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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 11:12

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27 février 2013

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À un an des municipales, la section locale du PCF affirme ne penser qu'au contenu, pas aux places et accords. Pour l'instant, elle veut clarifier les choses : seule Colette Nizard représente le parti au conseil municipal.

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« On n'est pas là pour la lutte des places ». La formule a déjà fait florès, mais Jean-Pierre Culioli, secrétaire de la section lorientaise du PCF, la reprend volontiers à son compte, à un an des élections. Hier, à l'heure de définir « l'état d'esprit » de la section dans cette dernière ligne droite, il balayait : « Nous n'en sommes pas à parler alliances et candidatures ». Le voeu de la section ? « Travailler les contenus d'un programme municipal à partir de principes clairs » : autonomie des communes, démocratie locale, défense du service public... Bases de discussions avec « les forces politiques, syndicales, associatives disponibles à gauche ».

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« Seule Colette Nizard porte nos valeurs »
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Le PCF présentera-t-il une liste l'année prochaine, ou s'associera-t-il au PS ? Trop tôt pour le dire. Mais une chose est sûre : « Aujourd'hui, seule Colette Nizard porte les valeurs du Parti communiste » à la table du conseil municipal. « Les autres (Daniel Gilles et Thierry Goyet, tous deux adjoints, en tête) ne peuvent plus s'exprimer au nom du parti », tranche Jean-Pierre Culioli. Depuis juin 2011, les élus lorientais étiquetés PCF, mis à part Colette Nizard, ont en effet été « mis en congé du parti », à défaut de pouvoir être exclus. Cette scission ne serait pas un affaiblissement, selon le bureau de la section, qui compte aujourd'hui 102 adhérents, pour 85 cotisants. « Depuis un an et demi, on a connu une vingtaine de nouvelles adhésions. Cela nous donne de l'ambition », revendique Jean-Pierre Culioli.
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Hennebont : espoir d'un « rassemblement »
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Assez pour prendre le risque de partir seuls l'an prochain, alors que la fédération connaît des difficultés financières ? La réponse attendra. Seule certitude, la situation d'Hennebont, dernier bastion communiste du territoire, sera regardée de près. Et pourrait même déterminer le jeu lorientais. Le PCF souhaite en effet « une candidature de rassemblement » derrière Serge Gerbaud, qu'il veut voir succéder à Gérard Perron. Seulement le socialiste Olivier Prigent serait cette fois sur la ligne de départ. « Le PS a annoncé le nom de son chef de file, pas sa candidature », veut croire Jean-Pierre Culioli. Qui prévient les socialistes : « Un échec des discussions sur Hennebont pourrait faire achopper celles sur Lorient ».

  • Pierre Chapin

http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/ville/municipales-le-pcf-ouvre-la-porte-et-fait-le-menage-27-02-2013-2019840.php

 

Municipales 2014. Les nouveaux visages et les bannis du PCF lorientais (Ouest France)
Politique jeudi 28 février 2013
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Les communistes de Lorient, avec un bureau de section rajeuni, affirment leurs ambitions en vue des municipales de 2014. Qu’ils conduiront sans les deux adjoints au maire Daniel Gilles et Thierry Goyet.


La polémique


Jean-Pierre Culioli est le nouveau secrétaire de la section locale du PCF lorientais. Une section qui défend clairement la ligne Front de gauche et son leader national Jean-Luc Mélenchon. Avec ses quelque 100 militants et sympathisants, à un an des municipales, l’heure est à l’état des lieux.


« En 2008, des élus PCF ont été élus sur la liste gauche plurielle du maire socialiste Norbert Métairie. Aujourd’hui, il en reste six dont deux adjoints Daniel Gilles (sports) et Thierry Goyet (transports). Or, à part la conseillère municipale Colette Nizard, qui est toujours dans notre ligne, nous ne considérons plus les autres comme appartenant au PCF », résume Jean-Pierre Culioli.


Divorce prononcé


Le nouveau secrétaire déplore : « En tant que communistes ou se présentant comme tels, nous aurions aimé entendre leurs voix porter nos idées et revendications sur un certain nombre dossiers municipaux. » Le divorce est donc prononcé clairement par le nouveau bureau communiste lorientais qui ajoute : « Nous ne considérons plus Daniel Gilles ni Thierry Goyet comme membres du Parti. Le premier continue à cotiser, mais à minima. Le second a arrêté. » Sollicités récemment par notre rédaction pour connaître leur position sur les prochaines municipales, Thierry Goyet n’avait pas souhaité s’exprimer. Daniel Gilles était aussi resté sur la réserve.


