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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 14:52
Caricature-Le-Pen-Melenchon

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 188 (28/03/13)

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Plus tribun que jamais lors du congrès du PG à Bordeaux, Mélenchon a multiplié les diatribes.

 

Pense-t-il vraiment, comme il l’a dit dans un entretien à Mediapart il y a quelques jours au sujet de l’Italie, que la période est « prérévolutionnaire et qu’il faut, dans cette période, que quelqu’un assume une fonction tribunitienne » ?


Il veut « mettre du conflit partout ». Chiche, mais comment ?

 

Il se veut « la mauvaise conscience » des socialistes et donc le premier opposant de Hollande, « leur surmoi » dit-il. Faire pression sur le gouvernement ? C’est en deçà du ras-le-bol exprimé par la population, et pas une réponse à la hauteur des attaques que subissent aujourd’hui des millions de personnes ni à la hauteur des exigences des salariéEs en lutte à PSA ou ailleurs, ou des résistants contre l’Ayraultport ! Eux parlent d’alternative politique et entrent en conflit pour des revendications incompatibles avec la politique de ce gouvernement.


Ce qui est franchement inquiétant dans ce discours de Bordeaux, c’est ce mélange continuel d’appels à la lutte sociale et de propos très républicains, quasiment nationalistes, tels « Moscovici, quelqu’un qui ne pense plus (en) français mais dans la langue de la finance internationale », ou bien ce refus de sortir de l’euro pour que « l’euro de Merkel ne triomphe pas ». Sans même parler de « l’internationalisme et la solidarité, cela c’est français »…


La lutte de classes, l’écosocialisme ne peuvent se limiter aux frontières de l’État et de la République.

 

D’abord parce que cet État n’est pas neutre : ses institutions sont au service de la classe que nous combattons. C’est d’ailleurs pour cela que nous ne voulons pas les gérer. Ensuite parce que la gauche de combat est réellement internationaliste, pour défendre les intérêts communs des oppriméEs par delà d'inutiles frontières.


Dans un contexte de mondialisation de la crise économique, écologique, politique, comment tenir un tel discours républicain ? Quel est l’objectif : gouverner le pays, ou bien se mettre au service des mobilisations dans une perspective d’opposition de gauche résolue à ce gouvernement, de rupture avec cette République et de réelle alternative au système ? Il devient urgent de choisir.


Roseline Vachetta

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 08:56

Caricature-Le-Pen-Melenchon
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Le congrès du Parti de gauche, qui s'est tenu le week-end des 22 et 23 mars à Bordeaux, a fourni l'occasion à Jean-Luc Mélenchon et à sa garde rapprochée de jeter un nouveau pavé dans la mare médiatique.

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Ainsi François Delapierre, l'un de ses adjoints, évoquant l'intervention des ministres de l'Union européenne au chevet de Chypre, a parlé « des 17 salopards » qui avaient organisé le dépècement de l'île. Mélenchon s'est empressé de reprendre cette formule, habilement calculée.

 

Interviewé par des journalistes, qu'il se plaît par ailleurs à provoquer, il a justifié sa méthode, expliquant qu'il fallait oser « parler cru et dru » pour percer le mur des médias. Sur cet aspect, il n'a pas tout à fait tort. Mais le fond du problème est ailleurs.


Car il ne suffit pas de se faire entendre en créant l'événement par une « petite phrase » bien ficelée.

 

Cela, beaucoup de politiciens de tout bord savent le faire. Comme Copé avec son pain au chocolat, pour ne prendre qu'un exemple récent.


L'essentiel est dans ce l'on dit et ce que l'on insinue, dans la façon dont on est compris et à qui on veut s'adresser.

 

Les ministres de la zone euro désignés par le Parti de gauche sont incontestablement des requins, tout entiers au service des puissances d'argent, y compris un « Français », en l'occurrence Moscovici, ouvertement évoqué dans la diatribe de François Delapierre. Mais ces propos aux relents nationalistes évidents – une attitude revendiquée par Mélenchon dans tous ses écrits et ses discours – ne permettent pas à ceux qui croient que leurs intérêts seraient représentés par le dirigeant du Parti de gauche d'y voir plus clair et de mieux discerner qui est dans leur camp et qui sont leurs adversaires.


