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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 09:44


17 novembre 2009 - Le Télégramme

Samedi, des délégations régionales du Parti de Gauche, du NPA (Nouveau
parti anticapitaliste), de la Fase (Fédération pour une alternative sociale
et écologiste), la Gauche Unitaire 35 et 29 et des membres de sections du
PCF de Bretagne se sont réunis à Saint-Brieuc.

Au cours de cette rencontre, qualifiée «d'historique» par les participants,
ils ont débattu «franchement et profondément de ce qui les rassemble pour
stopper les dégâts du capitalisme dans notre région».

Les participants ont décidé de poursuivre cette rencontre pour aller vers une liste commune aux élections régionales, en se retrouvant lundi prochain, à Pontivy (56).
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 09:43


"Unité aux régionales: la gauche radicale va-t-elle passer son tour ?" (Libération du 10/11)

Le Front de gauche (PCF, PG, Gauche unitaire) et ses éventuels partenaires, dont le NPA, se réunissent ce mardi soir. Les discussions achoppent toujours sur la question de l'indépendance à l'égard du PS.


A la table des négociations, encore et toujours. Les composantes de la gauche radicale se retrouvent à nouveau, ce mardi soir, au siège du Parti de gauche, pour se prononcer sur un projet de listes communes aux régionales. Une réunion qui pourrait être celle «de la dernière chance», mais qui ne suffira sans doute pas à concilier les positions du Front de gauche — PG de Jean-Luc Mélenchon, PCF, Gauche unitaire — et du NPA.


Les discussions continuent en effet d’achopper sur la question de la participation aux exécutifs régionaux avec les socialistes et les écologistes. Sur ce point, le NPA, qui a voté sa ligne dimanche dernier, lors de son conseil politique national, écarte toute participation «dans le cadre d’exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe-Ecologie qui mènent des politiques d’adaptation au libéralisme».


En clair, le parti anticapitaliste propose un «accord national» sur «des listes indépendantes» du PS et d’Europe Ecologie au premier tour des régionales et des «fusions démocratiques» au second, pour battre la droite sans se mouiller dans des majorités dominées par le PS. «On n’ira pas avec le PS car les divergences sont profondes sur le programme. Mais si certaines mesures vont dans le bon sens, on pourra les voter, explique Myriam Martin, du NPA. On demande cette liberté.»


Là où le NPA dit «non», le Front de gauche pose, lui, des conditions: la mise en oeuvre des principaux points du programme qu’il aura défendu au premier tour, le «rapport de force permettant de les appliquer», et l’exclusion d’une alliance avec le Modem. Si ces conditions «sont réunies», banco pour un exécutif régional avec le PS et les écologistes.

«Deux approches sont sur la table, résume Christian Picquet, chef de file de Gauche unitaire - anciens NPA: «Pour nous, au Front de gauche, il s’agit de sortir de la posture de témoignage et d’affirmer une ambition majoritaire à gauche. On ne veut pas faire un tour de piste au premier tour et chacun vit sa vie.»


Le NPA, lui, réclame des précisions sur ce lot de conditions: «On veut clarifier cette question. L’unité c’est trop sérieux pour accepter de la brader», prévient Myriam Martin, qui dit le NPA toujours ouvert aux discussions.


«On ne partage pas la même feuille de route»


Reste que les lignes du Front de gauche et du NPA semblent difficilement conciliables et compliquent sérieusement une perspective d’accord. «Il y a un désaccord de fond, nous sommes dans le dur, on ne partage pas la même feuille de route», constate Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

La faute à qui?


«C’est le PCF qui met des préalables», reproche Myriam Martin. «Le NPA nous donne la même réponse, ils ne sont pas disponibles pour construire des rassemblements de gauche pour la mise en oeuvre de politiques de gauche», coupe Dartigolles, qui avait parlé dimanche d’une «fin de non recevoir» de la part du NPA. Et s’agace: «On ne va pas attendre Besancenot comme on attend Godot.»


D’autant que l’heure tourne. A trois mois des régionales, la gauche de la gauche, en stagnant dans les négociations, donne l’impression de «s’enfermer dans un petit cénacle pour bloquer sur des petites formules», déplore un participant.


Et se laisse devancer par ses concurrents: «Pendant qu’on tergiverse, les écologistes sont en campagne, le PS a ses têtes de liste. Et nous n'avons pas bougé d’un iota», s’inquiète Picquet. «On veut commencer à travailler, on ne peut pas attendre encore un mois alors que pour l’instant, il y a un point de blocage», conclut Eric Coquerel, chargé des relations extérieures au PG.


Pour autant, les discussions pourraient ne pas se clore définitivement même si la réunion de ce mardi soir ne débouche pas sur un accord. «On laisse les portes ouvertes jusqu’au bout», assure Coquerel.


Entre-temps le soin de trancher la stratégie de chaque composante reviendra à leurs militants respectifs: une consultation des adhérents du NPA se tiendra du 30 novembre au 6 décembre «sur ce qui est sorti du CPN et de la réunion du 10 novembre» alors que les communistes se se prononceront, eux, du 19 au 21 novembre.


