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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 13:14

 
jeudi 1er avril 2010 (23h26)

de Marcelo Wesfreid

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’eurodéputé, ragaillardi par les régionales, cherche à obtenir le soutien des communistes pour être candidat en 2012. Levée de boucliers... et de faucilles.


Jean-Luc Mélenchon a beau avoir réussi ses régionales, il est mécontent. Le Parti communiste, son allié dans 17 régions sous la bannière du Front de gauche (7 % des voix), n’a pas répondu à sa proposition de candidature commune à la présidentielle. Il veut d’abord régler la succession de Marie-George Buffet et ne définira sa stratégie élyséenne qu’en juin 2011.


C’est tard, trop tard, s’impatiente Mélenchon, qui se verrait bien porte-drapeau de cette "autre gauche" : "Quand on a trouvé une personnalité capable d’entraîner l’électorat, comme cela a été mon cas, il est regrettable que le premier réflexe du PCF soit de temporiser ou de chercher à me démolir."


En camping-car à la Fête de L’Humanité


Deux rythmes, deux histoires. "Buffet représente un parti qui existe depuis presque un siècle alors que ma formation, le Parti de gauche, a été créée il y a seulement un an", pointe l’eurodéputé. Si la Place du Colonel-Fabien fait de la résistance, c’est qu’il ne lui a pas échappé que l’ancien socialiste, orateur hors pair, convoite depuis des mois ses sympathisants. A la Fête de L’Humanité, en septembre 2009, Mélenchon s’est littéralement installé sur place : il a loué un camping-car et dormi près des stands.


Il était encore parmi les militants, à la gare du Nord, à Paris, en octobre, le jour du lancement de la nouvelle formule du quotidien communiste. A Creil (Picardie), au cours de la campagne, il est resté devant la gare à écouter les doléances des cadres locaux du PCF. Cinq minutes avant de reprendre le train, il s’est emparé d’une poignée de tracts et les a distribués - pour un peu, il oubliait les électeurs...


Dans les conseils régionaux, les élus de sa mouvance n’ont brigué aucune vice-présidence. Pas question d’avoir les mains liées. Marie-George Buffet s’étrangle : "Fait-on de la politique pour changer la vie ou pour garder une liberté de ton?"


Mélenchon suit une stratégie : pour gommer son passé d’ancien ministre de Lionel Jospin, il tente un dépassement par la gauche, histoire d’enfermer les communistes dans une image de gestionnaires. Lui, pêle-mêle, prône "la mise sous séquestre de l’usine Molex", décrète un "jour de deuil" pour la Poste, préconise une CSG sur les revenus de la finance. A la Saint-Valentin, il a fait distribuer des cartes postales "J’aime les services publics."


Cette tentative d’OPA pour le moins inamicale, le PCF - déjà miné par les démissions - tente de la minimiser. "Regardez le classement des personnalités politiques de Paris-Match, lance Marie-George Buffet. Je suis loin devant lui en termes de bonnes opinions." La secrétaire nationale peine même à prononcer le nom de Mélenchon et préfère avancer l’idée d’un hypothétique Front populaire du xxie siècle. "Trouvons une personnalité consensuelle qui puisse éviter la crispation", propose, de son côté, le député André Chassaigne.


Autant dire, un trèfle - rouge - à quatre feuilles. "Déjà, avant 2007, les collectifs antilibéraux avaient passé des mois en vain à discuter pour dénicher une figure incontestée, rappelle Alexis Corbière, un proche de Mélenchon. A l’arrivée, les candidatures s’étaient multipliées." Cette année-là, le PCF avait fini par se ranger, comme d’habitude, derrière un candidat maison. Mélenchon met d’avance un tel scénario au pilon : "Pour quelle performance électorale ?" Marie-George Buffet n’avait pas dépassé les 2 %.


http://www.lexpress.fr/actualite/politique/melenchon-veut-depecer-le-pc_859883.html

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:48

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Le conseil national du PCF a tiré son bilan des élections régionales. Le défi de marier une alternative à gauche avec la cogestion avec le PS des exécutifs régionaux reste entier.