En fait, les « techniques de communication » de Mélenchon visent à préparer le moment où François Hollande, débordé par une contestation du monde du travail, aurait besoin de ses services.

 

D'ailleurs Mélenchon a une nouvelle fois réaffirmé cette ambition, qui serait peut-être de remplacer Ayrault. Encore que le PS pourrait avoir d'autres fers au feu. Mais la vraie question dans ce cas, ce serait pour quoi faire ? Pour mettre en œuvre une politique en faveur du monde du travail ? Certainement pas. Si Mélenchon est candidat à quelque chose, c'est plutôt à jouer le rôle de pare-feu.


Jean-Pierre VIAL

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http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2330&id=8

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:44
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Quatre ans après la création du Parti de gauche, qui se réunit en congrès jusqu’à dimanche, il n’est plus rare de voir flotter ses drapeaux rouge et vert dans les manifestations.

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Que ce soit en faveur des sans-papiers, contre l’accord sur l’emploi, ou contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

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Reconnaissables à leur foulard rouge, ses adhérents – 12 000 revendiqués – sont des militants très dévoués. « Il y a beaucoup de jeunes – qui n’avaient jamais adhéré à un parti avant - et de militants syndicaux, note Martine Billard, coprésidente du parti. Des personnes qui viennent grâce à cette fusion du social et de l’écologie. » Comprendre grâce à « l’écosocialisme » que le PG a mis au cœur de son projet. Sans oublier une critique de plus en plus radicale du gouvernement socialiste, qui fait grincer des dents jusque dans les rangs du Front de gauche. « Ce n’est pas avec des formules bien léchées qu’on se fait entendre », justifie Mme Billard.


« C’est très secret »


Créé fin 2008 par Jean-Luc Mélenchon, alors sénateur socialiste, le parti reste structuré autour de son fondateur, qui devrait rempiler à la tête du PG, et peine à faire émerger d’autres figures. La coprésidente de M. Mélenchon, Martine Billard, son bras droit, Francois Delapierre, ou son fidèle lieutenant Eric Coquerel restent peu connus du grand public. Quant au PG, il est encore souvent confondu avec le Front de gauche. Un des anciens cofondateurs du parti, qui a préféré rester anonyme, décrit ainsi le fonctionnement du parti : « C’est du petit comité, c’est très secret, à l’ancienne, raconte-t-il. Il n’est pas sûr que les instances officielles soient les instances réelles. »


Avec près de 600 élus, le Parti de gauche n’a plus de représentation à l’Assemblée nationale depuis le départ de Marc Dolez qui a claqué la porte en décembre. Outre des désaccords stratégiques, il a dénoncé, comme d’autres avant lui, l’absence de démocratie interne. Un seul texte est discuté ce week-end. Le droit de tendance est en effet rendu difficile par les statuts du PG : pour parvenir à monter une plateforme alternative, il faut réunit au moins 20% du conseil national, qui comprend environ 700 personnes. « Ce n’est pas un seuil inatteignable, souligne pourtant M. Delapierre. L’idée est d’homogénéiser les points de vue. » C’est notamment pour cette raison que la Gauche anticapitaliste, un courant du NPA qui a rejoint le Front de gauche en juillet 2012, a refusé de venir grossir les troupes du parti. « Jean-Luc voulait faire un parti creuset, ce n’est pas le cas », estime un ex du PG.


« Crise de croissance »


La plus belle réussite de M. Mélenchon et du PCF reste le rassemblement de la gauche radicale au sein du Front de gauche. Avec, pour résultat, un score inespéré à la présidentielle (11,10%), au regard des 1,93% obtenus par Marie-George Buffet en 2007, mais aussi une grosse déception aux législatives de juin dernier.

 

Malgré la publication d’un texte stratégique du Front de gauche en janvier, de vives tensions continuent cependant à fragiliser le rassemblement. Si PG et PCF partagent la même analyse de la politique gouvernementale, l’attitude à y opposer fait débat. Les communistes veulent « ouvrir des brèches » quand le PG se pose en recours et refuse d’être associé au PS. L’approche des municipales n’y est pas étrangère : les premiers sont favorables à des alliances au cas par cas, les seconds prônent « une autonomie conquérante ».