Laure Equy.

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 09:36
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Chris Harman, un des dirigeants du Socialist Worker Party britannique, est mort brutalement d’une crise cardiaque, dans la nuit du 6 au 7 novembre, alors qu’il participait à une conférence au Caire. Chris Harman avait rejoint Socialist Review Group qui devint International Socialists puis le SWP, en 1961, à l’âge de 19 ans.


Son engagement politique a débuté par la lutte contre la guerre du Vietnam. Après des études à la London School of Economics, il décida de s’engager à plein temps dans la construction d’une alternative révolutionnaire.


Son apport théorique au marxisme est considérable. En 1974, il publie Bureaucracy and Revolution in Eastern Europe1, qui est un complément indispensable à la théorie de Tony Cliff sur la nature capitaliste d’État de l’URSS et des pays de l’Est. Il avait d’ailleurs polémiqué avec Ernest Mandel sur ce sujet dans les années 1960. Chris Harman a souvent écrit sur l’économie et encore récemment sur la crise actuelle. Son but était de rendre la théorie marxiste de l’économie accessible à tous.


Ainsi, son livre Economics of the Madhouse explique comment cette théorie s’applique également au monde contemporain.
Le mois dernier, il débattait encore avec Michel Husson à propos de la baisse tendancielle du taux de profit. Mais ses contributions couvraient des sujets bien plus larges.


Dans les années 1970, il écrivait sur l’origine de l’oppression des femmes, exposant les faiblesses mais aussi la force de la théorie d’Engels dans l’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État. Dans les années 1980, The Fire Last Time : 1968 and After revenait sur les révoltes
de 1968 en Europe.


The Lost Revolution traite des révolutions allemandes de 1918 et 1923. Il a également publié, en 1999, People’s history of the world qui est un de ses ouvrages les plus importants sur la théorie marxiste de l’histoire. Chris Harman a participé activement à la construction de son parti, le SWP, dont il dirigea l’hebdomadaire jusqu’en 2004, avant de s’occuper de la revue trimestrielle International Socialism.


Internationaliste, il n’hésitait pas à voyager pour contribuer aux débats de la gauche anticapitaliste et révolutionnaire. Il a ainsi participé aux rassemblements de la gauche anticapitaliste européenne et plusieurs fois à l’Université d’été de la LCR. Il était enthousiasmé par la contruction du NPA, et en août dernier, il intervenait dans le forum sur la gauche anticapitaliste européenne, durant l’Université d’été à Port-Leucate.


Le décès de Chris Harman à la veille de ses 67 ans est non seulement un choc, mais c’est également une lourde perte pour tous ceux qui sont engagés dans le combat pour mettre à bas le système capitaliste. Le NPA s’associe à la peine de Talat, la compagne de Chris, de ses enfants et des camarades du SWP.


Avec Chris Harman, les révolutionnaires et les anticapitalistes viennent de perdre un contributeur majeur au marxisme vivant.


François Coustal, Dominique Angelini

1. Les livres de Chris Harman n’ont quasiment pas été traduits en français, mais certains de ses textes sont disponibles sur www.marxists.org et www.swp.org.uk

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:19

Régionales: conférence de presse du NPA



Régionales: le NPA, ouvert à l'union, pose ses conditions

PARIS, 8 nov 2009 (AFP) -

 

Le NPA a affirmé dimanche son souhait de poursuivre les discussions avec la gauche radicale pour une éventuelle alliance aux régionales de mars, mais a exclu de participer à des exécutifs régionaux "dominés par le PS et Europe-Ecologie", contrairement à ce que souhaite le PCF.


Le Conseil politique national (CPN) du parti d'Olivier Besancenot, réuni samedi et dimanche à Clichy, s'est prononcé à 66% pour un "accord national"
sur des "listes indépendantes de celles présentées par le PS et Europe-Ecologie" au premier tour avant des "fusions démocratiques" au second, a déclaré Myriam Duboz, membre du comité exécutif du NPA, lors d'une conférence de presse.


Cette motion est en fait un texte amendé de la proposition du Front de gauche (PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire) faite le 28 octobre aux formations de gauche radicale.


Principal sujet de discorde entre NPA et PCF, le parti anticapitaliste estime dans sa motion que la participation aux exécutifs "ne sera pas possible dans le cadre d'exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe-Ecologie qui mènent des politiques d'adaptation au libéralisme".


Le NPA ajoute également des mesures programmatiques face à la "recomposition rose-orange-verte au centre qui s'affirme".
Une nouvelle réunion "unitaire" sur les régionales entre NPA, PCF, Parti de Gauche et autres formations de la gauche radicale se tient mardi au siège du parti de Jean-Luc Mélenchon.


