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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:13


"Je ne me voyais pas faire un meeting à Lorient sans passer à la SBFM" résume Olivier Besancenot. Le leader du NPA était en escale pour la 5è fois à la Fonderie de Bretagne aux côtés de Pierre Le Méhanès, figure charismatique de la lutte des ouvriers. Au changement d'équipe, distribution de tracts, avec les drapeaux NPA et CGT mêlés.
Le reportage de Catherine Lozac'h et Patrick Hernot

2 mars 2010 à 17h07 - 

 

Il avait promis de revenir une fois la lutte gagnée. Olivier Besancenot, chef de file du NPA, a fait escale hier à la Fonderie de Bretagne (ex SBFM), à Caudan (56). Une visite qui s'inscrivait évidemment dans son carnet de campagne des régionales.


 

En début d'après-midi, Olivier Besancenot, leader du NPA (nouveau parti anticapitaliste), s'est prêté sous les caméras et les appareils photo à l'exercice de la distribution de tracts à la sortie de la Fonderie de Bretagne. Pour le postier le plus célèbre de France, habitué des lieux, l'usine reste d'ailleurs la SBFM.


Ce matin, il a discuté avec des ouvriers à propos de leur lutte et de la situation actuelle de l'entreprise. Un meeting avant l'heure ? Le charismatique leader CGT, Pierre Le Ménahès, se défend de toute récupération. "Olivier Besancenot a été un soutien sans faille et un relais national important."


Meeting ce soir à Lorient


Entre les deux hommes, la tête de liste du NPA aux régionales, Laurence de Bouard, était presque discrète. Mais l'escale bretonne du fondateur du NPA est bien une visite de campagne. Ce soir, elle reprend sa forme traditionnelle à 20 h 30 à la salle Cosmao-Dumanoir à Lorient. Demain, c'est dans sa région que la tête de liste du NPA en Ile-de-France continuera sa campagne régionale.

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:41
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Le PS à la manœuvre. Les associations, ciment des solidarités dans les classes populaires ou simple courroie de transmission au service des pouvoirs publics ?


Le PS a une nouvelle fois fait son choix à Aix-en-Provence en retirant les 50 000 euros de subventions que recevait chaque année l’association CLCV d’Aix (Consommation, logement et cadre de vie).


À l’origine de cette décision des conseils général et régional (dirigés par Guerini et Vauzelle, tout deux au PS), le choix de la présidente de l’association, Nathalie Leconte (PCF), de conduire la liste unitaire anticapitaliste (NPA, PCF, PG) « Aix à Gauche » aux dernières municipales partielles, il y a un peu moins d’un an.


En effet, tandis que le PS d’Alexandre Medvedowsky partait avec le Modem, rompant ainsi l’ancienne « Union de la gauche », le PCF et Nathalie faisaient le choix de construire à nos côtés une gauche de combat, anticapitaliste et écologiste, indépendante du social-libéralisme. Apparemment, « Medve » n’a pas vraiment apprécié que la gauche relève la tête sans lui. Les rumeurs de pratiques douteuses de sa part semblent donc se confirmer puisque dès le lendemain des élections, de premières menaces à l’encontre de l’association ont commencé à être entendues.


Aujourd’hui, le CLCV a dû licencier l’ensemble de ses salariés et ne tourne plus que grâce au bénévolat de quelques retraités. Du côté des quartiers populaires, c’est un outil de résistance qui s’apprête à disparaître.


Face aux expulsions, le CLCV a toujours été un acteur important des luttes pour la rénovation et le relogement de dizaines de locataires. Résister aux politiques urbaines et « sociales » désastreuses de l’UMP au pouvoir était la raison d’être de l’association et de ses salariés et bénévoles. Du côté du PS, plutôt que de résister et de faire de la politique, on s’occupe à régler ses comptes, au détriment de la population.


