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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 14:13
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COMMUNIQUÉ DU NPA.

 

Le sommet de la Terre, qui vient de se tenir au Brésil, expose au grand jour son impuissance voire son inutilité.


La résolution finale qui en sort est un ensemble de vœux pieux, de réaffirmation de principes mais qui ne sont accompagnés d’aucunes mesures concrètes visant à les mettre en œuvre. Elle est d’ailleurs rejetée par l’ensemble des ONG rassemblées à Rio.


Il y a bien que François Hollande pour déclarer que ce sommet est une « étape importante ».


Si elle l’est c’est par le recul marqué qu’elle représente : aucune contrainte pour les états et les industriels, des passe-droits qui permettent de polluer en toute légalité. Des résultats qui tournent le dos aux objectifs fixés il y a 20 ans lors du lancement de la démarche multilatérale pour répondre à la crise écologique.


La raison de l’échec : les principaux chefs d’état sont essentiellement mobilisés sur le sauvetage des banques, du capitalisme en crise, et sauf dans les secteurs du capitalisme « verts » qui ont trouvé des possibilités de profits ils n’ont plus un sou à mettre dans ce qu’ils considèrent comme un luxe coûteux faire face aux défis écologiques de la planète. 


Le seul espoir réside dans la résistance des peuples, qui s’est exprimé dans le sommet alternatif, qui luttent conjointement pour leur émancipation et pour le développement durable des ressources

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 13:46

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Par Sophie Chapelle (25 juin 2012)


La conférence sur le développement durable à Rio n’aura servi à rien.

 

Les États ne sont pas allés au-delà des habituelles déclarations d’intention. C’est loin d’être anecdotique. Les échecs successifs des conférences internationales sur les grands enjeux écologiques, du dérèglement climatique à l’épuisement des ressources, marquent la fin d’un monde où les tensions pouvaient se résoudre collectivement et pacifiquement.

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 12:44
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Par Sophie Chapelle (20 juin 2012)


La planète, nouvel objet à but lucratif ?

 

Demain, des ONG pourront acheter des quotas de baleines pour les protéger. Les parcs naturels pourront être évalués par des agences de notation. Les performances des forêts en matière de recyclage du carbone seront quantifiées.

 

Des produits financiers dérivés vous assureront contre l’extinction d’une espèce. « Nous sommes en train d’étendre aux processus vitaux de la planète les mêmes logiques de financiarisation qui ont causé la crise financière », dénonce le chercheur Christophe Bonneuil, à la veille de la conférence Rio+20. Entretien.

 

Basta !  : Cela fait vingt ans, depuis le sommet de la Terre à Rio en 1992, que l’on se préoccupe davantage de la biodiversité. Quel bilan tirez-vous de ces deux décennies ?


Christophe Bonneuil [1] :

 

Ce qui a été mis en place en 1992 n’a pas permis de ralentir la sixième extinction actuellement en cours [2]. Le taux de disparition des espèces est mille fois supérieur à la normale !

 

Cette érosion de la biodiversité est essentiellement due à la destruction des habitats naturels, à la déforestation, aux changements d’usage des sols.

 

La Convention sur la diversité biologique (CDB) adoptée à Rio il y a vingt ans se souciait certes de la biodiversité, mais son premier article indique clairement que la meilleure façon de la conserver suppose le partage des ressources liées à son exploitation.

 

Il s’agit donc de conserver la biodiversité par la mise en marché de ses éléments, à savoir les « ressources génétiques ».

 

La CDB entérine dès cette époque la notion de brevets sur le vivant.

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 11:16

 

capitalisme-vert
17 juin 2012
  

Le vert fait vendre.

 

De la « révolution verte » en passant par la « technologie verte » et jusqu’à la « croissance verte », il s’agit toujours de nous faire sortir de la crise. Dernière trouvaille en date ; l’« économie verte ». Une économie qui, contrairement à ce que son nom indique, n’a rien de « vert », mis à part la couleur des dollars qu’espèrent gagner ceux là même qui en font la promotion.


Il faut dire que la nouvelle offensive du capitalisme global, visant à privatiser et à transformer massivement en marchandises les biens communs, trouve dans l’économie verte sa plus haute expression.

 

Dans un contexte de crise économique comme celle d’aujourd’hui, il s’agit précisément d’une des stratégies du capital pour récupérer des taux de profits élevés, en privatisant les écosystèmes et en transformant le « vivant » en marchandise.


