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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 10:51
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La mort de Philippe Séguin a donné lieu à un festival d'éloges, pour expliquer que c'était un « vrai républicain », formulé par des gens qui se prétendaient aussi des « vrais républicains ».

Encore heureux que, parmi les hommes qui gouvernent le pays, personne n'ose se prétendre royaliste ou bonapartiste ! Mais qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui, républicain, dans un pays où toutes les décisions politiques sont prises en fonction des seuls intérêts d'une petite minorité de gros possédants ?

 Que signifient les prétendues valeurs de la république dont on nous rebat les oreilles ? Qu'est ce que la liberté, l'égalité et la fraternité, en dehors de trois mots vidés de leur sens, gravés sur tous les bâtiments publics ?

 Où est la liberté, pour ceux que la simple décision d'un conseil d'administration peut transformer en chômeurs, peut par voie de conséquence priver de leur maison, dont elle peut briser la famille, et tout cela dans le seul but de permettre aux actionnaires de continuer à encaisser des dividendes aussi plantureux malgré la crise ?

Où est l'égalité, quand l'État distribue des milliards aux grandes entreprises (et à leurs actionnaires) et déclare qu'il n'est pas possible d'augmenter le smic de plus de 0,5 % sur l'année ?

Où est la fraternité, quand des hommes meurent de froid sur des trottoirs gelés, parce qu'il y aurait en France, selon la fondation Abbé-Pierre, 100 000 sans-abri et 3,5 millions de très mal logés, alors que la presse annonce fièrement que, pour 20 000 à 40 000 euros la semaine, on peut désormais louer une suite dans un cinq-étoiles à Courchevel ?

En réalité, république, démocratie, liberté, égalité, fraternité ne sont dans notre société que des mots slogans, destinés à camoufler les vrais rapports sociaux, l'oppression et l'exploitation de la grande majorité de la population par une petite minorité de richards.

Parce que, tant qu'à évoquer les « valeurs de la république », pourquoi ne pas se référer à celles que défendaient les hommes de la Révolution française, qui ont fait vivre cette république ? Ils ne se posaient pas de problème métaphysique sur « l'identité nationale ».

Pour les révolutionnaires de 1793, tous ceux qui travaillaient en France devaient être considérés comme des citoyens français et jouir de tous les droits qui s'attachaient à cela, c'est-à-dire le droit d'élire et d'être élu.

Bien sûr, les possédants de l'époque ne voyaient pas d'un bon œil que tous les citoyens, les pauvres comme les riches, aient un même droit à la parole. Et quand la vague révolutionnaire est retombée, ils se sont empressés d'arracher ses conquêtes au peuple. Ils ont institué le suffrage censitaire, qui réservait le droit de vote à ceux qui payaient suffisamment d'impôts, c'est-à-dire aux riches. Ils ont remis des rois sur le trône.

Mais la grande masse des travailleurs, qui était restée attachée aux conquêtes de la révolution, souhaitait le retour à la république, mais pas à n'importe quelle république. Elle voulait la « sociale », la république sociale, celle qui ferait cesser l'oppression et l'exploitation dont étaient victimes les classes populaires.

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Il a fallu attendre plus d'un demi-siècle après la Révolution française pour voir réapparaître le suffrage universel. Mais un suffrage universel pipé, parce que les possédants ont appris à fabriquer des systèmes électoraux qui réservent pour l'essentiel l'accès aux assemblées élues aux représentants de la bourgeoisie.

 Oh, il n'y a plus de suffrage censitaire (en fonction des revenus Note du blog) mais, pour se présenter aux élections à égalité de chances, il faut disposer de moyens financiers considérables. Il n'y a plus de suffrage censitaire, mais des millions de travailleurs sont écartés du droit de vote parce qu'ils n'ont pas de carte d'identité française.

 Et quand un ministre de Sarkozy, l'expulseur Besson, pour se donner l'air « démocrate », murmure qu'il serait favorable au droit de vote pour les travailleurs immigrés, c'est pour ajouter que c'est seulement pour les élections locales, pas avant dix ans, et que cela poserait bien des problèmes.

Leur république n'est vraiment pas la nôtre. Et, pour construire la république des travailleurs, ce n'est pas sur le bulletin de vote qu'il faut compter.