Une liste Front de gauche ?

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En vue des prochaines municipales, Pierre Cuvioli explique : « Nous sommes disponibles pour rencontrer toutes les forces politiques disposées à construire un projet de gauche en respectant l’apport de chacun. » Sinon ? « Il est clair que nous monterons notre propre liste en 2014. » Et probablement sans les deux adjoints actuels : « Nos électeurs lorientais ne comprendraient pas que ces hommes figurent dessus, avec une étiquette qui n’est plus la leur. »

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Municipales-2014.-Les-nouveaux-visages-et-les-bannis-du-PCF-lorientais_40811-2168387------56121-aud_actu.Htm

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 10:54
Manifestations anti-EPR en Inde : http://bit.ly/Yg5GDm
"Anti-Jaitapur Protest During French President's Visit"
Propagande de l'Humanité : http://bit.ly/VYrz8O 
Reportage de BFMTV : http://bit.ly/12kuW0W
L'Humanité, le PCF et la CGT soutiennent les manifestations populaires... sauf quand elles sont opposées à l'atome.
Dans ce cas, la mouvance communiste prend fait et cause pour les PDG et leurs mensonges, pour les dirigeants et leurs troupes "anti-émeutes". Ce fut le cas en France lorsque le pouvoir a imposé par la violence la construction de 58 réacteurs, c'est encore le cas lorsque l'atome hexagonal tente d'exporter ses méfaits.
Par exemple, en Inde, Areva veut imposer la construction de deux EPR à Jaitapur (zone sismique, autrement ce n'est pas marrant). Petit problème, les populations locales sont totalement opposées à ce projet. Alors les "élites" indiennes envoient la police et l'armée pour réprimer les manifestations, et déjà un opposant a été tué, d'autres sont arrêtés ou menacés (rappel, revue de presse n°3 : http://bit.ly/PqIUVO
Curieusement, BFMTV évoque les opposants (même si le titre de l'article, à l'origine "L'EPR en Inde bute sur l'hostilité de la population locale", a ensuite été remplacé par un prudent "Inde : des négociations complexes autour de l'EPR"), mais l'Humanité ne les connait pas, préférant parler PIB, ventes d'avions de guerre et centrale atomiques. Chacun son camp...

 

Source: Observatoire du nucléaire

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 11:28

 

 

C'est une claque que vient de prendre le Parti communiste.

 

Sa proposition de loi sur l'amnistie des syndicalistes poursuivis en justice n'a pas franchi le stade de la commission des lois du Sénat où elle était examinée mercredi 13 février. Le texte devrait tout de même être discuté en séance le 27 février mais le signal envoyé est pour le moins négatif. Les sénateurs communistes avaient souhaité profiter de leur niche parlementaire, le 27 février, pour y inscrire cette proposition de loi, une revendication de longue date portée pendant la campagne présidentielle par Jean-Luc Mélenchon.

 

Elle vise à amnistier "des faits commis à l'occasion de mouvements sociaux et d'activités syndicales et revendicatives". Le texte cite ainsi Xavier Mathieu, délégué syndical CGT de l'entreprise Continental, "condamné à 1 200 euros d'amende par la cour d'appel d'Amiens pour avoir refusé un prélèvement ADN" ou encore un leader de la Confédération paysanne, "condamné à payer une amende de 2 000 euros dont 1 000 avec sursis, pour s'être opposé à la construction de l'EPR, en retirant des boulons sur un pylône en construction".


Une voix près


"Cela s'est joué à un vote près", déplore Eliane Assassi, présidente des sénateurs communistes. Un élu du groupe du Rassemblement démocratique et social européen (radicaux de gauche) a en effet joint sa voix à celles de droite, faisant ainsi rejeter le texte. Pourtant, Mme Assassi explique avoir pris en compte les réticences des uns et des autres pour rédiger le texte et exclure de l'amnistie les violences à l'encontre de la police, des personnes vulnérables ou de moins de 15 ans ainsi que les destructions de biens d'utilité publique. "J'ai fait un effort pour rassembler le plus largement possible mais le gouvernement ne serait pas favorable à cette proposition de loi", estime-t-elle.