Alors qu’André Guinde parle d’ « égarement » de ses anciens alliés politiques et que Medve qualifie le CLCV « d’amicale de locataires »(1), c’est toute la gauche de combat, des militants, des habitants, des bénévoles qui étaient présents à la conférence de presse de l’association. Nathalie Leconte y a fustigé l’action des sociaux-libéraux, qui infligent une double peine aux habitants : accompagner le capitalisme et détruire les résistances.


Entre le CLCV et des dizaines d’autres associations qui peinent au quotidien, tel que Radio Zinzine, radio militante associative locale, qui galère depuis plusieurs mois faute de subventions et à qui le conseil général veut retirer l’attribution de ses locaux (2), la gauche associative aixoise est bien mal en point.

 

Dans les semaines et mois à venir, nous resterons solidaires de cette association, qui comme des dizaines d’autres, subit au quotidien les pressions des politiques publiques, butte contre les choix manichéens entre indépendance et subventions. Nous serons « rassemblés dans les luttes et unis pour agir » comme le disait notre slogan de campagne. Cette unité électorale que nous avons conclue, nous continuerons à lui donner une réalité dans les luttes locales. Mais avant tout, ce n’est que par la solidarité et l’action des habitants du quartier eux-mêmes que le CLCV pourra sortir la tête de l’eau, faire plier le PS pour ensuite résister face aux dégâts du capitalisme libéral. Dès la fin de la conférence de presse, plusieurs camarades du NPA ont d’ores et déjà commencé par adhérer à l’association, un premier soutien qui en appelle d’autres !

1. La Provence, dimanche 14 février 2010
2. Une pétition réunissant 3 000 personnes a permis à la radio libre d’avoir six mois de sursis, mais ils ont encore besoin de nous :
www.radiozinzineaix.org

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:38
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Ici, pas la queue d’un Georges Frêche et pourtant une liste alliant NPA, PCF, PG, FASE, Alternatifs et décroissants a vu le jour et mène une campagne offensive.


Des points de clivage auraient pu favoriser des listes concurrentes : présence dans l’ancienne mandature de six élus PCF et proposition du PS de les reconduire dès le premier tour ; dossiers « chauds » comme la LGV (ligne grande vitesse dont la région devrait payer une part importante au détriment de la ligne traditionnelle Paris-Orléans-Limoges-Toulouse)  ; subventions aux entreprises (comme « l’avance remboursable » à la société Sonas et sa polémique entre le président de région PS Denanot et Besancenot) et enfin l’épineuse question du rapport à l’exécutif.


La base de l’accord conclu après des discussions longues et « musclées », tient d’abord à la volonté de la base militante des différentes organisations. Quand la grande majorité des cadres et des élu-e-s sortants du PCF voulaient renouveler l’accord avec le PS, c’est plus de 80 % de ses militants qui se prononçaient pour des listes autonomes, démonstration que la rupture avec une cogestion socialiste « pieds et mains liés » est définitivement actée.


Même son de cloche au NPA, lors du débat sur les régionales, la position qui prônait de ne pas faire de la question du second tour et de l’exécutif un préalable à la discussion unitaire, est votée de manière majoritaire.


Comme le souligne la charte conclue entre les différentes organisations : « Notre accord politique s’avérera alors possible, étant entendu que si des points de désaccord se manifestent entre les composantes de la liste (...), ils pourront se traduire par des votes différents. La liberté de vote pour chaque formation et chaque élu est un principe reconnu et admis. » Sur l’ensemble des points du programme, c’est une véritable cohérence qui a été le fil rouge de la construction unitaire.


Avec des avancées de chaque côté pour « ne pas faire manger leur chapeau » aux élus sortants et prendre acte que la situation sociale et politique nécessite une véritable rupture. Restait à donner une image équilibrée à cette liste et c’est un partage des têtes de listes qui a été opéré (PCF en haute-Vienne, PG en Creuse, NPA en Corrèze). La tête de liste régionale revenant au PCF.