Arlette LAGUILLER

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 10:10
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 10:08



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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 10:28



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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 10:26



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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 10:23

 

Photothèque Rouge/Babar

Photothèque Rouge/Babar















Les congrès mondiaux sont toujours des moments importants dans l’histoire de la IVe Internationale. Les délégués de toutes les organisations, courants, et militants se retrouvent pour faire le point sur la situation internationale, des questions-clés du programme marxiste révolutionnaire, des expériences significatives et diverses de construction de partis anticapitalistes, socialistes et révolutionnaires.


Le 16e Congrès de la IVe Internationale, qui se tiendra en février 2010, constitue déjà un évènement pour les marxistes révolutionnaires. Des délégations, d’une soixantaine de pays, de tous les continents seront présents. Témoin des capacités de la IVe Internationale à participer à des processus unitaires et au débat politique pluraliste dans la gauche radicale, ce congrès réunira aussi un nombre important d’organisations invitées, non-membres de la IVe Internationale.

 

Il se situe à un moment particulier de la situation mondiale marqué par une crise globale, une « crise de civilisation » du monde capitaliste. Une crise qui combine dimension économique, sociale, écologique, alimentaire, bref une crise qui montre, chaque jour, le coût humain de plus en plus élevé du fonctionnement du système capitaliste. Le fiasco du somment de Copenhague en donne une illustration frappante.


Contrairement à tous les chantres du « capitalisme vert » ou de la « refondation écologiste du capitalisme », la logique essentielle du système, à savoir la recherche du profit, s’oppose aux intérêts fondamentaux des peuples et des travailleurs du monde. Une des tâches de ce prochain congrès sera de revenir sur les développements actuels de la crise économique mondiale et d’actualiser un programme de transition face à la crise capitaliste.


Ce travail programmatique trouvera de nouvelles dimensions, justement face à la déchirure écologique de la planète. C’est le sens de la présentation à la discussion d’une résolution sur la crise écologique et les grands axes d’une « réponse écosocialiste ». Cette volonté d’actualisation ou d’innovation programmatique dans le cadre des références générales au marxisme révolutionnaire est une des qualités du courant marxiste révolutionnaire représenté par la IVe Internationale.


Cette réactivité dans l’élaboration a été d’un apport fondamental pour analyser les développements du capitalisme dans l’après deuxième guerre mondiale, pour saisir les dynamiques des révolutions des années 1960 et 1970, pour orienter les marxistes révolutionnaires dans les luttes contre l’oppression des femmes, des lesbiennes et homosexuels, pour comprendre les grands traits de la nouvelle période historique déterminée par la globalisation capitaliste , la chute du stalinisme, l’évolution sociale-libérale et les modifications structurelles que connaît le mouvement ouvrier dans les pays capitalistes développés.


C’est dans ce cadre que le prochain congrès sera un des lieux d’échanges sur de nouvelles expériences de construction de mouvements, courants révolutionnaires ou partis anticapitalistes au sens large.


L’appartenance à un courant international qui a assuré une certaine continuité historique dans la lutte contre le système capitaliste mais aussi contre tous les systèmes d’oppression, en particulier les États bureaucratiques de l’Est, et qui se revendique d’un projet d’auto-émancipation, donne une série d’outils théoriques et politiques pour se forger une certaine vision du monde. Cet acquis doit être préservé, maintenu, enrichi.


C’est le sens de la IVe Internationale, de ses publications, de ses activités, de ses formations internationales. Mais il s’agit aujourd’hui de discuter aussi une nouvelle perspective plus large, celle de rassemblements et de regroupements qui correspondent à la nouvelle période historique. Il faut travailler à la convergence d’une série d’expériences et de courants sociaux et politiques, sur la base « d’une compréhension commune des évènements et des tâches ».


Le Bloco de Esquerda au Portugal, l’Alliance Rouge et Verte du Danemark, le PSOL au Brésil, les courants pour la construction d’un nouveau parti des travailleurs en Corée du Sud, le LPP du Pakistan, le Parti polonais du travail (PPP), les courants de gauche de Die Linke en Allemagne ou le NPA en France, constituent, chacun à sa manière, des formes d’organisation de cette gauche anticapitaliste.


