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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 11:47
dieu n existe pas
La justice décale l’affaire au 8 novembre face à la pression populaire

7 septembre 2010

 

Une centaine de personnes, parmi lesquelles d’anciens délégués du mouvement des archs, des militants du MAK (Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie) et autres défenseurs des droits de l’Homme, ont observé hier matin un sit-in devant le siège du tribunal d’Akbou, en guise de solidarité avec les non-jeûneurs d’Ouzellaguène.


Le procès de l’affaire des non-jeûneurs d’Ouzellaguène qui devait avoir lieu hier matin, au tribunal d’Akbou, a été finalement reporté jusqu’au 8 du mois de novembre prochain. Outre l’ajournement du procès en question, le président du tribunal a décidé de la remise en liberté provisoire du principal accusé, le dénommé A. C., un jeune chômeur d’Ouzellaguène poursuivi, entre autres, pour “atteinte aux préceptes de l’islam”, après avoir été arrêté par la police, le 31 août dernier, alors qu’il se trouvait dans son local commercial, en compagnie de 9 autres personnes.

 

Accusé d’avoir aménagé son local en restaurant et servi des non-jeûneurs pris en “flagrant délit” en pleine journée du mois de Ramadhan, ce jeune repris de justice a été, pour rappel, mis sous mandat de dépôt après sa présentation par la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Ouzellaguène, devant le parquet d’Akbou, tandis que les neuf autres mis en cause ont été remis en liberté en attendant leur comparution devant le juge. Ce qu’il faut souligner, c’est qu’une centaine de personnes, parmi lesquelles des délégués du mouvement des archs, des militants du MAK (Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie) et autres défenseurs des droits de l’Homme, ont observé hier matin un sit-in devant le siège du tribunal d’Akbou, en guise de solidarité avec les non-jeûneurs d’Ouzellaguène.


Initié par les membres du bureau de Béjaïa de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’Homme (LADDH), ce rassemblement de soutien se voulait être une forme de “pression” sur les autorités judiciaires, visant à inciter ces dernières à relaxer les mis en cause. Les organisateurs de cette action de solidarité n’ont pas manqué, d’ailleurs, d’afficher leur sentiment de satisfaction, suite au report du procès et surtout au relâchement du principal accusé.

 

C’est une victoire pour nous. Je pense que la justice a reculé devant la mobilisation citoyenne d’aujourd’hui. La décision de renvoyer le procès jusqu’au 8 novembre et la liberté provisoire dont a bénéficié le principal mis en cause révèlent la volonté des autorités judiciaires de jouer la carte de l’apaisement, en vue de baisser la tension qu’a suscitée cette affaire. Comme ça, on aura le temps de mieux nous préparer pour assurer une bonne défense aux inculpés et une solidarité citoyenne plus large”, nous a déclaré hier, Saïd Salhi, le premier responsable de la LADDH de Béjaïa, à l’issue de la décision du tribunal d’Akbou.


La population solidaire


L’affaire des non-jeûneurs d’Ouzellaguène qui défraie la chronique locale n’a pas manqué de susciter un élan de solidarité au sein de la société civile de la région de la Soummam. Au niveau local, c’est l’étonnement profond. La quasi-totalité des citoyens rencontrés hier, à Ouzellaguène, étaient unanimes à condamner cet “acte d’intolérance” qui a laissé tout le monde pantois. Pour Hocine Halfaoui, enseignant et élu RCD à l’APC d’Ouzellaguéne, “ce qui vient de se passer ici, dans notre commune, et à Aïn El-Hammam (Tizi Ouzou), n’est pas fortuit.

 

On veut ternir l’image de cette région rebelle qui a toujours été à l’avant-garde du combat pour les causes justes. Le pouvoir algérien doit prendre ses responsabilités face à ses dérives institutionnelles. Les libertés de culte et les libertés individuelles, pourtant consacrées dans la Constitution, sont constamment violées. À partir du moment où l’État juge et condamne les non-jeûneurs, pourquoi ne fait-elle pas autant pour l’ensemble des non-pratiquants des règles de l’islam, tels que les gens qui ne font pas la prière ?”


Pour sa part, Rachid Bedjaoui, cadre du PT et membre de l’Onec d’Ouzellaguéne, estimera que “personnellement, en tant que citoyen d’Ouzellaguéne, je tiens à condamner vigoureusement cet acte qui relève de la pure inquisition. Je constate là que les libertés individuelles sont complètement bafouées. Le combat pour la démocratisation des institutions de l’État, l’indépendance de la justice et la séparation du politique de la religion est plus que jamais indispensable”.


KAMEL OUHNIA




* Source :Liberté du 07 sept , http://www.liberte-algerie.com/edit...

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 08:50
dieu n existe pas
14 août 2010

 

Juan José Tamayo est directeur de la Chaire de théologie et de sciences des religions à l’Université Carlos III de Madrid. Il est auteur de Teología de la liberación en el nuevo escenario político y religioso, Ed. Tirant Lo Blanc, Valencia. Cette tribune a été publiée dans le quotidien El Pais, en date du 14 août 2010. Elle nous paraît tout aussi utile que le long entretien qui a été infligé aux lecteurs et lectrices de Suisse romande par le Matin dimanche et par la télévision (TSR) de Mgr Bernard Genoud (évêque de Fribourg, Valais et Vaud) [Rédaction de A l’Encontre].


L’Eglise catholique du XXe siècle, qui a légitimé tant de dictatures et maintenu le secret sur la pédophilie de certains de ses membres, s’est montrée implacable envers ces théologiens d’une honnêteté impeccable qui ont osé exprimer leur désaccord.


Des silences déplorables et des condamnations sans pitié, voilà quelle a été l’attitude du Vatican et d’une bonne partie de la hiérarchie catholique durant ces 70 dernières années. Des silences déplorables devant des massacres et des crimes contre l’humanité et leurs responsables.

 

Condamnations impitoyables des théologiens et théologiennes, prêtres, évêques, philosophes, écrivains – chrétiens ou non – qui, en exerçant leur liberté d’expression, ont osé manifester leur désaccord ; condamnations qui vont toutes à l’encontre de la logique juridique qui établit que « la pensée ne commet pas de délit ».

 

Silences déplorables qui ont protégé des personnes sanguinaires, des idéologies totalitaires et des dictatures militaires ayant du sang sur les mains. Condamnations impitoyables d’hommes et de femmes aux mains propres, d’une honnêteté impeccable, menant une vie exemplaire.