L’économie verte constituera, justement, le thème central dans l’agenda du prochain Sommet des Nations Unies sur le Développement Durable, Rio+20. Il aura lieu du 20 au 22 juin à Rio de Janeiro, vingt ans après le Sommet de la Terre de l’ONU qui s’était déroulé en 1992 dans cette même ville.


Deux décennies plus tard, où en sommes nous ?

 

Que sont devenus des concepts tel que le « développement durable », qui est accolé à ce sommet ? Où en est la ratification de la Convention sur le Changement Climatique qui avait jeté les bases du Protocole de Kyoto ? Ou de la Convention sur la Diversité Biologique qui fut élaborée à l’époque ? Ce ne sont plus que des chiffons de papier, ni plus ni moins. La situation aujourd’hui est pire qu’à l’époque.


Au cours de toutes ces années, non seulement on n’est pas parvenus à freiner le changement climatique, la perte de biodiversité, la déforestation, etc., mais ces processus n’ont fait, au contraire, que s’aggraver et s’intensifier. Nous assistons ainsi à une crise écologique sans précédent qui menace l’avenir de l’espèce humaine et de la vie sur cette planète. Une crise qui joue un rôle central dans la crise de civilisation que nous traversons.


Cette crise environnementale met en évidence l’incapacité du système capitaliste à nous sortir de la voie sans issue dans laquelle nous a conduit sa logique de croissance illimitée, de profit à court terme et de consumérisme compulsif. Cette incapacité à offrir une issue réelle, nous avons clairement pu la constater lors des échecs des sommets sur le climat à Copenhague (2009), Cancún (2010), Durban (2011), ou lors du sommet sur la biodiversité à Nagoya au Japon (2010). A chaque reprise ce sont des intérêts politiques et économiques particuliers qui se sont imposés sur les besoins collectifs de l’humanité et sur l’avenir de la planète.


Dans ces sommets, on a adopté des fausses solutions face au changement climatique ;

 

des solutions technologiques comme le nucléaire et les agro-carburants, ou encore la capture et le stockage sous terre des émissions de CO2. Autant de mesures destinées à masquer les causes structurelles qui nous ont conduites à la crise écologique actuelle. Ces fausses solutions ne cherchent qu’à faire du profit avec cette crise et elles ne feront rien d’autre que l’aggraver.


Les liens étroits entre ceux qui possèdent le pouvoir politique et le pouvoir économique expliquent cette absence de volonté pour adopter les réponses effectives.

 

Les politiques ne sont pas neutres. Une solution réelle implique un changement radical du mode de production, de distribution et de consommation actuels, une confrontation ouverte avec la logique productiviste du capital. Autrement dit : toucher au noyau dur du système capitaliste. Ceux qui détiennent le pouvoir politique et économique ne sont pas disposés à faire une telle chose car ils ne veulent pas « tuer la poule aux œufs d’or ».


Aujourd’hui, vingt ans plus tard, ils veulent nous vendre leur « économie verte » comme une solution à la crise économique et écologique.

 

C’est un autre grand mensonge. L’économie verte ne cherche qu’à faire du profit avec la nature et avec la vie. Il s’agit d’un processus d’appropriation néo-colonial des ressources naturelles - du moins celles qui ne sont pas encore privatisées - afin de les transformer en marchandises que l’on achète et que l’on vend.


Ses promoteurs sont, précisément, ceux qui nous ont conduit à la situation de crise dans laquelle nous nous trouvons : les grandes entreprises multinationales, avec le soutien actif de gouvernements et d’institutions internationales. Ces mêmes compagnes qui monopolisent le marché de l’énergie (Exxon, BP, Chevron, Shell, Total), de l’agro-industrie (Unilever, Cargill, DuPont, Monsanto, Procter&Gamble), des pharmaceutiques (Roche, Merck), de la chimie (Dow, DuPont, BASF), sont les principales qui impulsent l’économie verte.


Nous assistons à une nouvelle attaque contre les biens communs et les perdants seront les 99% de notre planète.

 

Et tout particulièrement les communautés indigènes et paysannes du Sud, celles qui protègent et vivent de ces écosystèmes. Elles seront expropriées et expulsées de leurs territoires au profit des entreprises multinationales qui veulent tirer profit de ces écosystèmes.


