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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 13:27

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Par Nolwenn Weiler (6 mars 2013)

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L’occupation par deux hommes d’une grue, à Nantes, mi-février a fait connaître les revendications de pères divorcés « désespérés de ne pas voir leurs enfants ». Une revendication reprise en boucle et sans aucun recul par nombre de médias. Or, cette action s’inscrit dans une stratégie bien précise de mouvements appelés « masculinistes ». Qui sont-ils ? Quels sont leurs objectifs ? Décryptage avec Patric Jean, cinéaste et réalisateur du documentaire « La domination masculine ».


Basta ! : D’où vient le mouvement masculiniste ?


Patric Jean [1] : Les premiers masculinistes sont apparus à la fin du 19ème siècle, à un moment où l’on adulait moins la force masculine, à cause de l’arrivée des machines qui la remplaçaient. Cela a entraîné une crise d’identité de l’homme viril. Actuellement, certains hommes, comme les masculinistes, se sentent mis en danger par le fait que les femmes prennent davantage de place. Chaque fois que les femmes avancent, ou que les homosexuels marquent des points, ils se manifestent. C’est la conséquence directe du récent renouveau féministe en France, et des nouveaux droits que sont en train d’acquérir les homosexuels.

 

C’est comme le ressac d’un mouvement d’émancipation. On pourrait comparer cette idéologie au racisme, qui va du gars au coin du bistrot qui dit du mal des ouvriers noirs ou arabes, aux thèses plus élaborées des partis de droite. C’est bâti sur la peur de l’autre, la haine de l’autre. Pour les masculinistes, c’est le même processus : cela va de ce lui qui tient des propos misogynes sur sa femme entre collègues jusqu’à l’idéologie masculiniste. C’est du sexisme, qui se structure différemment selon les personnes et les endroits. Les masculinistes sont par ailleurs souvent racistes, et ultra-libéraux au niveau économique. Ils détestent l’État qu’ils associent à l’image d’une mère toute puissante.


L’action menée à Nantes mi-février, par des « pères désespérés », installés en haut d’une grue, s’inscrit-elle dans cette nébuleuse ?


On retrouve dans l’action de Nantes, les mêmes expressions que celles employées au Québec par les mouvements masculinistes : « Dans 80% des cas, ce sont les mères qui obtiennent la garde des enfants ». On retrouve aussi le même V de la victoire en fin d’action. L’association SOS papa, qui a soutenu les deux pères, fait partie des références des masculinistes québécois. En 2007, les Québécois étaient montés sur des ponts pour dénoncer les mêmes injustices. Mais avaient commis l’erreur d’entraver la circulation, ce qui leur avait mis la population à dos. En prenant soin de choisir des grues désaffectées, les Français ont amélioré le procédé. Tout cela était bien organisé et très préparé. Rien à voir avec l’acte désespéré d’un père en souffrance, comme on a pu l’entendre en boucle sur les médias.


Pourquoi ces hommes ont-ils bénéficié d’une telle audience médiatique ?

 

On peut déplorer que les journalistes n’aient pas pris la peine d’aller voir le site de ces militants, ce qui leur aurait permis de comprendre tout de suite à qui ils avaient à faire. Ils n’ont pas non plus vérifié les chiffres donnés par ces pères sur les gardes d’enfants. Celles-ci sont au profit quasi-exclusif des mères, pour la simple raison que les pères réclament moins cette garde ! Si ces messieurs ont été si vite et si bien écoutés, c’est que la société dans laquelle ils s’expriment est prête à accueillir leur parole. Les idées masculinistes vont dans le sens de notre culture, toujours structurellement misogyne, sexiste et prête à écouter n’importe quel idiot se plaindre des femmes. Imaginons un seul instant que des féministes soient montées sur une grue pour dénoncer les violences conjugales, qui pour le coup sont bien réelles. On aurait dit : qui sont ces hystériques extrémistes qui montent sur une grue ? Elles n’auraient pas eu 1/10ème de l’attention accordée à ces hommes. A moins qu’elles n’y soient montées nues, évidemment.


