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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 12:12

nukleel-nam-bo-ket

 

Par Léo Tubbax le Samedi, 21 Juillet 2012

 

Trois options


Depuis la mise en production des centrales nucléaires, un courant large de refus de l’énergie nucléaire existe en Belgique. Des manifestations de masse se sont opposées à la construction et la mise en production, à Doel et à Chooz. Chooz est une centrale quasiment belge car elle est presque entourée de territoires belges, puise son eau de refroidissement dans la Meuse à l’endroit ou celle-ci franchit la frontière et elle appartient pour moitié d’Electrabel.


Face à l’impossibilité de démonter les centrales comme se démonte un Mac Donald, trois options politiques se sont développées dans la résistance au nucléaire, généralement de façon complémentaire. Nous ne parlons pas ici de nos ennemis des  3 partis qui défendent le libéralisme économique et donc le nucléaire (le bleu, l’orange et le rose).


Nous voulons entamer ici un débat stratégique avec nos amis dans le mouvement antinucléaire.

 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2549:un-premier-bilan-de-la-resistance-anti-nucleaire-&option=com_content&Itemid=53

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 14:46
054086-london-student-protest
Communiqué commun d'AL, FA, MOC, NPA

 

Alors que s’achève la conférence sociale entre le patronat, les syndicats et le gouvernement, il apparaît très clairement que ce dernier ne se donne aucun moyen pour bloquer les licenciements et a clairement choisi en faveur de qui il allait gérer les affaires.


Le ministère du redressement productif, censé sauvegarder les bassins d’emplois, est avant tout un ministère de la parole et de la communication destiné à faire passer la pilule et à occuper le terrain médiatique sans proposer d'alternative aux licenciements et aux mesures d'accompagnement classiques.


Face à cela, et alors que les projets de délocalisation et les plans de licenciements se multiplient, seule l'intervention des travailleuses et des travailleurs ainsi que la coordination de leurs luttes peut faire pencher la balance du bon côté et imposer des choix politiques propres à faire reculer les capitalistes et à les priver de leur pouvoir de décision.

 

Le droit de veto des travailleuses et des travailleurs sur les licenciements, la réquisition des entreprises, la réduction du temps de travail sans baisse de salaire, la mise en place de services publics réellement contrôlés par la population sont autant de revendications qui peuvent être portées pour lutter contre la loi des patrons.


Au-delà de cela, reprendre en main les entreprises, c'est aussi repenser l'organisation du travail et l’organisation de la production pour prendre en compte les besoins réels de la population et non alimenter une soif de croissance débridée et mortifère. On ne peut en effet prétendre rompre avec le capitalisme sans rompre avec le productivisme et la surexploitation de l’environnement.


Nous ne sommes pas dupes du « changement » promis par le nouveau gouvernement et la politique qu’il entend mener reste une politique de rigueur, dans la droite ligne de l’austérité qui s'impose de plus en plus à l'échelle européenne, notamment par le biais d'un "pacte budgétaire" approuvé par le nouveau gouvernement sans que le population ait son mot à dire. Pour imposer le retour à l'équilibre budgétaire, Hollande et Ayrault s'apprêtent à continuer la saignée des services publics en taillant dans les effectifs et en poursuivant la politique de blocage des salaires des fonctionnaires.

 

Et ce ne sont pas les 120 milliards d'euros d'aides et de prêts pour les grands travaux en Europe qu'ont promis de débloquer les dirigeants européens qui sont de nature à atténuer ce régime de rigueur. De même, ils parlent de mettre en place une taxation sur les transactions financières sur laquelle ils sont incapables de se mettre d'accord mais qui ne permettrait de récupérer qu'une infime partie des profits accumulés par les capitalistes.


Pour toutes ces raisons, nous estimons qu'il est urgent de rompre avec l'attentisme qui accompagne les premiers pas de ce gouvernement.


L'attentisme a dominé les expériences précédentes de la gauche au pouvoir qui ont toutes débouché sur des plans d'austérité et une aggravation des inégalités de richesses. Nous ne voulons pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets, c'est pourquoi nous pensons qu'il est important de construire dès maintenant une opposition de gauche, autre, anticapitaliste et donc alternative aux politiques patronales et gouvernementales.