Le Sommet de Río+20 est destiné à garantir ce que l’on pourrait appeler « une nouvelle gouvernance environnementale internationale », qui consolide la marchandisation de la nature et permette un plus grand contrôle oligopolistique sur les ressources naturelles. En définitive, il s’agit de déblayer le terrain pour les entreprises multinationales afin qu’elles s’approprient les ressources naturelles en légitimant des pratiques de pillage et d’usurpation.

 

La réponse est entre nos mains ; dire « non » et démasquer un capitalisme et une économie qui ne font que se peindre en vert.

* Article publié dans « Público » le 17/06/2012. Traduction : Ataulfo Riera.

+info : http://esthervivas.com/francais/

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 10:55
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Par Sophie Chapelle (15 juin 2012)


« Si Dieu le veut, Felda fera mieux que Facebook. »

 

C’est par ce commentaire que le Premier ministre de Malaisie a dévoilé l’introduction en Bourse à Singapour, le 25 juin prochain, de la compagnie malaisienne Felda Global Ventures Holding (FGVH). Première productrice d’huile de palme de Malaisie [1] et numéro trois mondial, FGVH aurait déjà attiré de nombreux actionnaires et investisseurs, pour plus de 15 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal. Si ces montants se concrétisent, il s’agirait de la deuxième plus grosse introduction en Bourse depuis le début de l’année, derrière celle de Facebook [2].


Pour assurer la commercialisation de son huile, FGVH a conclu en mai un partenariat industriel avec le groupe français Louis Dreyfus (LDC) [3], négociant de matières premières agricoles.

 

Ce dernier avait remporté en 2008 le prix Pinocchio des Droits humains « pour avoir exploité des populations indigènes Guarani dans des conditions proches de l’esclavage », dans la production d’éthanol au Brésil. En Malaisie, le groupe Louis Dreyfus prévoit la constitution d’une joint venture avec FGVH, dédiée à la commercialisation de 1,1 million de tonnes par an d’huile de palme.


Cette entrée au capital d’investisseurs internationaux suscite des résistances dans la société malaisienne.

 

Certains, parmi les 112 000 paysans sociétaires des coopératives publiques, dénoncent une perte de contrôle sur leurs ressources et craignent que les intérêts des petits producteurs soient négligés. Sans oublier les problèmes provoqués par l’inflation de plantations de palmiers à huile (déforestation, perte de terres vivrières…).

 

Un recours en justice a même été entrepris mais vient d’être rejeté par les autorités. Pour calmer le jeu, le gouvernement malaisien aurait promis à chaque famille une enveloppe de 15 000 ringgits (environ 4 000 euros). Encore un exemple de plus de l’avidité des investisseurs financiers dans la conquête des matières premières.

Notes

[1] La Felda règne sur 343 000 hectares de plantations d’huile de palme en Malaisie.

[2] Dans l’hypothèse d’un prix de 4,55 ringgits par action (1,16 euro), FGVH prévoit de lever 3,3 milliards de dollars contre 16 milliards de dollars le 18 mai dernier à New York pour Facebook.

[3] Sa propriétaire, Margarita Louis-Dreyfus, est aussi l’actionnaire principale de l’Olympique de Marseille.

En savoir plus

Lire notre enquête réalisée au Liberia : sur la piste de l’huile de palme.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 11:01
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Par Nolwenn Weiler (1er juin 2012)


En se disant davantage préoccupée par les conditions déplorables de scolarisation des enfants nigériens que par la brutale austérité qui frappe les Grecs, Christine Lagarde a soulevé l’indignation.

 

Mais le mépris avec lequel la directrice générale du FMI considère la Grèce vaut aussi pour le Niger : deuxième pays le plus pauvre du monde, embourbé depuis vingt ans dans une situation désastreuse à cause des plans d’ajustement structurels, qui y ont notamment détruit l’école publique.

 

Interrogée par un journaliste du Guardian, la directrice générale du Fond monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a affirmé que « les Grecs devraient commencer par s’entraider mutuellement », et ce en « payant tous leurs impôts ».

 

Les femmes doivent accoucher sans sage-femme ?

