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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 08:57


Lundi 6 juillet, les délégations du PCF et du NPA se sont rencontrées, premier contact depuis les élections européennes. Un large accord s'est exprimé sur l'analyse de la crise et ses conséquences pour les salariés et les classes populaires, dont nous ne connaissons que les premiers méfaits.


Accord aussi sur la situation politique,  essentiellement sur l'appréciation de l'abstention, qui relativise le succès de la droite, la signification des listes Europe Ecologie, au centre, et sur la crise du PS, même si chacun n'en tire pas nécessairement les mêmes conclusions. Une divergence est apparue sur l'appréciation de la politique des directions des confédérations syndicales qui, à nos yeux, n'ont offert aucune perspective à la vague de mobilisation des six premiers mois de l'année. Cette divergence se retrouve dans la façon dont nous abordons la question des leviers unitaires de mobilisation à construire pour préparer la riposte du monde du travail. Ce qui fait que, même si la délégation du PCF a accueilli favorablement nos propositions sur ce terrain, elle n'y accorde pas la même importance que nous.


Cette divergence s'est retrouvée dans la façon dont nous pouvons prolonger l'unité sur le terrain des élections régionales. Le PCF entend avoir la même politique partout, et il privilégie le cadre du Front de gauche, sans être opposé à un autre type de rassemblement, ce qui va dans le sens d'un accord possible. Mais d'importantes divergences se formulent à ce moment de la discussion: une insistance sur la nécessité de rassembler toute la gauche sans « aucun préalable » (donc possibilité d'accord avec le PS dès le premier tour) et, même si il y a en partie convergence sur la critique de la politique menée dans les conseils régionaux par la gauche, le PCF demeure dans une perspective de gestion avec le PS.


Bien sûr, ce ne sont là que les premiers constats qu'a enregistrés notre déclaration commune et que nous avons portés à la connaissance de la presse, séparément, la délégation du PCF ayant refusé un point presse commun. La discussion commence. Les prochains rendez-vous sont ceux de nos universités d'été respectives, de la fête de l'Humanité et… dans les entreprises et les quartiers, au cœur des luttes. 

Yvan Lemaitre

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 07:35


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Le conseil national du PCF, réuni les 19 et 20 juin, a tiré un bilan positif des résultats du Front de gauche aux élections européennes, mais sans triomphalisme.


Une étude de l’Ifop révèle que le Front de gauche (FG) ne devance le NPA, aux élections européennes, que chez les plus de 50 ans. Elle montre également que le NPA est en tête chez les ouvriers et les employés. Les scores du FG oscille entre 17% et 43% dans les municipalités PCF, mais ils s’effondrent ailleurs. C'est donc à partir du constat que le recul a été stoppé que le débat a eu lieu, au conseil national du PCF, les 19 et 20 juin, opposant la majorité à ceux qui estimaient que le parti s’était dilué dans un Front sans partenaires crédibles. Nombreux sont les militants qui se sentent plus proches du NPA que du Parti de gauche, même si, pendant la campagne électorale, on a pu voir, ça et là, ressortir à notre égard les vieux réflexes sectaires (affiches recouvertes, bulletins absents de certains bureaux de vote, etc.).


Dans son rapport, Pierre Laurent se félicite de la remontée du parti face au sectarisme du NPA : « Les discours de donneurs de leçons à l’égard du mouvement syndical ont eux aussi été sévèrement jugés.» Mais c’est sur les perspectives du FG, notamment les régionales, que le débat a tourné. Pour le rapporteur, les objectifs sont clairs: « Lancer la bataille des régionales avec l’ambition de construire des majorités régionales de gauche sur des projets ambitieux de lutte contre la crise. Poursuivre et élargir la démarche engagée avec le Front de gauche. »

Concrètement cela laisse entendre un accord avec le PS dans certaines régions (pas forcément dans toutes) afin de dépasser les 5% et de sauver les 185 conseillers régionaux sortants. D’où la critique à peine voilée des dirigeants du Parti de gauche, «qui viennent de déclarer qu’à leurs yeux, ni le PS ni les Verts ne pourraient rejoindre un tel rassemblement, appelant d’ores et déjà à des listes autonomes du Front de gauche ouvertes à ce qu’ils appellent l’autre gauche (NPA, Alternatifs, MRC).