"Le gouvernement doit cesser de mépriser le mouvement social et l'action des syndicalistes pour défendre l'emploi et les services publics", a également réagi M. Mélenchon dans un communiqué. Sur son blog, l'ancien candidat à la présidentielle du Front de gauche avait affirmé le 31 décembre que la promesse lui avait été faite par François Hollande. "Il n’a rien fait. Rien. Pourtant qu'est-ce que ça lui coûtait ? (...) Il n'a rien fait parce que ses conseillers lui ont dit que ça obligerait parfois les patrons à réintégrer les personnes en cause", écrivait-il.


Au Front de gauche, on souligne que ce rejet intervient dans un climat social tendu. "Il y a une montée de la criminalisation de l'action syndicale", juge ainsi Didier Le Reste, ancien leader de la CGT qui vient d'intégrer le conseil national du PCF. "L'exigence d'une amnistie sociale résonne fortement : cette proposition de loi serait un beau signal envoyé par la gauche", ajoute Mme Assassi. L'élue de Seine-Saint-Denis fait part de "ses craintes" pour le vote du 27 février alors que la gauche n'est majoritaire que de quelques voix au Sénat. "Ce serait inacceptable que la gauche ne vote pas ce texte", prévient-elle cependant.

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http://gauche.blog.lemonde.fr/2013/02/13/amnistie-des-syndicalistes-une-claque-pour-le-front-de-gauche/

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 11:02

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Lors de son congrès, du 8 au 10 février, le PCF a tenté une fois de plus de résoudre l'équation qui lui est posée depuis près de quarante ans : comment se distinguer du PS, pour conserver des électeurs, tout en ne rompant pas avec lui, pour garder des élus.

 

Question d'autant plus délicate que le PS est aux affaires et qu'il mène une politique franchement antiouvrière.


Pour l'instant la direction du parti a choisi de ne pas participer au gouvernement, et même de voter contre certains textes au Parlement. C'est d'ailleurs sans conséquence aucune : lorsque les sénateurs communistes empêchent une loi de passer au Sénat, le gouvernement en est quitte pour la représenter à la Chambre des députés, où la majorité lui est acquise même sans les députés du PCF. Moyennant quoi la direction du PCF peut adopter le ton combatif qui correspond aux sentiments et à l'activité réelle de nombre de ses militants dans les entreprises et les quartiers, sans que cela gène outre mesure le gouvernement.


Mais la situation se complique notablement au moment où un certain nombre de travailleurs, d'ailleurs représentés au congrès, ne se contentent plus de mots, mais entrent réellement en lutte et se heurtent donc au gouvernement.

 

Et elle se complique encore plus à l'approche des élections municipales, dans lesquelles le PCF ne peut espérer garder ses positions qu'en alliance avec le PS. Un responsable PS a d'ailleurs précisé les choses, affirmant qu'on ne pouvait pas critiquer la politique des ministres socialistes toute la semaine et être élus avec eux le dimanche.


Pierre Laurent, le secrétaire général du PCF, voudrait néanmoins continuer à concilier les deux, notamment en affirmant qu'il s'agit simplement de constituer des majorités municipales autour de projets locaux. Comme si on pouvait s'occuper tranquillement de sa majorité municipale en oubliant la politique menée au gouvernement par le parti de ceux avec qui on s'allie.


Encore une fois, en voulant toujours se considérer comme partie prenante de la majorité de Hollande, le PCF risque de se déconsidérer avec lui, auprès de ses électeurs comme de ses propres militants.


Paul GALOIS

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2324&id=8

 

Commentaire:

 

Excellente critique de LO! On oublierait presque que Lutte Ouvrière a sauvé l'ensemble de ses conseillers municipaux en 2009 en se présentant dans les mêmes conditions que le PCF .


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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 14:37
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9 février 2013 à 20:30 Par LILIAN ALEMAGNA
Emmenés par leur numéro 2, Guillaume Bachelay, une délégation PS s'est rendue vendredi soir au 36e congrès du PCF à Saint-Denis. Ils se sont même permis quelques échanges acides avec leur ex-camarade Jean-Luc Mélenchon

Ça faisait bien longtemps qu’on n’avait pas vu des socialistes rester si longtemps en terre communiste. Fin septembre, lors de la Fête de l’Humanité il s’en était même fallu de peu pour qu’aucun ne réponde à l’invitation du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent... Hier, ils étaient trois à se rendre à Saint-Denis au 36e congrès des communistes: le numéro 2 du parti et député de Seine-Maritime, Guillaume Bachelay; le député de Haute-Garonne et responsable des élections au PS, Christophe Borgel; et Luc Carvounas, sénateur du Val-de-Marne et chargé chez les socialistes des relations avec les autres formations politiques. «Un haut niveau de représentation» a insisté Pierre Laurent à plusieurs reprises.