Le plus grave de ces silences a sans doute été celui de Pie XII au sujet des six millions de Juifs, de Gitans, de handicapés, d’homosexuels et de transsexuels envoyés aux chambres à gaz et aux fours crématoires des camps de concentration du nazisme.

 

Avant cela, lorsqu’il était encore secrétaire d’Etat du Vatican, il avait signé, au nom de Pie XI, le Concordat impérial avec l’Allemagne nazie gouvernée par Hitler. C’est là qu’a commencé sa complicité avec le nazisme. Un des premiers intellectuels à dénoncer ce silence déplorable a été le dramaturge allemand [Rolf] Hochulth dans sa pièce de théâtre Le Vicaire, jouée pour la première fois en 1963.


En 1953, Pie XII a signé un Concordat avec Franco, légitimant la dictature, alors qu’il gardait le silence sur la répression franquiste qui a sévi après la guerre civile et qui a entraîné des dizaines de milliers de morts.

Une année plus tard, il récidivait avec le dictateur Rafael Trujillo [1891-1961], président de la République Dominicaine, en omettant de condamner ses abus de pouvoir et ses crimes d’Etat.


Au cours des années 1940, le cardinal Emmanuel Célestin Suhard, archevêque de Paris, a autorisé quelques prêtres et religieux à travailler dans les usines. Le frère dominicain Jacques Loew l’a fait comme docker sur le port de Marseille. Monseigneur Alfred Ancel, évêque auxiliaire de Lyon, a été prêtre ouvrier pendant cinq ans. L’expérience a été immortalisée par l’écrivain catholique Gilbert Cesbron [1913-1979] dans son roman Les saints vont en enfer.


Mais cette démarche n’a pas tardé à être liquidée. Les prêtres ouvriers ont été accusés d’être des communistes et des subversifs, alors qu’ils ne faisaient que témoigner de l’Evangile au sein de la classe travailleuse en partageant la vie et les peines des ouvriers éloignés de l’Eglise et incroyants, en s’identifiant à leur lutte, en gagnant leur pain à la sueur de leur front. Au lieu de balayer ces accusations contre les prêtres ouvriers, Pie XII les a acceptées comme étant vraies.

 

Il a exigé de ces prêtres qu’ils abandonnent le travail dans les usines et réintègrent le travail pastoral dans les paroisses, et des religieux membres qu’ordres qu’ils rejoignent leur communauté. Simultanément, il ordonnait aux évêques français d’expédier les prêtres ouvriers dans des couvents pour être « rééduqués ».


Un autre long silence complice a été gardé en ce qui concerne les abus sexuels commis par des prêtres, des religieux et des évêques sur des enfants, des adolescents et des jeunes, pendant plus d’un demi-siècle, dans des paroisses, des noviciats, des séminaires, des maisons de formation, des fondations religieuses et des foyers dans de nombreux pays, en abusant de l’autorité liée à leur fonction et de la confiance que leur accordaient les parents.


Des plaintes contre le fondateur de La Légion du Christ [constituée en 1941], le Mexicain Marcial Maciel [décédé en 2008], sont parvenues jusqu’au Vatican. Mais on n’en a pas tenu compte, ou elles ont été archivées. Ce qui lui a laissé carte blanche pour continuer à commettre des crimes sexuels contre des personnes vulnérables et sans défense, en abusant de son pouvoir et de son influence comme fondateur de la Légion et en prenant appui sur le soutien qui lui était accordé par des papes et des évêques.


Par contre, la Nouvelle Théologie a suscité de la part de Pie XII une condamnation impitoyable dans l’encyclique Humani generis (1950), laquelle a été suivie de sanctions contre les théologiens les plus représentatifs de cette tendance : Henri de Lubac [jésuite français], Karl Rahner [jésuite allemand], Yves M. Congar [dominicain français], Dominique Chenu [dominicain français]...

 

Leurs délits : concevoir une théologie en dialogue avec la modernité, chercher l’unité des Eglises à travers l’œcuménisme, enterrer définitivement les guerres de religion. Les sanctions : la censure de publications théologiques, des assignations à résidence (Congar, qui est ensuite devenu cardinal, a subi trois assignations), des interdictions d’écrire et de prêcher, la privation du droit d’enseignement, la mise de certaines de leurs œuvres à l’Index des livres interdits, faisant qu’elles soient retirées des bibliothèques, des séminaires et des facultés de théologie, l’expulsion des congrégations religieuses et, parfois, la prison.


Quelques mois avant l’inauguration du concile Vatican II [1962] par Jean XXIII, le cardinal Alfredo Ottaviani [1890-1979], qui exerçait la fonction de Grand Inquisiteur à la tête du Saint Office (qui deviendra la Congrégation pour la doctrine de la foi), a adressé aux évêques du monde entier la lettre Crimen sollicitationis, dans laquelle il établissait la procédure à suivre dans certains cas d’abus sexuels de la part de prêtres : il exigeait que dans la confession les cas de sollicitation soient traités « de la manière la plus réservée », et il imposait l’« obligation du silence perpétuel ». En outre, toutes les personnes impliquées dans ces incidents (y compris les victimes) étaient menacées d’excommunication si elles ne gardaient le secret. Le silence a été maintenu durant les pontificats de Jean XXIII [1881-1964], de Paul VI [1897-1976], de Jean-Paul II [1920-2005] et de Benoît XVI [Joseph Ratzinger – 1927-] jusqu’à il y a quelques mois.


Avec le concile Vatican II on a cru que les sanctions allaient être supprimées et que le voile de silence allait être levé concernant ces crimes de lèse humanité. Mais cela n’a pas été le cas. La publication de l’encyclique Humanae vitae (1968), de Paul VI, qui condamnait l’utilisation de nouvelles méthodes contraceptives, a entraîné de nouveaux procès, censures, prohibitions et condamnations contre les théologiens qui ont exprimé leur désaccord. Edward Schillebeeckx [dominicain belge, 1914-2009] et Bernhard Häring [théologien allemand, 1912-1998] ont été deux exemples emblématiques de ce processus. Ces deux conseillers de Vatican II, qui avaient inspiré certains de ses textes novateurs, ont été sévèrement jugés par la Congrégation pour la doctrine de la foi.


