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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 12:28
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Les élections législatives d’hier au Portugal ont changé le panorama politique. Le Parti Socialiste, qui en 2005, avec 45% de voix, avait eu la majorité absolue de députés, a maintenant perdu plus d’un demi-million de voix et tombe a 36,56%. Même en étant le vainqueur, il est en minorité au Parlement. C‘ est la seule force politique qui a perdu des mandats par rapport à 2005 (96 contre 121).


Le résultat du PS est le plus bas depuis 1991. C‘est sans aucun doute le résultat de ses politiques anti-sociales, d’une majorité absolue arrogante qui a choisi de sauver les banquiers des faillites au lieu d’établir des politiques publiques pour la banque, qui a fait passer une loi du travail qui a fait sourire l’ancien ministre de Durão Barroso. Le code/paquet de travail rend plus facile les licenciements dans un pays qui a prés de 600000 chômeurs dont la moitié ne reçoit pas d’allocation chômage et la précarité devient la règle. Un gouvernement qui a fait la guerre ouverte aux enseignants et aux fonctionnaires publiques comme aucun auparavant ne l’avait fait.


Le PSD (centre, libéral), tout en gagnant 3 élus par rapport à 2005, a cependant eu un de ses plus mauvais scores de toujours. Qui en a bénéficié ? C’ est la parti de droite, le PP, qui devient la 3ème force politique (alors qu’en 2005 il était en 4ème position). Le PC est passé de 3ème à 5ème force politique. 


Le Bloc de Gauche est la force qui a le plus augmenté par rapport à 2005: plus d’un demi-million de voix (557109) dans un pays de un peu plus de 9 millions d’ électeurs, 192679 de plus que en 2005. Il passe de 5ème à 4ème force politique (en étant la 3ème dans un grand nombres des principales villes). Au niveau national/global, le score est passé de 6,38% à 9,85% et le nombre d‘ élu(e)s de 8 à 16. En plus, tandis qu’en 2005, les député(e)s élus venaient des circonscriptions de Lisbonne (4), Porto (2) et Setúbal (2), cette fois-ci nous avons des élu(e)s dans 9 des 20 circonscriptions : 1 élu(e) à Aveiro, Braga, Coimbra, Leiria, Santarém et Faro, une élue de plus à Porto et à Lisbonne. En tout, 6 femmes et 10 hommes.


Le Bloc pèsera dorénavant encore davantage dans la vie politique portugaise et dans les luttes à venir. Au Parlement, avec ses 16 élu(e)s mais aussi et surtout dans les luttes, puisque nous avons eu la confiance de plus  d’ un demi-million de voix, ce qui est le résultat d’une campagne intense, de contacts permanents avec les travailleurs et les secteurs populaires et d’ un programme anti-capitaliste clair avec des propositions concrètes et alternatives face à celles du PS et du PSD.


Le trois objectifs que le Bloc s´était imposé pour cette campagne se sont tous accomplis : 1) empêcher une nouvelle majorité absolue; 2) augmenter le nombre de voix par rapport à 2005; 3) augmenter le nombre d’ élus... 

Au Parlement, le Bloc et le PC ont ensemble 31 élus, représentant plus de 18% des voix. Jamais à la gauche du PS un résultat pareil ne s´était produit.

Le PS, en minorité au Parlement, va être obligé de choisir de faire passer ou des propositions à gauche, comme celles que nous présenterons et qui découlent de notre programme et de notre mandat-  entre autres, par exemple,  abroger la loi du travail, imposer un impôt sur les grandes fortunes pour financer la sécurité sociale - ou bien de s’allier à la droite réactionnaire que le PP représente.


Après ces élections, le cadre politique est plus polarisé, à droite et à  gauche.  La lutte politique et sociale va s'accroitre dans les mois à venir. Et le Bloc est plus fort que jamais...

Alda Sousa.

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 18:45

 

 

 

Alors qu'il faut encore dépouiller pour les quatre députés élus dans l'émigration, le Bloc de gauche a eu 9,85% des voix (550 000) et 16 députés.


