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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:30


Edito des bulletins d’entreprise

Le 4 janvier 2010


En guise de vœux de nouvel an, le gouvernement nous présente plutôt l’addition. Après une année 2009 « difficile pour tous », il faudrait poursuivre les « efforts » a déclaré Sarkozy. Difficile pour tous !


C’est vite dit, même s’il a peut-être eu personnelle¬ment ses petits déboires, comme avec sa taxe carbone, annulée par le Conseil constitutionnel qui voyait mal comment justifier un impôt prétendument destiné à lutter contre la pollution mais épargnant les principaux pollueurs, les industriels. Ses amis patrons, banquiers et actionnaires, en tout cas, ont eu avec la crise plus de peur que de mal.


Le cours de leurs actions en bourse termine 2009 en forte hausse, grâce aux milliards d’aides de l’Etat. Quant aux efforts, ils ne seront pas non plus pour les patrons qui vont bénéficier de la suppression de la taxe professionnelle : un cadeau de 5 milliards d’euros par an.


Mais pour nous les annonces pleuvent. Santé : le forfait hospitalier passe de 16 à 18 € ; nouvelles réductions ou suppressions de remboursements de médicaments ; augmentation de 5 % en moyenne des tarifs des mutuelles. Voyages : tarifs à la hausse de +1,9 % pour les TGV dès ce mois-ci.


Retraites : nouvel allongement de la durée de cotisations, voire recul de l’âge de départ. Et côté « prospérité » : l’augmentation annuelle obligatoire du Smic se limite au 1er janvier à 0,5 %, à peine 6 € par mois, tandis que les indemnités journalières pour les accidents du travail deviennent en partie imposables, ce qui revient à les réduire.


Mais l’année 2009 ne se résume pas à l’avalanche d’attaques contre nous, dont on nous promet la suite. Elle a commencé par la grève générale en Guadeloupe et Martinique. Pendant un mois et demi, les travailleurs des Antilles avaient paralysé l’économie. Gouvernement et patronat ont dû céder sur les augmentations de salaires, 200 € pour tous, et autres revendications des grévistes.


De ce côté-ci de l’Atlantique, on a vu quelques patrons licencieurs accueillis sous des jets d’œufs ou contraints à leur tour à des heures sups non payées dans leur bureau, sous surveillance ouvrière ! Ce qui nous laisse quelques bons souvenirs. La lutte des Continental, qui ont rappelé leur patron à l’ordre en semant un peu de désordre dans les autres usines du groupe ou à la sous-préfecture de Compiègne, et ont imposé de substantielles indemnités.


Les New Fabris, qui ont un temps réchauffé le climat social avec leurs bonbonnes de gaz. Et bien d’autres luttes bien réelles même si elles n’ont pas eu la faveur des médias. Sans compter les manifestations qui ont rassemblé en février et mars quelques millions de travailleurs et qui auraient dû avoir une suite, si les dirigeants des confédérations syndicales n’avaient pas tout fait pour les enterrer.


L’année s’est terminée par la grève courageuse des plus exploités d’entre nous, les travailleurs sans-papiers, laquelle dure toujours, depuis plus de deux mois. Ils sont 6 000 à occuper leurs lieux de travail ou agences d’intérim pour en finir avec les menaces permanentes d’une rafle, d’un contrôle d’identité ou d’une expulsion, pour exiger d’avoir enfin les mêmes droits que tous.


Ce qui a manqué en 2009, c’est surtout que toutes ces luttes se rejoignent, au lieu de rester isolées ou échelonnées dans le temps au fur et à mesure des attaques patronales, entreprise par entreprise, secteur après secteur.


C’est là que nous pouvons nous promettre de faire mieux en 2010. Car avec toutes les mesures qu’on nous annonce, les luttes ne vont pas manquer dans les mois qui viennent.


Pas plus que ne manquent les raisons d’une colère générale : contre les dizaines de milliers de suppressions d’emplois encore programmées dans le public comme dans le privé ; contre le blocage des salaires depuis des années, amputés par la multiplication du chômage partiel et la précarité, face aux hausses des prix et des tarifs publics.


