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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 15:00


Dans une interview donnée au journal anglais The Guardian, le candidat du PS a déclaré au détour d’une phrase qu’« aujourd’hui il n’y a pas de communiste en France », provoquant un tollé du côté de Mélenchon et du PCF.


Le retour de boomerang ne s’est donc pas fait attendre. Mélenchon, « le candidat des communistes » comme il le dit lui-même, a dénoncé une « attitude hautaine insupportable ». Parlant de « grosse bêtise », Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a rappelé à Hollande qu’« il n’y a pas de victoire possible sans le PCF et le Front de Gauche ». Et plus si affinité ?


Cette tempête dans un verre d’eau ne doit pas faire oublier le sens profond de l’interview au Guardian par Hollande, l’auto-proclamé ennemi de la finance... venu faire allégeance à la City londonienne. Car la suite de l’interview vaut vraiment le détour : « La gauche a gouverné pendant quinze ans, pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir ».

 

Au-delà des discours ronflants et dans le droit fil de ses 60 engagements pour la France, Hollande a une fois de plus confirmé l’adaptation des socialistes français au libéralisme financier.


Mais c’est aussi une pierre dans le jardin du Front de Gauche qui n’a pas clarifié sa feuille de route en cas de victoire de Hollande au mois de mai. Les réactions outrées des uns et des autres masquent mal que la question d’une éventuelle participation gouvernementale n’est pas réglée par le « programme partagé » du Front de Gauche, en particulier du côté du PCF où l’on dit tout et son contraire sur cette question centrale.


En guise d’excuses, Hollande a rappelé son respect pour les communistes et le Front de Gauche et a dit qu’il souhaitait « un rassemblement de la gauche avec toutes ses sensibilités ». Pierre Laurent s’est félicité de cette correction, Mélenchon a déclaré que « l’incident [était] clos ». Certes, mais la question du rapport au Parti socialiste reste posée...


Manu Bichindaritz

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:07
Politique mercredi 01 février 2012

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a espéré, ce mercredi, bénéficier d’un ralliement de Jean-Pierre Chevènement, qui vient de se retirer de la course présidentielle, assurant que ce serait un « honneur ».


« Ce serait un honneur de l’avoir avec nous », a dit l’eurodéputé sur France Inter, en relevant que Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC (Mouvement républicain et citoyen), devrait vraisemblablement choisir entre le Front de Gauche et le candidat socialiste, François Hollande.


« J’attends avec beaucoup d’impatience de savoir ce qu’il décide. Même si nous sommes très différents à maints égards », a poursuivi M. Mélenchon. « Qu’il ne soit pas candidat, je le comprends. La difficulté pour lui était extrême », a encore déclaré le candidat du Front de Gauche.

 

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Melenchon-Ce-serait-un-honneur-d-avoir-Chevenement-avec-nous-_6346-2039136-fils-tous_filDMA.Htm

 

Un commentaire éclairé:

 

francois-hollande-813067

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 13:55

 

Après l’émission de France 2 et les meetings à Nantes et Metz, la campagne du Front de Gauche est lancée et semble recueillir un certains enthousiasme. Mais la perspective de majorité parlementaire ne peut qu’entretenir les illusions.

Il y aurait comme un frémissement. Dans l’atonie générale d’une campagne où les deux principaux candidats ne veulent pas s’engager – ou le plus tard possible – celle de Jean-Luc Mélenchon semble désormais rencontrer un certain écho. Après un passage réussi sur France 2, l’enthousiasme est de mise, visible lors des meetings de Nantes et de Metz, la semaine dernière.

De Gaulle et Jaurès, Marchais et Mitterrand…


D’emblée le ton est donné, en renouant délibérément avec les valeurs, les émotions d’une gauche longtemps méprisée, celle qui s’accroche à un mouvement ouvrier trop souvent synonyme de recul, d’archaïsme et de défaites. Cela commence par une vidéo : « Sortez les invisibles ! » Puis le début d’une intervention en forme d’hommage : « Je dédie ce rassemblement aux ouvrières et ouvriers syndicalistes qui dévouent leur vie aux autres […] ils sont le sel de la terre ».


Mélenchon se veut le « candidat des travailleurs », celui qui redonne courage quand la peur et le découragement dominent, le « seul » qui s’oppose à cette « voix doucereuse de la résignation et du réalisme », où chacun reconnaîtra François Hollande.


