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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 09:40
Melenchon-Buffet

Libération 24 mars:

Avec à peine 90 sièges le PCF perd la moitié de ses élus régionaux

Le Télégramme 23 mars:

Commentaire enflammé de Piero Rainero, dimanche soir, à quelques minutes de la proclamation des résultats quimpérois du second tour des éléctions régionales. Et les communistes alors?

"Oh, il faut être lucide, notre courant de pensée est désormais inscrit dans l'histoire", répond l'ancien salarié du parti et actuel élu PCF.
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 08:34

Les résultats des élections régionales marqués par un très fort taux d’abstention et par la défaite de la droite gouvernementale illustrent la défiance de plus en plus grande envers la démocratie « représentative » et traduisent un désaveu de la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.

Face à un pouvoir autoritaire qui met en œuvre la casse sociale, la chasse aux immigré-e-s et la division, avec notamment le débat sur l’identité nationale, nous avons besoin d’un puissant mouvement social qui ne compte pas sur un changement du personnel politique mais qui affronte les classes dirigeantes et le patronat et dessine une alternative au capitalisme.


Ce n’est certainement pas d’une majorité d’élus de « gauche » dans les conseils régionaux que viendra l’espoir. En effet, alors que la droite prépare une nouvelle attaque de grande ampleur contre les classes populaire avec une réforme des retraites, les principaux partis de la gauche institutionnelle, PS et Europe Ecologie, sont d’accord avec le principe d’un allongement de la durée de cotisation.


Pour s’opposer aux réformes en cours, affronter le capitalisme et les partis qui le servent, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et sur nos capacités d’action. De nombreuses mobilisations sociales sont en cours ou en préparation, en défense des retraites, contre les licenciements, pour la régularisation des sans-papiers, pour les droits de femmes etc. Alternative libertaire appelle à les rejoindre et à les amplifier.


Alternative libertaire, le 21 mars 2010

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 21:34
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La liste FG NPA progresse de 20 000 voix et gagne 6 points, passant de 13, 1% à 19, 1 % !


Elle a 6 élus (3 PCF, 2 NPA et 1 PG).


PARIS, 21 mars 2010 (AFP) -

I : 547.912

V : 313.551
E : 293.693
Abs : 42, 77%

Listes Voix % Sièges

Christian Audouin (FG-NPA) 56.089  19, 10%      6 élus
Jean-Paul Denanot (PS-EE) 140.819  47, 95%    27 élus
Raymond Archer (UMP-NC) 96.785   32, 95%     10 élus
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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 12:19
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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 12:17



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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 09:49

Par NPA le Mercredi, 17 Mars 2010 PDF Imprimer Envoyer


Premier fait marquant du premier tour des élections régionales en France: un niveau d'abstention record de plus de 50% de l'électorat, taux qui monte à 70% dans la banlieue parisienne. Les partis traditionnels, UMP et PS en tête, ont tout fait pour que les préoccupations réelles de la population soient absentes de cette campagne. Cette abstention massive, en particulier dans les classes populaires, marque ainsi un désaveu cinglant des partis qui se succèdent au pouvoir. Les résultats des listes UMP montrent que le gouvernement de Sarkozy et sa politique antisociale sont de plus en plus impopulaires.


Par ailleurs, la campagne a été pourrie par le déferlement d’un racisme violent orchestré par la droite afin de faire diversion: lancement du débat nauséabond sur "l'identité nationale", attaques répétées contre les musulmans, violence contre les sans-papiers, sans parler des propos haineux de ministres... Mais c’est le FN qui a raflé la mise! Avec 6,1% pour le Front de Gauche, 3,4% pour le NPA et 1,1% pour Lutte Ouvrière, la gauche radicale subit de plein fouet l'abstention massive et la volonté des électeurs-trices de sanctionner nationalement la droite en se servant d'un PS qui ne s'est pourtant pas distinguée d'elle dans la gestion des régions où elle gouverne. (LCR-Web)

Déclaration du NPA au soir du premier tour

Deux enseignements majeurs sortent de ce premier tour des régionales:

- L’ampleur de l’abstention choisie par des millions de jeunes, de travailleurs, de chômeurs qui ont en grande partie voulu signifier leur désaveu vis-à-vis des partis qui se succèdent au pouvoir et qui sont responsables de l’aggravation de leurs conditions d’existence;

- La vigueur du rejet de la droite et de Sarkozy au pouvoir, complices des grands actionnaires et des classes les plus riches, qui font payer la facture à la majorité de la population, qui détruisent les services publics et les acquis sociaux, a nourri la poussée du PS et d’Europe Ecologie.

