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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 12:56

PCF . Devant gagner en notoriété, l’ex-directeur du quotidien communiste étrenne aujourd’hui dans le Nord son costume de chef de parti.


Par LILIAN ALEMAGNA


 

Tout seul, comme un grand ! Nouveau chef des communistes depuis juin, Pierre Laurent effectue aujourd’hui sa première rentrée politique en tant que numéro 1 du PCF. Dans le Nord, le successeur de Marie-George Buffet doit rendre visite aux ouvriers de la raffinerie Total de Dunkerque puis causer retraites à Malo-les-Bains, devant 5 000 participants attendus pour une Journée à la mer organisée par les fédérations locales. «C’est un symbole de solidarité important au moment où le gouvernement mène une politique de guerre sociale», justifie Pierre Laurent. C’est aussi, en interne, un signe envoyé aux responsables PCF du cru, sceptiques vis-à-vis des capacités du nouveau chef.


Retraites.


Toujours éclipsé dans les médias par son partenaire au sein du Front de gauche, le président du Parti de gauche (PG), Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire national du PCF compte sur une rentrée sociale «chargée» pour qu’on retienne enfin son nom.

 

«Deux grandes journées de mobilisation le 4 et le 7 septembre [contre les annonces du gouvernement sur la sécurité, puis contre la réforme des retraites, ndlr] c’est du jamais vu de mémoire de militant», s’enflamme Laurent, fier des 100 000 signatures récoltées par ses partisans contre la réforme des retraites. De quoi arriver bien chaud à la Fête de l’humanité, du 10 au 12 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).


Après des difficultés post-régionales, PCF, PG et la Gauche unitaire (de l’ex-LCR Christian Picquet) lanceront à cette occasion leur «pacte d’union populaire», selon les termes de Laurent, avec «des initiatives publiques dans tout le pays». «L’idée est de faire appel à des gens du mouvement social, associatif et syndical», ajoute Patrice Bessac, porte-parole du parti. Trois conventions nationales sont prévues d’ici au printemps. Un colloque est déjà programmé et une Revue du projet doit être lancée. «Mais avec qui et pour quoi faire ? Avons-nous une vision rétrécie ou bien une ambition pour toute la gauche ?» interpelle Daniel Cirera, un des opposants à la direction qui redoute «de simples tractations d’appareil».


Stature.


 «L’objectif est d’énoncer ce qui nous paraît incontournable à gauche pour en faire le centre de gravité d’une nouvelle politique», répond Laurent. Et de ne s’occuper du candidat pour 2012 qu’après. Car se sentant «capable» de l’incarner, Jean-Luc Mélenchon va continuer de peaufiner sa stature sur les plateaux télé, avec, en novembre, un passage chez Michel Drucker. Mais les communistes, qui peinent à faire émerger un leader médiatique, restent réticents à mener campagne pour cet ex-socialiste.

 

Signe d’une entente juste cordiale entre le PCF et le PG, chacun organise, de son côté son université d’été ce week-end : le premier à Seignosse (Landes), le second à Grenoble (Isère). Pierre Laurent rejette la critique et pointe l’encombrement du calendrier : «Nous avons, les uns et les autres, nos organisations et nos habitudes.» Pas encore toutes communes. Tout juste «partagées».


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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 12:50
Interview croisées

A la gauche du PS, le PCF et le PG tiennent aussi leur université d'été ce week-end. Retraites, surenchère sécuritaire, 2012: le communiste Patrice Bessac et Eric Coquerel, du Parti de gauche, analysent les enjeux de cette rentrée politique.


Recueilli par LAURE EQUY

Seignosse (Landes) pour les uns, Grenoble pour les autres. Alors que les ténors socialistes se retrouvent à partir de vendredi à La Rochelle, communistes et amis de Jean-Luc Mélenchon font aussi leur rentrée ce week-end. Une université d'été et, pour le Parti de gauche, des «Remue-méninges» qui seront dominés par la réforme des retraites avant la journée d'action du 7 septembre.


Comment PCF et Parti de gauche comptent-ils répondre au tournant sécuritaire pris par l’exécutif cet été? Faut-il, à votre tour, parler de ce dossier?


Patrice Bessac, porte-parole du PCF: Lors de notre université d’été, nous débattrons notamment des nouvelles figures du populisme et de la stratégie de Nicolas Sarkozy. Je proposerai aussi, dans le mois de septembre, que l’on ouvre la réflexion sur la sécurité à travers plusieurs enjeux (police, justice, ville, toxicomanie). Mais cette tentative de diversion ne doit pas faire oublier les problèmes sociaux, nous ne lâcherons pas ce terrain.