Contre les « quatre Dalton de l’austérité », il est l’homme de la « résistance » : « Ils me méprisent, ils m’insultent, ils ne m’impressionnent pas ».
Il y a la gouaille d’un Marchais, un côté grande gueule qui sait parler au « populo » loin des salons parisiens, seul contre tous. Il y a la nostalgie du « programme commun » quand socialistes et communistes étaient unis. Il y a la Nation associée aux sans-culottes d’aujourd’hui, l’enthousiasme et l’emphase censés nous rappeler les meilleures heures d’un roman national : « Voici le peuple français qui monte avec tous les peuples de la terre à l’assaut du ciel une nouvelle fois […] Vive le peuple souverain, gloire à la classe ouvrière ! »
La scénographie est bien réglée et semble plaire. Mais pour aller où ?

La République pour résoudre toutes les contradictions


Un premier meeting avait déjà donné le ton, place de Stalingrad, à Paris, en juin, n’hésitant pas à parler de « révolution » ou de « rupture avec les institutions », tout en rendant un hommage appuyé à De Gaulle.
Désormais l’ennemi principal est clairement identifié : c’est Marine Le Pen, la « semi-démente ». Qui prendra l’ascendant sur les classes populaires ? Le grand écart n’en est que plus vertigineux, Mélenchon affirmant dans un même élan : « Ton intérêt de classe, c’est de voter avec ta classe ».

 

Avant d’enchaîner immédiatement après sur l’école censée ouvrir nos esprits : « Gloire à l’école républicaine […] Va à l’école de la patrie, celle qui est la même pour tout le monde ». Les prétendues « valeurs universelles » de la République sont donc à l’honneur !
Mais si l’enthousiasme est au rendez-vous, la clarté l’est un peu moins. C’est même sans doute inversement proportionnel.


Mélenchon a choisi pour l’instant de laisser en grande partie la question du programme. Mais lorsqu’il le fait, les questions restent souvent sans réponse. Face à Hollande qui ne s’engage sur rien et renie le peu qu’il semble avoir promis, Mélenchon affirme avec fierté être le candidat de la retraite à 60 ans mais il reste désormais volontairement évasif sur les 37, 5 annuités de cotisations. Le slogan est trouvé : « Prenez le pouvoir ». Mais dans les entreprises, une seule proposition pratique : les Scop !


Face à la dette et au refus de la BCE de prêter directement aux États, il prétend néanmoins disposer d’une arme redoutable : « l’emprunt forcé sur les banques » au même taux de financement que celui qu’elles obtiennent auprès de la BCE. Mais il ne suffit pas d’une loi pour agir, on en sait quelque chose avec la réquisition des logements.

Une part d’illusion sans doute incontournable à cette étape


Mélenchon s’affiche désormais aux côtés de Bernard Thibault. La tradition est respectée, il n’y aura pas un mot de critique sur les directions syndicales mais une injonction : « Ne cédez jamais, ne baissez jamais les yeux […] groupez-vous autour de vos syndicats ». Pour le reste, le suffrage universel se suffit à lui-même avec cette conclusion en forme de citation : « Rappelez-vous ce qu’a dit Victor Hugo : qui vote règne ! »


Il y a sans doute une part de vérité dans l’explication donnée par le secrétaire de la fédération communiste de Moselle, cité dans l’Huma du 20 janvier : Mélenchon commence à avoir du succès parce qu’il est capable de démontrer que « la gauche peut être crédible quand elle est vraiment de gauche ».


Mais de quelle crédibilité parle-t-on ? Entre un PS qui n’est plus vraiment à gauche, et une extrême gauche bien de gauche mais qui paraît impuissante car refusant le jeu des institutions, il y a cette part d’illusion que Mélenchon est en train de recréer : un discours radical gardant dans la besace la perspective d’une majorité parlementaire, voire de gouvernement.


Ce retour de flamme d’une prétendue « gauche radicale » est sans doute inévitable après le 21 avril 2002 et des années de droite au pouvoir. Elle n’entame en rien la nécessité de défendre dès aujourd’hui une autre perspective, en toute indépendance, parce qu’on ne bâtit jamais rien de durable sur ce genre d’illusion. Aussi difficile cela soit-il.


