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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 11:11
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 Épargner le patronat en faisant payer les travailleurs


Effectuant un virage sur l'aile, Martine Aubry est donc revenue sur les propos qu'elle avait tenus le 17 janvier, lorsqu'elle avait affirmé qu'on « doit aller, qu'on va aller très certainement vers 61 ou 62 ans ». À la suite du Bureau national du PS, elle a déclaré le 26 que « chaque Français doit pouvoir partir (à la retraite) à 60 ans », tout en affirmant avec aplomb qu'elle n'avait jamais dit autre chose.

Ce cafouillage a une explication simple. La principale préoccupation de Martine Aubry, c'est la présidentielle de 2012. Et envisager de repousser l'âge de la retraite, c'était se présenter en candidate « responsable » aux yeux du patronat. Mais pour les dirigeants du Parti Socialiste, en particulier pour ceux qui rêvent de se retrouver président de région, une telle prise de position était pour le moins malheureuse à quelques semaines des élections qui doivent décider de leur avenir.

Pourtant la déclaration initiale de Martine Aubry n'était pas si surprenante que cela. Car depuis des années, qu'il soit au gouvernement ou dans l'opposition, le Parti Socialiste n'a cessé d'unir ses voix à celles de la droite pour accréditer auprès des travailleurs l'idée qu'il y a un « problème des retraites » causé par l'allongement de la durée de vie et que, les retraités devenant chaque année plus nombreux, il faut être réaliste et trouver des solutions. Et les propositions mises en avant par le PS ont toujours consisté, d'une manière ou d'une autre, à faire admettre aux travailleurs qu'ils doivent être les seuls à consentir des sacrifices s'ils veulent « sauver » leurs retraites.

En avril 1991 déjà, dans le Livre blanc sur les retraites qu'il présentait au gouvernement, Rocard avait dit que « le salarié de l'an 2000 devrait cotiser plus longtemps pour toucher moins ». Et tout en excluant une remise en cause de la retraite à 60 ans, fixée depuis 1982 par le gouvernement Mauroy, il n'en déclarait pas moins que « l'allongement de l'espérance de vie pourrait conduire à une remontée progressive de l'âge de cessation d'activité, autorisant à plus long terme un réexamen de la question de l'âge minimal de départ à la retraite ». Martine Aubry n'avait pas eu besoin de chercher bien loin son inspiration !

Quand en 1993 Balladur s'attaqua aux retraites des salariés du privé, en faisant passer de 37,5 à 40 ans la durée de cotisation nécessaire pour pouvoir prétendre à une retraite à taux plein, le Parti Socialiste s'associa mollement à la protestation contre cette décision. Il en fut de même lorsqu'en 1995 Juppé voulut s'en prendre à certains régimes spéciaux, comme celui des cheminots, avant d'être obligé par la grève de faire machine arrière.

Et lorsque le PS revint au pouvoir en 1997, il ne fit rien pour abroger la réforme de Balladur, alors qu'il disposait d'une majorité parlementaire qui lui aurait permis de le faire.

En février 2002, on put entendre Fabius, ministre de l'Économie du gouvernement Jospin, défendre devant l'Assemblée les mesures que la gauche avait prises depuis cinq ans pour favoriser les retraites par capitalisation, ajoutant « qu'il reviendrait au nouveau gouvernement d'aller plus loin en ce sens », qu'il soit de gauche ou de droite. Et, dans une intervention télévisée faite en mars 2002, Jospin avait, bien avant Martine Aubry, défendu « la liberté de choix de la date de cessation d'activité » - comme si les travailleurs avaient le choix de partir à l'âge où ils le souhaiteraient !

La déclaration initiale de Martine Aubry, envisageant de repousser l'âge légal du départ en retraite avait évidemment été saluée par toute la droite, qui y avait vu la possibilité d'accomplir ses mauvais coups contre les retraites, après les élections régionales, dans un climat de consensus parlementaire, et Sarkozy s'était empressé de s'en servir dans son show télévisé. Mais de toute manière ce que le gouvernement a le plus à craindre, du moins on ne peut que le souhaiter, ce n'est pas une bataille d'amendements au Parlement, c'est la colère des travailleurs face à cette nouvelle attaque.