Les difficultés évoquées par les pères concernant les gardes d’enfants, au moment des séparations, sont quand même bien réelles, non ?


Il y a évidemment des situations malheureuses, mais elles sont très rares. L’exemple du Québec est parlant. On a là-bas des chiffres précis, puisqu’en cas de divorce, les couples sont tenus de passer devant un médiateur. Dans 80% des cas, la situation a déjà été négociée à l’amiable quand les parents se présentent devant le médiateur. Dans la grande majorité des autres cas, une solution est trouvée lors du second rendez-vous avec le médiateur. Seuls 4% des cas posent vraiment problème, alors que 96% des séparations ont été gérées à l’amiable.

 

Les vraies guerres sont très rares. Une étude qui vient d’être publiée en Belgique démontre à nouveau que l’immense majorité des pères ne veulent pas de la garde alternée. Nous sommes dans des sociétés où la quasi-totalité des tâches parentales et domestiques sont dévolues aux femmes. Les hommes l’ont bien compris ! Ils savent qu’une garde alternée, cela signifie gérer au quotidien les petites maladies, les absences du bureau... Ils préfèrent clairement ne pas s’occuper de ces soucis ! Et se contentent de ne voir leurs enfants qu’un week-end sur deux, voire moins encore.


Alors, pourquoi ces actions de « pères désespérés » ?


C’est une vitrine, tout simplement. Les masculinistes québécois, qui sont en contact avec une association telle que SOS papa, me l’ont dit eux-mêmes, hors caméra : c’est de la pure stratégie pour faire passer leur idéologie misogyne, qui considère que les avancées vers l’égalité entre femmes et hommes sont une destruction du modèle social patriarcal auquel il faudrait revenir. D’ici quelques semaines, on aura droit à d’autres sujets dans les médias, qui n’ont rien à voir. Le suicide des hommes par exemple, avec toutes sortes de chiffres très tendancieux, que les médias iront – je l’espère – cette fois vérifier. Après, ce sera l’échec scolaire des petits garçons, avec l’accusation d’un système scolaire pensé pour les petites filles et qui pénaliserait les petits garçons. Ils vont comme cela égrener les thématiques.


Les deux hommes qui ont grimpé sur les grues à Nantes sont accusés de violences. Comment les masculinistes se situent-ils sur ces questions ?


Ils nient l’importance des phénomènes de la violence conjugale, de l’inceste et du viol, qui seraient des inventions des féministes. Ils sont de fervents défenseurs du « syndrome d’aliénation parentale » ou SAP. Ce concept a été inventé dans les années 80 par le psychiatre américain Richard Gardner, dans un contexte où de plus en plus de mères dénonçaient les pères abuseurs. Il s’agit de l’idée selon laquelle lors d’un divorce, la femme pousserait ses enfants à accuser faussement leur père de violences, afin de les en écarter. Ce syndrome n’existe pas. Il n’a été validé par aucune association psychiatrique dans le monde. Il est cependant fréquemment utilisé par les tribunaux. C’est une véritable catastrophe, qui sert de défense aux hommes accusés de violences conjugales ou d’agressions sexuelles sur leurs enfants.


Comment se prémunir, face à cette idéologie ?


Nous devons tous et toutes être vigilants au quotidien pour ne pas véhiculer de stéréotypes sexistes. Il faut aussi que les élus soient très attentifs. Depuis 2009, plusieurs propositions de lois ont été déposées par des députés de droite, directement inspirées de l’idéologie masculiniste. Nous savons que les membres de SOS papa ont été reçus plusieurs fois à l’Assemblée nationale. Certaines propositions prévoyaient de faire entrer dans la loi le syndrome d’aliénation parentale ! D’autres envisageent de rendre la résidence alternée obligatoire, ce qui rendrait plus difficiles les demandes de séparation des femmes qui ont des enfants, mais aussi la dénonciation d’éventuelles violences. Les échecs précédents n’empêcheront pas des élus de déposer de nouvelles propositions lors de la prochaine discussion à l’Assemblée nationale sur la famille.