C'est la "réunion de la dernière chance", le "dénouement" après un mois et demi de rencontres à l'initiative du NPA, a déclaré Olivier Besancenot. Le porte-parole du NPA a tenu à "rappeler notre volonté d'aboutir à un accord unitaire".


Une consultation des militants NPA sera organisée du 30 novembre au 6 décembre "sur ce qui est sorti du CPN et de la réunion du 10 novembre", a-t-il précisé.


Dix jours plus tôt (19-21 novembre), les militants communistes se seront prononcés sur l'autonomie vis-à-vis du PS d'un Front de gauche élargi. Dans quelques région toutefois, ils pourraient décider de partir avec le PS dès le premier tour.

"Le NPA prêt à partir seul aux régionales" (Le Monde le 6 novembre)

C'est le "dénouement", comme le résume fort bien le NPA. Le parti d'Olivier Besancenot, qui réunit son Conseil politique national (CPN) samedi 7 et dimanche 8 novembre, doit décider s'il s'allie ou non avec le Front de gauche, union du PCF, du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et de la Gauche unitaire de Christian Picquet.


Voilà un mois et demi que les différentes forces de la gauche radicale se rencontrent pour tenter de trouver un accord sur les élections régionales. Les "discussions unitaires", qui en sont à leur cinquième réunion, paraissaient jusqu'alors patiner, ballottées par un NPA qui soufflait le chaud et le froid.


La résolution soumise au vote par la direction du NPA samedi semble définitivement fermer les discussions. Les amendements proposés au texte du Front de gauche semblent bien écrits pour que l'accord n'aboutisse pas. En appuyant sur le point qui faisait divergence : la participation à la majorité régionale et à son exécutif.


Après avoir estimé, à la mi-octobre, que la proposition du PCF était "inacceptable" et qu'il cherchait à entraîner ses partenaires dans une alliance avec le PS, les amis d'Olivier Besancenot changent de ton quelques jours plus tard en jugeant "positif" un nouveau texte du Front de gauche.


La proposition de ce dernier explique que les listes présentées seraient "différentes de celles présentées par le PS et Europe Ecologie". Qu'elles ont pour objectif de fusionner avec celles du PS et des Verts pour battre la droite, mais en excluant le MoDem. Et que, si "les conditions en sont créées" – si ses propositions politiques sont reprises –, elles pourraient participer aux exécutifs régionaux avec le reste de la gauche.


Les amendements proposés ce week-end par le NPA reviennent sur le compromis trouvé en expliquant que si cette participation est "liée aux conditions qui la rendent possible" comme le précisait le texte du Front de gauche, elle ne sera "pas possible dans le cadre d'exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou les Verts". En clair, elle ne sera jamais possible à moins que les listes Front de gauche-NPA soient majoritaires...


La formule est telle qu'elle ne peut être acceptée ni par le PCF ni par le PG, qui souhaitent peser sur les majorités de gauche. Par ailleurs, le texte précise que des listes "indépendantes" du PS et d'Europe Ecologie seront présentées "dans toutes les régions". Un tacle supplémentaire pour les communistes, qui envisagent dans trois ou quatre régions de s'allier dès le premier tour avec le PS pour sauver leurs élus.


LA DIRECTION DIVISÉE


La discussion du CPN risque cependant d'être animée. La direction du NPA est divisée sur l'attitude à adopter. Certains, comme Pierre-François Grond ou Leila Chaibi, estiment qu'il faut que le NPA s'engage dans une vraie politique unitaire. Et qu'apparaître comme ceux qui provoquent la division de la gauche radicale serait suicidaire. Aux européennes, le NPA, parti seul, s'était fait distancer par le Front de gauche, avec respectivement 4,8 % et 6,4 % des voix.


Face à eux, les proches d'Olivier Besancenot comme la "vieille garde" (Alain Krivine, Olivier Sabado ou Christine Poupin) estiment qu'il faut sortir des négociations et préparer la campagne du NPA. Ils sont épaulés par les courants les plus radicaux tels les anciens militants de Lutte ouvrière, qui trouvent que "la plaisanterie a assez duré" et proposent des amendements encore plus tranchants.


"S'il apparaît que le NPA est responsable de la division, ce sera une catastrophe", plaide Yann Cochin, le chef de la minorité partisane de l'alliance unitaire. Les espoirs sont maigres.

Sylvia Zappi

 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 10:51


B.P 1452,
29104 QUIMPER cedex

COMMUNIQUE

Les Alternatifs s'interrogent sur les intentions réelles de la majorité municipale de Quimper quant au futur choix du mode de gestion de la distribution de l'eau potable. Les arguments développés, en particulier par son adjoint en charge de l'eau, sont largement défavorables à un retour en gestion publique de l'eau ou laissent planer la suspicion sur des études qui indiquent toutes qu'une régie publique de l'eau est moins chère de 23% à 44% qu'une délégation de service public (Rapport de l'Assemblée Nationale, études de Que Choisir et des D.D.A.).