Les résultats des régionales ont été décevants pour l’ensemble des formations qui se considèrent à la gauche du PS. On en discute au NPA mais aussi au PCF. Après les illusions antérieures sur la « dynamique du Front de gauche » et la possibilité d’« un score à deux chiffres », les résultats sont là : à peu près les mêmes qu’aux régionales de 2004 (là où le PCF n’était pas avec le PS) et qu’aux européennes.

 

Le seul intérêt de l’unité avec le Parti de gauche et d’autres petites organisations est d’avoir freiné la chute continue du PCF et… d’avoir projeté sur la scène médiatique Jean-Luc Mélenchon aux dépens de Marie-George Buffet. Quant au sauvetage des élus sortants, c’est un recul considérable puisque seulement 95 élus sont conservés sur les 178 sortants. Dans son rapport, Pierre Laurent est franc : « Nous ne pouvons banaliser cette perte d’élus.

 

Ce n’est pas à nos yeux le prix à payer pour notre stratégie. […] Cela marque une des limites du rassemblement que nous avons pour le moment réussi à construire. » Quels que soient ses débats, la stratégie du PCF reste celle d’un rassemblement majoritaire de toute la gauche pour gouverner les régions comme le pays car il ajoute : « Je veux redire ici que notre ambition politique est clairement la constitution de majorités politiques de gauche autour de projets réellement transformateurs. »


Nous avons pensé que, pour réaliser cela, la direction du PCF allait faire des listes communes avec le PS dès le premier tour. Dans les faits, le ralliement aura lieu mais uniquement au second tour avec d’ailleurs tout bénéfice pour le PS. Ce retard est dû aussi bien à l’existence du NPA qu’à la pression du PG et des militants PCF de plus en plus hostiles à la politique du PS. Aujourd’hui, dans la quasi-totalité des régions où il a des élus, à l’exception du Nord-Pas-de-Calais et du Limousin, le PCF cogère les exécutifs dans le cadre de la « gauche solidaire ».

 

Ainsi les clarifications à gauche s’opèrent plus vite que prévu. La direction du PCF qui avait pris soin de virer de ses listes la plupart des Refondateurs est confrontée à Mélenchon qui, sans rompre l’alliance, cherche en refusant de participer aux exécutifs, des alliés sur sa gauche pour favoriser sa candidature à la présidentielle.

 

Le PCF, très hostile, hésite entre une candidature qui serait marginale ou un ralliement à une candidature unique de la gauche face à Sarkozy qui lui permettrait d’éviter de se compter.


Pour compléter le tableau, la plupart des « Communistes unitaires » de la région parisienne viennent de décider de quitter le PCF, certains pour rejoindre la Fase dont ils étaient déjà plus ou moins membres. Parmi eux, beaucoup d’élus ou d’anciens comme Patrick Braouezec, Pierre Zarka, Francois Asensi, Pierre Mansat, Roger Martelli…

 

Ils reconnaissent l’échec de leur travail d’opposition interne mené pendant des années et dénoncent, à juste titre, le sectarisme d’un appareil bureaucratique. Pour eux, ce parti est fini et ne peut plus jouer de rôle dans la construction d’une force unitaire anticapitaliste, d’une « gauche de gauche unie » qui n’existe pas et qui devrait trouver d’autres formes qu’un parti classique. Ils en appellent au débat avec les militants unitaires et anticapitalistes, du PCF, du PS, du NPA et d’Europe Écologie. Mais, pour le moment, il ne se prononcent pas sur les problèmes de fond (programme, stratégie, rapport aux institutions, etc.). Des clarifications souhaitables et nécessaires.


Alain Krivine

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:45

 Melenchon-Buffet

À peine le second tour des élections régionales passé, les états-majors politiques s'investissent avec fébrilité dans la préparation de la consultation suivante, celle de la présidentielle de 2012.

C'est le cas de la droite, mais aussi celui de ce que l'on appelle la gauche, écologistes inclus. En ce qui concerne ces derniers, la plupart des personnalités qui se sont coalisées au sein d'Europe Ecologie se sont ralliées peu ou prou à la proposition fourre-tout de Cohn-Bendit, consistant en la mise en place d'une « coopérative politique », formule d'autant plus commode que son contenu reste à inventer.