Autre difficulté : M. Mélenchon n’a toujours pas trouvé sa place au sein du Front de gauche, ce qui l’empêche aussi de s’émanciper du PG. « Il ne peut pas être ad vitam l’ancien candidat à la présidentielle », reconnaît un membre de la direction du PCF. Pourtant, à l’automne dernier, les communistes lui ont refusé la tête du conseil national du Front de gauche qui regroupe une centaine de personnes – politiques, syndicalistes, associatifs. Depuis, le député européen ne vient quasiment plus aux réunions de la coordination du rassemblement, qui regroupe tous les lundis les responsables des différents partis.


Inévitablement, les relations entre Pierre Laurent, le numéro un du PCF, et lui s’en ressentent. « Ils ne se disent même plus bonjour », affirme un cadre du Front de gauche. Lors de la manifestation du 5 mars contre l’accord sur l’emploi, dont le Front de gauche a fait un combat emblématique, les deux hommes sont restés à plusieurs mètres l’un de l’autre alors qu’ils auraient dû afficher leur unité.  

 

« Il y a des moments où il y a plus ou moins d’enthousiasme », reconnaît M. Laurent, qui réfute cependant que les relations soient difficiles avec M. Mélenchon. Membre de la direction du PCF, Marie-Pierre Vieu juge, elle, que les tensions actuelles résultent d’« une crise de croissance ». Elle met cependant en garde : « Il n’y a pas de plan B pour Mélenchon sans le PCF et inversement. On est marié au Front de gauche. »

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 12:01
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24 mars 2013 à 17:07
Strasbourg, Clichy-la-Garenne, Montreuil... Jean-Luc Mélenchon souhaite des listes autonomes dans une soixantaine de villes en 2014.

Le Parti de gauche (PG) souhaite que le Front de gauche, auquel il appartient, présente des «listes autonomes» dès le premier tour des municipales dans au moins «une soixantaine de grandes et moyennes villes», a annoncé Jean-Luc Mélenchon lors de la clôture du 3e congrès du PG.


«Nous présenterons des listes autonomes dans au moins soixante villes moyennes et grandes et dans toutes les capitales régionales», a annoncé Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche.


«Dans les semaines à venir, dans toutes les grandes villes pour commencer, le PG va localement prendre contact avec ses partenaires du Front de Gauche et tous ceux qui, à gauche, refusent la politique d’austérité du gouvernement, pour avancer sur ces listes», annonce le Parti de Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué qui dresse la liste des villes qui «d’ores et déjà» «répondent à cette ambition».


«Nous ferons évidemment appel à nos partenaires du Front de gauche, et donc le Parti communiste, pour construire ces listes», a précisé à l’AFP Eric Coquerel, secrétaire national du PG.


Sont concernées : Nancy, Reims, Chaumont, Besançon, Dole, Lons-le-Saulnier, Strasbourg, Dijon, Nevers, Mâcon, Rennes, Lorient, Nantes, St-Nazaire, Angers, La-Roche-S/Yon, Cognac, Poitiers, Soissons, St Quentin, Beauvais, Lille, Lisieux, Caen, Cherbourg, Rouen, Limoges, Clermont-Ferrand, Tours, Rodez, Toulouse, Colomiers, Tarbes, Bergerac, Périgueux, Bordeaux, Nimes, Montpellier, Lyon, Villeurbanne, Grenoble, Chambéry, Annecy, Gap, Marseille, Avignon, Toulon, Nice, Cannes, Paris, St-Ouen, St-Denis, Montreuil, Argenteuil, Cergy, Evry, Massy, Corbeil-Essonne, Clichy-la-Garenne.

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http://www.liberation.fr/politiques/2013/03/24/municipales-le-parti-de-gauche-souhaite-des-listes-autonomes-dans-60-villes_890889

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Commentaire: Ni Brest, ni Quimper, ni Morlaix...

 


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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 11:58
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Le budget 2013 du département a été adopté sur le fil, hier, par le conseil général. Une partie des élus du Front de gauche a voté pour, une autre contre.