Ce rejet de la droite a permis au PS et à ses alliés qui gouvernent 20 régions depuis 2004 de ne pas être sanctionnés sur leur bilan.

Par ailleurs, la campagne de premier tour qui s’achève a été pourrie par le déferlement d’un racisme inquiétant dont le FN a largement bénéficié.

Nous remercions les électrices et les électeurs qui se sont exprimés en faveur des listes présentées par le NPA ou des listes unitaires auxquelles il participe. Globalement notre score est décevant même si certaines listes semblent obtenir un score encourageant. Nous analyserons plus en détail ces éléments et leurs causes dans les jours qui viennent.

Pour dimanche prochain, nous appelons les électrices et les électeurs à confirmer et amplifier les résultats du premier tour en infligeant la défaite la plus importante possible aux listes soutenues par Sarkozy et l’UMP. Sanctionner la droite est une nécessité absolue, même si nous pensons que les futures majorités de gauche ne seront pas plus un rempart contre la politique de Sarkozy qu’elles ne l’étaient ces dernières années. Cependant, ce ne sera pas suffisant pour bloquer sa politique.

A l’image de ce qui se passe en Grèce, sous un gouvernement socialiste, cela risque fort d’empirer dans les semaines qui viennent. Pas question de payer leur crise ! Comme le font les jeunes, les travailleurs, les chômeurs et les retraités grecs, il faut préparer un troisième tour social !

Le 23 mars doit constituer une première étape de la convergence des luttes pour les retraites, les salaires, l'interdiction des licenciements. Et c'est bien autour de ces exigences que nous voulons construire l'unité la plus large contre la droite, les patrons et les banquiers.

Paris, 14 mars 2010, 20H15.


Comité exécutif du Nouveau parti anticapitaliste.



Résultats des listes soutenues par le NPA

Alsace  --- liste NPA --- Yvan Zimmermann --- 8.550  --- 1, 64%

Aquitaine --- liste NPA --- Philippe Poutou --- 27.264 --- 2, 52%

Auvergne --- liste NPA Alterékolo --- Alain Laffont --- 20.031 --- 4, 19%

Basse Normandie ---  liste NPA PG --- Christine Coulon ---  24.046 --- 4, 99%

Bourgogne --- liste NPA PG FASE --- Sylvie Faye-Pastor --- 22.290 --- 4, 32%

Bretagne --- liste NPA-MOC-MPG --- Laurence de Bouard --- 27.401 --- 2, 49%

Centre --- liste NPA --- Michel Lasserre --- 20.341 --- 2, 60%

Champagne-Ardennes --- liste NPA PG ---  Anthony Smith --- 18.448 --- 4, 87%

Franche Comté --- liste NPA --- Laurence Lyonnais --- 13.086 --- 3, 28%

Haute Normandie --- liste NPA --- Christine Poupin --- 14.633 2, 56%

Ile de France --- liste NPA --- Olivier Besancenot --- 90.312  --- 3, 13%

Languedoc-Roussillon --- liste FG NPA --- René Revol  --- 76.414 --- 8, 59%

Limousin --- liste FG NPA --- Christian Audouin --- 36.634  --- 13, 13%

Lorraine --- liste NPA --- Jean-Noël Bouet  --- 14.819 --- 2, 24%

Midi Pyrénées --- liste NPA MOC --- Myriam Martin --- 29.319 --- 2, 89%

Nord Pas Calais --- liste NPA --- Pascale Montel --- 36.869 --- 3, 00%

Pays de Loire --- liste FG NPA --- Marc Gicquel --- 58.897 --- 5, 00%

Picardie --- liste NPA --- Sylvain Desbureaux --- 17.254 --- 3, 00%

Poitou Charentes --- liste NPA FASE --- Myriam Rossignol --- 11.431 --- 1, 85%

Provence Alpes CA --- liste NPA Alternatifs --- Pierre Godard --- 30.810 --- 2, 11%

Rhône Alpes --- liste NPA Myriam Combet --- 41.537 --- 2, 43%



Une claque pour Sarkozy

Le résultat est sans appel: la droite au pouvoir a essuyé un échec cuisant et il faut s’en réjouir. Une victoire, même relative, au premier tour des régionales aurait conforté Sarkozy dans la poursuite de sa politique de casse sociale. Le score des européennes (même médiocre au regard de la participation aux votes) avait incité l’équipe au pouvoir à accélérer les mauvais coups. Avec 26% environ des suffrages exprimés, elle est derrière le Parti socialiste dans quasiment toutes les régions, sans aucune réserve de voix pour le second tour. Même les huit ministres en lice ont été défaits, parfois plus que les autres candidats de l’UMP. Une preuve de plus que, malgré les enjeux régionaux, c’est bien la politique du pouvoir qui a été désavouée.


