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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 08:53

jeudi 3 septembre 2009

9480_image.jpg
Crédit Photo: Photothèque Rouge/GL

L’Université d’été du NPA a été l’occasion d’un débat entre différentes forces politiques de la gauche antilibérale et anticapitaliste.


Y étaient représentés le NPA, les Alternatifs, la Fédération, le PCF, le PG, les Objecteurs de croissance et le Forum social des quartiers populaires. Intitulé « Comment riposter ensemble ? », le débat portait à la fois sur les conditions de la rentrée politique et sociale et les élections régionales. Après un bref survol des terrains sur lesquels il nous faudrait être présents ensemble, en premier lieu pour mettre un terme aux licenciements, mais aussi préparer le contre-sommet de Copenhague et la mobilisation féministe du 17 octobre, et un court échange sur la question stratégique, la discussion s’est vite centrée sur les régionales.


Le NPA a réaffirmé la position qu’il avait exposée lors des différentes rencontres bilatérales en juin et juillet : dans un contexte de déplacement à droite d’une série de forces institutionnelles, confirmé par les manœuvres entamées en vue de la constitution d’une alliance de centre-gauche, nous sommes favorables au rassemblement de toutes celles et tous ceux qui refusent cette logique mortifère, sur la base d’un contenu de rupture avec le capitalisme, en toute indépendance du PS.


Cette exigence d’indépendance n’est pas une coquetterie identitaire. C’est le seul moyen de reconstruire et préserver une gauche qui ne cède pas aux mirages de l’adaptation, jusqu’à sombrer avec armes et bagages dans un scénario à l’italienne. L'alliance contractée avec Prodi, qui allait de centre droit au PC a d'abord permis de défaire Berlusconi. Puis l'espoir a laissé place au dépit vis à vis de la politique de droite effectivement menée, faisant le lit de Berlusconi II.


Aucun des partis de gauche engagés dans cette galère ne s'en est remis. Dans le contexte des élections régionales, cela signifie pour nous une exigence simple et claire : si nous ne prendrons aucune responsabilité dans une victoire de la droite aux prochaines élections, qui donnerait à Nicolas Sarkozy de nouveaux leviers pour appliquer sa politique, si nous voulons mener bataille pour qu’en dépit du mode de scrutin nos électeurs soient représentés, il est hors de question de cogérer les régions avec ceux qui ont choisi une logique d’accompagnement du système, exclu de cogérer les transports publics d’Ile de France avec Jean-Paul Huchon, de participer dans le Limousin à un exécutif qui vote des subventions à des entreprises qui aujourd’hui licencient, sans que le Conseil Régional ait le moindre moyen de récupérer ces fonds publics.


Le débat fut intéressant, même si bien des questions demeurent encore en suspens. Les Alternatifs ont affirmé la nécessité de listes indépendantes du PS au premier tour et leur refus de participer aux exécutifs régionaux à moins d’y être majoritaires.


Le Parti de Gauche, moins à l’offensive qu’au mois de juin, a acté l’existence de deux projets inconciliables à gauche, et rappelé sa position au sujet de nécessaires listes indépendantes de ce qu’il appelle « l’autre gauche » au premier tour, mais n’a soufflé mot des exécutifs.


Mais c’est sans doute au PCF que la question du choix stratégique est aujourd’hui posée avec le plus de force : il ne peut d’un côté expliquer qu’il refuse la logique de rassemblement de centre-gauche et faire comme si la question de l’indépendance vis-à-vis d’elle ne se posait pas aussi aux régionales, alors que ses élus ont le plus souvent à assumer le bilan des exécutifs sortants. C’est sans doute cette difficulté qui explique le décalage entre les positions de principe sur le nécessaire rassemblement de la gauche « de transformation sociale » et les aspects de défense partielle du bilan du mandat 2004-2010.


La discussion doit maintenant se poursuivre, notamment dans le cadre du groupe de travail commun proposé par le NPA en juin et à la chaleur de luttes dans lesquelles, nous l’espérons, nous nous retrouverons toutes et tous.

Ingrid Hayes
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:41

mercredi 2 septembre 2009

Marie-George Buffet avait invité des représentants de tous les partis de gauche, sans exception, à se rencontrer, non pour « un débat public pluraliste », mais pour un repas fraternel.


Elle a rappelé son hostilité aux primaires et aux alliances avec le Modem. Elle a proposé une discussion entre partis de gauche (sans exclusive) pour définir une politique alternative à la droite et au Medef, répondre aux aspirations de celles et ceux qui luttent et constituer un programme commun pour gouverner d'abord les régions, puis le pays à l'issue des présidentielles et des législatives de 2012.


Pour le NPA, Frédéric Borras a appelé à construire ensemble des propositions offensives et unitaires utiles aux luttes et proposé de rassembler à gauche du PS et des Verts, sur une base radicale de rupture avec le système.


Le rapprochement PS/Modem illustre bien le glissement à droite continu du PS. Ainsi, mieux vaut choisir l'indépendance que de semer des illusions sur un gauchissement miraculeux du PS ! Indépendance ou satellisation ? C’est le dilemme que les militants communistes devront trancher lors de la consultation prévue en novembre.

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 08:33

Ester Vivas candidate aux européennes



Interview avec Josep Maria Antentas, professeur de Sociologie à l’Université Autonome de Barcelone (UAB) et membre de la Gauche Anticapitaliste d’Espagne.


Quels sont les faits marquants de l’histoire politique contemporaine de votre pays ? En quoi participent-ils à la structuration politique actuelle ?

Josep Maria Antentas – Il est difficile de les résumer. Pour mieux comprendre la situation politique et sociale contemporaine, le système de partis et les principaux éléments de structuration de la vie politique de l’Etat espagnol, il faut prendre comme point de départ la Transition post-franquiste après la mort du dictateur en 1975.