Marianne LAMIRAL
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 08:30
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Dans le Télégramme ce matin, page 3



Front de Gauche:

Cette liste regroupe diverses formations de la gauche et de l'extrême gauche dont le  Parti de Gauche de JL Mélanchon et le NPA d'Olivier Besancenot. Conduite par Laurence de Bouard, membre du NPA, elle devrait également comprendre des communistes hostiles à l'alliance avec le PS dès le premier tour . Mais des désaccords récents entre différentes composantes  pourraient tout aussi bien remettre en question cette unité et donner naissance à de nouvelles listes.


Nous démentons avoir jamais été liés au "Front de gauche" qui est une structure dans l'orbite du PCF.

Cette structure n'existe pas en Bretagne actuellement car sa principale composante, le PCF, a choisi majoritairment  de rallier la liste PS au premier tour. Des "refuzniks" de la minorité du PCF opposée à la présence sur la liste PS au premier tour (avec  les Alternatifs et la FASE), ont effectivement eu des contacts avec la liste NPA - Parti de Gauche et partisans de la Décroissance, mais cela n'a pas abouti.

Citons le Télégramme lui-même:

Parti de gauche- NPA Bretagne. Laurence de Bouard mènera la liste

18 janvier 2010


Samedi, des discussions ont eu lieu entre la Liste unitaire, anticapitaliste et pour une écologie radicale -regroupant le NPA, des objecteurs de croissance (Adoc, Moc), des militants du Parti de gauche, du monde associatif et syndical- et plusieurs organisations. La coordination régionale du Parti de gauche et le NPA Bretagne ont conclu un accord pour poursuivre ensemble la campagne régionale sur une liste unitaire, menée par Laurence de Bouard, cadre de santé à l'hôpital de Carhaix (29) et militante active pour sa défense.

 

Régionales :" VraimenT A Gauche" lance sa campagne en Bretagne












La liste VraimenT A Gauche ! (Liste Unitaire, Anticapitaliste et pour une Écologie Radicale) qui rassemble le NPA, le PG, les Objecteurs de Croissance et des militants associatifs et syndicaux , s’est réunie le vendredi 22 janvier.

Elle débute sa campagne immédiatement. Déterminée à battre la droite ultra-libérale représentée en Bretagne par B Malgorn bien connue pour sa hargne contre la jeunesse et les mouvements sociaux, elle développera des propositions véritablement anticapitalistes et pour une écologie radicale.


Sa tête de liste Laurence de BOUARD, cadre infirmière à l’hôpital de Carhaix fera campagne en Bretagne pour défendre notre programme.


La liste VraimenT A Gauche ! regrette vivement qu’une unité plus large n’ait pas pu se réaliser malgré les dernières propositions unitaires que nous avons faites. Nous menons maintenant notre campagne pour une vraie gauche anticapitaliste, unitaire, pour l’écologie radicale et indépendante des sociaux libéraux.


Lancement officiel de la campagne le 30 janvier : au cours du meeting de la fête de Carhaix du NPA, interviendront
Jean-Marie Robert (MOC),
 Xavier Courtay (PG)
et Laurence de Bouard (Tête de liste, NPA).
Myriam Martin interviendra au nom du NPA.

Enfin, le Télégramme 22 du 25 janvier

Gauche. Les tractations se poursuivent

25 janvier 2010 -

 

Les forces constitutives de la liste «Ensemble pour une Bretagne à gauche, solidaire, écologique et citoyenne», regroupant les composantes régionales du Front de gauche, la Fase, les Alternatifs, République et socialisme, le M'PEP, tentent depuis quelques semaines un rapprochement avec le NPA.


Une rencontre entre les deux listes a eu lieu, vendredi, à Pontivy (56). Aucun compromis n'a finalement été trouvé. Les membres d'«Ensemble pour une Bretagne à gauche, solidaire, écologique et citoyenne» ont indiqué qu'ils se réuniraient cette semaine pour finaliser la liste qu'ils présenteront aux régionales.