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Recueillis par Nolwenn Weiler

(@NolwennWeiler sur twitter)

Voir le blog de Patric Jean

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Notes
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[1] Patric Jean, cinéaste et réalisateur du documentaire « La domination masculine ».

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http://www.bastamag.net/article2961.html

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 10:20
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Les identifier, les recenser, les combattre !

Depuis le Forum Social Mondial de Dakar (février 2011), et le 1° forum européen en août 2011 à Venaus (Val de Susa, Italie), des associations européennes échangent informations, analyses, expériences, soutiens...

 

Car partout en Europe, des projets pharaoniques, dépassés, dévoreurs de terres agricoles et souvent de subventions publiques (tels le projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes) se font concurrence dans la course au mensonge, tant sur les besoins des populations que sur les coûts et conséquences qu'elles devraient subir.

 

Dernier en date, le projet d'EuroVegas en Espagne ose promettre 260 000 emplois pour 6 casinos, 12 hôtels représentant 36000 chambres, 9 salles de spectacles, 3 terrains de golf... dans une Espagne exsangue, nantie de dizaines d'aéroports et d'hôtels inactifs   !

 

Suite du communiqué et dossier "contre les grands projets inutiles imposés"

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 12:39
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Gaétan Mathieu | journaliste

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Au volant de son 4x4, Don McLeroy déboule sur l’autoroute George W. Bush. Nous sommes à Dallas, au Texas. Ce dentiste de métier, au visage rond et à la moustache bien taillée, est une star dans l’Etat du sud des Etats-Unis. Et un objet de raillerie dans le reste du pays, notamment parce qu’il est convaincu que les dinosaures et les humains ont coexisté.

 

Lire la suite:

 

Pour en savoir plus

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 10:41
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Les éditions Libertaires ont publié de nombreux titres mécréants pour rappeler, à la manière de Jacques Prévert, que dans toute religion il y a toujours quelque chose qui cloche... Et pas seulement à Pâques. Dans Yonk, Jack Fournier et Bruno Moreau ont imaginé l’origine des religions. Une histoire bien sympa à conter aux mômes qui ne veulent pas grandir idiots.

Nous sommes à peu près en l’an moins 43 750. Nos ancêtres préhistoriques sont travailleurs. La chasse, la pêche, la cueillette, la fabrique d’armes et de bijoux... Les occupations ne manquent pas du matin au soir pour tous les membres de la communauté. Tous ? Non. Yonk a un très gros poil dans la main. Il ne fait rien. C’est le marginal du clan. Son nom veut dire « vomi ». C’est dire ! Oisif, il passe des heures couché près d’un petit animal pas plus utile que lui. Ce qui devait arriver arriva. Yonk est expulsé du groupe. Il quitte sa grotte avec pour seul bagage une cape en hyène tachetée.


Réfugié dans la forêt, Yonk joue avec les libellules et les oiseaux piqueurs. Il respire à pleins poumons les parfums des plantes. Il court comme un fou parmi les arbres. Et pan ! Une branche l’assomme. Yonk tombe inanimé devant un tigre aux crocs longs comme le bras. Un guetteur du clan assiste à la scène depuis les hauteurs d’un chêne. Il voit le fauve épargner Yonk et poursuivre son chemin. Il alerte d’autres hommes qui décident d’observer de plus près l’énigmatique Yonk.

 
Le jeune a atteint une plaine immense quand les chasseurs l’aperçoivent de nouveau. Malheur, un troupeau de bisons arrive droit sur lui dans un grand tremblement de terre. Yonk est perdu. Et non. A l’abri d’un ruisseau, Yonk survit une nouvelle fois. Les chasseurs qui n’ont vu le drame que de très très loin acclament leur héros élevé au rang d’immortel.

