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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 14:07
Front-de-gauche-NPA-16a5e

Interrogé récemment, sur France 2, sur son attitude à l’égard du gouvernement, Jean-Luc Mélenchon répondait : « Opposant, non.

 

Ce que je rejette dans ce mot, ce n’est pas la conflictualité avec les socio-libéraux, je l’assume. Mais le statut d’opposant signifie qu’on a perdu, or nous somme les ayants droit de la victoire. Le chef de l’État a donné rendez-vous dans deux ans. D’ici là, notre devoir est de dire qu’on peut faire autrement. » Se définir comme une opposition à la politique de la gauche libérale signifierait que l’on a perdu.

 

Étrange raisonnement.

 

« Moi, ce que je veux propager, c’est un état d’esprit optimiste, dire qu’on n’est pas condamnés. » Oui, les salariés, la population ne sont pas condamnés à subir... la politique du gouvernement. Oui, nous sommes optimistes, c’est-à-dire confiants dans leur capacité à s’opposer à cette politique... sans attendre deux ans ! Sans respecter cette date, véritable miroir aux alouettes, sauf qu’elle correspond aux élections municipales !

Sans attendre, combattre l’austérité

 
Virer Sarkozy était une étape pour commencer à mettre un coup d’arrêt à la politique d’austérité et l’offensive réactionnaire qui l’accompagne et la justifie. Maintenant, alors que Hollande marche dans les pas de son prédécesseur, il nous faut sans attendre aller de l’avant. Les faux-semblants ne font que semer la confusion dans les esprits. Il est quelque peu hypocrite de dire que la manifestation du 30 est « une manifestation d’opposition aux politiques d’austérité » pour se refuser à la qualifier de manifestation d’opposition au gouvernement !

 

Comme de se contenter de reprocher à Hollande « que d’une manière générale, il a une vision très comptable et fataliste de l’action économique », à propos de l’engagement de ce dernier à inverser la courbe du chômage en un an. « Mais personne n’y croit. Comment pouvez-vous retourner la courbe du chômage en contractant l’activité ? », ajoute Mélenchon pour souligner, la France est « en train d’entrer dans un cercle vicieux ».

 

Et il faudrait attendre deux ans !

 

Et attendre quoi ? Les résultats des élections municipales, le développement de la crise politique que la discussion sur le pacte budgétaire a révélée ? C’est bien là l’objectif du Front de Gauche en espérant que se constituera à l’Assemblée nationale « une majorité alternative » avec les Verts et la gauche du PS. Les résistances et les luttes contre les plans sociaux ne peuvent être conditionnées à on ne sait quelle tactique parlementaire. Les travailleurs n’ont aucune raison d’attendre pour s’opposer à la politique d’Hollande-Ayrault qui se plient aux exigences des banques et des patrons.

L’heure est à la construction d’une opposition de gauche à ce gouvernement.

 

Nous y invitons le Front de Gauche. Il ne peut y avoir d’issue à la crise sans que les travailleurs et la population imposent leur gouvernement qui garantisse un emploi et un revenu, rompent avec les politiques d’austérité, annule la dette, socialise les banques en créant un service public bancaire unique et s’adresse à l’ensemble des peuples pour construire une autre Europe. Une telle politique ne se construira pas dans les calculs parlementaires mais au cœur des mobilisations.


Yvan Lemaitre

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:49
austerite-4b
ou une étape dans la lutte contre l’austérité


Dans Lutte ouvrière du 7 septembre, un article intitulé « Le Front de Gauche et le traité européen : une diversion », critique la politique du Front de Gauche et la manifestation du 30 septembre à laquelle le NPA appelle.

 

« Le Front de Gauche de Mélenchon et le PCF, qui en est la principale force militante, font de la campagne pour un référendum sur le traité budgétaire européen l’axe principal de leur rentrée politique. Ils ont d’ores et déjà programmé une manifestation sur ce sujet pour le 30 septembre. [...]Le traité européen, signé par Sarkozy et Merkel au début de l’année et proposé désormais à la ratification des Parlements des différents pays, contient en effet l’obligation de mener des politiques d’austérité.

 

Mais ce n’est qu’une confirmation, à l’échelle européenne, de ce qui est en route depuis longtemps [...] Cette austérité, cette politique continûment appliquée par tous les gouvernements dans tous les pays, ne dépend pas des papiers que signent ou ne signent pas les politiciens européens... » écrit LO. Cette politique d’austérité tomberait-elle du ciel ? Un mal que l’on ne pourrait combattre ? Peut-être dépend-elle quand même de quelques papiers signés par des politiciens ? De quelques traités ?


«  Rappelons qu’en 2005 le traité constitutionnel européen, réputé "graver l’austérité dans le marbre" fut rejeté par les électeurs en France lors d’un référendum et dans d’autres pays. L’austérité n’en a pas moins continué » poursuit LO. Bien sûr, le Non n’a pas suffit à enrayer la politique des bourgeoisies et de leurs États, il n’empêche que ce fut une victoire qui a compté dans le rapport de forces.

