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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:22


Arretsurimages.net"
Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

Plus rapide encore que le déclenchement de la guerre, la propagande de guerre française a démarré à vitesse supersonique.

 

Attendez-vous donc à apprendre chaque soir, chaque matin, que les raids français se sont intensifiés au Mali, que l’ennemi a subi de lourdes pertes, qu’on a frappé ses bases arrières, qu’un coup d’arrêt décisif a été marqué à sa progression.


Attendez-vous à en bouffer, des marsouins qui débarquent à l’aéroport de Bamako, et des interviews de gradés enthousiastes. Pour les informations, en revanche, mieux vaudra varier les sources : dans les premières heures de la guerre, c’est le New York Times qui indiquait, une demi-journée avant que ce soit confirmé à Paris, qu’un hélicoptère Gazelle avait été abattu (c’était d’ailleurs une semi-erreur : l’hélicoptère est en fait rentré indemne, mais le pilote a succombé à ses blessures).

Communiqués et « propagande internet »

L’« enregimentement » inconscient des envoyés spéciaux français, le journal de France 2 en donnait un avant-goût dimanche soir. Dans cette guerre sans images (le front proprement dit étant interdit à la presse), comment illustrer les longues reprises des communiqués et des confidences de l’état-major ?


Avec des images d’archives. Il en existe de plusieurs sources. Ainsi, une courte séquence de musulmans en prière était bien identifiée comme « images de propagande internet », tandis que les nombreuses images fournies par l’armée française des exploits techniques des Jaguar et autres Mirage, n’étaient identifiées « images de l’armée française » qu’avec de longues secondes de retard.

Ce bégaiement était comme un aveu : les images de l’ennemi sont, par définition, des images de propagande. Les nôtres ne sont que d’innocentes images d’illustration, transparentes comme de l’eau de source.

« Impossible de faire notre métier »

Déplorant ensuite d’être cantonné à Bamako et de ne pas pouvoir s’élancer vers le Nord (« impossible de faire notre métier ») l’envoyé spécial de France 2 renforçait encore la distinction. Déplorant n’avoir aucune image à se mettre sous la dent, il évoquait d’autres guerres du passé, dans lesquelles abondaient les « vidéos de propagande » de l’ennemi et, côté français, les « clichés soigneusement choisis par l’état-major, mais qui avaient au moins le mérite d’exister ».


Comprendre : le cliché-soigneusement-choisi-par-l’état-major-mais-qui-a-le-mérite-d’exister représente un moindre mal, un compromis acceptable entre l’état-major et les médias nationaux. Tant que les images de propagande de l’armée ne seront pas « siglées » « images de propagande de l’armée française », tant qu’elle n’appellera pas un chat un chat, comment croire à cette information-là ?

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http://www.rue89.com/2013/01/14/mali-le-demarrage-supersonique-de-la-propagande-238574


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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:03

Par Emmanuel Haddad (14 janvier 2013)

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Les Français s’éclairent et se chauffent grâce à leur travail :

 

ces centaines de mineurs nigériens qui ont passé 20 ou 30 années de leur vie à extraire de l’uranium pour Areva. De l’uranium qui, importé en France, alimente ensuite nos 58 réacteurs nucléaires. Souvent victimes des effets des radiations, ils souffrent et meurent aujourd’hui dans l’indifférence. Pas question de reconnaître leurs maladies professionnelles. Combien de temps le leader français du nucléaire continuera-t-il à les mépriser ? Reportage.

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L’extraction minière d’uranium au Niger serait-elle l’une des activité les plus sûres au monde ?

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Le leader français du nucléaire y exploite deux mines depuis le début des années 1970, et emploie aujourd’hui 2 600 personnes. Or, en un demi-siècle, seuls sept dossiers de maladies professionnelles d’employés travaillant dans les mines d’uranium d’Arlit et Akokan, dans le Nord-Niger [1], ont été validés par la sécurité sociale nigérienne. Et sur les sept travailleurs victimes de pathologies professionnelles, cinq sont des expatriés français, indique Ousmane Zakary, du Centre de sécurité sociale de Niamey. Seuls deux mineurs nigériens sont concernés, alors que le personnel nigérien constitue 98% des employés d’Areva sur place. Une performance sanitaire !