L’impopularité grandissante de ce gouvernement et de son président qui se croyait tout-puissant, explique ce mauvais score électoral de l’UMP. Dimanche dernier, une partie de l’électorat a souhaité sanctionner la politique dévastatrice de Sarkozy et Fillon. Aussi l’idée du «tout sauf Sarkozy» a grandi: si on ne peut pas, pour l’instant, arrêter les attaques de la droite dans la rue, on peut la sanctionner dans les urnes. Le vote utile, doublé d’un vote sanction, a fonctionné à plein, plus qu’une adhésion de fond en faveur du Parti socialiste.

Ainsi, le PS rafle la mise et, dans une moindre mesure, Europe Écologie qui réussit moins bien qu’en juin 2009, obtient autour de 12% des voix. Les aspirations écologistes légitimes de la population expliquent ce résultat, même si Europe Écologie n’incarne en rien un parti «anti-système», différent de la gauche institutionnelle aux manettes dans les régions.


Et si beaucoup pensent, dans ce pays, que les élections ne changent rien, ils n’ont pas fait payer au PS et à ses alliés la gestion, en réalité libérale, des régions et ce, d’autant que le PS s’est bien attaché à ne pas mener de campagne électorale. Sa posture étant uniquement celle d’un parti gestionnaire qui sait bien tenir les cordons de la bourse!


Pour marquer son ras-le-bol, il a paru plus «utile » alors de saisir un bulletin PS, voire EÉ. Le type même de scrutin (absence de proportionnelle, donc peu de chances de faire élire des représentants de partis politiques plus petits et non présents dans les institutions) amplifie le phénomène.

Mais ce qui marque à nouveau cette élection, c’est évidemment l’abstention massive (autour de 54%, un chiffre jamais atteint aux régionales). Que révèle-t-elle? Elle confirme un désamour profond et durable entre une grande partie de la population, la classe politique et ses institutions.


À quoi sert de voter si on ne voit jamais d’amélioration dans son quotidien? Certes, tous les partis sont concernés et ont été touchés par l’abstention. C’est pourtant encore et toujours parmi les classes populaires, au sein de la jeunesse que l’on s’abstient le plus. C’est-à-dire ceux et celles pour qui la note de la crise est particulièrement salée. Ce mouvement abstentionniste semble profond et risque d’être durable. La crise actuelle avec ses conséquences sociales désastreuses ne peut qu’approfondir la tendance.


Dans ce contexte, comment s’étonner du score du Front national. Si ce «retour » du FN a de quoi inquiéter, ce n’est malheureusement pas une surprise. Si les frontistes ont repris du poil de la bête (immonde), ils le doivent en partie à l’UMP avec son débat glauque et nauséabond autour de l’identité nationale et sa désignation haineuse de boucs émissaires que l’on va toujours chercher, en période de crise, du côté des immigrés, des sans-papiers et des jeunes des quartiers, et non pas des capitalistes fauteurs de crise. Au-delà des élections, il est urgent et nécessaire de reconstruire un front antifasciste et antiraciste large.


Pour la suite, même si on ne se fait aucune illusion sur l’alliance électorale de type gauche plurielle qui se dessine aujourd’hui entre le PS, Europe Écologie et le Front de gauche, et même si la défaite de la droite dimanche 21 mars est quasi annoncée, il faut qu’elle soit la plus cinglante possible: le NPA appelle donc à battre la droite et l’extrême droite dans toutes les régions. À nous de convaincre maintenant que cela ne sera pas suffisant et que les prochains rendez-vous devront être sociaux et dans la rue.


Myriam Martin



NPA: Des bilans à tirer

Disons-le clairement, les résultats obtenus par le NPA à ces élections régionales ne sont pas bons.


La moyenne sur l’ensemble des 21 régions où nous étions présents s’établit à 3,4%. Si on ne tient pas compte des trois régions où le NPA a fait alliance avec le Front de gauche, les résultats s’établissent à 2,85% contre 4,98% de moyenne nationale lors des européennes de 2009. C’est donc un très net affaiblissement.