La démarche que je vous propose ne peut-elle pas bousculer davantage le paysage ? […] A gauche, ça n’est pas à nous de fixer les frontières ». Et, pour être encore plus clair, Marie-George Buffet précise: « Nous n’avons pas décider d’en rester au “Grand Soir”, mais de dépasser le capitalisme par un combat mêlant l’action quotidienne dans les luttes, le rassemblement et la gestion à tous les niveaux issus du suffrage universel. »


La décision finale sera prise fin octobre. Le temps de tester tous les partenaires potentiels et de convaincre les militants. En tout cas, les termes du débat sont posés, et forcément plus clairement que lors des européennes, où aucun accord avec le PS n’était possible. L’aspiration à l’unité est légitimement forte parmi tous les anticapitalistes mais elle doit se faire sur des bases claires et il n’est pas possible d’adapter le contenu politique d’une orientation en fonction des élections et des partenaires.

Construire une unité durable, dans les luttes comme dans les élections, est aujourd’hui une nécessité. Le NPA ne ménagera aucun effort dans cette direction. 

Olivia Hespin

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 12:28

 



(Libération du 1er juillet)

Ils s’étaient quittés plutôt froidement, quelques mois avant les européennes, sur le refus du NPA d’intégrer le Front de gauche. Alors que le vent a tourné en faveur de cette alliance Parti de gauche-PCF, le 7 juin dernier, entre eux, le climat s’est réchauffé.

A l’issue d’une rencontre, mardi, entre des délégations PG et NPA, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot se sont dits prêts à «travailler à la perspective d’un rassemblement politique» en vue des régionales. Alors que les discussions précédant les européennes avaient achoppé sur l’attitude de l’«autre gauche» vis-à-vis du PS, Jean-Luc Mélenchon promet: «Il va y avoir de l’ambiance...»


Qui concernerait le rassemblement ?


Boostés par leur score aux européennes, PCF et PG, qui ont élu 4 députés à Strasbourg, «restent fidèles et attachés au Front de gauche», souligne Mélenchon: «Nous avions dit qu’il fallait élargir et le NPA veut rassembler.» Besancenot n’envisage pas non plus «un tête-à-tête PG-NPA».

L’offre pour des listes communes en mars 2010 est donc notamment lancée aux forces composant le Front de gauche, à Lutte ouvrière, aux Alternatifs, à la Fédération (courants et personnalités du «non» de gauche au TCE de 2005) ainsi qu’aux «acteurs du mouvement social et des quartiers». A condition, insiste le porte-parole du NPA, d’accorder leurs violons sur «des bases clairement indépendantes du PS» et de «conclure un accord national, pas à géométrie variable». Et, enfin, de mutualiser ses forces, pas de les fusionner. «Personne n’absorbera personne», s'efforce de rassurer Mélenchon.


Quelle attitude à l’égard du PS ?


C’est la question épineuse que devront régler les éventuels partenaires. La stratégie du premier tour semble réglée pour PG et NPA, qui prônent des «listes autonomes» - le NPA préférant le terme «indépendantes», comme pour s’assurer de l’étanchéité des frontières avec le PS -.

Mais quid du second tour? Pas question, prévient Mélenchon de se maintenir à tout prix au risque de faire le jeu de l’UMP: «la droite est notre seul adversaire, nous ferons tout pour la battre.» Et de tenter d’expédier ce cas de figure en visant la pole position à gauche: «Pour régler la question, j’ai une manière simple, passer en tête de la gauche, ce n’est qu’à moitié une plaisanterie.»

Besancenot, qui écarte, bien sûr, toute possibilite de «fusion politique» avec les socialistes, pencherait pour des «accords techniques». Option qui éviterait une déperdition des voix de gauche et permettrait aux élus du NPA de garder toute latitude, en refusant par exemple de voter un budget. Aux municipales de 2008, le NPA aurait déjà proposé ce type d’accord au PS qui l’aurait refusé, à une exception près.

Dernière incertitude: le PCF, présent dans les exécutifs régionaux avec le PS - qui dirige 20 régions sur 22 - entend-il couper les ponts avec les socialistes? Début 2009, le NPA avait préféré faire bande à part, justement persuadé que les communistes, soucieux de «sauver leurs élus», retourneraient dans le giron socialiste aux régionales.


Quel est le calendrier ?


Pour faire le point, le parti d’extrême gauche et le PCF ont prévu de se rencontrer lundi. Devraient suivre une série de consultations entre les éventuelles composantes partantes pour ces «listes indépendantes». Les discussions vont aussi se prolonger lors des universités d’été des diverses formations et à la Fête de l’Humanité. Le PCF, lui, ne devrait pas trancher la question de sa stratégie avant octobre. Et un groupe de travail chargé de «la réflexion programmatique»«C’est un processus qui commence. On ne peut pas dire qu’on est sûrs d’aboutir.» doit être mis sur pied.


Mélenchon - qui doit entrer au Parlement européen le 14 juillet -, prudent:

Laure Equy

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 09:18


                 

                                      


La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :

Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l'offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l'âge du départ à la retraite est un élément phare.

Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l'urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent œuvrer à la préparation d'une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d'un emploi, l'augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l'âge de la retraite.

Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l'UMP. Il s'agit en réalité moins d'une victoire de la droite que de l'incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d'accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C'est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L'abstention massive des classes populaires et des jeunes - phénomène le plus important de ces élections - illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes au rejet de l'actuelle construction libérale et anti démocratique de l'Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l'offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s'aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s'inquiéter de la progression de l'extrême droite. Elle prouve qu'elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.

Les deux partis soulignent également l'ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C'est décisif ! Mais ses porte-paroles en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.

Ils s'accordent pour favoriser l'unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l'EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d'initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements.

Les deux formations estiment aussi indispensable d'unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.

Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d'avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales. En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes autonomes indépendantes associant les forces qui composent aujourd'hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social. Le NPA les nomme « forces anticapitalistes », et le PG « l'autre gauche ». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d'un programme d'urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.

Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d'ores et déjà pour des fusions « techniques » ou « démocratiques » des listes de gauche à l'exception de tout accord incluant le Modem.

Pour le NPA, au sein de l'institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d'accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.

Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.

Pour le Parti de Gauche, l'ambition est d'être en situation d'appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d'imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.

Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n'ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.

A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n'empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd'hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd'hui contribue à renforcer une dynamique positive et s'en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s'invitent d'ores et déjà à leurs rendez-vous de l'été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d'un tel rassemblement pour les régionales.

Paris, le 30 juin.

Pour le NPA : Pierre Baton, Olivier Besancenot, Frédéric Borras, Pierre François Grond, Ingrid Hayes, Guillaume Liégard, Danielle Obono

Pour le Parti de Gauche : Jean Luc Mélenchon, Gabriel Amard, Eric Coquerel, François Delapierre, Audrey Galland, Raquel Garrido, Pascale le Neouannic, Corinne Morel Darleux

Par NPA du pays de Morlaix -

Le NPA, structurellement unitaire et anticapitaliste....

2009-03-19 Grève générale 095.jpg

Alors que Sarkozy et son gouvernement annoncent de nouvelles attaques, il est impératif d'amorcer la riposte politique et sociale. 

De grâces en disgrâces courtisanes, le jeu des chaises musicales organisé par Sarkozy II s'est achevé par la constitution d'une équipe de choc, déterminée à faire payer la crise aux travailleurs. Ouvrir la voie au travail du dimanche, « externaliser » la longue maladie vers un régime d'assurances, dégraisser en masse dans la fonction publique, renforcer l'arsenal répressif, les ministres réactionnaires ont de quoi nous préparer un été meurtrier pour les acquis sociaux et les libertés.

Face un telle machine de guerre, la seule réponse possible, c'est la mobilisation générale des salariés et de la population. Grèves, manifestations, marches nationales, pétitions, occupations, protestations de toutes sortes en sont les passages obligés. Aucune force politique ou syndicale ne peut, à elle seule, décréter la généralisation des mobilisations. Il faut une rencontre de tous les partis, syndicats et associations de gauche1, pour examiner la situation et proposer rapidement un plan de mobilisation ne se résumant pas à deux ou trois journées de grève étalées sur huit mois.

L'autre tâche de l'heure, liée à la première, est de faire grandir une opposition radicale à Sarkozy sur le plan directement politique. La crise que traverse la social-démocratie libère de l'espace. Il s'agit de crédibiliser les solutions anticapitalistes et antiproductivistes à une échelle de masse. Nous ne négligeons aucun terrain pour le faire. Nous sommes ouverts à toutes les collaborations unitaires, y compris dans un cadre électoral. Nous proposons au Parti de gauche (PG), aux Alternatifs, à la Fédération, au PCF et à Lutte ouvrière de constituer partout des listes communes au premier tour des régionales de mars 2010.

Ces listes doivent porter les exigences sociales et écologistes face à la crise, ainsi que des mesures anticapitalistes adaptées au rôle des conseils régionaux. Cela suppose un bilan critique des gestions des vingt régions de gauche. Cela suppose aussi, dans le cas où les listes auxquelles nous participons fusionneraient avec celles du PS au second tour, que nos élus et ceux de nos partenaires conservent leur totale liberté de vote dans l'institution. Nous sommes prêts à participer à des coalitions de gauche – donc sans le Modem – au second tour2, pour faire échec à Sarkozy et à ses amis, mais pas à nous renier. Hors de question de se soumettre à une solidarité de gestion qui nous obligerait par exemple à voter des subventions régionales à des entreprises qui licencient.