Eric Coquerel, secrétaire national du PG: La sécurité est un droit pour tous les citoyens mais la droite tente le même coup d’esbroufe depuis des années, dès qu’elle a des difficultés politiques. Personne ne peut se laisser piéger. Mais il sera difficile, ce week-end, de ne pas parler des déclarations de Nicolas Sarkozy car au-delà de ces grosses ficelles, il a remis en cause les fondements républicains.Le dérapage est gravissime.


La réforme des retraites sera au coeur de vos débats. Que préparez-vous et comment sentez-vous le rapport de forces?


Patrice Bessac: L’été a été studieux pour les commmunistes: notre pétition a atteint les 100.000 signataires. Et dans son discours de ce week-end, Pierre Laurent sonnera la charge de rentrée sur les retraites. Nous sommes engagés dans des dizaines de débats publics avec nos partenaires associatifs, syndicaux et du Front de gauche, et nous continuerons de nous battre, à la manifestation, le 7 septembre, et à la Fête de l’Humanité, notamment.


Eric Coquerel: On peut gagner la partie si on parvient à mobiliser. Je suis assez confiant. En juin, la mobilisation s’était accrue et l’affaire Woerth, le ras-le-bol de ce gouvernement, de sa politique vont passer par la contestation populaire.


La rentrée très difficile de Nicolas Sarkozy ouvre-t-elle un boulevard à la gauche?


Patrice Bessac: Il n’y a pas de boulevard tant que les lignes d’un projet alternatif n’apparaissent pas au pays. Pour résoudre la crise sociale et écologique, on ne peut pas se contenter de «faire un peu mieux» que la droite, mais changer complètement d’orientation. A la Fête de L’Humanité, Jean-Luc Mélenchon (PG), Christian Picquet (Gauche unitaire) et Pierre Laurent vont proposer de lancer les travaux autour d’un projet partagé.


Eric Coquerel: On pourrait penser que le rejet de Nicolas Sarkozy va mécaniquement faciliter le travail de la gauche mais méfions-nous: sans projet alternatif, cette victoire est loin d’être assurée. Or, il ne nous semble pas que les erreurs passées aient été analysées par le PS. Il est utile que le Front de gauche se présente au premier tour, pour bousculer les rapports de force à gauche.


Au Front de gauche, la question d’une candidature commune en 2012 avait suscité des tensions. Où en êtes-vous?


Patrice Bessac: S’il n’y avait ni tension ni engueulade, ce serait le désert. Cette année doit être celle du projet. Ensuite, l’intendance suivra, nous trouverons bien des candidats communs à la présidentielle et aux législatives.


Eric Coquerel: Au Parti de gauche, nous proposons depuis longtemps un «paquet» sur les élections à venir (présidentielle et législatives). Les communistes en ont parlé en juin, à leur congrès, et on est en train de s’engager sur le fait de présenter des candidats ensemble: il y a donc des avancées. La question d’une candidature commune à la présidentielle devra aussi être posée, pas trop tardivement, sans doute avant les primaires PS, et conjointement au travail sur un projet partagé.

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 11:40
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Article publié le 21 Août 2010
Par Olivier Schmitt
Source : LE MONDE
Taille de l'article : 507 mots

Extrait :

A MOINS de deux ans de l'élection présidentielle de 2012, on assiste à des reclassements, importants à l'intérieur des partis de gauche, comme dans la structure de leur électorat.

 

Depuis le début des années 1990, les sympathisants de gauche étaient classés en quatre grandes familles de poids quasi égal :

 

la « gauche sociale-libérale » (27 %, séduite par Dominique Strauss-Kahn),

la « gauche antilibérale » (25 %, qui rassemble du NPA à Martine Aubry),

la « gauche interventionniste » (24 %, sensible aux thèses de Jean-Luc Mélenchon et du PCF)

et la « gauche populaire et autoritaire » ou « contre-gauche » (24 %, proche de Ségolène Royal).

 

note du blog: hélas pour la suite, faut s'abonner!

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 12:39

 

Nous ne pouvons reproduire cet article, suite à des menaces de poursuites de la part de l'AFP, veullez vous reporter à Libération.