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 13:39

petite histoire des colonies2
Antoine (Montpellier) dimanche 13 janvier 2013 - 17h23

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Faut-il invoquer la France devant une intervention militaire en Françafrique ?


C’est la question qui vient à l’esprit quand nous lisons les prises de position de Hollande, Villepin et Mélenchon. Le premier, dans la pleine logique de soumission du social-libéralisme au système, fonce sur les mêmes autoroutes militaristes que sonprédécesseur à l’Elyséeet reçoit l’appui de la droite ! Pour la forme, une nouvelle fois, dans un cas d’intervention militaire à l’étranger, le Parlement sera invité à déployer les effets de tribune accréditant que la démocratie ça fonctionne en France, mais après que l’armée adéclenché l’offensive !


Le second adopte, dans la lignée de sa célèbre prise de position à l’ONU du temps de la guerre d’Irak, la pose du démocrate qui n’a pas un cheveu sur la langue et énonce au fouet de quoi bousculer, mais juste ce qu’il faut, le consensus droite-gauche sur les grandes questions d’Etat, comme disent les démocrates-technocrates qui conseillent les politiques... En faisant référence à la nécessaire reconstruction de l’Etat malien, il confirme bien qu’il est un homme de droite mais il a recours à des formules telles que "Comment le virus néoconservateur a-t-il pu gagner ainsi tous les esprits ? Non, la guerre ce n’est pas la France. Il est temps d’en finir avec une décennie de guerres perdues." et une envolée sur "les aspirations des peuples".


Cette rhétorique antibelliciste ne clignote médiatiquement que parce qu’à gauche tout le monde la joue profil bas, en bémol : au Parti Communiste tout n’est qu’"inquiétude", crainte des "risques de guerre et d’enlisement", "angoisse", " périls dramatiques et limites de ces opérations militaires" et une référence à la nécessité d’un parapluie de l’ONU qui veut oublier que cette institution internationale est, avec l’OTAN, un des vecteurs des interventions impérialistes contre les peuples derrière le rideau de fumée du respect du droit international et de l’opposition à des dictateurs soutenus jusque là.


Mélenchon, quant à lui, n’hésite pas à invoquer des "intérêts de la France", certes pour dire qu’ils ne sont pas en jeu et que donc il était "discutable" (sic) d’intervenir comme il a été procédé. On retiendra pourtant que la défense des intérêts de la France, cette belle entité homogène transcendant une lutte des classes, dont, à ses moments médiatiques perdus, notre homme se dit un fervent partisan, est un des critères de son positionnement sur la scène internationale ! Ce qui expose notre promoteur intransigeant de l’alternative de gauche a être pris de court, sur sa droite, par le bien plus cinglant slogan villepinesque "Non, la guerre ce n’est pas la France" !

 

Cette désertion du terrain de l’internationalisme et du refus offensif qu’il induit des militarismes d’Etat défenseurs de l’ordre mondial capitaliste, favorise les brouillages politiciens d’un Villepin, donnent de la marge guerrière à Hollande, cultivent l’idéologie bourgeoise de la France grande nation porteuse d’universalité - par là appelée à apporter ses "valeurs" révolutionnaires (!) aux peuples du monde - et contribue à fractionner encore plus le monde du travail sur les questions clé du nationalisme, du chauvinisme, des droits des étrangers et des peuples.

 

En faisant oublier, last but not least, que les intérêts fondamentaux de la France, c’est-à-dire ceux du capital français (en concurrence ou en lien avec les multinationales internationales), sont bien impliqués dans l’intervention de "notre" armée au Mali. Et que c’est une raison de poids supplémentaire de faire plus que trouver "discutable" une action de guerre comme celle qui est lancée en ce moment .