Il avait obtenu 6,6% au dernières élections législatives.


Le PS comptabilise 2 068 665 votes, ce qui correspond à 36,56% et lui donne 96 des 226 députés déjà élus.


Le PSD, avec 1 646 097 votes, obtient 29,09% et 78 parlementaires.


Le CSD-PP a eu 10,46% des votes et 21 députés.


Le CDU  (PC et Verts) a 7,88% et 15 élus.

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 09:51
Oskar Lafontaine, responsable de Die Linke

 

La campagne électorale pour les élections législatives allemandes du 27 septembre est marquée par la question des coalitions gouvernementales.

 

Les élections régionales (Thuringe, Saxe et Sarre) et municipales (Rhénanie-Westphalie) du 30 août 2009 ont changé quelque peu le panorama politique allemand (lire Tout est à nous ! n°20).


Non seulement la gauche (Die Linke et le parti social-démocrate SPD) a connu des avancées, mais le SPD s’est déclaré ouvert à une coalition avec Die Linke dans la Sarre – donc pour la première fois dans une région de l'Allemagne de l'Ouest (Berlin, gouvernée depuis 2006 par une coalition SPD / Die Linke, est considérée comme une région d'Allemagne de l'Est). Ces résultats inquiètent beaucoup le patronat allemand.


En effet, en 2005, l'essor électoral de Die Linke avait empêché la droite de réaliser une coalition CDU / FPD (libéraux) et l’avait obligée à faire une « grande coalition » avec les sociaux-démocrates. Cela pourrait bien se reproduire aux élections législatives du 27 septembre.


La parlement allemand sera dorénavant composé durablement par cinq partis et, pour la première fois, le résultat électoral pourra permettre plusieurs coalitions  gouvernementales.


Les augures de la presse bourgeoise imaginent déjà une majorité SPD / Die Linke / Verts au prochain scrutin de 2013. Dans la social-démocratie, une nouvelle génération s'apprête à prendre le relais, se reconnaissant dans des personnages comme Andrea Nahles, Sigmar Gabriel et Klaus Wowereit, l’actuel chef de la coalition SPD / Die Linke de Berlin. Cette génération cherche la coopération avec Die Linke pour arrêter l'hémorragie électorale du SPD alors que les « vieux », qui dominent le SPD aujourd'hui, sont trop imprégnés d'anticommunisme.


Si les effets de la crise, qui vont s’aggraver, entraînent une résistance croissante dans les entreprises et parmi la jeunesse, il est possible que ces mouvements se répercutent sur la représentation politique. Toutefois il est clair que le grand capital s'opposera avec toutes ses forces à un gouvernement dont il ne ferait pas parti.


Encore faut-il gagner une telle majorité et ce sera difficile. Le SPD n'a progressé  qu'en Thuringe, ailleurs il stagne. Die Linke a fait un grand bond en  Sarre – où Oskar Lafontaine est plutôt identifié dans son pays à la bonne vieille social-démocratie qu'à une alternative de gauche au SPD. Die Linke a très peu progressé en Thuringe et fortement perdu en Saxe. Sauf dans la Sarre, Die Linke n'a pas attiré les abstentionnistes et son écho parmi les jeunes électeurs est plus que modeste. Le nouveau Parti pirate attire beaucoup plus les jeunes, tout comme les Verts, et même les libéraux du FDP.


Une radicalisation politique est en cours dans la société allemande, sur la droite (dont profitent les libéraux du FDP) comme sur la gauche. De plus en plus, une disposition à un changement radical apparaît dans les sondages. Malheureusement, pour la plupart, il n’y a pas d’idée précise sur le contenu de ce changement. Une tâche urgente de Die Linke devrait être de le préciser.

Angela Klein

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 09:48
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Dimanche 27 septembre ont lieu les élections législatives au Portugal. Nos camarades du Bloc de gauche ont mené activement campagne. Nous vous présentons l'introduction de leur plate forme électorale intitulée "Programme pour un gouvernement qui réponde à l'urgence de la crise sociale, une politique socialiste pour le Portugal" .