Pourquoi cet alignement sur l'idéologie libérale alors que la gestion opaque des groupes privés et leurs dérives financières multiples ont amené des villes comme Paris, Grenoble, Cherbourg et bien d'autres encore à revenir à une gestion publique de l'eau? Les nombreuses actions en justice menées par les associations vis à vis des distributeurs d'eau l'ont toujours été contre les groupes privés. La dernière, à Bordeaux, a permis de récupérer 230 millions d'euros. Les conseillers municipaux de Quimper vont ils enfin prendre en compte des réalités connues par un nombre croissant de citoyens?


pour les Alternatifs
Alain MORVAN
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 09:44


Élections régionales : la discussion continue au sein de la gauche radicale
Lors de la 4ème réunion unitaire du mercredi 28 octobre réunissant les partis de la gauche radicale, le NPA a pris connaissance d'une nouvelle déclaration émanant du Front de gauche qui est de nature à relancer la discussion.
Si nous avions jugé négativement la prise de position du Conseil national du PCF du week end dernier, cette nouvelle déclaration présente quelques avancées.
Il reste encore des points importants à discuter et à préciser, en particulier le programme et les conditions de sa mise en application. C'est pour cela qu'une prochaine réunion unitaire aura lieu le lundi 2 novembre entre les diverses composantes de la gauche radicale.

Jeudi matin, depuis l'ile de la Réunion où elle effectue un voyage, Marie George Buffet a déclaré qu'il n'y aurait pas d'accord NPA/PCF aux régionales.

 A moins que cela ne corresponde à une décision unilatérale du PCF, le NPA dément donc formellement cette annonce intempestive.
Le NPA tiendra une réunion de son Conseil politique national (CPN) les 6 et 7 novembre prochain.

Cette instance analysera la situation et formulera des choix d'orientation qui seront ensuite soumis au vote des militantes et militants du NPA dans le cadre d'une consultation nationale. Avant cela, aucune décision définitive concernant les régionales ne sera prise dans un sens ou dans l'autre.
Comité Executif du NPA

Pour reconstruire une gauche radicale et indépendante 

Sarkozy et son gouvernement poursuivent leur feuille de route de contre-réformes contre la majorité de la population, confortés par les résultats des élections européennes et l'absence d'opposition institutionnelle. Il s'agit de nous faire payer la crise du capitalisme, la crise écologique.


Que ce soit le projet de privatisation de La Poste, la taxe carbone, la réforme territoriale, les retraites, les salaires, les licenciements, les coupes sombres dans les dépenses publiques, tout est fait pour nous faire comprendre que c'est aux travailleurs, aux jeunes, aux retraités, aux précaires, bref à la grande majorité de la population de payer leur crise.


La mobilisation autour de la votation citoyenne contre la privatisation de la Poste, les luttes et manifestations contre les licenciements de cet automne, l'impopularité manifeste de l'équipe gouvernementale et des principales mesures phares de celle-ci, montrent que le rapport de force peut être inversé. Mais il est vrai que l'absence de stratégie de confrontation de la part des principales directions syndicales pèse lourd dans la situation.


Face à cette situation, le PS semble plus intéressé par son rapprochement avec le Modem, rendu possible par un programme (et un bilan régional !) «socialiste» 100% compatible avec le libéralisme. Les socialistes ont l'œil rivé sur les élections présidentielles de 2012 plutôt que sur la nécessité de construire une véritable opposition à ce gouvernement et à la logique capitaliste.


La brutalité de la situationfaite à la population associée à la dérive accélérée du PS et aux tentatives de recomposition autour d'un centre-gauche exigent un rassemblement sur des bases claires.


C'est pourquoi le NPA a initié depuis cet été un processus de discussion entre différents partis politiques pour présenter ensemble des listes unitaires de la gauche radicale dans les 21 régions métropolitaines voulant regrouper autour d'un véritable projet de rupture avec la droite au pouvoir, mais aussi avec la gestion social-libérale régionale. Nous avons tenu depuis fin septembre plusieurs réunions et adopté une déclaration commune et une méthode de discussion pour nous mettre d'accord sur un rassemblement de la gauche radicale.


Pour nous, ces listes unitaires doivent en particulier défendre que l'argent public serve aux intérêts du plus grand nombre. Cela veut dire par exemple dans le cadre régional l'arrêt de toute subvention au secteur privé, aux entreprises, aux lycées privés, à la formation professionnelle contrôlée actuellement par le patronat, ou encore récupérer les fonds publics versés aux entreprises qui ont licencié.


Cet argent doit servir à développer le service public de formation professionnelle et les lycées publics, ainsi les réseaux de transports collectifs (bus ou ferré), et rendre gratuits les déplacements.

Au vu du bilan des 20 régions gérées depuis 2004 par les partis de gauche, socialistes en tête, cela exige une indépendance complète vis-à-vis du parti hégémonique, le Parti Socialiste, d'abord, évidemment, au premier tour. Mais la nécessité politique qui impose l'indépendance au premier tour ne disparaît pas au second!