Il est 13h30 hier lorsque Stéphane Troussel sort ravi de la salle des séances du conseil général à Bobigny. Après quatre heures de débats tendus, son premier budget en tant que président vient d’être voté d’un cheveu : 20 voix pour, 19 contre et une abstention. « C’est une belle victoire qui n’était pas acquise il y a encore quelques semaines », sourit l’élu PS. Mais à quel prix pour le groupe communiste, citoyen, Front de gauche et ses 13 élus, membres de la majorité?

 

Leurs divisions, jusqu’ici contenues, ont éclaté au grand jour.


Car malgré les 30 M€ obtenus du gouvernement au titre de la solidarité entre territoires, l’inscription au dernier moment de 40 M€ qui a notamment permis de réduire l’augmentation des impôts locaux de 7,5% à 5,9%, le président du groupe Front de gauche a jeté un froid d’emblée, annonçant qu’une majorité de son groupe voterait contre le budget. «Ces efforts ne sont pas au niveau. Ce budget reste un budget d’austérité », lâche Pierre Laporte. A droite et au centre, persuadés que le budget passera in fine, les élus se gaussent sur l’air de « Comme d’habitude ».


Les conseillers généraux PS, eux, ne rient pas. « Ce n’est pas au moment où l’on commence à obtenir des avancées de la part du gouvernement qu’il faut dire : on casse la baraque », tonne Claude Bartolone. C’est finalement l’ancien président PC du conseil général Hervé Bramy qui, en toute fin de séance, le visage fermé, vole au secours du budget en annonçant que lui-même et ses collègues Belaïde Bedreddine, Josiane Bernard et Jean-Charles Nègre voteront pour. Visiblement fatigué et dépité, le vice-président du groupe Front de gauche Gilles Garnier s’abstient. Ces cinq voix contrebalancent celles des huit élus du groupe Front de gauche qui ont voté contre, et le budget passe à une voix.


Sitôt la séance terminée, on refait le match à coups de superlatifs. « C’est un vrai séisme, lâche Emmanuel Constant, président du groupe PS. Il y a clairement deux lignes : ceux qui, avec Mélenchon, parient sur la défaite de la social-démocratie et ceux qui refusent d’opposer les deux familles de la gauche ». Le même s’interroge ouvertement sur un possible retrait des délégations des vice-présidents qui ont voté contre (Bally Bagayoko, Pierre Laporte, Azzedine Taïbi). « Il est trop tôt », tempère Stéphane Troussel.


Le divorce au sein du groupe Front de gauche est en tout cas patent.

 

Pierre Laporte n’exclut pas la scission de son groupe. Et Jean-Jacques Karman n’est pas tendre avec ses collègues ayant voté pour, y voyant un « chantage » de la direction nationale du Parti communiste. « Bramy n’est pas fier : il est en service commandé du PC. » L’intéressé, secrétaire départemental du PC, dément. « Je comprends la colère qui a pu conduire à voter contre mais je ne la partage pas. J’espère qu’on n’ira pas jusqu’à la scission. On est divisés sur la marche à suivre, pas sur les objectifs à atteindre ».

 

http://aulnaycap.com/2013/03/22/le-budget-de-la-seine-saint-denis-passe-le-front-de-gauche-explose/

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Commentaire:

 

Ce blogueur est pro socialiste et donc pro austérité, "Mélenchon qui veut l'échec du PS" est un refrain déjà entendu. Jamais il n'évoque les raisons du vote contre le budget.  Ce n'est pas notre position, mais il illustre bien la crise du projet du Front de Gauche d'être "un pied dedans, un pied dehors".

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 15:31
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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 187 (21/03/13)

 

Depuis quelques semaines, par voie de presse, sur internet, voire dans des réunions publiques, ça chauffe entre dirigeantEs du Parti de gauche et du Parti communiste. Budget, prochaines élections municipales, positionnement par rapport au Parti socialiste… les occasions ne manquent pas. Derrière les mots, les maux.


