, le Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif) regroupe, depuis 1922, 144 communes sous le même contrat de gestion de la production et de la distribution d’eau potable, contrat délégué à Veolia eau depuis la création du syndicat. Le ministre de la Fonction publique, André Santini, préside le Sedif, secondé par onze vice-présidents, le maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Jean-Pierre Brard (député apparenté communiste) assurant le poste de premier vice-président. En moyenne, le Sedif vend l’eau 3,45 euros/m3, soit un euro de plus qu’à Paris.


Comment expliquer cette différence de prix ? Le flou règne et aucune réponse sérieuse n’a été donnée à ce jour, quelles que soient les critiques apportées à l’enquête de l’UFC-Que choisir. Celle-ci montre que plus l’installation est grande, dense et le contrat ancien, plus le prix de l’eau est élevé. L’enquête a également mis en évidence que les gros consommateurs payent moins que les petits. C’est une véritable incitation au gaspillage. L’exemple le plus parlant concerne Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) : le fief de Nicolas Sarkozy bénéficie d’une ristourne de 61 % sur sa facture d’eau, du fait de sa grande consommation (plus de 1 825 000 m3). Il en va de même à Lyon, où la mairie socialiste a annoncé, pour 2008, une baisse du prix de l’eau de 0,285 centimes d’euro par m3, mais variant en fonction de la quantité consommée. Pour ceux qui consomment plus de 60 m3 par an, la baisse sera bien de 16% mais, moins on consomme, moins elle se fait sentir.


Système opaque


Autre point non négligeable qu’engendre le système de délégation, le non-remplacement des canalisations. Le changement des canalisations anciennes est financé par les provisions pour renouvellement prélevées sur la facture des usagers. Mais elle est rarement utilisée pour entretenir le réseau d’eau. L’empire Vivendi, que Jean-Marie Messier avait bâti à partir de la vieille Compagnie générale de eaux, s’est en partie constitué avec les 27 milliards d’euros de provisions, transformés en prime d’assurance et détournés vers des paradis fiscaux. Une enquête parlementaire, exigée en 2002 par quelques députés vivant eux-mêmes dans des villes ayant des contrats de délégation avec ces entreprises, n’a jamais été diligentée. L’affaire se tassa, au plus grand bonheur des marchands d’eau et des élus. Les usagers, eux, ont payé pour rien : au final, quand les canalisations devront être changées, qui paiera ?


L’enquête de l’UFC-Que choisir et la médiatisation croissante de l’opacité du système de délégation bousculent élus et ministère de l’Environnement. Les réactions pleuvent de tous côtés pour contester cette enquête et la méthode de travail qui a permis d’obtenir ces chiffres stupéfiants. L’enquête se fonde sur un panel de plusieurs communes et peut, certes, être critiquée. Mais ces remarques ne répondent pas au fond du problème, qui reste l’opacité du système. Les réactions ne s’arrêtent pas seulement aux critiques. André Santini a écrit à ses collègues députés pour les inciter à ne pas rencontrer Que choisir.


De son côté, le ministère de l’Environnement a timidement réagi sur son site Internet : 
« Le juste prix de l’eau ne peut être uniforme partout en France, puisqu’il est lié à des caractéristiques locales, telles que la qualité de l’eau prélevée, la densité des populations ou le niveau de service proposé à l’usager. L’absence de données homogènes accroît le risque d’interprétations divergentes des chiffres bruts. » Si nous appliquions cette argumentation à l’énergie, nous aurions des prix d’électricité et de gaz très différents d’une région à l’autre… ce qui nous attend certainement. Cette argumentation nous prouve également que la distribution de l’eau n’est pas un service public. Un service public n’est-il pas censé garantir un prix identique à tous les citoyens ?

