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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 09:21

Par LCR-Web le Lundi, 17 Mai 2010


Interview-vidéo avec notre camarade France Arets, enseignante, militante syndicale CGSP, active dans le soutien aux sans-papiers et la lutte contre les centres fermés pour étrangers. France est 2e candidate effective sur la liste du Front des Gauche (LCR, PC , PSL) pour la Chambre à Liège.




Actualité :

11-05-2010 Elections: La liste unitaire «Front des Gauches» est sur l ...
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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:42
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8 mai 2010

 

L’ANARCHIE EST UNE LUTTE POUR LA VIE ET NON PAS POUR LA MORT


En Décembre 2008, durant les événements qui ont suivi l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos, le mouvement anarchiste-antiautoritaire avait répondu aux appels fascistes des medias pour le « retour à la normalité, l’ordre et la sécurité » avec le cri poignant suivant : « Vous parlez des vitrines, nous parlons des vies ».


Quelle sorte d’hypocrisie dangereuse fait que certains parlent aujourd’hui des mesures défectueuses, de la sécurité inadéquate du bâtiment de la banque face aux incendies, et non pas de ces vies qui ont été perdues ? Quelle sorte de renversement orwellien fait que certains parlent de cet incident tragique comme d’un simple court-circuit ?


Nous ne nous rendons pas compte que cette hypocrisie soit à la base équivalente à celle des assassins d’OTAN qui parlaient des « dommages collatéraux » ?


Nous ne nous rendons pas compte que le cynisme et la cruauté évidents et bien connus d’un grand capitaliste, qui a ‘emprisonné’ ses employés dans la banque, ne puissent pas expier la mort des trois êtres humains ?


Nous ne nous rendons pas compte que si on adopte les conduites de la bête contre laquelle on se bat on devient un avec lui ?


Si les anarchistes luttent pour quelque chose, s’il ya quelque chose que les hommes doivent défendre à travers la lutte, cela c’est la Vie, la Liberté et la Dignité. Si nous luttons pour quelque chose, nous luttons pour un monde où la mort n’aura plus de pouvoir…


Pendant une manifestation au centre de Salonique le 6/5 plusieurs gens, anarchistes et antiautoritaires, ont crié à plusieurs reprises : « il s’agissait d’un assassinat, nous n’avons pas des illusions, Vgenopoulos et l’Etat sont des assassins ». Peut-être une telle réflexion est pour quelques uns adoucissante. Pourtant, est-ce qu’ils comprennent sur le fond le contenu et les prolongements de cette réflexion ?


Nous ne savons pas ce qu’il s’est passé au bâtiment de Marfin le midi de 5/5/2010 et peut-être nous ne le saurons jamais. Nous savons, par contre, qu’au moment où nous avons tous entendu la nouvelle, personne d’entre nous n’a exclu comme une éventualité impossible l’annonce des procureurs de medias ! Et cela est également tragique.


Parce que si avec notre conduite nous ne pouvons rendre totalement inconcevable (et tout d’abord à nous–mêmes) le fait qu’un tel acte puisse provenir des individus qui viennent du même milieu que nous, alors, dans ce cas là, nous avons déjà ouvert la voie pour que de telles tragédies puissent se produire (par irresponsabilité meurtrière, malveillance vicieuse ou même préméditation frauduleuse).


Durant une révolte généralisée il y a toujours des morts ; il s’est passé ainsi à Los Angeles, il s’est passé ainsi en Argentine. Pourtant, personne n’a jamais envisagé d’attribuer ces morts à un courant politique organisé de désobéissance.


Le fait que les trois personnes assassinées de Marfin Banque se mettent sur le dos de l’Anarchie montre qu’il y a ici des grandes responsabilités. Et qui peut ignorer la tolérance envers des logiques qui méprisent la vie humaine ?

 

Même si on répète qu’il y a des années que les anarchistes adroits incendient des banques et que personne n’a jamais été mis en danger… Même si on accuse Vgenopoulos qu’il a emprisonné les employés dans la banque, qu’il a négligé les mesures de sécurité de la banque contre le feu etc. … la responsabilité ne nous abandonne pas.


S’il y a même un nombre restreint de gens qui s’autodéfinissent comme des anarchistes et qui, par contre, sont irresponsables à un tel niveau pour incendier des bâtiments avec du monde dedans, c’est là la racine de la responsabilité.


Pire encore, si de cette manière-là on a ouvert le chemin pour la conspiration la plus grande dans l’histoire de la Grèce contemporaine après la chute de la Junte militaire, les conséquences – à long terme – sont évidemment plus graves encore que la tragédie des trois personnes assassinées.


Et la réponse ne peut pas être la protestation que « l’ennemi n’a pas des scrupules ». Nous savons ce qui s’est passé à Piazza Fontana, nous savons ce qui s’est passé à Scala de Barcelona.


La réponse ne peut être autre que celle de l’opposition massive qui s’enracine dans tous les lieux sociaux dans toute la Grèce, avec persévérance, avec du travail laborieux, avec fraternité, mutualité, solidarité. La réponse ne peut être autre que celle de la lutte pour la vie et non pas pour la mort.