La Transition fut marquée par une dynamique d’accords entre les secteurs “d’ouverture” de l’ancien régime et les élites post-franquistes (dont le Parti Communiste d’Espagne (PCE), la principale force anti-franquiste), dans le cadre de ce qui a été connu comme “consensus”, mythifié après par le “récit” officiel de la Transition. La fin de la Transition et la consolidation du modèle institutionnel garanti par la Constitution de 1978, au milieu d’une crise économique et de la montée du chômage, fut accompagnée d’une forte rupture de mouvements sociaux et d’une “déception” considérable parmi ceux qui souhaitaient des changements encore plus profonds.


Les années 1980 ont débuté avec l’avènement au pouvoir du parti socialiste, le PSOE, par une victoire écrasante en 1982 et par la crise de la gauche politique et sociale. Le PCE a traversé une forte crise pendant la période de transition entre les années 1970 et 1980, réduit à 4% de voix en 1982. Une grande partie de la gauche extraparlementaire n’a pas survécu à ces années-là, restant essentiellement la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) et le Mouvement Communiste (MC) comme les seules organisations significatives. En Euskadi, en Catalogne et en Galice des formations de la gauche nationaliste se sont consolidées, tantôt parlementaires comme extraparlementaires, en conflit avec le modèle d’Etat surgi de la constitution de 1978.


Les syndicats se sont affaiblis pendant la transition. S’est consolidé (à l’exception d’Euskadi et de la Galice) un système marqué par l’hégémonie de deux grands syndicats, les Commissions Ouvrières (CCOO) et l’Union Générale des Travailleurs (UGT), ce dernier reconstruit pendant la Transition avec le soutien politique du PSOE, du patronat et de l’Etat, afin de neutraliser CCOO.


CCOO s’affaiblit par un processus progressif d’institutionnalisation et de bureaucratisation qui l’a converti en un syndicat bureaucratique-professionnel tendant vers la concentration, dans un contexte marqué par les reconversions industrielles et le poids du chômage. Nonobstant, les années 1980 ont été marquées par la rupture de l’UGT avec le gouvernement « commun » du PSOE et par d’importants épisodes d’affrontement entre celui-ci et les deux syndicats majoritaires, qui pendant la Grève Générale du 14 décembre 1988 ont connu leur expression maximale.


La campagne contre l’entrée de l’Etat espagnol à l’OTAN, culminant avec la défaite de la gauche et la victoire du « OUI » à l’intégration en 1986, la Grève Générale du 14 décembre 1988 et l’émergence, même tardive, des « nouveaux mouvements sociaux », l’intensification de la remise en question du modèle d’Etat et la persistance de la « question nationale » , ont constitué les éléments les plus significatifs structurant la gauche anticapitaliste pendant les années 1980.


La première moitié des années 1990 a été marquée par un niveau faible de mobilisation sociale, même si quelques campagnes et initiatives significatives ont eu lieu et, malgré leur caractère minoritaire, ont témoigné de la persistance des secteurs militants orientés vers la mobilisation.


Quelques exemples : la campagne pour le 0,7% du PIB pour les pays du sud en 1994 ; le sommet alternatif « Les autres voix de la Planète » à l’occasion du sommet du FMI et de la Banque Mondiale la même année à Madrid. Les syndicats majoritaires, malgré l’appel à la Grève Générale du 27 janvier 1994, ont achevé définitivement leur évolution adaptative au social-libéralisme.


Politiquement, la situation de la gauche a été marquée, tout d’abord, par la disparition effective de la gauche extraparlementaire après l’échec et l’explosion en 1993 de l’unification de ses deux principales organisations, la LCR et le MC ; ensuite, par les débats concernant la fondation de la gauche après la chute du Mur de Berlin, dans un contexte de faible mobilisation sociale et par une certaine ouverture et tournant apparent du PCE vers la gauche ; finalement, par le fort discrédit du gouvernement du PSOE de Felipe Gonzalez, frappé par la crise économique, de grands scandales de corruption et marqué par une claire orientation sociale-libérale.


Dans ce contexte, Izquierda Unida (Union de Gauche), le front électoral impulsé par le PCE en 1986, apparaît d’une certaine façon comme un projet regroupant une bonne partie de la gauche et comme un espace de convergence de divers courants et familles, expérimentant une considérable montée électorale. Néanmoins, les limites de IU (et de la direction du PCE) se sont rapidement manifestées ; l’organisation s’affaiblissant à partir de la deuxième moitié des années 1990, marquée encore par le faible niveau de mobilisation sociale, malgré l’irruption de mouvements minoritaires mais combatifs, avec une certaine identité, comme c’est le cas du mouvement « okupa » (squatter ) entre 1996 et 1998.


A partir de l’année 2000, nous sommes rentrés dans un nouveau cycle marqué par un fort processus de reconstruction des mouvements sociaux qui a duré jusqu’à 2003-2004, dans le cadre de l’ascension globale du mouvement alter-mondialiste et d’une forte contestation face à la politique de droite du gouvernement d’Aznar, dont les expressions maximales ont été les mobilisations contre la guerre d’Irak le 15 février 2003.


Dans cette période, l’IU s’est montrée incapable de se connecter de manière efficace avec la nouvelle génération militante et avec le nouveau cycle de luttes ; mais la faiblesse organisationnelle et politique de la gauche anticapitaliste et la méfiance et/ou le scepticisme persistant chez la plupart des activistes sociaux à propos du désir ou de la possibilité de construire une nouvelle alternative politique, ont fait que jusqu’à maintenant il n’a pas encore été possible de construire un nouveau projet avec une base sociale plus large.