Remunicipalisation


Autre exemple concret d’inégalité et du système « pollué-payeur » que les dernières lois sur l’eau n’ont pas changé, la facture d’eau. Composée de multiples éléments, elle est extrêmement compliquée à détailler, ce qui permet de laisser les usagers dans l’ignorance. Une partie de cette facture concerne la production et la distribution, une autre l’assainissement. Cette deuxième partie est collectée pour les agences de bassin. Ces agences redistribuent cet argent 
« sous forme d’aides financières (prêts, subventions) aux collectivités locales, aux industriels et aux agriculteurs pour la réalisation de travaux : de lutte contre la pollution et de développement et de gestion des ressources en eaux », comme l’annonce leur site Internet. L’explication est presque sincère. Les usagers qui consomment cinq fois moins que les agriculteurs payent les dégâts engendrés par l’agriculture intensive, alors que 80 % des captages d’eau destinés à l’agriculture ne sont pas comptabilisés, et donc taxés. L’eau distribuée en Bretagne est très souvent en dessous des normes de potabilité, qui sont déjà un minimum en termes de qualité. L’agriculture, par l’élevage intensif de porcs et de volailles, ainsi que l’usage de pesticides, a contaminé les nappes phréatiques, rendant difficile sa purification et augmentant le coût de production de l’eau potable. Les agriculteurs ne reversent pourtant rien aux agences de l’eau, qui doivent subventionner la dépollution des rivières. La cour des comptes a récemment dénoncé les aides publiques (310 millions d’euros) versées aux agriculteurs en Bretagne depuis 1993 sans qu’aucune amélioration ne soit constatée.

Lors des prochaines élections municipales, l’eau sera une question de premier plan dans le débat public. Partout, des usagers révoltés par le fait que leur facture d’eau enrichit les actionnaires demandent des baisses de tarifs. La seule réponse reste la remunicipalisation. Après l’annonce de la remunicipalisation partielle à Paris, il faut que le débat soit mené partout, afin que, à l’heure où 60 % des contrats vont être renégociés, les futurs élus prennent position pour un service moins cher, moins opaque et de meilleure qualité.


Thibault Blondin

 

Eaux troubles

En 1982, les lois de décentralisation suppriment la tutelle des préfets sur les élus locaux. Ces derniers peuvent ainsi signer seuls des contrats jusqu’alors encadrés par les services de l’État. Les enveloppes et les « droits d’entrée » sont l’arme supplémentaire des entreprises. Le droit d’entrée consiste en une somme (de 10 à 100 millions de francs) versée à la signature du contrat avec l’entreprise privée. Il était versé au budget général de la ville. Il peut s’accompagner de la construction d’un stade ou autre équipement, sans compter les avantages tarifaires pour les services municipaux, les élus et les entreprises.


En 1995, la loi Barnier prohibe ces droits d’entrée, qui se transforment aussitôt en 
« redevances d’occupation du domaine public capitalisé », toujours en vigueur aujourd’hui. Certaines collectivités, pour doper leur budget, augmentent les tarifs fixés avec le délégataire privé aux dépens des consommateurs. Ainsi, les élus affichent une bonne gestion, une faible augmentation des impôts, un budget équilibré... Des dizaines de millions d’euros peuvent ainsi alimenter le budget municipal grâce à un impôt qui n’a pas de nom.

Car ces sommes ne sont nullement un don. Elles sont remboursées sur la facture des usagers à des taux d’intérêts très élevés. Le contrat de la ville de Toulouse, passé en 1990 avec la Compagnie générale des eaux (CGE), en est le triste exemple. À sa signature, la CGE a versé la somme de 437,5 millions de francs (67 millions d’euros). Une aubaine pour la ville. La droite au pouvoir fait campagne sur la dette zéro à chaque élection, mais à quel prix ? La somme allouée devait, si des usagers ne s’étaient pas mobilisés, être remboursée sur la facture des usagers à un taux pouvant atteindre 13 %. Le remboursement à la fin du contrat aurait atteint 1,450 milliard de francs (221 millions d’euros) !


Thibault Blondin

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 16:55
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