 

Le même Cohn-Bendit a déjà lancé un autre débat, qui a le mérite de mettre le doigt sur le réel enjeu qui tracasse tous ces milieux : faut-il s'orienter vers la présentation d'un candidat écologiste au premier tour de cette présidentielle, ou ne vaut-il pas mieux ne pas le faire, pour obtenir du PS en contrepartie 50 postes d'élus aux élections législatives qui suivront ? Voilà une perspective qui tranche avec les discours hypocrites sur l'urgence qu'il y aurait de préserver la planète. Il est encore plus urgent, semble-t-il, de préparer l'avenir d'au moins cinquante notables ou futurs notables écolos. Il est prématuré de dire si ce marchandage verra le jour, mais cette proposition a le mérite d'illustrer ce qui fait vibrionner ce petit monde politicien.

Il en va de même dans cette autre coalition, non moins politicienne, qui réunit le PCF, le Parti de Gauche de Jean-luc Mélenchon et la Gauche unitaire, incarnée par Christian Piquet, ex-dirigeant de la LCR, qui s'est détaché du NPA.

Sa principale composante, le PCF, tirant le bilan des régionales, s'estime satisfait d'avoir maintenu et même d'avoir dépassé de 0,48 % le score réalisé par le Front de Gauche aux européennes de 2004. Mais dans le même temps, il a perdu la moitié de ses élus dans les Conseils régionaux, dont le nombre passe de 185 à 95. Ce qui n'est pas sans importance, pour un parti qui est devenu, au fil des années, de plus en plus un parti de notables, au détriment de sa composante militante.

 

C'est ce recul qui explique en partie la décision prise par un certain nombre de ses personnalités, tels Patrick Braouzec ou Pierre Zarka, de le quitter, attirés semble-t-il par des formations qui leur paraissent sans doute électoralement plus porteuses, comme Europe Écologie ou une mouvance « de gauche », mieux à même de négocier avec le PS sans avoir à se soumettre aux décisions des instances dirigeantes du PCF.

Quant à la deuxième composante du Front de Gauche, elle n'a pas perdu de temps non plus pour afficher ses ambitions, en particulier celle de son chef de file. Mélenchon s'est empressé de proposer que le Front de Gauche établisse un accord, un « paquet électoral » dit-il, impliquant des candidatures communes, uniques donc, aux futures élections sénatoriales de 2011, à la présidentielle de 2012 et aux élections législatives qui suivront. Une façon pour Mélenchon, vedette et principal bénéficiaire de son alliance avec le PCF, de se positionner pour postuler à être le candidat représentant le Front de Gauche dans la compétition pour l'Élysée.

La direction du PCF explique qu'il serait préférable de discuter préalablement d'un programme, mais se garde bien de préciser quels devraient être les points forts de ce programme, se contentant de fixer pour juin prochain un congrès exceptionnel.

Dans ce véritable champ de manœuvre qu'est devenu le terrain des discussions et des débats des uns et des autres, on peut constater qu'il n'est jamais question des intérêts des travailleurs et des classes laborieuses. On ne pourrait mieux faire la démonstration que, pour ces politiciens, c'est bien le cadet de leurs soucis.

Jean-Pierre VIAL

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 10:55
Melenchon-Buffet

26 mars 2010

ELUS PG ILE DE FRANCE


Conseillers régionaux Ile de France du Front de Gauche appartenant au Parti de Gauche nous n’avons pu nous accorder avec la composante communiste du Conseil régional pour constituer d’un groupe commun du Front de Gauche.


Cette décision résulte d’une approche divergente de la question des exécutifs. En accord avec le texte stratégique dit du 28 octobre qui a constitué la base du protocole national d’accord des listes « Ensemble pour des régions à gauche » présentées notamment par le Front de Gauche, nous avons voulu poser des conditions de contenu à une participation à l’exécutif.

Nous avions proposé à nos partenaires de la liste trois conditions « structurelles ».