Quels sont les rapports de la société et des différents courants politiques à la construction européenne ? Comment se sont positionnés les différents partis lors de l’adoption des traités européens ? Quels ont été les débats ?

Comme en général dans l’Union Européenne, il existe un éloignement et un manque d’intérêt de plus en plus important en ce qui concerne l’UE dans l’ensemble de la société espagnole. L’apathie face aux élections au Parlement Européen en est un exemple concret.


Historiquement, il faut pourtant signaler que la majorité de la population, des partis politiques, des syndicats et des organisations sociales avaient une vision favorable à l’intégration européenne et avaient tendance à considérer la participation de l’Etat espagnol à l’UE comme un fait positif, indicateur de la « modernisation » du pays et de la fin du retard et de l’isolement historique produit par le franquisme.


Comme dans beaucoup d’autres pays du Sud de l’Europe, il a existé majoritairement une association entre l’idée d’ « Europe » et celle de « Modernité » et de progrès social et culturel. Voilà le point de départ historique et social que nous considérons à l’heure d’envisager et d’organiser les résistances contemporaines à l’Europe du Capital. Il n’a pas encore été possible de transformer l’apathie en rejet de l’actuel modèle d’intégration et de générer une remise en question publique à grande échelle du projet des élites économiques et politiques européennes, comme l’a fait la France, par exemple.


Les grands partis, le PSOE et le PP, ont soutenu les lignes directrices de l’intégration européenne et les Traités européens. L’Izquierda Unida, a maintenu une position contraire aux grands Traités européens ainsi que les organisations nationalistes de centre-gauche catalanes ou basques, comme l’est l’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) qui, malgré le fait de ne pas avoir des critiques de fond réelles du modèle économique sur lequel est basée l’intégration européenne, maintient une position critique de « l’Europe des Etats » face à « l’Europe des nations ».


Les deux syndicats majoritaires, les CCOO et l’UGT, mènent depuis deux ans, au moins depuis le Traité de Maastricht, une politique de « soutien critique » envers les Traités et les politiques adoptés à l’échelle européenne, suivant la même orientation générale de la Confédération Européenne des Syndicats (CES). Par conséquent, ils agissent en légitimant (de manière critique !) l’actuel modèle d’intégration européenne. Cela a été manifeste, par exemple, lors des débats sur la Constitution Européenne en 2005, contre laquelle un nombre de campagnes et de plate-formes animées par la gauche sociale et syndicale ont été organisées, mais sans arriver à dépasser les cercles militants et activistes.


Quelles sont les conséquences économiques et sociales de la crise globale du capitalisme ? Quelles sont les mesures adoptées par le gouvernement et comment les analysez-vous ? Comment se positionnent les différents partis ? Est-ce qu’il y a des résistances politiques qui se développent dans d’autres contextes ?

La crise est particulièrement sévère en Espagne, comme la plupart des organismes internationaux et des experts l’ont signalé. C’est tout un modèle de croissance économique basé sur la spéculation immobilière qu’a fait chuter l’industrie de la construction. Les effets sociaux de la crise économique sont déjà très importants. Le nombre de chômeurs dépasse la barrière des 4.000.000 et les prévisions économiques sont pour le moins décourageantes.


Les réponses du gouvernement de Zapatero concernant la crise suivent la même logique que celles de l’ensemble de gouvernements de l’UE. Elles se situent au sein des mesures approuvées par le sommet du G20 à Londres qui cherchent à faire de petites retouches à l’architecture du système économique global afin de corriger les “excès” qui en menacent la viabilité, sans produire des changements de fond. Zapatero a participé pleinement à toutes les tentatives, de tous les leaders du G20, d’essayer de donner une transcendance historique au sommet de Londres, avec des phrases grandiloquentes se referant à la fin de “l’ère du secret bancaire”, des “paradis fiscaux”, etc., qui ne correspondent point aux mesures réellement approuvées.


Le sens des politiques menées par les principaux gouvernements du monde est bien clair : faire payer la crise aux secteurs populaires et renforcer le modèle actuel par des reformes discrètes qui assurent sa viabilité. Face à cela, il est nécessaire de proposer une autre logique de rupture avec l’ordre actuel des choses. A la logique du capital, il faut opposer une autre logique, celle des biens communs, telle qui est exprimée de façon générique par des consignes comme « un autre monde est possible » ou « le monde n’est pas une marchandise », déjà popularisées depuis quelques années.


La crise accroît le mal-être social face à l’actuel système économique, elle fera augmenter les contradictions et les résistances sociales, mais de façon défensive, et ouvre la possible articulation d’un projet alternatif. Mais en même temps, elle multiplie les risques d’un échec sur ce terrain, dans le sens où elle produit un grand sentiment de découragement et de démoralisation dans les secteurs populaires ou chez ceux qui sont touchés par l’essor des alternatives réactionnaires.


Il y a eu de multiples luttes sociales ces dernières années en Espagne, mais la plupart ont été relativement modestes dans leur ampleur et base sociale, ou très ancrées territorialement. La fragmentation et l’isolement ont affaibli grand nombre de conflits et, même si dans les cercles militants il y a une capacité d’initiative et un niveau d’activité considérable, la réalité organisationnelle des mouvements reste assez faible.


En janvier 2008, à l’occasion de la journée internationale d’action convoquée par le Conseil International du Forum Social Mondial, des initiatives locales et régionales ont eu lieu dans toute l’Espagne, particulièrement à Madrid et en Catalogne (où par exemple le Forum Social Catalan a réuni plus de 5.000 personnes), mais leur impact concret postérieur a été limité.