 


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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 10:32


Liste NPA, PG , Alternatifs en Champagne Ardennes
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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 09:59

mercredi 20 janvier 2010 (12h30)

Un moment de détente.


Objet : Un accord en vue pour "L’autre Gauche" Burito-Salamentaise


De notre correspondant en Buriterie-Salamentaise

Ce vendredi, les représentants du Parti Comiste, du Garbi de Tauche et de la Gauche Locale Unitaire (GLU), des Alternatifs, du PLOF et de la Prise de Terre (FASE) se rencontraient pour la 176e fois pour finaliser un accord sur l’ensemble de la région Burito-Salamentaise.

Malgré quelques crispations, ça avance.

 


Les représentants du Parti Comiste ont proposé une position éligible en 17e place (si la liste dépasse les 25%) pour les Alternatifs ainsi qu’une forte lisibilité pour leur porte-parole (en dernière position sur la liste). Ils ont proposé au PLOF d’intégrer gratuitement leur logo sur les tracts et affiches (qui sont d’ailleurs déjà disponibles dans les locaux régionaux du Parti Comiste).


Les 14 représentants de la Prise de Terre (FASE) ont exigé la moitié des têtes de listes, eût égard à la nécessité de montrer l’ouverture et la diversité des listes. Ils ont souligné que ces têtes de listes putatives étaient d’ailleurs toutes présentes dans la pièce.


Le représentant du PLOF s’est interrogé sur un usage qui lui paraissait inapproprié du terme putatif.

Pour le Parti Comiste, il n’est pas question de laisser quoi que ce soit à la Prise, qui d’ailleurs n’existe pas. Et même, je ne vois même pas à qui je parle, là. En fait, je parle tout seul, a conclu le représentant du Parti Comiste, debout sur la table.


Le représentant du Garbi de Tauche s’est interrogé sur la répartition des têtes de listes départementales (9 têtes de listes PC, 2 GLU, rien pour les autres). Il a continué son intervention couvert par le brouhaha général.

Le représentant du PLOF s’est, quant à lui, interrogé sur l’absence de représentant de la GLU dans cette réunion.


Pour le PC, la GLU étant en voie de constitution dans le département, il ne doutait nullement qu’ils enverraient des représentants dès qu’ils auraient des adhérents burito-Salamentais. De toute façon a-t-il ajouté leurs 2 têtes de listes sont conditionnées à l’existence d’au moins deux adhérents, ou sympathisants, dans la région.


Les Alternatifs réservent leur réponse après consultation de leurs adhérents.

Le représentant du Garbi de Tauche annonce que face à la menace de mise sous tutelle de son groupe local, il quittait le Garbi de Tauche pour créer la Tauche en Nouvement. Cette nouvelle organisation est disponible pour un accord.


Pour la Prise de Terre, si c’est comme ça, ils vont écrire un billet cinglant sur leur blog.

Pour le porte-parole du Parti Comiste, on va pas commencer à se faire emmerder par des vipères lubriques.

Les Alternatifs réservent, quant à eux, leur réponse.


La Tauche en Nouvement annonce sa dissolution. Ses principaux animateurs locaux rejoignent les Obtempéreurs de Plaisance. Pour la PdT, on va pas se laisser traiter de vipères lubriques par des staliniens à la con.

Pour le PLOF, faudrait finir la réunion, là.


Le représentant du PC empoignant à la gorge celui de la Prise, le PLOF entonne A Tirana, on l’aime bien Enver Hoxha ! (les Alternatifs refusent de se prononcer en l’état sur ce débat).


Les Obtempéreurs de Plaisance se disent disponible pour une tête de liste.

La réunion se finit en pugilat.


http://petaramesh.org/post/2010/01/...

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 11:02


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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 10:37

 

Notice de Wikipédia


 


Alexandre Hébert (né en 1921 et mort en janvier 2010) était un syndicaliste de Force ouvrière, proche de Pierre Lambert, libre-penseur, rationaliste français. Fils d’un syndicaliste CGT à sympathie communiste mais ayant volontairement quitté le PCF, il devint secrétaire général de l'Union Départementale de Loire-Atlantique de la CGT-FO de 1947 à 1992. Il fut également éditeur de L’Anarcho-syndicaliste, journal nantais d'expression libertaire, avec sa compagne Maïté.