- Exiger que la région adopte une clause de conditionnalité sociale et écologique pour ses aides et subventions. Cette clause se serait dès lors appliquée aux entreprises (pas d’aide aux entreprises qui font des bénéfices et licencient), aux villes (pas d’aide aux villes qui n’appliquent pas la loi SRU), et auraient conduit également à supprimer les financements facultatifs à l’enseignement privé

- Un grand service public de la formation professionnelle rompant totalement avec la logique des appels d’offre aux organismes privés. Il s’agissait de marquer, sur l’une des grandes prérogatives de la Région, la priorité au service public dès lors que l’intérêt général est en jeu.

- La création d’un comité régional de planification écologique doté de moyens.

En Ile de France, les dirigeants du PCF nous ont dit leur refus de poser toute condition. Nous les avons cependant soumises à la discussion programmatique qui a eu lieu entre les deux tours entre le PS et Europe Ecologie de façon évidemment moins lisible et efficace que s’il s’était agi de conditions de notre liste.

Malgré cette approche différente, nous avions choisi de privilégier l’unité du Front de Gauche en décidant de former un groupe commun exprimant la diversité de ces deux approches et en laissant à chacun des partis la responsabilité d’aller ou non dans les exécutifs. Il était possible de gérer cette différence à condition de trouver un équilibre dans la répartition des responsabilités prises par le groupe. C’est ce qu’ont refusé d’assumer les élus communistes du Conseil Régional. Nous le regrettons profondément, d’autant que les premières orientations proposées lors de la séance inaugurale par Jean-Paul Huchon nous confirment le bien fondé, vu les conditions, de notre refus de participer aux exécutifs.

Nous n’y retrouvons déclinées aucune de nos conditions. Quelques exemples le démontrent.

En lien avec la clause de conditionnalité demandée, nous proposions de refuser toute aide aux entreprises qui licencient et font du bénéfice : il est proposé uniquement la mise en place d’un vague label de définition haute qualité sociale sans ambitions plus affirmées pour les « entreprises partenaires de la région ».

Nous demandions un comité de la planification écologique : on nous propose des « Etats Généraux » et l’établissement d’une carte des territoires écologiquement prioritaires laissant supposer que d’autres ne le seraient pas.

Nous demandions le refus de toute aide de la région aux villes ne respectant pas la loi SRU : on propose un appui régional aux « maires bâtisseurs » qui ne garantit en rien une plus grande égalité des villes sur cette question.

Nous demandions un refus clair et solennel du Grand Paris : Jean-Paul Huchon propose la présidence de la commission finance à l’UMP Roger Karoutchi, pressenti il y a quelques temps par Nicolas Sarkozy pour présider aux destinées du même Grand Paris,

Décidément le compte n’y est pas.

Ne pas participer aux exécutifs, ne nous empêchera pas de prendre toutes nos responsabilités dans la majorité de gauche du Conseil Régional d’Ile de France. C’est pour les élus issus du Front de Gauche, la manière la plus efficace de défendre les positions pour lesquelles ont voté nos électeurs.


PARIS LE 26 MARS

Eric Coquerel

François Delapierre

Audrey Galland

Pascale Le Néouannic


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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 10:52
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 08:07
Melenchon-Buffet

PG
26 mars 2010

Les conseillers régionaux du Parti de Gauche élus le 21 mars ne participeront pas aux exécutifs régionaux.


Dans le Limousin et le Nord Pas de Calais, les élus du PCF ont pris une décision identique. Nous respectons ainsi le texte du 28 octobre qui a constitué la base du protocole national d’accord des listes « Ensemble pour des régions à gauche » et/ou Front de Gauche.


Dans ce texte, les partis signataires de cet accord disaient leur « volonté de porter des projets de transformation sociale réelle dans les régions. Si les conditions en sont créées nous pourrons travailler à leur mise en œuvre jusque dans les exécutifs régionaux car la gestion des régions s’envisage comme un moyen d’atteindre nos objectifs. Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Il s’agit de la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer.Cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite. »


Sur cette base, une fois l’hypothèque Modem levée, le Parti de Gauche a souhaité proposer à la négociation trois conditions thématiques issues du programme des listes Front de Gauche. Il ne s’agissait évidemment pas de prétendre imposer, de façon jusqu’au-boutiste, l’entièreté de nos mesures à une liste placée en tête par les électeurs et donc légitime. Mais nous pensions vraiment possible que le CR reprenne des propositions « structurelles » capables d’indiquer un net fléchissement à gauche des régions en rupture avec la logique libérale et productiviste.