A nous de faire qu’en 2010 les luttes deviennent contagieuses, se coordonnent et se rassemblent. Elles pourraient alors devenir cette lame de fond face à laquelle patronat et gouvernement seront contraints de céder. Une simple révolte ? Non, une bonne Révolution à prendre.


http://www.convergencesrevolutionnaires.org/


De : Fraction L'étincelle

Note du blogueur: La "fraction" l'étincelle a quitté Lutte Ouvrière (ou s'en est fait virer) pour rejoindre le processus qui a donné le NPA.
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 11:13


Ci-dessous un article éditorial de Daniel Bensaïd pour "ContreTemps"


Les récentes élections allemandes et portugaises ont confirmé l'émergence, dans plusieurs pays d'Europe, d'une nouvelle gauche radicale.


En Allemagne, Die Linke a obtenu 11,9 % des suffrages et 76 députés au Bundestag.


Au Portugal, le Bloc de gauche a atteint 9,85 % et doublé sa représentation parlementaire avec 16 députés.


Cette nouvelle gauche a émergé vers la fin des années 1990 avec le renouveau des mouvements sociaux et l'essor du mouvement alter-mondialiste. La nouveauté réside dans sa percée électorale qui ne se limite pas à un ou deux pays mais dessine une tendance européenne (illustrée entre autres par l'Alliance rouge et verte au Danemark, Syriza en Grèce, ou le NPA en France), encore fragile et inégale, en fonction notamment de systèmes électoraux différents.


Ainsi, le NPA et le Front de Gauche ont en France un potentiel cumulé d'environ, 12 % mais aucun élu parlementaire du fait d'un système uninominal à deux tours qui exclut toute représentation proportionnelle et favorise le «vote utile» comme moindre mal.


Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène, à commencer par l'effondrement ou le recul des partis, sociaux-démocrates ou communistes, qui ont structuré depuis un demi-siècle la gauche traditionnelle. Les partis communistes qui s'étaient identifiés au «camp socialiste» et à l'Union soviétique ont disparu ou ont vu leur base sociale fondre, à l'exception relative de la Grèce et du Portugal.


Quant à la social-démocratie, en accompagnant ou en impulsant les politiques libérales dans le cadre des traités européens, elle a activement contribué au démantèlement de l'Etat social dont elle tirait sa légitimité. Sous prétexte de « rénovation », de «troisième voie» ou de « nouveau centre », elle s'est ainsi métamorphosée en formation de centre gauche à l'instar du Parti démocrate italien.


Au fur et à mesure que ses liens avec l'électorat populaire s'affaiblissaient, son intégration aux milieux d'affaires se renforçait. Le passage de Schroder au conseil d'administration de Gazprom, ou la promotion de deux« socialistes» français (Dominique Strauss-Kahn et Pascal Lamy) à la tête du FMI et de l'OMC symbolisent cette transformation des hauts dirigeants socialistes en hommes de confiance du grand capital. Championne de «l'économie sociale de marché» et du compromis social, la social-démocratie allemande en a payé le prix, enregistrant, lors des élections du 27 septembre, une perte de dix millions d'électeurs en dix ans.


Alors que cette gauche du centre se distingue de moins en moins de la droite du centre, une nouvelle génération a grandi après la chute du mur de Berlin, et qui n'aura connu que les guerres chaudes impériales, les crises écologiques et sociales, le chômage et la précarité.


Une minorité active de ces jeunes reprend goût à la lutte et à la politique, mais elle reste méfiante envers les jeux électoraux et les compromissions institutionnelles. Refusant un monde immonde sans parvenr à concevoir« l'autre monde» nécessaire, cette radicalité peut prendre des directions diamétralement opposées: celle d'une alternative clairement anticapitaliste, ou bien celle d'un populisme nationaliste et xénophobe (Front national en France, National Front en GrandeBretagne), voire celle d'un nouveau nihilisme.


Il est néanmoins encourageant de constater que l'électorat de Die Linke comme celui d'Olivier Besancenot à l'élection présidentielle de 2007 se caractérisent par une composante jeune, précaire, et populaire proportionnellement supérieure à celle des autres partis.


La nouvelle gauche ne constitue pas pour autant un courant homogène rassemblé autour d'un projet stratégique commun. Elle s'inscrit plutôt dans un champ de forces polarisé d'un côté par la résistance et les mouvements sociaux, de l'autre par la tentation de la respectabilité institutionnelle. La question des alliances parlementaires et gouvernementales est déjà, pour elle, une véritable épreuve de vérité.