 
Un retour triomphal au camp se prépare, mais le temps se gâte. Un orage d’une rare violence s’abat sur la petite troupe de chasseurs effrayés. Les éclairs fendent l’horizon. Le tonnerre gronde. Fasciné par le spectacle, Yonk se retrouve seul au pied d’un arbre qui va attirer la foudre. Le feu tombé du ciel embrase les branches...

Décidément, Yonk n’est pas un jeune homme comme les autres. Par trois fois, la mort n’a pas voulu de lui. Hommes et femmes se prosternent à ses pieds et lui apportent des cadeaux. Un chant vante ses exploits. Des peintures rupestres racontent la vie de celui qui est « au-dessus » des autres.

 

La religion est née. CQFD.


Dessinée sur une soixantaine de planches superbes (dans un style cousin de celui d’Hugo Pratt), l’histoire racontée par Jack Fournier et Bruno Moreau est probablement vraie. Depuis les origines, la majorité des humains - naïfs, ignorants et serviles - a eu besoin de croire à des fables pour supporter le poids de leur existence. Depuis les origines, une minorité d’humains a très bien su utiliser la naïveté, l’ignorance et la servilité de leurs semblables pour asseoir leur pouvoir. Ni sorcier ni gourou ! Ni dieu ni maître !


Jack Fournier et Bruno Moreau, Yonk L’invention de la religion, éditions Libertaires. 66 pages, 15 euros.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 11:22

 


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Javier Martinez, l’archevêque de Grenade, a légitimé le viol pour les femmes qui ont avorté dans son sermon de Noël. l’auteur portugais Manuel António Pina, s’en émeut et condamne fermement ses propos dans le Jornal de Notícias (via Google Translate) :

 

« Quand il s’agit de l’intolérance, l’Eglise espagnole n’a de leçon à prendre de personne… Maintenant que le [Premier ministre] Mariano Rajoy, proche de l’Eglise, a annoncé son intention d’éliminer « la corruption de la loi laïque sur l’avortement » que le gouvernement de son prédécesseur Zapatero a fait adopter, je me suis fait remettre l’homélie de Noël de l’archevêque de Grenade, Javier Jimenez, dans laquelle il affirme « qu’une femme qui a avorté donne à un homme la licence absolue, sans restriction pour abuser de son corps, parce qu’elle a commis un péché comme si elle avait le droit de commettre ce péché’. …

 

Pour l’archevêque, les crimes d’Hitler et ceux de Staline (il a oublié Franco) sont « moins épouvantables que l’avortement ». Dans ces moments-là, même un athée voudrait qu’il y ait un dieu pour condamner ces personnes. »

 

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article124112

 

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 11:57

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Les intégristes cathos (fachos) manifestaient contre une pièce de théâtre à Rennes.

L'état français et la nation française (c'est selon)  ne sont plus chrétiens depuis 1792.
Cette année là le peuple, la nation, l'assemblée nationale ont décidé de couper la tête du roi et  de "détruire sa famille" pour empecher tout retour en arrière.( Les russes aussi l'ont fait , Poutine peut dire merci, sinon il aurait un grand duc sur le dos).

 

Ile roi était le seul représentant de dieu sur terre (allant jusqu'à créer des problèmes avec le pape).

Comme Mohammed 6 au Maroc et l'autre en Arabie, son pouvoir il le tenait de "droit divin".

 

Voyant où  çà les menait  direct à la guillotine en cas de révolte, les rois préfèrent maintenant dire qu'ils tiennent leur pouvoir "de la constitution" . Pas cons!

 

Cela permet d'expliquer pourquoi les "vrais cathos", les soit disant "intégristes" ne peuvent pas digérer la République.
Dans leur jargon, on devrait même expier ce meurtre, ce "déicide",  pire que celui de jésus par les juifs (pour les antisémites) ou les romains pour les historiens !

 

Ils ont construit le "sacré coeur" de Montmartre en expiation des pêchés des sans culottes de la Commune (ils étaient fusillés, pouvaient pas dire non !) .