On sent le chef du PCF plus que satisfait de redevenir le centre des attentions des socialistes après plusieurs années de relative indifférence. Le PS s’intéresse de nouveau au PCF. En témoignent les critiques virulentes de ses dirigeants lorsque les communistes postent une vidéo de voeux sur Internet où ils critiquent François Hollande ou bien lorsqu’ils s’opposent au Sénat où ils disposent d’une minorité de blocage...

Brader

Certes, à leur arrivée vendredi soir peu avant 19 heures, ils sont allés tout droit vers une salle proche de l’entrée. Pas question de traverser les allées remplies de communistes ou de faire un tour dans la plénière où se déroulent les débats... Des huées, ça aurait forcément fait mauvais genre quand on veut montrer une image de rassemblement. Là, pas de risque. Après 20 minutes d’entretien avec une délégation composée de Pierre Laurent, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, et Francis Parny, chargé des relations avec les autres partis, les voilà devant une nuée de micros et caméras.


En pensant très forts aux futures alliances locales pour les municipales, Bachelay insiste a fond sur «la culture commune» que socialistes et communistes «ont dans les collectivités».  

 

«La gauche est diverse mais elle ne doit pas être divisée», poursuit le député de Seine-Maritime. Laurent acquiesce: «Nous avons une culture commune de gestion des collectivités locales. Il serait dommageable de brader cet acquis». Bachelay en remet une couche: «Il faut s’inspirer de ce qui marche au plan local pour l’appliquer au plan national».


Mais pas question pour le PCF de se ranger à la politique gouvernementale que soutient le PS. La veille, à la tribune, Laurent avait été clair: «Nous ne parions en rien sur l'échec. Ce sont les choix gouvernementaux actuels qui nous font craindre cet échec et qui nous conduisent en permanence à mettre en avant des choix alternatifs crédibles.» Le PCF est très loin de lâcher le Front de gauche pour retourner jouer aux satellites socialistes...

Champagne et petits fours

Le petit groupe ressort vite du hall. Quelques pas sous la pluie pour se rendre dans une autre salle pour la réception organisée par le chef du PCF. Où sont les socialistes? Bien en face de Laurent. Bien visibles. Derrière eux prend place Pascal Durand, le numéro un d’Europe Ecologie – Les Verts. «J’essaie d'être cohérent!» plaisante-t-il lorsque Laurent le cherche du regard depuis l’estrade.


A leur gauche, Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat Front de gauche à la présidentielle mais aussi plus de 30 ans au PS avant de le quitter en 2008, n’a pas un regard pour ses anciens camarades.

 

Bachelay, Borgel et Carvounas s’attardent. Prennent champagne et petits fours. Répondent aux questions des journalistes curieux de les voir si longtemps. «Entre les socialistes et les communistes, il y a une longue histoire, reprend Bachelay. Avec des divergences mais aussi une culture commune.» Dartigolles s’approche, insiste sur «la tonalité constructive de l'échange» et annonce de prochaines discussions, à l’assemblée nationale ou en groupe de travail bilatéraux pour «trouver des sujets» sur lesquels ils pourraient construire une certaine unité. Premières idées: «renforcement de la loi bancaire», «session de sites rentables»...

«On va voir Jean-Luc?»

«On va voir Jean-Luc?» lance d’un coup Bachelay. Avec Borgel, suivis des journalistes, les voilà près d’une table fournies en macarons auprès de leur ancien camarade. «Je les connais d’avant et de pendant et dans les luttes je les ai vus tous les deux», souligne Mélenchon. «Celui-là je l’ai vu à Sanofi», dit-il à l’adresse de Borgel, «celui-là à Petroplus», pour Bachelay. «On est ensemble dans les luttes, poursuit le député européen. Vous voyez, je fais aussi des compliments!»