Dans certains pays d’Amérique latine ou d’Afrique, cette question peut se poser dans les relations avec les forces du nationalisme indigéniste radical ou révolutionnaire au travers de fronts anti-impérialistes. Ces formes sont des moments ou des espaces de regroupements pour des forces révolutionnaires.


Cette approche que nous avions discutée, lors du 15e Congrès de la IVe Internationale en 2003, a été l’une des références pour nous orienter dans des processus de réorganisation du mouvement ouvrier. Elle doit être aujourd’hui approfondie dans une situation marquée par la crise globale.


Elle exige de prendre en compte l’émergence d’animateurs de mobilisations et mouvements contre l’exploitation capitaliste, ainsi que le nouveau syndicalisme de lutte, les réorganisations politiques en cours à gauche, le rebond du mouvement altermondialiste au travers de la lutte pour « changer le système, pas le climat », pour faire émerger une nouvelle gauche anticapitaliste indépendante de la social-démocratie et du centre gauche.


Bien entendu, un tel enjeu ne peut se résumer dans une série de recettes ou de modèles d’organisation. Chacune d’entre elles a son histoire, ses propres traditions en tenant compte de chaque réalité nationale, mais la recherche de convergences doit être au centre des discussions de construction de nouvelles forces anticapitalistes. L’histoire de la IVe Internationale nous apprend même que, si les discussions générales de programme se font à l’échelle internationale, les choix tactiques nationaux relèvent des organisations ou partis nationaux. Chacun, ainsi, apporte sa propre contribution en enrichissant la discussion générale. C’est aussi cela le sens d’un congrès de la IVe Internationale.■


François Sabado, membre du Comité politique national du Nouveau parti anticapitaliste (NPA, France), est membre du Bureau exécutif de la IVe Internationale et rédacteur d’Inprecor.

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 10:20


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Le capitalisme multiplie les crises majeures, économique, écologique et politique.


Les licenciements, le chômage et la précarité progressent. Les droits sociaux reculent. L'humanité est menacée par une catastrophe climatique et l'épuisement des ressources, conséquences d'un mode de production capitaliste qui n'est pas supportable, sur le plan écologique comme sur le terrain social.


De Copenhague à Paris, les pouvoirs au services des classes dominantes agissent pour sauver les banques et les profits, pas pour améliorer le sort de ceux qui souffrent, pas pour sauver le climat.


Face à la situation, pas de demi-mesure, pas d'eau tiède, il faut des réponses à la hauteur de l'enjeu, qui se déclinent à toutes les échelles.


Ni accompagnement, ni évitement : chaque région doit pouvoir proposer un programme de rupture, décliné en mesures régionales, en relation avec les mouvements sociaux, liant systématiquement les injustices sociales, les irresponsabilités environnementales, les indécences sur le sens même de nos vies, les atteintes à la démocratie, les compétitions interrégionales (les arrogances des pays riches vis à vis des pays qu'ils appauvrissent sans cesse).


Il s’agit de :

- proposer une politique en faveur du monde du travail, des salariés, des chômeurs, des précaires, pour le droit ,de chacun, à vivre de son activité, des agriculteurs aux artistes; contre l’accumulation des profits capitalistes qui contraint le plus grand nombre à vivre de plus en plus difficilement.

- proposer également une alternative écologiste radicale, pour promouvoir des choix politiques courageux face aux logiques de rentabilité et de productivité sans limites qui se mènent au détriment de notre environnement, de notre santé, de l’avenir de la planète.

- favoriser - au sein des institutions régionales - le renforcement mutuel des luttes sociales, des alternatives concrètes et des contre-pouvoirs.

Convaincre que la décroissance des inégalités et de notre empreinte écologique nous amènera à revoir notre façon de vivre.


Nous appelons donc ,ceux qui ne se résignent pas à accepter comme inévitable la domination du capitalisme, ceux qui sans attendre les catastrophes planétaires à venir veulent dès à présent, engager des luttes de résistances et des alternatives concrètes (y compris dans les institutions ), à se regrouper dans une Convergence de la Gauche anticapitaliste et de l'Ecologie radicale pour les élections régionales.


Car s'il s'agit de s'opposer à la droite ultralibérale, nous ne pouvons continuer laisser la gauche social démocrate adapter nos régions au libre échange européen, à la globalisation financière et à la destruction des ressources planétaires.