 

Quatre ans et demi de continuité dans la dévastation libérale


Durant quatre ans et demi, le gouvernement de Socrates a disposé de la majorité absolue : il avait tout le pouvoir et a utilisé tout le pouvoir. Les résultats ont été plus de privatisations, de dégradation des services publics et d’accentuation des injustices.


Cette année qui a vu la crise nouvelle aggraver l’ancienne, le Portugal a atteint des records historiques de chômage et d’exclusion, dans un pays pauvre où les inégalités sont les plus importantes d’Europe.


La majorité absolue a renforcé la protection des intérêts économiques et des rentes des classes dominantes, habituées à l’appui affectueux et privilégié de l’Etat. Elle a favorisé les avantages aux grandes fortunes, qui ont amassé des fonds publics, elle est restée silencieuse vis-à-vis des manigances.  Les scandales du BCP, du BPN et du BPP révèlent la face cachée de cette économie : 4 milliards d’euros disparus dans les casinos de la bourse, dans les commissions de corruption des paradis fiscaux, dans les comptes secrets et même dans une banque clandestine, dans les profits empochés par de vertigineux enrichissements personnels. La régulation libérale conduite par la Banque du Portugal et par les gouvernements successifs a fermé les yeux et c’est sa vraie nature.


La Portugal a traversé, durant ce mandat de pouvoir absolu du gouvernement Socrates, un très fort choc social. Ce choc a atteint en premier lieu les travailleurs et les travailleuses. Le régime de sécurité sociale a été réformé, avec comme objectif de réduire progressivement le système public de protection sociale transformé en un système d’assistance caritative, le montant futur des retraites a été diminué et l’âge de la retraite augmenté.


Le « Paquet Emploi » a été imposé ainsi que de nouvelles règles d’établissement de contrat individuel de recrutement dans la fonction publique, facilitant ainsi la précarisation de la vie et du travail et la prédominance du pouvoir patronal. Le résultat est plus d’un demi-million de chômeuses et de chômeurs supplémentaires en 2009, sans compter les ignorés ou les cachés des statistiques, avec la prédominance du chômage de longue durée, qui s’est étendu à des dizaines de milliers de jeunes.


Le capitalisme est toxique : la récession a démontré l’effondrement économique et social d’un régime qui se base sur des bas salaires, qui subventionne les entreprises, qui donne les pleins pouvoirs au capital financier et qui généralise la corruption.


Ce choc social a provoqué une catastrophe et a favorisé l’effondrement de l’économie, plongée dans la plus grave récession des 35 dernières années. Le modèle de développement libéral est devenu un marécage. Combattre ce marécage est l’objectif du Bloc de Gauche. Le programme de gouvernement qui est présenté ci-après démontre la viabilité d’une politique de gauche, dans le combat pour la justice sociale et une réponse socialiste à la crise.


Le Portugal européen du XXIème siècle, pays en retard et en manque de justice sociale, a besoin d’un nouveau cycle de réponses sociales et cela ne peut être créé que par la force transformatrice d’une politique socialiste de gauche. C’est l’objectif et la raison d’être du Bloc de Gauche.

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 11:29


Derniers sondages au Portugal, nos camarades du Bloc de Gauche se maintiennent en troisième position.
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 10:34
Marc Mahuzier

À Sarrebruck, Die Linke est très visible. Elle bénéficie de la notoriété d'Oskar Lafontaine, un ancien président de ce land.

Quel sera, dimanche, le score de Die Linke ? Le parti d'Oscar Lafontaine espère rééditer, au plan national,sa performance des régionales d'août. Tailler des croupières au SPD et s'installer dans le paysage.

Reportage

SARREBRUCK (de notre envoyé spécial). Comme à chaque élection, le centre-ville s'est couvert d'affiches. Dans le flot d'images, le portrait d'un homme au visage rond revient à tous les coins de rue.


Avec ce slogan : « Votez Oskar ». Oskar ? Lafontaine, bien sûr.