Dans aucune de ces dix-huit régions, nous ne franchissons la barre des 5%, même si avec 4,99% il s’en faut de quelques dizaines de voix en Basse-Normandie. Dans les trois régions où nous faisions liste commune avec le Front de gauche, les résultats sont un peu meilleurs.


C’est surtout vrai dans le Limousin avec 13,13% où la liste se maintiendra au second tour suite aux positions inacceptables du PS. En revanche, en Pays de la Loire, pour quelques dizaines de voix là encore, la liste n’atteint pas les 5%, bien loin des scores cumulés des élections européennes.


L’abstention qui s’élève à 53, 6% a une nouvelle fois particulièrement touché les quartiers populaires avec des chiffres de participation n’excédant pas les 30% dans de nombreuses villes, parfois moins. Toutefois, lors des élections européennes de 2009, l’abstention avait atteint 59, 37%.


D’une élection à l’autre et même si les deux scrutins ne sont pas de même nature, il y a donc eu une petite augmentation de la participation de 5,8%. L’abstention ne saurait donc expliquer notre baisse. Sur les dix-huit régions conduites par une tête de liste NPA, nous perdons 258 000 voix, soit 35% des suffrages de juin 2009. Les études sur la composition et la structuration des électorats permettent de tirer de premiers enseignements (voir notamment l’étude du CSA sur son site). À ces élections, les votes en faveur du NPA apparaissent clairement comme issus de l’électorat classique de l’extrême gauche. Dit autrement, c’est surtout parmi les ouvriers et les employés que nous perdons du terrain.


Autre modification majeure par rapport à toutes les précédentes consultations, la forte asymétrie dans le rapport homme/femme de notre électorat. À ces régionales, le ratio s’établit à 65 électeurs pour 35 électrices contre une parité parfaite auparavant. Difficile de ne pas faire le rapprochement avec la présence et la médiatisation d’une candidate voilée sur une liste du NPA.


Mais cette explication, si elle est bien réelle, ne saurait expliquer la faiblesse de nos résultats. Globalement, c’est d’ailleurs l’ensemble des scores à la gauche du PS qui sont décevants, l’extrême gauche en général étant particulièrement touchée. La faiblesse de la mobilisation sociale à cet automne a bien sûr pesé lourd. Fondamentalement, face à la brutalité de la crise, face à la violence de la politique du gouvernement Sarkozy, nous n’avons pas démontré qu’il était utile de voter pour nous.


Le rejet des conséquences de la crise demeure pourtant fort dans ce pays. Face à la droite et sa politique de destruction sociale, il y a urgence à imposer des politiques de rupture, des politiques anticapitalistes et donc indépendantes du Parti socialiste. À nous désormais de trouver les voies pour rendre notre projet audible plus largement.



Régionales :
le vote du Front de gauche et d’Europe écologie

Avec ce premier tour des élections régionales, Europe Écologie s’installe comme deuxième force politique de gauche et le Front de gauche parvient à enrayer le déclin du PCF.


Si la poussée du PS est manifeste, ce n’est pas le seul enseignement des régionales pour la gauche. En accordant 12, 47% des suffrages à Europe Écologie et 6,95% au Front de gauche présent dans dix-sept régions (dont trois en alliance avec le NPA), électrices et électeurs de gauche ont voulu marquer leur préoccupations écologistes et sociales à des socialistes sourds à ces aspirations.


Même si son score est inférieur à celui obtenu aux européennes, le rassemblement Europe Écologie s’installe au plan électoral comme la seconde force politique à gauche. Les raisons de ce succès sont multiples. Au premier plan, des préoccupations écologistes fortes dans la population, liées pour l’essentiel à l’inquiétude sur l’avenir de l’humanité du fait de la crise climatique.


Même si le programme des Verts et de leurs alliés ne porte pas une réponse à la hauteur des enjeux ce qui supposerait de rompre avec le modèle de production capitaliste, il n’en demeure pas moins qu’ils incarnent l’écologie plus que quiconque. Les écolos captent en même temps une aspiration au renouvellement de la classe politique même si cela ne correspond pas à la réalité car les principaux responsables de ce courant politique sont largement mouillés dans le jeu institutionnel, en alliance avec le PS, dans les conseils régionaux sortants et au gouvernement entre 1997 et 2002.