 

Elle n’a pas suffi ? Pas plus que le mouvement des retraites n’a suffi à empêcher quelques politiciens de signer « un papier », une loi instituant la fin de la retraite à 60 ans. Avions-nous pour autant tort de nous battre ? Bien évidemment non. Ceci dit, si « aller demander un hypothétique référendum dont le résultat tout aussi hypothétique serait bien incapable de faire reculer le gouvernement et le patronat » est effectivement une diversion, manifester contre le traité budgétaire, non.

 

« L’urgent est d’agir aujourd’hui pour organiser la riposte ouvrière » nous dit LO, oui, mais cette riposte, c’est une bataille politique face à la politique du gouvernement, une bataille qui implique de ne pas craindre d’être une force d’opposition à ce gouvernement et à sa politique.

 

On ne peut en effet lutter contre « la vague de licenciements dans les grandes entreprises » que si on est prêt à affronter le gouvernement Ayrault qui « laisse les mains entièrement libres au grand patronat et continue d’appliquer la politique d’austérité déjà engagée sous Sarkozy ». Eh oui, la bataille contre les licenciements et l’austérité, le TSCG, est une même bataille qui suppose que les organisations ouvrières soient capables de « se mobiliser face à ce gouvernement dit de gauche, comme auparavant face à un gouvernement de droite », d’agir comme une opposition de gauche à ce gouvernement. Ce que refuse le FdG, et c’est là où nous devons porter la critique.


LO prend argument de la campagne pour le référendum du FdG pour ne pas appeler à la manifestation du 30, alors que l’appel unitaire à cette manifestation n’en dit pas un mot. Vous avez-dit diversion ? En tout cas, une erreur politique.


Yvan Lemaitre

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:14
francois-hollande-813067
29 septembre 2012
  

Ce n’est un secret pour personne, Jean-Luc Mélenchon est passé maître dans le maniement des mots : de la petite phrase assassine dans les médias – on se souvient du fameux « capitaine de pédalo » destiné à François Hollande – aux discours qui marquent les esprits – comme celui de Marseille, le 14 avril, où il affirmait « qu’il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb ».


« Il se prend un peu pour Jaurès, mais c’est pas mal », sourit Marc Blondel. L’ancien secrétaire général de Force ouvrière le connaît bien, lui qui a croisé M. Mélenchon au Parti socialiste et qui entretient des relations avec les lambertistes, dont l’ancien sénateur de l’Essonne est issu.


Car au-delà de l’homme médiatique se cache un personnage difficile à cerner. « Il fonctionne beaucoup tout seul, d’une manière instinctive, et ne se trompe pas beaucoup », juge M. Blondel. « Jean-Luc, ce n’est pas un mec de réseaux : il ne sait pas les entretenir, estime pour sa part le président du groupe écologiste du Sénat, Jean-Vincent Placé. C’est un chef de bande : il définit une ligne, et on y adhère ou pas. » Une critique récurrente qui finit par lasser au Parti de gauche. « Mélenchon a un fonctionnement collectif et pas celui d’un chef de bande », répond Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche (PG).

 

« IMPRÉGNÉS DE SA LOGIQUE »


« Soit on est avec lui, soit contre lui », renchérit pourtant le député socialiste Jérôme Guedj, ancien « très proche » de M. Mélenchon, avec qui ce dernier a rompu tout lien lorsqu’il a quitté le PS en 2008. « Il a un côté ’lamberto’ qui le rend très organisé et un côté philosophe qui fait de lui un intellectuel, ajoute M. Guedj. Et il y a cette part méditerranéenne qui fait qu’il prend les gens par la tête mais aussi par les tripes. »


Aux côtés de l’ancien candidat à la présidentielle gravite une petite équipe très fidèle dont la plupart l’ont suivi après sa sortie du PS. On y trouve son bras droit et ancien directeur de campagne, François Delapierre, son conseiller spécial, Eric Coquerel, ou encore Alexis Corbière, spécialiste du Front national.