 

Voilà pourquoi ils appellent la république la "Gueuse" et ils préparent leur "Charia chrétienne": avortement, mariage gay, divorce (liens indissolubles du mariage ! ) etc...

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 12:46
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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 08:04

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L'Opus Dei au coeur d'un procès qui s'ouvre ce matin à Paris : une association qui lui serait liée est poursuivie pour travail dissimulé. Nous ne reviendrons pas sur cette affaire, mais plutôt sur les pratiques de l'Opus Dei, l'une des institutions les plus réactionnaires de l'église catholique, épinglée par ses détracteurs pour ses dérives sectaires.

 

L'Opus Dei : beaucoup n'en avaient jamais entendu parler avant le Da Vinci Code, ce best seller vendu à 50 millions d'exemplaires devenu un film au succès planétaire. Dans ce polar ésotérique, l'Opus Dei était décrit comme un syndicat du crime. Mais au-delà de la fiction, l'Opus Dei, c'est d'abord l'une des institutions catholiques les plus controversée, y compris au sein de l'église, pour plusieurs raisons :

 

Ses liens avec le franquisme. L'Opus Dei a été créée en 1928 en Espagne et ses membres ont joué un rôle politique majeur sous Franco.  

 

Son statut unique au sein de l'Eglise, celui de "prélature personnelle". C'est Jean Paul II qui lui accorde cette reconnaissance en 1983, avant de canoniser son fondateur, Josemaría Escrivá de Balaguer, en 2002.

 

Ses positions réactionnaires. L'Opus dei estime notamment que le modernisme est un cancer et qu'elle seule peut "sauver" l'Eglise.

 

Ses règles et pratiques très strictes pour ses 80.000 membres à travers ds le monde, dont un millier en France.  

 


La place St-Pierre à Rome le jour de la canonication du fondateur de l'Opus Dei © Reuters - 2011 / Paolo Cocco

 

Bruno Devos a été membre de l'Opus Dei pendant 13 ans. Il a fait partie des "numéraires",  ceux qui forment le noyau dur. Ils ont un travail, sont avocats, médecins ou managers. Mais ils vivent en vase clos dans un centre de l'Opus Dei. Ils font voeu de célibat et de pauvreté et versent l'intégralité de leur salaire à l'institution.

 

 

Il y a aussi les pratiques d'auto-flagellation, dites de mortification corporelles...

 

Lecture

Ces pratiques, Bruno Devos les a dénoncées dans un livre, La face cachée de l'Opus Dei.  L'institution n'a jamais attaqué pour diffamation. D'ailleurs, quand on parle de ces pratiques à la porte-parole de l'Opus Dei, Béatrice de la Coste, elle dément sans démentir.

 

 

L'Opus Dei s'investit également dans l'éducation. Elle contrôle de nombreuses universités et écoles de management et nouveauté, des écoles pour les plus jeunes. Bref, l'institution diversifie ses débouchés, comme l'explique  Christian Terras, rédacteur en chef de la revue catholique progressiste Golias.

 

 

En France, l'Opus Dei compte un millier de membres, une quinzaine de centres de formation dans les grandes villes et elle gère les aumônerie de trois écoles.

les liens
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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 11:21
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Par MARGHERITA NASI
L’initiative vient de l’archêveché de Madrid. En échange du pardon, les femmes devront faire pénitence.

Cette année, les prêtres qui confesseront pendant les JMJ pourront pardonner le pêché de l’avortement.

L’initiative, rappelle le quotidien espagnol El mundo, vient de l’archêveché de Madrid qui, dans un communiqué publié sur son site, explique que «cette (concession) a pour but de faciliter l’obtention de la grâce divine pour les fidèles qui participent aux Journées mondiales de la Jeunesse».