 

Réponse cinglante de Borgel: «C’est bien de le reconnaître». Mélenchon reprend: «On a un désaccord sur la façon de faire. Pour l’instant les électeurs leur ont donné raison.» Bachelay du tac au tac : «C’est bien qu’on le note tous». Puis, cherchant un satisfecit de ses anciens camarades, Mélenchon leur lance, en souriant: «Mais je n’ai pas démérité (…) je me suis pas mal débrouillé», en référence à ses 11,1% au premier tour de la présidentielle. Borgel, acide: «Oui, et à la fin on a gagné». Il faudra encore bien d’autres buffets communistes pour réconcilier Mélenchon avec les socialistes.

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http://www.liberation.fr/politiques/2013/02/09/au-congres-du-pcf-les-socialistes-prennent-leurs-aises_880632

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 13:01
le Vendredi 8 Février 2013 à 07:40
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Lecture

Le Parti communiste pris entre deux feux.

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Il tient son 36e congrès jusqu'à dimanche. D'un côté, le bilan de santé est plutôt bon : rajeunissement, hausse des adhésions, meilleure image. D'un autre côté, le PCF est face à un choix politique : ménager son allié historique, le PS ou suivre Jean-Luc Mélenchon vers une gauche alternative.

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Une position d'équilibriste plutôt inconfortable.

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Le Parti communiste est-il dans la majorité ou est-il un opposant au pouvoir, tendance Mélenchon ? Cette question, Pierre Laurent, le secrétaire national du PC en est quelque peu fatigué.


Pourtant elle se pose, avec des prises de positions de plus en plus dures à l'égard de la politique gouvernementale, des votes au Sénat qui ont entravé plusieurs projets de loi ou ces voeux au vitriol sur internet, visant François Hollande.

Mais le PCF, c'est aussi 11.000 élus locaux, dont près de 80 mairies (28 dans des villes de plus de 30.000 habitants). Des mandats souvent décrochés en alliance avec le PS. La préparation des municipales de l'an prochain commence. Le PCF se retrouve du coup écartelé entre la chèvre socialiste et le chou mélenchonniste. Pierre Laurent prévient : il ne se soumettra ni à l'un, ni à l'autre :


 "Notre cap sera clair : tout faire pour empêcher la droite et l'extrême-droite de faire main basse sur les communes. A nos partenaires de gauche dans les communes, à tous nos partenaires de gauche, je dis : personne à gauche ne pourra rassembler en exigeant l'alignement sur ses seules positions. Et à mes amis du Front de gauche, je dis : prenons la mesure de l'enjeu crucial de ces élections pour la vie des populations".

Les élus locaux communistes ne veulent évidement pas de divorce.

 

Ils sont sur la ligne classique du PC : être la conscience de gauche des socialistes au pouvoir, comme André Guérin, le maire de Vénissieux, dans le Rhône : "Le parti communiste doit avoir une position de gauche, critique et constructive mais pas pour casser la baraque, pas pour avoir une attitude gauchiste, mais avoir un lien avec ce qui ce passe dans le pays, parce que la révolte sociale est en train de monter, pour que les dirigeants socialistes sortent un peu de leur autisme".


Alliance peu chaleureuse


L'alliance avec le parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon au sein du Front de gauche est toujours revendiquée haut et fort, le PC a besoin de l'aura du candidat Front de gauche à la présidentielle. Même si cette alliance ne semble pas toujours très chaleureuse, au niveau des états-majors du moins. Avec l'approche de la préparation des élections, les tiraillements du début s'amplifient. Mais le parti de gauche ne s'inquiète pas pour les élections, car pour Ian Brossat, élu communiste de Paris, le PS ne peut pas se permettre de rompre : "Je n'ai pas d'inquiétude. Je suis convaincu que le parti socialiste sait bien que tout seul, il ne gagnera pas les élections municipales et et qu'il aura besoin du Front de gauche, au moins au second tour".

Si la gauche du PS se sent proche des positions communistes et encline à la compréhension, d'autres sont sur une ligne plus dure comme Jean-Christophe Cambadélis qui prévient : il ne faut pas aller trop loin. Christophe Borgel, le secrétaire du PS aux élections note les contradictions du PC et demande à ce qu'il n'y ait pas de vaisselle cassée : "On a tous besoin du rassemblement. personne n'aurait intérêt à ce qu'il y ait des fractures. Et je veux alerter le parti communiste : il y  a un moment donné, où quand on tire trop sur la corde, indépendamment des volontés des uns et des autres, elle risque de se casser. je vois quand même des nuances. Quand Pierre Laurent dit qu'il faudra faire face aux appétits de revanche de l'UMP et quand Jean-Luc Mélenchon dit que ça va être un vote sanction, il y a une différence qui se voit comme le nez au milieu de la figure".