Du côté du Front de gauche, le résultat est plutôt bon dans le contexte. Il est difficile de comparer d’une élection à l’autre car en 2004, le PCF a présenté des listes indépendantes dans sept régions alors que le Front de gauche était présent cette fois dans dix-sept d’entre elles.


Mais pour prendre deux exemples comparables, le PCF perd en pourcentage en Île-de-France, en Auvergne et en Limousin (ici malgré une alliance large allant jusqu’au NPA) et gagne des points en Aquitaine. Aux régionales, le Front de gauche enregistre une moyenne de 6,95% contre 6,45% aux européennes mais avec des résultats très contrastés et des pointes dans les bastions traditionnels PCF. Le fait est qu’en choisissant l’alliance avec le Parti de gauche, le PCF, lors de ces deux élections, a enrayé son déclin continu entamé dans les années 1980 sans pouvoir toutefois inverser la courbe et rencontrer une dynamique nette.


« (Les) élus (du Front de gauche) agiront sans trêve pour que les régions soient des boucliers face à la politique antisociale du pouvoir et des lieux d’innovation pour des politiques alternatives au libéralisme » indiquait l’éditorialiste de l’Humanité, le 16 mars. Un discours déjà entendu en 2004 quand le PCF, allié du PS, prenait la direction d’une écrasante majorité de régions et qui ne s’est pas traduit dans les faits.


Le Front de gauche est confronté à d’épineuses questions. Celle du leadership entre Jean-Luc Mélenchon et les dirigeants communistes avec une concurrence qui ira crescendo en avançant vers les présidentielles. Celle des rapports avec le PS, tant le risque est fort de décevoir les espoirs populaires dans un gouvernement d’union de la gauche relooké. Malgré tout, nous sommes prêts à la fois à poursuivre le débat avec le Front de gauche sur les perspectives politiques et à agir ensemble pour bloquer la politique de Sarkozy tout de suite, et d’abord en œuvrant au succès de la mobilisation pour la défense des retraites.


Fred Borras


Paru dans Hebdo TEAN # 47 (18/03/10).

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 10:08

En Bretagne, dans le Limousin et en Picardie, la gauche n'est pas parvenue à un accord pour le deuxième tour. Explications.


Une mêlée du rugby (Frederic Humbert/Flickr)


Quelque 48 heures de négociations, quelques confusions, des portes fermées ou claquées… Le PS, Europe Ecologie et le Front de gauche sont parvenus à un accord dans la quasi-totalité des régions afin de fusionner leurs listes pour le deuxième tour des élections.


Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a annoncé que seules deux régions n'étaient pas parvenues à un accord. Concernant la Picardie, il a déclaré ne pas être au courant d'une absence d'entente.

Les négociations ont duré jusqu'à la dernière minute du dépôt officiel des listes, fixé ce mardi à 18 heures.


Dans le Nord-Pas-de-Calais, à une heure et demie du dépôt des listes, Fabien Roussel, porte-parole du PCF Nord, ignorait encore si le Front de gauche fusionnerait avec le PS.

Le socialiste sortant, Daniel Percheron (29,16%), n'avait toujours pas trouvé d'accord avec Alain Bocquet du Front de gauche (10,78%). Le FdG réclamait 20 élus contre 19 dans la précédente législature. Le PS refusait de leur accorder plus de 16 sièges.


Finalement, FdG et PS fusionnent bien pour le second tour. Fabien Roussel précise :

« Nous ne participerons pas à l'éxecutif. Nous conservons notre liberté. »*** (Note du blog: Pardon???)

En Bretagne, en Picardie et dans le Limousin, la gauche n'est pas parvenue à fusionner ses listes.


Bretagne : le PS n'a pas besoin d'Europe Ecologie


Lundi soir, alors que Claude Bartolone annonce un accord national entre Europe Ecologie et le PS, reste un désaccord majeur : la Bretagne.

Les deux listes n'ont pas trouvé d'accord pour le second tour et ont annoncé une triangulaire. Le président socialiste sortant, Jean-Yves Le Drian, fort de ses 37,19% des voix, a rejeté la liste EE de Guy Hascoët (12,21%).