 

Les malades n’ont plus accès aux médicaments vitaux ? Les personnes âgées meurent faute de soins ? La faute aux Grecs. « Je pense davantage aux enfants dans une école d’un petit village du Niger, qui ont deux heures d’école par jour, partageant une chaise pour trois (…). Je pense qu’ils ont besoin de davantage d’aide que les gens d’Athènes », compare l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances. Comme quoi, les Européens ne devraient pas trop se plaindre. Christine Lagarde oublie de préciser que si les enfants du Niger ont bien du mal à être scolarisés, c’est aussi à cause de l’institution qu’elle dirige.


En décembre 2011, Christine Lagarde a honoré le Niger de sa première visite sur le continent africain. Reçue en grande pompe, la directrice du FMI a tenu à se rendre au chevet d’un pays où une personne sur trois vit dans l’insécurité alimentaire, ce qui n’aide pas non plus à bien suivre en classe. Lors de sa mini-tournée hors de la capitale, elle a même assuré que le FMI « n’est pas seulement une institution désincarnée qui prescrit des mesures d’austérité à travers le monde ». Il est aussi « très sensible aux particularités » de chaque pays. Charmante marque de générosité.


Quand le FMI taille dans le budget de l’Éducation nationale


L’une des particularités du Niger est qu’il est l’un des États les plus mal classés en termes de développement humain [1]. 61 % des habitants y survivent avec moins d’un dollar par jour, un enfant sur cinq meurt avant l’âge de 5 ans, principalement de maladies évitables et de la malnutrition. La faible scolarisation, particulièrement des filles, contribue au taux de 85 % d’analphabétisme du Niger. Selon l’Unicef, « la précarité des moyens d’existence des femmes a de graves conséquences sur l’accès des enfants à l’éducation, et sur l’abandon et la traite des enfants ». Point commun entre la misère au Niger et l’austérité en Grèce ? Le FMI.


Le budget 2012 du Niger a été sévèrement taillé… sur ordre du FMI. « De 2,2 milliards d’euros [2], le budget a été ramené à 1,9 milliard [3] avec des coupes substantielles dans les secteurs sociaux, qui concentrent les deux tiers des montants supprimés », informe le le Réseau national dette et développement (RNDD). Le budget le plus amputé ? Celui de l’Éducation nationale, avec 73 millions d’euros (48 milliards de francs CFA) de moins que prévu. L’Agriculture, la Santé et l’Enseignement supérieur sont aussi privés de moyens.


Des enseignants qui ne sont plus payés


Des choix budgétaires arbitrés en contradiction avec les engagements du président nigérien, Mahamadou Issoufou, et de son gouvernement, selon le Réseau national dette et développement. L’ONG appelle les parlementaires nigériens à refuser le diktat du FMI et le gouvernement à plus de responsabilités, rappelant que « les prêts consentis par les institutions internationales ne feront que faire flamber le service de la dette, qui est un frein à tout développement ». Cela fait plus d’une décennie que le Niger agonise, en partie à cause des plans d’ajustement élaborés à Washington.

 

Et concoctent un « Plan décennal de développement de l’éducation ».

 

Ce plan envisage le recours massif aux enseignants au statut précaire, les « volontaires et contractuels ». Lesquels représentent, en 2012, 80 % des effectifs. Censés être pris en charge par les collectivités régionales et les communautés de base, dans un souci de décentralisation, ces enseignants sont en fait de moins en moins nombreux… Puisque personne ne peut les payer ! Les réformes imposées par le FMI ont aussi encouragé la réduction du nombre d’heures de classe, la limitation des attributions de bourses, et la baisse du taux de scolarisation. « Une parfaite illustration des dérives auxquelles peuvent conduire des politiques d’inspiration néolibérale », commentait en 2004, Mamane Sani Adamou, figure altermondialiste locale [5].


L’économie nigérienne déstructurée par le FMI


Autre beau programme d’émancipation de la pauvreté imaginé par le FMI : le plan triennal au titre de la « facilité de réduction de la pauvreté et de croissance » (sic). Signé en 2000 en échange de nouveaux prêts, il a déstabilisé la fragile économie nigérienne en lui imposant la suppression de barrières douanières, la baisse de taxes à l’importation et la privatisation d’entreprises publiques. C’est ainsi que Vivendi (désormais Veolia environnement) a récupéré la société nationale de gestion de l’eau.