Dans leurs bouches, les formules sont les mêmes que celles du député européen, et aucun ne se risquerait à le critiquer, même en « off ». « Ils sont très attentifs à leur propre parole et à ne pas sortir du cadre de la pensée de Mélenchon, estime un ancien proche. Il n’y a personne pour lui dire quand ça ne va pas : ils sont tellement imprégnés de la même logique qu’ils ont plutôt tendance à aggraver les choses. »


« UN CÔTÉ MÉGALO »


Son plus solide atout reste le Parti de gauche, dont il est coprésident, et qui revendique 12 000 adhérents et près de 600 élus. Une formation qui repose encore en bonne partie sur les épaules de M. Mélenchon. « Tout tourne autour de lui, soupire cet ancien proche. Il a un côté mégalo et se voit comme le nouveau Che Guevara. »


« Il est un peu comme Bayrou, il a un ego tellement fort qu’il s’organise autour de lui-même, tacle l’ancienne ministre Verte de l’environnement Dominique Voynet, qui l’avait croisé dans le gouvernement Jospin lorsque M. Mélenchon était à l’enseignement professionnel (2000-2002). Sinon, il faut renvoyer l’ascenseur et ça, c’est plus difficile. » L’idée est donc de renforcer le Parti de gauche pour faire contrepoids au PCF au sein du Front de gauche, né d’une alliance entre les deux partis en 2008. Problème : aucun des « petits partis » du mouvement n’a pour l’instant accepté de venir grossir les rangs de la formation de M. Mélenchon.


La Gauche anticapitaliste, venue il y a quelques mois du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), a ainsi refusé la « fusion rapide » avec le Parti de gauche. « C’est inenvisageable, explique Ingrid Hayes, membre de la direction du mouvement. L’absence actuelle de démocratie interne fait qu’il n’y a pas de pluralisme en son sein. » « Si aucun camarade ne décide de déposer un texte, on ne va pas en déposer un faux pour dire qu’il y a du débat au Parti de gauche », répond Martine Billard, coprésidente du PG.


« RÉPUBLICANISME ÉTRIQUÉ »


Autre reproche adressé au parti : son rapport à la laïcité et à la République. « Une laïcité mal comprise et excluante », selon certains, « un républicanisme étriqué », pour d’autres. La question du foulard en est un bon exemple : la simple vue d’une femme voilée peut faire réagir M. Mélenchon. « Comme c’est non négociable, ça laisse de côté une partie de la gauche radicale », juge une cadre du Front de gauche.


S’il n’est pas un homme de réseaux, M. Mélenchon, qui n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien, apprécie les tête-à-tête. Il se nourrit aussi de SMS que ses proches lui font parvenir « pour avoir une plus grande perception de la réalité », selon M. Coquerel. « Il lui arrive régulièrement de m’appeler pour me demander mon avis, indique René Revol, fondateur du PG avec M. Mélenchon. Comme je suis maire , il veut prendre le pouls de la situation. »


DIFFICILE DE « COPINER »


En dépit de cela, certains des liens qu’il a tissés ne lui seraient pas aujourd’hui d’une grande utilité. Au PS, malgré ses trente années de militantisme, un député affirme qu’il devient aujourd’hui difficile de « copiner avec lui », et regrette « la violence de ses attaques ». Idem dans la franc-maçonnerie. S’il reste très discret sur le sujet, il avait reconnu cet engagement dans Mélenchon le plébéien de Lilian Alemagna et Stéphane Alliès (Robert Laffont, 370 pages, 20,30 euros). « La franc-maçonnerie s’est embourgeoisée, estime M. Blondel, qui l’a croisé il y a quelques mois dans une réunion maçonnique. Jean-Luc n’est pas renié mais ses idées font peur. »


Les auteurs du livre rappelaient tout de même que son appartenance à la franc-maçonnerie avait joué dans le choix de la grande circonscription du Sud-Ouest pour sa candidature aux européennes de 2009. « La région a une forte tradition radicale de gauche et laïque, confirme Marie-Pierre Vieu, membre de l’exécutif du PCF. Sa candidature apparaissait comme une vraie plus-value ici pour faire basculer une partie de l’électorat socialisante. »


SÉDUIRE LES SYNDICALISTES


« Sa force, c’est son score , même s’il a été mal vendu, juge le socialiste Julien Dray, qui avait construit avec lui la Gauche socialiste. C’est ça qui lui donne son autorité. » Cette force, M. Mélenchon cherche à la remettre en mouvement avec la manifestation du dimanche 30 septembre où le Front de gauche fait le pari, aux côtés d’une soixantaine d’organisations, de mettre « plusieurs milliers de personnes » à Paris pour dire non au traité européen.


Le Front de gauche s’enorgueillit de la présence de fédérations syndicales, même sans mot d’ordre national. Pendant la campagne, M. Mélenchon n’a pas ménagé ses efforts pour séduire les syndicalistes. Depuis la rentrée, pas une semaine ne passe sans une visite dans une entreprise en difficulté. Avec une exigence : une loi pour l’amnistie des syndicalistes condamnés sous le mandat de Nicolas Sarkozy et une contre les licenciements boursiers.


Une stratégie qui commence à porter ses fruits. « L’entreprise, ce n’est pas l’élément fort de Jean-Luc, estime une cadre du PCF. Ce n’est pas celui qui connaît, par exemple, le mieux la CGT, mais il est en train de tisser des liens. » Pendant la campagne, il n’était pas rare de voir des militants CGT arborer leur chasuble syndicale aux réunions publiques de M. Mélenchon, et ce dernier a reçu une ovation lors d’un meeting de la centrale en janvier.