Pourquoi ce qui s’est fait ici n’a pas été possible ailleurs ? La question reste d’actualité et c’est timidement que chaque composante au niveau national soutient cette liste atypique. Pourtant, deux meetings se sont déjà déroulés en terre limousine, le premier à Tulle avec Buffet (PC), Coquerel (PG) et Nguyen (NPA) et le second à Guéret avec Mélenchon (PG), Bessac (PC) et... Nguyen. Un troisième meeting clôturera la campagne à Limoges, avec Grond (NPA), Wurtz (PC) et Billard (PG).


Outre ces moments phares, c’est une véritable campagne de terrain alliant tractage commun et réunions décentralisées, coordonnés par l’ensemble des composantes. Même si le programme n’est pas « assez rouge » pour certains, si la perte d’influence élective est synonyme de recul pour d’autres, il faut remettre un peu d’humain dans cette affaire. Le constat est sans appel : confrontation de différentes histoires et cultures politiques, respect commun et un objectif partagé, redonner l’espoir, changer les rapports de forces et proposer une alternative au capitalisme. C’est une aventure où des termes comme solidarité et fraternité reprennent des couleurs : des couleurs rouge vif et vert foncé !

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 08:52



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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 09:58



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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 09:44
2010-02-25-Meeting-VraimenT-A-Gauche-a-Brest--1-.jpg



Malgré la période de vacances scolaire, une salle de la Maison des syndicats presque remplie, a écouté les interventions.

 Josette Brenterch, candidate Brestoise est intervenue sur les questions sensibles à Brest que sont : la filière de démantèlement des vieux navires,  la gestion publique de l'eau et contre  le vote par machine électronique, pour le retour au vote papier.

 Ensuite,  Roland Jaouen, un des responsable Finistériens du Parti de Gauche a expliqué son engagement dans cette liste unitaire, et la division du PG qui a conduit les dissidents en Bretagne à se mettre en association sous le nom de ''Militer Pour la Gauche''.

Louis Le Pape, membre du Conseil Politique National du NPA a exposé les efforts déployés en vain pour parvenir à une liste unitaire à gauche de la gauche, déterminée à ne pas abandonner son programme pour rentrer dans un exécutif régional dominé par les socialistes.

Ce fut ensuite le tour de Jean Marie Robert, tête de liste du Morbihan, animateur du Mouvement des Objecteurs de Croissance d'insister sur la spécificité de son engagement politique et les convergences importantes entre le NPA et le MOC, travail en commun qui ne devraient pas s'arrêter au soir de ces régionales.

Laurence de Bouard tête de liste régionale VraimenT A Gauche a ensuite brossé à grand trait le programme de la liste unitaire, en opposition à la droite comme aux renoncements à mener une politique vraiment à gauche de la majorité sortante.

A la sortie, par paquets, tracts et affiches étaient distribués pour  alimenter les dernières semaines  de la campagne.

Un premier tour de chauffe avant le grand meeting de Lorient,

 mardi 2 mars à 20h30 Salle Cosmao avec Olivier Besancenot
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 08:36
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Alternative Libertaire (AL), Les Alternatifs, Fase, Nouveau PartiAnticapitaliste (NPA), Parti de Gauche ( PG), Parti Communiste Ouvrier de France (PCOF).


Nicolas Sarkozy a confirmé son obstination à de réformer le système des retraites, lors du troisième sommet social qui s'est réuni le lundi 15 février. Même si le contenu de cette contre-réforme n'est pas encore connu, différentes pistes de régression sont dessinées. En particulier, les deux plus importantes sont l'allongement de la durée de cotisation et le recul de l'âge légal du départ à la retraite.