Biographie 

Alexandre Hébert « rentre en politique » dès son plus jeune âge, diffusant les photos des kolkhoziennes en fleur des publications de l’association France-URSS. Il rompt cependant avec le stalinisme dès les premiers procès de Moscou. Il intègre alors les jeunesses de la SFIO où il milite avec les pivertistes de la Gauche révolutionnaire (y faisant adhérer son ami d’alors Robert Hersant) et se retrouve dirigeant fédéral des JS à 15 ans.

Cet apprentissage politique, sur un fond de Front populaire, de guerre d’Espagne et de développement de la « logique de guerre », l’amène à l’anarchisme auquel il restera fidèle. Il entre alors aux chemins de fer à Sotteville-lès-Rouen, CAP de serrurier en poche, et adhère à la CGT. Il prend rapidement des responsabilités dans sa section mais dérange les dirigeants de cette centrale, surtout quand il dénonce le pacte germano-soviétique, et ce tant à Sotteville qu’à Nantes où il sera muté après la guerre.

Alexandre Hébert fut un des principaux artisans de la scission de la CGT en 1947. Il dirigera alors l’Union Départementale Loire-Atlantique de la Confédération Générale du Travail Force ouvrière pendant plus de quarante ans.

En 1960, Alexandre Hébert et Joachim Salamero sont à l’initiative d’une Union des Anarcho-Syndicalistes (UAS) à laquelle participent plusieurs militants très actifs de la Fédération anarchiste, Salamero étant alors responsable de son Bulletin interne. L’UAS cessera d’être en odeur de sainteté dans le mouvement libertaire en 1969, suite à des déclarations d’Alexandre Hébert comparant Daniel Cohn-Bendit à Hitler.

Dans un premier temps, les lambertistes de l’UAS, tels Salamero, prennent leurs distances avec Hébert. En 1970, sous la pression de jeunes recrues issues de mai 1968, une fusion entre l’UAS et l’Alliance syndicaliste (constituée de libertaires adhérents à différents syndicats réformistes) se produit. Marginalisés, des lambertistes quittent le navire et se mettent à publier un bulletin intitulé « Pour nous le combat continue ».

En 1975, l’UAS d’Alexandre Hébert renaît de ses cendres et, en 1996, cette organisation qui se prétend anarcho-syndicaliste adhère officiellement à l’Entente internationale des travailleurs (l’Internationale lambertiste). On retrouve parmi ses membres actifs Joachim Salamero, Joël Bonnemaison, etc.

À quelques jours de mai 1981, il a qualifié dans un éditorial de l'Ouest syndicaliste François Mitterrand de « pétainiste ». Il reconnaîtra toutefois en public, plus tard, pour le regretter, avoir voté Mitterrand au second tour dans l'espoir que ce dernier remettrait en cause les institutions de la Ve République.

En 1983, il participe de près à la victoire de Michel Chauty et du RPR aux élections municipales à Nantes.

En 1992, son fils Patrick Hébert lui succède comme Secrétaire de l'Union Départementale de Loire-Atlantique de la CGT-FO. Il est aussi membre du comité central du Parti des travailleurs.

En Octobre 1999 un article du Monde signé Christiane Chombeau affirme que Hébert avait eu pour bras droit à la tête de son union départementale un ami de Jean-Marie Le Pen, Joël Bonnemaison, responsable départemental du Front national dans les années 1970, puis membre du comité central de ce parti en 1976. Lors de son premier mariage ses témoins étaient Hébert et Le Pen. En 1999 le journal du FN Français d'abord publiait dans un numéro de septembre un entretien avec Alexandre Hébert.

Ses liens avec le Parti des travailleurs (France), ainsi que ses relations avec l'extrême-droite font qu'il est rejeté par l'ensemble du mouvement anarcho-syndicaliste organisé français (aussi bien la CNT que la CNT-AIT).