Alors que les conditions des procès ecclésiastiques aux mains du Saint-office étaient rendues plus difficiles (acceptation de plaintes anonymes, non-défense de l’inculpé devant les tribunaux ecclésiastiques, les mêmes personnes instruisaient le procès, jugeaient et condamnaient, impossibilité de faire appel...), le même organisme du Vatican imposait le silence sur les crimes de pédophilie, protégeait les coupables, les absolvait en l’absence de toute intention de s’amender.

 

Et comme si cela ne suffisait pas, il leur donnait une nouvelle charge pastorale, parfois sans même avertir les évêques et les prêtres qui leur étaient proches des véritables raisons de leur déplacement.

Dans la lettre De delicti gravioribus, de 2001, le cardinal Ratzinger ratifiait le silence imposé par le cardinal Ottaviani 40 ans plus tôt. Pendant ce temps, il condamnait dans de nombreux documents l’homosexualité, déclarant l’inclination homosexuelle « objectivement désordonnée » et les relations homosexuelles « moralement inacceptables ».

 

Il exigeait que les candidats homosexuels au sacerdoce soient expulsés des séminaires. Il y a quelques jours le théologien allemand David Berger [responsable de la revue Theologisches] a été exclu de ses fonctions auprès de l’Académie Pontificale Saint Thomas d’Aquin [dirigée par un membre connu de l’Opus Dei Lluis Clavell] pour avoir révélé publiquement son homosexualité. Tant qu’il maintenait le secret, pas de problèmes. Le cynisme du Vatican n’a décidément pas de limites !


Récemment la Congrégation pour la doctrine de la foi a apporté quelques modifications au document de 2001. Sous l’apparence de renforcer les sanctions, ces modifications aggravent encore les choses, en qualifiant l’ordination sacrée des femmes, l’apostasie et l’hérésie comme étant des délits graves et punissables au même titre que l’homosexualité.


La théologienne féministe Rosemary Redford Ruether [elle enseigne la théologie à la Claremont Graduate University] explique que pour le Vatican le fait de « tenter d’ordonner une femme est pire que le fait d’abuser sexuellement d’un enfant. L’abus sexuel sur un enfant par un prêtre est un faux pas déplorable de la part d’un individu faible... La tentative d’ordonner une femme prêtre est une offense sexuelle, une contradiction de la nature de l’Ordre Sacerdotal, un sacrilège, un scandale ». Voilà encore une condamnation sans pitié contre les femmes, une majorité de l’Eglise catholique réduite au silence. Jusqu’à quand ?





* Paru en français sur le site de A l’Encontre. Traduction A l’Encontre.

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 10:45

Une plaque de la grotte de La Marche, France, datant d'environ 14 000 ans (Marcos Garcia Diez/Rue89)

 

(De Madrid) Il faut cibler juste, entre deux expéditions dans les grottes du Nord de l'Espagne, pour parvenir à joindre Marcos García Díez. Ce préhistorien œuvrant pour le gouvernement régional de Cantabrie est l'un des commissaires de l'exposition « Sexe en pierre » (« Sexo en piedra »), qui sera inaugurée fin septembre près du gisement archéologique d'Atapuerca, au Nord de l'Espagne, l'un des plus importants d'Europe.

Il décroche finalement son téléphone après une visite matinale, enthousiaste à l'idée de présenter bientôt au public son idée phare :

« La sexualité liée au plaisir, à la sensualité et non à la seule reproduction existait déjà il y a entre 35 000 ans et 10 000 ans [période du paléolithique supérieur, lorsque l'Homo sapiens est arrivé en Europe, ndlr]. Les bases de notre comportement sexuel actuel se trouvent à cette époque. »

C'est une quinzaine de gravures sur pierre et de sculptures représentant des humains dans le détail (relatif) de leur anatomie -chose rare selon le préhistorien- qui l'ont convaincu de monter cette exposition. On y (re)découvre, selon lui, les positions les plus variées, des scènes de masturbation, des godemichés, un cas potentiel de zoophilie et même un voyeur.

Le travail commun d'un préhistorien et d'un urologue

En discutant avec un ami urologue, passionné de préhistoire, Javier Angulo, naît l'idée d'un livre, co-écrit en 2005, puis de cette exposition, une première en Espagne. Marcos García Díez se souvient :

« Les rapports scientifiques évoquant ces dessins étaient toujours très aseptisés, éminemment descriptifs. »

Le puritanisme aurait en effet empêché pendant des décennies les paléontologues d'entrer dans le détail de ce qu'ils découvraient :

« Vous les imaginez décrire en 1930 ou 1960 les scènes apparaissant sur ces plaques ? Ils se sont cantonnés pendant longtemps à observer la société d'il y a 35 000 ans à travers un prisme prude. »

Les deux commissaires ont, eux, osé l'interprétation, en s'appuyant sur les clefs complémentaires fournies par leurs parcours de préhistorien passionné d'ethnologie et d'urologue calé en gynécologie et sexologie.

Des godemichés en os ou en pierre

Des Vénus paléolithiques, célèbres représentations aux attributs féminins hypertrophiés, seront présentées lors de l'exposition. Elles illustrent « le concept de femme liée à la reproduction », souligne le commissaire de l'exposition :

« Mais nous découvrons aussi un monde percevant le sexe comme un plaisir. Il existe ainsi une gravure sur une plaque de pierre montrant une femme à quatre pattes devant une personne. Et, chose très rare, une autre personne en retrait semble les observer.

Nous n'avons connaissance que d'une scène de ce type, nous ne pouvons donc pas affirmer que le voyeurisme était répandu, mais il semble bien qu'il ait existé. »

L'exposition évoquera également les vestiges sculptés en os ou en pierre, « très lisses » et de forme phallique, qui pourraient « avoir été utilisés comme des godemichés » :

« Nous avons observé cette pratique dans des sociétés dites primitives actuelles. Mais nous ne saurions pas dire qui, des femmes ou des hommes, les utilisaient. »

Une gravure explicite trouvée sur une plaque en pierre dans la grotte de La Marche, près de Poitiers, en France, ainsi que d'autre vestiges de l'époque découverts en Europe, indiquent d'autre part, sans l'ombre d'un doute selon Marcos García, que le sexe oral existait aussi à l'époque.

Certains observateurs voient deux femmes dans cette scène. Et s'appuient sur d'autres fameux vestiges, comme les femmes de Gönnersdorf, une gravure de deux femmes enlacées trouvée en Allemagne, pour affirmer que l'homosexualité existait déjà à l'époque.