« LA RÉVOLUTION, C’EST TOUT DE SUITE »


« Il a un certain succès à la CGT, et en même temps, il y a une réticence, nuance Claude Debons, ancien proche de M. Mélenchon et syndicaliste CGT à la retraite. Les syndicats sont pragmatiques : même si ce gouvernement de gauche est mou, c’est un interlocuteur. Leur logique est de le tirer le plus loin possible sur les questions sociales, pas de le faire chuter. »


C’est donc désormais sur la rue que compte M. Mélenchon pour se faire entendre, non pas comme opposant, jure-t-il, mais en « ayant droit de la victoire » de François Hollande. L’ancien socialiste se pose déjà en recours en cas d’échec de la politique de celui-ci. Une différence d’appréciation avec le PCF, qui estime qu’il faut infléchir la ligne du gouvernement le plus tôt possible. « Si Hollande déçoit profondément, le balancier ne partira pas vers Mélenchon mais vers la droite, voire l’extrême droite », juge M. Debons. « S’il avait dix ans de plus, je me permettrais de lui dire : “comment tu vas faire ?“, souligne Marc Blondel. Là, je ne peux pas car il fait. »


Mais le temps presse. Et M. Mélenchon le sait. « Les amis, j’ai 61 ans et la révolution, c’est tout de suite », glissait-il il y a quelques jours.


Raphaëlle Besse Desmoulières


* LE MONDE | 29.09.2012 à 10h00


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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 14:22
Front-de-gauche-NPA-16a5e.jpg


À l’occasion de la fête de l’Humanité, tout aura été fait pour mettre sous l’éteignoir les contradictions qui traversent le Front de Gauche. Les discours pourtant dissonants de l’ex-candidat à la présidentielle Mélenchon et du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, masquent surtout les difficultés de positionnement politique du Front de Gauche face au pouvoir socialiste. Dans la majorité, en opposition... ou ailleurs ?

D’après les journaux depuis plusieurs jours, Mélenchon n’aurait pas été le bienvenu cette année à la fête de l’Humanité. En cause, la trop grande place occupée médiatiquement par l’ex-candidat et ses déclarations unilatérales, comme celle annonçant sans discussion préalable la marche du 30 septembre, annonce qui a hérissé le poil des dirigeants communistes et d’une partie du mouvement social.


Que l’on se rassure, tout a été fait ce week-end pour afficher l’unité et la parfaite complicité entre Mélenchon et Laurent, incarnant ainsi les deux forces politiques structurant le Front de Gauche.


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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 10:34

austerite-4b

Malgré tous ceux qui rêvent d'enterrer le Parti communiste français, la fête de L'Humanité reste une grande fête populaire, le plus grand rassemblement politique et militant du pays, qui mobilise, bénévolement, des milliers de militants et de sympathisants du PCF.


Au fil des ans, la fête de l'Humanité est aussi devenue le passage obligé pour les ténors du Parti socialiste à la recherche des voix des classes populaires. L'année dernière, Royal, Aubry et Montebourg, candidats à la primaire du PS, s'y étaient bousculés. Cette année, rien de tel. Le PS s'est fait discret et aucun « poids lourd » du gouvernement n'a fait le déplacement. Montebourg, qui avait été chaleureusement accueilli l'année dernière, s'est bien gardé d'y mettre un pied. De peur sans doute qu'on ne lui demande des comptes sur les licenciements et les fermetures d'entreprises qu'il cautionne.


Que le PS au gouvernement n'ait envoyé que trois seconds rôles à la fête de l'Humanité, alors que onze ministres de premier plan s'étaient déplacés à l'université d'été du Medef, est révélateur.

 

Si Hollande doit aussi son élection aux quatre millions d'électeurs du Front de gauche, venus s'ajouter au deuxième tour à ceux du PS, ce n'est pas à eux qu'il se sent lié et ce n'est pas vis-à-vis d'eux qu'il se sent engagé, mais vis-à-vis du patronat.


Mélenchon, qui se pose en « ayant-droit de la victoire », en est d'autant plus ridicule. Le seul « ayant-droit » de la victoire est Hollande et il ne gouvernera pas sous la pression de l'électorat de Mélenchon mais sous les recommandations, voire sous les ordres, du grand patronat et des financiers. Avec l'annonce du plan d'austérité sans précédent de la semaine dernière, le message du gouvernement est clair, mais il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Et la direction du Parti communiste joue au sourd quand elle choisit de faire partie de la majorité présidentielle.


Les dirigeants du PCF « veulent croire » à la réussite de la gauche et ils affirment qu'ils auront une attitude constructive. Si le gouvernement socialiste venait à prendre des mesures un tant soit peu favorables aux travailleurs, rien n'empêcherait de les soutenir. Mais où sont donc ces mesures ?