 

lien

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 15:20

Par LILIAN ALEMAGNA


Longtemps repoussé, le congrès du Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon se déroulera du 19 au 21 novembre dans une ville «à moins de deux heures de Paris» qui reste encore à déterminer.
La date est habile : elle arrivera une semaine après le congrès du Nouveau Parti anticapitaliste
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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 15:14


Par LILIAN ALEMAGNA

Ses gueulantes contre le système médiatique lui auront au moins permis ça : l’ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon aura droit de s’installer sur le divan rouge de Michel Drucker à la rentrée.

 

Début novembre, le président du Parti de gauche (PG) sera l’invité de Vivement dimanche sur France 2. Une invitation qui rappelle celle d’Olivier Besancenot en 2007, au moment où le leader anticapitaliste était au sommet de sa forme.

 

Jean-Luc Mélenchon n’a-t-il pas peur de se laisser caricaturer par un système qu’il critique ? «Il a beaucoup réfléchi avant d’accepter, assure-t-on dans son entourage. Mais, en même temps, qui refuse Drucker ?»

 

Surtout lorsqu’on envisage comme lui d’apparaître comme candidat naturel du Front de gauche qu’il a animé avec les communistes. Les médias sont toujours utiles pour ça. photo AFP

 

Note: Franchement,  comme Besancenot en son temps, c'est qui qui a demandé à l'autre, Drucker ou Mélanchon ?

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 10:05

18 août 2010 - Le Télégramme


Proche du Parti communiste, l'association Vent d'Ouest organise des rencontres politiques les 24 et 25 août, au Palais des congrès de Lorient. La parole sera donnée à différents courants de gauche pour que la confrontation fasse avancer le débat. 

 

Pour sa quatrième édition, Vent d'Ouest a choisi d'échanger autour de trois thèmes: «Pour riposter à Sarkozy, son gouvernement et aux puissances financières, peut-on rassembler un front populaire, progressiste et social, un front de gauche?»; «Quelles réponses et projets à gauche pour sortir de la crise du capitalisme en Europe et dans le monde et de ses conséquences pour le pays?»; «2012, élections législatives et présidentielles: quels rassemblements, quels programmes, quels projets pour la période 2012-2017?».

 

Au nombre des invités figurent notamment Mona Braz, conseillère régionale de l'UDB, Marie-George Buffet, députée du PCF, Guy Hascoët, conseiller régional d'Europe-Ecologie, Marylise Lebranchu, députée, et Jean-Yves Le Drian, président socialiste de la région Bretagne.

 

Pratique Vents d'Ouest: mardi 24 août, de 17h à 21h, et mercredi25 août, de 9h à 13h. Inscriptions: Vent d'Ouest, 24 rue Jules-Le Grand 56100 Lorient. Fax: 02.97.02.22.76, e-mail: vendouest56@yahoo.fr ou sur le blog ventdouest.unblog.fr

 

Note du blog: Voilà qui facilite grandement nos explications! Quand nous disions que l'unité dans l'action avec toute la gauche contre la loi des retraites, par exemple, oui mille fois, mais la gestion des politiques liberales avec le PS, les Verts, Génération Ecologie, c'est non, on nous a taxé de sectaires. Mais là ? Est-ce avec ceux pour qui le capitalisme est l'horizon indépassable, "la fin de l'histoire" ou presque, qu'il faut discuter programme pour 2012? On connaît depuis vingt ans, la position des libéraux sociaux sur " Quelles réponses et projets à gauche pour sortir de la crise du capitalisme en Europe et dans le monde et de ses conséquences pour le pays?". Ce sont les mêmes que celles de Domiques Straus-Kahn du FMI, par exemple! Ci-dessous:

 

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Straus Kahn et PCF en 2012, c'est l'alliance de la carpe et du lapin?

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 11:23

Julien TERRIE
Plínio de Arruda Sampaio en compagnie d’une dirigeante du Mouvement des Sans Terre (MST) en visite sur une occupation urbaine de 1.500 familles dans la ville de Fortaleza - Etat du Céara - 4ème ville du Brésil.
Crédit Photo : Flora Bajard

Plínio de Arruda Sampaio ou « Plínio » est une figure historique de la gauche brésilienne. A partir de 1962, il participe au gouvernement de João Goulart pour mettre en place le projet de réforme agraire. Après le coup d’état militaire de 1964, il fait partie des 100 premiers brésiliens privés de leurs droits civiques, et s’exile au Chili. Il revient au Brésil en 1976 pour participer au mouvement pour la démocratie, et devient l’un des fondateurs du PT en 1980. A la chute de la dictature, il est élu député constituant, et fait inscrire la réforme agraire dans l’article 184 de la constitution brésilienne, utilisé par le Mouvement des Sans Terre (MST) dans la lutte pour les expropriations de terres. En 2005, il quitte le PT en déclarant que les programmes du PT et du PSDB (libéraux) sont semblables. Il défend désormais les courants révolutionnaires dans le PSOL. Suite à la décision d’Héloïsa Helena, candidate en 2006 (6,85% et 6, 5 millions de votes), de tenter sa réélection comme sénatrice, Plinio est désigné candidat aux élections présidentielles d’octobre 2010 pour le PSOL.