Rifondazione Comunista, qui apparaissait, hier encore, comme le fleuron de cette nouvelle gauche européenne, s'est suicidé en participant au gouvernement Prodi sans empêcher pour autant le retour de Berlusconi. Bien au-delà des tactiques électorales, ces choix sont révélateurs d'une orientation bien résumée par Oskar Lafontaine: « Faire pression pour restaurer l'Etat social.» Il ne s'agit donc pas de construire patiemment une alternative anticapitaliste, mais de «faire pression» sur la social-démocratie pour la sauver de ses démons centristes et la ramenerà une politique réformiste classique dans le cadre.de l'ordre établi.


Quant à «restaurer l'Etat social », il faudrait pour cela commencer par rompre avec le pacte de stabilité et le traité de Lisbonne, reconstruire des services publics européens, soumettre la banque centrale européenne à des instances élues; bref, faire exactement le contraire de ce que les gouvernements de gauche ont fait depuis vingt ans et continuent à faire quand ils sont au pouvoir. La modération de la social-démocratie face à la crise économique et sa déclaration commune lors des dernières élections européennes indiquent que sa soumission aux impératifs du marché n'est guère réversible.


Inversement, au lendemain des élections portugaises, le député coordinateur du Bloc de gauche, Francisco Louça, a rejeté l'appel des sirènes gouvernementales, déclarant clairement que sa formation serait« dans l'opposition » contre les privatisations annoncées, contre le démantèlement des services publics, contre le nouveau code du travail, donc dans l'opposition au gouvernement Socrates.


Ce choix est également au coeur des divergences entre le NPA d'Olivier Besancenot, qui refuse toute alliance avec le Parti socialiste dans les exécutifs, et le Parti communiste français clairement engagé dans une perspective de reconstitution de la «gauche plurielle », dont le gouvernement a conduit au désastre de 2002 avec Le Pen au deuxième tour de l'élection présidentielle.


Ces deux options traversent sans doute la plupart des partis de la nouvelle gauche, et notamment Die Linke dès lors que sa coalition avec le SPD, déjà très contestée dans la municipalité de Berlin, pourrait se généraliser ainsi que semble l'annoncer l'alliance nouée dernièrement dans le land de Brandebourg.


Se dessine ainsi le choix stratégique auquel la nouvelle gauche va se trouver confrontée. Ou bien se contenter d'un rôle de contrepoids ou de pression sur la gauche traditionnelle en privilégiant le champ institutionnel; ou bien, privilégier les luttes et les mouvements sociaux pour construire patiemment une nouvelle représentation politique des exploités et des opprimés.
Cela n'exclut nullement la recherche de l'unité d'action la plus large avec la gauche traditionnelle contre les privatisations et les délocalisations, pour les services publics et la protection sociale, pour les libertés démocratiques et la solidarité avec les travailleurs immigrés et sans-papiers.


Mais cela exige une rigoureuse indépendance par rapport à une gauche qui gère loyalement les affaires du capital au risque de dégoûter de la politique les nouvelles forces émergentes.


La crise sociale et écologique n'en est qu'à ses débuts. Par delà de possibles reprises ou embellies, le chômage et la précarité continueront à des niveaux très élevés et les effets du changement climatique à s'aggraver. Il ne s'agit pas, en effet, d'une crise comme le capitalisme en a connu périodiquement, mais d'une crise de la démesure d'un système qui prétend quantifier l'inquantifiable et donner une commune mesure à l'incommensurable.


Il est donc probable que nous ne sommes qu'au début d'un séisme dont le paysage politique, de recompositions en redéfinitions, sortira d'ici quelques années bouleversé.


C'est à cela qu'il faut se préparer en refusant de sacrifier l'émergence d'une alternative à moyen terme à des opérations politiciennes et à des gains immédiats hypothétiques qui se traduisent par d'amères désillusions.