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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 13:26

ben-hur-rameur

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de : Front Syndical de Classe dimanche 13 janvier 2013 - 18h13

Voilà c’est fait ! MEDEF, gouvernement socialiste et CFDT s’en réjouissent !


Une nouvelle ère commence : le nouveau dialogue social est avancé !


Il aboutit à l’application progressive en France de tous les plans de la troïka (UE, FMI, BCE) à l’œuvre en Grèce, au Portugal, en Espagne... En fait, pour un plat de lentilles ("les nouvelles sécurités pour les salariés"), la précarité et l’anéantissement de toutes les sécurités conquises au cours de luttes séculaires pèseront sur la tête de tous !

C’est donc par le mensonge et le travestissement que cet accord est affublé du nom de "sécurité" !


Un accord minoritaire


Avec la complicité félonne et minoritaire de la CFDT, de la CFE-CGC et de la CFTC qui représentent à elles trois aux dernières élections (TPE) 28,1% des suffrages (CFDT 19,3 %, CGC 2,3 et CFTC 6,5) contre 44,8 % pour la CGT et FO (non signataires de l’accord) pratiquement à l’égal des pourcentages respectifs aux prud’homales. On mesure mieux ce qu’a pu être le « syndicalisme rassemblé » qui a lié ces dernières années les dirigeants de la CGT à ceux d’organisations ouvertement complices du MEDEF et de l’UE.


Le gouvernement s’appuyant sur ce soit-disant accord entend aller vite


Le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le 6 ou le 13 mars. Il sera soumis au Conseil d’Etat début février puis présenté en Conseil des ministres en mars. Examiné en urgence à l’Assemblée nationale en avril, au Sénat en vue d’une éventuelle promulgation du texte fin mai.


Dans les entreprises et dans le pays engager la bataille pour faire échouer cette entreprise de casse !


Une puissante bataille doit s’engager dès à présent, dénonçant les mensonges colportés par les grands médias et le pouvoir et montrant les immenses dangers de l’application des mesures envisagées !


Seule l’action et à la résistance à la guerre déclarée contre le monde du travail, l’activation des principes gagnants qui ont fait leurs preuves : le rapport de force, la résistance pied à pied, l’union sur des bases de classes permettront d’endiguer cette offensive !

 

La grève du 31 janvier dans la Fonction Publique à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires constitue un premier élément de la résistance et de la mobilisation générale à construire.


Le Front Syndical de Classe,

14 janvier 2013

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informations complémentaires sur le contenu de l’accord :

http://www.frontsyndical-classe.org...

et texte complet :

http://www.frontsyndical-classe.org...

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 13:09

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dimanche 13 janvier 2013

Mise en service fin 2013 au Niger, 6e producteur mondial d’uranium

La mine d’uranium d’Imouraren devrait devenir la deuxième du monde.


Le groupe nucléaire public français Areva espère mettre en service la future mine géante d’uranium d’Imouraren, au nord du Niger, "fin 2013", a déclaré mardi Sébastien de Montessus, directeur des activités minières du groupe. "Le projet continue au même rythme", a ajouté M. de Montessus lors d’une rencontre avec la presse, ajoutant qu’environ 500 personnes travaillaient actuellement sur le site.


Présentée par le groupe comme la "deuxième du monde", cette mine doit produire 5.000 tonnes d’uranium par an à plein régime et représente un investissement de plus de 1,2 milliard d’euros. Evoquant par ailleurs la crise alimentaire qui sévit au Niger, M. de Montessus a déclaré que le groupe avait mis en place une "aide d’urgence" d’un montant total d’environ 1 million d’euros.


Concernant la crise budgétaire "aiguë" qu’il traverse, M. de Montessus a affirmé qu’Areva était "en train de regarder" ce que le groupe pouvait faire pour apporter son aide au pays. "Le gouvernement est dans une situation qui fait qu’il a besoin d’être aidé par ses partenaires", a-t-il estimé, rappelant notamment que l’organisation des élections (locales en novembre, présidentielles en janvier 2011) avait un "coût élevé".