Elections européennes


Et certains au PS admettent qu'ils ont besoin des communistes, notamment en région parisienne. Mais les municipales ne sont pas le seul enjeu. Il y a aussi les élections européennes l'an prochain. Et là non plus certains au PC, minoritaires toutefois, ne veulent pas enfourcher le même cheval que Jean-Luc Mélenchon, à l'image d'Emmanuel Dang Tran, secrétaire de section à Paris : "Les municipales, c'est une chose. Chaque section du parti communiste doit avoir la possibilité de décider en fonction de la situation locale. Les Européennes qui suivent, si c'est pour s'aligner, avec les écologistes, sur un maastrichien comme Mélenchon, je dis non".
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Car si les communistes ne veulent pas rompre avec les socialistes pour les municipales, Jean-Luc Mélenchon, lui, se rapproche des écologistes, notamment sur de positions communes sur l'Europe.

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http://www.franceinfo.fr/politique/l-info-politique-le-fait-du-jour/le-parti-communiste-entre-revolte-et-realpolitik-886271-2013-02-08

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 10:06
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Par Sophie de Ravinel Publié le 08/02/2013 à 20:57
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La proposition a été faite au numéro un communiste Pierre Laurent par une délégation du Parti socialiste au 36e congrès du PCF afin d'apaiser les tensions entre les deux formations.

Malgré ou à cause des fortes tensions actuelles entre le Front de gauche et le PS, les socialistes ont proposé vendredi aux communistes de se retrouver dans des groupes de travail. Et la proposition a été acceptée. La proposition a été formulée par le numéro deux du parti, Guillaume Bachelay, et par le sénateur Luc Carvounas, chargé des relations extérieures au PS, lors d'une rencontre avec le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, à l'occasion du 36e congrès du PCF à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).


«On se parle depuis toujours avec le PCF, a souligné Luc Carvounas en marge de cette rencontre. Et si parfois on a des échanges virils, ils permettent de mieux se connaître et de se respecter». «Les groupes de travail bilatéraux vont permettre, a-t-il espéré, de poursuivre l'échange constructif du jour».


«Entre le PS et le PCF, l'histoire est longue et passionnée mais nous avons toujours eu cette volonté de répondre aux problèmes des Français», a indiqué pour sa part Guillaume Bachelay, en compagnie de Pierre Laurent. Le secrétaire national à la coordination du PS était porteur d'une lettre d'Harlem Désir. Le premier secrétaire du PS ne s'était pas rendu à la fête de l'Humanité en septembre dernier. «Nous avons avec les socialistes une gestion commune des collectivités locales et il serait dommage de brader cet acquis là», a prévenu Pierre Laurent.

Des ponts entre PG et les écolos

Coprésident du Parti de gauche, l'ancien candidat à la présidentielle du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, était à quelques mètres de là, venu comme invité au congrès. Ses relations avec les socialistes sont encore plus compliquées en ce moment.


Des ponts ont en revanche été construits entre le PG et Europe Ecologie-Les Verts, à la suite d'une rencontre avec Pascal Durand. Présent lui aussi vendredi soir, le responsable d'EELV a indiqué qu'il allait aussi «très vite» rencontrer Pierre Laurent. «Si je peux contribuer à construire des ponts avec le PG, le PCF et le PS, cela me va très bien», a indiqué Durand. «La seule chose que je demande, c'est que le PG soit dans une volonté de construire, la convergence doit se faire autour de constructions communes». «On ne cherche aucun renversement d'alliance», a-t-il souligné, indiquant être «disposé à rencontrer de la même façon des responsables du MoDem comme Jean-Luc Bennahmias qui a soutenu François Hollande, pour travailler sur des sujets sur lesquels il y a convergence».

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 http://www.lefigaro.fr/politique/2013/02/08/01002-20130208ARTFIG00672-le-ps-et-le-pcf-vont-mettre-en-place-des-groupes-de-travail.php

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 13:27
Elsa Fayner | Journaliste Rue89

La faucille et le marteau, symboles du communisme, ont disparu des cartes d’adhérent au Parti communiste français (PCF), révèle France Info vendredi 8 février, remplacé par l’étoile du Parti de la gauche européenne (PGE).