Tabou scientifique autour de l'homosexualité pendant la préhistoire

Pas si vite, avertit Marcos García, qui nuance l'interprétation de la plaquette de La Marche :

« Est-ce une femme ou un homme ? Difficile à dire. Une série de gravures pourraient effectivement laisser entendre que l'homosexualité existait bien à l'époque, d'autant plus que ces personnes nous sont identiques, biologiquement. Mais il est scientifiquement difficile de le prouver à partir des dessins. »

Pour Jim Neill, auteur des « Origines et le rôle des relations homosexuelles dans les sociétés humaines », il est « inévitable que des pratiques homosexuelles aient été répandues chez les peuples paléolithique ». Depuis les Etats-Unis, il explique :

« Les comportements homosexuels couramment observés chez les primates […], et surtout les comportements sexuels plus élaborés des grands singes, plus proches des humains, montrent que que le fort potentiel de relations homosexuelles est une caractéristique générale parmi les grands primates, y compris les humains. »

Mais là aussi, comme autour des scènes hétérosexuelles les plus osées, un grand silence a pesé pendant longtemps. La faute, selon Jim Neill, au « tabou très fort autour de l'homosexualité qui a régné dans les communauté scientifique et académique jusqu'à récemment ».

Photo : une plaque de la grotte de La Marche, en Poitou-Charentes, datant d'environ 14 000 ans (Marcos García Díez). Le catalogue de l'exposition n'étant pas encore édité, cette photo est la seule disponible

« Sexo en piedra » - Exposition à la fondation Atapuerca, dans le Nord de l'Espagne, du 23 septembre au 8 décembre.

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 09:46

3 juin 2010 à 18h27 - Le Télégramme

Dans un courrier adressé aujourd'hui au recteur d’académie, le syndicat Sud-Éducation du Finistère attire son attention sur les signes religieux qui pourraient être présents dans les salles d’examen où planchent les lycéens.


 

Certaines épreuves se déroulant dans les locaux d’établissements catholiques. Citant le ministre de l’Éducation Luc Chatel (le 4 mai devant l’Assemblée nationale), le syndicat note que "l’organisation de l’examen du baccalauréat est évidemment soumis au principe de neutralité… les épreuves doivent se dérouler dans des salles où aucun signe religieux extérieur ostentatoire ne doit être mis en avant".


Une mise au point jugée bienvenue, après l’épisode bordelais de l’an dernier : "Un enseignant avait refusé de siéger dans la salle de délibération du jury du bac pro, car un mur supportait un crucifix", écrit le syndicat Sud 29. "Il s’est vu retirer un 30e de son salaire".


"Nous estimons que l’affichage de signes religieux dans les salles d’examen et les lieux attenants… est susceptible de perturber et d’influencer les candidats en cours d’épreuve", poursuit le syndicat en demandant au recteur de "garantir l’absence totale" de ces signes religieux. Et en invitant ses "mandants à signaler toute entorse au droit républicain".

 

Note:

ce qui est intéressant ce sont les commentaires. Les catholiques et les anti laicité (Sarko n'est pas religieux mais contre la laicité par calcul) ont un argument de choc : 2 000 ans de christianisme! Et oui, c'est pas pour en faire autant avec les juifs, musulmans et autres vishnou!

En Espagne où une partie de l'impôt va à l'église (ne rigolez pas ici ca fait peut être plus!) après des pétitions, on a pu choisir: donner aux ONG ou à la religion de son choix.
L'église a refusé de partager avec les autres religions. Donc l'état donne la même somme à l'église et doit contribuer aux autres religions et ONG. Comme quoi c'est  le mythe de la religion unique et obigatoire qui les fait marcher et donc il faudra toujours se battre.

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 08:47

2 juin 2010 - Le Télégramme


Le syndicat Sundep soupçonne l'église de vouloir redonner une orientation catholique aux écoles privées. Pour le diocèse, «il n'y a pas d'exigence. L'enseignement est ouvert à tous».


Les écoles catholiques sont dans le collimateur du Sundep (*), un syndicat de l'enseignement privé. Le site d'information sur les métiers de l'enseignement privé précise depuis peu que sa spécificité «se traduit par le lien entre l'enseignement, l'éducation et toute la personne, et la proposition d'un sens de la vie éclairé par l'Évangile». Cette dernière précision a fait bondir les responsables du Sundep.

Enseignement fondé sur la foi

«L'affirmation est désormais très nette», considère Denis Nicolier, du Sundep Bretagne. Il y voit une «volonté de l'Église de redonner une orientation catholique aux écoles privées».

 

Denis Nicolier s'appuie, pour le démontrer, sur la circulaire du 5mai 2009 rédigée par deux prélats de la Curie romaine. Ils indiquent que l'enseignement et l'éducation doivent être fondés «sur les principes de la foi catholique et dispensés par des enseignants choisis pour l'exactitude de la doctrine et la probité de leur vie».

 

Le syndical y voit une discrimination à l'embauche.

 

Interrogé, le directeur diocésain du Finistère, Patrick Lamour, défend l'idée d'un enseignement «ouvert à tous» et dans «le respect des croyances de chacun. L'orientation catholique a toujours été affirmée. Mais la liberté de conscience de chacun est respectée. Il n'est pas exigé, demandé aux personnes d'avoir la foi chrétienne.

 

En revanche, le projet éducatif s'appuie sur des valeurs et des références chrétiennes. Il n'y a pas d'exigence que tout le monde partage la même foi ou la même spiritualité. La circulaire de 2009 est un texte interne à l'Église. Il n'est pas en contraction avec un enseignement sous contrat avec l'État. Les subsides octroyés par l'État concernent la mission de l'enseignement. Les activités pastorales relèvent de la contribution des familles. Les deux ne se mêlent pas et n'entraînent pas de confusion».

* Sundep-Solidaires, syndicat unitaire national démocratique de l'enseignement et de la formation privés.

Internet: www.sundep.org/

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 09:50
degage
18 mai 2010
 

En moins de deux ans, dans des interventions soigneusement calculées pour recevoir une large couverture médiatique, deux cardinaux du Québec ont demandé de rouvrir le débat sur l’avortement.