Autre obligation criminelle : celle de supprimer son office national vétérinaire pour pouvoir rééchelonner sa dette. Incapables de payer les prix demandés par les entreprises privées pour les vaccins, les médicaments, ou les vitamines, les nomades et les paysans ont vu leurs bêtes dépérir. Alors que le cheptel de 20 millions de bovins, d’ovins et de chameaux était une des richesses principales du pays, la liquidation des réserves alimentaires imposée par le FMI a accéléré le rythme des famines.


Pour trouver de quoi payer des chaises aux enfants qui peuvent se rendre à l’école, le Niger pourrait augmenter la redevance que paie Areva, qui exploite ses ressources en uranium (dont le Niger est le 3ème producteur mondial), ou la multinationale chinoise China National Petroleum qui s’y implante. Qu’en pense Christine Lagarde, dont le salaire pourrait permettre de rémunérer plusieurs dizaines d’instituteurs nigériens, à défaut d’être imposable ?


Nolwenn Weiler

Notes

[1] Un indicateur élaboré par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

[2] 1 425 milliards de francs CFA

[3] 1 256 milliards de francs CFA

[4] Président d’honneur des semaines sociales de France…

[5] Secrétaire général de l’Organisation pour la démocratie nouvelle et membre fondateur de l’association Alternative espaces citoyens.

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    23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 09:55
    capitalisme-vert

    23 mai

     

    Pour l’unité et la mobilisation des peuples

    pour la vie et les biens communs, la justice sociale et environnementale

    contre la marchandisation de la nature et l’”économie verte”


    A un mois de la conférence des Nations Unies Rio+20, les peuples du monde ne constatent aucunes avancées positives dans le processus de négociation qui se déroule au sein de la conférence officielle. En effet, on ne parle ni du bilan des accords conclus à Rio 92, ni des moyens pour agir sur les causes de la crise. Les discussions se focalisent sur un ensemble de propositions trompeuses appelé “économie verte” et l’instauration d’un nouveau système de gouvernance environnementale international, qui faciliterait leur mise en place.


    La véritable cause structurelle des multiples crises du capitalisme, sous ses formes classiques et nouvelles de domination, qui concentre la richesse et produit les inégalités sociales, le chômage, la violence contre le peuple, la criminalisation de ceux qui le dénoncent.

     

    Le système de production et de consommation actuel – dont les grandes multinationales, les marchés financiers et les gouvernements sont les garants – produit et accélère le réchauffement et la crise climatique internationale, la faim et la malnutrition, la disparition des forêts et de la diversité biologique et socioculturelle, la pollution chimique, l’épuisement de l’eau potable, la désertification croissante des sols, l’acidification des mers, l’accaparement des terres et la marchandisation de tous les domaines de la vie dans les villes et les campagnes.


    L’”économie verte”, contrairement à ce que son nom suggère, n’est qu’une autre étape d’accumulation capitaliste.

     

    Rien dans l’”économie verte” ne remet en question ou ne remplace l’économie basée sur l’extraction de combustibles fossiles, ou ses modèles de consommation et de production industrielle. Au contraire cette économie ouvre de nouveaux territoires à l’économie qui exploite les personnes et l’environnement, alimentant ainsi le mythe que la croissance économique infinie est possible.


    Le modèle économique qui a échoué, que l’on déguise aujourd’hui en vert, cherche à soumettre tous les cycles vitaux de la nature aux règles du marché et à la domination de la technologie, de la privatisation et de la marchandisation de la nature et de ses fonctions, ainsi que les savoirs traditionnels, en renforçant les marchés financiers spéculatifs grâce aux marchés du carbone, aux services environnementaux, aux compensations pour la biodiversité et au mécanisme REDD+ (Réduction des émissions de CO2 provenant de la déforestation  et de la dégradation forestière).


    Les transgéniques, les agro-toxiques, la technologie Terminator, les agro-combustibles, les nanotechnologies, la biologie synthétique, la vie artificielle, la géo-ingénieurie et l’énergie nucléaire, entre autres, sont présentés comme des “solutions technologiques” aux limites naturelles de la planète et aux multiples crises, alors qu’elles ne répondent pas aux véritables causes qui les provoquent.


    De plus, on promeut l’expansion du système alimentaire agro-industriel, l’une des causes les plus importantes des crises climatiques, environnementales, économiques et sociales, approfondissant la spéculation sur les aliments, et favorisant les intérêts des multinationales de l’agro-industrie, au détriment de la production locale, paysanne, familiale, des peuples indigènes et des populations autochtones, affectant ainsi la santé de tous.