A cela s’ajoutent de nombreux coups portés aux droits du plus grand nombre : le passage de un million de personnes en « fin de droits » dont sont victimes les chômeurs et les précaires et qui les laissent sans ressource ; une réduction des effectifs de la Fonction publique et en particulier de l'Éducation nationale, immense plan social public ; la chasse aux personnes sans-papiers, familles et salariés ; la multiplication des fermetures d’entreprises de grands groupes qui font des profits immenses (Philips à Dreux, Total à Dunkerque) ; la poursuite de la contre-réforme Bachelot qui liquide des hôpitaux,


Sur tous ces fronts, des résistances se développent, comme celles des ouvriers de Total, des travailleurs et travailleuses sans-papiers en lutte pour leur régularisation, des enseignants, élèves et parents…

S'agissant des retraites, les signataires refusent ces nouvelles attaques annoncées contre les salariés et la population pour leur faire payer les frais de la crise. Les pensions de retraite sont déjà si basses ! Le recul de l'âge légal de départ ou l'allongement de la durée de cotisation aurait comme autre conséquence, notamment compte tenu de la situation globale de sous-emploi, la baisse du niveau des pensions, ce qui est inacceptable.


Alors que la productivité n’a jamais été aussi forte et que le temps de vivre aussi hors travail est une avancée considérable de civilisation.
Nous défendons le départ à la retraite à 60 ans à taux plein. D'autres choix sont possibles pour assurer le financement des pensions pour l'ensemble des salariés. Ils nécessitent une autre répartition des richesses en prenant sur les revenus du capital qui se sont accumulés au détriment de l’emploi et de la rémunération du travail.


Le débat sera lancé officiellement par le gouvernement de droite en avril pour déposer un projet de loi en septembre prochain ; d'ici là, il faut organiser les résistances.
Les organisations syndicales annoncent une journée de grève et de manifestation le mardi 23 mars. Nous la soutenons pleinement et ferons tout pour qu'elle soit une réussite.

A l'initiative de la fondation Copernic et d’ATTAC, un cadre unitaire a commencé à se réunir pour envisager les alternatives à construire. Nous y prenons toute notre place et appelons toutes les organisations politiques et sociales de gauche à s'y investir, à l’exemple de ce que nous avons réalisé pour la Poste afin de mener une campagne à la hauteur des enjeux.

Nous en appelons à l’ensemble des salariés et de la population pour en faire une grande démarche populaire et citoyenne.

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 20:42
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Nos candidats: Hubert Casel, Josette Brenterch, Estelle Tico, Michelle Le Roux, Alain Jolivet...
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 08:53

17 février 2010 -


Hier, Xavier Courtay, chef de file costarmoricain de «Vraiment à gauche!», liste «unitaire, anticapitaliste et pour une écologie radicale», a présenté ses colistiers en vue des élections régionales.


1. Xavier Courtay, 43 ans, directeur de mission locale, Plouguernével.


2. Katell Rivoal, 37 ans, ingénieur-chercheur, Saint-Brieuc.


3. Julien Roger, 21 ans, agent en maison d'accueil spécialisée, Lanvallay.


4. Monique Mélo, 61 ans, retraitée, Paimpol.


5. Guillaume Robic, 27 ans, bibliothécaire, Gouarec.


6. Sylvie Loncle, 50 ans, employée secteur maritime, Planguenoual.


7. Sébastien Jacquemoud, 29ans, facteur, Ploumagoar.


8. Hélène Tadié, 40 ans, employée de maison, Ploubezre.


9. Jérôme Sourdin, 33 ans, technicien informatique, Saint-Brieuc.


10. Sylvie Guillou, 53 ans, attachée d'administration, Ploumagoar.


11. Gérard Michel, 56 ans, retraité, Penvénan.


12. Catherine Vidale, 51 ans, employée, Ploufragan.


13. Éric Auvrouin, 47 ans, artiste intermittent du spectacle, Plestin-les-Grèves.


14. Sonam Hamon, 21 ans, salariée agricole, Plounérin.


15. François Pitre, 47 ans, salarié agricole, Rospez.


16. Marie-Odile Servel, 41 ans, préventeur de risques professionnels, Dinan.


17. Armand Zvenigorosky, 40 ans, professeur de musique, Plémy.


18. Valérie Lamboley, 39 ans, salariée marine marchande, Rospez.

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 08:36


LE BILAN

 

Une menace pour l'approvisionnement en eau


Épurer est difficile


Les stations classiques ne peuvent pas correctement traiter les nitrates et les phosphates ainsi que certains virus et bactéries dont les cyanobactéries (1).