Les derniers mois, la traduction du mal-être social face à la crise en mobilisation et résistance organisée est encore difficile. Il y a eu des conflits dans plusieurs entreprises et centres de travail, et ils deviennent de plus en plus nombreux, mais sans la possibilité d’avancer vers une dynamique de généralisation ou d’articulation des luttes.


Les syndicats majoritaires, les CCOO et l’UGT, mènent une politique de désarticulation des mouvements. Il y a des tentatives de faire naître un mouvement de chômeurs, mais les résultats ne sont pas encourageants. Il y a eu aussi d’importants conflits sectoriels dans quelques régions du pays, principalement la mobilisation pour la santé publique à Madrid et les grèves contre la Loi d’Enseignement de Catalogne (LEC) qui vise la privatisation du système éducatif.


Dans quel contexte politique prennent place les élections européennes ? Quels sont les thèmes et les enjeux principaux de la campagne électorale ? Quelles sont les forces en présence ? Quels sont les objectifs que vous visez sur cette campagne ? Quel rôle jouent ces élections dans la perspective de votre courant politique ? Considérez-vous ces élections comme une étape pour en renforcer la construction ?

Les élections européennes se déroulent dans un contexte marqué par la crise économique et ses effets sociaux. L’apathie et le manque d’intérêt pour la campagne sont visibles et, comme c’est toujours le cas lors des élections européennes, le débat est centré sur des questions qui concernent l’UE ainsi que sur celles de politique “interne”. Elles arrivent dans un moment où le gouvernement de Zapatero est affaibli, par l’impact de la crise et par la sensation de paralysie qu’il transmet face à celle-ci.


Avec les deux grands partis de l’Etat, le PSOE et le PP, et les forces nationalistes catalanes et basques, la principale option électorale à la gauche du PSOE est Izquierda Unida (IU). À cause du grand affaiblissement de la gauche anticapitaliste et des courants les plus combatifs, l’IU s’est maintenue jusqu’à maintenant comme la seule expression électorale dans tout l’Etat espagnol à la gauche du PSOE, avec un pourcentage de voix d’environ 4-5%.


Dans ces élections européennes, dans la Gauche Anticapitaliste, nous avons considéré pour la première fois de notre histoire qu’il fallait présenter une candidature et commencer une longue course de fond afin de cristalliser une alternative anticapitaliste avec une expression politique et électorale. Face au constat de l’inexistence des conditions réelles pour construire un nouveau projet unitaire, fruit de la convergence de plusieurs organisations, nous avons décidé d’impulser notre propre candidature, mais qui reste ouverte à la participation de syndicalistes et d’activistes sociaux indépendants.


Nous considérons la candidature comme un mécanisme pour défendre publiquement l’urgence de construire une alternative anticapitaliste, faire connaître notre projet, rentrer en contact avec des gens et offrir une réponse politique face à la crise, si modeste soit-elle. Nous sommes conscients que le résultat électoral sera très modeste, mais le seul fait d’avoir pu présenter une candidature et dépasser les contraintes légales (15.000 signatures exigées) est déjà un progrès considérable.


Les chemins pour construire une nouvelle alternative en Espagne seront lents et tortueux. Il n’y a pas de voies rapides, ni de raccourcis, ni de modèles à suivre. Nous espérons que notre initiative pour les élections européennes contribuera à faire avancer dans la bonne direction.

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 08:15

Interview de Joe Higgins


Joe Higgins vient d’être élu député européen du Socialist Party (Parti socialiste, section irlandaise du Comité pour une Internationale ouvrière — CIO ou CWI, une organisation trotskiste internationale dont la section la plus connue est le SP de Grande-Bretagne, issu du courant Militant dans le Parti travailliste britannique. Ses membres français de l'ex-"Gauche révolutionnaire" sont au NPA ). Au cours des années 1980, il avait été à la direction du Parti travailliste irlandais au nom de la Tendance Militant, puis en a été exclu en 1989. En 1997 et de nouveau en 2002 il a été élu au Parlement de la République d’Irlande (Dáil), siège que le SP a perdu aux législatives de mai 2007.

Joe Higgins victorieux (DR)

Joe Higgins victorieux (DR)

L’élection au Parlement européen du dirigeant du Parti socialiste d’Irlande, Joe Higgins, témoigne de l’importance du « non de gauche » lors du référendum qui a rejeté le Traité de Lisbonne le 12 juin 2008. Avec 50 510 suffrages de première préférence (12,4 % des suffrages exprimés) dans la circonscription de Dublin, il s’agit d’une percée électorale significative, rendue possible aussi du fait que l’autre regroupement important de la gauche anticapitaliste irlandaise, People before profit alliance (PBPA, Alliance « Peuple avant le profit »), n’a pas présenté de candidature concurrentielle aux élections européennes.


Lors des élections locales qui ont eu lieu en même temps, le Parti socialiste d’Irlande a également réussi à faire élire six conseillers, obtenant en moyenne dans les circonscriptions où il se présentait plus de 13 % des suffrages préférentiels en moyenne (dont plus de 22 % à Swords, 18 % à Mulhuddart, 28 % à Castleknock et 26,5 % à Cork North Central).


D’autres organisations anticapitalistes qui avaient mené la campagne contre le Traité de Lisbonne ont également obtenu des résultats significatifs. Le PBPA a ainsi réussi à faire élire cinq conseillers municipaux à Dún Laoghaire/Rathdown, Dublin-Sud et Dublin-ville (obtenant 22,8 % à Dún Laoghaire).


Deux conseillers de comtés ont été élus pour le Groupe d’action des chômeurs et précaires (Tipperary Workers and Unemployed Action Group) qui a également gagné un siège au conseil municipal de Carrick-on-Suir et cinq sièges à Clonmel borough. Des conseillers de l’Independent left (Gauche indépendante) et du Workers Party (Parti ouvrier) ont été également élus à Dublin, à Waterford et à Cork (1).