Editions-Revue Panoptikon, Editions des Etrangers, Editions Stasei Ekpiptontes, Editions Exarcheia, Mavro Piperi tou Euvoikou, Revue Nychtegersia


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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:39
Par Front des Gauches le Jeudi, 13 Mai 2010 PDF Imprimer Envoyer

Le « Front des Gauches » vient de voir le jour : dernier-né des formations en lice pour les élections anticipées qui se tiendront ce 13 juin, il rassemble des militants syndicaux ou associatifs et six organisations de gauche radicale : le Parti Communiste (PC),  le Parti Socialiste de Lutte (PSL-LSP),  la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), le Parti Humaniste (PH), le Comité pour une Autre Politique (CAP) et Vélorution. Ces partis se présenteront ensemble, avec plusieurs candidat-e-s d'ouverture, sur la liste « Front des Gauches » à la Chambre et au Sénat.


Une union aussi large est inédite et surprenante dans un délai aussi court et devant de tels obstacles. Présenter cette liste n’était pas gagné d’avance, surtout dans les conditions anti-démocratiques imposées par les partis au pouvoir. En effet, pour des « petits partis », se présenter aux élections relève du parcours du combattant ! Victimes d’un black-out médiatique, il leur faut aussi récolter des signatures en un temps record. Les parrainages d'électeurs nécessaires pour présenter des listes à la chambre ont été récoltés en 48 heures. Finalement, la veille du dépôt des listes, des signatures d'élus ont été obtenues pour que le "Front des Gauches" puisse se présenter partout, au sénat et à la chambre.


Le « Front des Gauches » symbolise, notamment à travers sa liste bilingue à Bruxelles-Hal-Vilvorde, le refus des surenchères nationalistes ou communautaires. Alors que les partis traditionnels cherchent à diviser les travailleurs et travailleuses du nord et du sud du pays, les six organisations de la gauche radicale ont décidé de s’unir pour présenter ensemble une autre voix à gauche. Une alternative qui refuse que les crises — financière, sociale, écologique — soient payées par les victimes et non par les véritables responsables capitalistes : patrons, gouvernements et financiers.


C’est une justice sociale, écologique et fiscale que le « Front des Gauches » défendra pour répondre aux vrais problèmes, qui seront au cœur de sa campagne : licenciements, chômage, précarité, racisme, discriminations, dégradation de l’environnement, guerres, … Devant le risque de l’abstention  ou du vote d’extrême droite, le « Front des Gauches » a pour objectif de montrer qu’une véritable alternative de gauche, qui exprime l'opposition et l'écœurement par rapport à un système fondamentalement injuste, peut exister face aux partis institutionnels.


Les listes du « Front des Gauches » pour la Chambre seront emmenées par quatre femmes et deux hommes : Céline Caudron (LCR) dans le Hainaut, Pierre Eyben (PC) à Liège, Anja Deschoemacker (PSL-LSP) à Bruxelles-Hal-Vilvorde, Annick Letecheur (PH) à Namur, Laurent Batlhazar (CAP) dans le Brabant wallon et Nicole Cahen (PC) dans le Luxembourg. Robert Tangre (PC) tirera la liste du Sénat.  Une conférence de presse aura lieu sous peu pour présenter cette initiative politique.


Contacts :


Parti Communiste : Pierre Eyben, 0477/20.29.53, www.particommuniste.be, info@particommuniste.be Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Parti Socialiste de Lutte/Linkse Socialistische Partij : Anja Deschoemacker, 0473/92.28.33, www.socialisme.be, info@socialisme.be Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Ligue Communiste Révolutionnaire : Céline Caudron, 0474/91.64.59, www.lcr-lagauche.be, info@lcr-lagauche.be Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Parti Humaniste : Gilles Smedts, 0497/54.27.41, www.partihumaniste.be, ph_hp_belgium@yahoo.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Comité pour une Autre Politique : Laurent Balthazar, 0485/03.19.68

Vélorution : Reginald de Potesta de Waleffe, 0472/50.01.90, www.velorution.be, info@velorution.be Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


Quelques premiers échos médiatiques suite à ce premier communiqué:

RTL : Six partis d’extrême gauche en cartel sur la liste «Front des gauches»

RTBF : Le Front des Gauches, nouvelle formation pour le 13 juin

Actu24.be : La gauche radicale se rassemble en un "Front des Gauches"

RTL : La gauche radicale se rassemble en un "Front des Gauches"

7 sur 7 : La gauche radicale se rassemble en un "Front des Gauches"

 

Note: La principale organisation, le PT (parti des travailleurs) pro Chinois (si si sans rire) ne fait pas partie du front.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:04

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Le IVe Congrès national des délégués du Syndicat libre “Août ’80” (WZZ “Sierpien ’80”), qui s’est tenu le 26 mars 2010 à Ruda Slaska (région de Silésie au sud de la Pologne) a décidé que le syndicat poursuivra les efforts afin de construire le Parti polonais du travail (PPP) et soutiendra les candidatures de ce parti lors des prochaines élections. La mort du président Lech Kaczynski a accéléré les échéances : une élection présidentielle anticipée aura lieu le 20 juin.