Présent depuis 40 ans au Niger, où il extrait près de la moitié de son uranium, Areva a récemment enterré la hache de guerre avec les autorités de Niamey, qui l’avaient un temps accusé de soutenir la rébellion touareg. Le conflit a été définitivement règlé en mai 2009, avec le lancement des travaux sur la mine géante d’Imouraren, en présence de la présidente d’Areva, Anne Lauvergeon, et du président nigérien Mamadou Tandja, renversé depuis par un coup d’Etat.


Le groupe exploite pour le moment au Niger deux gisements, situés à 1.200 km au nord de Niamey, la capitale. Le premier à ciel ouvert à Arlit et l’autre souterrain à Akokan. Le Niger est le sixième producteur mondial d’uranium. Premier produit d’exportation, le minerai représente 5% de son produit intérieur brut (PIB) et génère plus de 5% des recettes fiscales.

 

Source : Bellaciao, via Filpac CGT, via Jeune Afrique

 

Note: Introuvable sur le site de Jeune Afrique


http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article5038

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 12:29

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Un train transportant deux conteneurs de combustible usé italien hautement radioactif devrait quitter l’Italie dans les jours à venir pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche).

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Il traversera la France les mercredi 16 et jeudi 17 janvier. Le référé-liberté déposé par le Réseau "Sortir du nucléaire" ayant été rejeté, ce transport dangereux va donc traverser l’Italie et la France sans que les populations ni même leurs élus ne soient informé de son existence et des risques inhérents. Une fois arrivés à Valognes, ces déchets seront acheminés à l’usine AREVA de La Hague pour y être "traités". Leur retour en Italie, où aucune solution n’existe pour les stocker, aurait lieu entre 2020 et 2025. Des deux côtés de la frontière, les citoyens se mobiliseront pour dénoncer le passage du convoi. Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie les horaires et l’itinéraire sur son site.

 

Un transport à haut risque

En deux jours, ce convoi traversera seize départements : la Savoie, l’Ain, le Jura, la Saône-et-Loire, la Côte d’Or, la Haute-Marne, les Vosges, la Meuse, la Marne, l’Aisne, la Somme, la Seine Maritime, l’Eure, le Calvados et la Manche [1]. Ce transport à hauts risques devrait traverser des zones urbaines densément peuplées.

Hautement radioactif, le combustible usé, composé majoritairement d’uranium, mais aussi de plutonium et de produits de fission et actinides mineurs, dégage énormément de chaleur et de radioactivité.


Les rayonnements radioactifs “Gamma“ émis par les conteneurs "CASTOR" (Cask for storage and transport of radioactive material) se propagent à plusieurs dizaines de mètres du wagon, entraînant un risque pour les personnes se trouvant à proximité, riverains comme cheminots. Inique et obsolète, la réglementation sur le transport des matières radioactives autorise des débits de dose pouvant aller jusqu’à 2 millisieverts par heure au contact du wagon, soit un niveau de radiation environ 20 000 fois supérieur à la radioactivité naturelle [2]. Il est impératif que les pouvoirs publics revoient ces normes de toute urgence.


Par ailleurs, les normes de résistance aux chocs et au feu des "CASTOR" s’avèrent ridiculement basses et ne prennent pas en compte bon nombres de situations qui pourraient se présenter en cas d’accident ferroviaire grave.

Le Réseau "Sortir du nucléaire", le syndicat SUD-Rail et les associations italiennes rappellent qu’il est conseillé aux agents et au public de se tenir éloignés d’un convoi hautement radioactif stoppé en gare, et incitent les cheminots à exercer leur droit de retrait en cas d’intervention sur ces convois.

Un transport tenu secret

Malgré ces risques, les autorités italiennes et françaises ne fournissent aucune information sur ce type de transports, et taisent leur existence et leur dangerosité pour les riverains, la population et les salariés concernés. Certains services de l’État, les collectivités et les élus locaux, qui devraient être formés et avertis pour pouvoir réagir et mettre en œuvre un plan d’urgence en cas de problème, sont maintenus dans l’ignorance.