Plínio mènera donc la campagne face à Dilma Roussef (PT – Parti des Travailleurs), défendant la continuité avec le gouvernement Lula, à José Serra (PSDB – Parti social Démocrate Brésilien) représentant le front libéral et à Marina Silva (Parti Vert) soutenue par les secteurs de l’éco-capitalisme (son candidat à la vice présidence, Guilherme Leal, est PDG de la multinationale NATURA, il est classé 463ème fortune mondiale par le magazine Forbes).


Quel a été l’impact de la crise au Brésil ?


L’impact de la crise ici est très contradictoire. La crise mondiale a totalement fermé des opportunités d’investissement de capitaux en Europe, aux Etats-unis, au Japon, et dans les pays dynamiques économiquement. Les capitaux qui ne peuvent plus investir dans ces pays cherchent donc ailleurs. Nous avons, au Brésil, les plus forts taux d’intérêt pour le capital investi, nous avons ainsi eu un afflux d’investissements étrangers. Ceci a certes créé des facilités de change pour le gouvernements brésilien, mais les investissements sont conditionnés selon les besoins des pays impérialistes : les exportations industrielles sont freinées, ce qui entraine la montée du chômage dans l’industrie, et au contraire les exportations agricoles ou de matière première explosent car la demande internationale est énorme.

Donc la crise a finalement aidé à la nouvelle insertion du Brésil dans la division internationale du travail. Elle a fait que le Brésil a enterré le projet de nation industrielle, pour redevenir une nation exportatrice de matière première. On est en train de vivre une néocolonialisme… commandé par les forces du « marché ». C’est une situation très grave.


Quel est le Bilan de huit ans de gouvernement Lula ?


Le gouvernement Lula a une grande valeur symbolique. C’est le premier homme du peuple, un nordestino, pauvre, immigré vers le Sud et avec une enfance et adolescence très difficile, qui est arrivé au pouvoir au Brésil. Ce fait est historique et c’est un paradigme en soi. Maintenant, le rôle qu’il a eu est extrêmement néfaste.


Le fait d’exporter tant de produits agricoles et de matières premières entraine de fortes recettes de capitaux pour l’Etat sous forme de revenus fiscaux. Le gouvernement utilise alors cette manne fiscale pour mener des politiques assistancialistes pour les plus pauvres.


Grâce à cela, il gagne à court terme un énorme soutien populaire, mais il est en train de pourrir la société brésilienne, parce que l’éducation, la santé restent terribles, ainsi que la sécurité sociale. Les pauvres brésiliens peuvent aujourd’hui acheter des frigos, et pensent qu’ils sont en train de changer de classe sociale. La situation est extrêmement sérieuse car on assiste en réalité à la dilution des organisations sociales : comme Lula a un énorme soutien populaire (80% d’opinion favorable), il oblige les leaders de ces organisations – qui sont pour la plupart des organisations socialistes – à accepter, par la pression populaire, une politique qui n’a rien de gauche. Ceci génère d’énormes divisions dans le mouvement social : il n’y a aucun mouvement social ici qui ne soit pas divisé, et ceci est grave.

D’un autre côté, Lula construit une relation populiste d’un autre temps, qui est une relation entre la masse et un leader sans l’intermédiaire d’un parti. Ce gouvernement est profondément néfaste pour la moindre conquête sociale réelle au Brésil. Certains disent que Lula est le « Père des pauvres et la Mère des riches », car ces derniers n’ont jamais autant fait de bénéfice que pendant ces huit dernières années.


Le capitalisme brésilien a-t-il changé avec Lula ?