A cette occasion le PPP présente la candidature de Boguslaw Zietek, dirigeant du parti et du syndicat et a déposé170 000 signatures citoyennes de soutien (le législation polonaise exige 100  000 signatures pour pouvoir se présenter).


Boguslaw Zietek a commencé à militer pour les droits des travailleurs en étant encore lycéen. Il a été emprisonné 18 mois par la dictature du général Jaruzelski.

 

Il a coorganisé de nombreuses grèves en Pologne, dont la plus grande grève d’occupation de la sidérurgie à Huta Katowice en 1992 et les mobilisations des mineurs de fond.

 

Il a pris part aux mouvements des travailleurs de la Santé, en particulier des infirmières et sages-femmes, qui durant trois semaines ont occupé le devant de la scène en Pologne en installant un «village blanc» devant la chancellerie du Premier ministre en juin-juillet 2007, activement soutenu par les mineurs de fond d’“Août ’80”.


Parmi les neuf candidats à la présidentielle en Pologne, il est le seul qui aspire à représenter les intérêts des travailleurs et non ceux des employeurs, le seul qui lutte contre le privatisations, contre l’austérité, pour une alternative au capitalisme, c’est-à-dire «la socialisation des secteurs de l’économie et des institutions essentielles pour le développement du pays et pour la satisfaction des besoins sociaux» qui «constitue le fondement permettant de développer l'autogestion des travailleurs».

 

Il est le seul à exiger l'avortement libre et gratuit. Le seul qui demande à ce que l'Église catholique polonaise — le plus grand propriétaire terrien dans ce pays — soit soumis à l'impôt…

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 12:53


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Par LCR-Web le Vendredi, 07 Mai 2010


 

 

Dans le cadre du "Talk Elections" du site internet RTL-TVI, notre porte-parole Céline Caudron a été interviewée ce 30 avril dernier. Elle y a exposé notre point de vue sur la crise politique et institutionnelle actuelle, la diversion et les menaces qu'elle recouvre, ainsi que notre appel pour une liste unitaire de la gauche de gauche aux élections législatives anticipées.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:37

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La grève-séisme d'aujourd'hui et la manifestation la plus massive depuis la chute de la dictature militaire ont exprimé le NON le plus fort aux mesures du trio gouvernement-UE-FMI.

 

Au lieu de retirer ces mesures du Parlement, le gouvernement se sert sans honte du décès tragique de trois travailleurs de Marfin pour les monter en épingle, comme le fait le «Front noir» ND-LAOS[ND, Nouvelle Démocratie, le parti de droite, et LAOS, Rassemblement populaire orthodoxe, le parti d'extrême droite qui soutient activement les mesures du gouvernement du PASOK, le parti socialiste grec).

 

Les larmes de crocodile de Vguenopoulos[le patron de Marfin Bank], qui a obligé ses employés à travailler enfermés à clé dans un bâtiment sans protection incendie, ont la même valeur que les condamnations du premier ministre sur les «manifestants assassins».


C'est le gouvernement qui est responsable de ces morts, ainsi que la police et le patronat. Le gouvernement, enfermé dans sa tour de verre, avec les contrôleurs du FMI et de l'UE, a donné des ordres pour une attaque sans merci contre les centaines de milliers de manifestants qui ont assiégé le Parlement en criant aux députés: «Sortez de là, maintenant!».

 

L'orgie de la terreur policière a continué, en entravant l'accès des pompiers au bâtiment en feu. Des milliers de manifestants ont reçu des coups de matraque et des gaz lacrymogènes de Syntagma [la place du Parlement] jusqu'à Klafthmonos [une autre place du centre ville d'Athènes], pour les empêcher de s'approcher du «lieu sacré» du Parlement, où le gouvernement, avec ND et LAOS, veut imposer sans vergogne le pire coup d'État contre les droits des travailleurs et de la jeunesse.


Athènes, le 5 mai 2010


ANTARSYA (Antikapitalistiki Aristeri Synergasia gia tin Anatropi,

Front de la gauche anticapitaliste grecque)

 

Note: Antarsya est un des deux regroupements anticapitalistes grecs avec lesquels le Npa a des relations et dont est membre la "lcr" grecque, l'autre étant "Syriza".

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 10:05

Regardons l'austérité qu'ils imposent aux travailleurs grecs c'est l'avenir qu'ils nous préparent

« La Grèce est sauvée de la faillite », annoncent les médias, à la suite de la décision des institutions européennes et du FMI de lui accorder 110 milliards d'euros de prêts.

Sauvée, la Grèce ? Son gouvernement, peut-être, ainsi que ses banquiers et ses riches armateurs. Mais l'écrasante majorité de la population devra payer : pour les salariés de l'État, une diminution brutale des salaires de l'ordre de 15 % ; pour les retraités, une baisse des pensions ; l'augmentation de la TVA ; et plus généralement un plan d'austérité draconien, qui se traduira par une baisse importante du financement des services publics et de la protection sociale.

Et tout cela, pourquoi ? Parce que l'endettement de l'État grec, déjà élevé, s'est envolé depuis le début de la crise. Comme l'endettement de la plupart des États et pour les mêmes raisons : tous ont dépensé sans compter pour aider leurs banquiers et leur bourgeoisie. À ceci près que, la Grèce étant un des États les plus fragiles de la zone euro, les créanciers doutent de plus en plus de sa capacité à rembourser sa dette.