 

Ne pas le faire revient à laisser la droite et surtout l'extrême droite incarner à elles seules une opposition politique, alors que leur seul but est de (re)prendre le pouvoir pour incarner un état toujours plus autoritaire, inégalitaire et   raciste !


Les travailleuses et les travailleurs s'apprêtent à subir une violence sociale sans précédent du fait de la multiplication annoncée des plans de licenciements et pour arrêter de subir et reprendre les choses en main, il n'y a pas d'autre choix que de rompre avec le capitalisme en imposant une redistribution des richesses.

 

Miser sur une hypothétique croissance pour améliorer la situation, c'est se laisser prendre au jeu d'une économie productiviste dominante dans laquelle nous sommes toujours perdant-es. Et quel que soit le gouvernement au pouvoir, seule l'intervention directe de tou-tes les exploité-es et de tou-tes les opprimé-es pourra faire tomber le mur de   l'argent !


Mercredi 11 juillet 2012 


Alternative Libertaire, la Fédération Anarchiste, le Mouvement des Objecteurs de Croissance, le Nouveau Parti Anticapitaliste.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 11:41

 tetes changent

Dans son discours d'ouverture de la « Grande Conférence sociale », Hollande a expliqué qu'il fallait « trouver de nouveaux modes de financement de la protection sociale pour qu'ils ne pèsent pas seulement sur le travail ».

 

La compétitivité des entreprises est le deuxième des « trois grands défis que nous devons relever collectivement, a-t-il ajouté, juste après le redressement des comptes, et avant l'emploi ».


À l'occasion de cette « grande conférence sociale », Ayrault a annoncé la nomination de Louis Gallois, ancien patron d'EADS -- et « classé à gauche », précise la presse -- à la tête d'une « mission sur la compétitivité de nos entreprises, afin de préparer la mise en œuvre d'actions concrètes, d'ici à la fin de l'année ».


À la veille de la « grande conférence sociale, lors d'une intervention devant un parterre d'économistes, le même Louis Gallois avait donné une idée de ces «actions concrètes » en affirmant l'urgence d'un « choc de compétitivité ». « Il faut que ce choc soit assez massif, avait-t-il ajouté, et qu'il porte sur les cotisations sociales... Il s'agit de transférer 30 à 50 milliards pour avoir un effet significatif ».


Au lieu de la TVA sociale, on aurait donc avec la gauche la CSG sociale ?

 

Mais l'augmentation de la CSG par Hollande ne serait pas moins « antisociale » que l'augmentation de la TVA par Sarkozy.


Lors de la création de la CSG par Rocard, Premier ministre de Mitterrand en 1991, son taux était de 1,1 %.

 

D'augmentation en augmentation, par les gouvernements de gauche comme de droite, elle atteint aujourd'hui 7,5 % sur les salaires. En 1991, elle représentait 3,2 % des recettes de la Sécurité sociale. Elle en représente aujourd'hui 20 %. En 2011 elle a rapporté plus de 88 milliards d'euros, plus que l'impôt sur le revenu (50 milliards d'euros) et plus du double de l'impôt sur les sociétés (41,9 milliards).

 

Ces milliards de la CSG remplacent déjà des cotisations que les patrons auraient dû verser.

 

Et, en plus, ces derniers bénéficient chaque année de 30 milliards d'exonérations sur les cotisations restantes.


Mais le patronat en redemande.


Au gouvernement, l'appel, apparemment, a été entendu. Rien n'est encore décidé. Mais les déclarations de Hollande comme celles d'Ayrault ne laissent aucun doute sur leurs intentions.


Un point supplémentaire de CSG rapporte 11 milliards d'euros et se traduit par une baisse d'1 % de leur salaire net pour les travailleurs. Or, selon Le Canard Enchaîné du 11 juillet, les services du gouvernement travaillent sur une hausse de la CSG comprise entre 2 et 4 points.

 

Un point supplémentaire de CSG rapportant 11 milliards d'euros, cela se traduirait par 22 à 44 milliards de baisses de cotisations sociales pour les patrons, et pour les travailleurs par une baisse de 2 à 4 % de leur salaire. En fait de choc, il serait surtout pour eux.