 

Cette décision va à l’encontre de la tradition catholique, où il existait des péchés qu’un prêtre ne pouvait pas pardonner, et qui aboutissaient automatiquement à l’excommunication: l’adultère, l’apostasie, l’hérésie et l’assassinat, rappelle El País. «La décision de Rouco (archevêque de Madrid) est d’autant plus frappante que la hiérarchie du Vatican considère l’avortement comme un meurtre, bien qu’il soit autorisé par la loi dans de nombreux pays», estime le journal.

«Normalement, seulement certains prêtres ont le pouvoir de lever ce genre d'excommunication, mais le diocèse local a décidé d’attribuer ce pouvoir à tous les prêtres qui donnent la confessions lors de cette célébration» explique le porte-parole du Pape, Federico Lombardi, cité par le Guardian.

 

Extraordinairement, entre le 15 et le 21 août à Madrid, les prêtres du monde entier pourront donc lever l’excommunication des femmes qui confessent avoir pratiqué un avortement et qui se sont repenties, explique El País. Près de 2 000 prêtres donneront le sacrement de la réconciliation dans près de 200 confessionnaux installés dans le parc du Retiro pour un «Festival du pardon», et Benoît XVI lui-même confessera un groupe de jeunes samedi 20 août rappelle La Croix.

 

Avec le pardon, les femmes se verront imposer une «pénitence convenable». Et comme il n’y a pas de mode d’emploi, chaque prêtre imposera la pénitence qu’il estime adéquate. «Un catalogue qui va de réciter son chapelet, à faire une donation, partir en pélerinage dans un sanctuaire marial, ou avoir des enfants», raconte le quotidien espagnol qui a interrogé quelques prêtres. Père Roberto par exemple explique qu’il préfère «voir en fonction de la personne» la pénitence à imposer. Miguel García, de Pampelune, privilégie les peines comme «aller voir le saint père, assister à une messe, ou réciter le chapelet». «Ce n’est pas comme au Moyen Age», répond-il à ceux qui s’attendent à des punitions extrêmes.

«Morale à la carte»

Le Vatican s’aventure sur un terrain particulièrement sensible, rappelle le journal britannique. «L’avortement est une question délicate en Espagne, mais avec 112 000 avortements légaux en effectués en 2009, c’est un choix que beaucoup d’Espagnoles sont prêtes à assumer».

 

L’initiative prête à débat: des voix s’élèvent pour dénoncer le relativisme de cette «morale à la carte», pour reprendre les termes de Juan José Tamayo, de l’Association de théologiens Juan XXIII, cité par El País: «C’est le meilleur exemple d’absolutisme papal, qui n’est même pas capable de se tenir à ses propres principes moraux, qu’il transgresse quand ça l’arrange, comme les pharaons égyptiens, les seigneurs du Moyen Age, et les dictateurs qui imposent leur propre morale».

 

http://www.liberation.fr/monde/01012354849-jmj-les-pretres-autorises-a-pardonner-l-avortement

 

Commentaire:

 

Quel festival réactionnaire, d'idées retrogrades et de mensonges !

L'adultère serait puni d'excommunication! Quelle rigolade! Combien d'hommes qui trompent leur femme ont été excommuniés? C'est quasiment un devoir sacré. Et les curés qui ont commi l'adultère avec la femme du paroissien? Voeux de célibat, pas de chasteté (sauf pour les nonnes) oblige.

Et les femmes avortées qui seules doivent faire pénitence! Les autres coupables avec leur "petite graine" où qui sont?

L'avortement a simplement sauvé  leur vie, leur santé mentale ou physique. Elle doivent donc s'excuser d'être encore en vie! S'engager à payer ( bon, çà c'est normal chez les cathos)  mais  faire des enfants pour se racheter ! Abject!

Et il était où était le préservatif dans le sac des pélerins?

 

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 12:06
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(De Madrid) C'est sur la Puerta del Sol, rendue célèbre par les « indignés », qu'une charge policière a mis fin violemment mercredi soir à Madrid à la manifestation laïque convoquée pour protester contre les dépenses publiques encourues pour la visite du pape à l'occasion des 26e JMJ.