Les marchés financiers, c'est-à-dire une douzaine de grandes banques qui font la pluie et le beau temps dans le domaine des prêts aux États, prêtent quand même, mais de plus en plus cher.

S'est enclenchée pour la Grèce une spirale infernale : plus elle honore ses échéances arrivées à terme en empruntant, plus sa dette augmente. Et les incertitudes sur la capacité de la Grèce à rembourser, ou sur la volonté ou pas des États les plus riches d'Europe de se porter garants pour elle, sont devenues objets de spéculation.

Et voilà que la décision des institutions européennes permet aux marchés financiers d'avoir et le beurre, et l'argent du beurre ! Non seulement les banques prêteuses continuent à encaisser les taux d'intérêt élevés, qu'elles justifient par l'incertitude d'être remboursées, mais de plus elles peuvent dormir tranquilles : si la Grèce est défaillante, l'Europe se portera garante.

Ce n'est pas la Grèce la grande gagnante de l'affaire, mais les banques qui l'ont étranglée ! C'est à elles que profiteront les 110 milliards débloqués. Les commentateurs osent pontifier sur le fait qu'avec le plan d'austérité que les dirigeants des pays riches leur imposent, les Grecs n'ont que ce qu'ils méritent car « ils ont vécu au-dessus de leurs moyens ». Ils mettent dans le même sac les banquiers et les armateurs avec les salariés, les retraités et les chômeurs, qui ne sont pour rien ni dans la crise, ni dans la spéculation contre leur pays, qui n'y ont rien gagné, mais qui paieront quand même !

La spéculation contre la Grèce ne s'arrêtera même pas nécessairement avec les mesures prises ce week-end. Et quand bien même il y aurait une accalmie pour ce pays, il y a tous les risques que la spéculation se porte sur d'autres cibles. C'est déjà le cas du Portugal et de l'Irlande et, peut-être, de l'Espagne. Qui d'autre, demain ?

Des capitaux énormes circulent sur les marchés financiers, et il n'est pas question pour leurs propriétaires de ne pas « les faire travailler », c'est-à-dire les placer de manière profitable. Et cela fait bien longtemps que ces capitalistes ne trouvent pas intéressant d'investir dans la production créatrice d'emplois, qui ne rapporte pas assez, et qu'ils privilégient des placements financiers. Les États, endettés pour avoir versé des milliards à leurs banquiers, ont d'énormes besoins de financement, auxquels ils font face en empruntant auprès de ces mêmes banquiers ! Moyennant intérêts, bien sûr, auxquels s'ajoutent les gains faits dans la spéculation !

La boucle est ainsi bouclée : les opérations financières tournent dans le vide, en enrichissant les banquiers et leurs mandataires et en ruinant l'économie productive. Et en appauvrissant les classes exploitées.

Alors, regardons vers la Grèce, car ce qui s'y passe est peut-être notre avenir dans quelques mois. La classe capitaliste, l'unique responsable de la crise, la gère entièrement à son profit. Elle s'enrichit malgré la crise, pendant que les classes laborieuses sont poussées vers la pauvreté. Elle continuera jusqu'à ce qu'elle se heurte à une explosion sociale. Pour être vraiment efficace, il faut que dans cette explosion sociale les masses exploitées parviennent à la conscience qu'il est vital de mettre en cause le pouvoir de la classe capitaliste sur l'économie.

Arlette LAGUILLER

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 13:23
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Le bilan et les perspectives du Front de gauche sont, entre autres, au menu du congrès d’étape que le PCF doit tenir en juin.


La direction du PCF vient de rendre publics les deux documents en discussion pour le «  congrès d’étape  » de juin. Le premier document adopté par le Conseil national (CN) par 69 voix contre 19 et 10 abstentions traite de la situation politique, du bilan du Front de gauche et des perspectives.

 

«  Faire grandir les résistances  » à la politique de Sarkozy et «  réussir le changement en 2012  » sont les deux axes de ce texte dont la perspective centrale se trouve bien résumée par Robert Injey, rapporteur du document au CN  : «  Nos premiers acquis avec le Front de gauche ne doivent pas nous faire perdre de vue notre ambition  : celle de la construction d’une majorité de changement. Y parvenir, c’est éviter le double écueil stratégique  : celui de l’enfermement de l’autre gauche et celui d’une gauche solidaire dont la solidarité serait celle de se taire et l’impossibilité de peser sur les choix.  »


Pour essayer de comprendre avec qui s’unir, le rapporteur fait le point de l’état de la gauche  : «  Une gauche, du NPA à Europe Écologie, traversée par des mouvements très contradictoires. Avec un PS qui se retrouve dans des conditions plus favorables mais où demeurent des contradictions entre des positionnements à gauche mais sans remise en cause sur les moyens du changement.  »


Voilà la seule critique que porte le document à la politique du PS. Dès lors, le positionnement est clair  : il s’agit pour le PCF d’être l’aile la plus radicale d’un gouvernement de la gauche plurielle.