En septembre 2008, le cardinal Jean-Claude Turcotte, de Montréal, a remis sa médaille de l’Ordre du Canada parce que le Dr Henry Morgentaler allait la recevoir à son tour… La semaine dernière, le cardinal Marc Ouellet, de Québec, s’est joint au congrès du groupe Pro-vie (sic) à titre d’invité d’honneur. Il a déclaré à plusieurs reprises, depuis une semaine, qu’il fallait refaire le débat sur l’avortement. Selon lui, l’avortement est un crime en toutes circonstances, y compris dans les cas de viol.


Affirmant des convictions dont la sincérité ne saurait être mise en doute, ces chefs religieux catholiques profitent d’une conjoncture sociopolitique favorable au conservatisme et aux religions pour essayer de redonner à leur institution une influence qui a décliné sensiblement depuis quelques décennies. Cette forme d’opportunisme ne diffère pas tellement de celle des politiciens et politiciennes, qui se font discrets quand le vent leur est contraire et s’enhardissent dès qu’il tourne à leur avantage.

 Conjoncture favorable à la misogynie

La « conjoncture favorable » à ces prises de positions excessives de la part de prélats de l’Église catholique comporte plusieurs facettes.

On pense d’abord à la présence au Vatican d’un pape intégriste qui, depuis son élection, a multiplié les interventions réactionnaires, dont certaines étaient carrément méprisantes pour les femmes et pour les homosexuels. Il a radicalisé le discours conservateur traditionnel de l’Église catholique, un discours où la sexualité occupe une place centrale.

 

La sexualité des femmes, surtout. Elle semble causer un problème épineux à cette Église, comme aux autres, toutes définies et gouvernées par des hommes. Il est singulier que des hommes qui ont fait le choix du célibat se sentent concernés par la vie sexuelle des femmes au point de s’attribuer le droit de la régenter et d’intervenir dans les décisions politiques d’un pays.

Contraception, avortement, relations sexuelles hors mariage, lutte contre le sida, en fait, toutes les Églises sont mal à l’aise à l’égard de ces questions.

 

Elles se raidissent devant ce qu’elles ne comprennent pas, quitte à trahir la doctrine humaniste qu’elles prétendent défendre, et jusqu’à adopter des attitudes criminelles. Il est en effet plus criminel qu’humain de répandre, au sein de populations catholiques pauvres et privées d’information, des propos mensongers sur le condom et la prévention du sida, comme le pape Benoît XVI et plusieurs de ses fidèles l’ont fait à quelques reprises dans des pays en développement, afin de décourager l’usage de ce préservatif.

 

Il est aussi criminel de faire pression ou de harceler les autorités politiques du monde, y compris celles de l’ONU, afin d’empêcher le recours à des moyens de contraception et à l’avortement dans des conditions sûres, alors que des millions de femmes sont mortes et d’autres mourront des suites d’IVG pratiquées clandestinement ou dans des conditions sanitaires inadéquates. Quand on veut être pris au sérieux en affirmant défendre la vie humaine, il faudrait tenir compte de ces réalités.


Le discours anti-avortement n’est pas nouveau dans l’Église catholique. La présence d’intégristes, comme le cardinal Ouellet, non plus. Avouons toutefois qu’attiser le feu sur la question de l’avortement, précisément à ce moment-ci, peut s’avérer profitable pour l’Église catholique du Québec et du Canada. Provoquer un tollé par des propos outranciers sur l’avortement peut en effet détourner l’attention du scandale de prêtres pédophiles sur lequel le Vatican a longtemps fermé les yeux, un scandale dont les médias et l’opinion publique ont fait grand cas au cours des derniers mois, au point où l’Église catholique se dit victime de diffamation…


Autre facteur important de la conjoncture favorable à la sortie du cardinal Ouellet et des adeptes de Pro-vie (sic) : la présence à Ottawa d’un Premier ministre ultraconservateur, qui prête l’oreille à tout grenouillage religieux depuis qu’il est au pouvoir, et qui compte des militants anti-choix au sein de son gouvernement. Il les encourage même à présenter des projets de loi privés visant à criminaliser l’avortement, alors qu’il déclare publiquement ne pas vouloir rouvrir le débat. Le Premier ministre Stephen Harper s’est employé depuis son élection à tenter de faire taire les groupes de femmes, à les empêcher de sensibiliser et soutenir la population féminine en les privant de subventions, tandis qu’il récompensait les groupes religieux de l’appui qu’ils lui ont donné. Voilà de quoi stimuler la hardiesse des religieux les plus conservateurs au Québec et au Canada.

 Tolérer l’intolérance

Toutefois, le retour en force de l’idéologie conservatrice au Parlement canadien et du discours catholique intégriste sur la place publique prend lui-même racine quelque part. C’est la population elle-même qui fournit le terreau favorable à la croissance de ces tendances. Le ramollissement, pour ne pas dire l’aplatissement, d’une partie de l’élite intellectuelle et de la classe politique canadienne et québécoise face aux exigences de citoyens et de citoyennes d’autres confessions religieuses constitue la toile de fond sur laquelle progressent les visées conservatrices, souvent misogynes.


J’insiste : ramollissement et aplatissement. Je ne rappellerai pas toutes les courbettes d’institutions publiques québécoises, approuvées par une partie des féministes et des intellectuels qui n’ont de progressistes que le nom, devant les demandeurs d’accommodements ou de dérogations aux règles et principes fondateurs de la société québécoise. Ces demandes, souvent fondées sur des valeurs rétrogrades et sexistes, ont été présentées et acceptées au nom de la « liberté de religion » qui, dans les faits, prime sur l’égalité des sexes, bien qu’on s’en défende. Des tenants intégristes de l’islam et du judaïsme ont obtenu gain de cause, y compris le droit de mépriser des femmes en refusant d’avoir affaire à elles dans un contexte professionnel (SAAQ, police à Montréal). D’autres ont obtenu des privilèges dans le domaine scolaire pour motif de croyances religieuses, sans compter d’autres formes d’accommodement.


Alors, pourquoi des intégristes catholiques n’oseraient-ils pas eux aussi remettre ouvertement en question la liberté et les droits des femmes, pourquoi maquilleraient-ils leur misogynie quand ils constatent que cette misogynie est valorisée chez d’autres ? Pourquoi la hiérarchie de l’Église catholique ne chercherait-elle pas à retrouver son influence d’antan puisqu’on déroule le tapis rouge devant d’autres groupes religieux ? Si la tolérance dictée soi-disant par la « liberté de religion » vaut pour les uns, pourquoi ne vaudrait-elle pas pour les autres ?