Le 8 janvier 2010.

Nouveau Parti Anticapitaliste, Mouvement des Objecteurs de Croissance

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 10:25
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(Libération du 8 janvier)

A trois mois des élections, le rassemblement de toute la gauche de la gauche n’est plus qu’un souvenir. Le parti de Mélenchon, le PCF et le NPA négocient les alliances au cas par cas.


La gauche radicale n’a pas connu de trêve hivernale. Après six mois de négociations et à trois mois des régionales, les partis de la gauche de la gauche n’ont toujours pas bouclé leurs listes pour les élections de mars, ni même parfois défini le contour de leurs alliances.


Seule certitude : le PCF, le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot ont encore une fois échoué à s’allier. Avec le cavalier seul des trotskistes de Lutte ouvrière (LO), comme aux européennes, la gauche radicale partira donc en ordre dispersé le 14 mars.


Pis, les négociations se déroulant désormais au niveau des régions, la carte électorale de la gauche radicale sera à géographie variable. Une conséquence des votes des militants communistes qui ont choisi la stratégie de leur parti région par région et des divisions internes au NPA, dont la direction laisse désormais les comités locaux régler les alliances au cas par cas. Les dirigeants nationaux voulaient aller aux urnes dans un paysage uni. Ils offrent à leurs électeurs un patchwork d’unions aux formes et couleurs différentes.


«Nos difficultés montrent qu’on a, à l’avenir, besoin d’une forme qui rassemble toute la gauche de transformation», explique Eric Coquerel, chargé des relations extérieures au PG. En clair le grand parti allant des communistes aux anticapitalistes dont rêve Jean-Luc Mélenchon. «Mais ne brûlons pas les étapes», tempère-t-il.


«On assiste à une recomposition de la gauche de la gauche avec deux projets contradictoires, voit plutôt Pierre-François Grond de la direction du NPA. Celui d’une gauche anticapitaliste totalement indépendante du PS et celui d’une aile gauche radicale qui a pour but de tirer les socialistes sur la gauche et prête à s’allier avec elle. Il y a une redistribution des cartes et les orientations de chacun sont en train de s’éclaircir.» Certes… Mais pour ces régionales, pas sûr que l’électeur, lui, y voit très clair. Explications.


Un Front de gauche «élargi».


C’est la formule la plus en vogue. Dans 17 régions sur les 22 métropolitaines, communistes et mélenchonistes reconduiront l’expérience tentée aux européennes : un «Front de gauche», émancipé du Parti socialiste au premier tour.


Cette fois-ci, d’autres petites formations comme la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), les Alternatifs, le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) et le Parti communiste ouvrier français (PCOF) participeront à l’alliance sous le slogan «Ensemble, pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes».


Ils rejoignent République et socialisme et la Gauche unitaire de l’ex de la Ligue communiste révolutionnaire Christian Picquet, déjà présents aux côtés du PG et du PCF depuis les européennes. Des acteurs du mouvement social, syndical et associatif seront également sur ses listes. Gérard Boulanger, un des avocats des parties civiles lors du procès de Maurice Papon, sera par exemple chef de file régional en Aquitaine.


Mais à deux jours de leur grand meeting de lancement de campagne, dimanche, au Palais des congrès de Paris, PCF et PG ne sont toujours pas d’accord sur la répartition des têtes de liste. Les communistes proposent à la formation de Jean-Luc Mélenchon cinq régions (Aquitaine, Rhône-Alpes, Pays-de-Loire, Languedoc-Roussillon et Franche-Comté) et la place de numéro 1 dans 19 départements.


Mais pour le parti de Jean-Luc Mélenchon, soucieux d’éviter une hégémonie PCF sur l’union, le compte n’y est pas. Le PG réclame de meilleures têtes de liste départementales (Tarn, Var…) et fait valoir qu’il hérite de deux régions (Pays-de-Loire et Franche-Comté) où il sera difficile d’atteindre les 5% nécessaires à la fusion de listes.