Il faut certes battre la droite, nous en sommes convaincus, car une victoire électorale de Sarkozy dans quelques mois accentuerait le rouleau compresseur anti-social. Mais battre la droite, cela ne signifie pas obligatoirement comme on voudrait nous le faire croire, participer à des gouvernements de région avec le PS en position dominante mettant en œuvre des politiques contraires à ce que nous défendons. Car en effet, il existe bien deux gauches aux orientations incompatibles, dotées de programmes contradictoires qui interdisent de gérer ensemble.


Chacun à la gauche du PS en convient à sa manière en indiquant que la gestion commune est soumise à des conditions. Une discussion approfondie sur le contenu doit permettre de constater ensemble que ces conditions ne sont pas aujourd'hui réunies, ni du point de vue du bilan ni de celui du programme, sans même parler de l'affaire du MODEM.


L'enjeu des prochaines échéances électorales est bien plus élevé que de gagner quelques postes : il s'agit dès aujourd'hui de se donner les moyens d'inverser le rapport de force à gauche, de redonner confiance au monde du travail, aux jeunes, en lien avec les mobilisations populaires sociales et écologiques ; bref de permettre la reconstruction d'une gauche de combat contre la droite. Cela veut dire à cette étape rassembler toutes les forces disponibles autour d'une telle perspective : c'est le sens de la politique unitaire menée par le NPA.

Sandra Demarcq

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 08:47

AFP

Aucun accord n'a pu être conclu entre le NPA et le PCF pour une alliance aux Régionales.


Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, vient de déclarer que le débat sur un éventuel accord au premier tour des régionales avec le NPA était "tranché".


Il n'y aura pas d'union de la gauche radicale au 1er tour des Régionales. La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a déclaré jeudi à la Réunion que le débat sur la stratégie des régionales était "tranché", constatant que "l'objectif du NPA ne correspond pas" à celui de son parti.


Elle a signalé que son parti a "appelé à un Front de gauche le plus large possible" auquel certains "partis ont répondu", citant le Parti de gauche, la Gauche unitaire et République et Socialisme (mouvement issu du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement).


"J'espère que d'autres suivront" a-t-elle ajouté, lors d'un point-presse au Conseil régional de la Réunion où elle a rencontré le président Paul Vergès (Parti Communiste Réunionnais).


Interrogé sur la position du NPA à qui le Front de gauche a proposé mercredi de constituer des listes communes au 1er tour, elle a déclaré ne "pas avoir eu des nouvelles de cette réunion".


"L'objectif du NPA ne correspond pas" à celui du PCF


Le parti d'Olivier Besancenot, qui refuse tout accord de gestion des exécutifs avec le PS et Europe-Ecologie contrairement au Front de gauche, doit donner sa réponse le 10 novembre, deux jours après son Conseil politique national (parlement).


Le NPA a indiqué mercredi que la proposition du Front de gauche constituait une "avancée qui rouvre les discussions".


Mais, explique Marie-Georges Buffet, "les interviews que j'ai lues me laissent à penser que l'objectif des dirigeants du NPA qui est de construire la meilleure opposition à gauche ne correspond pas à notre objectif à nous, qui est de construire la meilleure majorité possible". "C'est quand même une ambition un peu différente" a-t-elle ajouté.

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 07:45
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Dans la continuité de déclarations des ses dirigeants depuis des mois, "l'offre" que vient d'adresser le Conseil national du PCF pour les régionales au-delà des apparences, est bien socialo-compatible.


Si la résolution votée indique que les listes «front de gauche élargies» ouvrent «un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie», elle contredit cela de plusieurs manières.


D'abord en précisant que les listes seront autonomes «partout oùles conditions peuvent en être créées», des conditions que les communistes examineront «région par région».


Ainsi, l'offre nationale, faite d'abord aux militants communistes, risque de déboucher sur une politique à géométrie variable.


Pour savoir dans combien de régions le PCF contractera des accords unitaires de premier tour avec le PS, il faudra attendre la fin du vote des militants intervenant après la mi-novembre. Dans les coulisses du PCF, on annonce un minimum de quatre à cinq régions, certains allant jusqu'à pronostiquer 10 à 12, soit plus de la moitié.


Mais si l'ambiguïté de «l'élargissement» du front de gauche demeure, cela renvoie à une orientation de fond, condensée dans l'appréciation du bilan des 18 «majorités de gauche sortantes» auxquelles le bilan du PCF participe, certes qualifié de «contrasté», mais qui aurait «permis dans un grand nombre de régions de réelles avancées pour le quotidien de milliers de femmes et d'hommes».


Rengaine somme toute assez classique qui consiste à peindre en rouge les politiques d'union de la gauche dans les régions ou au gouvernement et à n'entrevoir d'issue politique que dans la cogestion aux côtés des dirigeants socialistes.