On dira peut-être que le fait de chercher à retirer aux femmes le droit à des services d’avortement n’a rien de comparable au refus d’avoir affaire à des femmes dans des services publics ou d’imposer à des femmes d’une religion donnée un marquage, même une armure qui nie leur liberté et leur intégrité, en restreignant parfois leur sécurité (niqab et burqa). Pourtant, oui, il existe un rapport entre ces attaques contre les droits des femmes. C’est une affaire de degrés dans la répression et la misogynie, dans le contrôle des femmes, de leur corps, de leur sexualité. D’ailleurs, intégristes catholiques, islamistes et judaïstes s’entendent très bien sur ces questions. Ils font preuve d’une grande tolérance mutuelle et d’un esprit œcuménique exemplaire quand il s’agit de s’unir pour condamner les femmes et tenter de contrôler leur sexualité, comme ils le font dans des commissions des Nations Unies.


Des présidentes d’organisations féministes et des porte-parole politiques ont estimé que les propos du cardinal Ouellet dénotaient son « insensibilité ». Oui, le cardinal Ouellet se montre « insensible » à la situation des femmes violées et à la condition des femmes en général. C’est révoltant, et ce n’est pas la première fois qu’il exprime cette insensibilité. Mais ne fait-on pas preuve aussi d’insensibilité quand on refuse de dénoncer les chefs religieux d’autres confessions qui contrôlent le corps des femmes et le font passer pour un « danger public » en l’enfermant dans une prison ambulante, au nom de soi-disant principes religieux ? Dans le cas du droit à l’avortement, comme dans le fait de contraindre les femmes à cacher leurs cheveux ou même toutes les parties de leur corps, les cibles sont les mêmes : le corps, la sexualité et la liberté des femmes.


Peut-on d’un côté défendre le droit des unes à exprimer librement leur sexualité, à « disposer de leur corps » et à choisir le moment de leurs grossesses, et, de l’autre, tolérer les contraintes (même de mouvement) et les violences imposées au corps des femmes sous prétexte que ces femmes appartiennent à d’autres confessions religieuses et qu’il faut faciliter « leur intégration » ? Comment peut-on s’affirmer féministe, c’est-à-dire soucieuse de l’égalité et de l’intégrité des femmes, dénoncer la misogynie et l’insensibilité d’un cardinal tout en se taisant devant la misogynie et l’insensibilité des autres doctrines religieuses qui privent certains femmes de droits reconnus à l’ensemble des femmes et des hommes du Québec ? (Ne serait-ce que de circuler librement sans avoir de chaperon).

 Misogynie ambiante

La toile de fond de toutes ces attaques contre les femmes, peu importe de quel côté elles proviennent, c’est la misogynie qui ose aujourd’hui laisser tomber ses masques parce qu’un antiféminisme très militant lui a préparé la voie depuis plusieurs années. Une misogynie qui s’exprime dans un contexte de tolérance tout azimut, même de tolérance de l’intolérable. Pas étonnant qu’on invoque si aisément les lois divines pour justifier le contrôle des femmes et de leur corps.

 

On tolère presque tout au nom de la religion, un peu moins toutefois quand les prétentions proviennent de fidèles de la religion dominante au Québec. Comme on ne risque pas de se faire traiter de racistes ou de xénophobes, on n’hésite pas à dénoncer cette religion, tout en faisant l’autruche face aux méfaits des autres groupes repligieux.


Les pionnières de l’obtention du droit de vote, celles qui ont gagné la reconnaissance juridique des femmes mariées, une place en politique, le droit à la contraception, au travail rémunéré, l’équité salariale, le droit d’être considérées comme des personnes à part entière, toutes ont aussi rencontré la misogynie du clergé et de l’élite politique sur leur chemin. Les discours de Mgr Villeneuve et d’Henri Bourassa sur la place des femmes dans la société, ou plutôt, la place qu’ils voulaient bien leur attribuer (c’est-à-dire à la maison), en étaient profondément imprégnés. Tout cela au nom de la « suprématie de l’homme », qui tenait soi-disant son autorité de Dieu.


Aujourd’hui, les cardinal Ouellet et les Stephen Harper du pays reprennent le flambeau, en se faisant à leur tour les interprètes des volontés divines. Faut-il en rire ou en pleurer ? Je pense que nous avons manqué de vigilance, occupé-es que nous étions à lutter sur trop de fronts à la fois. Nous avons cru que jamais plus une religion n’oserait imposer ses volontés en sol québécois. Nous nous sommes trompées... Ce n’est pas une, mais plusieurs religions qui tentent d’imposer insidieusement leurs lois à la société québécoise. Et je ne parierais pas sur la résistance massive de la population québécoise à long terme.


Micheline Carrier



 Réactions de « la classe politique féminine »

Plusieurs hommes et femmes de différents milieux (politique, médiatique, féministe, syndical, religieux, médical) ont réagi aux propos du cardinal Ouellet. Les médias ont affirmé : « La classe politique réagit fortement ». Pardon… Il aurait fallu dire « la classe politique féminine », car dans les milieux politiques tant à Ottawa qu’à Québec, ce sont des femmes qui ont réagi fortement. Parmi les chefs de parti à l’Assemblée nationale et à la Chambre des communes, seule Pauline Marois a réagi. Les autres ont laissé des femmes de leur parti aller seules au front. Malaise d’hommes ? Ou prudence d’hommes politiques qui savent que la pérennité d’un pouvoir dépend souvent des alliances avec d’autres pouvoirs ? Préserver maintenant les alliances leur est peut-être plus utile pour l’avenir qu’affirmer haut et fort leur solidarité avec les femmes.

***

Le lendemain de la publication de cet article, soit le mercredi 19 mai, les députés de l’Assemblée nationale à Québec ont demandé au premier ministre Stephen Harper de clarifier ses intentions relativement au droit à l’avortement. Les député-es québécois ont voté à l’unanimité en faveur d’une motion réaffirmant le droit des femmes à l’interruption de grossesse. Dans La Presse du 20 mai, le journaliste Joël-Denis Bellavance rapporte que le Premier Ministre Harper empêcherait que l’avortement soit criminalisé. Est-ce une stratégie pour calmer l’opposition ou le Premier Ministre Harper a-t-il vraiment l’intention de freiner les ardeurs de ses député-es « pro-vie » (sic) ? La vigilance est de mise, compte-tenu de promesses passées non tenues de M. Harper dans d’autres domaines.