Jean-Jacques Lamy


http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2293&id=6

 

 


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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 14:05
affichebuffet

Que nous sommes loin des grandes diatribes quasiment anticapitalistes portées pendant la présidentielle, et déjà mises en sourdine pendant les législatives, par les représentants du Front de gauche !

 

Il aura suffi de ce grand moment, dans la logique foncièrement électoraliste et ultralégaliste de cette coalition, du vote de confiance à l’Assemblée nationale pour retrouver les vieux fonctionnements des appareils de la gauche dite de transformation sociale qu’incarne plus que nul autre le PC et que, de fait ressuscite le regroupement autour de Jean-Luc Mélenchon ; le hasard des titres à la une d’un quotidien comme Le Monde parle de lui-même : Vote de confiance : « l’abstention constructive » du Front de gauche et Lebranchu : "c’est un grand moment de rigueur" pour les fonctionnaires


On se reportera aux articles en question et on pourra les croiser avec autant d’autres articles qu’on voudra, la triste réalité est bien là : prenant appui sur ce parangon de la pensée unique libérale-capitaliste qu’est la Cour des Comptes, la "gauche molle" confirme qu’elle nous la jouera "dur" puisqu’elle s’inscrit dans la logique d’ensemble d’une Europe capitaliste que depuis des lustres elle a contribué à construire en consensus total avec la droite. Cette gauche du "changement maintenant" est sans surprise une gauche de la continuité sur les fondamentaux de "la sortie capitaliste de la crise capitaliste" au détriment des populations.

 

Tout le problème de cette gauche-là est d’arriver à donner le change par des mesures symboliques, certaines importantes (égalité des droits en faveur des LGTBI par exemple), ayant surtout pour fonction de monter en épingle ce qui malgré tout, comparé aux grands enjeux sociaux, n’est qu’épiphénomène. En somme "je vous donne 60 000 postes dans l’Education Nationale", qui d’ailleurs ne compensent pas les dégâts du sarkozysme dans ce secteur, et vous "digérez" la rigueur salariale et finalement aussi sur le terrain de l’emploi pour l’ensemble de la Fonction Publique.

 

Pour ce qui est du privé, le syndrome de Vilvorde est en passe de s’imposer.

 

Aucune des grandes contre-réformes sarkozyennes n’est abrogée dont la plus emblématique peut-être, celle des retraites contre laquelle s’était insurgé, en 2010, le mouvement social si cher au Front de gauche ! Il est vrai que le ver était dans le fruit de l’Humain d’abord, ce programme radical portant la campagne mélenchonienne qui faisait l’impasse sur un retour aux 37,5 annuités, ce corollaire nécessaire, pour autant qu’on est vraiment dans la rupture avec la droite, à un retour aux 60 ans !

 
Alors l’heure de vérité des débats parlementaires, loin du bruit et de la fureur de la rue et des places mobilisées en campagne électorale, est arrivée qui met en évidence les travers politiciens occultés précisément par la magie des rassemblements "révolutionnaires" à la Bastille : le Front de gauche ne peut pas faire mieux que s’abstenir sur la confiance à un gouvernement dont on vient de voir qu’il est et sera inéluctablement austéritaire et sur lequel la dérisoire représentation parlementaire frontdegauchesque ne peut espérer avoir la moindre influence !

 

Disons-le tout net, en particulier à l’adresse de ces anticapitalistes qui sont (encore et malgré tout) sous le charme du verbe mélenchonien :

 

ce que le débat parlementaire dont nous parlons fait apparaître c’est que la revendication de participation à la majorité de gauche avec le PS a des implications directes particulièrement négatives sur le coeur des enjeux sociaux que le Front de gauche dit être sa préoccupation fondamentale : quand Chassaigne, au nom de tous les élus de celui-ci, y compris donc l’élu du PG, déclare que "ce choix [de l’abstention] n’est pas "un vote de défiance", il faut mesurer l’ampleur de la démission politique induite, l’importance de l’alignement de fait, par défaut d’opposition, sur la politique générale du PS !

 

Démission et alignement qui expliquent bien la gêne et les formules empruntées et contorsionnées du président du groupe Gauche, démocrate et républicaine (GDR) : "C’est une abstention que nous voulons constructive et nous ne pensons pas faire fausse route", "Nous sommes conscients de la difficulté de porter ce discours mais nous avons le sens des responsabilités, s’est justifié M. Chassaigne. Notre objectif n’est pas de sortir d’une majorité de gauche mais de faire des propositions précises qui soient au cœur de la gauche." "C’est la réussite de la gauche qui est en jeu", a-t-il poursuivi.