Le capitalisme Brésilien a réellement changé pendant la dictature militaire. Comme le disait Florestan Fernandes ([[1]Florestan Fernandes est condiséré comme le père de la sociologie brésilienne, il était militant de la gauche du PT, le MST a donné son nom à son école de formation de cadre politique : l’Ecole Nationale Florestan Fernandes (ENFF) à Sao Paulo.]) le capitalisme brésilien a fait sa révolution bourgeoise à cette époque, une révolution bourgeoise sous domination nord américaine, et depuis ils restent subalternes. On peut dire que l’on a ici une bourgeoisie qui « marche à la commission », qui reçoit essentiellement les retombées sous forme de commissions des énormes bénéfices que les multinationales font dans ce pays. C’est une bourgeoisie sans ambition à l’étranger, ou alors vers quelques secteurs dans d’autres pays d’Amérique Latine, mais toujours dans cette même logique de commissions. Par contre, ici, ils ne cèdent rien, ils se comportent de façon extrêmement caricaturale, violente, ce qui fait de la société brésilienne l’une des plus violentes au monde.


Quels sont les axes principaux de votre campagne ?


Notre campagne est une campagne de contre-feux : les deux candidats des deux partis bourgeois ont fait en sorte que la campagne soit très courte, très restreinte (elle se fera seulement en 3 mois dans un pays-continent), car leur but est de noyer les sujets sociaux. Ils ne veulent pas discuter des problèmes réels du pays parce qu’ils savent qu’indépendamment de leur volonté, la conjoncture internationale va les obliger à remplacer les mesures populistes par des mesures d’austérité. Ils ne veulent pas que le peuple en ait conscience, et ils ne veulent pas que le peuple puisse voir des alternatives.


Nous voulons faire un contre-feux aux trois idées forces de leur consensus : 1.« tout va bien »

2.« cela va encore s’améliorer » et

3.« il n’y a pas d’alternative au capitalisme ».


Nous allons dire que « cela ne va pas si bien » ; que « ça ne va pas s’arranger » et qu’« il existe un projet d’un Brésil socialiste ».


Dans cette optique, nous sommes en train de bâtir un programme qui n’est pas un programme socialiste, car nous ne sommes pas en condition de faire une rupture radicale aujourd’hui, mais il avance l’idée d’anticapitalisme, et sert à semer largement les idées socialistes. Par exemple, nous allons défendre des solutions qu’aucun d’eux n’aura le courage d’assumer, pour montrer que leur discours est une arnaque. Nous allons proposer une réforme agraire radicale : toute propriété de plus de 500 hectares sera expropriée pour être rendu à la population rurale, grâce à des propositions simples qui règlent largement certains problèmes structurels du Brésil. Nous voulons faire apparaitre clairement que le bilan de Lula sur cette question-là est très mauvais, et que leurs politiques ne servent qu’à maintenir la situation d’inégalité actuelle. C’est dans cette optique que nous allons mener la campagne.


Il y a des séminaires régionaux de constitution du programme. Qu’en est-il sorti ?


On arrive au même point : nous devons faire un programme extrêmement radical, pour choquer vraiment ! Choquer la bourgeoisie, la classe moyenne, les réactionnaires. Nous devons éviter tout discours doctrinaire mais proposer des mesures qui sont contradictoires avec les bases mêmes du capitalisme ; ce sont celles-là qui conscientisent, et notre principale tâche est conscientiser. Un thème important pour nous est l’éducation : on doit nationaliser toute l’éducation et permettre aux écoles communautaires qui ne font pas de profit de rester indépendantes pour garantir une liberté de pensée.


Les questions environnementales sont fondamentales, par exemple l’eau, une façon pour nous de mener ce combat de contre-feux, sera de parler de l’accès et de l’assainissement de l’eau comme une question de droit de l’Homme.


Outre la réforme agraire, nous luttons aussi pour une réforme urbaine, pour la création d’emplois publics afin d’améliorer le quotidien et surtout les logements. En ce moment, ici à Fortaleza, 1.500 familles occupent un terrain en pleine ville avec le MST et le MCP (Mouvement des Conseils Populaires) pour obtenir cette réforme urbaine.


Les violences ici au Brésil sont dirigées principalement contre les femmes et les adolescents, et contre les noirs, il y a beaucoup de racisme. Les adolescents des favelas sont victimes du crack, de la police et du trafic de drogue, il y a un besoin urgent de justice sociale et pénale au Brésil et des besoins en terme d’infrastructure, d’éducation et de travail culturel pour sortir de la catastrophe humaine que nous vivons.


Les femmes doivent pouvoir disposer de leur corps, la question de l’avortement a toujours été une question délicate au Brésil, mais nous ne devons pas hésiter : je suis catholique et je défends non pas la dépénalisation, mais la légalisation de l’avortement, parce qu’une femme pauvre en meurt et une riche peut le faire sans danger. Je vais aux gay pride, et je pense que les LGBTs peuvent se marier et adopter des enfants. Le conservatisme de ce pays ne sert qu’à oppresser un peu plus notre peuple.