La tension était montée plus tôt lorsque les 5 000 manifestants, arrivant d'une rue adjacente, s'étaient retrouvés face à plusieurs centaines de jeunes « pèlerins » catholiques sur la fameuse place.

« Habemus Papa », hurlaient en cœur une demi-douzaine de pèlerins français retranchés en hauteur sur le bord de la fontaine de la Puerta del Sol face à des centaines de manifestants laïcs vers 21 heures.

« Dieu non plus ne nous représente pas », criaient en réponse des centaines de manifestants en référence aux fameux slogan des « indignés », « No nos representan ».

« Moi je suis homo, je suis homo, je suis homo », chantait en riant un petit groupe non loin de là alors que d'autres phrases bien plus salées – « Le pape est un nazi », « Benedicto [pour Benoît XVI, ndlr] : pédophile » –, fusaient aussi.

« Vive le Christ roi », le cri d'une volontaire espagnole des JMJ s'est lui perdu dans les bras des policiers qui l'éloignaient des manifestants. Les agents ont tenté pendant plusieurs heures de séparer laïques et jeunes des JMJ.

Une menace d'attentat

L'arrestation la veille d'un étudiant mexicain en chimie et volontaire des JMJ parce qu'il s'était vanté sur Internet de préparer un attentat contre la manifestation laïque n'inquiétait pas les milliers de manifestants qui se rassemblaient joyeusement à 19h30, dans le cœur historique de Madrid.

Mais l'ambiance bonhomme, animée par la présence d'une fausse Papamobile, a rapidement disparu avec ce face-à-face explosif que ni le service d'ordre hésitant ni les agents n'ont su éviter.

Les affrontements entre policiers et manifestants qui restaient sur Sol vers 22 heures ont fait onze blessés. Six personnes ont été détenues.

« Pas un centime de mes impôts pour le pape »

Le passage du cortège par Sol était justement l'un des points chauds de la polémique qui a accompagné l'organisation de la manifestation laïque soutenue par 140 associations unissant catholiques progressistes, écolos, gays et lesbiennes, féministes, etc. autour du mot d'ordre « Pas un centime de mes impôts pour le pape » (« De mis impuestos, al papa 0 »).

 

Les JMJ se tiennent à Madrid jusqu'au 21 août et devraient réunir entre 460 000 et 1,5 million de jeunes qui recevront le pape à partir de ce jeudi. C'est la deuxième fois en moins d'un an que Benoît XVI se rend en Espagne.

La présidente conservatrice de la région, Esperanza Aguirre, avait d'abord publiquement demandé à ce que la manifestation, qu'elle qualifie d'« antipape », soit tout simplement interdite par le ministère espagnol de l'Intérieur.

La déléguée à Madrid du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapataro, Dolores Carrion, avait finalement autorisé les organisateurs à passer par la Puerta del Sol mais sans en faire le lieu symbolique d'arrivée du cortège.

« Nous respectons complètement ces jeunes qui viennent à Madrid », avait pris soin de souligner Francisco Delgado, un représentant de l'une des trois associations organisatrices, Europa Laica, avant la manifestation :

« C'est contre l'implication de l'Etat dans l'organisation des JMJ que nous protestons. »

« Le message antigay, c'est passé »

Aucun acte officiel des Journées n'était convoqué à cette heure dans le centre de Madrid mais des milliers de jeunes pèlerins en goguette s'y promenaient.

Certains, entendant de la musique sur la Puerta del Sol, s'étaient approchés en marquant le rythme des slogans de la tête avant de réaliser qu'ils étaient dirigés contre eux. Nicolas, 22 ans, tenant haut le drapeau corse, est médusé :

« C'est dommage, le message du Christ n'encourage pas ce type de confrontation. »

Lui et ses deux amies, Chloé, 21 ans et Eloïse, 22 ans, ont été surpris par la manifestation alors qu'ils passaient sur la place. « On est jeunes et les esprits ont changé : le message antigay, c'est passé », avait lancé Chloé, surprise par la tension, en désignant un drapeau multicolore de l'orgueil gay agité par les manifestants face aux drapeaux irakiens, espagnols, français des pèlerins.