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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 12:00


LAURENCE DE BOUARD, cadre infirmière à l’hôpital de Carhaix, conduira la liste soutenue par le NPA Bretagne, le parti de Gauche 22 et des militants des autres départements bretons du PG et les objecteurs de croissance de Bretagne (ADOC)


Les représentants de la liste unitaire, anticapitaliste et pour une écologie radicale, soutenue par le NPA Bretagne, le Parti de Gauche des Côtes d’Armor et des militants du Parti de Gauche des autres départements bretons, l'AdOC, des objecteurs de croissance réunis jeudi 17 décembre à Pontivy ont désigné la tête de liste régionale et les têtes de liste des sections départementales pour les élections régionales de mars 2010 en Bretagne.


Laurence de BOUARD, cadre infirmière à l’hôpital de Carhaix, tête de la liste du NPA aux élections européennes en juin 2009, conduira la liste au niveau Bretagne et dans le Finistère


Elle sera entourée :

-

Dans les Côtes d’Armor, par Xavier COURTAY , chef de file du Parti de Gauche 22

-

En Ille et Vilaine, par Françoise DUBU, tête de la liste de la LCR aux élections régionales en Bretagne de 2004, membre du NPA 35

-

Dans le Morbihan, par Jean-Marie ROBERT, objecteur de croissance et membre de la Coordination des opposants au projet d'aéroport à Notre Dame des Landes.


C’est une première étape. Cependant, les discussions unitaires étant encore ouvertes, la liste de nos candidates et candidats pourrait encore évoluer.


Notre liste portera dans cette campagne une politique en faveur du monde du travail, des salariés, des chômeurs, des précaires, pour le droit de chacun à vivre de son travail, comme les agriculteurs et les pêcheurs, contre l’accumulation des profits capitalistes qui contraint le plus grand nombre à vivre de plus en plus difficilement.


Elle proposera également une alternative écologiste radicale, pour promouvoir des choix politiques courageux face aux logiques de rentabilité et de productivité qui se mènent au détriment de notre environnement, de notre santé, de l’avenir de la planète.


Nous voulons porter un programme de rupture, décliné en mesures régionales, en lien avec les mouvements sociaux.


Nous appelons l’ensemble des partisans d’une gauche unitaire, anticapitaliste, antilibérale et militants de l’écologie radicale à nous rejoindre.

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 09:47

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Dans le cadre des prochaines élections régionales, des représentants et militants de diverses organisations se sont réunis ce jeudi 10 décembre à Pontivy. Ils ont décidé la création d'une :

 

 

LISTE UNITAIRE, ANTICAPITALISTE ET POUR UNE ECOLOGIE RADICALE

 

 

Soutenue par le NPA Bretagne, le Parti de Gauche des Côtes d'Armor et des militants du Parti de Gauche des autres départements bretons, l'AdOC, des objecteurs de croissance, des syndicalistes, des militants associatifs.

 

 

 

Cette liste sera menée par une femme, et comprendra autant de femmes que d'hommes comme têtes de liste des sections départementales.

 

Notre liste portera dans cette campagne une politique en faveur du monde du travail, des salariés, des chômeurs, des précaires, pour le droit de chacun à vivre de son travail, comme les agriculteurs et les pêcheurs, contre l'accumulation des profits capitalistes qui contraint le plus grand nombre à vivre de plus en plus difficilement.


Elle proposera également une alternative écologiste radicale, pour promouvoir des choix politiques courageux face aux logiques de rentabilité et de productivité qui se mènent au détriment de notre environnement, de notre santé, de l'avenir de la planète. Nous demandons notamment l'abandon immédiat du projet d'aéroport à Notre Dame des Landes.

 

Pour cela nous nous fixons une stratégie:


1.Notre objectif est d'arriver en tête au premier tour afin d'appliquer notre programme.


2.Si nous ne sommes pas en tête, nous nous engageons à faire barrage à la droite au 2ème tour en fusionnant techniquement avec les listes du PS et d'Europe Ecologie, à l'exclusion de tout accord avec le MODEM. Cette fusion s'opérera autour de la liste arrivée en tête : la Notre, celle d'Europe Ecologie ou celle du PS. Nous demandons solennement le même engagement du PS et d'Europe Ecologie.


Cette fusion démocratique de nos listes sera la juste représentation proportionnelle de nos résultats respectifs du premier tour.


3.Nous réaffirmons avec force que nous n'accepterons pas de rentrer dans des majorités sous domination sociale-libérale pour y appliquer leur programme.