Quel type de soutien peut avoir le PSOL dans les mouvements sociaux ?


Nous sommes dans une phase de reflux du mouvement social, c’est la plus grosse difficulté du PSOL aujourd’hui, car quand on a fondé le PT en 1980, nous étions au sommet d’une grande agitation populaire et il était facile de recruter et d’obtenir des soutiens. Aujourd’hui, nous sommes dans une phase de reflux et de division, et dans cette division, le Psol reçoit le soutien d’une partie seulement du peuple organisé. Il y a deux jours, j’ai été invité pour parler avec 3 000 jeunes du MST parce que l’un des dirigeants soutient notre candidature.


Nous avons ce type d’appui, même partiel, dans les organisations de masse rurales, et nous avons un soutien de la théologie de la libération dans les communautés ecclésiastiques de base qui existent encore. Nous sommes aussi soutenus par des groupes dans les syndicats combatifs Conlutas et Intersindical. en fait, nous avons un réel soutien d’une partie des mouvements combatifs, mais toujours dans ce contexte de reflux profond des mobilisations.


Peut-on s’inspirer des pratiques du Mouvement des Sans Terre (MST) pour mobiliser les plus démunis pour construire un projet politique socialiste pour le Brésil ?


Il faut ! C’est la meilleure pédagogie que je connaisse, je ne connais aucun autre secteur de la société brésilienne ayant cette capacité à former politiquement en élevant réellement le niveau de conscience sociale et politique des pauvres et des exclus. Je viens de parler de ces 3.000 jeunes Sans Terre : ils ont tous entre 20 et 30 ans, logés dans un gymnase, organisés en petits groupes, tout le monde agit avec beaucoup de discipline, tout fonctionne, il ne manque personne aux cours, alors que rien est obligatoire et qu’il n’y a pas de diplôme à la clé, ou autre chose. Ils ont développé cette capacité extraordinaire en se basant sur le travail volontaire, en redonnant une structure de pensée et une dignité à ces jeunes qui ont connu la violence et la misère des communautés rurales, et même parfois urbaines. Celso Furtado, notre grand économiste, disait qu’après le mouvement contre l’esclavage, le MST est le plus fort mouvement social que l’on ait connu au Brésil.


Aujourd’hui, comment se positionne le MST pour les élections ?


Il est traversé par les contractions dont je parlais précédemment : la forte popularité de Lula dans la base, et aussi le financement de certains programmes du MST par le gouvernement, créent des discussions dans le mouvement, il n’ont pas de position unanime. En ce moment ils disent : « L’important est de battre la droite, peu importe si on vote pour Dilma, Marina ou Plínio, l’important c’est que le PSDB ne revienne pas au pouvoir »


Quel impact peut avoir votre campagne ?


Nous allons avoir beaucoup de difficultés, parce que les grands moyens de communication ici appartiennent à des monopoles privés qui se lient aux grands partis. Donc l’impact médiatique pour l’instant est faible, on devrait commencer avec un faible score dans les premiers sondages. La politique brésilienne se joue malheureusement beaucoup sur les personnalités, et cela fait vingt ans que je n’ai pas mené de campagne. J’ai été deux fois candidat gouverneur de l’Etat de Sao Paulo, avec notamment une grande campagne dans les années 80, mais cela date un peu, et on ne peut pas dire que je sois une figure populaire.


Pour pallier à ce problème, nous réfléchissons aux nouveaux modes de communication politique, parce que la télévision était le seul moyen jusqu’à maintenant, mais on peut combattre son hégémonie par internet, les réseaux sociaux, les diffuseurs de vidéos en ligne… C’est sur ce type de média que nous pouvons avoir une diffusion importante de nos idées. Et on va surprendre au moment du vote !


Propos recueillis par Julien Terrié, le 25 mai 2010 dans la bibliothèque « Daniel Bensaïd » du siège du PSOL du Céara – Fortaleza – Brésil


Suivre la campagne de Plínio sur

 

http://pliniopresidente.com/

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 10:49

communism

Le 35e congrès du PCF n'a pas apporté de surprises en confirmant le choix de continuer « l'aventure du Front de Gauche » et en lui impulsant même « un nouvel élan ». L'élection de Pierre Laurent au poste de secrétaire national du PCF, prenant la place que lui cédait Marie-George Buffet, était elle aussi prévue.