Une politique maintes fois expérimentée, avec le succès que l'on sait pour le «quotidien» de millions de travailleurs et de jeunes. Si la tentation de l'alliance PS/Modem est pointée du doigt, il n'est dit nulle part dans le texte que les dirigeants socialistes évoluent tellement vers la droite que leur programme est tout à fait compatible avec celui de Bayrou.


Logiquement, les objectifs fixés sont ainsi de «réunir les conditions de majorités régionales de gauche». Entendez, comme le dit Marie George Buffet en boucle sur les ondes à ceux qui n'auraient pas bien compris, avec le PS. En revendiquant que les listes unitaires adoptent «de façon claire» cette exigence, le PCF en fait un préalable à tout accord unitaire.


Le but de la manœuvre est de rompre les discussions avec le NPA en cherchant à lui faire porter le chapeau. Le PCF a participé en trainant des pieds à la première réunion unitaire proposée par le NPA et n'a donné aucune publicité à la déclaration commune qui en est sorti.


Il n'a pas voulu signer le compte rendu de la dernière réunion pourtant acté par tous les autres participants. A l'entame de son CPN, un des ses principaux dirigeant, Pierre Laurent, a indiqué que la prochaine réunion unitaire serait la dernière...


Le NPA n'acceptera pas de rentrer dans le rang. Mais il ne veut acter la prise de position du PCF comme la fin du processus unitaire. Le NPA fait une autre proposition adressée à l'ensemble des composantes.


Il reste à voir quelle sera la réaction des sept autres mouvements engagés. Pour le moment Jean-Luc Mélenchon «approuve la formule du texte communiste».


Cela contredit ses déclarations précédentes et celles de son parti, les diverses déclarations unitaires, où l'on disait ne pas vouloir faire de la question de la participation aux exécutifs de région avec les socialistes un préalable et de l'indépendance vis à vis du PS une base de départ.


Il serait tout de même paradoxal que ce parti, dont beaucoup de dirigeants et de militants sont issus du PS, se voie finalement ramené dans son giron un an après...


Unité de la gauche radicale ou unité avec le PS, il faut choisir.


Frédéric Borras

 

Essai : Un monde défait
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"Les communistes français de 1956 à nos jour"s par Bernard Pudal

 

Bernard Pudal figure désormais parmi les principaux spécialistes de l’histoire et de la sociologie du PCF.


Dans son dernier ouvrage, il se penche sur l’après-1956. Il prend le temps de se distancer à la fois des nostalgiques, qui souhaitent réhabiliter la part présumée non stalinienne de l’histoire du PCF, et des anti-communistes qui souhaitent entériner l’échec du projet communiste lui-même.


Il indique également à quel point la crise du PCF se nourrit de lourds paramètres exogènes, du point de vue des rapports de forces sociaux et politiques.


Il s’attache à décrire, dans le cadre de l’aggiornamento consécutif à la mort de Staline, la tentative de refonder les bases intellectuelles du parti tout en maintenant les intellectuels communistes sous contrôle, ce qui implique à la fois une prise de distance progressive de nombre d’entre eux avec le PCF et une reprise en main brutale par l’appareil dirigeant des outils d’élaboration théorique.


Il aborde également la nouvelle stratégie d’union de la gauche, conçue sur le modèle du Front populaire, qui attire au PCF, notamment dans l’après-68, des militants venus des classes moyennes séduites par ce projet.


La combinaison de cette mutation sociologique profonde avec la rupture du programme commun en 1977 amène ensuite le PCF à une « politique de survie bureaucratique », sans repères stratégiques mais avec une politique interne visant à éliminer toute opposition.


Dès lors, le désarroi militant s’étend dans les années 1980, encore aggravé dans l’après 1989-1991 puis par les échecs électoraux des années 2000. L’auteur ne semble pas considérer que les tentatives mises en place par Robert Hue puis Marie-George Buffet pour redéfinir le PCF puissent l’enrayer.


Il faut lire Pudal pour mieux comprendre la crise du PCF, mais aussi pour mettre en perspective les difficultés inhérentes à la construction d’un parti souhaitant offrir aux dominés un outil qui soit véritablement le leur.


Jenny Simons

Editions du Croquant, 215 pages, 18 euros

 

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:27
Un Front de gauche à géométrie variable se présentera aux régionales (par Stéphane Alliès, www.mediapart.fr)

L'autonome, le gestionnaire et le conciliateur. Ce pourrait être le titre d'une fable narrant le délicat processus de rassemblement électoral de la gauche de gauche. Ou quand le NPA viscéralement indépendant du PS tente de faire front commun avec un PCF désireux de continuer à participer à la gestion des exécutifs régionaux, avec le Parti de gauche en médiateur inlassablement optimiste.


Ce week-end, le jeu de rôles du Front de gauche a connu, aux dires de ses protagonistes, une «étape décisive» pour son avenir. Pourtant, on se demande encore quelle pourra bien être la chute de l'histoire, tant les contours du cartel électoral semblent encore indécis.