Il s’agit d’une importante poussée de la gauche radicale en Irlande, qui pourra peser lors du prochain référendum sur le Traité de Lisbonne annoncé par le gouvernement pour début octobre 2009.

A l’issue de l’annonce de son élection, Joe Higgins a répondu aux questions des journalistes. Nous reproduisons ci-dessous l’enregistrement de cette conférence de presse improvisée. (JM)


Joe Higgins : C’est un coup important porté par les gens ordinaires de Dublin aux politiques sauvages du gouvernement de Fianna Fàil (2) et des Verts, qui fait payer la crise aux travailleurs et aux chômeurs. Une crise causée par les banquiers, les promoteurs et les spéculateurs et facilitée par Fianna Fàil. Les travailleurs n’ont pas créé cette crise et ils ne doivent pas en payer le prix.


Allez vous apprécier ce nouvel emploi ?

Joe Higgins : Nous sommes toujours honorés de représenter les gens ordinaires, les chômeurs, les retraités de Dublin et de ce pays, quel que soit le cadre dans lequel on nous met. Je ferai au parlement européen ce que j’ai déjà fait au Dáil : être la voix des gens ordinaires en opposition aux politiques néolibérales du grand capital — en particulier en opposition aux privatisations qui ouvrent la voie aux spéculateurs et dont le coût est très élevé pour les jeunes de ce pays — et mener campagne pour une alternative, politique et économique, en faveur des gens ordinaires. Et non pas une politique pour les profits d’une petite élite financière, qui joue à la Bourse.


Le message qui vient de cette élection, le message envoyé par les gens de ce pays, c’est qu’ils sont non seulement opposés à ce que fait le gouvernement du Fianna Fàil et des Verts, c’est qu’ils cherchent une alternative. Il y a là une douche froide pour les politiciens irlandais : une alternative plus radicale à l’ordre du jour. Nous devons remplir le vide politique à gauche, car il faut une véritable opposition.


Le Fine Gael (2) ferait la même politique de casse du niveau de vie que Fianna Fàil. D’ailleurs la même question se pose pour le Parti travailliste (Labour Party) : que ferait-il s’il devait gouverner avec le Fine Gael ? Ferait-il comme dans les années 1990, avec la coalition Gareth/Fitzgerald, ou bien comme Tony Blair et Gordon Brown, c’est-à-dire garantirait-il encore la politique du marché et du capital. On a donc besoin d’un nouveau parti de gauche pour une vraie représentation des gens ordinaires et des travailleurs.


Êtes vous prêts à secouer le parlement européen comme vous l’avez fait au parlement irlandais ?

Joe Higgins : On y va avec une alternative claire qui est réellement nécessaire en Europe. Une alternative parce que l’Union européenne dominée par droite veut faire payer la crise du système par les travailleurs. Nous nous efforcerons donc de développer le maximum de liens avec les travailleurs irlandais et européens ainsi qu’avec leurs organisations.


Nous allons en finir avec les non-sens anti-européens : nous sommes du côté des travailleurs d’Europe, nous sommes pour établir le maximum de liens de solidarité entre eux; c’est notre alternative à une Europe dominée par les capitalistes, les marchands d’armes, les instituions financières et les businessmen.

Je pense que ce message sera bien accueilli surtout par tous ceux qui sont actifs dans le mouvement ouvrier.


Après avoir perdu votre siège au parlement comment l’avez vous ressenti personnellement ?

Joe Higgins : Je ne prends jamais ces choses personnellement. Nous remercions tous ceux qui nous ont honoré par leur soutien sans faille. Ma responsabilité est d’être une voix pour les travailleurs et les chômeurs et de mettre en avant une alternative démocratique et socialiste à la politique désastreuse de ce gouvernement. Il faut le dire : cette politique va échouer. Celle qui consiste à attaquer le niveau de vie des travailleurs, qui tout simplement les empêche d’acheter ce dont ils ont besoin, conduira à un désastre, elle va en mettre des milliers au chômage.


Considérez vous que le vote pour votre candidature est un vote protestataire ?

A cause de la clarté de l’alternative que nous représentons, ce vote est extrêmement significatif, car les gens qui ont voté pour nous connaissaient ce que j’avais fait comme député du Socialist Party au Parlement. Nous n’avions donné aucun soutien aux politiques qui n’étaient que dans le seul intérêt des spéculateurs et autres promoteurs immobiliers… Combien de fois ai-je dit à Bertie Ahern que cette politique est catastrophique. Beaucoup de gens nous ont dit cela pendant la campagne et, quand il y a eu le krach boursier, tout cela a résonné dans les têtes de milliers de travailleurs et c’est pourquoi ils nous ont apporté leur soutien.


Cela va être un grand changement de style de vie ?

Pas vraiment, en fait c’est la continuité de ce que je fais depuis des décennies.


Allez-vous garder la totalité de votre salaire de parlementaire européen ?

Notre politique sera la même que celle que nous avons menée au Parlement irlandais. Je vivrai avec l’équivalent du salaire moyen d’un ouvrier qualifié, plus les dépenses légitimes de transport. Et nous rendrons publics nos dépenses et revenus comme il se doit.


Beaucoup de personnes ont dit des choses très négatives sur votre élection. En particulier au sein du Fianna Fàil ils ont insisté sur le fait qu’il y avait besoin de candidats pro-UE pour former un front positif. Qu’ont-ils à craindre ?

En effet, ils ont beaucoup à craindre ! Ce qu’ils veulent dire c’est que mon élection est une mauvaise nouvelle pour l’establishment, pour l’Europe des patrons, celle dominée par l’industrie de l’armement.