Les différentes sensibilités qui se manifestent au sein du PCF depuis bien longtemps se sont naturellement fait entendre au cours de ce congrès : celle qui dit incarner un PCF du passé, qui se réclame non pas des traditions révolutionnaires sur lesquelles ce parti s'était fondé en 1921, mais de celles, ouvertement staliniennes, du parti que présidait Thorez et Duclos dans les années trente, et plus encore celles des années de l'après-Seconde Guerre mondiale, dont André Gérin est le principal porte-parole.

 

Il y a aussi ceux qui défendent l'idée que le PCF n'a plus lieu d'être aujourd'hui, que la « forme parti » est dépassée, qu'il faudrait se dissoudre dans un vaste ensemble de gauche indifférencié, une conception dont les figures de proue étaient les deux cents et quelques notables qui avaient annoncé à son de trompe leur décision de quitter le Parti, et dont il reste des représentants qui sont encore au PCF.

 

La majorité incarnée maintenant par Pierre Laurent s'efforce en fait de naviguer entre ces deux courants, défendant la nécessité de maintenir un parti qui se réclame du communisme, mais d'un communisme bien loin de ses origines. L'horizon commun à ces trois sensibilités reste les prochaines échéances électorales.

Une telle perspective suppose d'en passer obligatoirement par des alliances. Et en premier lieu, de prolonger celle qui s'est constituée en 2009 avec le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier, à la tête d'une formation sans guère de forces militantes et outrancièrement médiatisé, a été le grand bénéficiaire de cette alliance. Du coup, Mélenchon en est, deux ans avant la Présidentielle, à réclamer d'être désigné candidat du Front de Gauche en 2012.

Les dirigeants du PCF essayent aujourd'hui de gagner du temps en reportant à quelques mois cette décision. Il n'en reste pas moins que cette péripétie illustre la situation dans laquelle se trouve leur parti. Quels que soient son contour et ses partenaires, l'alliance avec Mélenchon au premier tour, avec le PS au second, est une autre façon de se dissoudre et de dissoudre sa spécificité.

 

Les dirigeants du PCF prennent le risque de s'affaiblir encore, en tant que force politique, de plus en plus confinée au rôle de force d'appoint d'une coalition électorale, dominée par ses partenaires. Et cela est d'autant plus facilité qu'en ce qui concerne les idées et le programme, le PCF n'en a guère de différents de ceux de ses alliés.

Il y aurait une autre perspective, la seule à notre sens qui offrirait une issue pour le monde du travail et les classes populaires, qui consisterait à renouer avec les idées sur lesquelles a été fondé le mouvement communiste en France, il y a de cela 90 ans. Cette voie peut paraître difficile aujourd'hui, mais elle est la seule qui permette de faire face à la dictature économique qu'exercent les capitalistes, la seule qui permette de faire front aux attaques incessantes des représentants politiques de cette classe d'exploiteurs qui est en train de mener la société à la catastrophe.

Jean-Pierre VIAL

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 09:28
Déclaration de la LCR: Poursuivre et élargir le Front des Gauches dans l'unité et la clarté
Par LCR le Lundi, 21 Juin 2010 PDF Imprimer Envoyer

 

 

1. La Direction nationale de la LCR tire un bilan positif de la liste unitaire « Front des Gauches » qu'elle a contribué à mettre sur pied avec le PC, le PSL, le PH, le CAP et Vélorution. La LCR souhaite continuer et consolider cette expérience unitaire au-delà des élections, voire de l’approfondir sur des bases politiques, stratégiques et organisationnelles claires, à déterminer en priorité entre les partenaires.


2. La LCR estime que le score du Front des Gauches est plus que satisfaisant. La liste a été constituée en dernière minute; son sigle était inconnu, elle s'est présentée avec une plateforme commune minimale et sans un message clair autour d’axes prioritaires précis. Malgré ces handicaps – impossibles à combler en l'espace de trois semaines - la liste Front des Gauches a bénéficié d’un certain écho médiatique, d’un soutien dans les mouvements sociaux et d’un certain intérêt dans des secteurs de la population, de sorte qu’elle n’est pas restée cantonnée dans la marginalité électorale.


3. Pour la LCR, la campagne et le score montrent que l’unité des forces anticapitalistes dans la diversité répond à une attente d’une partie significative de l’opinion qui, face à la brutalité de la crise et des attaques de régression sociale, cherche une alternative crédible à gauche du PS et d’ECOLO. Le différentiel entre les scores au Sénat et à la Chambre, où la pression pour le vote utile est traditionnellement plus forte, indique que le potentiel de sympathie pour le Front des Gauches n’a pas été totalement capitalisé - en particulier dans le Hainaut, où l’effet Di Rupo a joué fortement à la Chambre.