4. Nos élus conserveront leur totale liberté d'action et d'expression.

 

 

Nous voulons porter un programme de rupture, décliné  en mesures régionales, en lien avec les mouvements sociaux.


Nous appelons l'ensemble des partisans d'une gauche unitaire, anticapitaliste, antilibérale et militants de l'écologie radicale.à nous rejoindre.

 

 

Contacts :

ADOC  Anne JORDAN 02.97.39.47.76

Parti de Gauche Xavier COURTAY 06.84.60.62.12

Nouveau Parti Anticapitaliste Janine CARRASCO 02.98.90.49.36

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 10:32
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À quelques semaines du lancement de la campagne régionale, un premier état des lieux s’impose pour le NPA au lendemain de notre consultation nationale et à la veille d’un Conseil politique national le 13 décembre qui lancera la campagne nationale de notre parti.


En l’absence d’un accord national satisfaisant les conditions politiques que nous avons posées, c’est désormais dans les régions que se discutent les listes et d’éventuels accords régionaux.


Il est vrai que les dernières embardées de Jean-Luc Mélenchon qui désormais s’intéresse de près à Europe Écologie, montrent bien que, dans la gauche radicale, les problèmes ne sont pas des oppositions entre unitaires et sectaires, mais bien des choix d’orientation et de cohérence.


Choix d’indépendance vis-à-vis de la gestion libérale menée par le PS. Cohérence dans les partenaires choisis: après avoir fait de la gauche du «non» aux traités constitutionnels l’alpha et l’oméga de sa politique, voilà le leader du Parti de gauche qui part draguer dans les eaux d’Europe Écologie.


Dans un contexte de crise économique et écologique, d’offensive globale du Medef et de la présidence Sarkozy, nous voulons faire de ces élections, en lien avec les mobilisations, un moment de riposte.


Sur le terrain même des offensives de la droite: l’emploi, la répartition des richesses, la lutte des sans-papiers, la relance des opérations guerrières en Afghanistan, le retour d’une offensive sécuritaire aux relents racistes.


À mi-mandat présidentiel, ces élections régionales prendront incontestablement valeur de test national. Il s’agit dès lors pour nous de défendre des mesures marquant une rupture sociale et écologique afin que la crise ne soit pas payée par le plus grand nombre.


La gauche, comme on le sait, gère la plupart des régions. Ces élections auront valeur de bilan pour les majorités sortantes qui associent le plus souvent à une majorité d’élus socialistes, des communistes et des écologistes voire des élus du Parti de gauche.


Le PS avait promis de faire des régions des espaces de résistance aux politiques de la droite. Avec le résultat que l’on connaît: subventions aux entreprises, aux lycées privés, privatisations.


C’est donc avec l’ambition d’un regroupement des forces de la gauche radicale, en indépendance complète avec les politiques social-libérales, que le NPA a abordé nationalement, et maintenant régionalement, ces élections. Il y a aujourd’hui des accords unitaires en gestation dans deux des cinq régions où le PCF se présente directement avec le PS.


En Bretagne, entre autres, le NPA, le PG et des forces du PCF du Morbihan, mettent en place un cadre commun pour aborder cette échéance. De la même façon, en Lorraine, des discussions entre le PG, le NPA, les Alternatifs, et des militants antilibéraux locaux pourraient déboucher sur un accord politique.


Des discussions se poursuivent dans certaines régions, dont celle du Languedoc-Roussillon, un cas un peu à part lié à la personnalité de son président Georges Frêche. Dans beaucoup de régions, le processus de discussion qui s’est poursuivi a été interrompu unilatéralement par le PCF. Pour être complet, il faut également ajouter que les Alternatifs organisent une consultation nationale.


Il reviendra au Conseil politique national du NPA, dimanche 13 décembre, de définir, à partir de la consultation des militants du NPA, le profil et l’activité de notre parti.


Pierre-François Grond

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 09:33
buffet mélanchon

Il y a peu encore, les dirigeants du PCF se montraient critiques à l'égard du PS, lui reprochant sa mollesse dans la condamnation du « libéralisme », terme à la mode pour éviter de parler du capitalisme, raillant les combats de chefs qui se déroulent en son sein, critiquant ses faiblesses à l'égard de Bayrou et du Modem.