Christian Guyonvarc'h, militant UDB et candidat Europe Ecologie en Bretagne,  accuse le PS d'avoir refusé tout dialogue. Les écologistes réclamaient 14 ou 15 sièges alors que Jean-Yves Le Drian refusaient d'en négocier plus de 10. Une attitude contestée par EE :

« Le PS a refusé d'appliquer les règles de la proportionnelle. Pour se justifier, Jean-Yves Le Drian a voulu imputer sur notre quota des candidats écologistes qui ne représentent qu'eux-mêmes. C'est là l'explication mécanique de l'impossibilité de trouver un accord.

Après, il y a aussi des raisons politiques. Notre liste présente René Louail, un candidat de l'agriculture traditionnelle, paysanne. Là-dessus, le PS est plus proche de l'UMP et de Bernadette Malgorn [candidate UMP, ndlr] que d'Europe Ecologie.

Ni le PS, ni l'UMP ne veulent remettre en cause l'agriculture productiviste, pourtant responsable de la pollution de la Bretagne. »

Dans un communiqué envoyé en fin de journée, Bretagne Ecologie (associée au PS) récuse toute divergence politique et regrette l'attitude d'Europe Ecologie :

Le programme porté par Jean Yves Le Drian a été approuvé par Europe Ecologie Breizh comme mettant effectivement l'écologie, dans ses dimensions sociales, économiques et environnementales au cœur du projet régional.

[…] Bretagne Ecologie, qui a toujours prôné un rassemblement constructif à gauche, regrette, qu'au final, tout se passe comme si le seul programme d » Europe Ecologie consistait à en découdre avec le parti socialiste. »

Si, malgré la Bretagne, PS et écolos se félicitent de leur accord national, Cécile Duflot ne cache pas son agacement contre les socialistes bretons dont la liste (PS, PCF et dissidents Verts) a été déposée… dès lundi soir.


Limousin : le NPA rejeté par le PS


Si le PS est bien parvenu à un accord avec Europe Ecologie (au petit score de 9,73%) dans cette région ancrée à gauche, c'est avec la liste PCF-PG-NPA que la fusion ne se fera pas.

Le président socialiste sortant, Jean-Paul Denanot (38,05%), refuse d'intégrer la liste conduite par Christian Ardouin (13,13%) à cause du NPA.

Stéphane Lajaumont, candidat de la liste antilibérale Limousin terre de gauche, parle de « bras d'honneur » du PS :

« On a annoncé dès le début qu'on appellerait à une liste unitaire pour que la droite fasse le moins de voix. Hier, on a discuté et on s'est mis d'accord pour six sièges.

Concernant la façon de gérer la région, notre but n'est pas de jouer les francs-tireurs et de bloquer les dossiers. On tient seulement à la diversité politique. »

L'une des divergences de programme concernait la ligne de TGV Limoges-Poitiers, rapidement évacuée pour des raisons de calendrier : le débat ne surviendra qu'après 2014, soit au moment des prochaines élections régionales.

Pour Stéphane Lajaumont, la seule explication valable à cet échec est à chercher du côté de la culture hégémonique du PS :

« La fédération socialiste de la Haute-Vienne a dit clairement “On ne veut pas du NPA”. Le PS de la Creuse et de Corrèze ont essayé de nous héberger sur leurs listes mais on a refusé : on a nos implantations.

Je rappelle que tout cela se passe malgré les pressions de François Hollande et l'engagement initial de Jean-Paul Denanot. C'est une triangulaire dont on n'a pas voulu. »

Le secrétariat national du Parti de gauche déplorant « le résultat lamentable des réflexes dominateurs du PS » et étant assuré de l'échec de la droite, Jean-Luc Mélenchon prévoit un meeting à Limoges le 18 mars et appelle « sans réserve les électeurs de gauche à soutenir au second tour la liste Limousin terre de gauche. »


Picardie : le président de région n'ouvre pas la porte

C'était pourtant bien parti. Une alliance entre Claude Gewerc, le président socialiste sortant (26,62%), Europe Ecologie (9,98%) et le Front de gauche (5,35%) était quasiment scellée.

Jusqu'à la porte claquée par le Front de gauche lundi soir. Depuis, c'est face à la porte fermée de Claude Gewerc que le Front de gauche tente de négocier. Brigitte Dionnet, cadre du PCF, nous a répondu depuis Amiens où elle patiente avec Thierry Aury, la tête de liste FdG :

« On est à la région depuis ce matin et le président refuse toujours de nous recevoir. Attendez… Là, Thierry Aury vient de forcer l'escalier pour aller lui parler.

On nous a d'abord donné trois sièges. La proportionnelle nous en donne quatre ou cinq. Nous, on veut démarrer les négociations à cinq pour en obtenir quatre.