Debout, éventail à la main, Rosa, une élégante retraitée de 63 ans vivant à Madrid, observait calmement de loin les petits nœuds de tension qui se formaient chaque fois que de nouveaux pèlerins sortaient, désorientés, de la bouche de métro. Elle conclut, se déclarant en faveur « d'un Etat laïque » :

« Ce n'est pas contre eux que l'on manifeste mais contre le gouvernement qui nous prend pour la propriété du Vatican.

Tout ce déploiement de foi qui nous est imposé est une véritable provocation. »

Quelques 10 000 policiers ont été déployés et deux axes du centre seront bloqués pendant six jours pour assurer le déroulement fluide des Journées. Des écoles et des gymnases publics ont été habilités pour loger des milliers de jeunes.

Certains Madrilènes ont surtout été choqués de constater que les pèlerins disposaient de réduction allant jusqu'à 80% sur leurs titres de transport, qu'ils reçoivent avec des Tickets-Restaurant dans le kit des JMJ en s'acquittant d'une forfait de 210 euros (moins cher pour les bourses plus modestes). Le ticket normal de métro vient justement d'augmenter de 50% (1,50 euros).

L'organisation privée des festivités catholiques coûtera entre 55 et 62 millions d'euros, selon la direction des JMJ. Le budget sera couvert à 70% par les deniers des pèlerins. Les 30% restants sont assurés par des entreprises sponsors qui bénéficieront en échange d'exonérations fiscales.

Des croyants contre la débauche de moyens

L'Espagne est un Etat « aconfessionnel ». Mais la Constitution évoque la possibilité d'une « coopération » plus étroite avec « l'Eglise catholique et les autres confessions » qui fait débat.

La controverse liée aux dépenses publiques encourues pour l'organisation des JMJ y résonne donc avec d'autant plus de force que la question de la laïcité fait déjà polémique.

Les murs de certaines classes d'écoles publiques sont ainsi ornés de crucifix et les ministres prennent possession de leurs maroquins devant le Christ.

« En tant que croyant, c'est le caractère ostentatoire des JMJ qui m'a fait réagir car ce que prêchait Jésus était beaucoup plus modeste », a souligné Ernesto Villar, curé de quartier et porte-parole de la plateforme Redes Cristianas, l'un des organisateurs, lors de la présentation de la manifestation.

Il espérait alors qu'elle représenterait une « marche de plus gravie dans la construction d'un Etat laïque ».

 

Photos : « Je ne t'attends pas », proclame la pancarte de cet enfant ; la Papamobile du diable ; des contremanifestants antilaicité (Elodie Cuzin).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

http://www.rue89.com/ibere-espace/2011/08/18/a-madrid-une-manifestation-laique-contre-la-deferlante-jmj-218254

 

Commentaire:

 

M'enfin pourquoi tant de haine envers de gentils "jeunes", dit le choeur des journalistes attristés. La gauche n'en finira-t-elle jamais de râler contre la gentille religion catholique?

 

Bon, à part çà le pape et les cardinaux espagnols n'ont toujours pas digéré la fin du régime de l'immortel général Franco qui a tant fait pour eux!  N'ont-ils pas toujours, "un tout petit peu" préféré le gentil fascisme à tout autre système?

 

Et la gentille monarchie... démocratique (hou çà fait mal!)  et  l'actuel gouvernement socialiste (hou çà fait mal) ne sont-il pas "un tout petit peu", juste tolérés,  dans la mesure où ils paient des sommes folles sur leurs impôts.

 

Bon, un tout petit peu de rancune au Vatican envers les "salopards en casquette" espagnols, mais çà va vite passer, surtout si le gentil Parti Populaire néo-fasciste gagne un tout petit peu les élections! Avec l'aide du gentil Jésus.

 

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