Mais plus les échéances électorales des Régionales se rapprochent, plus l'attitude des responsables communistes devient floue. On sait désormais que dans cinq régions sur les 21 de la France continentale, il y aura des listes communes PCF-PS, avec d'autres, dès le premier tour. Dans les seize autres régions, il devrait y avoir des listes du « Front de Gauche », regroupant le PCF, le Parti de gauche de Mélenchon, ainsi que la Gauche unitaire, formation issue de l'ex-LCR, derrière Christian Piquet.

Encore que dans cette alliance, le climat n'est pas au beau fixe, en particulier entre le PCF et Mélenchon. Ce dernier, après avoir utilisé les militants du PCF pour faire campagne et se faire élire député européen, exige aujourd'hui qu'on lui laisse la tête de la liste pour l'Ile-de-France. « C'est cela ou rien », aurait-il déclaré, ce qui ne l'empêche pas de faire les yeux doux aux écologistes.

Et tout cela pour aboutir, au second tour de ces élections, à un ralliement sans condition, automatique, déjà annoncé, au PS. Sans même que l'on s'inquiète du programme que défendrait le PS, à supposer qu'il se dote d'un programme, ce qui n'est pas certain. Sans s'inquiéter non plus des alliances qu'il se choisira, entre les deux tours de ces élections, avec ou sans le Modem.

Et ces mêmes politiciens, partant à l'assaut de postes qui sont pour eux autant de sinécures, voudraient nous faire croire que le résultat de ces élections va changer le sort de la population laborieuse !

Commentaires: Bien sûr, "pour information", Lutte Ouvrière dans son splendide isolement continue toute seule, le NPA mène une bataille pour l'unité ET une politique anticapitaliste.
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 15:00
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 08:24



Depuis plusieurs semaines les organisations à gauche de la gauche se rencontrent en Bretagne pour aboutir à une liste commune aux élections régionales.


Comme dans cinq autres régions, le Parti communiste Français a décidé de partir avec le PS dès le premier tour.


Ces réunions ont donc rassemblé le NPA, la Fédération, le PG, la Gauche Unitaire, les Alternatifs et des communistes en désaccords aves la ligne suivie par la PCF dans la région.


Après  trois réunions des désaccords ont vu le jour entre d'un côté le NPA et le PG et de l'autre la Fédération et la Gauche Unitaire , désaccords avant tout programmatiques (sur les subventions aux lycées privés confessionnels, sur les subventions aux entreprises…), désaccords qui entraînent un autre désaccord sur l'attitude à adopter par rapport aux exécutifs.


Alors que pendant la 2éme réunion, un accord semblait pouvoir être trouvé sur les points programmatiques présentés par le NPA et sur les éxecutifs avec la formulation:  « Nous refuserons donc de participer à un exécutif dominé par le PS ou Europe Ecologie qui mènerait une politique libérale conforme aux exigences du patronat et de l'Union Européenne. »


Ce point d'équilibre, a été remis en cause par la Fédération et la GU. Le NPA Bretagne et le Parti de Gauche Bretagne ont décidé, eux de continuer à travailler ensemble et de publier ce communiqué commun:


« Le Nouveau Parti Anticapitaliste Bretagne et le Parti de Gauche Bretagne ont participé à une réunion à  Pontivy avec d'autres composantes de la gauche de la gauche le 30 novembre 2009.


Ces deux partis font le constat que des désaccords politiques et programmatiques importants subsistent avec des organisations comme la Gauche unitaire ou la Fédération. Le NPA et le PG continuent à vouloir un accord en Bretagne pour présenter une liste de la gauche antilibérale et anticapitaliste en Mars 2010, liste qui défendra un programme de rupture, indépendante du Parti Socialiste et d'Europe Ecologie. Nous appelons toutes les organisations, militants et citoyens qui partagent cette idée à nous rejoindre. »


Ils ont décidé de se revoir prochainement pour finaliser un accord, tout en continuant à vouloir une alliance large sur un programme de rupture clair.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 09:06

 

 PARIS — Les militants communistes ont voté l'autonomie vis-à-vis du PS d'un Front de gauche PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire au premier tour des régionales dans 16 régions, tandis que 4 régions se sont prononcées pour une alliance avec les socialistes, a indiqué dimanche le PCF.