A l’ouverture jeudi du 36e congrès du Parti communiste à Saint-Denis en région parisienne, de nombreux militants se sont dit choqués par une initiative de la direction du parti. L’information avait cependant déjà circulé. Des cartes avaient été reçues en décembre, et certaines sections avaient critiqué le changement de logo sur la carte. Ainsi, le PCF du Bassin d’Arcachon estimait que :

« C’est un signe de la volonté de la direction de poursuivre la “normalisation” d’un PCF fondu dans l’euro social-démocratie, chapeauté par le PGE. »

Se « tourner vers l’avenir »

Mi-janvier, quelques membres du Conseil national dénonçaient sur leur site une « mise sous tutelle du PCF et des communistes ». Ce n’est cependant pas une nouveauté totale. Le PCF poursuit plutôt une démarche entamée depuis un moment, rappelle la section d’Aubervilliers sur son site :

« Le Parti communiste a [...] abandonné l’apposition de la faucille et du marteau sur les matériaux nationaux qu’il édite (mais des supports locaux le conservent) mais l’a gardé comme logo interne (carte du parti et timbres). »

En réponse, vendredi 8, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, sur LCI répond :

« [C’est] un sigle qui ne résume pas ce que l’on est aujourd’hui. Nous voulons nous tourner vers l’avenir. »

 

http://www.rue89.com/2013/02/08/le-pcf-abandonne-un-peu-plus-faucille-et-marteau-239429

Le PCF lâche la faucille et le marteau

Par Gaétan Supertino

Publié le 8 février 2013 à 09h43 Mis à jour le 8 février 2013 à 09h47

Le sigle, "qui ne résume pas le parti", a été retiré des cartes d'adhérents. Polémique.

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L'INFO. Le PCF est-il en train de révolutionner son image ? Le parti s'est doté de nouvelles cartes d'adhérents, au design qui ne plaît déjà pas à tous les militants, à l'ouverture du 36e congrès du parti, à Saint-Denis. La faucille et le marteau, symboles du communisme, ont en effet disparu, révèle vendredi matin France Info. La justification. "Nous voulons nous tourner vers l'avenir. C'est un sigle qui ne résume pas ce que l'on est aujourd'hui", s'est expliqué dans la foulée le secrétaire national du parti, Pierre Laurent, interrogé par LCI.


L'indignation. Pour les cadres du parti, c'est un faux problème. Et beaucoup s'indignent que le débat se fasse sur sur ce terrain... et éclipse au passage les autres. "Je suis scandalisé. Le Congrès du parti s'ouvre par des interventions de salariés d'entreprises en crise, comme Petroplus, par des dirigeants internationaux qui viennent nous parler des militantes kurdes tuées à Paris, par des discussions sur l'avenir du parti et on parle de sujets comme ça. Je ne commenterai pas des problèmes d'intendance", a ainsi réagi Patrice Bressac, le porte-parole du PCF, contacté par Europe1.fr.

La crainte des militants. Et le sujet commence déjà à faire jaser dans les rangs du parti, notamment auprès des plus attachés aux traditions. "Tout le parti est choqué par ça", déplore ainsi Emmanuel Dang Tran, secrétaire de section à Paris, au micro de France Info. Il regrette ainsi la disparition d'un "point historique, symbole de résistance contre la politique du capital, contre les licenciements, contre les écrasements de salaires". Emmanuel Dang Tran n'épargne d'ailleurs pas le secrétaire national, Pierre Laurent, qu'il accuse "d'inféoder le PCF, avec le Front de gauche, des verts, des trotskistes, à la social-démocratie." "Il veut faire une sociale-démocratie bis, ou un parti qui roule pour une social-démocratie", renchérit-il. Un avis toutefois jugé "ultra minoritaire" par le porte-parole du PCF, Patrice Bressac.

 

http://www.europe1.fr/Politique/Le-PCF-lache-la-faucille-et-le-marteau-1408443/

 

http://www.franceinfo.fr/politique/le-pcf-abandonne-la-faucille-et-le-marteau-une-volonte-d-infeoder-le-parti-886047-2013-02-08

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 10:03
vendredi 08 février 2013

Allié local et opposant national du PS, le Parti communiste, en congrès jusqu'à dimanche, peut-il faire éternellement le grand écart ? Début de réponse avec les municipales.