Aucune ne peut pour l'heure traiter les micro-polluants (2) dont la présence dans l'eau a été mis en évidence ces dernières années (3). Même les fort coûteuses nouvelles techniques d'assainissement ne peuvent éliminer complétement ces substances.


De plus, le réseau de collecte ne capte que 60% des eaux polluées. Même avec une solution technique efficace, il resterait le problème du reliquat, les boues d'épuration, qu'on ne peut raisonnablement continuer à épandre comme on le fait aujourd'hui quand on ne les envoie pas directement à l'incinérateur. Les industries agro-alimentaires ne sont pas en reste avec notamment la présence de résidus de solvants dans leurs rejets d'eaux usées.


Sur-exploitation des réserves d'eau


Les eaux de surface se chargent de plus en plus de polluants et sont donc de plus en plus difficile à épurer. La qualité de l'eau recyclée se dégrade au fil du temps nécessitant un recours accru aux nappes phréatiques à l'eau de meilleure qualité et au coût de traitement plus faible pour pallier à la mauvaise qualité des eaux de surface et atteindre les seuils de potabilité réglementaires. Malheureusement la contamination de ces réserves par les polluants présents dans les eaux de surface est avéré pour nombre d'entre elles. Cette pollution est beaucoup plus difficile à traiter, il faut absolument les protéger. La préservation de ces réserves est d'ailleurs l'objet de la Directive Cadre sur l'Eau (DCE)

.

Quelle sécurité à l'heure du dérèglement climatique ?


Le dérèglement climatique risque d'entraîner une sur-exploitation de cette ressource qui aggraverait encore les problèmes de pollution et provoquerait sans aucun doute une concurrence entre l'usage domestique de l'eau et son usage par la production agricole et les industries agro-alimentaires. Guère étonnant quand on sait que les 2,1 millions de bovins, les 8,5 millions de porcs et les 65 millions de volaille de élevage intensif consomme en eau l'équivalent de plusieurs dizaines de fois la population totale de la Bretagne (15,5m3 d'eau pour 1kg de bœuf, 4,8m3 pour 1kg de porc, 3,9m3 pour 1kg de volaille).


Destruction des milieux aquatiques


Une pollution massive et diffuse trop peu visible


Les algues vertes ou les algues bleues (cyanobactéries) ne sont hélas que les symptômes visibles d'une pollution des cours d'eau par les nitrates et les phosphates, une pollution massive et diffuse au final peu visible qui génère une eutrophisation (4) des milieux aquatiques. L'eutrophisation a un impact fort sur le traitement de l'eau (élévation des coûts de traitement, altération de la qualité de l’eau distribuée, augmentation des risques sanitaires dont les cancers ), les activités récréatives, le tourisme (algues vertes, dégradation du potentiel ludique des milieux aquatiques, altération de la qualité des eaux de baignade avec un risque sanitaire potentiellement mortel, organismes indésirables potentiellement vecteur de maladies) et l'écologie aquatique (atteinte à la biodiversité). Ce phénomène entraîne aussi la disparition d'espèces de poissons.


La « bombe à retardement » du phosphore


Potentiellement bien plus grave, les sols sont saturés de phosphore mais celui-ci est retenu pour l'instant par leur couverture végétale (matières organiques). L'appauvrissement croissant des sols en matières organiques lié en partie à la concentration en phosphore peut augmenter le transfert pour l'heure assez faible du phosphore vers la surface et les eaux superficielles. Ce transfert aurait des conséquences désastreuses sur la vie aquatique alors qu'il ne serait même pas perceptible par les agronomes tant les quantités susceptibles d’avoir un impact sur la qualité des eaux sont faibles par rapport à celles mise en jeu par l'agriculture (apport de plus de 320 000 tonnes de phosphates par an). Les 30 000 tonnes déversées en excédent chaque année augmente la charge interne des sols en phosphore et laisse présager le pire.