 

Pour y arriver, le Front de gauche reste un outil mais il doit être capable de dépasser, comme le dit le document, la seule «  partie très politisée de la société  » qu’il a regroupée aux régionales et de se transformer en Front populaire  : «  Nous ne voulons pas faire travailler le Front de gauche comme un cartel ni comme un nouveau parti mais comme une démarche politique citoyenne et populaire ouverte.  » Il s’agit de répondre à Jean-Luc Mélenchon qui réclame la possibilité d’adhésions individuelles au Front de gauche.

 

Pour conclure, le PCF propose un débat programmatique avec les syndicalistes et militants associatifs avant d’aborder les candidatures, notamment celle de la présidentielle. C’est encore le président du Parti de gauche qui est visé pour avoir laissé entendre qu’il serait un bon candidat en 2012.


Pour résumer, disons que le PCF veut continuer de diriger un Front de gauche qui serait à gauche de la «  gauche solidaire  » dans un gouvernement commun et qu’à cette étape, il n’envisage pas de se rallier à une candidature de Mélenchon à la présidentielle. Ce sera soit un candidat du PCF soit un «  syndicaliste  » proche, soit, pourquoi pas, le ralliement à une candidature unique de la gauche.

 

On notera d’ailleurs qu’il n’est jamais fait mention dans le document, ne serait-ce qu’une fois, des noms des partenaires du Front  : Parti de gauche ou Gauche unitaire ou Parti communiste des ouvriers de France ou Alternatifs... Une absence significative.


Sur le deuxième document, il y a peu de choses à dire. C’est la nouvelle langue de bois pour dire qu’il faut un parti plus ouvert, plus pluraliste, plus démocratique, plus à l’écoute de la base, des nouveaux mouvements sociaux et des nouvelles technologies  : «  une transformation de notre travail de direction à tous les niveaux qui visent à démultiplier les champs et l’efficacité du militantisme local compris au sens large  »...

 

Bref, rien de nouveau pour faire revenir les quatorze membres de la direction qui ont démissionné et auxquels le CN, dans un appel solennel, demande de reconsidérer leur décision qui les amènent à vouloir dynamiser la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase) au détriment du PCF...


Alain Krivine


* Paru dans Hebdo TEAN 53 (29/04/10).

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 08:22

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L’attitude récente de Jean-Luc Mélenchon à l’égard des journalistes nous donne l’occasion de revenir sur la (nécessaire) critique des médias.

Le président du PG s’est récemment fait remarquer dans les médias par deux prises de position qu’il n’est pas inutile de rappeler et de lier l’une à l’autre.

 

La première tient dans une défense d’Éric Zemmour, qui avait justifié les contrôles aux faciès en affirmant que « la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes ». Mélenchon a déclaré : « Je connais Zemmour. Il ferait mieux de dire qu’il a dit une bêtise. Ce type n’est pas un raciste. C’est un brillant intellectuel, mais comme tous les intellectuels, il est têtu comme une mule. » Un « brillant intellectuel » Zemmour ? Sans juger de la qualité intellectuelle du polémiste (et de la fonction qu’il occupe dans le champ médiatique (1), on doit rappeler que celui-ci est l’auteur d’un ouvrage ouvertement sexiste – intitulé Le premier sexe (sic) – dans lequel il en appelait à un retour à la division traditionnelle des rôles sexués et justifiait l’existence des discriminations de genre. Était-ce nécessaire et urgent, pour le porte-parole d’une organisation de gauche, de venir à sa rescousse et de légitimer ainsi le discours d’un idéologue réactionnaire ayant toute latitude pour se défendre lui-même dans ses multiples interventions médiatiques (France 2, Le Figaro magazine, RTL, France Ô, Histoire, etc.) ?(2)


Le deuxième épisode l’a opposé à un étudiant en journalisme qui, lors de la campagne pour les élections régionales, l’interrogeait sur l’opportunité d’une « réouverture des maisons closes ».

Refusant de répondre sur ce point, et laissant entendre que la prostitution n’est pas une question politique, Mélenchon assénait : « Ça n’intéresse personne, sinon vous et votre sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier. […] Avec moi vous parlez de choses sérieuses, vous parlez de politique et vos sujets de merde vous allez les faire avec des gens qui veulent répondre à la merde. C’est fini, tu fermes ta petite bouche, tu me parles de politique. Moi je te parle de médias et de ton métier pourri. […] Je veux parler du titre du Parisien, petite cervelle, pas de la prostitution ! ». En mêlant une juste critique de l’imposition par les médias de l’agenda politique et une haine – en partie mise en scène(3) – des journalistes, Mélenchon traîne la critique des médias dans la boue de l’anti-journalisme primaire et oublie que nombreux sont les journalistes à désespérer de la presse et de son inféodation aux pouvoirs économique et politique.

 

Combien de journalistes, précarisés par des directions uniquement soucieuses d’audimat ou de chiffres de vente, sont en effet condamnés à reproduire sans cesse les mêmes sujets formatés ou à endosser les logiques faciles du « scoop » ?