L'enfant terrible de la gauche allemande. Ex-ministre des Finances. Ex-président du Parti social-démocrate (SPD) dont il a claqué la porte, voici quatre ans, pour lancer avec Gregor Gysi, un ex-communiste d'Allemagne de l'Est, sa propre formation : Die Linke (La gauche). Radicale pour les Allemands, avec un positionnement qui, en France, le situerait entre Mélenchon et le PS.


On le disait fini, Oskar. À 66 ans, le voici qui renaît de ses cendres. Lors des régionales d'août, Die Linke a été la grande gagnante dans trois länder où l'on votait. En Thuringe et en Saxe, dans l'ex-Allemagne de l'Est, c'était attendu. Mais en Sarre, les 21,3 % obtenus l'étaient moins. Du coup, la gauche pourrait être associée à l'administration du land  avec le SPD et les Verts. Du jamais vu à l'Ouest, où le parti a la réputation de n'être qu'un ramassis d'anciens communistes et de nostalgiques de la RDA.


« Le copain Oskar »

Évidemment, ce succès d'« Oskar » dans son fief tient beaucoup à sa personne. « Vous savez, c'est quelqu'un de très simple, avec qui on peut facilement discuter dans la rue », explique Volker Schneider, candidat de Die Linke aux législatives de dimanche prochain, à Sarrebruck, alors qu'il tente d'accrocher les gens qui entrent et sortent de l'Arbeitsamt (l'ANPE).


À Sarrebruck, on l'appelle « Kumpel Oskar », le copain Oskar. Ou « le Napoléon de la Sarre », personnage qu'il doit admirer puisqu'il s'amuse à en porter le costume lors de reconstitutions historiques. Pas banal l'Oskar, on vous le disait.


Les habitants de la capitale de la Sarre (180 000 habitants) lui sont aussi gré d'avoir rénové le centre-ville. « Ici, avant, c'étaient des taudis. Regardez comme, maintenant, le quartier est agréable », prend à témoin le journaliste Jörg Wingertszahn, en montrant les terrasses de café et les magasins dans les rues piétonnes, autour de Sankt Johann.


« C'est aussi le premier président de la Sarre à avoir pesé au niveau fédéral. Ses prédécesseurs étaient considérés comme des seconds couteaux. Lui s'est fait entendre. Cela lui a permis de sauver les aciéries », ajoute Dietmar Hüser, professeur d'histoire contemporaine à l'université.


Certes, la sidérurgie qui, avec le charbon, a employé jusqu'à 40 % de la main-d'oeuvre sarroise, ne fait plus travailler que quelques milliers de personnes. Mais sur des aciers spéciaux à très haute valeur ajoutée.

L'homme n'explique cependant pas à lui seul le succès de son parti. En cette période de crise, alors que nombre d'Allemands craignent pour leur emploi, les idées de la gauche radicale trouvent un écho particulier. « Une de nos principales revendications est de réformer le système d'assurance chômage », précise Volker Schneider.


Avec les lois dites Hartz IV, votées alors que le social-démocrate Gehrard Shröder était au pouvoir, les indemnités sont plafonnées à 660 € par mois après un an. Die Linke n'y va pas par quatre chemins : « Hartz IV, ça dégage ! » Sur la question de l'Afghanistan, la gauche rejoint aussi le sentiment d'un nombre grandissant d'électeurs quand elle demande le retrait immédiat des troupes.


Le cinquième parti

Quel sera, dimanche, le score de Die Linke ? Les sondeurs lui prédisent autour de 10 %. Si tel est le cas, le parti d'Oskar Lafontaine n'aura pas démérité. En deux années seulement d'existence, il aura réussi à devenir le cinquième parti politique du pays. Après des décennies d'affrontement gauche-droite, l'Allemagne est en train de verser, pour de bon, dans le multipartisme.