Jean-François Cabral

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:38
Les dirigeants du Front de Gauche expliquent la décision du NPA de présenter Philippe Poutou comme du sectarisme, la volonté de préserver des intérêts de boutique. La réalité est évidemment autre....

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 12:25

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Caricature de  Gérard Filoche


jeudi 5 janvier 2012 - 09h55

 

Cela aurait une gigantesque erreur ! BRAVO encore Bravo !

 

Car nous avons, et c’est une excellente chose, en France DEUX budgets. Pour faire court, l’un est celui de l’état, avec 320 milliards de recettes (quand Sarkozy ne les baisse pas trop pour nous endetter !). L’autre est celui de toute la protection sociale, en gros, avec 450 milliards de cotisations qui rentrent


Le premier budget, celui de l’état, n’est « pas pré affecté », le Parlement décide chaque année de « combien » il donne à l’école ou aux prisons, aux hôpitaux ou aux casernes. Le second budget est « pré affecté », les cotisations sont recueillies spécialement pour le chômage, la maladie, les accidents du travail, le logement, les familles nombreuses, la retraite.

 

Il est impossible constitutionnellement d’user de ce second budget, par exemple, pour faire la guerre en Afghanistan. La CSG est une contribution dont le Conseil constitutionnel a décidé qu’elle était pré affectée aux caisses sociales. C’est bien, excellent, que nos cotisations sociales soient ainsi « à l’abri », pour le coup c’est une « règle d’or » saine.


Il ne s’agit pas de « prélèvements obligatoires » mais de « prélèvements volontaires », d’une part des salaires mutualisée, mise dans un pot commun, à part, et redistribuée à chacun selon ses besoins, c’est une chose magnifique, un bonheur. Ça ne fonctionne pas à ce jour comme l’impôt. Et c’est tant mieux. Fusionner les deux, c’était un énorme risque, celui d’affaiblir la protection sociale, de passer sur l’impôt ce qui est lié et assuré par le travail, par le bulletin de paie, dans le salaire brut.


Protégeons nos caisses sociales !

 

Oui, il faut que la protection sociale reste payée en direct avec le salaire, c’est du sur, c’est du salaire brut, solide, direct ou différé, ça ne passe pas par des aléas de vote ou de fonds de pension.


D’ailleurs la fameuse « dette » sur la protection sociale, elle, n’est que de 10, 5 % soit 45 milliards sur un budget de 450 milliards tandis que 78,5 % du reste de la dette relève des choix de l’état soit autour de 1500 milliards sur un budget de 320 milliards.

 

Ne mélangez pas les torchons et les serviettes, cela ne desservirait que la protection sociale.


Il y a toujours eu des offensives au sein du PS pour fusionner impôt et CSG/cotisations sociales sous prétexte de « prélever à la source ». Ces courants droitiers qui veulent ça, les lobbies PS de Bercy, des Gracques ou certains droitiers façon Valls (DSK, lui, était contre, tout comme dans la CFDT, la direction Chérèque est judicieusement contre), affirment qu’il faut séparer la protection sociale du salaire pour baisser le fameux « coût du travail » (sic).

 

Valls, plus droitier que d’autres, en avait tiré la logique : il était pour baisser les cotisations sociales et les remplacer par la « TVA sociale », une méthode également rêvée par le Medef pour baisser le salaire brut et que Sarkozy veut désormais mettre en œuvre. Voilà qui semble tranché dans le bon sens et c’est tant mieux.


Reste à être logique, il faut enlever au Parlement la caricature de débat qu’est l’adoption de la LFSS, et rendre légitimement la gestion des caisses sociales aux syndicats, du salaire brut, en organisant des élections tous les cinq ans, jumelant prud’hommes et élections sociales. Et, en même temps qu’on va hausser les salaires, on remettra à flots les caisses de protection sociale du même coup, car c’est le blocage des salaires qui les met en difficulté.

 

http://www.filoche.net/

 

Commentaire:

G Filoche est un des créateurs de la Ligue Communiste qui a rejoint "tonton" (F Miterrand) vers 1985 sur la base de la théorie du "Parti unique de la classe ouvrière" que serait le PS . Pour d'autre "trotskistes orthodoxes", c'est le PCF (voir La Riposte)  Il anime un courant de gauche dans le PS (très minoritaire). Il était à nos côtés pour le "Non" de gauche et les retraites.