Dimanche, le parti communiste a conclu place du Colonel-Fabien son conseil national avec le vote par 126 voix (22 contre, 9 abstentions) d'une «offre nationale» en vue des élections régionales. Celle-ci (lire ici) sera soumise ensuite à la discussion de la base dans les «conférences régionales» des 7 et 14 novembre prochains, puis au vote des militants la semaine suivante.


Présentée par la direction, cette offre se veut «autonome» du PS au premier tour, dans la continuité du Front de gauche des dernières européennes, qui vit le PCF recueillir 6,5% aux côtés du Parti de gauche et de Gauche unitaire.

Marie-George Buffet, secrétaire nationale communiste, promet même «un élargissement bien au-delà des trois composantes actuelles, à des forces nouvelles et aux personnalités associatives et syndicales».


Quelles forces? Après un temps de silence, la députée et maire du Blanc-Mesnil esquive: «Peut-être les Alternatifs, mais surtout de nombreuses personnalités.» Son n°2, Pierre Laurent, complète alors: «La gauche sociale est extrêmement diverse, nous souhaitons nous adresser à ceux qui font vivre la gauche, et qui ne sont pas forcément encartés.»


Car avec le NPA, le divorce semble déjà consommé, alors même que les discussions sur le mariage ne sont pas terminées et malgré deux réunions encore à l'agenda (ce qui pourrait être la dernière rencontre aura lieu ce mercredi au siège du PCF). Porte-parole communiste, Olivier Dartigolles ne se fait pas grande illusion: «Le désaccord de fond s'accentue, surtout à la lecture de leur dernier texte [lire ici]. Leur position est plus en plus dure, ils refusent le pouvoir et sont à côté de la plaque, ce qui n'est pas sans susciter des tiraillements chez eux, notamment chez les jeunes générations.»


Quel accord au second tour, avec ou sans MoDem?


Pierre-François Grond, dirigeant du NPA, qui ne cache pas qu'«en ce moment, tout le monde est un peu tendu», constate lui aussi le fossé qui les sépare des communistes: «Depuis deux réunions, c'est très clair. Le PCF ne veut pas de nous, en posant comme condition au rassemblement d'être d'accord pour gérer les régions avec le PS. Le poids des élus semblent contraindre le PCF à ne pas changer d'attitude par rapport aux alliances de 2004, alors que le PS n'est plus le même qu'en 2004, et a encore plus glissé vers le centre.»


Le désaccord semble irrémédiable. Pour Buffet, les communistes lancent un appel «pour que puisse s'exprimer une majorité clairement à gauche» et se veulent comme «un levier pour déplacer le curseur» des majorités régionales. Dartigolles précise: «Ce que nous voulons, c'est que tout le monde rentre au bercail de la gauche pour ces régionales, ce n'est pas un débat sur les deux gauches.» Or c'est exactement ce débat que porte le parti d'Olivier Besancenot, proposant une fusion des listes entre deux tours, mais sans participation à l'exécutif.


Grond estime qu'«il ne s'agit pas d'une question de principe, mais d'une question de conditions politiques: quel rapport de forces et quelles possibilités d'infléchir le programme des autres? Si le centre-gauche (Europe-Ecologie, MoDem et PS) fait 30% et nous 7%, on n'obtient que des strapontins alibis. Si c'est 20% contre 15%, ce n'est pas la même chose et l'on peut par exemple obtenir plus facilement la gratuité des transports en commun…». Le comité national du NPA précisera sa position le 1er novembre, avant de consulter ses militants lors d'un vote qui devrait être organisé à la fin du mois.


Un point réunit pourtant communistes et anticapitalistes: leur hostilité au MoDem. Marie-George Buffet a annoncé dimanche que le PCF ne participerait pas à un accord de second tour avec un PS allié lui-même au parti centriste. Elle indique ainsi vouloir travailler «à fusionner toutes les forces de gauche, à l'exclusion du MoDem, qui n'est pas une force de gauche, car une telle alliance mènerait à la défaite».


Et de marteler, en référence à la grande alliance promue par le dirigeant communiste italien Enrico Berlinguer: «Le PCF ne sera pas dans le compromis historique.» Une allusion aux propos du néo-dissident Robert Hue (lire son interview à Mediapart), qui lancera début novembre un «mouvement unitaire» ayant pour but d'être présent sur les listes socialistes dès le premier tour.


Au NPA, on pointe ce rejet du MoDem comme une contradiction du meilleur ennemi communiste. «Vu combien le rapprochement PS-MoDem a l'air d'être aujourd'hui à l'œuvre, prendre cet engagement revient à entériner l'opposition à un accord de gestion avec le PS, estime Pierre-François Grond. Il n'y a alors aucune raison de ne pas faire liste commune avec nous. Ou alors, on ment et on finit par quand même être présents sur les mêmes listes au second tour.»


Deux blocs à la gauche de la gauche?


Au final, on a une nouvelle fois l'impression d'assister à l'éternelle rengaine du «Qui rend responsable qui de l'union qui ne se fait pas» dans la gauche radicale. C'est au premier qui claquera la porte, même si Grond veut encore croire que «le PCF sent une pression unitaire de la base, un peu la même que nous avons ressentie l'an dernier au moment des européennes.