Il n'y a aucune raison de faire crédit à un gouvernement alors qu'il n'annonce que des sacrifices aux classes populaires ! Ce n'est pas parce que le gouvernement est estampillé « de gauche » qu'il faut se laisser faire sans réagir !


La pire des choses serait que les militants du Parti communiste, en particulier les militants ouvriers, croient et fassent croire autour d'eux que nous avons des alliés au gouvernement. Ce serait une façon de démobiliser, de désarmer les travailleurs, et ce fut le cas sous les gouvernements Mitterrand et Jospin avec des militants qui sont restés l'arme au pied. Les travailleurs doivent savoir qu'il n'y a qu'eux qui peuvent changer le rapport de forces avec le grand patronat, par leur lutte. Au lieu de cela, la direction du PCF continue de les bercer d'illusions.


La direction du PCF a choisi de faire du combat contre le traité budgétaire européen, le combat de la rentrée. Mais si elle a choisi ce terrain, c'est justement parce que c'est celui qui gêne le moins le gouvernement : les premiers visés sont l'Europe et Merkel, et l'attention des travailleurs est ainsi détournée vers un faux combat.


Au lieu de proposer aux travailleurs des objectifs pour défendre leur emploi et leur salaire, la direction du PCF leur demande de se mobiliser pour un référendum... contre ce traité budgétaire européen ! Se battre pour demander un référendum est ridicule ! En 2005, un référendum a eu lieu, le « Non » a gagné, et le pouvoir s'est assis dessus.

Quant au traité, c'est un chiffon de papier car aucun gouvernement n'a attendu ce traité pour imposer l'austérité aux travailleurs et ce n'est pas ce traité qui oblige les patrons à licencier, à bloquer les salaires et à aggraver l'exploitation.

Une mobilisation, même victorieuse, contre ce traité ne ferait pas avancer d'un pouce les revendications vitales du monde du travail.


Alors, les travailleurs ont mieux à faire. Ils doivent se défendre contre les licenciements, en imposant leur interdiction et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Et ils doivent se battre avec leurs propres armes que sont les grèves et les manifestations. C'est de cette lutte que leur vie dépend. Le reste est de la diversion.

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2303&id=1

 

 

Débat avec LO: La manif du 30, une « diversion » ou une étape dans la lutte contre l’austérité ?


Dans Lutte ouvrière du 7 septembre, un article intitulé « Le Front de Gauche et le traité européen : une diversion », critique la politique du Front de Gauche et la manifestation du 30 septembre à laquelle le NPA appelle. « Le Front de Gauche de Mélenchon et le PCF, qui en est la principale force militante, font de la campagne pour un référendum sur le traité budgétaire européen l’axe principal de leur rentrée politique. Ils ont d’ores et déjà programmé une manifestation sur ce sujet pour le 30 septembre. [...]

 

Le traité européen, signé par Sarkozy et Merkel au début de l’année et proposé désormais à la ratification des Parlements des différents pays, contient en effet l’obligation de mener des politiques d’austérité. Mais ce n’est qu’une confirmation, à l’échelle européenne, de ce qui est en route depuis longtemps [...] Cette austérité, cette politique continûment appliquée par tous les gouvernements dans tous les pays, ne dépend pas des papiers que signent ou ne signent pas les politiciens européens... » écrit LO. Cette politique d’austérité tomberait-elle du ciel ? Un mal que l’on ne pourrait combattre ? Peut-être dépend-elle quand même de quelques papiers signés par des politiciens ? De quelques traités ?


«  Rappelons qu’en 2005 le traité constitutionnel européen, réputé "graver l’austérité dans le marbre" fut rejeté par les électeurs en France lors d’un référendum et dans d’autres pays. L’austérité n’en a pas moins continué » poursuit LO. Bien sûr, le Non n’a pas suffit à enrayer la politique des bourgeoisies et de leurs États, il n’empêche que ce fut une victoire qui a compté dans le rapport de forces. Elle n’a pas suffi ? Pas plus que le mouvement des retraites n’a suffi à empêcher quelques politiciens de signer « un papier », une loi instituant la fin de la retraite à 60 ans. Avions-nous pour autant tort de nous battre ? Bien évidemment non.

 

Ceci dit, si « aller demander un hypothétique référendum dont le résultat tout aussi hypothétique serait bien incapable de faire reculer le gouvernement et le patronat » est effectivement une diversion, manifester contre le traité budgétaire, non. « L’urgent est d’agir aujourd’hui pour organiser la riposte ouvrière » nous dit LO, oui, mais cette riposte, c’est une bataille politique face à la politique du gouvernement, une bataille qui implique de ne pas craindre d’être une force d’opposition à ce gouvernement et à sa politique. On ne peut en effet lutter contre « la vague de licenciements dans les grandes entreprises » que si on est prêt à affronter le gouvernement Ayrault qui « laisse les mains entièrement libres au grand patronat et continue d’appliquer la politique d’austérité déjà engagée sous Sarkozy ». Eh oui, la bataille contre les licenciements et l’austérité, le TSCG, est une même bataille qui suppose que les organisations ouvrières soient capables de « se mobiliser face à ce gouvernement dit de gauche, comme auparavant face à un gouvernement de droite », d’agir comme une opposition de gauche à ce gouvernement. Ce que refuse le FdG, et c’est là où nous devons porter la critique.