    La stratégie de négociation au sein de la Conférence Rio+20, consiste pour certains gouvernements des pays riches à proposer une régression par rapport aux principes décidés à Rio 92, tels que le principe de responsabilité commune et différenciée, le principe de précaution, le droit à l’information et à la participation. Ils menacent des droits déjà acquis, tels que le droit des peuples indigènes, le droit des populations et nations autochtones et paysannes, le droit à l’eau, les droits des travailleurs et des travailleuses, les droits des migrants, le droit à l’alimentation, au logement, à la ville, les droits des jeunes et des femmes, le droit à la santé en matière de sexualité et de reproduction, à l’éducation et les droits culturels.


    On tente d’instaurer lesdits Objectifs de développement durable (ODS) qui seront utilisés pour promouvoir l’”économie verte”, fragilisant encore plus les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), déjà insuffisants.

    Le processus officiel propose d’établir des formes de gouvernance environnementale mondiale, qui auraient pour rôle d’administrer et faciliter cette “économie verte”, à travers la Banque Mondiale et d’autres institutions financières publiques ou privées, nationales et internationales, ce qui provoquerait un nouveau cycle d’endettement et d’ajustements structurels déguisés en vert. Il ne peut exister de gouvernance démocratique mondiale sans en finir avec la domination exercée par les multinationales sur les Nations Unies.


    Nous refusons ce processus et faisons appel à tous pour venir renforcer les manifestations et les constructions d’alternatives dans le monde entier.


    Nous luttons pour un changement radical du modèle actuel de production et de consommation, en renforçant notre droit à nous développer en s’appuyant sur les modèles alternatifs basés sur des réalités multiples vécues par les peuples, réellement démocratiques, respectant les droits humains et collectifs, en harmonie avec la nature et la justice sociale et environnementale.


    Nous affirmons la construction collective de nouveaux paradigmes basés sur la souveraineté alimentaire, l’agroécologie et l’économie solidaire, sur la lutte pour la vie et les biens communs, sur l’affirmation de tous les droits menacés tels que le droit à la terre et au territoire, le droit à la ville, les droits de la nature et des générations futures, et sur l’élimination de toute forme de colonialisme et d’impérialisme.


    Nous faisons appel à tous les peuples du monde pour appuyer la lutte du peuple brésilien contre la destruction de l’un des plus importants cadres légaux de protection des forêts (Code Forestier), qui ouvre la porte à une déforestation accrue au profit des intérêts de l’agro-industrie et au renforcement de la monoculture ; appuyer également la lutte contre la mise en place du méga-projet hydraulique de Belo Monte, qui affecte la survie et la vie des peuples de la forêt ainsi que la biodiversité amazonienne.


    Nous renouvelons notre invitation à participer au Sommet des Peuples qui aura lieu du 15 au 23 Juin à Rio de Janeiro.

     

    C’est une étape importante des luttes mondiales pour la justice sociale et environnementale que nous construisons depuis Rio 92, notamment à partir de Seattle, du FSM, de Cochabamba, où se sont amplifiées les luttes contre l’OMC et l’ALCA, pour la justice climatique et contre le G20. Nous intégrons également les mobilisations de masse et luttes populaires comme Occupy, la lutte des étudiants chiliens, les indignés et le printemps arabe.


    Nous faisons appel à tous pour les mobilisations mondiales du 5 juin (Journée internationale de l’environnement), du 18 juin contre le G20 (qui cette fois sera axé sur la “croissance verte”) et du 20 juin pour la marche du Sommet des peuples à Rio de Janeiro et dans le monde entier, pour la justice sociale et environnementale, contre l’”économie verte”, la marchandisation de la vie et de la nature et pour les biens communs et les droits des peuples.


    Le Groupe d’articulation international du Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale

    Rio de Janeiro, 12 mai 2012


    Le Groupe d’articulation (GA) international du Comité de facilitation pour la Société civile à Rio+20 (CFSC) au Sommet des peuples est constitué de 35 réseaux, organisations et mouvements sociaux de 13 pays différents. Ses représentants travaillent ensemble au GA national (avec 40 réseaux représentés) pour la coordination méthodologique et politique du Sommet des peuples, événement parallèle et critique de Rio+20, qui réunira des millions de personnes à l’ « Aterro do Flamengo », du 15 au 23 juin.