 
Sens des responsabilités, difficulté à porter la position d’abstention, volonté d’être au coeur d’une gauche qui pourtant applique l’austérité capitaliste... 

 

Tout confirme que le Front de gauche dans son échafaudage politique est sous influence, quoi qu’il dise, du social-libéralisme. Ce regroupement politique ne convoque le mouvement social que pour chercher à en tirer les moyens de négocier sa place "au coeur de la gauche" loin des appels au peuple pour qu’il prenne le pouvoir ! Le pouvoir dans le schéma stratégique qui est au centre de l’orientation du Front de gauche c’est celui que détiennent désormais des élus qui n’ont plus aucun compte à rendre aux "assemblées citoyennes", elles aussi invoquées le temps d’une élection, pour essayer, en vain, de "mettre sur la bonne voie" des socialistes qui ne connaîtront qu’une limite à leurs prétentions austéritaire : la mobilisation dans la rue !

 
Autant dire que les anticapitalistes qui pensent pouvoir infléchir un Front de gauche prétendant lui-même infléchir le Parti Socialiste, sont engagés dans une impasse qui appellera bien des désillusions.

 

A l’instar des Obono, Chaibi et quelques autres passés du NPA au Front de gauche, il y a longtemps que leur assourdissant silence acritique envers le mélenchonisme signe la faillite du prétendu "pôle anticapitaliste de l’intérieur" !

 
L’indépendance vis-à-vis de ces chaînes de dépendances politiques dans lesquelles le PCF et le PG tentent d’entraîner les salariés et l’ensemble des victimes de la loi du capital n’est certes pas un chemin de roses, le NPA en sait quelque chose : mais il faut savoir payer le prix d’un anticapitalisme momentanément sur la défensive hors des raccourcis menant aux défaites annoncées, la première d’entre elle étant l’incapacité des élus du Front de gauche à assumer que la seule réponse à une politique d’austérité n’est pas l’abstention mais le vote contre, un vote contre dont le signe de distinction vis-à-vis du vote contre de la droite devrait être un appel à la mobilisation sociale.

 

Or là aussi force est de constater que le Front de gauche est aux abonnés absents pour le grand bénéfice du Parti Socialiste et du capitalisme qu’il se propose de sauver ! Les militants du Front de gauche vont-ils accepter longtemps de voir leur volonté d’en découdre galvaudée par la politique politicienne de leurs dirigeants polarisée par les espaces clos de l’Assemblée nationale ?

 
Antoine


PS : l’analyse comparée de Philippe Marlière sur Syrisa et le Front de gauche souvent pertinente fait cependant l’impasse sur la dépendance institutionnelle du Front de gauche vis-à-vis du PS. Dépendance qui oblitère la capacité de cette coalition à contribuer à une mobilisation sociale qui soit à la mesure de la radicalité qu’elle affiche ! C’est, pour le dire brièvement, l’électoralisme structurel du Front de gauche (la "révolution par les urnes") et son incidence démobilisatrice sur le terrain social que Philippe Marlière laisse de côté.

 

http://www.chaltauliberalisme.blogspot.fr/2012/07/austerite-gouvernementale-le-front-de.html

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 14:01

le-cas-melenchon 1 mini

Les partis membres du Parti de la Gauche Européenne ont connu des trajectoires électorales diverses ces dernières années.

 

Dans le contexte de la crise profonde du capitalisme et de l’échec de la social-démocratie au pouvoir, ces partis ont enregistré des succès prometteurs, quoique éphémères.

 

Depuis une dizaine d’années, certains partis de la gauche radicale ont passé le cap de 10% des voix lors de scrutins nationaux ou européens. C’est le cas notamment de Die Linke (Allemagne) d’Izquierda Unida (Espagne), du Bloco de Esquerda (Portugal) et du Socialistische Partij (Pays-Bas).

 

Après une avancée électorale prometteuse dans les années 2005-10, ces partis sont aujourd’hui au creux de la vague, même s’ils conservent des scores supérieurs à 5% des voix, ce qui en fait des forces non-négligeables dans le jeu politique national.