Ils comptent surtout sur l’Ile-de-France pour Jean-Luc Mélenchon. Mais pas question pour le PCF de priver Pierre Laurent, futur dauphin de Marie-George Buffet à la tête du parti, de la lumière médiatique d’une telle candidature. Pas question non plus de trop sacrifier ses 184 élus régionaux sortants. «Il y a ceux qui donnent beaucoup et ceux qui veulent beaucoup. Nous, nous avons beaucoup donné, a-t-elle glissé mercredi lors de ses vœux à la presse. Nous sommes arrivés à un bon équilibre.» Au PG, on attend un autre geste des communistes pour «débloquer» la situation. Hier soir, une rencontre entre partenaires du Front de gauche devait régler les derniers différends.


L’alliance PG-NPA.


Dans cinq régions (Bretagne, Champagne-Ardenne, Lorraine, Bourgogne et Basse-Normandie), les militants PCF ont fait le choix, comme en 2004, de partir avec le PS dès le premier tour. Du coup, une alliance NPA-PG sera annoncée samedi en Basse-Normandie. D’autres devraient suivre en Bourgogne et en Champagne-Ardenne.


«Les choses devraient tourner correctement», confie un responsable du Parti de gauche dans cette région. Mais en Lorraine, les négociations entre mélenchonistes et camarades de Besancenot ont capoté. La palme de la division revenant à la Bretagne : un tiers du PG breton devrait faire campagne avec le NPA. Les deux autres tiers préparent une liste avec la Fase, les Alternatifs et les fédérations PCF du Morbihan et du Finistère.


Les transfuges communistes.


Comme en Bretagne, certains militants communistes refusent de faire campagne avec les sortants socialistes et jouent les renforts sur les listes menées par le Parti de gauche (et parfois le NPA). A l’inverse, en Pays-de-la-Loire, trois fédérations départementales (Loire-Atlantique, Mayenne, Maine-et-Loire) refusent le Front de gauche et iront garnir les rangs du PS.


Tout comme certains élus PCF régionaux sortants soucieux de sauver leur place, comme l’ex-ministre des Transports Jean-Claude Gayssot, vice-président en Languedoc-Roussillon et candidat sur les listes du président et ex-PS George Frêche. «Il y aura très peu d’exceptions à l’arrivée, assure Pierre Laurent. Nous travaillons à résorber les difficultés.»


L’union NPA-Front de gauche.


Au plan national, Front de gauche et NPA ne se causent plus. Mais dans quelques régions, on discute toujours. Les négociations ont échoué en Aquitaine et en Franche-Comté. En Poitou-Charentes, elles s’avèrent compliquées.


Les responsables locaux du NPA (et certaines voix PG) accusant le PCF de verrouiller les places sur les listes : «On ne veut pas de nous, y compris quand nous sommes unitaires, explique un responsable NPA en Aquitaine. On prend note pour l’avenir.»


En revanche, en Limousin et Pays-de-Loire, un accord Front de gauche - NPA pourrait aboutir rapidement. Ces deux régions suivraient alors l’exemple du Languedoc-Roussillon où PG, PCF et NPA ont annoncé hier qu’ils affronteront ensemble les listes de George Frêche. «Ils auraient dû tous faire comme nous», se vante le PG René Revol, chef de file des listes dans cette région, qui voit dans l’exemple languedocien un «bon point d’appui pour une reconstruction de la gauche».


Par LILIAN ALEMAGNA

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 10:49
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Languedoc-Roussillon
MONTPELLIER, 7 jan 2010 (AFP)

 Le Front de gauche et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) sont parvenus à un accord en Languedoc-Roussillon pour présenter des listes aux élections régionales dans cette région, qui seront conduites par le maire de Grabels (Hérault), René Revol (Parti de gauche).

Lors d'un point de presse organisé jeudi à Montpellier, les représentants du Parti de gauche, du PCF et du NPA notamment, ont souligné qu'ils étaient tombés d'accord sur le programme et la stratégie, y compris concernant le second tour pour lequel les signataires excluent toute fusion avec des listes de Georges Frêche.

Le président sortant (divers gauche) du Conseil régional, candidat à sa propre succession, "a rompu avec les valeurs de la gauche", a déclaré René Revol.

Au second tour, "on est prêts à fusionner avec des listes de gauche, sans Frêche", a-t-il dit. "Nous sommes prêts à fusionner avec Europe Ecologie -- (conduite par Jean-Louis Roumégas, ndlr) -- pour battre la droite", a-t-il ajouté.
Pour le représentant du NPA, David Hermet, Georges Frêche n'est d'ailleurs "plus un homme de gauche".