     

    http://www.cadtm.org/Ce-qui-est-en-jeu-a-Rio-20

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    27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 12:08
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    25 avril

    CNOP, UACDDDD, CAD, LJDH, AOPP contre les accaparements des terres

     

    Communiqué de presse


    (Bamako, 24 avril 2012)

     

    Depuis 2009, les paysans et paysannes de l’Office du Niger, notamment ceux de Sanamadougou, Saou et Sansanding sont la cible d’injustices de la part des certains investisseurs.

     

    Ces injustices se sont manifestées par des bastonnades, des arrestations, des destructions des semis, des accaparements des champs et des sources d’approvisionnement en eau.

     

    Conséquence, des dizaines de familles vivent de la solidarité des autres villages car ils n’ont pas pu cultiver faute de champs depuis trois ans.


    Malgré de nombreuses démarches entreprises par les villageois auprès des autorités à tous les niveaux, la situation demeure.


    A l’approche de la campagne agricole, les paysans de Sanamadougou et Saou ont commencé ce jour 23 Avril 2012 les préparatifs, à leur grande surprise, quatre de leurs responsables dont le Chef du Village ont été arrêtés et amenés à la Brigade de gendarmerie de Markala.


    Au regard de la situation que traverse le pays, nous pensons que notre chère patrie à besoin plus d’un apaisement et d’une union sacrée de tous ses fils et filles au lieu d’une tension sociale.


    A cet effet nous, CNOP, UACDDDD, CAD Mali, LJDH, AOPP prenons à témoin la communauté nationale et internationale de ces arrestations et envoyons une délégation ce jour même sur le terrain.


    Nous exigeons le respect des engagements pris lors de la marche de protestation de l’UACDDDD contre les accaparements des terres le mardi 13 mars 2012 devant la Cité administrative.


    Enfin, nous lançons un appel aux autorités maliennes de prendre toutes leurs responsabilités et dispositions nécessaires pour la libération des détenus et que chacun et chacune puissent retourner travailler leurs champs.

    Touche pas à ma terre, touche pas à ma maison, touche pas à mes militants

    Contact :

    UACDDDD : +223 76 49 03 15
    CNOP : 66 76 11 26 – 76 81 87 93
    CAD Mali : 76 42 36 64 – 76 41 55 86
    LJDH : 66 63 21 48 - AOPP : 79 19 48 71

     

    http://www.cadtm.org/Mali-des-paysans-arretes-alors-qu

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    23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 09:54

    22 avril 2012
     

    Plus d’une heure avant le début de la manifestation du Jour de la terre de Montréal, le métro était bondé. Il y avait quelque chose de nouveau dans l’air.


    « Selon les organisateurs de l’évènement, environ 250 000 personnes auraient pris part à la marche pour l’environnement qui avait lieu en après-midi dans le centre-ville.


    « Le coup d’envoi de la manifestation a été donné à 14 h, à la place des Festivals, alors que les cloches de 200 églises à travers la province ont sonné pendant deux minutes.

     

    « De nombreuses personnes étaient venues manifester en famille ou entre amis.

    « En cette journée de promotion de l’environnement, les transports en commun, pris d’assaut par les manifestants qui tentaient de se rendre au rassemblement, ont été débordés, même si des trains supplémentaires avaient été ajoutés dans le métro sur les lignes verte, orange et jaune en prévision de l’événement.

     

    « Si l’absence générale de représentants du gouvernement libéral provincial et du gouvernement conservateur fédéral a été remarquée, leurs opposants, eux, n’ont pas hésité à prendre la parole. Le chef du NPD, Thomas Mulcair, en a profité pour dénoncer l’exploitation des sables bitumineux.

     

    « La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a pour sa part parlé de transport écologique. « On pense qu’on peut réduire encore davantage nos impacts sur les gaz à effet de serre, en allant entre autres vers du transport en commun électrifié et en allant vers le transport, tout court, qui utiliserait des énergies renouvelables », a-t-elle plaidé.

     

    « La porte-parole de Québec Solidaire, Françoise David, a quant à elle déploré « de voir le gouvernement canadien se dissocier de l’accord de Kyoto, qui est un accord qui n’est même pas si contraignant », considère-t-elle.