Peut-être que les militants du PCF l'exprimeront lors de leur vote».

Bien parti pour faire liste commune avec les Alternatifs, la Fédération et le Forum social des quartiers populaires, le NPA espère encore rallier le Parti de gauche dans son attelage, même si l'hypothèse paraît bien improbable. Plus que jamais, le parti de Jean-Luc Mélenchon se retrouve entre deux orientations, cherchant à jouer l'impossible trait d'union.


Le secrétaire national du PG aux relations unitaires, Eric Coquerel, ne veut pas retenir «les effets de tribunes ou les déclarations à la presse», estimant que «rien n'est plié». «La nécessité du rassemblement pèsera bien à un moment donné», analyse-t-il, tout en se félicitant de l'autonomie par rapport au PS voulue par le PCF au premier tour.


Mais que faire alors en cas d'alliance de premier tour PCF/PS, une situation qui pourrait se produire dans un certain nombre de régions (entre une demi-douzaine et une dizaine, selon les interrogés)? «On espère qu'il n'y en aura pas, dit Coquerel. Mais si tel est le cas, ce sera PC/PS contre Front de gauche, car la légitimité du Front de gauche, ce sont des listes autonomes du PS. On verra bien alors, mais il n'est pas à exclure que d'autres rassemblements locaux s'organisent, selon des périmètres dépendant des contextes régionaux.»


Lors de son conseil national de samedi, le PG a une ultime fois tenté de préserver la chèvre anticapitaliste et le choux communiste, en proposant «de ne pas s'enfermer dans un vis-à-vis avec le seul PS. Nous proposons de juger au cas par cas et en tenant compte aussi du déroulement de la campagne nationale et régionale». Pas sûr que cela suffise à réunir la gauche de gauche.

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 08:58
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La droite a été battue aux élections régionales de quatre Länder, mais les dirigeants des Verts et de Die Linke s’engagent dans des coalitions libérales.


Le SPD, Linke et les Verts ont réussà battre la droite dans quatre des cinq Länder (États) appelés à voter (Brandebourg, Thuringe, Schleswig-Holstein et Sarre).


Ce résultat intervient après la victoire de la droite aux élections générales qui a bénéficié d’une érosion massive de la social-démocratie (lire Tout est à nous !n° 24).


Le bon score obtenu par Die Linke, passant de 8,7 % en 2004 à 11,9 %, témoignait de la volonté de toute une partie de l’électorat social-déde trouver une alternative à la politique anti-sociale du SPD.


Comme dans la plupart des pays d’Europe, la social-démocratie est en crise et se plonge dans des débats internes qui cachent l’essentiel : comment faire des réformes dans un capitalisme en crise qui ne leur laisse aucune miettes pour les faire. Malheureusement, la direction des Verts et de Die Linke apportent une réponse contraire aux aspirations de tous les déçus de la social-démocratie.


Après sa participation à l’exécutif de Berlin avec le SPD, Die Linke vient de décider d’entrer dans un gouvernement de coalition avec ce parti dans l’État de Brandebourg, sans tenir compte du bilan de cette cogestion à Berlin qui a conduit à une série de privatisations et de désenchantement dans la gauche radicale. Il est vrai qu’Oskar Lafontaine, président de Die Linke, avait toujours souhaité de telles coalitions mais jusqu’à présent, c’était le SPD qui s’y opposait.


Du côté des Verts, leurs dernières décisions politiques sont tout aussi inquiétantes. En Sarre, le fief d’Oskar Lafontaine, qui en fut le président alors qu’il dirigeait encore le SPD et qui a fait 21 % aux dernières élections, les Verts ont décidé de participer à un gouvernement de coalition avec les libéraux du FDP et les conservateurs de la CDU. Une véritable honte, et on aimerait savoir ce qu’en pensent les Verts français. En Thuringe, la coalition s’est faite entre la CDU et le SPD.


Toutes ces alliances politiciennes qui visent à maintenir en Allemagne une orientation politique libérale ne manqueront pas d’aviver les tensions internes dans le SPD comme dans Die Linke.


La crise de la social-démocratie va continuer. On ne peut écarter des inflexions à gauche de secteurs du SPD allant à la recherche d’alliances avec Die Linke.


Mais ces inflexions restent dans le cadre d’un accompagnement social-libéral de la crise. Cogérer des gouvernements régionaux avec le SPD entraînerait Die Linke dans la co-responsabilité des plans d’austérité que s’apprêtent à déployer les classes dominantes.


Die Linke représente un espoir pour des millions de salariés dans la recherche d’une alternative à la social-démocratie. Cet espoir ne peut s’accompagner de participation à des coalitions avec cette dernière. Au contraire, ce qui est à l’ordre du jour aujourd’hui en Allemagne, c’est une politique indépendante et anticapitaliste.


Yohan Haupt

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