> Le dépouillement du vote n'était pas terminé dans deux des 22 régions
> métropolitaines, Poitou-Charentes et Bourgogne, où "les choses sont très
> serrées", a déclaré à l'AFP Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Les
> derniers résultats devraient être connus lundi matin.
>
> Les quatre régions à avoir choisi de s'unir avec le PS dès le premier tour
> des régionales sont : Basse-Normandie, Bretagne, Champagne-Ardenne et
> Lorraine.
>
> Lors des conférences régionales (7 et 14 novembre) qui avaient précédé le
> vote déterminant des militants, quatre régions (Bourgogne,
> Champagne-Ardenne, Lorraine et Poitou-Charentes) s'étaient prononcées pour une union avec les socialistes.

> Avec près de 41.000 adhérents qui ont voté de jeudi à samedi - 14.000 de
> plus que lors du vote sur la stratégie du PCF pour les européennes, la
> "mobilisation a été très importante", a souligné M. Dartigolles qui n'a pas
> pu fournir le taux de participation des militants.

> "Nous sentons une très grande mobilisation des communistes pour aller vers des rassemblements et des projets régionaux bien ancrés à gauche", a-t-il ajouté.
>
> Le porte-parole a également pointé le "danger d'une recomposition politique" avec "des tentations d'alliance qui ne permettraient pas d'avoir des
> politiques régionales courageuses et efficaces face à la crise", une
> allusion à de possibles unions entre PS et MoDem, que le PCF rejette.
>
> En 2004, le PCF qui compte 185 conseillers régionaux, était parti avec les
> socialistes au premier tour dans 14 régions.
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 11:21
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Face à la politique de la droite, l’unité doit être sans concessions vis-à-vis de la gauche de gestion et de renoncement, incarnée par le PS et Europe Écologie.

Tout au long de ces derniers mois, le NPA a mené une politique unitaire offensive, et c’est lui qui a été à l’origine de la première réunion unitaire. Il ne s’agit pas d’une quelconque posture visant à démontrer on ne sait quoi, mais bien de la compréhension qu’une telle politique est une nécessité profonde et durable.


Dans une situation marquée tout à la fois par la crise globale du capitalisme, une politique brutale de la droite sur le terrain social comme sur les questions des droits démocratiques et la démission des forces traditionnelles du mouvement ouvrier syndical et politique, il importe d’apporter des réponses à la hauteur des enjeux.


Il s’agit pour nous de mener un combat frontal contre la politique du gouvernement dans l’indépendance politique vis-à-vis de la gauche de renoncement et d’adaptation au système incarnée par le PS ou Europe écologie.


Mais l’unité s’entend pour nous avec un contenu. Pour ces élections, il nous faut de manière indissociable lier un positionnement anti-crise et anti-droite, la défense sur les terrains programmatique et stratégique d’une orientation clairement alternative à la gestion socialiste des régions.

Du côté du PCF, la position est claire, pas d’accord possible avec le NPA. Les multiples déclarations de ses dirigeants ne laissent aucune ambiguïté sur le sujet et c’est pour des raisons politiques de fond que le Parti communiste nous évince aujourd’hui du cadre unitaire. Le préalable mis par ce parti, la gestion commune des régions avec le Parti socialiste, est inacceptable pour le NPA.


Ce n’est pas une coquetterie de notre part vis-à-vis d’un PS abstrait, mais l’appréciation du cours de ce parti, des politiques qu’il défend. C’est peu dire que nous sommes en désaccord avec le bilan de la gestion socialiste dans vingt régions.


Il s’agit par exemple des multiples subventions publiques à des grands groupes privés ou le financement de la formation professionnelle contrôlée par le Medef, pour ne prendre que ces deux exemples.


La cerise sur le gâteau, c’est l’évolution même des débats au sein du PS avec la perspective de nombreuses alliances avec le Modem au deuxième tour des élections régionales.


Là encore, il ne s’agit pas d’un procès d’intention, mais d’une politique d’ores et déjà annoncée par de nombreux présidents socialistes sortants. Pour notre part, nous avons la volonté d’appliquer les points essentiels de notre programme, pas de faire le contraire de ce pourquoi nous sollicitons les suffrages des électeurs.