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 13:21
1-NHS-demo
Socialist Worker, le journal du SWP, toujours très visible dans les manifs
30/12/2011 - 17:51

Il est peu habituel d’écrire de longues critiques de livres sur des ouvrages qui ne sont pas disponibles en français. Cependant, nous pensons que le rôle de Tony Cliff et du Socialist Workers Party britannique, l’organisation qu’il a fondée, dans le paysage de l’extrême gauche européenne, suffit pour rendre cet article utile pour nos lecteurs. Le NPA et le SWP collaborent au sein de la gauche anticapitaliste européenne et ont récemment fait des déclarations communes sur la crise financière.

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 12:05

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Depuis le traité de Maastricht de 1992, tous les citoyens d'un pays de l'Union européenne peuvent se présenter aux élections municipales et européennes dans un autre État membre. Mais pour les étrangers extra-communautaires, la situation varie selon les pays.

Dix pays, dont la France, l'Allemagne et l'Italie, dénient tout droit de vote aux étrangers extra-communautaires.

À l'opposé, en Irlande, ce droit leur a été accordé dès 1963 pour les scrutins locaux sous condition de résidence. Les étrangers peuvent aussi y être élus et, depuis1985, les citoyens britanniques peuvent voter aux élections législatives.

Dans douze autres pays (Pays-Bas, Belgique, Hongrie, Estonie, etc.), les étrangers peuvent voter aux élections locales sous condition d'y résider depuis une période variant de deux à cinq ans, selon le pays. Mais en Grèce la loi votée en mars 2010 est suspendue en l'attente d'une décision du Conseil constitutionnel.

Dans trois pays, l'Espagne, le Portugal et la République tchèque, le vote des résidents étrangers est lié à un accord de réciprocité avec leur pays d'origine. C'est ainsi qu'en Espagne, des citoyens originaires de pays hispanophones d'Amérique latine peuvent voter aux élections locales, mais pas les Marocains, qui sont pourtant 800 000 à y vivre. Le Portugal a en outre des accords privilégiés avec le Brésil et le Cap-Vert : les citoyens originaires de ces pays peuvent voter aux élections locales, régionales et législatives. Quant à la République tchèque, ce droit est pour l'instant fictif puisqu'elle n'a signé aucun accord.

Au Royaume-Uni, les étrangers venant d'un pays du Commonwealth, vestige de l'ancien Empire britannique, ont seuls le droit de vote, mais avec des conditions de résidence si contraignantes que cela en restreint fortement le nombre.

M.L.

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2263&id=11

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 12:00

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La journée du 13 décembre, à laquelle appelaient les confédérations CGT, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires, aura montré, à travers près de deux cents rassemblements organisés dans tout le pays, que bien des travailleurs entendaient exprimer leur opposition à la politique du gouvernement, visant à faire payer la crise au monde du travail et aux couches populaires.

Cependant, il a fallu que les militants montrent bien de la détermination pour permettre à cette opposition de s'exprimer, vu la tiédeur des appels et des prises de position des dirigeants des centrales. Il n'y avait en effet rien de mobilisateur dans la position de François Chérèque, qui considérait que l'heure n'était pas aux grèves ni aux manifestations, mais aux demandes « d'explications », ni dans celle de la CGT, qui appelait à « un temps fort » sans que soit véritablement envisagée une riposte d'ampleur, à la mesure des coups portés contre les travailleurs, les retraités, les chômeurs.

Le jour même, les dirigeants des centrales avaient le commentaire plutôt en berne pour qualifier la « mobilisation moyenne », « pas à la hauteur de [leurs] attentes » ou la « journée d'information destinée à sensibiliser les salariés aux difficultés », comme s'ils ne l'étaient pas déjà largement. Il n'empêche qu'aux travailleurs et militants rassemblés parfois à plusieurs centaines ou plusieurs milliers, à ceux qui ont répondu à un mot d'ordre de grève lancé localement et à ceux qui n'ont pu manifester faute d'appel, les dirigeants des centrales ne proposent, pour l'instant, que leur participation en janvier prochain à un énième sommet sur l'emploi organisé par ce même gouvernement qui aligne les plans d'austérité.

On voit même Chérèque, au nom de la CFDT, appeler à résorber la dette et à en faire « une priorité des politiques budgétaires », justifiant la « nécessité de faire des économies ». Mais ce qui doit être à l'ordre du jour, ce sont les revendications communes de la classe ouvrière et des couches populaires, pour ne pas payer les conséquences de la crise du système financier.