Destr uctions des sols


Appauvrissement de la couverture végétale


La destruction des matières organiques du sol par le labourage profond et fréquent, la sur-concentration de phosphates ou de produits phytosanitaires, l'acidification des sols met à mal les nombreuses fonctions environnementales de cette couverture végétale (fertilité, résistance à l'érosion, aération et réserve en eau favorisant la biodiversité du sol, piège à métaux toxiques et micro-polluants organiques, piège à carbone, renforcement du rôle de tampon vis à vis des autres compartiments biologiques) et entraîne une dégradation du fonctionnement essentiel de l'écosystème du sol ainsi que de sa capacité à se régénérer.


Biodiversité en péril


La contamination des sols par les métaux lourds est issue principalement du passage dans les déjections animales du cuivre et du zinc ajoutés aux aliments des animaux élevés en hors-sol. Il provient plus marginalement des engrais. Cette contamination met en péril toute la biodiversité des sols sur le long terme de par le rôle fondamental du sol sur l'écosystème. Le lessivage des sols transfère une part de cette pollution aux cours d'eau.


Perte de fertilité


L'érosion des sols constitue une perte irrémédiable de fertilité. Elle est liée d'une part à la suppression des haies, talus et zones végétales massivement supprimés dans les années 1970 et d'autre part au développement de l'élevage intensif depuis les années 1960 qui a nécessité une intensification de la production fourragère au sein de laquelle le maïs occupe une place considérable. Cette pratique culturale expose toujours plus de surfaces labourées au ruissellement de l'eau.


Pollution de l'air


Des dangers de l'épandage


La production agricole pollue l'air lors de l'épandage directement ou par la suite indirectement par l'évaporation des matières épandues qui relâchent dans l'atmosphère un ensemble de substances dont les résidus de produits phytosanitaires (herbicides à 75%) toxiques même à faible dose (micro-polluants) ou les particules en suspension issu de l'activité culturale qui se nichent au fond des poumons. Ces substances ont de nombreux effets sur la santé qui vont de l'irritation des muqueuses aux troubles neurologiques en passant par les troubles de la fonction reproductive, l'aggravation des maladies cardio-vasculaires ou le développement des allergies. Les industries agro-alimentaires pollue l'air elles par les toxines libérées par les incinérateurs qui traitent leurs déchets ou l'évaporation des solvants présents dans leurs rejets d'eaux usées.


Aggravation du dérèglement climatique


L'économie agricole (production agricole et industries agro-alimentaires) est la principale émettrice de gaz à effets de serre en Bretagne (principalement Dioxyde de Carbone, Méthane et Protoxyde d'Azote) de par son activité propre (élevage, gestion des lisiers, production d'énergie) ou de par le trafic routier qu'elle génère. Elle contribue significativement à la production de gaz à effets de serre nationale. La destruction de la couverture végétale des sols libère le carbone stockée dans le sol dans l'atmosphère.


Effets croisés


L'économie agricole est une grosse émettrice d'ammoniaque et d'autres gazs qui participent à l'acidification des milieux naturels, au phénomène des algues vertes et à la production d'ozone nocive pour l'homme issu de l'élevage et de l'épandage. Par exemple, l'ammoniaque est un gaz toxique. Il participe à l'acidification des milieux naturels et donc à l'érosion des sols et amplifie le phénomène d'eutrophisation. Il provient essentiellement du stockage du lisier et de sa gestion, de l'épandage et de l'évaporation des lisiers et des engrais dans les champs.


Impact sanitaire majeur


Eau, viande, fruit, légume et air pollués !


Le problème de la pollution de l'eau est connu de tous, le problème des sols, à la source du problème de l'eau, est lui largement mésestimé mais personne ne parle jamais de la pollution de l'air générée par la production agricole. N'oublions donc pas que si nous buvons une eau polluée, à la qualité réglementaire certes mais loin d'être pure, que si nous mangeons une viande de piètre qualité chargée d'antibiotiques, que si nous mangeons des fruits et légumes chargés entre autres de nitrates et de pesticides issus de sols saturés de polluants au fonctionnement de moins en moins naturel, nous respirons aussi un air à la qualité plus que douteuse. Un des problèmes est que nulle étude publique sur la santé ne prend en compte de manière exhaustive tous ces aspects.