LO prend argument de la campagne pour le référendum du FdG pour ne pas appeler à la manifestation du 30, alors que l’appel unitaire à cette manifestation n’en dit pas un mot. Vous avez-dit diversion ? En tout cas, une erreur politique.


Yvan Lemaitre

 


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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 09:37

rom

 

Son porte-parole ne voit pas de différence entre les politiques de Hollande et de Sarkozy.


Les gouvernements changent, le credo du NPA demeure le même : sous la droite ou sous la gauche, le parti se situe dans l’« opposition ».

 

« La construction d’une opposition de gauche » au gouvernement Ayrault est le « point majeur » de la stratégie discutée par le NPA à son université d’été qui s’est achevée hier à Port-Leucate (Aude), selon son ex-candidat à la ­présidentielle, Philippe Poutou.

 

Car si le NPA se ­félicite que les Français aient « dégagé Sarko et sa bande », Philippe Poutou estime que ce gouvernement « mène la même politique que Sarkozy ».


Parmi les projets néfastes visés par le nouveau porte-parole du parti : celui de la ratification du traité budgétaire voulue par François Hollande, contre laquelle le NPA veut construire une « riposte unitaire » avec « toutes les forces de la gauche politique et syndicale » disponibles pour lui faire échec, au PS, chez les Verts et au Front de gauche.

 

« Nous sommes entièrement d’accord. L’idée de la manif (lancée par le Front de gauche), on la défend depuis un moment. Il faut contester ce traité et empêcher qu’il soit voté. L’idée de se retrouver ensemble dans la rue pour contester ça, on est pour », explique Philippe Poutou au Monde.


Pour le reste, le NPA est condamné à faire cavalier seul, sa posture d’opposant déclaré au gouvernement socialiste, qui parie donc sur l’impossibilité d’infléchir les orientations mises en œuvre par ce dernier, n’étant guère partagée par le reste de la gauche, à part chez Lutte ouvrière.

 

Un choix ­stratégique qui risque d’enfermer un peu plus le NPA dans son isolement, alors que celui-ci est plus affaibli que ­jamais après son mauvais score à la présidentielle (1,15 %) et le ­départ des militants de la Gauche anticapitaliste vers le Front de gauche.


Sébastien Crépel

 

http://www.humanite.fr/politique/le-npa-confirme-sa-posture-d%E2%80%99opposant-502972

 

Commentaire: Au moins Hollande a un média avec lui!

 


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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 13:07

 francois-hollande-813067

Après un long silence « qu'il s'était imposé », dit-il, Jean-Luc Mélenchon a fait sa rentrée politique sur un ton tonitruant.

 

Ainsi, en parlant des cent premiers jours de Hollande, il proclamait : « Cent jours pour rien. » Mais comme toujours, derrière quelques formules à l'emporte-pièce, on en revient à la réalité. Ce que propose Mélenchon n'a rien de flamboyant.


Interrogé sur France Inter, le 20 août, il a ainsi longuement précisé son positionnement vis-à-vis de Hollande et du gouvernement. Quand le journaliste lui a demandé : « L'opposition, vous êtes dedans ? », Mélenchon s'est récrié : « Non, l'opposition, c'est la droite ; nous, nous sommes autonomes, nous jugeons ce que nous croyons bon pour le pays. » En précisant, à propos des mesures fiscales proposées par le gouvernement, que le Front de gauche a votées : « Il fallait voter ça. »


Et puis, surtout, Mélenchon a expliqué ce qu'il attendait, ou du moins ce qu'il espérait du gouvernement socialiste.

« Nous sommes des démocrates. (...) Le président de la République, c'est lui qui est en place pour cinq ans, et c'est lui qui a le pouvoir de nommer le Premier ministre », ajoutant : « Le président de la République va s'apercevoir que cette politique, à laquelle il a consenti, ne mène nulle part (...)

 

Il faudra qu'il change de cap », se gardant bien de préciser quel cap ! Et alors de conclure : « Et il ne sera pas crédible s'il reprend comme Premier ministre l'un des sociaux-libéraux qui pullulent dans son parti. » Et, on l'aura compris, il devra prendre Jean-Luc Mélenchon comme Premier ministre, qui reste donc en réserve.