Au-delà, il faudrait mettre au premier plan – comme il arrive à Mélenchon de le faire – la question des facteurs qui expliquent l’état déplorable de la presse, son pluralisme anémié et son indépendance factice : l’appropriation de l’information par de grands groupes industriels et financiers, la soumission du secteur public au pouvoir d’État, la forte précarité dont les journalistes sont l’objet, l’urgence permanente dans laquelle ils travaillent, le pouvoir d’imposition des « éditocrates », la recherche par tous les moyens de la rentabilité immédiate, les conditions de formation des journalistes dans des écoles privées, etc.

 

Les médias se satisfont d’ailleurs très bien d’une critique d’humeur, qu’ils ont beau jeu de ramener à un procédé de communication politique ou, pire, à un refus quelque peu totalitaire de la liberté d’information.

Mais comment expliquer que tant de gens paraissent se satisfaire d’une telle critique et défendent une diatribe qui n’honore guère le président du PG ? Outre la défense du statu quo par les grands médias (qui s’acharnent bien entendu sur Mélenchon depuis quelques jours, généralement sans lui donner les moyens de se défendre4), c’est surtout qu’aucune organisation de gauche – et le NPA pas plus que les autres – n’a pris au sérieux et à bras le corps cette question en élaborant et en propageant une critique politique des médias. Celle-ci ne peut en effet se réduire, comme chez Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2007, à une muleta que l’on agite pour conquérir une popularité à peu de frais.


Le champ médiatique constitue un obstacle spécifique pour toute politique d’émancipation en réservant la parole aux élites politiques et économiques, en rendant les luttes sociales invisibles ou en les réduisant à quelques clichés5, en proposant une lecture systématiquement compassionnelle des oppressions et en présentant comme utopique tout projet de transformation radicale de la société. À nous, y compris dans les grands médias, de populariser une critique et des propositions anticapitalistes dont pourraient s’emparer les mouvements sociaux – et les salariés du secteur ! – pour contester le pouvoir d’une minorité sur l’information et le débat public.


Léo Carvalho


1. www.acrimed.org/article3340.html
2. Ndlr : lire aussi Tout est à nous ! n°50
3. Voir l’article « Mélenchon pas les torchons et les serviettes » sur www.bakchich.info
4. www.acrimed.org/article3342.html
5. Voir l’article « Médias et Guadeloupe : une vérité bien ordonnée » sur www.npa2009.org

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 09:43


Pourquoi je quitte le PCF

par Pierre Zarka


J’ai conscience d’avoir eu au sein du PCF un parcours peu ordinaire du fait de la succession de responsabilités qui m’avaient été confiées. Je peux être considéré comme un produit de l’appareil ce qui m’autorise à dire que j’y ai fait le tour des possibilités d’expérimenter. A chaque fois ce qui aurait dû être pris comme une incitation à ouvrir des chantiers a été réduit à l’état de dissidence.

Je n’ai pas adhéré au PCF comme on entre dans les ordres : j’ai adhéré à la nécessité de faire la Révolution. Je pense que les mots de « communisme », "émancipation" n’ont de sens qu’associés à « Révolution », sinon ils ne portent aucune perspective de concrétisation. C’est donc le passage de la situation d’exploités ou de dominés à celle de mouvement de masse transformateur qui fait « mon » communisme. Agir pour dépasser tout rapport social d’assujettissement commence dès la conception de la lutte.

 

L’organisation révolutionnaire en est un outil. Comme tous les outils, elle prolonge la volonté humaine, élargit ses potentialités créatrices mais jamais ne se substitue à elle. Comme tous les outils, lorsqu’ils se révèlent inadéquats, sans colère et sans larme, on en change.

Je ne peux m’empêcher de constater que depuis que l’enjeu historique n’est plus, ni la lutte contre le fascisme, ni contre le colonialisme, mais comment la société dans son ensemble - je veux dire les exploités et dominés - s’auto-émancipent et pour cela auto-organisent leurs propres mouvement, la structure même du PCF y fait obstacle.

 

Pas par volonté maligne, mais parce que le PCF comme tous les partis issus de la révolution industrielle se conçoit comme devant se substituer au mouvement autonome des intéressés. Loin de moi de penser que le miracle de la spontanéité pourrait jouer en faveur de la transformation révolutionnaire. Mais entre attendre béatement une vaine spontanéité et penser que le moyen d’y pallier serait de guider des ignorants, de se substituer à leur intrinsèque faiblesse idéologique, il y a comme point commun de ne concevoir l’organisation que sous le mode de la dépossession et la politique sous le mode de rapports de subordination.

 

Depuis que le PCF a annoncé ne plus vouloir se considérer comme une avant-garde éclairée qu’a-t-il changé concrètement dans ses rapports avec les mouvements des différentes couches de la société ? La défiance qui a été la sienne à l’égard du mouvement de 1968 vient de se renouveler lors des trois dernières échéances électorales.

Cela a de lourdes conséquences. Plus il cherche à s’inscrire dans la société et plus il confond la réalité de cette société avec l’espace des seuls partis institués. C’est donc à l’aune du rapport de forces particulièrement entre le PS et lui qu’il croit mesurer les aspirations des gens. Plus il s’engage sur cette voie et plus il se coupe des attentes réelles.