Diverses déclarations du parti de Jean-Luc Mélenchon vont dans le bon sens. Celles des dirigeants du PCF sont très contradictoires. « La stratégie du Front de gauche qui vient d'être expérimentée devra être élargie […] au NPA et à d'autres […]. Ça suppose que le NPA change sa posture quant à sa prise de responsabilité sur la gestion des régions puisqu'ils ne veulent pas travailler avec le Parti socialiste, ce qui n'est pas notre cas », a, par exemple, déclaré le député communiste Roland Muzeau. Entre la soumission aux politiques libérales mises en œuvre par le PS et la rupture anticapitaliste avec le NPA, le PCF devra pourtant choisir. Pour clarifier, des rencontres rapides, dont nous rendrons compte au fur et à mesure, sont prévues avec l'ensemble des partenaires pressentis. i

Frédéric Borras et Raoul Jennar

Article à paraitre dans "Tout est à nous"du 1er juillet

1. Le NPA a demandé des rencontres bilatérales à tous ces mouvements.

2. La loi électorale permet à deux listes ayant dépassé les 5 % au premier tour de fusionner au second.

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 12:13

Cher-e-s ami-e-s, camarades,


Notre mouvement politique, la LCR, est sortie des braises de mai 68, il y a quarante ans.


Dans moins de deux mois, nous allons la dissoudre. Si nous voulons le faire, ce n’est évidemment par pour prendre nos charentaises. Au contraire : il n’y a pas pas moins de raisons, mais plus de raisons de se révolter aujourd’hui qu’en mai 68.


Si nous avons pris cette décision, c’est parce que nous proposons de fonder avec d’autres un nouveau mouvement politique plus important que la LCR, un mouvement politique mieux implanté, dans toutes les entreprises, tous les établissements scolaires, toutes les villes et tous les villages, dans tous les quartiers populaires. Qu’existe un nouveau parti anticapitaliste, contre les discriminations, écologiste, féministe, pour la transformation révolutionnaire de la société est une nécessité absolue.


Si nous avons pris cette décision, c’est parce que nous pensons qu’aujourd’hui, des millions de salariés, de jeunes, de chômeurs, de précaires, de femmes et d’hommes ont envie qu’une gauche digne de ce nom prenne son essor. Une gauche pour tenir tête à Sarkozy en s’opposant méthodiquement à sa politique. Une gauche pour lancer la contre offensive face à cette minorité privilégiée qui s’en met plein les poches, ne nous laisse que les miettes et cherche à nous faire payer la crise. Une gauche internationaliste, solidaire de tous les peuples qui luttent pour leur libération. Une gauche qui veut préserver la planète des guerres et du réchauffement climatique.


La crise profonde du capitalisme met en lumière l’absurdité, le caractère totalement dépassé, la monstruosité de ce système qui se nourrit de l’exploitation et détruit l’environnement. Elle renforce notre détermination pour y mettre un terme.


Mais nous n’avons que faire d’une gauche de la conjuration des égos, dirigée par des énarques qui n’ont aucune idée concrète de ce qu’est la misère ou la difficulté à joindre les deux bouts. Le spectacle lamentable du congrès de Reims achève de discréditer la direction du PS qui se met à plat ventre devant Sarkozy et les privilégiés.


Nouveaux venus en politique, ou venus de diverses traditions, socialiste, communiste, écologiste, libertaire, révolutionnaire, nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir faire du neuf !


Le nouveau parti anticapitaliste (c’est son nom provisoire) est aujourd’hui un mouvement de plus de 400 comités composé de milliers et de milliers de membres. Il va organiser son congrès de fondation à la fin du mois de janvier.


Nous savons que parmi vous, nombreux sont celles et ceux qui applaudissent ce projet mais confient à d’autres le soin de s’y engager. D’autres hésitent. D’autres encore nous disent attendre que nous ayons fondé le parti pour pouvoir y entrer. Nous vous le disons sans détour : nous avons besoin de vous toutes et de vous tous ! Et sans attendre ! Car pour propulser le NPA, il faut que nous soyons les plus nombreux possible à le fonder.


Rassurez-vous, nous ne voulons pas vampiriser tout votre temps libre, ni siphonner vos maigres revenus. Chacune et chacun trouvera sa place, à son rythme, avec ses moyens et ses envies. Nous avons juste besoin de vous, de votre énergie, de vos (saines) colères, de votre refus de l’intolérable, de votre fraternité. Chiche ?


Bien à vous,


Olivier Besancenot, Alain Krivine, Roseline Vacchetta, porte paroles de la LCR

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 10:27
Mise au point de Raoul Marc Jennar....


Raoul Marc Jennar est un animateur du mouvement altermondialiste. Sa signature figurait au bas de l’appel lancé par le journal Politis, "pour une alternative à gauche" . Dans la lettre ci-dessous, il demande à ce que soit retirée sa signature et s’en explique.



       lire ici     


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