Il y eut d'abord les libéraux, qui ont grandi au point de pouvoir éventuellement gouverner seuls avec la CDU. Puis l'arrivée des Verts, dans les années 1980. Et maintenant la gauche radicale, avec laquelle les sociaux-démocrates seront bien forcés de faire alliance, même si, pour le moment, ils s'y refusent de façon catégorique au niveau national. « C'est bon pour la démocratie, toutes les opinions peuvent être représentées », commente, beau joueur, Stephan Schweitzer, secrétaire du SPD dans la Sarre. À l'évidence, les Allemands n'en ont pas fini avec les gouvernements de coalition.

Marc MAHUZIER.
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:57


Campagne télé de nos camarades du Bloco de Esquerda au Portugal





Voici ce que donnent les sondages:


PS –  36,3%

PSD – (droite)  34,9%

Bloco de Esquerda –  13,4%

CDU - (PCP) 10,1%

CDS-PP -( les + à droite)  4,2%

 

Ce qui donnerait en sièges :

PS -  90

PSD –  91

BE –  26

CDU -  18

CDS-PP –  5

 

Si la droite gagne on parle d'un "axe central" PS droite libérale

 

Autre sondage plus réaliste:

 

PS 40%

PSD,  31,6%

Bloco,  9%

CDS PP 8%

PC 7,2%

En  2005:


PS, 45,03%

PSD, 28,76%

Bloco de Esquerda (BE), 6,35%.



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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 10:02
(par Myriam Martin)

Le PPP est né en 2001 à partir du syndicat « Sierpien 80 » (Août 80), qui a pris l’initiative de sa construction dans le but de donner une représentation politique aux travailleurs.


Dans les années 1990, avec la restauration du capitalisme, les syndicats dont « Solidarnosc » (Solidarité), qui s’étaient opposés au régime bureaucratique stalinien, ont pratiquement tous accompagné les politiques libérales des différents gouvernements, sociaux-démocrates ou de droite, qui se sont succédé. Depuis, toutes les mesures ont consisté à casser les acquis sociaux, les services publics, à privatiser à tour de bras. Alors que les partis au pouvoir soumettaient le pays au dogme du libéralisme, la précarité, la pauvreté ne cessaient de progresser.


Le PPP a commencé à agir dans ce contexte. La question des bas salaires, des mauvaises conditions de travail, de la multiplication des contrats précaires (que les Polonais appellent les « contrats poubelle »), de la protection sociale ou des retraites, est au cœur de son activité.


Aujourd’hui, des structures du PPP existent dans 14 voïvodies (départements) sur 17 et sont présentes dans la plupart des villes principales, l’implantation étant particulièrement forte en Silésie, au sud de la Pologne, vieux bastion ouvrier et industriel du pays.


De tous les partis polonais, le PPP est celui qui compte dans ses rangs la plus forte proportion d’ouvriers. Il recrute parmi les mineurs, les sidérurgistes, les ouvriers de l’automobile mais aussi les personnels des supermarchés.


Dès qu’une lutte éclate, que des militants du PPP en soient ou non les instigateurs, le parti est présent pour soutenir les grévistes. Depuis plusieurs années, il participe activement à tous les mouvements sociaux importants en Pologne. On le retrouve tant aux côtés des mineurs que des femmes dans leur lutte pour le droit à l’avortement, dans la mobilisation contre la participation des troupes polonaises à l’intervention en Irak et en Afghanistan, ou encore contre l’installation en Pologne d’éléments du bouclier anti-missiles étasunien.


Aux élections législatives en 2007, le PPP a obtenu 160.476 voix, soit 0,99 % au niveau national, et près de 2 % en Silésie, malgré un blocus total de l’information dans les grands médias. Il a été le seul parti extra-parlementaire à présenter des listes dans toutes les circonscriptions.


Dans ces élections européennes, le PPP exigera l’arrêt des privatisations et des « réformes » néolibérales, la gratuité de l’éducation et de la santé, le retrait des armées polonaises d’Irak et d’Afghanistan, la semaine de travail de 35 heures, un salaire minimum à hauteur de 68 % du salaire moyen, entre autres revendications. Son mot d’ordre sera « Nous ne payerons pas votre crise ».