 

Et plus il s’en coupe plus il réduit son univers aux seuls espaces institutionnels. Ainsi, il n’a fait avancer aucune perspective transformatrice lors de ce que tout le monde s’accorde à considérer comme la plus formidable crise du capitalisme depuis 1929. Il n’a rien fait bouger à partir d’un mouvement comme celui qui a animé les salariés de Total qui pourtant disaient de leur entreprise « nous sommes chez nous » et s’apprêtaient à chercher des solutions de productions sur un mode autogestionnaires. Non, durant cette période son principal problème était de savoir quelle serait sa prééminence sur les listes des régionales. De fait son devenir est devenu sa propre finalité, celle-ci se substituant à la transformation de la société.

Que ce soit le PCF, le PG ou le NPA, aucun n’envisage le fait électoral autrement que comme l’expression de leur propre influence ; aucun ne l’envisage comme traduisant et stimulant le mouvement populaire. Aucun ne fait de la dynamique populaire politique la finalité de leur rôle et la clé de leurs responsabilités. Ils n’envisagent que « ce sont les masses qui font l’Histoire » uniquement sous la forme de soutien dont ils pourraient bénéficier, réduisant le rôle du peuple à celui de supporters. Aucun ne considère que c’est par l’accès à la responsabilité d’élaboration politique et par la formation de capacités de contrainte sur les pouvoirs institutionnels que le mouvement populaire doit se former. En contre- partie, ce que l’on appelle les « abstentions » est devenu un comportement actif de refus de vote, de condamnation de cette conception de la politique.

Les refus de rassemblements larges et composites ne sont que les conséquences de telles conceptions. Pour être précis, nous avons des années durant, multiplié les efforts pour contribuer à faire changer le PC. Et il est arrivé que cela porte un temps des fruits et modifie certains de ses actes ; mais à chaque fois, ces avancées ont finalement été rattrapées et cannibalisées par la matrice originelle qui veut qu’aux yeux de tels partis l’irruption du mouvement populaire équivaut à une négation de leur rôle. Ainsi ce qui devait être rassemblement sur un pied d’égalité est devenu simple « élargissement » instrumentalisé pour le rayonnement du Parti. La régression de la situation en Ile de France entre les régionales de 2004 et celles de 2010 est éloquente. Tout comme la tentative un temps acceptée de travailler avec des collectifs unitaires larges qui a finalement été rejetée comme une nuisance.

Un réflexe d’auto défense anime la structure du PCF contre ce qu’elle considère comme une agression, une remise en cause de son rôle dirigeant. Désormais de tenter d’allier des éléments qui se révèlent à l’expérience être inconciliables ne ferait que préparer de nouvelles désillusions. La manière par laquelle la direction du Parti refuse de débattre de toute interrogation sur cette matrice désigne l’impasse dans laquelle elle nous entraîne. Continuer à être un peu dedans et un peu dehors, ne peut maintenant qu’entraîner de l’impuissance.

 

Malgré nous, nous ne pourrions nous empêcher de chercher d’allier des éléments inconciliables et décevrions. Nous avons besoin d’avoir les mains libres pour élaborer une forme de la politique qui ne dépossède pas les citoyens et une forme d’organisation qui ne cherche pas à se substituer à eux. Les mains libres, mais aussi et surtout l’esprit libre. Nous venons de faire l’expérience que de vouloir s’ancrer dans l’organisation existante, nous y enlise et nous empêche de fournir le travail nécessaire, long, tumultueux de concevoir société, politique et organisation à l’aune d’un processus révolutionnaire.

On ne peut avoir la tête à trop de chose à la fois. Personnellement, pour y avoir passé du temps et de l’énergie, c’est avec regret que je considère que le PCF s’avère incapable de répondre à cette redéfinition de la politique et qu’il faut faire autre chose, ailleurs. Il me semble désormais plus efficace de proposer aux mouvements d’étendre, à partir de leurs attentes déjà présentes, leurs prérogatives vers l’investissement de l’élaboration politique et des espaces de pouvoirs plutôt que de donner le sentiment de supplier les partis de bien vouloir partager ce qu’ils considèrent comme leur territoire réservé. C’est d’ailleurs- je le souhaite- un tel processus qui pourrait nous faire rencontrer à nouveau un PCF, un PG, un NPA, des écologistes ou des socialistes qui devront tenir compte d’une pratique citoyenne issue des luttes et des mouvements et des exigences de ruptures qui s’en dégageront.

Je ne suis ni le seul ni le premier à me poser de telles questions. Je me projette donc dans ce qui est un mouvement collectif, qui peut prendre forme en s’inscrivant dans l’expérience de processus fédératif déjà lancé, je pense à la FASE, à l’intérieur duquel un nouvel espace communiste avec l’ACU a toute sa place. Nous ne partons pas de rien. Afin d’être à la hauteur d’enjeux inédits dans l’Histoire, j’attends beaucoup de ce que les uns et les autres pouvons contribuer à faire évoluer au sein de ces tentatives commençantes. Cela se fera de manière polyphonique et c’est à cela que l’on reconnaît l’ampleur d’un mouvement.