 

Re note du blogueur:

 

Appréciations personnelles enlevées.

 


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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 08:42







Des discussions ont eu lieu entre la "Liste unitaire, anticapitaliste et pour une écologie radicale"- regroupant le NPA, des objecteurs de croissance (AdOC, MOC), des militantEs du Parti de Gauche, du monde associatif et syndical - et plusieurs organisations.


Le samedi 16 janvier 2010, ces échanges ont aboutis positivement, comme en Basse-Normandie.

La coordination régionale du Parti de Gauche et le NPA Bretagne ont conclu un accord pour poursuivre ensemble la campagne régionale sur une liste unitaire, menée par Laurence de Bouard, cadre de santé à l'hôpital de Carhaix et militante active pour sa défense.

CandidatEs de l'alternative au capitalisme, nous voulons battre la droite pour changer ce système qui privilégie la recherche du profit pour quelques-uns au détriment de la population et de la nature.

En lien avec les mouvements sociaux, notre liste unitaire proposera un plan d'urgence sociale, démocratique et écologique qui mobilisera les fonds publics dans l'intérêt des classes populaires, dans le cadre d'un projet conséquent de lutte contre le réchauffement climatique et pour la reconquête de la qualité des eaux. Nous proposerons des mesures en faveur des salariés, de la majorité de la population, de notre environnement et pour un autre modèle de développement. Nous nous battrons notamment pour l'abandon immédiat du projet d'aéroport à Notre Dame des Landes. Nous ne rentrerons pas dans des majorités sous domination sociale libérale pour y appliquer une politique d’accompagnement du libéralisme contradictoire avec le programme de rupture défendu pendant notre campagne.

Dans le cadre et la continuité de cet accord unitaire porteur d'espoir - regroupant aujourd'hui le NPA, des objecteurs de croissance (AdOC, MOC), le Parti de Gauche, des militants du monde associatif et syndical - les discussions se poursuivent, notamment sur la composition de cette liste unitaire. Ses composantes mèneront campagne contre la droite et le MEDEF avec toutes celles et ceux qui s'y reconnaîtront.

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 10:44
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Cofondateur de la LCR puis du NPA, il avait contribué par ses ouvrages et son militantisme à relancer, de façon polémique et fondatrice à la fois, une dynamique de la contestation de la mondialisation capitaliste sauvage.


Le philosophe marxiste Daniel Bensaïd est mort à Paris, ce mardi, des suites d’un cancer, à l’âge de soixante-quatre ans. Ses interventions en philosophie chevauchent les XXe et XXIe siècles.


Il disparaît au moment où, précisément, il écrit dans un livre récent (Post-capitalisme. Imaginer l’après, Éditions Au Diable Vauvert, novembre 2009) à propos du néolibéralisme : «Le vieux monde se meurt.» En réalité, sa pensée théorique est l’une des rares à avoir intégré dans la crise actuelle le point de vue de la pratique dans la théorie. Il avait parfaitement compris que le temps long de l’écologie n’est pas le temps court des cours de bourse (Une lente impatience, avril 2004) et que la crise économique et financière révélait une crise historique de la loi de la valeur alternant le «je» et le «nous». «Se garder de la répétition», telle devrait être la devise des plus éclairés de ses disciples.


Si quelques cyniques sont encore persuadés que seule la guerre peut mettre fin à la plus grave crise qu’ait connue le capitalisme, il s’avère que le degré de sophistication et la dispersion actuelle des armes nucléaires sont suffisamment dissuasifs pour imaginer que la sortie de crise ne se fera que par la redistribution planétaire des rapports de forces entre classes, à l’épreuve d’événements politiques majeurs.


Supposer que l’on puisse faire coïncider l’incitation à la consommation et les moyens de la satisfaire, l’incitation à investir, tout en garantissant un taux de profit attrayant, c’est, écrivait-il, imaginer «un monde aussi improbable qu’un arc-en-ciel tricolore». Ce qui est posé aujourd’hui, c’est la question du dépassement et du dépérissement des rapports marchands, et les catégories philosophiques qui les sous-tendent.