Ces conditions étaient les suivantes :


- Exiger que la région adopte une clause de conditionnalité sociale et écologique pour ses aides et subventions. Cette clause se serait dès lors appliquée aux entreprises (pas d’aide aux entreprises qui font des bénéfices et licencient), aux villes (pas d’aide aux villes qui n’appliquent pas la loi SRU), et auraient conduit également à supprimer les financements facultatifs à l’enseignement privé

- Un grand service public de la formation professionnelle rompant totalement avec la logique des appels d’offre aux organismes privés. Il s’agissait de marquer, sur l’une des grandes prérogatives de la Région, la priorité au service public dès lors que l’intérêt général est en jeu.

- La création d’un comité régional de planification écologique doté de moyens.


Dans la plupart des régions, nous n’avons pu tomber d’accord pour que l’ensemble des partenaires de nos listes, dont notre principal partenaire le PCF, reprenne à leur compte ces propositions, ou toute autre proposition, à adresser au PS et à Europe Ecologie. Quand cela n’a pas été possible de les poser ensemble, nous l’avons donc fait au nom du PG mais dans des conditions évidemment moins lisibles et efficaces.


Nous avons constaté que dans la quasi majorité des régions, ces points ne figuraient pas dans les accords programmatiques conclus entre le PS et Europe Ecologie. Nous considérons donc que ni le rapport de force, ni le contenu ne nous permettent de participer à des exécutifs qui ont pour objet d’appliquer le contrat de mandature signé entre le PS et Europe Ecologie.


De même si nous ne participons pas à ces exécutifs et garderons notre liberté de vote, nous prendrons toutes nos responsabilités dans les majorités de gauche des Conseil Régionaux. Nous y défendrons avec pugnacité toutes les actions allant dans le sens de l’intérêt général.


Nous y proposerons nos propres mesures et comptons bien nous servir de notre mandat pour que les régions soient le bouclier social annoncé ainsi qu’un acteur volontaire dans la lutte contre le dérèglement climatique. Enfin nous militerons pour que les conseils régionaux apportent une aide efficace aux mobilisations sociales, écologistes et de défense des libertés contre la politique gouvernementale.




Le Parti de Mélenchon propose que le Front de gauche présente un candidat en 2012


PARIS (AFP) — Le Parti de gauche (PG) de l’eurodéputé Jean-Luc Mélenchon propose à ses alliés du Front de gauche, dont le PCF, de présenter des candidats à toutes les prochaines élections, notamment à la présidentielle et aux législatives.


Le Front de gauche doit « trouver un nouveau souffle ». « Nous avons d’autres responsabilités dès lors que nous estimons que le PS et Europe Ecologie ne sont pas à la hauteur de l’état d’urgence du pays », affirme le secrétariat du Parti de gauche, dans une déclaration.


Le PG « propose que les composantes du Front de gauche décident, dès maintenant, de présenter des candidats communs au »paquet« des prochaines échéances cantonales, sénatoriales, présidentielles et législatives ».


Il propose également que « le Front de gauche s’élargisse sans tarder » à « toutes les forces de l’autre gauche qui le souhaitent et notamment à celles avec lesquelles nous venons de faire campagne » aux élections régionales, notamment le NPA.


Le PG suggère également « d’offrir la possibilité d’adhérer au Front de gauche sans être obligés de rejoindre les partis qui le constituent ». « Ce mouvement d’adhésion pourra notamment nourrir les campagnes que lancera le Front de gauche sur la défense des retraites ».


Le Parti de l’eurodéputé (ex-PS) se félicite du résultat obtenu par le Front de gauche aux régionales, à la fois « au premier tour avec la présence de nos listes dans 17 régions et les 7% que nous y avons obtenus », et « au second tour avec les 19% de la liste Front de Gauche-NPA en Limousin ». Ce dernier score est « révélateur des potentialités d’un Front de gauche élargi », estime le PG.