 

Note personnelle du blogueur :

 

Respect Pierre Zarka, pour savoir se remettre (en partie) en question! Mais il faut aussi abandonner les "vilaines habitudes" du stalinisme! En particulier: l'amalgamme! Le mariage de la carpe et du lapin.  La phrase "Que ce soit le PCF, le PG ou le NPA, aucun n’envisage le fait électoral autrement que comme l’expression de leur propre influence " m'horripile énormément!

 

Pourquoi faut il salir ? Est-ce vraiment utile à ta démonstration de  "mettre dans le même sac", sur un pied d'égalité, le PCF ( c'est à dire la direction du PCF bien entendu), le PG ou le NPA ? D'un côté un parti de dizaines de milliers de militants et d'élus, qui contrôle des tas d'assos et encore une partie de la CGT (pas la plus à gauche, celle qui copie le CFDT!) , qui est passé à côté de "Mai 68" (pour être poli ), qui a tiré un bilan positif de bien des crapuleries staliniennes, dont des intellectuels bien en vue n'ont rien à envier à Straus-Kahn du FMI en matière de libéralisme.... Et on pourrait en énumérer des trahisons, comme en ce moment, d'avoir pour seule et unique politique que de "sauver le soldat élu ou permanent du PCF" au détriment de tout principe. 

 

De l'autre le PG qui lui a osé lui rompre avec le PS et donc choisir la minorité, l'insécurité financière: pas d'élus, pas de fric pour payer les permanents et surtout ne se compromettre, ne pas participer aux exécutifs ( enfin dans certaines régions) avec le PS libéral qui ferme des services publics.

 

Et notre NPA, qui représente une tradition qui remonte à ceux qui se sont opposés au stalinisme au point de finir au goulag, fusillés en Urss, assassinés lâchement de ce côté-ci du rideau de fer, sans parler de toutes les petites ou grandes repressions, physique ou mentales. Que faisaient-ils ces dissidents qui ramassaient des coups sur la gueule? Ils voulaient non l'amélioration mais le renversement du "socialisme" de l'est,  ils aidaient des révolutionnaires africains en lutte contre "notre" patrie, des vietnamiens qui refusaient la partage du monde de Yalta avec Staline, d'Amérique de Sud contre la "coexistence pacifique" qui donnait carte blanche à la CIA, ils osaient lutter contre les patrons quand "le parti" disait de "retrousser ses manches". Donc, un peu de modestie pour ces 80 ans de retard et bienvenue au club des dissidents !

 

Tout "électoraliste" qu'il soit, le NPA ne croit pas que les centaines de milliers d'électeurs du facteur aient adhéré au "communisme révolutionnaire" de la ligue, puis à "l'anticapitalisme écosocialiste" du NPA! Croire que nous pensions être "propriétaires" de ces voix c'est rejeter sur les autres ses propres fantasmes! C'est nous assigner les mêmes croyances que celles que le PCF a enfoncé dans la tête des gens: que le changement, la "Révolution" se ferait uniquement par les élections! Pas une loi sociale qui n'ait été obtenue par la lutte! Les patrons face au Front populaire et de la Libération, n'ont cédé et beaucoup, que parce qu'ils ne voulaient pas tout perdre. Les élus PC et PS eux n'ont fait que ratifier!


Autre préjugé électoraliste : les principes sont toujours solubles dans le compromis afin de "gagner des positions" dans les assemblées (même Lutte Ouvrière le fait!). Là c'est une terrible erreur de jugement ! Si nous refusons d'aller dans des éxécutifs faire le sale boulot du FMI (comme le  fait le président grec, président de l'Internationale Socialiste, excusez du peu), c'est en effet une question de principe, de morale, d'éthique. Nous ne ferons pas une politique la semaine dans la rue, et une autre le week end à l'assemblée. C'est l'habitude "en politique" certes,  faudra s'habituer au grain de sable !

 

  Enfin, côté électoralisme, chez les dissidents du PCF, il y a la croyance naïve qu'il y aurait un "électorat communiste caché", un peu comme l'Iman caché des Chiites. Des électeurs communistes qui se retiendraient d'aller voter, des prolos, des vrais, qui n'attendraient qu'un vrai PCF combatif. Un électorat qui réapparaîtra dès que le PCF "aura réussi ses exams". Mais ces gens sont soit passés durablement au PS, un peu au FN, soit sont décédés vu leur âge! Au début des Rénovateurs, il y a plus de 20 ans, les "vrais communistes" avaient déjà 50 ans de moyenne d'âge.  


Je suis désolé mais les 5% du PCF et de ses alliés c'est le maximum que des personnalités comme Buffet et Mélanchon peuvent attirer dans certaines conditions, dans une élection pas trop défavorable. Les 3% du Npa sont-ils a rajouter à l'atelage pour mathématiquement faire 8% en 2012? Ne s'agit-il pas plutôt de réunir les 10 ou 15% de la gauche de gauche? Pour cela il faut changer les têtes et les méthodes, pour s'adresser à de nouvelles générations, pour mettre la jeunesse (qui ne vote pas!) en mouvement,  pour arrêter le capitalisme (et pas que le néo-libéralisme) afin de sauver la planète, et là y a du boulot!

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