Hier, j'ai téléphoné à Claude Gewerc qui m'a répondu : “Dis à tes camarades que ce sera trois ou rien ! ” Claude Bartolone est venu pour essayer de régler ça. »

Dans ce cas, les divergences de projets ne sont pas vraiment en cause :

« On ne va pas refaire un programme entre les deux tours. On a des idées à défendre au sein d'une majorité. Ce qu'on veut, c'est faire respecter la proportionnelle du premier tour.

Bon, la porte est toujours fermée… Notre tête de liste est devant et le président l'a bloquée. »

A 17h55, Claude Gewerc n'avait toujours pas ouvert la porte. L'accord ne sera pas fait, à la grande déception et incompréhension du FdG.

Photo : une mêlée (Frederic Humbert/Flickr)


Note du blogueur:


*** Et dire qu'on a essayé (et assez joliment réussi globalement) de nous faire croire que "l'unitééééé" avait échoué avec le PCF ou le Front de Gauche ou vice versa, uniquement à cause du NPA qui s'enfonçait dans le sectarisme avec sa "prétention" à ne pas entrer dans les exécutifs avec le PS, et voilà que...

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Bon, faut dire aussi que pas mal de gens nous avaient annoncé leur envie de nous punir pour présenter une femme voilée, non éligible. Rappelons que ceux ( PCF et PS) qui ont dit des âneries sur ce sujet (le fameux "opium du peuple" de Marx à la rescousse ) ont eux même chacun une élue qui porte le voile et que çà ne dérange personne ... Pas plus que ce prêtre ( un peu à droite de la droite ?) qui siège en soutane dans le Morbihan:

Insolite: un moine sur une liste aux municipales
Publié le 03 mars 2008 


A Plouharnel (56), sur la liste du maire sortant, Gérard Pierre, divers droite, un moment proche de Philippe de Villiers, figure le frère Pierre-Marie Jourdan, 59 ans, économe de l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan. La liste «Plouharnel ensemble» n’ayant pas de concurrence, le frère Jourdan devrait siéger au conseil aux côtés de 18 autres élus. La chapelle de l’abbaye Saint-Michel de Kergonan, où sont les soeurs bénédictines, a été détruite par un incendie en avril dernier. Un épisode qui semble avoir été le détonateur de l’engagement du frère Jourdan dans la vie publique. Il indique :

"C’est un concours de circonstances. À la suite de l’incendie de la chapelle des moniales, on a assisté à une prise de conscience et à une solidarité assez remarquable de la population. Le maire et le frère supérieur de l’abbaye ont réfléchi et abouti à l’idée d’une candidature d’un religieux".

Il n’a pas levé le doigt pour se porter candidat, simplement obéi à Don Philippe Piron, père abbé.

"J’ai accepté. Le moment est propice aujourd’hui pour être un peu plus présent dans la vie de la commune".

Si, comme tout bénédictin, la priorité est le recueillement et le silence, le frère Jourdan, en tant qu’économe, est le religieux qui a le plus de relations avec la vie locale. Comme élu, le frère Jourdan siégera en habit.


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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 09:26
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Au second tour, amplifier la déroute de la droite

Porter les vraies valeurs de gauche

16 mars 2010

LIMOUSIN TERRE DE GAUCHE


Dimanche dernier, au premier tour des élections régionales, vous avez massivement rejeté la politique de Nicolas Sarkozy et manifesté votre souhait de voir mis en œuvre, à gauche, des choix plus résolument offensifs contre le libéralisme.


Avec 36.000 voix et plus de 13 % des suffrages exprimés, la liste « Limousin Terre de Gauche », à créé l’événement. Associant pour la première fois le Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche), le NPA, les Alternatifs, GAEL (Gauche Alternative Ecologiste Limousine) et des personnalités, elle ambitionne de construire à gauche un rassemblement autour d’un projet en rupture avec le capitalisme et le social libéralisme.


Fidèles aux engagements pris durant la campagne, nous avons engagé, dès dimanche soir, des négociations avec les autres partenaires de la gauche, en particulier le PS, afin de construire ce rassemblement le plus large possible au second tour, dans le respect de la diversité des sensibilités.


Avec l’objectif de battre la droite et de mettre en œuvre, au sein du conseil régional, des orientations répondant aux attentes et aux besoins des habitants de la région.