C’est mauvais pour eux car je suis une voix d’opposition à tout cela. Mais c’est une bonne nouvelle pour les travailleurs d’Europe, qui vont enfin avoir un représentant qui mène campagne pour défendre leurs intérêts en tant que réels créateurs des richesses. Et c’est aussi un pas en avant pour la gauche. Il y a déjà deux élus de Dublin au Parlement européen et ils n’ont rien fait pour les travailleurs. ■

Traduit par Virginie Prégny.

Notes

1. Cf. Kevin McLoughlin, Socialist success in euro election : http://socialistworld.net/eng/2009/06/2601.html

2. Fianna Fàil (Parti républicain) est un parti nationaliste de centre-droit, issu d’une scission du Sinn Féin en 1926. Son leader, Bertie Ahern, est actuellement le premier ministre d’un gouvernement de coalition avec les Verts.

3. Fine Gael (littéralement le Clan celte) est un parti de centre-droit, affilié au Parti populaire européen. Il a été fondé en 1933 par la fusion de petits partis de droite hostiles à la politique anti-britannique menée alors par Fianna Fàil. Vainqueur des élections en 1948, le Fine Gael a alors constitué un gouvernement avec les travaillistes, qui a proclamé la République d’Irlande (1949) en quittant le Commonwealth.

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 09:41
INP 551-552 p1.jpg


Inprecor est le mensuel de la IVe Internationale.


François Sabado y analyse la situation en Europe après les élections, vous y trouverez aussi une interview de Joe Higgins, élu député européen anticapitaliste en Irlande, ainsi que le point fait par Laurent Carasso sur la riposte sociale maintenue en suspens en France.


Et vous lirez l'appel du GRS pour construire un instrument politique des travailleuses et des travailleurs aux Antilles.


Plusieurs articles sont consacrés aux mobilisations populaires et à la répression en Iran (par Babak Kia), au Pérou (par Hugo Blanco) et au Honduras (Par Jan Malewski et Guillermo Almeyra).


Pierre Rousset revient sur les raisons du déclin des Partis communistes traditionnels en Inde.


La crise du capitalisme est analysée sous l'angle de l'effondrement du secteur automobile aux États-Unis (Jean-Claude Vessillier) et sous celui de l'emploi jetable en Chine (Au Loong-you).


En vue de la préparation des discussions du XVIe Congrès mondial de la IVe Internationale, Inprecor publie le très complet rapport de Daniel Tanuro sur le changement climatique et les tâches des anticapitalistes — une introduction indispensable à un sujet nouveau pour la critique marxiste.

Un dossier de Au Loong-yu dissèque les débats qui traversent la dissidence chinoise, ballotée entre le nationalisme et le libéralisme.


Enfin Jean-Michel Krivine présente un épisode historique longtemps voilé, les 23 mois de collaboration entre l'Allemagne nazie et l'URSS stalinienne après la signature du pacte Ribbentrop-Molotov en août 1939.


Et, bien sur, les notes de lectures de Didier Epsztajn vous aideront à choisir d'autres lectures. Un numéro particulièrement riche de cette revue d'analyses internationales de la IVe Internationale, qui occupera vos longues soirées de l'été !


* Inprecor n°  551/5526(68 pages), 9,00 euros, en vente à la


Librairie La Brèche, 27 rue Taine, 75012 Paris (métro Daumesnil, ouverte le lundi de 14h à 20h et du mardi au samedi de 12h à 20h).

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 17:37



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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 17:27

Rencontres unitaires : Bilan d’étape

revegénérale.jpg

Premier tour d’horizon


C’est la crise économique, les licenciements massifs, un taux de chômage sans précédent et qui va s'aggraver, la politique brutale de la droite néfaste à l'ensemble du monde du travail, pour sauvegarder les profits et les privilèges d'une minorité dans un système capitaliste en crise, qui conduisent notre politique unitaire.


Elle vise à l’unité la plus large et sans exclusive dans les mobilisations; elle veut regrouper sur le plan politique les forces anticapitalistes, les forces combatives, qui seront déterminantes pour les luttes. Dans cette perspective de mouvement d’ensemble, il s’agit de construire les leviers unitaires de mobilisation qui ont tant manqué, le semestre passé, face aux directions confédérales.


Le rôle du NPA est d’impulser, d’aider à forger ces cadres unitaires. A nous seuls, nous ne pouvons construire l’opposition sociale et politique dont la carence est l'une des clés de la situation actuelle.

Nous avons donc proposé aux forces politiques que nous avons vues de prendre ensemble nos responsabilités. Les Alternatifs, le Parti de gauche, la Fédération et, en partie, le PCF ont répondu positivement.


A nous tous de mettre en œuvre les outils de la riposte sociale. En ce qui concerne les régionales, nous avons proposé, comme lors des européennes, un accord durable sur un programme écologiste, anticapitaliste, social et démocratique de rupture. Ce qui implique un rassemblement indépendant politiquement du PS et la volonté de battre la droite au pouvoir sans passer des accords de gestion avec des formations dont nous ne partageons pas le programme.


Ces rencontres diverses et les déclarations communes qui émanent permettent d’acter les points de convergences et les désaccords avec les forces politiques concernées. On voit bien que c’est la relation au PS qui pose problème.


C’est particulièrement clair avec le PCF, qui n’a pas renoncé à des majorités de gestion avec les socialistes. Cela le conduit à accepter, dans les conseils régionaux, des politiques contraires à ce que défendent ses militants, comme subventionner des entreprises privées…qui licencient !


Contrairement à ce que racontent certains médias décidément « bien intentionnés » à notre égard, rien n’est fait. Rien n’est acté, avec personne. Les différentes déclarations qui font le point sur ces réunions sont accessibles sur notre site Internet.