PG
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 10:49

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Le deuxième tour des élections régionales a confirmé la défaite cinglante de la droite. Mais plusieurs enseignements sont à tirer pour la suite des luttes contre le gouvernement Sarkozy.


La sanction de la politique de Sarkozy et de la droite au pouvoir est confirmée, c’est une défaite et les résultats sont une fois de plus sans appel : 35 % des suffrages à l’UMP contre 54 % aux listes d’union de la gauche dont la victoire est plus écrasante qu’en 2004.L’abstention est, pour ce deuxième tour, toujours très forte mais on a assisté à une légère remobilisation de l’électorat (48, 78 % d’abstention contre 53, 67 % le 14 mars).

La défaite n’en est que plus catégorique. C’est encore une fois un refus net et précis de la politique de casse sociale de Sarkozy et de Fillon. Mais plus que jamais, c’est le président de la République qui est désavoué, même si ses ministres et autres porte-parole de l’UMP expliquent sans rire que « l’électorat n’avait pas dit non aux réformes menées depuis 2007 ». Pour donner le change, en plus de la prétendue pause annoncée dans les réformes (d’ici 2011), le pouvoir vient d’annoncer un remaniement ministériel assez léger. Xavier Darcos en fait les frais, perdant ainsi le ministère du Travail. Il faut bien sanctionner quelques ministres qui ont failli.


L’ensemble des listes de gauche améliore le score de la semaine dernière. Des résultats que l’on n’avait pas vus depuis le début des années 1980. Les listes d’union de la gauche et le PS en particulier récoltent les fruits du « tout sauf Sarkozy », mais il semble que ces listes soient apparues (malgré la politique social-libérale dans les régions), pour une partie de l’électorat, comme crédibles et capables de s’opposer à la droite. Pour autant, on ne peut affirmer que ce succès électoral signifie, majoritairement, une approbation de la politique menée par le PS et ses alliés. L’abstention reste élevée par rapport à 2004 et demeure une des données importantes de cette élection, pour l’ensemble des partis politiques.

Autre élément intéressant à relever, les résultats lorsqu’on se retrouve en présence de triangulaires. Dans le Limousin, on peut se satisfaire de l’élection de deux camarades du NPA élus sur la liste NPA-Front de gauche qui s’était maintenue face au PS.

Le score réalisé par cette liste révèle qu’en présence d’un troisième choix à gauche, indépendant des socialistes, à côté du traditionnel tête à tête PS-UMP, il y a une amélioration par rapport au premier tour : de 13, 13 % le 14 mars, la liste passe à 19, 1 % (gagnant ainsi 20 000 voix). On constate la même situation en Bretagne, où la liste Europe Écologie s’était maintenue là encore face au PS.

Une autre donnée essentielle de ces élections, par ailleurs pas vraiment surprenante au vu du contexte dans lequel elles se sont déroulées, est la réaffirmation du FN dans le paysage politique. La politique sécuritaire, anti-immigrés, de chasse aux sans-papiers, en un mot raciste de ce pouvoir a servi le parti de Le Pen. Le FN, en réalisant 17 % de moyenne dans les douze régions où il se maintenait, réalise un score extrêmement inquiétant. Là où se présente le clan Le Pen, les résultats progressent en pourcentage comme en voix.

La défaite de la droite est de toute façon une bonne nouvelle. C’est aussi un encouragement à refuser la politique de Sarkozy, politique désavouée et sanctionnée dans les urnes et qui doit l’être maintenant dans la rue. Travailler à un troisième tour social, à des mobilisations fortes, déterminées et unitaires pour faire reculer le pouvoir, lui infliger une défaite sociale en particulier, sur le terrain des retraites, est une des tâches auxquelles s’attellera le NPA dans les prochaines semaines.

Myriam Martin
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 10:08

mardi 23 mars 2010

 

link

 

Pour ceux qui veulent lire l'article, voir lien. nous ne partageons évidemment ca plaidoyer ( typiquement vieux PCF tendance Marchais)  viscéralement  anti unité. La grande question pour tout le monde est la suivante: qu'est-ce qui a marché en Limousin. Pourquoi le Limousin dérange-t-il ?