Des effets à court terme visibles


Hormis les désagréments liés au goût, à l'odeur ou à l'apparence des matières polluées ou polluantes, l'impact de la pollution sur la santé peut être ressenti immédiatement par le biais d'intoxications alimentaires, de malaises parfois mortels provoqués par une baignade dans un plan d'eau colonisé par des algues bleues (cyanobactéries), d'intoxications mortelles liées aux émanations des algues vertes en décomposition ou aux hémorragies et aux atteintes au système neurologique liés à l'utilisation de pesticides dont les exploitants agricoles font d'ailleurs les frais en premier.


Des effets à long terme potentiellement beaucoup plus destructeurs


Il est aisé de faire correspondre une pollution ponctuelle avec une intoxication. Il l'est beaucoup moins de relier une pollution diffuse mais massive aux multiples effets croisés. On peut par exemple citer les effets mutagène ou cancérigène des micro-polluants tels que les métaux lourds ou les pesticides qui ne s'exprime qu'après de longues années d'exposition mais qui ont des effets beaucoup plus destructeurs de par leur durabilité. On peut aussi se poser des questions sur les effets de la stérilisation des aliments par des matières radioactives.


Menace sur la souveraineté alimentaire


Cultures hors sol en plein champ


Les nécessités de l'élevage intensif ont suscité un travail du sol, un enrichissement et une utilisation de produit phytosanitaires (insecticides, pesticides, fongicides, herbicides) toujours plus important qui ont détruit sa couverture végétale et entraîné une perte massive de sa fertilité accompagnée d'un dérèglement majeur de son fonctionnement interne et l'aggravation de phénomènes déjà à l'œuvre (lessivage des sols, inondations, érosion). Ce dérèglement provoque une fuite en avant dans l'usage d'engrais pour maintenir le niveau de production, engrais qui sont produits par les multinationales de la chimie.


Fuite en avant technologique


La production agricole intensive nécessite une technicité croissante face aux problèmes qu'elle génère. L'écart se creuse entre les bureau d'études et l'exploitant agricole. L'utilisation des PGM (Plantes Génétiquement Modifiées) et d'aliments de plus en plus complexes en est l'illustration. Les technologies utilisées ne sont bien souvent pas dans le domaine public mais bien dans les mains de l'agro-business.


Notes

  1. Les cyanobactéries sont une famille d'algues qui prolifèrent particulièrement dans les milieux aquatiques qui subissent un phénomène d'eutrophisation. Elles peuvent être toxique par contact, inhalation ou ingestion et leurs effets vont de la démangeaison à l'atteinte au système neurologique.

  2. Les micro-polluants sont des polluants toxiques à très faible dose tels que les métaux, les pesticides ou encore les molécules médicamenteuses issues des traitements antibiotiques des animaux d'élevage par exemple. Certains ont un effet destructeur immédiat, d'autres ont une action chronique et insidieuse potentiellement beaucoup plus grave de par son caractère diffus et son impact à long terme. Une fois déposés sur le sol, ils s'y concentrent ou migrent avec l'eau vers les nappes phréatiques. Une partie gagne l'air par évaporation ou lors des épandages. Une autre partie est emportée par le lessivage des sols jusque dans les cours d'eau.

  3. L'Europe exige le traitement de ces micro-polluants via la Directive Cadre sur l'Eau (DCE).

  4. L'eutrophisation est modification et dégradation d'un milieu aquatique liée en général à un apport exagéré de substances nutritives (ex: nitrates, phosphates) qui augmentent la production d’algues et de plantes aquatiques.