 

Plus récemment, deux partis ont remporté des succès électoraux remarquables : le Front de gauche (France), lors de l’élection présidentielle de 2012 (11,1%) et Syriza (Grèce), passé de 4,9% en 2009 à 26,9% en juin 2012.

 

Lire la suite

 

 

 


 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 12:00

 Affiche PCF

Tout est une question de mots :

 

les dix députés du Front de gauche, essentiellement issus du PCF, qui ont réussi à mettre en place un groupe parlementaire (GDR) en se regroupant avec cinq élus de l'Outre-mer, ont annoncé qu'ils s'abstiendraient sur la déclaration de politique générale de Ayrault, à l'Assemblée nationale. Mais, précisent-ils, ce sera une « abstention constructive », car ils ne veulent pas être rangés dans l'opposition.


Cette prise de position est certes sans surprise, puisqu'elle est dans la ligne de la campagne du Front de gauche, réitérée à la fois par le PCF et Mélenchon, au lendemain du deuxième tour des élections législatives. Mais venant après les annonces faites par Ayrault et par ces différents ministres, confirmant la mise en place de mesures d'austérité, elle n'en prend que plus de relief.


Chassaigne, porte-parole du groupe parlementaire « démocrate et républicain (GDR) », a expliqué que « l'austérité n'est pas un passage obligé ». Soit ! Mais pourquoi alors apporter sa caution, sinon à ces mesures, du moins au gouvernement qui les décide ? D'ailleurs, bien malin celui qui saura expliquer où se situe la différence !


Chassaigne poursuit : « Nous sommes conscients de la difficulté de porter ce discours.

 

Notre objectif n'est pas de sortir d'une majorité de gauche, mais de faire des propositions précises qui soient au cœur de la gauche ». Des propositions, il y en a dans le programme du Front de gauche, qui tient dans un fascicule de plusieurs dizaines de pages. Qu'elles soient précises, cela se discute et en tout cas elles semblent remisées dans les oubliettes et surtout, quels moyens entendent se donner le PCF et les dirigeants du Parti de gauche, au cas, certain, pour ne pas dire déjà annoncé, où le gouvernement qu'ils soutiennent, s'engagerait plus encore vers la rigueur ?


Le Front de gauche, hors du gouvernement, mais dans la majorité, en sera réduit au mieux à distribuer les mauvais points au PS, lui expliquant que « ceci n'est pas vraiment de gauche » ou que « cela ne correspond pas aux attentes des salariés ». Et au pire à justifier la politique antiouvrière du gouvernement.


Ce n'est pas de cette façon que l'on mettra un coup d'arrêt à l'austérité de gauche qui se met en place.


Jean-Pierre Vial

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2292&id=8

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 14:54
dangereux


La Fondation Copernic vient de publier une note qui analyse les possibilités de gouvernements à gauche, dans le cadre de la crise capitaliste et en dehors. Un très bon outil pour les anticapitalistes.

Que pourrait faire un gouvernement de gauche s’il en avait la volonté politique ?

 

La dernière note de la Fondation Copernic, Changer vraiment, quelles politiques économiques de gauche ?1, a l’ambition de donner des éléments de réponse à cette question. Elle a été rédigée par des auteurs dont certains appartiennent à EÉLV, au NPA ou au FdG, preuve donc que malgré des engagements divergents, on peut se mettre d’accord sur le fond des politiques à mener.


Ce livre repose d’abord sur une analyse :

 

la crise actuelle marque l’épuisement du mode d’accumulation du capitalisme productiviste néolibéral tel qu’il s’est mis en place au détour des années 1980. L’issue de cette crise n’est pas donnée d’avance et dépendra pour partie des mobilisations sociales et des rapports de forces qui seront créés. Mais le succès de ces mobilisations dépendra aussi du fait d’avoir une claire conscience des enjeux et des cibles auxquelles s’attaquer. C’est pour cela que ce livre propose une démarche stratégique en trois dimensions.