A notre université d’été, aura lieu un débat sur la question: toutes ces forces politiques sont invitées. Les militantes et les militants, nos lecteurs et nos sympathisants, ont toutes les cartes en main pour débattre.


Après d'indispensables discussions sur l’ensemble des problèmes posés, nous trancherons. Il n’y a aucune urgence. Le conseil politique national du NPA fera le point en septembre et nous rendrons compte, dans les colonnes de Tout est à nous!, de l’état d’avancement des discussions.

Pierre-François Grond

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 11:10

Déclaration commune NPA - Fédération pour une alternative sociale et écologique

Le NPA et la Fédération pour une alternative sociale et écologique constatent que la situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour.


L’ensemble du monde du travail est touché par la crise du capitalisme. Les jeunes, les femmes, les retraités, les précaires et les chômeurs en sont plus particulièrement les victimes. La logique de la rentabilité financière et productiviste met en péril la planète et l’avenir. Le NPA et la Fédération condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd’hui et la politique de Sarkozy et de son gouvernement néolibéral et autoritaire. Ils dénoncent l’offensive antisociale qui se poursuit : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, diminution du droit d’accès aux soins, recul des droits des précaires et chômeurs, suppressions massives d’emplois dans la fonction publique… L’ensemble de la politique répressive accroît l’insécurité et fait reculer les libertés. Pourtant, de nombreuses luttes se font jour, en particulier dans les entreprises - Continental, Caterpillar, Goodyear, etc. - ainsi que beaucoup d’autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, des mobilisations fortes ont eu lieu tandis que le secteur de l’énergie a connu la plus longue grève de son histoire.


Le NPA et la Fédération pensent qu’il est urgent d’agir de façon unitaire pour préparer une contre-offensive, pour revendiquer le droit à un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l’augmentation des salaires et de tous les bas revenus, mais aussi le refus catégorique du recul de l’âge de la retraite. Les deux organisations estiment que la construction d’une perspective politique ouverte par une gauche des ruptures est absolument nécessaire et contribuerait aux victoires du mouvement social.


Les deux délégations ont la même préoccupation de donner une expression politique à la colère sociale, aux mobilisations afin d’inverser les rapports de force entre le gouvernement, le patronat et les classes populaires. C’est dans cet esprit que, lors de cette rencontre, le NPA et la Fédération pour une alternative sociale et écologique ont également discuté des élections régionales de mars 2010. Pour les deux organisations, il est indispensable que la gauche radicale, anticapitaliste, de transformation sociale et écologique s’unisse lors de ces prochaines échéances électorales afin de défendre une véritable alternative.


Pour regrouper toutes les sensibilités anticapitalistes, le NPA et la Fédération interpelleront les forces écologistes. Ils pensent qu’ils peuvent avancer dans cette voie en constituant des listes unitaires indépendantes composées du PCF, du NPA, des forces écologistes antilibérales, du PG, de LO, de la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers.


Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, le NPA et la Fédération proposent que ces listes avancent un plan d’urgence social et écologique régional (refus de dilapider des fonds publics pour des « aides » sans contrôle social, développement des services publics, refonte des territoires en vue de mutualiser les richesses et les savoirs pour rompre avec logique de la concurrence et des normes de marché, réduction de l'empreinte écologique, développement de la démocratie, …).


Elles agiront pour porter en positif des exigences fortes pour des transformations profondes. Ces listes seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes centristes (écologiste ou pas).

Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions démocratiques » des listes de gauche, sauf en cas de présence du Modem.


Pour le NPA et la Fédération, l’indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumée jusqu’au bout, et donc l’ensemble des élu-e-s issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords qui cautionneraient une politique sociale-libérale de gestion avec les dirigeants du PS ou de toute formation centriste (écologiste ou pas).


La réunion commune entre le NPA et le Parti de Gauche a proposé un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d’un rassemblement pour les régionales. La Fédération pour une alternative sociale et écologique prend aussi en compte la volonté, affirmée par les composantes du Front de gauche, de l’élargir et de l’ancrer, pour les luttes comme pour les élections, autour d’exigences sociales et écologiques élaborées et défendues en commun. Selon elle, il s’agit de créer les conditions, durablement, de l’unité de toutes les forces militantes, des organisations, courants, partis politiques rassemblées pour la transformation sociale et écologique.


Elle se tient prête à participer à des groupes de travail avec le NPA et le PG comme avec toutes les forces qui voudront s’y joindre. Cela doit permettre de dépasser les frontières trop habituelles des forces politiques. Le NPA et la Fédération soutiennent la création de collectifs unitaires localement afin de favoriser l’élaboration et l’action commune des forces militantes, citoyennes, associatives, syndicales et politiques.


A cette étape, des questions restent à régler mais elles n’empêchent pas la poursuite de la discussion. Pour le NPA et la Fédération, la rencontre d’aujourd’hui, apparaissant positive, n’est qu’une première étape. Des invitations réciproques à leurs universités d’été en seront une autre.

Paris, le 6 juillet 2009.

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 08:52

Régionales: les négociations se corsent

à la gauche du PS (Libération du 7 juillet)

Après la déclaration commune PG-NPA en faveur de listes communes au premier tour, le parti de Besancenot et les communistes se sont opposés sur la question de l'indépendance à l'égard des socialistes.

Après la soudaine éclaircie NPA-Parti de gauche, la semaine dernière, le ciel de la gauche radicale s'est assombri ce lundi. Alors que Jean-Luc Mélenchon, fondateur du PG, et Olivier Besancenot s’étaient accordés sur le principe de listes communes et indépendantes du PS au premier tour des régionales, les discussions se corsent avec l’entrée en jeu du PCF, second pilier du Front de gauche.