C'est donc l'objectif du bouillant Mélenchon :

 

s'installer à Matignon sous les ordres de Hollande, qui serait un brave homme, aveuglé par son entourage. Il suffirait donc que le sauveur Mélenchon arrive pour que tout aille pour le mieux dans le meilleur... des contes de fées.


Alors, plus que des discours, cela montre que Mélenchon est sorti du même tonneau que les Hollande, Ayrault, Aubry. Il a pour ambition d'arriver au pouvoir pour servir les bourgeois. C'est lui qui le dit presque ouvertement. On est prévenu.


Paul Sorel

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2299&id=8

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 14:08

 le-cas-melenchon 1 mini

Le Conseil constitutionnel vient de rendre son verdict.

 

Un simple vote au Parlement sera suffisant pour que soit ratifié par la France le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG).


Ce traité vise, entre autres, à instaurer une « règle d'or » limitant le déficit budgétaire structurel à 0,5 %.

 

Sous la houlette de Sarkozy et Merkel, les dirigeants des 25 pays européens avaient le 25 mars 2012 énoncé cette norme... qui s'ajoute aux précédentes. Les accords de Maastricht avaient déjà instauré en 1992 un maximum de 3 % de déficit du budget de l'État et une dette publique qui devait rester inférieure à 60 % de leur PIB.


On sait ce qu'il est advenu de ces fameuses règles : depuis l'éclatement de la crise financière en 2008, les déficits publics de l'ensemble des pays ont explosé. Ainsi, en 2011, la dette publique de la France était de 86 % de son PIB et son déficit budgétaire de 5,2 %. Aucun pays n'a respecté les critères d'appartenance à l'Union européenne.


Alors, demain, ce seuil devrait-il être au-dessous de 0,5 % ?

 

À d'autres ! Ce critère servira tout au plus d'alibi aux gouvernements pour justifier les mesures d'austérité.


Ces traités ne sont que des paravents. Faire de ces documents la cause des mauvais coups est une mystification, une diversion à laquelle se prêtent le Parti communiste et le Parti de gauche de Mélenchon.


Ils font en effet campagne pour réclamer un référendum et se distinguent par une surenchère cocardière qui consiste à rendre ce traité responsable de la situation des classes populaires.


Éric Coquerel (Parti de gauche) a dénoncé la « remise en question de la souveraineté nationale sur le budget ». Le Parti communiste, pas en reste, parle d' « un coup de poignard contre la république » et condamne « le transfert total de la souveraineté budgétaire de l'État vers des autorités extérieures au pays », prétendant que « cet oukase va constituer un cadenas austéritaire contre toute politique de gauche ».


En fait, en reprochant au gouvernement français d'être soumis à l'Europe, à Merkel, ils gomment sa soumission bien réelle au patronat français. Ils se placent ainsi sur le terrain qu'affectionne l'extrême droite.


Le patronat bien de chez nous taille à la hache dans les emplois, acculant les travailleurs à défendre leurs conditions d'existence. Ce n'est pas un référendum sur un énième traité qui les aidera à se protéger.


Il leur faut un plan de riposte qui formule clairement les objectifs leur permettant de ne pas payer la crise des capitalistes.


Christian Bernac

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2298&id=7

 

 

Débat avec LO: La manif du 30, une « diversion » ou une étape dans la lutte contre l’austérité ?


Dans Lutte ouvrière du 7 septembre, un article intitulé « Le Front de Gauche et le traité européen : une diversion », critique la politique du Front de Gauche et la manifestation du 30 septembre à laquelle le NPA appelle. « Le Front de Gauche de Mélenchon et le PCF, qui en est la principale force militante, font de la campagne pour un référendum sur le traité budgétaire européen l’axe principal de leur rentrée politique. Ils ont d’ores et déjà programmé une manifestation sur ce sujet pour le 30 septembre. [...]


Le traité européen, signé par Sarkozy et Merkel au début de l’année et proposé désormais à la ratification des Parlements des différents pays, contient en effet l’obligation de mener des politiques d’austérité. Mais ce n’est qu’une confirmation, à l’échelle européenne, de ce qui est en route depuis longtemps [...] Cette austérité, cette politique continûment appliquée par tous les gouvernements dans tous les pays, ne dépend pas des papiers que signent ou ne signent pas les politiciens européens... » écrit LO. Cette politique d’austérité tomberait-elle du ciel ? Un mal que l’on ne pourrait combattre ? Peut-être dépend-elle quand même de quelques papiers signés par des politiciens ? De quelques traités ?


«  Rappelons qu’en 2005 le traité constitutionnel européen, réputé "graver l’austérité dans le marbre" fut rejeté par les électeurs en France lors d’un référendum et dans d’autres pays. L’austérité n’en a pas moins continué » poursuit LO. Bien sûr, le Non n’a pas suffit à enrayer la politique des bourgeoisies et de leurs États, il n’empêche que ce fut une victoire qui a compté dans le rapport de forces. Elle n’a pas suffi ?