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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 09:32


25 mars 2010

Comme on le dit en Limousin, «  c’est après la foire qu’on compte les bouses  ». C’est à partir de cet adage que nous pouvons faire un début de bilan.


Premier round  : débat dans les comités du Limousin afin de poursuivre les discussions unitaires avec les composantes de la gauche du PS. Près de 70 % des militant-e-s valident cette option.

Deuxième round  : débat avec le PCF et le PG pour un accord programmatique, la liberté de vote des élu-e-s et une répartition équilibrée des différentes composantes, dans un contexte où 80 % des militants du PCF ont voté pour des listes autonomes.

Troisième round  : une campagne unitaire de terrain, qui se termine par un résultat de premier tour de 13, 13 %.

Quatrième round  : discussion avec le PS sur la possibilité d’une fusion démocratique, en commençant préalablement par expliquer aux barons socialistes que nous étions prêts à discuter les points politiques sur lesquels nous pourrions être en accord, mais qu’en tout état de cause, la liberté de vote était incontournable. Refus de leur part de discuter, refus de la proportionnelle et d’intégrer le NPA.


Cinquième round  : nous refusons cette hégémonie et cette ségrégation politique. L’ensemble de la liste décide de partir sur une triangulaire. Une campagne rapide où l’ensemble des militant-e-s du PCF, NPA, PG, et des Alternatifs font bloc. Un meeting organisé en 48 heures avec près de 2 000 participants dans une ambiance survoltée et la présence de Jean-Luc Mélenchon, Alain Krivine, Patrice Bessac et Roland Meirieux. Le vote du deuxième tour se solde par 19, 1 % c’est-à-dire 20 000 voix de plus qu’au premier tour.


Avec deux élu-e-s, Stéphane Lajaumont et Véronique Momenteau, le NPA entre dans le conseil régional aux côtés des trois élu-e-s du PCF et de celui du PG. Pendant toute cette campagne, le NPA du Limousin a défendu le programme du NPA, ni plus ni moins, et s’est conduit comme un partenaire à la fois tenace sur ces principes et ses fondamentaux, mais également prêt au compromis, ce qui est une évidence quand on recherche l’unité. Au fur et à mesure de la campagne, une relation de confiance entre les différents partenaires s’est installée. Une double révolution culturelle pour le Parti communiste du Limousin. Accepter cette unité avec le NPA, puis accepter de rompre les derniers liens avec le PS alors qu’ils étaient sur une liste commune dans la mandature précédente.


On ne peut pas dire que cette union a fait le bonheur de la direction du PCF. En effet, comment expliquer que «  cette liberté de vote  » accordée par les militants du PC du Limousin au NPA était refusée dans d’autres régions qui recherchaient le même accord. De même, la direction du NPA pouvait difficilement nous soutenir avec vigueur, n’ayant pas défendu cette même «  liberté de vote  » dans les discussions nationales.


Alors oui, «  c’est possible  » comme le dit notre slogan, oui il faut «  tout changer  » y compris nos a priori et certaines habitudes d’un autre âge. Et «  rien lâcher  » sur nos valeurs, celles qui ont été la cohérence de cette campagne comme les mots de ces nombreuses personnes nous disant relever enfin la tête, être fiers de se battre pour la gauche, de pouvoir faire enfin un véritable choix qui donne de l’espoir pour l’avenir mais également pour le présent. «  Se faire honneur  » comme on le dit par chez nous et c’est avec l’ensemble du NPA que nous le partageons.


Christian Nguyen

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 09:03
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Au lendemain du deuxième tour des élections régionales, chacun des camps y va de sa chanson.

La droite est bien obligée, cette fois-ci, de reconnaître que les résultats constituent un désaveu électoral du gouvernement et de sa politique. Ses ténors répètent que « le message a été entendu » mais pour ajouter que « les réformes continuent ». En d'autres termes, le gouvernement continuera à prendre de l'argent dans la poche de ceux qui en ont peu - salariés, chômeurs, retraités - pour donner à ceux qui en ont déjà beaucoup.