Le Nouveau parti anticapitaliste et les communistes n’ont pas réussi à s’entendre sur cette idée d’alliance électorale en vue de mars 2010. Sans surprise, les négociations ont achoppé sur l’attitude à adopter vis-à-vis du parti socialiste: le PCF défend des accords de gestion avec le PS, ce à quoi le NPA est, à l’évidence, allergique.

A l’issue d’une rencontre entre leurs deux délégations, Pierre Laurent, numéro deux communiste, a résumé le dénominateur commun: «Nous avons le souci les uns et les autres de battre la droite au second tour» des régionales.

«Mais nous, nous pensons que nous devons porter l’ambition d’aller à des majorités de gauche dans les régions. Et les conditions de ces majorités font débat entre nous», a ajouté Pierre Laurent, dont le parti aavait souhaité «élargir le Front de gauche» mis sur pied avec le PG aux européennes.

«Majorité bidouillée avec le PS»

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA arrivé derrière le Front de gauche, le 7 juin dernier, a, lui, fait de l’indépendance vis-à-vis du PS une «question-clef»: «C’est évident que si on fait une liste anticapitaliste unitaire, elle assumera son indépendance jusqu’au bout.»

Celui-ci s’était prononcé pour des «fusions techniques» avec le PS au second tour des régionales, ce qui permettrait à des élus d’extrême gauche de «garder [leur] liberté de parole, de propositions» et, le cas échéant, de ne pas voter le budget d’une majorité socialiste.

«On ne se voit pas, nous, au nom d’une majorité bidouillée avec le PS, voter des subventions publiques à des groupes qui licencient actuellement», a-t-il invoqué, assurant néanmoins «tout faire pour le rassemblement unitaire».

Un groupe de travail doit être constitué pour poursuivre les discussions sur une éventuelle alliance, qui ne sera pas tranchée avant octobre.

(Source AFP)

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 09:05




Le PCF et le NPA constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale, écologique et démocratique, dans laquelle les politiques libérales ont plongées la France, l'Europe et le Monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et constatent la nouvelle offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés, annoncée lors du Congrès de Versailles.
La situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour. L'ensemble du monde du travail, les jeunes, les retraités, les chômeurs paient chaque jour les frais de cette crise du système capitaliste. Le NPA et le PCF condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd'hui et la volonté de Sarkozy et de son nouveau gouvernement de continuer son offensive antisociale : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, suppressions massives d'emplois dans la fonction publique, réduction massive de l'intervention publique au travers de la loi RGPP… Dans le même temps, de nombreuses luttes se poursuivent, en particulier dans les entreprises, que l'on pense aux Continental, Caterpillar, Goodyear, ainsi que beaucoup d'autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, autour de la poste, des mobilisations fortes ont lieues tandis que le secteur de l'énergie a connu la plus longue grève de son histoire.

Face à cette offensive, le PCF et le NPA pensent qu'il est urgent de contribuer aux luttes et à l'union la plus large autour des salariés pour revendiquer le droit à un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l'augmentation des salaires et de tous les revenus, la défense et le développement de tous les services publics, mais aussi et d'abord le refus catégorique du recul de l'âge de la retraite .

Fort de ces convergences sur l'analyse de la crise du capitalisme et sur la nécessité de s'y opposer, le NPA et le PCF veulent travailler à la constitution de fronts unitaires contre la politique de Sarkozy et de son gouvernement. Dans le même temps, ils proposent d'oeuvrer au rassemblement le plus large autour d'un projet en rupture avec le capitalisme, alternatif aux orientations du pouvoir actuel.

Concernant les élections régionales:
Le NPA propose au PCF de constituer des listes unitaires indépendantes composée du PCF, du NPA, du PG, de LO, des courants composants la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers. Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, il propose que ces listes avancent un plan d'urgence social et démocratique régional (refus des subventions aux entreprises, développement des services publics…). Elles seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie. Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions techniques » des listes de gauches sauf en cas de présence du Modem. Pour le NPA, l'indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumé jusqu'au bout, et donc l'ensemble des élus issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie.
Le PCF, dans la poursuite et l'élargissement de la démarche du Front de Gauche, entend construire à partir d'une réflexion sur les contenus d'une politique alternative, un rassemblement majoritaire permettant de mettre en œuvre de véritables politiques de gauche. Pour les élections régionales, dans cet esprit, il appelle à tout faire pour empêcher la droite de reconquérir des régions, a créer les conditions de majorités politiques clairement ancrées à gauche sur des projets nettement plus combatifs que ceux mis en œuvre depuis six ans et à renforcer dans ces assemblées l'influence et l'autorité d'élues et d'élus au service de tels projets. Il insiste sur la nécessité de ne poser aucun préalable à la recherche de l'unité de celles et ceux qui dans leur grande diversité à gauche souhaitent un changement de politique et des pratiques qui mettent l'intérêt général au dessus des intérêts partisans.

Le PCF et le NPA décident de poursuivre leurs contacts avec la volonté d'aboutir aux accords les plus utiles à leurs concitoyens et aux changements politiques dans notre pays. La discussion se poursuivra notamment dans un groupe de travail sur les contenus dont le cadre sera définit ultérieurement.
Paris le 6 juillet 2009.
• La délégation du PCF était conduite par Pierre Laurent accompagné de Patrice Bessac, Jacques Chabalier et Francis Parny
• La délégation du NPA était composée d'Olivier Besancenot, Yann Cochin, Sandra Demarcq, Pierre-François Grond, Yvan Lemaitre ; Myriam Martin et Gérard Nicol.
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