En freinant la diffusion de l’innovation et son enrichissement, la privatisation ôte au néolibéralisme son discours sur les bienfaits de la concurrence et déconstruit l’éloge des contraintes institutionnelles du marché mondial. C’est d’un changement de la logique même du capitalisme qu’il s’agit : «La société nouvelle doit s’inventer sans mode d’emploi, dans l’expérience pratique de millions d’hommes et de femmes.»


Avec Daniel Bensaïd, nous perdons un intellectuel marxiste rare. De ceux qui, à la fin des années 1970, au moment du reflux des mouvements sociaux, n’ont rien renié de la radicalité de leur engagement politique. Plus encore, il a contribué par ses ouvrages et son militantisme, depuis une vingtaine d’années, à relancer, de façon polémique et fondatrice à la fois, une dynamique de la contestation de la mondialisation capitaliste sauvage.


Depuis, avec la parution, en 1995, de Marx l’intempestif (Éditions Fayard, 1995), il a renouvelé la manière critique de lire les analyses historiques, économiques et scientifiques de Marx. Daniel Bensaïd était ancien élève de l’École normale supérieure de Saint Cloud, professeur de philosophie à l’université Paris-VIII, militant en mai 1968 dans la Jeunesse communiste révolutionnaire, puis dans la Ligue communiste révolutionnaire. Le Nouveau Parti anticapitaliste perd avec lui son théoricien antistalinien le plus fin. Il était connu pour ses études sur Walter Benjamin, Karl Marx et son analyse récente du postmodernisme dans les Irréductibles. Éloge de la résistance à l’air du temps (Éditions Textuel, 1999).


Daniel Bensaïd avait un certain respect pour l’école de modestie qu’est le militantisme puisqu’elle est l’admission, dans la pratique, qu’on ne pense, ni n’agit jamais entièrement seul. Il reconnaissait volontiers qu’aucune formation politique, pas même la sienne, n’avait le monopole de la critique radicale du capitalisme mais, ajoutait-il, «on ne peut pas non plus dire que les gens se bousculent pour faire vivre un marxisme critique». Certes, la cote des idoles et des dieux est à la hausse. Le sacré revient en force. Mais c’est de penser l’avenir d’une politique progressiste et profane qu’il est aujourd’hui question en France.


Arnaud Spire

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 11:13
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Samedi 9 janvier, un communiqué commun était publié par le NPA et par le MOC (Mouvement des objecteurs de croissance), appelant à la « convergence de la gauche anticapitaliste et antiproductiviste et de l'écologie radicale ». Ce communiqué appelle à un « regroupement pour les élections régionales » du NPA et des organisations se réclamant de « l'antiproductivisme » - c'est-à-dire le courant de la décroissance.

De telles alliances ont déjà été constituées dans les faits : en Bretagne par exemple, une liste a été présentée fin décembre, conduite par une militante du NPA et intégrant des militants du Mouvement des objecteurs de croissance. Si l'on en croit le communiqué du NPA, de telles alliances devraient se multiplier, du moins dans les régions où le NPA n'est pas déjà engagé dans une « démarche unitaire »... avec le PCF et le Parti de gauche. En Languedoc-Roussillon par exemple, un accord est déjà signé, depuis le 7 janvier, entre le NPA et le Front de gauche.

Après les désaccords qui se sont manifestés au sein du NPA à propos des alliances aux élections régionales, la « synthèse » entre les différentes positions avait abouti à ce que chaque région mène sa propre politique.

Mais la publication sur le site national du NPA de ce communiqué de « convergence » avec les décroissants prouve aussi que la direction de ce parti a plus envie de mettre en avant les thèmes « écosocialistes », selon un terme qui lui est cher, que la défense des intérêts des travailleurs broyés par la crise.

Certes, le communiqué contient quelques phrases sur « le recul des droits sociaux » et « les licenciements, le chômage et la précarité » qui « progressent ». Certes, il appelle les futures listes communes à « proposer une politique en faveur du monde du travail ». Mais on n'en saura pas plus sur cette « politique », ni sur son contenu, ni surtout sur les moyens qui permettraient de l'imposer, et notamment les luttes possibles du monde du travail.