À gauche, ce sont des cris de victoire. Et déjà commencent les campagnes électorales suivantes : la présidentielle et les législatives qui s'enchaînent en 2012.

Mais, à part un court moment de satisfaction devant le désaveu électoral massif infligé au pouvoir en place, en quoi le résultat de ces élections pourrait-il changer le sort des travailleurs ?

Les Conseils régionaux seront dirigés dans leur quasi-totalité par la gauche ? Mais c'était déjà le cas auparavant, à une région près ! Et les Conseils régionaux n'ont pas été ces « boucliers » pour les plus pauvres que les dirigeants du Parti Socialiste décrivaient. Aucun Conseil régional n'a protégé les travailleurs contre les licenciements, l'envolée du chômage, et contre les mesures du gouvernement s'attaquant à l'emploi et à la protection sociale.

Et il n'y a pas de quoi se réjouir de cette « Gauche solidaire » en train d'émerger, agglomérant le Parti Socialiste, les écologistes et le Front de Gauche, évoquant déjà la perspective d'une victoire de la gauche à la prochaine élection présidentielle.

Droite, gauche, droite, gauche... l'écrasante majorité du monde politique est d'accord au moins sur une chose : faire marcher l'électorat populaire au pas, d'espoirs soulevés en espoirs déçus.

Car le souvenir de l'Union de la gauche sous Mitterrand et de la Gauche plurielle sous Jospin n'est pas vieux au point d'avoir fait oublier qu'à la satisfaction d'avoir renvoyé la droite haïe a succédé la déception de voir la gauche reprendre à son compte la politique de la droite. Et la désorientation avait nourri, déjà à l'époque, l'extrême droite antiouvrière du Front National qui retrouve aujourd'hui son électorat détourné un moment par Sarkozy.

Les élections finies, la crise continue et s'aggrave.

La grande bourgeoisie sait que, dans cette période de crise, elle ne peut assurer le niveau de ses profits qu'à condition d'aggraver l'exploitation dans les entreprises et d'obtenir du gouvernement qu'il détourne encore plus l'argent des services publics, de la retraite, de la protection sociale, afin de le consacrer toujours plus aux entreprises capitalistes. Cela promet plus de licenciements, plus de chômage, moins de paie, des conditions de travail plus difficiles.

L'État continuera à supprimer des emplois avec le non-remplacement de ceux qui partent à la retraite, quitte à aggraver tout à la fois le chômage et la dégradation des hôpitaux, des transports publics et de l'Éducation nationale.

Le prochain coup en préparation vise les retraites. En projetant de repousser l'âge de départ, le gouvernement aggrave une situation déjà aberrante, où on oblige de vieux travailleurs à s'user au travail toujours plus longtemps pendant que leurs enfants ne trouvent pas d'emploi.

Ce qui sera déterminant pour l'avenir, ce n'est pas le nom ou l'étiquette du futur président, c'est l'évolution de la crise et le rapport de forces entre le grand patronat et les travailleurs. La bourgeoisie ne laissera pas compromettre ses profits et ses revenus par un changement de majorité électorale. Et la « Gauche solidaire » n'osera pas plus affronter le grand patronat que ne l'ont osé l'Union de la gauche ou la Gauche plurielle.

Alors, le salut pour les classes populaires ne viendra pas des échéances électorales. Il viendra de notre capacité à réagir aux coups qu'on nous donne.

La journée du 23 mars a été l'occasion de manifestations importantes dans un grand nombre de villes, témoignant de l'étendue du mécontentement. Mais elle ne doit être qu'un début, car une telle journée ne suffira évidemment pas à changer le rapport de forces avec le grand patronat. Pour cela, il faudra une mobilisation croissante, entraînant de plus en plus de travailleurs, explosive au point d'inspirer aux classes possédantes une crainte salutaire pour leurs profits et même pour leurs capitaux.

C'est une telle mobilisation qu'il faut préparer, car elle seule pourra véritablement inverser le rapport de forces et obliger les capitalistes à faire eux-mêmes les frais de la crise qu'ils ont provoquée.

Arlette LAGUILLER

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