Le mécontentement et l'inquiétude sont profonds et il faudra donc qu'ils s'expriment autrement que par une rencontre polie entre « partenaires sociaux » et gouvernement. Face à la volonté des capitalistes et des gouvernements de faire payer leur crise aux salariés, aux chômeurs, aux retraités, par la baisse continuelle du pouvoir d'achat et les suppressions d'emplois, il faudra une lutte collective déterminée. Et tous les travailleurs, tous les militants ne peuvent que s'y préparer.

Viviane Lafont

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2263&id=8

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 11:53

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En visite hier dans une usine, Sarkozy a prôné le « made in France ».
Bayrou avait lui vanté le « produire en France » et Marine Le Pen le « achetons français ». La gauche n’est pas en reste, du « patriotisme industriel » de Hollande au « protectionnisme européen » de Mélenchon, en passant par la « démondialisation » de Montebourg.
Cette démagogie cocardière est une ânerie tant tous les produits industriels renferment du travail venant d’un grand nombre de pays. S’ils se copient quand même tous les uns et les autres, de l’extrême droite à la gauche, c’est que ni les uns ni les autres ne veulent mettre en cause le système économique capitaliste, sa course échevelée au profit privé et ne veulent surtout pas s’en prendre à ses bénéficiaires, les banquiers et les grands groupes capitalistes.
Alors, ils disent n’importe quoi, avec la préoccupation, explicite ou implicite, de rejeter sur d’autres pays la responsabilité d’une crise dont tous les pays sont frappés. On agite, à l’intention des travailleurs d’ici, l’épouvantail des travailleurs chinois ou des produits coréens. En réalité, les suppressions d’emplois sont d’abord dues à la volonté du grand capital de faire plus de profit avec moins de travailleurs, plus exploités. Et le chauvinisme « économique » a surtout pour objet de nous détourner des vrais responsables.
Le grand capital n’a pas de patrie, pas plus que l’argent n’a d’odeur ! Les travailleurs n’ont pas à marcher dans ces sornettes, ni à se laisser détourner par des chiffons que les dirigeants agitent. C’est à nos exploiteurs, aux groupes capitalistes dont les actionnaires sont de toutes nationalités, que nous avons à nous en prendre pour leur imposer le maintien de nos emplois et du pouvoir d’achat de nos salaires, notre droit à l’existence.
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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 10:08

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5 décembre 2011 - 

 

Le Front de gauche, qui rassemble, dans le Finistère, le Parti de gauche, la Gauche unitaire, la Fédération pour une alternative sociale et écologique et le Parti communiste français, a présenté, samedi à Quimper, ses candidats aux élections législatives de juin2012.

 

Avec leur candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, ils appellent à dire «stop à l'austérité». «L'austérité n'est pas la solution car elle aggrave les difficultés des milieux populaires et des classes moyennes», soutiennent ceux qui entendent se rassembler sur «de vraies solutions à la crise et un autre choix de société».

 

Ils invitent ainsi à investir le débat pour remettre l'homme au coeur de la société et vont, dans ce but, mettre en place des assemblées citoyennes.

Huit candidats

1re circonscription: André Bernard, 68 ans, proviseur à la retraite, conseiller municipal de Fouesnant;

 

2e circonscription: Jacqueline Héré, 58 ans, adjointe du quartier Bellevue, à Brest, et vice-présidente de BMO;

 

3e circonscription: Bertrand Seys, 55 ans, enseignant-chercheur à Télécom-Bretagne;

 

4e circonscription: Ismaël Dupont, 31 ans, documentaliste au lycée Tristan-Corbière, à Morlaix;

 

5e circonscription: Isabelle Mazelin, 47 ans, professeur de collège, adjointe au maire du Relecq-Kerhuon;

 

6e circonscription: Noëlle Péoc'h, 59 ans, retraitée de l'Éducation nationale;

 

7ecirconscription: Françoise Pencalet-Kérivel, 44 ans, enseignante, Douarnenez;

 

8e circonscription: Eric le Bour, 43 ans, adjoint au maire de Rosporden-Kernével, secrétaire départemental du PCF.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/legislatives-les-candidats-du-front-de-gauche-dans-le-finistere-05-12-2011-1522457.php

 

 

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