La situation a même empiré ces derniers mois ; les autorités mettent tout en œuvre pour qu’aucune information ne puissent filtrer sur l’existence de ces convois, quitte à employer des stratagèmes scabreux pour camoufler ces trains et les faire passer pour des trains classiques. Cela, afin d’éviter les mobilisations qui pourraient attirer l’attention sur l’existence de ces transports et sur les risques.

Un transport inutile

L’industrie nucléaire produit chaque année des tonnes de déchets dont on ne sait que faire [3]. Certains pays étrangers, dont l’Italie, envoient le combustible usé issu de leurs centrales – tel une patate chaude - à l’usine AREVA de La Hague pour qu’il y soit “traité“ : l’Hexagone est ainsi régulièrement traversé par ces déchets, qui s’ajoutent à ceux issus des réacteurs français, pour un volume dépassant les 500 convois par an.

Pourtant, loin d’être une solution, le “traitement“ des déchets engendre des risques et des transports supplémentaires. Il contamine de manière irréversible la pointe du Cotentin et la Mer du Nord en rejetant des effluents chimiques et radioactifs dans l’eau et l’environnement. Il est de surcroît inutile : le traitement à l’usine Areva de La Hague ne diminue pas la radioactivité des déchets, mais augmente au contraire leur volume.

 

Quand le retraitement des déchets italiens à La Hague cache en réalité un stockage en France

Pour l’heure, aucune solution de stockage ou d’entreposage n’existe en Italie pour accueillir ces déchets après leur retraitement en France. A l’occasion du premier transport italien en 2008, l’Autorité de Sûreté Nucléaire avait d’ailleurs rappelé publiquement ses réserves sur ces convois et sur les délais de retour prévus par l’accord entre la France et l’Italie. Ceux-ci doivent retourner en Italie entre 2020 et 2025, ce qui est très tardif. Pourquoi un tel délai de retour qui a pour conséquence de stocker les déchets italiens en France, faute de solution en Italie pour les recevoir ?

Non seulement le « retraitement » à La Hague ne constitue en rien un recyclage, mais l’envoi des déchets radioactifs à La Hague semble surtout une astuce pour certains pays afin de faire oublier temporairement le problème insoluble de leur gestion. Plus de 20 ans après l’arrêt de son dernier réacteur, l’exploitation de l’énergie nucléaire dans les années 1980 laisse à l’Italie un lourd héritage...

En Italie comme en France une même impasse : on ne sait pas quoi faire des déchets nucléaires

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" et le syndicat SUD-Rail, Legambiente Valsusa, Legambiente e Pro Natura del Vercellese et Global Info Action il faut mettre fin à cette industrie productrice de déchets mortifères, pour lesquels il n’existe nulle part de gestion viable. En France, les autorités souhaiteraient les enfouir à 500m sous terre à Bure dans la Meuse ; en Italie, en attendant de trouver une hypothétique solution, on les envoie en France, afin de repousser la question de leur gestion dans le temps.

 

Il n’y a qu’une solution crédible : arrêter d’en produire en sortant au plus vite du nucléaire.


Le Réseau "Sortir du nucléaire", le syndicat SUD-Rail, Legambiente Valsusa", Legambiente et Pro Natura del Vercellese et Global Info Action seront donc mobilisés contre ce transport et appellent à des mobilisations et vigies tout au long du trajet.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie les horaires sur son site :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Horaires-et-trajet

 

Pour retrouver le suivi du convoi et des éventuelles mobilisations :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transport-a-venir-Sallugia-It-La


Contacts presse :

En France 
 :

Laura Hameaux - Réseau "Sortir du nucléaire" : 06 85 23 05 11 
 Philippe Guiter - SUD-Rail : 06 28 94 82 99
 Sophie Morel - 07 77 85 16 09