 

Pas plus que le mouvement des retraites n’a suffi à empêcher quelques politiciens de signer « un papier », une loi instituant la fin de la retraite à 60 ans. Avions-nous pour autant tort de nous battre ? Bien évidemment non. Ceci dit, si « aller demander un hypothétique référendum dont le résultat tout aussi hypothétique serait bien incapable de faire reculer le gouvernement et le patronat » est effectivement une diversion, manifester contre le traité budgétaire, non. « L’urgent est d’agir aujourd’hui pour organiser la riposte ouvrière » nous dit LO, oui, mais cette riposte, c’est une bataille politique face à la politique du gouvernement, une bataille qui implique de ne pas craindre d’être une force d’opposition à ce gouvernement et à sa politique.

 

On ne peut en effet lutter contre « la vague de licenciements dans les grandes entreprises » que si on est prêt à affronter le gouvernement Ayrault qui « laisse les mains entièrement libres au grand patronat et continue d’appliquer la politique d’austérité déjà engagée sous Sarkozy ». Eh oui, la bataille contre les licenciements et l’austérité, le TSCG, est une même bataille qui suppose que les organisations ouvrières soient capables de « se mobiliser face à ce gouvernement dit de gauche, comme auparavant face à un gouvernement de droite », d’agir comme une opposition de gauche à ce gouvernement. Ce que refuse le FdG, et c’est là où nous devons porter la critique.


LO prend argument de la campagne pour le référendum du FdG pour ne pas appeler à la manifestation du 30, alors que l’appel unitaire à cette manifestation n’en dit pas un mot. Vous avez-dit diversion ? En tout cas, une erreur politique.


Yvan Lemaitre

 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 11:27

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Les entreprises de transport routier s'insurgent contre la fin des exonérations fiscales des heures supplémentaires.

 

C'est qu'elles en consomment beaucoup, ou plutôt qu'elles obligent leurs 300 000 chauffeurs à en faire beaucoup, au point que la mesure gouvernementale représente pour elles, selon une de leurs fédérations patronales, une perte moyenne de 790 euros par an et par chauffeur.

 

La crainte de ces patrons est que leurs salariés exigent des augmentations de salaire « pour compenser ce manque à gagner ». « Cela promet des négociations salariales très tendues cet automne », anticipait un patron du secteur.

Les entreprises de transport routier sont parmi celles qui imposent à leurs travailleurs des conditions de travail éprouvantes et des heures à n'en plus finir, avec toutes les conséquences nocives pour les salariés et pour les usagers de la route.

 

Leurs patrons, comme tous les autres, invoquent constamment le « coût du travail » qui serait trop élevé, refusant le moindre euro d'augmentation. Mais ceux qui dominent le transport routier sont de grandes entreprises, comme Norbert Dentressangle, groupe présent dans une quinzaine de pays, avec plus de 26 000 salariés, dont 14 500 en France sur 179 sites.

 

Le bénéfice de cette entreprise a été multiplié par plus de 2,5 au 1er semestre 2010 par rapport à celui de 2009 et a continué à progresser depuis. Le chiffre d'affaires au premier semestre 2012 était de 958 millions d'euros contre 750 millions d'euros en 2011, en hausse de 28 %.

 

Tous ces grands patrons pleurent la bouche pleine des profits réalisés par les travailleurs qu'ils emploient.

 

A. R.

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2295&id=3

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 13:42

le-cas-melenchon 1 mini

L'ancien candidat à la présidentielle aura-t-il le droit à son discours en solo, comme l'an passé ?

20 juillet 2012 à 22:46
Par LILIAN ALEMAGNA

Tout roule entre Mélenchon et le PCF ? Officiellement, oui. Mais, pendant que l’ex-candidat à la présidentielle est au Venezuela - pour participer, d’abord, au forum de São Paulo à Caracas, puis pour soutenir le chef de l’Etat, Hugo Chávez, en campagne -, ses lieutenants sont en négociation avec les partenaires communistes. Sur la table : l’ordre et les temps de passage du meeting final aux «estivales du Front de gauche», à Grenoble fin août. Le Parti de gauche veut un remake de l’an passé.


Une table ronde vite fait entre les responsables politiques, puis cinquante minutes de discours pour Mélenchon. Refus des communistes, qui ne voient pas pourquoi le leader du PG aurait droit à autant alors qu’il n’est plus le candidat. «Le PCF n’a pas bien vécu la dernière séquence avec la perte de ses députés», justifie un cadre Front de gauche. Et, côté communiste, on annonce la couleur : «Il ne sera pas président du Front de gauche, dit un responsable.Ça n’existe pas.»

 

http://www.liberation.fr/politiques/2012/07/20/le-pcf-ne-veut-pas-d-un-show-melenchon-a-l-universite-d-ete_834671

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