«Plus l’échec du PS devient patent, plus les appareils s’arcboutent pour essayer de marginaliser la voix d’une alternative à gauche. Pour cela tous les moyens sont bons. Et tous les relais sont bienvenus (…) Diviser le Front de gauche ne mènera nulle part ceux qui en ont fait leur fonds de commerce. Il leur reste à apprendre que sa majesté PS ne permet pas à ses commensaux mieux que de manger à la table des domestiques. »

 

Celui qui s'exprime ainsi est Jean-Luc Mélenchon à propos de ses ennemis du moment, à savoir Olivier Dartigolles, porte-parole national du PCF, et André Chassaigne, président du groupe du Front de gauche à l'Assemblée nationale. Ambiance…


Depuis plusieurs mois, les coups de semonce contre la politique du PS, avec le verbe toujours très haut du co-président du Parti de gauche, sont sous le feu de la critique des dirigeantEs du PCF, beaucoup plus soucieux de ne pas se couper de la rue de Solférino à quelques mois des élections municipales.

 

Abstention ou chaise vide sur le vote du budget d'austérité du gouvernement, abstention sur la loi d'orientation sur l'école sur fond d'opposition des enseignantEs et des parents à la réforme des rythmes scolaires, rapprochement avec la gauche du PS via le club de Marie-Noëlle Lienemann, « gauche d'avenir »…

 

Le PCF n'économise aucun effort pour tenir les deux bouts : exprimer le rejet populaire de la politique de Hollande et Ayrault, tout en prenant la peine de « ne pas creuser de fossés à gauche », pour reprendre les mots de Dartigolles dans le journal Libération.


Les urnes comme révélateur


La raison de toute cette agitation, c'est que les grandes manœuvres ont commencé… sur le terrain électoral. Au-delà du blabla des textes de congrès – celui du PCF est passé il y a quelques semaines, celui du PG a lieu en ce moment – le Front de gauche, en particulier ses deux principales composantes, va se retrouver en plein cœur de ses contradictions originelles.

 

Dans beaucoup de collectivités locales, de municipalités en particulier, les dirigeantEs du Front de gauche, issuEs du PCF dans leur quasi-totalité, sont plongéEs au cœur de la cogestion libérale sous hégémonie socialiste. Et ça se voit ! Ainsi, lors d'une réunion publique à Toulouse, devant des participantEs et des salariéEs de Sanofi et de Pilpa méduséEs, le secrétaire fédéral du PCF 31 et le responsable national communiste de l'intervention en direction des entreprises ont défendu tous les deux la bonne gestion municipale des éluEs communistes, dénigrant au passage les luttes et les tentatives de convergence…


Au menu de 2014 donc, au premier tour des élections municipales une autonomie annoncée des listes du Front de gauche… sauf dans la plupart des villes où le PCF cogère avec le PS. Et pour le second tour, jusqu'où iront les accords pour battre la droite ?


En critiquant à juste titre les politiques d'austérité menées par les gouvernements européens, mais en refusant de se donner pour ici une orientation afin de construire une opposition politique unitaire au gouvernement Ayrault, le Front de gauche va continuer un numéro d'équilibriste difficilement supportable pour ses militantEs et pour certaines de ses composantes politiques. Jusqu'à quand ?


Manu Bichindaritz

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 14:16
rom

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 185 (07/03/13)

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Mardi 26 février à Montreuil… Des tracts du PCF 93 appelant à combattre un chantier

 

  Des riverains réunis en présence de l’UMP, mais aussi de Jean-Pierre Brard, ancien maire de la ville et député apparenté PCF. Des élus PCF de la ville, distribuant des tracts « non au ghetto, oui aux espaces verts » et bloquant la rue. Et trois engins de chantier qui ont eu leurs pneus crevés à la perceuse.

 

Qu'est-ce qui peut provoquer autant d’hostilité ?


Il s'agit de la construction de « logements passerelles », des Algeco placés sur un petit terrain vague et destinés à accueillir des familles de Roms ! Il est clair que les Algeco prévus pour loger ces familles ne sont pas une réponse durable à la hauteur des besoins. Mais leur refuser l'accès à ces logements précaires revient à les rejeter à la rue. Une réalité qui n'a pas l'air d'émouvoir les riverains hostiles à leur venue ni ceux qui ont soutenu publiquement cette opération « coup de poing ».


Soutenu par la mairie de Montreuil, la région et l’Europe, ce projet, loin d’être parfait, a au moins la qualité de ne pas laisser des familles dans la rue et rompt avec la politique du bulldozer et de la chasse aux Roms que nous connaissons trop souvent en Seine-Saint-Denis.