Le texte revient en revanche amplement sur les thèmes chers aux « décroissants » : problèmes environnementaux mis sur le même plan que la catastrophe sociale ; appel à lutter contre « les logiques de productivité sans limite ». Sans compter une allusion pour le moins mystérieuse à s'élever contre « les indécences sur le sens même de nos vies ». Ce genre de formule ne voulant rien dire, elle n'est certes pas trop dangereuse, mais on ne peut pas en dire autant de la petite dose de protectionnisme et de patriotisme économique distillée par le communiqué, qui appelle à « ne pas laisser la gauche social-démocrate adapter nos régions au libre-échange européen ».

Selon le NPA et le MOC, il faudrait viser à mettre en place « un programme de rupture décliné en mesures régionales », et des « alternatives concrètes y compris dans les institutions ». À croire que les cosignataires de ce texte voient dans les « institutions », à la manière de bons réformistes, la possibilité de changer la société.

Enfin, on constate que le NPA s'est apparemment rallié à l'idée que les consommateurs, tous confondus, sont responsables des problèmes écologiques, puisque le texte appelle à « convaincre que la décroissance de (...) notre empreinte écologique nous amènera à revoir nos modes de vie ». À qui s'adresse cette phrase ? Qui se cache derrière ce « nous » ? Les 3,4 millions de ménages qui doivent aujourd'hui choisir entre se chauffer et s'alimenter correctement ? Les 3,5 millions de mal-logés ? Les 8 millions de personnes considérées comme en dessous du seuil de pauvreté ?

L'adhésion ainsi officialisée du NPA aux thèses de la décroissance marque un nouveau recul de ce parti sur le terrain des idées, car un tel programme ne pourra être d'aucune utilité pour les travailleurs victimes de la crise, qui ont bien plus besoin de perspectives de luttes sociales que de phrases ronflantes et culpabilisantes sur la réduction de leur « empreinte écologique ».

Pierre VANDRILLE

Note du blog:

 Le fossé avec Lutte Ouvrière s'élargit sur ce terrain! Je me souviens comment une militante de LO dans ma jeunesse m'expliquait que la lutte pour l'avortement n'intéressait pas les travailleuses , que seules les bourgeoises avortaient. Nous avons connu son obstination a refuser le terrain de lutte du racisme, des droits des immigrés. Et quand LO comprend, tard, c'est pour rejoindre Fadela Amara. Aujourd'hui LO ne comprend rien à l'écologie, donc les travailleurs, les vrais, ne souffrent pas de la pollution, sujet "petit bourgeois". Pas  de maladies maladies professionnelles à cause du nucléaire ou de l'amiante, pour eux. Leurs enfants ne souffrent pas des canalisations en plomb et des rejets industriels de  toutes sorte dans l'athmosphère! Ils sont blindés ces travailleurs! Ils ne risquent pas de voir leurs logis balayés par la montée des eaux comme à la Nouvelle Orléans, contrairement aux bourgeois. Si l'ont ajoute au niveau agricole une foi dans le "retour aux kolkozes" qui ont tellement réussi comme seule recette pour résoudre l'alimentation mondiale, quel programme. Ces furieux "décroissants" eux prétendent qu'on pourrait nourrir la planète avec une agriculture paysanne "de proximité", vivirière, non exportatrice, favorisant les ressources locales et préservant la planète. Chez LO on entend le même raisonnement scientiste qu'à la FNSEA : "Laissez nous exporter et nous nourrirons la planète"...
Enfin quel est le plus "réformiste", celui qui va sur la liste PS au premier tour ou sur la liste NPA?
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 10:59
buffet mélanchon

Quel ancrage à gauche ?


Les composantes du Front de gauche se sont finalement mises d'accord. Il était plus que temps, puisque le dimanche 10 janvier se tenait, au Palais des congrès, à Paris, le meeting d'ouverture de sa campagne.

En fait, la conclusion de cet accord était prévisible, et certainement prévue par les trois principales composantes de ce Front. La partie de bras de fer qui, jusqu'au dernier moment, les opposait publiquement se résumait à un marchandage en sous-main pour le partage des postes électifs.