    « Des manifestants dénonçaient aussi le Plan Nord, l’exploitation des gaz de schiste, ou encore la réfection de la centrale nucléaire Gentilly 2. » [1]


    Voilà peut-être la plus grande manifestation jamais tenue dans l’histoire du Québec qui rivalise avec celle du 22 mars organisée par les trois fédérations étudiantes. Deux records à la suite, voilà un révélateur d’une mue politique en gestation dont Occupons-Montréal a été le précurseur.

     

    L’intransigeance du gouvernement Libéral envers le mouvement étudiant, s’enfouissant dans le sillon de la réactionnaire politique économique et écologique du gouvernement Conservateur, commence à faire trembler certains ténors de la bourgeoisie, appuyée par leurs intellectuels organiques, qui souhaiteraient une trêve suivie d’un sommet de l’éducation. Après deux mois de grèves, dans le cas des cégeps et facultés universitaires à la pointe du mouvement, environ le tiers des étudiants et étudiantes du post-secondaire, soit 175 000, tiennent toujours le coup.


    Le grand rassemblement d’aujourd’hui pourrait signifier une relance de la lutte d’autant plus que la CLASSE, la fédération étudiante la plus combative qui regroupe près de la moitié des grévistes, s’est finalement sortie du guêpier de la « condamnation de la violence » qui l’avait mise sur la défensive et menaçait de rompre l’unité des trois fédérations. Si le magnifique succès d’aujourd’hui crée une condition nécessaire à la victoire, celle-ci est loin d’être suffisante.

     

    Car ce rassemblement citoyen est une « foule », comme le disait une affiche, qui par définition se disperse sans lendemain, même si elle marque la maturation d’un nouvel état d’esprit, à moins qu’il y ait une organisation pour assurer la suite des choses. Or la coalition d’organisations écologiques, d’artistes et de personnalités qui l’a convoqué, même si elle a su saisir la colère sociale qui monte, n’a pas cette capacité.


    Par contre, l’organisation syndicale, et la nébuleuse d’organisations populaires qui l’entoure, l’ont. Comme l’occasion fait souvent le larron, voilà que dans quelques jours le 1er mai, fête du travail, se présente au rendez-vous. Non seulement pour une autre grande manifestation, que les bureaucraties syndicales n’ont jusqu’ici pas prévue, mais pour une escalade au-delà de la grève étudiante dont la résilience étonne le peuple québécois.

     

    L’immense succès mobilisateur du Jour de le terre fournit l’occasion aux bureaucraties endormies, maintenant qu’est terminée la lucrative saison de la collecte des nouvelles contributions aux prétendus fonds de solidarité — fonds milliardaires de capital de risque généreusement subventionnés par l’État et gérés par les deux plus importantes centrales syndicales, FTQ et CSN — de se ressaisir afin d’appeler à une grève sociale de 24 heures déjà votée en principe par le congrès de la CSN en 2010.


    Aux intersyndicales et à la base syndicale, à la Coalition populaire mains rouges de 140 organisations, et à la gauche politique, dont Québec solidaire, de pousser à la roue. Déjà, la coordination de la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve de Québec solidaire, une des plus importantes de ce parti, a décidé de signer la pétition en ligne « Les syndicats en appel à la défense du peuple » qui invite les centrales syndicales « à la mobilisation nationale, en débutant peut-être par une journée de grève générale symbolique à la grandeur du Québec » et d’inviter la direction nationale du parti à faire de même tout en rendant public cet appui.


    Notes

    [1] Site web de Radio-Canada, 22/04/12.


    * www.marcbonhomme.com 

     

    bonmarc@videotron.ca

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    17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 12:52

    nestle_greenpeace_pause_kitkat_deforestation_huile_de_palme.jpg

    par Sophie Chapelle


    L’huile de palme est massivement importée en Europe.

     

    Elle sert à la composition d’aliments comme aux agrocarburants. Avec le soutien de la région Languedoc-Roussillon, une nouvelle raffinerie devrait voir le jour à Port-la-nouvelle, dans l’Aude. A l’autre bout de la filière, en Afrique de l’Ouest, l’accaparement de terres par des multinationales et l’expropriation des populations bat son plein. Basta ! a remonté la piste du business de l’huile de palme jusqu’au Libéria. Enquête.


    [Lire la suite]

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