Se réclamant des traditions du mouvement ouvrier polonais, le PPP prône la collaboration avec les partis de la gauche anticapitaliste à l’étranger. C’est dans ce contexte que des relations étroites se sont nouées ces derniers mois entre lui et le NPA. Comme aime à le dire Boguslaw Zietek, son président, le PPP ressemble au NPA : un parti qui se construit « par le bas » et qui est résolument anticapitaliste.


1. Le mois d’août 1980, avec la grève victorieuse des chantiers navals de Gdansk et la fondation du premier syndicat libre « Solidarnosc », a marqué le début d’un mouvement général de la classe ouvrière polonaise, qui modifia profondément la situation et déboucha plus tard sur la fin du régime stalinien.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:59
Myriam Martin au débat...

Les débats politiques à la fête de l’Humanité entre les différentes organisations de gauche ont éclairé rapprochements divergences sur les questions essentielles : l’unité dans la riposte à Sarkozy et la préparation des élections régionales.


Si on s'en tient aux appréciations de nos médias, le bilan de la fête de l'Humanité  se résumerait à l'accueil hostile des participants aux ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, et du Budget, Eric Woerth. Il n'y a que nos ministres et nos médias aux ordres pour s'en étonner.


Bien sûr le bilan politique n'est pas là, mais au coeur des discussions concernant la nécessaire riposte à la politique de Sarkozy, la question d'un projet politique répondant aux besoins sociaux face à la crise ou les prochaines échéances électorales.


Ces sujets ont traversé  les débats, tant celui de l'agora, samedi après-midi, que celui organisé par le Parti de gauche à son stand. Le premier, regroupait la plupart des organisations de la gauche politique, des dirigeants syndicaux et Attac.


Le deuxième se déroulait entre les partis de la gauche radicale et antilibérale. Parmi les nombreux participants, l'aspiration à l'unité était réelle et bien légitime. Comment comprendre en effet que face aux mauvais coups de la droite, un front unitaire de la gauche politique et sociale ne puisse se constituer ?


L'initiative sur la Poste a été mise en avant par les syndicalistes présents et par des dirigeants politiques du PS par exemple. Mais force est de constater que la proposition du NPA de se retrouver aujourd'hui au sein de cadres unitaires pour s'opposer aux mesures du pouvoir et pour soutenir efficacement les luttes n'a pas suscité un franc enthousiasme parmi les dirigeants présents. Des déclarations d'intention, mais pas de réponses concrètes.


Mais le bilan politique de cette fête de l'Huma est surtout sans surprise. Un Front de gauche lézardé avec, d'un côté, un PCF proposant des ateliers à toute la gauche incluant le PS et, de l’autre, un PG favorable à des discussions avec les partis à gauche du PS.


Le PCF persiste dans son exigence de « contenu » politique pour faire oublier celle du NPA qui est d’avoir des listes indépendantes du PS  aux prochaines régionales sur l'ensemble du territoire. Le PG favorable aussi à un accord national avec le même type de listes, tout comme pour les Alternatifs et la Fédération, élude pour l'instant la question de la gestion des régions.


Sur cette question du front électoral l'aspiration à l'unité est également forte. Mais il ne suffit pas de « surfer » dessus pour occulter les vrais problèmes : la stratégie électorale du PCF apparaît à l'heure actuelle à géométrie variable (Marie-George Buffet parle de fronts de gauche, au pluriel). L'accueil très chaleureux de Martine Aubry, annonçant la participation aux ateliers du PCF, est symptomatique d'un certain « penchant » pour les élections à venir.


Les Verts ont confirmé  leur volonté d'y aller seuls, gonflés par les derniers résultats d'Europe écologie. Du côté de LO, rien de nouveau, on poursuit la route en solitaire.


Le NPA quant à  lui a réaffirmé sa volonté politique de travailler à  un front uni dans les luttes et pour les régionales, la nécessité  de constituer des listes indépendantes du PS, portant un projet de rupture avec le système pour les régions, en refusant de gérer ces dernières avec les tenants du social-libéralisme. A sa proposition de se retrouver rapidement, d'ores et déjà les Alternatifs, la Fédération, le PG et le PCF ont répondu positivement. 