"Dans cette région, ceux qui prennent le risque qu'il n'y ait pas de rassemblement, ce sont les socialistes qui ont choisi Georges Frêche", a-t-il ajouté.

M. Frêche, exclu du PS en 2007, est tête de liste en Languedoc-Roussillon et bénéficie du soutien des cinq fédérations départementales du Parti socialiste.
Les instances nationales du PS, muettes pendant plusieurs mois sur cette candidature, ont finalement décidé de ne pas lui proposer d'investiture officielle mais de ne pas non plus lui opposer de liste alternative.

L'accord Front de gauche /NPA prévoit que le PCF sera tête de liste dans le Gard et l'Hérault. Le NPA conduira les listes dans les Pyrénées-Orientales et l'Aude. En Lozère, la décision n'avait pas encore été prise jeudi soir.
"Notre programme passe par des mesures de résistance et de rupture à l'offensive sarkoziste", a commenté René Revol.

"On va faire du Languedoc-Roussillon un pôle de résistance aux politiques les plus violentes, les politiques ultra-libérales", a ajouté François Liberti (PCF).
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:52
buffet mélanchon

Le Front de gauche, coalition électorale qui regroupe essentiellement le PCF et le Parti de gauche de Mélenchon auquel s'est associée la Gauche unitaire dont le chef de file est Christian Picquet, ancien dirigeant de la LCR, rendra publics les noms de ceux qui conduiront ses listes aux élections régionales, lors d'un meeting unitaire à Paris.

Force est de constater que jusqu'au dernier moment la bataille pour les places, puisqu'il s'agit de cela et uniquement de cela, est encore rude au sein de ce Front de gauche, et plus particulièrement entre les partisans de Marie-George Buffet et ceux de Mélenchon. Ce dernier revendique toujours la tête de liste en Ile-de-France, que réclame de son côté le PCF pour y présenter Pierre Laurent, successeur pressenti de Marie-George Buffet à la tête de son parti.

Que des représentants de partis se disputent des postes n'est à priori pas illégitime. Mais ils ne donnent aucune raison de fond qui pourrait justifier un choix en faveur de l'un ou de l'autre et son utilité du point de vue des intérêts des classes populaires.

Mélenchon avance, non sans aplomb, que son nom serait plus rassembleur que celui de son rival. Le PCF rétorque qu'historiquement il a plus de justifications à postuler à la représentation de la région Ile-de-France. Cela n'est pas faux, si l'on prend en compte l'implantation passée et même actuelle du PCF.

Mais ces différends, qui tournent autour de la personnalité de chacun, laissent de côté la question de savoir en quoi ces listes et le choix de l'un ou de l'autre leader aideraient les classes populaires et les travailleurs à s'orienter pour obtenir un meilleur rapport de forces face à la droite et face au patronat. En quoi elles les aideront à y voir plus clair, à distinguer qui est réellement de leur côté et qui se range dans le camp de leurs adversaires ou de leurs faux-amis.

En fin de compte, cette bataille de chiffonniers, au sein du Front de gauche, vise surtout à se positionner pour qu'au deuxième tour de ces régionales, chacune des composantes du Front de gauche puisse demander au PS l'aumône de quelques places d'élus au second tour. Mais le PS sera alors seul maître du jeu. Il pourra imposer ses choix, aussi bien celui de ses alliances, avec ou sans Bayrou, que celui de sa politique s'il garde la majorité dans telle ou telle région.

Car, c'était annoncé dès le départ, aussi bien le Parti de gauche que le PCF appelleront à battre la droite au second tour, ce qui n'est qu'une façon hypocrite de se rallier par avance au PS et d'avaliser sa politique, là où il sera en situation de la mener. C'est un ralliement sans condition, sans même un droit d'inventaire concernant cette politique.

Or on en a fait l'expérience à de multiples reprises, ce n'est pas la politique du PS qui préparera le monde du travail à affronter les futurs combats. Des combats qui, pour aboutir à des résultats favorables aux salariés, devront se mener sur un tout autre terrain que le terrain électoral.
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