Lecture suggérée : « Nous avions jadis les mêmes ennemis : le patriarcat et les lois divines », par Féministes laïques algériennes et iraniennes


* Mis en ligne sur Sisyphe, le 18 mai 2010. :
http://sisyphe.org/spip.php?article3598

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 09:11

19 mai 2010 Le Télégramme


Après s'être attaquée à la statue de Jean-Paul II à Ploërmel, ( bravo! note du blogueur)  la Libre Pensée s'élève contre le projet de mosquée à Vannes tel qu'il est ficelé. S'appuyant sur la loi de 1905 de séparation des églises et de l'État, elle conteste la légalité du bail emphytéotique que la municipalité s'apprête à voter au conseil municipal de vendredi. Dans un courrier aux élus, elle menace de saisir le tribunal administratif.


Ce bail octroierait, contre un loyer annuel de 4.000 EUR, un terrain de 1.500 m² aux associations musulmanes. La Libre Pensée demande que le terrain soit vendu au prix du marché. Ce projet de mosquée répond à une revendication ancienne pour remplacer la cave dans laquelle les croyants se réunissent actuellement pour prier.

 

Note:

Le Npa n'a pas de position arrêtée sur politique, laicité, voile et religion (et donc l'islam), et doit en débattre à son congrès de novembre. Pas plus que nous n'avons de position bien précise sur la Bretagne, peuple breton, réunification et langue bretonne (et çà on n'en débattra pas en novembre). 

Sur ces deux thèmes en tout cas il semble y avoir un fossé entre les militants Npa en Bretagne et la Libre Pensée.

En cherchant à interdire les mosquées ne favorise-t-on pas des idées ou des actions telles que sur la photo?

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 09:45

La foi des athées
Anahi SERI
  illustration : Jennifer Grey, "Imaginez qu’il n’y    ait pas de paradis"

« La foi religieuse est une croyance contre la réalité. La foi athée est une croyance fondée sur la réalité. »
Paul Schulz

Une dame, âgée de 84 ans, demande à s’entretenir en privé avec son pasteur. Elle veut lui poser une question très importante et elle veut qu’il réponde en donnant son opinion personnelle. « D’accord, je vais essayer », répond le pasteur. La dame lui demande : « Croyez-vous à la vie après la mort ? » et elle constate que le pasteur hésite. « Je ne veux pas d’explications théologiques ; je veux que vous me donniez votre opinion personnelle ». - « Non, je ne crois pas à la vie après la mort ».

Ils continuent à converser quelques heures sans que la question ne revienne sur le tapis. Deux jours plus tard, le pasteur reçoit un appel téléphonique quelque peu angoissé de la fille de cette dame. « Qu’avez-vous dit à ma mère ? »


Un frisson d’appréhension secoue le pasteur. Il regrette très fort d’avoir été aussi catégorique. Son interlocutrice lui explique ce qui s’est passé : « Hier, ma mère m’a demandé de passer la voir. Elle avait débouché une bonne bouteille de vin vieux, elle qui n’a jamais bu de sa vie et elle a voulu que nous trinquions. Elle m’a expliqué : le pasteur m’a dit qu’il n’y a pas de vie après la mort, qu’il n’y a pas de jugement dernier, qu’il n’y a pas d’enfer. Désormais je peux mourir en paix. »


C’est avec cette anecdote que débute le chapitre II de “Atheistischer Glaube” (La foi athée), le second livre de Paul Schulz qui avait déjà publié, en 2006, : Codex atheos. Die Kraft des Atheismus. Grundpositionen des abendländischen Denkens ohne Gott” [Codex athées. La force de l’athéisme. Les fondements de la pensée occidentale sans Dieu]

Paul Schulz, est né en 1937, à Francfort.

 

Il est licencié en théologie et a soutenu une thèse de doctorat sur les manuscrits de la Mer Morte. Dans les années 70, il est pasteur de l’église Saint Jacob, à Hambourg. En 1975, l’Eglise Luthérienne Evangélique lui fait un procès pour hérésie et lui reproche, entre autres choses, d’avoir affirmé, du haut de sa chaire, que l’existence de Dieu est « une consolante invention de l’être humain » et que la prière est « une réflexion personnelle ».

 

En 1979, l’Eglise lui retire son ordination de prêtre et il travaille désormais, des années durant, dans une entreprise privée, mais, en 1995, il change d’orientation et fonde une Académie du Troisième Âge au sein de laquelle, s’inspirant de l’exemple de Socrates, il veut prôner un athéisme humaniste et humain.


Le livre “Atheistischer Glaube” (La foi athée) comprend sept chapitres, chacun est sous-divisé en cinq sections et ces 35 sections correspondent aux 35 thèses de son « Manifeste athée ». Le manifeste part de l’idée que l’homme doit refuser dieu pour récupérer son autonomie en tant qu’être humain. Il utilise des termes comme « naissance rationnelle » en rapport avec ce processus qui conduit à se libérer du divin. Il définit la foi athée sur trois niveaux : le premier niveau consiste à accepter la realité en tant que telle, sans dieu.

 

Le second niveau consiste à trouver la responsabilité et le sens de la vie de façon autonome. Le troisième niveau (meta niveau) vise une philosophie de l’existence au delà de la nature. Le cours du livre permet d’aborder plus en détail des questions en rapport avec la vie, la mort, l’esthétique, le sens de la vie. Chaque chapitre commence par une anecdote concrète comme point de départ pour ses réflexions.


Il est dommage que les éditeurs espagnols ne se soient pas intéressés à cet ouvrage qui pourrait susciter l’intérêt de nombreux lecteurs hispanophones.


Anahí Seri


Rebelión http://www.rebelion.org/noticia.php...

traduction M. Colinas

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/La-foi-des-athees.html
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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:52

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Oscar FORTIN

dessin : les Commandements du Pape Benoit 
: 1-votre sexualité nous regarde,
2-notre sexualité ne vous regarde pas (Marc Murphy)

Il y a toujours quelque part une goutte qui fait déborder le verre. Cette goutte sera pour plusieurs cette série de scandales à caractère sexuel commis tout autant par des prêtres et des religieux que par ceux qui les ont couverts de leur autorité. Il s’agit évidemment de quelque chose de très sérieux qui ne peut, sous aucun prétexte, faire l’objet d’un traitement de faveur.

 

Cette goutte n’est toutefois pas la seule et n’est peut-être pas la plus importante. Je veux parler de celle du double langage qui génère par sa nature même la suspicion et la méfiance. Je vais illustrer mon propos par quelques exemples.