Myriam Martin
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 09:18


Aux classes populaires frappées de plein fouet par la crise économique, les dirigeants des différents partis de gauche tentent d'expliquer combien sont importantes les prochaines élections régionales d'avril 2010, et surtout les élections présidentielles de 2012. Toutes leurs déclarations de rentrée ont été centrées sur ces préoccupations : s'opposer à la politique de Sarkozy et du gouvernement de Fillon en la sanctionnant dans les urnes.

Si elle critique la politique du Parti Socialiste, la direction du Parti Communiste n'a pas d'autre perspective. Par exemple, Patrick Le Hyaric dans L'Humanité Dimanche du 3 septembre explique que « le rôle de la gauche aujourd'hui, par-delà les différences et ses divergences, est de mettre toutes ses forces, ses élus, ses organisations au service de la défense des plus démunis... »

C'est encore de perspectives électorales dont il est question. « C'est aujourd'hui qu'il faut battre, dans l'unité de la gauche sociale et politique, le sarkozysme, pas en 2012 » ajoute-t-il en effet. Ce que « battre le sarkozysme » signifie, Marie-George Buffet, la secrétaire générale du Parti Communiste, le précise : « On nous parle des présidentielles comme si les régionales n'étaient qu'un galop d'essai. (...) Ces élections sont importantes pour la vie quotidienne de nos concitoyens et nos concitoyennes, pour le rapport de forces à construire contre la droite. »

Mais que peut-on attendre vraiment des élections ? L'expérience a montré que, même quand elles permettent de changer l'équipe politique à la tête de l'État, cela ne change pas fondamentalement la politique menée, qui reste dans le cadre du système capitaliste. Il n'y a pas si longtemps le gouvernement Jospin s'est chargé de le démontrer, tout comme le « socialiste » Rocard, le champion de la taxe carbone, qui au gouvernement, avait préparé les attaques sur les retraites.

Le véritable pouvoir, c'est celui des grands groupes industriels et financiers. Ce sont ces derniers qui dirigent cette économie irrationnelle, dans laquelle la production n'a qu'un moteur, le profit, un profit qui ne sert qu'à leur enrichissement et qui aboutit à l'appauvrissement du reste de la société.

Aussi la seule perspective politique réaliste pour les travailleurs est de viser à l'expropriation de ces capitalistes, préalable nécessaire pour établir une société où l'on produirait pour satisfaire les besoins de toute la population. Et pour arracher le pouvoir des mains des grands groupes capitalistes, il faut briser la machine d'État, toute entière à leur service, et construire un pouvoir qui permette au monde du travail de gérer démocratiquement la société.

Les militants du Parti Socialiste à ses débuts, au 19e siècle, puis ceux du Parti Communiste à sa création, en 1920, faisaient leurs ces idées. Ils combattaient alors avec acharnement toutes les illusions réformistes.

Ils faisaient leur ce programme de Marx proclamant la nécessité pour la classe ouvrière d'abattre d'une façon révolutionnaire ce pouvoir politique, défini comme « le pouvoir organisé d'une classe pour l'oppression d'une autre ». Marx dans le Manifeste du Parti communiste proclamait la nécessité pour la classe ouvrière dans sa lutte contre la bourgeoisie de « s'ériger par une révolution en classe dominante », pour aller vers une société dépassant définitivement le capitalisme, une société communiste. C'est la voie aussi qu'avait choisie Lénine. Agiter pour la énième fois un mirage électoral qui a maintes fois montré qu'il menait à l'impasse, c'est accepter le maintien de l'ordre capitaliste.

Il faut absolument que dans la classe ouvrière et dans la population, des militants défendent une véritable perspective communiste. Les militants actuels du PCF, qui tiennent à se dire communistes, peuvent y jouer un rôle s'ils savent renouer avec les idées qui étaient celles de leur parti à sa naissance.
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