 

Et le NPA Montreuil déplore que des partis et des militantEs de gauche flirtent avec la xénophobie,

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menant sur ce terrain une politique qui fait les bonnes affaires du Front national. Cet acte solitaire a été dénoncé par la plupart des autres organisations de gauche sur la ville.

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Thibault Blondin

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http://npa2009.org/content/roms-pcf-le-jeu-dangereux

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 13:23

karl

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Auteur de L'impossible capitalisme vert, Daniel Tanuro propose dans cet article une analyse du Manifeste écosocialiste du Parti de gauche. Mettant en évidence les avancées réelles contenues dans ce texte mais aussi ses limites, il contribue ainsi au débat crucial sur la nécessaire stratégie écosocialiste. 

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Le Manifeste écosocialiste du Parti de Gauche est un document important. Pour la première fois en France, une force politique représentée dans les enceintes parlementaires se réclame de l’écosocialisme pour tenter de conjuguer revendications sociales et exigences écologiques, dans une perspective de rupture avec le capitalisme. La condamnation du productivisme est sans appel.

 

Le fait que le texte écarte comme socialement injuste et écologiquement criminelle la stratégie social-démocrate de relance du système (Thèse 6 : « Nous n’attendons donc ni la reprise de la croissance ni les effets bénéfiques de l’austérité : nous ne croyons ni à l’une ni aux autres ») témoigne d’une prise de conscience de la gravité de la situation ainsi que de l’urgence des mesures à prendre pour y faire face. C’est dire que le Manifeste contribue à ouvrir un débat politique fondamental : quelle alternative à la cogestion du capitalisme par les Verts et le social-libéralisme ? Quel programme, quel projet de société, quelle stratégie pour un socialisme antiproductiviste ?


Ce débat ne fait que commencer.

 

La gauche, pour l’approfondir, gagnerait à s’immerger davantage encore dans les problèmes environnementaux, dont elle peine à prendre la mesure. A cet égard, la pente gravie par le Parti de Gauche depuis que ses fondateurs ont quitté le PS est remarquable. Cependant, le point n’est pas encore atteint à notre avis d’où les militant-e-s pourraient embrasser du regard toute l’immensité des défis. Le chemin qui reste à parcourir peut se mesurer notamment au fait que le Manifeste écosocialiste du PG considère les technologies comme socialement neutres (Thèse 13 : « Le problème n’est pas la technique en soi mais bien l’absence de choix et de contrôle citoyen »… comme si l’hypothèse d’un « nucléaire socialiste » était envisageable !) et ne dit rien des agrocarburants, du gaz de schiste ou de la capture-séquestration du carbone. Mais notre principale critique est que le PG ne se prononce pas pour l’abandon des combustibles fossiles et n’aborde pas franchement certaines contraintes majeures de la transition vers un système intégralement fondé sur les énergies renouvelables. En fait, en dépit de toutes les excellentes choses qu’il contient, le Manifeste du PG ne semble pas saisir l’ampleur formidable du défi énergétique/climatique à relever dans les quarante ans qui viennent et qui constitue selon nous la raison essentielle pour laquelle l’écosocialisme est une nécessité brûlante.

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:42

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Aujourd’hui c’est la crise économique, sociale et écologique. Cette crise, provoquée par les capitalistes, se traduit dans de nombreux pays (Grèce, Espagne, Portugal...) par des politiques d’austérité qui écrasent les peuples pour permettre à quelques-uns de conserver leurs privilèges. En France la logique est la même et le changement de gouvernement en 2012 n’a pas changé la donne.

Avec Hollande il n’y a PAS de « changement » !