Sa placidité apparente ne doit pas faire illusion : Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste, en congrès jusqu'à dimanche à Aubervilliers, est confronté à un choix cornélien.


Rester l'allié de Jean-Luc Mélenchon ?

 

Ce serait se fâcher avec les socialistes et s'isoler. Prendre ses distances avec le Parti de gauche ? Ce serait prendre le risque de n'être plus rien, électoralement parlant, alors que le Front de gauche réuni ne pèse déjà que 7 %.

 

Faire alliance avec le PS pour les municipales ?

 

C'est compliqué alors que se multiplient les drames sociaux dont le PC ne peut pas se désolidariser. Se faire la guerre au Parlement et faire « ami ami » au conseil municipal ? Bonjour la schizophrénie... « Notre positionnement est très, très clair, explique Pierre Laurent. Le cap actuel de la politique gouvernementale ne nous convient pas. Nous n'acceptons pas la perspective de l'échec d'une politique de gauche. »

 

Réponse du PS : « Le PCF, résume Jean-Christophe Cambadélis, invente la contestation au sommet et l'union à la base. » « Je pars de l'idée que les communistes veulent la réussite pour la France », espérait hier, Harlem Désir, dans nos colonnes. À vérifier.

 

« Mélenchonisé », le PC va moins mal


Car depuis qu'il s'est « mélenchonisé », le PC se porte moins mal. Le Front de gauche l'a relancé. Selon un sondage Ifop pour L'Humanité, il apparaît moins ringard et comme « un parti qui s'est transformé » par 30 % des sondés (23 % il y a trois ans). Comparé à la bruyante rhétorique de Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent semble presque raisonnable. La multiplication de conflits sociaux sur son vieux terrain de l'industrie lourde conforte sa stratégie d'opposition au gouvernement et peut lui faire retrouver quelques rougeurs.


Seulement, on ne prospère pas indéfiniment aux dépens de son camp. Il y a un moment où la radicalité de gauche servira la droite. Et si le PC seul ne pèse pas lourd, il peut être, pour le PS, un appoint précieux pour conserver des villes et un Sénat sur le fil. À gauche, on se tient par la barbichette.


Michel URVOY.
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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 12:00

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1935

Que pensez-vous de l'attitude de Jean-Luc Mélenchon face au PS?


Si Jean-Luc Mélenchon ne parvient pas à rentrer dans le rang, s'il persiste dans sa stratégie d'opposition, il aura fini de prospérer. Son action n'aura pas de suite. La radicalité à gauche ne sert que la droite, elle n'agrège personne!


Pourtant, lors de la présidentielle, le candidat du Front de gauche a permis au PCF de rebondir…


Pendant la campagne, il remplissait parfaitement une fonction tribunitienne. Mais ce n'est pas pour cela que le contenu des discours était validé par ceux qui venaient aux meetings. Une fois passé le temps de la présidentielle, tout cela disparaît et nous retournons à la normale.


Ne ressentez-vous pas à Arles les tensions nationales?


Nous ne les ressentons pas. De toute façon, ce ne sont que des postures. La représentation donnée par les groupes politiques au Parlement ne reflète pas toujours ce que l'on observe au niveau local.


Que pensez-vous de la dénonciation par les parlementaires du Front de gauche de l'accord sur l'emploi?


Faudrait-il le dénoncer parce que la CGT et FO ne l'ont pas signé? De toute façon, la CGT ne signera jamais aucune convention, c'est sa posture de ne pas en signer… Il n'y aura jamais de compromis.


Vous regrettez que le PCF ne soit pas au gouvernement?


Oui, je le regrette. C'est un choix du parti, mais c'est aussi le signe de notre perte d'influence. Si nous étions une réelle articulation, ils viendraient nous chercher…


Craignez-vous le PS aux élections municipales?


Ils ne seront pas sur des stratégies de conquête mais de conservation de leurs positions. Ils savent déjà qu'on va perdre le Sénat, alors ils vont chercher l'union.


Êtes-vous toujours communiste?


J'aime mon parti, je ne le quitterai pas. Le PCF est désormais dégagé de ses enfermements, tranquillement vieillissant. Il continue à défendre ceux qu'il a toujours défendus, les pauvres gens. C'est honorable.

*

http://www.lefigaro.fr/politique/2013/02/06/01002-20130206ARTFIG00622-face-au-ps-et-a-melenchon-le-pcf-se-cherche.php

 


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