4. Malgré un large courant de sympathie, en même temps, la LCR constate que la dynamique unitaire autour de la liste Front des Gauches est restée relativement faible en terme d'engagement concret dans la campagne. Elle s’est limitée pour l’essentiel aux composantes organisées, à leurs membres, à leurs sympathisants et à quelques personnalités qui, à l’instar de Vincent Decroly et de Michèle Gilkinet, ont eu le courage de prendre leurs responsabilités publiquement.


5. Dans l'immédiat, sur base de ce bilan, la LCR se prononce en tout cas pour le maintien et la consolidation du Front des Gauches tel qu’il existe aujourd’hui, c’est-à-dire en tant que front d’organisations soutenu par des indépendants, en Belgique francophone, capable de mener des campagnes et des actions communes pour des propositions politiques et dans des luttes ainsi que de déposer des listes communes aux prochaines élections.


6. La LCR plaide également pour que le Front des Gauches interpelle et entame sans exclusive des discussions avec d'autres forces politiques à gauche du PS et d'Ecolo, en particulier avec le PTB, qui a fait un bon score, et avec Egalité à Bruxelles, afin d'explorer les possibilités d'un travail en commun dans les luttes et sur le terrain des élections.


7. La LCR propose, entre autres, une mobilisation et une apparition communes du FdG et de ses composantes dans l’euromanif du 29/9, une campagne commune du FdG contre l’austérité du prochain gouvernement, et une intervention commune du FdG dans la grande manifestation « climat » de novembre, à Bruxelles. Un approfondissement de la plateforme commune défendue aux élections sera nécessaire, en lien avec ces terrains d'intervention. Nous proposons en outre que les organisations membres du FdG mentionnent leur participation à celui-ci sur leur matériel autonome.


8. A terme, la LCR n’exclut pas d’aller au-delà avec le Front des Gauches, afin de passer d'un front d'organisations à une nouvelle formation politique plurielle (avec adhésions individuelles). Cette transition devra être conçue comme un processus aux modalités de fonctionnement bien discutées et acceptées au préalable par les organisations partenaires qui ont créé et porté le Front des Gauches.


9. L’Europe offre des exemples de transformations réussies de fronts d’organisations en nouvelles formations politiques au sein desquelles coexistent plusieurs courants qui ont la liberté de défendre publiquement leurs propres positions et analyses. Une leçon qui s’en dégage est que, avant de s’engager dans cette voie, un certain nombre de conditions objectives, de clarifications et de convergences préalables sont nécessaires sur les plans stratégique, programmatique et organisationnel. La LCR, pour sa part, plaide pour que: 1°) l’objectif soit bien la formation d’une force politique anticapitaliste large; 2°) que cette formation exclue tout soutien et toute participation à la mise en oeuvre d'une politique néolibérale.


10. En cas d’accord des autres partenaires du FdG, une des conditions de succès de la transformation d’un front en un nouveau mouvement politique pluriel est que la base programmatique de départ soit suffisamment claire. L’expérience montre que cette condition doit être remplie avant d’ouvrir la porte aux adhésions individuelles. Il ne s’agit pas de se mettre d’accord sur tout, mais d’élaborer avant toute chose une charte, ou déclaration d’intentions. Un document assez ample est nécessaire, afin de tracer un cadre précis et de positionner le FdG sur les grandes questions: l’exploitation du travail, la mondialisation et les rapports Nord-Sud, l’Europe, le productivisme et le pillage des ressources naturelles, l’oppression des femmes et des homosexuels, le militarisme et la guerre etc… Ce cadre est nécessaire pour développer ensuite des revendications et déboucher sur un véritable programme, dont des éléments clés pourront ensuite constituer des axes d’intervention.


11. L'émergence d'une nouvelle force politique anticapitaliste sera également conditionnée par la montée des luttes et des résistances sociales face à la crise globale du capitalisme. Seules des mobilisations sociales d'ampleur peuvent permettre une prise de conscience à une échelle suffisamment significative parmi les salarié-e-s et les opprimés sur la nécessité de construire un tel nouvel instrument politique, qui soit aussi fidèle à leurs luttes que les partis traditionnels le sont aux intérêts capitalistes.


20 juin 2010


Direction Nationale de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), section belge de la IVe Internationale

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