C’est aussi avec cette vieille pratique qu’il faut rompre, si l’on souhaite réellement susciter un renouveau à gauche.


Le PCF participe à la gestion de seize régions et entend continuer, voire étendre cette politique. Il l’a dit et redit avec une belle constance. Ce n’est pas, ce ne sera pas notre orientation.


Fondamentalement, c’est pour cette raison que depuis deux mois, le PC a refusé toute discussion programmatique. Et il y a bien évidemment un lien entre programme et stratégie: ou bien défendre une politique de rupture avec le système, ou bien un programme «socialo-compatible», il n’y a pas moyen de ruser, car pendant la campagne électorale, la gestion va continuer.


Dans le cours même de la discussion, nous avons essayé de lever les obstacles à un rassemblement de l’ensemble de la gauche antilibérale et anticapitaliste à ces élections.


Certains auront même trouvé que nous sommes allés trop loin dans les concessions. Mais parce que nous souhaitons réellement l’unité, nous avons modifié nos positions en cherchant des compromis (*). Il n’est en revanche pas possible d’accepter l’oukaze du PCF. Ce dernier porte donc la responsabilité du processus d’éclatement du cadre unitaire.


Pour ces raisons, disons-le clairement, les possibilités d’un accord national sont aujourd’hui réduites. Mais que ce soit au niveau national ou dans les régions, le NPA, dans les semaines qui viennent, poursuivra les discussions en cherchant à rassembler toutes les forces disponibles pour une telle politique. Ni adaptation au cadre proposé par la direction du PCF ni satisfaction d’un repli solitaire, qui ne constitue pas notre politique. Voilà les deux écueils qu’il faut éviter.


Guillaume Liégard


Voici la proposition que le NPA a faite lors de la réunion du 16 novembre où le Front de Gauche n'est pas venu :


"La possibilité de participer aux exécutifs régionaux dépend donc des rapports de force politiques et sociaux qui conditionnent la politique qui pourrait y être réellement mise en œuvre.


Nous avons la volonté d’appliquer les points essentiels de notre programme, pas de faire le contraire de ce pourquoi nous sollicitons les suffrages des électeurs. Nous refuserons donc de participer à un exécutif dominé par le PS ou Europe Ecologie qui mènerait une politique libérale conforme aux exigences du patronat et de l’Union Européenne.


Nous refuserons bien évidemment toute alliance avec le Modem ou une quelconque organisation de droite. Notre campagne, comme notre politique si nous sommes élus, n’ont pas d’autre objectif que de permettre aux travailleurs et aux classes populaires d’imposer leurs exigences contre la politique du patronat et de la droite, de porter ces exigences.


Dans le cadre des mesures d’urgences contre la politiques des classes dirigeantes face à leur propre crise, nous proposons quelques mesures de rupture, sur lesquelles nous ferons campagne et que nous sommes prêts à porter dans les conseils régionaux en aidant les mobilisations et en nous appuyant sur elles :


- les transports gratuits et 100 % publics,
- le refus des subventions au patronat et la récupération des aides versées aux entreprises qui licencient,
- un service public de la formation professionnelle et l’arrêt du financement de la formation contrôlée par le Medef, -
- l’arrêt des fonds publics pour les lycées privés, le refus de la précarité pour les personnels des régions…
C’est sur ces points clés programmatiques que s'établit notre stratégie dans les conseils régionaux . Notre campagne comme la politique de nos élus viseront à créer les conditions de leur mise en oeuvre.
"


Il est tout de même significatif qu'au plan national, personne ne veuille de cette formulation qui représente de la part du NPA une concession de taille. La raison de fond, c'est que le PCF a justement une longue tradition de gestion conforme aux exigences du patronat et de l'UE.

 Il a participé de nombreuses fois à des gouvernements dominés par les socialistes, que ce soit à la tête de l'Etat ou, actuellement, dans 16 des 22 régions. Il ne veut ainsi rien écrire qui l'empêche de continuer. Pourquoi les autres partenaires n'osent refuser cela ? C'est bien dommage.

Considérant qu'il n'était en fait pas invité à une réunion excluant explicitement d'un point de vue "stratégique" sa démarche concernant les exécutifs de région, le NPA n'était pas présent à la réunion du 18 novembre convoquée par le Front de Gauche.

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