Tout d’abord, il pointe les conditions de la transformation sociale,

 

les préalables indispensables à toute politique de rupture : retrouver des marges de manœuvre par une réforme fiscale d’ampleur et un nouveau partage de la valeur ajoutée ; lever l’hypothèque de la dette en sortant celle-ci de l’emprise des marchés financiers ; contrôler la finance pour permettre d’assurer le financement de la transition écologique, des activités tournées vers la satisfaction des besoins sociaux et l’emploi. À défaut, un gouvernement de gauche ne peut au mieux que s’embourber, au pire, et c’est le plus probable, mettre en œuvre des politiques néolibérales.


Ensuite le livre examine les bases de la rupture :

 

adopter des mesures d’urgence face à la crise pour réparer les dégâts causés à la grande majorité de la population ; changer de logique économique et prendre des mesures de protection des salariéEs afin d’aller vers un plein emploi de qualité ; engager une bataille pour refonder l’Union européenne en commençant par refuser de ratifier le Pacte de stabilité.


Enfin, le livre examine les voies et les moyens d’amorcer un nouveau mode de développement

 

par l’extension du domaine public, une réindustrialisation écologique et une politique d’égalité effective entre les hommes et les femmes.


Ces trois dimensions ne sont pas des étapes successives séparées dans le temps, mais des moments d’une même dynamique politique et économique qui brise les mailles du filet néolibéral permettant ainsi d’engager un processus de transformation sociale.


Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic

1. Changer vraiment, quelles politiques économiques de gauche ?, Jean-Marie Harribey, Pierre Khalfa & Christiane Marty (coord), Guillaume Étievant, Norbert Holcblat, Michel Husson, Alain Lipietz, Jacques Rigaudiat, Stéphanie Treillet, Éditions Syllepse, juin 2012.

 

 

http://www.npa2009.org/content/livre-comment-bien-gouverner-%C3%A0-gauche%E2%80%89


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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 09:11

affichebuffet

*

Les élus communistes s'abstiendront lors du vote de confiance au Premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault mardi, en raison des réticences sur la politique de rigueur budgétaire déjà annoncée, a annoncé l'ancienne patronne du parti Marie-George Buffet.

 

Les dix députés du "Front de gauche" - dont les communistes - et cinq élus divers gauche d'outre-mer ont constitué un groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l'Assemblée nationale mais le PS n'en a pas besoin puisqu'il dispose de la majorité absolue à lui tout seul.

 

Marie-George Buffet a dit sur France 2 que son groupe désapprouvait les suppressions de postes dans certains ministères et les baisses de dépenses.

 

"La politique de rigueur est inefficace au plan économique, nous avons besoin de relance aujourd'hui", a-t-elle dit. Elle estime qu'il faudrait plutôt taxer les grandes entreprises, grandes fortunes et supprimer les "niches" (exemptions) fiscales.

 

Il ne sera pas donc pas possible de voter la confiance à Jean-Marc Ayrault.

 

"Nous allons nous abstenir s'il maintient cette orientation, nous n'allons surtout pas voter contre, car nous voulons lutter contre la droite et l'extrême-droite", a-t-elle dit.

 

Le groupe situé à la gauche du PS entend être une force de proposition, dit-elle. "Nous n'allons pas avoir une démarche d'opposition, nous aurons une démarche autonome et constructive".

 

Parmi les autres groupes, le PS bénéficiera en revanche du soutien des écologistes, qui siègent, à la différence du Front de gauche, au gouvernement.

 

Barbara Pompili, co-présidente du groupe écologiste à l'Assemblée, le dit dans le Figaro de mardi. "Oui, on va évidemment voter la confiance puisque nous sommes engagés dans la démarche de la majorité présidentielle".

 

Thierry Lévêque

 

http://www.franceinter.fr/depeche-les-communistes-s-abstiendront-sur-la-confiance-a-ayrault


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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 11:56

 affichebuffet

Les militants du PCF, consultés par leur direction au lendemain du second tour des élections législatives, ont massivement repoussé l'option d'une participation de leur parti à la seconde mouture du gouvernement Ayrault.


Plus de 93 % des 27 000 adhérents qui ont répondu à cette consultation ont estimé que « les conditions d'une telle participation n'étaient pas, en l'état actuel, réunies ». Résultat sans surprise, puisqu'il correspond à la position publique prise par les principaux dirigeants au lendemain des législatives, qui ont donné la majorité absolue au PS et à ses associés-satellites.