Un coût Écologique, sanitaire, social et économique terrible


La pollution entraîne des difficultés d'assainissement (fonctionnement entravé, technologies de pointe coûteuses, mise aux normes) et de distribution d'eau potable (fermeture de points de captage, interconnexions) qui ont un coût insupportable pour les usagers du service de l'eau. Elle provoque des dommages collatéraux aux activités touristiques et de loisirs (image du territoire, risques d'intoxication, destruction des milieux aquatiques). On imagine le coût terrible des effets à long terme sur une santé qui n'a pas de prix. La facture est déjà lourde pour soigner les effets d'un mal dont la cause est connu depuis longtemps : la concentration de plus de la moitié des élevages de notre pays dans un territoire qui représente seulement 6% de la SAU (Surface Agricole Utile).


Les effets sont tels qu'on peut légitimement se demander comment l'être humain pourra survivre longtemps dans un milieu naturel si dégradé. Le pire est que ce système ne profite qu'aux plus gros producteurs et aux actionnaires des grands groupes financiers de l'agro-alimentaire qui spéculent sur les marchés mondiaux. Les exploitants de base en restent eux condamner à produire beaucoup et de mauvaise qualité pour un faible revenu (parmi les plus bas de France).


L'agriculture doit revenir à la raison : elle ne peut continuer à fonctionner « hors sol ». Seulement voilà, réduire la taille des cheptels en fonction de la capacité du territoire qui les accueille, c'est mettre en danger un système dont la logique interne est celle de l'accélération continue de la production. C'est aussitôt au delà remettre en cause le modèle économique d'une région dont c'est l'activité principale. Les bretons n'ont pas choisis ce modèle agricole, ils le subissent. Ce n'est pas s'attaquer à la propriété privée que de considérer que la terre est un patrimoine commun qu'il faut préserver et sur lequel on ne peut pas tout faire, nous mettant ainsi tous en danger.


Quel va être le coût de la reconquête de la qualité de nos sols, de notre eau, de notre air, de notre qualité de vie ? Il sera malheureusement ô combien supérieur à ce que rapporte chaque année l'économie agricole. Ce ne seront pas bien sûr les mêmes qui engrangent les bénéfices aujourd'hui qui paieront demain le coût de la dé-pollution. Socialisation des pertes, privatisation des bénéfices.


Nos élus mettront en place un observatoire régional public des sols, de l'eau et l'air.


Cet observatoire sera chargé de surveiller la qualité des milieux naturels en coordination avec les associations de défense de la nature et les services de l'état, sous le contrôle des usagers de l'eau. Ils placeront désormais la protection des sols au même plan que l'épuration de l'air et de nos ressources en eau. Le mal qui affecte les sols bretons est en grande partie irréversible et le sol est essentiel pour notre subsistance .


Nos élus agiront pour la réduction des cheptels en commençant par les plus importants de manière à respecter les capacités d’absorption et de régulation des déchets par les sols.


Nos élus donneront pour mission à l'établissement public foncier régional (EPFR) de libérer des terres en faveur d'une agriculture créatrice d'emplois, à taille humaine, produisant des aliments de qualité et respectueuse de l'environnement. Priorité sera donnée aux jeunes agriculteurs qui peinent aujourd'hui à trouver des terres. L'EPFR aura aussi pour mission de lutter contre l'artificialisation des terres (les terres réservées à la production agricole contre l'urbanisation y compris industrielle et commerciale).


Nos élus faciliteront la reconversion des exploitants agricoles en activité vers une agriculture respectueuse du territoire par le biais du service public régional de formation (SPRF). Le SPRF permettra aussi de former de jeunes agriculteurs en toute indépendance vis à vis de l'agro-business.


Nos élus exigeront des administrations dont elle a la charge qu'elles privilégient systématiquement la production agricole locale en faveur du développement d'une agriculture respectueuse du territoire.


Nos élus agiront en faveur de l'indépendance de la production agricole vis à vis des fournisseurs d'aliments ou de semences, résolument contre les PGM, vers l'abandon progressif des cultures maïs-soja et le développement de la production herbagère.


Nos élus agiront pour le principe pollueur/payeur soit appliqué mais avec le soucis de prendre en compte toutes les responsabilités y compris celle des industries agro-alimentaires.

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