C’est des cadeaux aux plus riches : avec 20 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises avec le « pacte de compétitivité », l’augmentation de la TVA ou la dégradation des droits des salariés (comme l’accord sur la « compétitivité » CFDT/MEDEF/PS)
Toujours plus de misère sociale : des millions de logements sont vides alors que le nombre de mal-logés ne cessent d’augmenter, le nombre de chômeurs explose (plus de 4 millions), les prix augmentent.
Le maintien des grands projets inutiles, anti-écologiques et coûteux (Notre-Dame-des-Landes, Ligne à Grande Vitesse Bordeaux-Toulouse…)
La poursuite des politiques racistes : le maintien des lois racistes votées sous Sarkozy, le traitement inhumain des Roms, la répression et l’expulsion des sans-papiers en général.
L’expulsion de la militante basque A. Martin vers l’Espagne !
Le laisser-faire sur les licenciements, comme à SANOFI, ou encore la guerre au Mali et en Somalie…

Pourquoi un front anticapitaliste révolutionnaire ?

Parce qu’on ne sortira pas de la crise provoquée par les capitalistes en engraissant ces derniers.
Parce que nous ne changerons pas la donne en « aménageant » le capitalisme ou par quelques réformes. La crise actuelle montre que ce système va droit dans le mur. 
Parce que face à l’extrême droite qui progresse il faut s’unir et proposer un autre projet de société.
Parce qu’il faut que ceux et celles qui veulent se battre contre le capitalisme puissent s’unir dans l’action. Pour construire et reconstruire des solidarités sur les questions du logement, de 
l’emploi, etc. 
Unir nos forces dans les quartiers populaires, dans les luttes ; être capable de proposer des actions concrètes et capable de proposer et populariser un projet anticapitaliste partout où nous sommes présents.

Jeudi 04 avril à 20h Salle Barcelone – Métro Compans Cafarelli

Signataires :

 

Les Alternatifs, Alternative Libertaire, Mouvement des Objecteurs de Croissance, Nouveau Parti Anticapitaliste, OCML Voie Prolétarienne

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:31

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 184 (28/02/13)

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Quand, dans le cadre d’une tournée au Maghreb pour des conférences sur l’écosocialisme, Jean-luc Mélenchon va en Algérie, ce n’est pas pour discuter en internationaliste, solidaire des mobilisations en cours dans différents secteurs (mouvement des chômeurs à Ouargla, mobilisation des différents secteurs publics, Barbacha…).

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«Vous êtes assez subtils pour deviner qu’étant de passage à Alger, je n’ai naturellement pas l’intention de m'exprimer sur la situation en Algérie » a-t-il déclaré à la presse. Il discute en « patriote » et explique à propos des contrats que Hollande est venu conclure en décembre dernier à Alger : « La vie des nations est également faite de contrats et d’accords. Si les Algériens ne sont pas contents de ces contrats, ils n’ont qu’à en signer d’autres. La République française doit y trouver son compte ».


Pas de repentance


Mais c'est surtout sur les questions liées au passé colonial de la France en Algérie que Mélenchon soutient Hollande. Pas question de parler de repentance de la France : « Je pense que ça serait une belle perte de temps. La France, c’est aussi moi, et moi je n’ai martyrisé personne, ni mes ancêtres. (…) Je pense que c’est une perte de temps totale et un subterfuge pour ne pas parler d’autre chose, des problèmes auxquels nous sommes confrontés ».


Des crimes commis à l'époque de la colonisation ?

 

« Le peuple français n’est pas davantage responsable de la colonisation que de l’esclavage ou de la déportation des juifs ! (…) J’ai dit devant le Sénat français que nos armes ont combattu pour un ordre injuste, celui de la colonisation et qu’il était juste qu’elles perdent ce combat. Le peuple algérien et l’Algérie se sont constitués dans la guerre d’indépendance. Cette guerre, il l’a gagnée. Quel genre de vainqueur a besoin des excuses du vaincu ? En avons-nous jamais demandé, après les avoir vaincus, aux Allemands qui nous ont envahis trois fois en un siècle ? ».


Comme si la lutte entre les deux puissances impérialistes rivales était comparable à 132 ans de colonisation, de spoliations légalisées, de soumission d'un peuple réduit au statut « d'indigène musulman ». Mais cela n'entre pas dans le raisonnement du défenseur de la laïcité républicaine, qui d'ailleurs a fini par parler de « guerre civile » à propos de la guerre d'indépendance.


Quand Mélenchon se positionne à l'étranger, ce n'est plus au nom de la « révolution citoyenne », mais en responsable politique qui assume le passé de l’État français. Rien de bien subversif !


Cathy Billard

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Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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