 

Mais les dirigeants du PCF se sont empressés de préciser que leur parti se situait de toute façon dans la majorité gouvernementale :

 

« Le Parti communiste français est un parti de gouvernement. Il est prêt à assumer ses responsabilités » peut-on lire dans la résolution issue de la conférence nationale réunie pour ratifier la non-participation.


Les dirigeants du PCF ont donc opté pour une formule déjà pratiquée dans un passé lointain, du temps du Front populaire en 1936 :

 

un soutien sans réserve... mais sans participation. Attitude d'autant plus facile à prendre que, du côté de Hollande et de la direction du PS, aucune offre publique de participation gouvernementale n'est venue. Rien qui puisse laisser croire que le PS souhaitait une telle participation.


Dans le discours de clôture à l'issue de l'assemblée de militants qui a ratifié cette position, Pierre Laurent a apostrophé Hollande, le pressant de « résister ». Mais résister à qui, contre quoi ? Le secrétaire national du PCF a invoqué la menace -- la seule -- que fait planer la ratification prochaine du traité européen, qu'il appelle « le traité Merkel-Sarkozy » pour en accentuer le caractère terrifiant. Les mobilisations qu'il évoque -- les seules là encore -- ont dans sa bouche pour objectif « de pousser les parlementaires à ne pas ratifier ce traité ».


Comme si la crise, la spéculation et ses conséquences en Europe, France incluse, n'étaient pas dues aux banquiers, parmi lesquels les banques françaises tiennent une bonne place ; pas dues aussi à des patrons bien de chez nous, qui ne sont pas de tendres victimes, mais des acteurs agissants, qui ont une bonne part de responsabilité dans cette crise et qui, comme leurs concurrents des autres pays, ont bien su tirer leur épingle du jeu.


Les responsables du PCF pensent peut-être faire un bon calcul en refusant ostensiblement une participation, qui de toute façon ne leur a pas été proposée.

 

Ils espèrent ainsi se protéger du discrédit que provoqueront les mesures d'austérité que le gouvernement Ayrault va prendre. Mais on a tout lieu de craindre que la virginité relative que les dirigeants du PCF essayent de préserver soit utilisée en fin de compte pour aider la majorité socialiste à affronter la colère ouvrière.


Quand ils parlent de « résister », les dirigeants du PCF se gardent de le faire autour des revendications essentielles des couches populaires. Qu'ils se tiennent hors du gouvernement ou qu'ils y entrent dans les mois qui viennent, leur politique est bien loin d'une politique de défense des intérêts des travailleurs.


Jean-Pierre Vial

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2291&id=14

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 13:12
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Le Monde.fr | 26.06.2012 à 16h34 • Mis à jour le 26.06.2012 à 16h34

Par Sylvia Zappi  

Les résultats électoraux décevants aux législatives commencent à donner des aigreurs au Front de gauche. Jean-Luc Mélenchon a ouvertement reproché, lundi 26 juin, à son partenaire, le Parti communiste français, son positionnement vis-à-vis du Parti socialiste.

Le président du Parti de gauche a ainsi évoqué lors d'une conférence de presse à Paris, la "carence de direction politique" au Front de gauche durant les législatives : "Il faut tirer la leçon de tout cela et comprendre où sont passés les deux millions de voix qui manquent", entre les scrutins présidentiel et législatif, a continué l'ex-candidat à la présidentielle.

 

La critique avait déjà été faite dimanche lors d'une réunion de la direction du PG à huis clos : sans prendre de gants, les cadres du parti ont regretté l'absence de campagne nationale du Front de gauche en faisant porter la responsabilité aux communistes.

 

CRITIQUES SUR LA CAMPAGNE DE HÉNIN-BEAUMONT


Là, M. Mélenchon va plus loin, en critiquant un positionnement du PCF trop conciliant vis-à-vis de François Hollande. Répétant qu'il aurait fallu défendre un programme et une orientation, "pas seulement essayer de sauver sa peau chacun dans son coin", il ajoute acide : "il fallait être beaucoup plus ferme et empêcher qu'à certains endroits des campagnes ne se fassent sans même le sigle Front de gauche". Et le député européen d'insister en parlant de candidats communistes positionnés en "quasi-socialistes à peine déguisés".