En Italie : 
Legambiente Valsusa : + 39 3200514499 
 Gian Piero Godio - Legambiente e Pro Natura del Vercellese : +39 333 74 50 665 
Fabienne Melmi - Global Info Action : +39 3383068158

Chargée de communication : Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23

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Notes:

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[1] Trajet et horaire ici : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Horaires-et-trajet

[2] En 1998, le laboratoire de la CRIIRAD a mesuré, à 50 mètres d’un wagon transportant du combustible irradié, un flux de radiation gamma nettement supérieur à la normale. Le débit de dose gamma neutrons était plus de 500 fois supérieur au niveau naturel, à 1 mètre du wagon. Comme l’a régulièrement rappelé la Criirad, la réglementation autorise ainsi la circulation, en des lieux accessibles au public, de wagons dont le niveau de radiation au contact peut être si importante, qu’en seulement 30 minutes de présence, un individu peut recevoir la dose maximale annuelle admissible pour le public. Voir la note CRIIRAD N°11-20 Risques liés au transport des combustibles irradiés, Valence, 8 février 2011 : http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/trains_italiens/risques_transport.html2

[3] 1 200 tonnes par an, uniquement pour la France

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 12:17

Dans les prochains jours, probablement le dimanche 13 janvier, un convoi de déchets hautement radioactifs va quitter l’Italie pour rejoindre l’usine Areva de La Hague dans le courant de la semaine prochaine.

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Il traversera, par le rail, une grande partie de la France. Comme d’habitude, ce dangereux transport aura lieu sans aucune information du public. Le Réseau "Sortir du nucléaire" vient de déposer un référé-liberté pour faire annuler ce convoi.

Un référé contre un transport tenu secret

Le Réseau "Sortir du nucléaire" vient de déposer un référé-liberté auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise dans le but de faire annuler un convoi de déchets radioactifs italiens destiné à l’usine Areva de La Hague. Composé de combustible usé, très irradiant, ce convoi doit arriver en France d’ici quelques jours, traversant de nombreux départements et des zones densément peuplées. Il effectuera sans doute des arrêts prolongés dans certaines gares de triage.


Encore une fois, ce convoi ne fera l’objet d’aucune mesure d’information du public. Les élus des zones traversées ne seront pas informés, et seront donc dans l’incapacité d’organiser correctement une intervention de crise si un problème survient. Les populations seront, comme à l’accoutumé, laissées dans l’ignorance la plus totale.

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", ceci constitue une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, à savoir l’obligation d’information du public inscrite dans la Charte constitutionnelle de l’environnement [1] .

Quand le retraitement des déchets italiens à La Hague cache en réalité un stockage en France

En outre, pour l’heure, aucune solution de stockage ou d’entreposage n’existe en Italie pour accueillir ces déchets après leur retraitement en France. A l’occasion du premier transport italien en 2008, l’Autorité de Sûreté Nucléaire avait d’ailleurs rappelé publiquement ses réserves sur ces convois et sur les délais de retour prévus par l’accord entre la France et l’Italie [2]. Ceux-ci doivent retourner en Italie entre 2020 et 2025, ce qui est très tardif.

 

Pourquoi un tel délai de retour qui a pour conséquence de stocker les déchets italiens en France, faute de solution en Italie pour les recevoir ?

 

Non seulement le « retraitement » à La Hague ne constitue en rien un recyclage, mais il s’agit, au contraire, d’une source de pollution supplémentaire dont les écosystèmes et les riverains se passeraient bien. L’envoi des déchets radioactifs à La Hague semble surtout une astuce pour certains pays afin de faire oublier temporairement le problème insoluble de leur gestion.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" espère vivement que ce référé, qui sera examiné le vendredi 11 janvier à 14 h, permettra d’empêcher ce transport. Notre avocat, Maître Busson, se tient à disposition avant et après l’audience [3]. En cas de rejet de notre recours, les trajets et horaires potentiels du convoi seront publiés sur notre site et des vigies et mobilisations seront mises en place afin de rompre le secret qui entoure ces transports dangereux. Plus d’informations prochainement sur http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transports

Contacts :