Finalement, c'est le dirigeant du PCF Pierre Laurent qui conduira la liste en région Ile-de-France, tandis que le Parti de gauche de Mélenchon a obtenu la tête de liste dans quatre régions au lieu des trois qui lui étaient attribuées au départ. Christian Picquet, leader de la Gauche unitaire issue du NPA,  conduira quant à lui la liste présentée dans la région Midi-Pyrénées.

Mais on aurait bien tort de croire que ce Front est un front sans rides. Tout d'abord parce que l'accord ne concerne que 16 régions sur 21. Si l'on met à part la Corse, où l'élection des 14 et 21 mars n'est pas celle d'un Conseil régional, mais d'une Assemblée territoriale, dans cinq régions les militants du PCF ont choisi de se présenter dès le premier tour avec le PS.

Une autre exception notable est celle de la région Languedoc-Roussillon, où le PS ne présente pas de liste face à celle de Georges Frêche et où les élus sortants du PCF, dont l'ex-ministre « communiste » de Jospin Jean-Claude Gayssot, sont présents sur la liste de Frêche, tandis que d'autres représentants du PCF seront candidats sur une liste allant de membres du PCF refusant ce choix jusqu'au NPA.

En dépit de ces accrocs, qui ne sont pas négligeables et qui font que ce Front de gauche n'a pas réussi à se présenter uni à l'échelle nationale, les orateurs du meeting du Palais des congrès se sont félicités du tour de force que représente l'unité qu'ils ont réussi à réaliser, porteuse, affirment-ils, d'une dynamique nouvelle. Et tous insistaient sur leur volonté de rester solidement « ancrés à gauche ». Mélenchon le premier, répétant qu'il n'était absolument pas question de s'acoquiner avec le modem.

Cela ne l'a pas empêché de déclarer qu'il n'était pas question de laisser des régions à la droite, ce qui suppose une alliance quasi automatique avec le PS au second tour. Ces deux engagements, s'il les prenait au sérieux, sont contradictoires. Comment affirmer en effet qu'il ralliera sans condition le PS et qu'il ne se commettra jamais avec le Modem ou avec Europe écologie ? Comment prétendre cela, alors qu'aucun des dirigeants du PS ne s'interdit une telle alliance ? Pire, certains d'entre eux déclarent en être de chauds partisans, prêts à pactiser avec les amis de Bayrou ou de Cohn-Bendit, impatients de rompre une alliance avec une gauche qu'ils considèrent en perte de vitesse.

Quant à la politique que pourrait mener une coalition avec le PS dans des futurs Conseils régionaux, elle fut à peine évoquée lors de ce meeting. Marie-George Buffet a certes fait allusion à « des fonds régionaux » destinés à préserver les emplois, sans même mettre en avant des exigences de contrôle et de garantie sur le financement des entreprises aidées par ces fonds.

Il n'y a donc là rien qui rompe avec la pratique passée des Conseils régionaux dirigés par le PS, qui savaient fort bien trouver de l'argent pour aider à fonds perdus des entreprises, sans pour autant préserver les emplois. Rien donc qui puisse convaincre de l'ancrage à gauche de ce Front de gauche et de ses futurs élus dans les prochains Conseils régionaux.

Rien surtout qui puisse ouvrir des perspectives aux luttes que les travailleurs devront mener pour ne pas faire les frais d'une crise dans laquelle les capitalistes les ont entraînés, avec pertes et fracas.

Jean-Pierre VIAL

Note du Blog: Vial associe encore Piquet avec le NPA, sympa! Passons.
Autre chose qui ne manque pas de sel "le PCF a fait le choix dans cinq région de se présenter dès le premier tour avec le PS". Et c'est bien ce qu'a fait sans hésiter Lutte Ouvrière aux élections municipales, pour conserver ses élus. Ce choix sans principe, l'a amenée à une (petite) crise interne et surtout à voter des budgets de politiques "sociales libérales". L'avenir dira comment LO va gérer cette contradiction.
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