 

La charge est sévère et dénote un certain tirage dans l'attelage PCF-PG. Les communistes avaient eux-mêmes ouvert le débat lors de leur conférence nationale le 20 juin. Si la très grosse majorité des cadres et militants avaient souligné l'apport positif de l'alliance formée avec les amis de M. Mélenchon, certains avaient fait entendre des critiques sur la campagne de Hénin-Beaumont. Avec la médiatisation de cette candidature, la campagne aurait été "trop focalisée" sur le FN pour faire entendre autre chose ailleurs.

 

"Certains camarades ont regretté qu'on soit resté rivé sur l'objectif d'être devant le Front national", raconte Marie-Pierre Vieu, membre de la direction nationale communiste. "Ça a pu apparaître comme un enfermement dans une stratégie de front contre front au lieu de défendre nos propositions pour peser sur la majorité de gauche", ajoute la jeune dirigeante.

 

"INFLUENCE GAUCHISTE"


Le débat est reconnu aussi par Olivier Dartigolles du PCF, porte-parole : "Le choix de Mélenchon de se présenter à Hénin-Beaumont - cohérent avec la ligne de la présidentielle - nous a déporté. On a donné l'impression qu'on refaisait le match de la présidentielle avec Marine Le Pen alors que les électeurs de gauche étaient passés à autre chose", dit-il.

Les opposants internes à Pierre Laurent en ont profité pour tirer à boulets rouges sur le "camarade Jean-Luc".

 

Nicolas Marchand, ancien marchaisien, dénonçait ainsi "une influence gauchiste chez Jean-Luc Mélenchon, contradictoire avec l'objectif d'un large rassemblement transformateur de toute la gauche". Son ami, Yves Dimicoli, lui aussi membre de la direction, stigmatisait un message "rétréci à un "plan com" anti Le Pen très contreproductif, en même temps qu'une critique du PS, inutilement agressive".

 

Les nostalgiques de la gauche plurielle, anciens amis de Robert Hue parti du PCF, se sont aussi fait entendre : "La seule ambition nationalement visible du Front de gauche à l'occasion des législatives a été circonscrite au duel entre Mme Le Pen et Jean-Luc Mélenchon", écrit ainsi Gérard Lahellec, sur le blog Communisme 21, animé par les proches de Pierre Blotin, ancien bras droit de M. Hue.

 

 "MESSIE DE LA PRÉSIDENTIELLE"


La direction dit aujourd'hui refuser tout "raccourci" : "La médiatisation de Hénin-Beaumont n'est pas l'essentiel de l'affaire. On a été confronté au rouleau compresseur du PS, remarque M. Dartigolles. C'est vrai qu'il nous a manqué un pilotage national mais on était tous en campagne dans nos circonscriptions." "Est-ce que le messie de la présidentielle va devenir le bouc émissaire pour expliquer la perte de la moitié de nos élus ? Ce n'est pas sérieux", raille un cadre communiste.

 

Ce que Pierre Laurent dit avec plus de diplomatie, par un raisonnement en deux temps : "La campagne d'Hénin-Beaumont était utile et a fait progresser le Front de gauche", remarquait-il sur RTL, le 15 juin.

Le numéro un du PCF l'a répété le 20 juin, lors de la conférence nationale, comme un mantra à l'égard de ses troupes. Mais en ajoutant aussitôt à l'égard de son homologue du PG : "Le seul message qu'il y avait à faire entendre n'était pas le seul message anti-FN mais aussi celui sur notre utilité dans la majorité de gauche et peut être ne l'avons nous pas assez fait entendre", assurait M. Laurent sur France inter.

 

Il n'est en effet pas question de laisser passer le message que le PCF serait trop conciliant avec le gouvernement comme le sussurent les amis de M. Mélenchon. "Pas un seul élu sortant n'a été dans la compromission avec le PS. Et on a été plus que cool dans la campagne", remarque Mme Vieu.

D'ailleurs les militants ont voté à une écrasante majorité le refus de participer au gouvernement de M. Hollande, insiste-t-on place du Colonel Fabien, siège du PCF.

 

Sylvia Zappi

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/06/26/le-bilan-des-legislatives-provoquent-des-tiraillements-au-sein-du-front-de-gauche_1724612_823448.html

 

 

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