  • Benoist Busson (avocat du Réseau "Sortir du nucléaire") - 06 72 12 72 47
  • Laura Hameaux - 06 85 23 05 11
  • Marc Saint Aroman - 05 61 35 11 06

Téléchargez le recours sur notre site :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Convoi-Vercelli-La-Hague-janvier-2013

Notes

[1] Charte de l’environnement de 2004 intégrée au bloc de constitutionnalité par la loi constitutionnelle du 1er mars 2005 : http://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Constitution/Charte-de-l-environnement-de-2004

[2] Note d’information de l’ASN du 18 décembre 2007 "Transport de combustibles usés italiens vers l’usine de La Hague" : http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2007/Transport-de-combustibles-uses-italiens

[3] Le tribunal est situé au 2-4 boulevard de l’Hautil, 95 027 Cergy Pontoise.

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http://groupes.sortirdunucleaire.org/refere-transport-radioactif-italien

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 11:41

foutaises

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Par Daniel Tanuro le Dimanche, 13 Janvier 2013

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Cet article n’a pas pour but d’analyser politiquement le sommet climatique qui s’est tenu à Doha, au Qatar, début décembre.

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Cette analyse a été faite dès les premiers jours de la Conférence et elle s’est révélée juste (1). Il s’agit seulement de faire le point sur les « résultats » de la rencontre, afin que chacun-e comprenne bien où on en est dans la marche à la catastrophe.

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Un mini-Kyoto II

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Le premier enjeu de Doha portait sur la poursuite du Protocole de Kyoto. Pour rappel : cette question est au centre du bras de fer entre les pays capitalistes « développés » et les autres. En effet, les premiers arguent des émissions croissantes des seconds pour exiger un accord global, imposant des efforts à tous ; quant aux seconds, ils arguent de la responsabilité historique des premiers pour exiger que ceux-ci montrent sérieusement l’exemple dans la lutte contre le réchauffement.


Doha a effectivement décidé une deuxième période d’engagement dans le cadre du Protocole. Mais celui-ci n’est plus que l’ombre de lui-même. Le Japon, le Canada, la Nouvelle Zélande et la Fédération de Russie ne sont plus parties prenantes. Ces pays rejoignent ainsi les Etats-Unis, second émetteur mondial (après la Chine) et premier émetteur historique. Du coup, les nations qui restent dans le jeu ne représentent plus que 15% des émissions mondiales, environ.


Les engagements souscrits sont loin au-dessous des nécessités. Selon le GIEC, pour avoir une chance sur deux de ne pas dépasser 2,4°C de hausse, les pays développés devraient réduire leurs émissions de 25 à 40% d’ici 2020 (et de 80 à 95% d’ici 2050), par rapport à 1990. Or, les engagements pris par les rescapés de Kyoto équivalent au mieux à 18% de réduction. L’Union Européenne se présente comme le bon élève de la classe, avec un objectif de 20% à cette échéance. Or, du fait de la récession, elle était déjà -17,6% en 2011. Si on tient compte en plus des crédits d’émission provenant des mécanismes flexibles (CDM et MOC), l’UE est même au-delà de son objectif… depuis deux ans (-20,7%). Il est vrai que les pays concernés ont accepté d’envisager un effort supplémentaire, mais ce n’est qu’une vague promesse.


« L’air chaud russe »


Une question clé dans le cadre de cette prolongation de Kyoto était celle de « l’air chaud russe». Par cette expression, on désigne le fait que les pays de l’ex-URSS se sont vu attribuer des quotas d’émission qu’ils n’ont pas utilisés. La raison en est que 1990 a été choisie comme année de référence et que, après la chute du Mur, l’économie de ces pays s’est effondrée. Ils ont donc d’énormes surplus de droits d’émission échangeables sur le marché du carbone. Comme tout n’a pas été vendu – loin de là- entre 2008 et 2012, la question se posait : les 13 milliards de droits restants (un droit = une tonne de CO2) seraient-ils transférables sur la deuxième période d’engagement ?