Nous étions sur le point de parvenir à un accord lundi, en début d’après-midi, lorsque la fédération de la Haute-Vienne du PS a déclaré refuser toute présence de candidats NPA sur la liste Haute-Vienne et a interrompu, unilatéralement les discussions.


C’est là un déni de démocratie, un affront au suffrage universel, à tous ceux qui ont porté leurs suffrages sur notre liste, et plus largement à l’ensemble des électrices et électeurs de gauche, attachés au rassemblement.

Nous n’acceptons ni les arrangements ni les renoncements. Ils sont à l’origine de l’abstention massive du premier tour traduisant le rejet des arguments politiciens et condamnant l’abandon de toute ambition à transformer la société.


De toute évidence, le PS limousin avait décidé, dès le départ, de ne pas aboutir, à une liste d’union.


Le Parti Socialiste porte aujourd’hui, seul, la responsabilité de l’échec de l’union.


Conduits à une triangulaire qu’ils ne souhaitaient pas, les candidats de la liste Limousin Terre de Gauche vous appellent à manifester dans les urnes cette volonté de rassemblement en votant massivement en leur faveur dimanche prochain 21 mars, lors du second tour.


Ce sera la meilleure façon d’amplifier la déroute de la droite constatée au premier tour et élire des conseillers régionaux porteurs d’un programme en phase avec les vraies valeurs de gauche.



M E E T I N G

Jeudi 18 mars 2010

A 20 h 30

LIMOGES

Pavillon Buxerolles (Parc des Expositions)

avec

Christian AUDOUIN – tête de liste régionale

Patrice BESSAC – Parti Communiste Français

Jean-Luc MELENCHON – Parti de Gauche

Alain KRIVINE – NPA

Roland MERIEUX - Alternatifs

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 09:38

La liste d'alliance PCF-Parti de gauche-NPA conduite par Christian Audouin (PCF), créditée de 13,13% des voix au 1er tour des régionales en Limousin, a annoncé lundi son intention de se maintenir au second tour après l'échec des négociations avec le PS.


« Malgré notre appel à l'unité, on est conduit à se maintenir au second tour, par la faute entière et exclusive de la fédération PS de Haute-Vienne », a indiqué Stéphane Lajaumont, porte-parole du NPA et N.3 de la liste « Limousin, terre de gauche » en Haute-Vienne.


Selon lui, le PS, dont la liste conduite par le président sortant Jean-Paul Denanot est arrivée en tête au 1er tour avec 38,05% des voix, a refusé la présence d'un représentant du NPA sur la liste départementale de Haute-Vienne. Il devrait donc y avoir une triangulaire dans cette région.


Source : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Limousin-le-Front-de-gauche-NPA-veut-se-maintenir-au-second-tour_6346-1298424-fils-tous-Une_filDMA.Htm
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 08:25

Réactions suite au premier tour des élections régionales

 

La liste "VraimenT A Gauche !, Liste Unitaire, Anticapitaliste et pour une Ecologie Radicale" prend acte des résultats. Cette élection a été marquée par un fort taux d’abstention. Celui-ci est dû à la crise économique, à la montée du chômage et de la misère qui favorisent, malheureusement, le repli sur soi.

Malgré nos efforts pour faire entrer la "vraie vie" (chômage, misère sociale, dégâts du productivisme…) dans la campagne, les "grands" partis ont fui ce débat au profit de querelles de caniveau. Nous ne sommes pas parvenus, avec nos moyens limités à convaincre qu’un vote anticapitaliste et pour une écologie radicale serait un encouragement aux luttes, qu’une défaite cuisante de la droite aiderait à redonner l’espoir.

Pour un grand nombre d'abstentionnistes, infliger une défaite à la droite passera forcément et uniquement par le terrain des luttes. C’est pourquoi, nous appelons dès aujourd’hui à la mobilisation pour l’emploi, contre la casse des acquis sociaux (retraites,...) en manifestant le 23 mars et en participant aux différentes luttes du privé et du public.

Pour le deuxième tour, nous appelons à battre la droite de l’UMP et du Modem. Nous remercions les électrices et électeurs qui nous ont, dans ce contexte difficile, apporté leurs suffrages et leur soutien.

Le NPA, les militants du Parti de Gauche (MPG), les objecteurs de croissance (AdOC, MOC), militants syndicalistes et associatifs allons maintenant, prendre le temps de tirer un bilan plus détaillé de ces élections et allons poursuivre le chemin commencé ensemble.

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