La conférence de Doha a répondu positivement… Avec quelques restrictions : les droits (unités d’émission) ne pourront être achetés que par des pays qui auront dépassé leur quota, et seulement à concurrence de 2% de leur objectif de réduction au cours de la première période. De plus, plusieurs gouvernements ont fait savoir qu’ils ne seraient pas acquéreurs... Logique : les objectifs de Kyoto II sont tellement minables qu’aucun pays n’aura besoin d’acheter de « l’air chaud russe ». Ce qui est important, ici, c’est que les droits de propriété de la Russie, de l’Ukraine, du Bélarus et du Kazakhstan ont été sauvegardés. Ces pays gardent donc la possibilité de vendre ces droits sur le marché et ils feront tout pour les conserver au-delà de 2020.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 10:35

sos-taudis-abbe-pierre-mal-logement 31

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14 janvier 2013

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Samedi, à Rennes, environ 200 personnes se sont réunies à l'appel du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) pour protester, notamment, contre l'expulsion de demandeurs d'asile d'un squat, le week-end dernier.

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«Nous dénonçons aussi le manque d'hébergements. Cette insuffisance ne concerne pas que les étrangers et les demandeurs d'asile. Le système d'hébergement d'urgence sur Rennes est complètement saturé», a expliqué, samedi, Michèle Fougeron militante du Mrap.

 

Après un arrêt symbolique devant la préfecture, les manifestants se sont rendus au centre hospitalier de l'Hôtel-Dieu pour demander «l'ouverture des places, inoccupées, alors que des gens dorment à la rue». 

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/rennes-manifestation-pour-demander-plus-d-hebergements-14-01-2013-1970699.php

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 09:44

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A Notre-Dame-des-Landes (au nord de Nantes), voilà 40 ans que les pouvoirs publics veulent imposer un nouvel aéroport.

 

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Jean-Marc Ayrault (ancien maire de Nantes et premier ministre) en a fait son fer de lance et a confié la construction à Vinci, renforçant à l'aide de fonds publics la mainmise du groupe sur les infrastructures de transport. Ce projet
gigantesque, coûteux, et prisonnier d'une logique productiviste entraînerait la destruction de 2 000 hectares de terres agricoles, de zones humides, de bois et d'habitats, ainsi que la disparition d'une faune et d'une flore riches et variées.

Depuis cet automne, suite à l'expulsion d'habitants et la destruction de maisons par les forces de l'ordre, le mouvement de contestation s'est amplifié (grande manifestation à 40 000 personnes, reconstruction de cabanes...). Près de 200 comités de soutien se sont créés aux quatre coins de l'hexagone.  Dans le Finistère, une dizaine de comités ont vu le jour. Les actions de solidarité se sont multipliées : tractages, réunions publiques, projections, interpellations d'élus, concerts, manifestations, actions contre Vinci, collecte de matériel, construction de cabane...

La coordination des comités de soutien du Finistère appelle à manifester ce vendredi 18 janvier à Pont-de-Buis pour réaffirmer l'opposition à ce projet d'aéroport nuisible, inutile et coûteux.

Rendez-vous à Pont-de-Buis devant la gare à 16h30 pour un départ en manifestation
et à 19h pour un rassemblement.

Par cette journée, nous tenons à faire entendre notre détermination face aux élus socialistes.
Par cette journée, nous venons exprimer notre colère face à la répression et la violence à l'oeuvre à Notre-Dame-des-Landes orchestrée par l'actuel gouvernement.


Par cette journée, nous dénonçons la fabrication des armes dîtes « non-létales » (grenades, flash-ball...) par le groupe NOBELSPORT. Des armes qui ne cessent de mutiler les corps sur la ZAD et ailleurs.

Comités de soutien de Brest, du Cap-Sizun, du centre Bretagne, de Concarneau, de Douarnenez, de Landerneau, de Morlaix, du Pays Bigouden, de Quimper, de Quimperlé et les collectifs Copain 29  et Reuz ar Stourm.

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Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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