Le premier exemple est celui de deux prêtres, Yorio et Jalics, œuvrant en Argentine dans les années 1970. Lorsque les militaires, en 1976, s’emparent, par la force des armes, du Gouvernement, ils ont été vite repérés rapidement et identifiés comme des personnes nuisibles. Leur supérieur d’alors, le père Bergoglio, jésuite, aurait invité ces deux prêtres à « faire très attention » en raison de leur réputation de subvertir l’ordre social. Une manière, selon toute vraisemblance, de les protéger contre les militaires. Les deux prêtres en question passèrent outre à cet avertissement et retournèrent là où les appelait l’Évangile, c’est à dire dans les bidonvilles. Ils furent vite arrêtés et mis en prison. Ils y restèrent plusieurs mois.


Yorio, après sa libération, se rendit à Rome où le jésuite colombien Candido Gavina, très bien informé, lui apprit, de source autorisée (l’ambassadeur argentin près le Saint-Siège) que les forces armées avaient arrêté ces deux religieux suite à la plainte de leur supérieur religieux qui les présentait comme des guérilleros. L’Ambassadeur argentin confirma même cette information par écrit.


Quant à Jalics, il se réfugia par la suite aux Etats Unis. Bergoglio, son supérieur, s’opposa à son retour en Argentine ! Ce dernier le fit savoir aux évêques argentins susceptibles d’accueillir le religieux dans leur diocèse. Qui plus est, il alla même jusqu’à conseiller à Anselmo Orcoyen, le directeur national du culte catholique, de refuser la demande de passeport avancée par Jalics ! Un document existe à cet égard.


Ce père Bergoglio est devenu par la suite évêque puis cardinal. Lors du dernier conclave on parlait de lui comme d’un futur pape. Il se défend, toutefois, en disant que ces méchantes affirmations visent à le discréditer comme papabile. En fait, quelle que soit l’intention ce sont les faits qui parlent. Et très clairement.

 

Dans une biographie très documenté du cardinal, avec des preuves à l’appui, Horacio Verbitsky en a établi la véracité.

Nous savons que les militaires qui dirigèrent l’Argentine durant toutes ces années sont actuellement en prison dont certains font toujours l’objet d’accusations graves. Par contre de nombreux collaborateurs sont toujours libres comme l’air.


«  L’ancien dictateur, qui instaura en 1976 un régime tenu pour responsable de la mort ou la disparition de 30.000 personnes par les organisations des droits de l’Homme, doit aussi être jugé à partir du 20 septembre à Buenos Aires pour 33 vols présumés de bébés d’opposants. Actuellement en détention, il est aussi poursuivi pour sa participation au Plan Condor, opération mise sur pied par les dictatures d’Argentine, du Chili, du Paraguay, du Brésil, de Bolivie et d’Uruguay pour éliminer leurs opposants dans les années 1970. »


Ce visage d’une Église, alliée discrète, mais efficace, des régimes répressifs et oligarchiques de l’Amérique latine des 70 dernières années a trouvé, avec l’élection de Jean-Paul II, en 1978, un allié de premier ordre. Ce dernier n’a pas tardé à condamner la théologie de libération et à mettre au pas les prêtres et les chrétiens qui s’en inspiraient. Reagan n’a pas eu à lui tordre les bras pour s’en faire un allié indéfectible dans sa lutte contre le Gouvernement sandiniste auquel participaient trois prêtres.


D’ailleurs le financement des Contras, cette force de mercenaires au service de l’administration Reagan, demeure toujours un mystère à moitié déchiffré. Plusieurs se souviendront également de sa visite au Chili où il eut l’occasion d’exprimer certains égards à l’endroit du dictateur Augusto Pinochet et de se garder de condamner la répression sanglante ayant causé la mort, la torture et l’emprisonnement de milliers de personnes. Lors de sa visite au Salvador, il est allé se recueillir sur la tombe de Mgr Romero, cette évêque assassiné au moment où il célébrait l’eucharistie. Il n’a pas été ému outre mesure et ses commentaires ont été plein de retenu. Il ne fallait surtout pas le donner en exemple.

 

Si cet assassinat eut été réalisé en Pologne, il aurait vite été dénoncé et l’évêque martyr aurait été consacré par les honneurs de la canonisation. Même, après 30 ans, ces honneurs ne semblent pas être pour bientôt. Son exemple n’est toujours pas de nature à aider la « cause ».


Le cas tout récent, au Honduras, du cardinal Rodriguez Maradiaga qui s’est allié aux putschistes pour déloger, le 28 juin dernier, le président légitimement élu, Manuel Zelaya, et l’expédier, manu militari, hors du pays ne fait que prolonger cette longue tradition d’une autorité ecclésiale qui parle des pauvres sans en être et qui s’allie aux oligarchies avec lesquelles elle s’accommode bien.

 

Ce cardinal, un autre que les observateurs considéraient comme successeur potentiel de J.P.II, s’est bien gardé de dénoncer la tricherie d’une fausse lettre de démission tout comme de condamner avec vigueur la violence, la répression et les assassinats des opposants à ce coup d’État militaire. Dites-moi : quelle crédibilité peut avoir cet homme pour parler de démocratie, de liberté, de justice, de vérité et de respect de la personne humaine ? Comment peut-il parler de Jésus de Nazareth et des Évangiles sans trahir l’un et l’autre ? Ce n’est certainement pas son titre qui fait la différence.


Je termine en me référant au cardinal Marc Ouellet, de Québec, que je viens d’écouter à l’émission de « Mongrain en parle » sur LCN. Il était interrogé en relation au contenu d’une conférence donnée récemment à des médecins catholiques. Il avait été question, entre autres, d’avortement et d’euthanasie. Il a évidemment rappelé que la doctrine de l’Église est une doctrine de vie et qu’elle est sacrée, personne n’ayant le droit d’y porter atteinte. Il a donc été question de femmes enceintes qui décident de se faire avorter et de personnes mourantes voulant écourter leurs souffrances.

 

Dans ses commentaires et réflexions, deux points ont particulièrement retenus mon attention : d’abord un langage « de bonne conscience » qui ne vise pas directement la mort, mais qui en accepte le fait, et en second lieu un silence complet sur les guerres et les famines qui tuent par millions des personnes humaines sans qu’il y ait des campagnes, lancées par l’Église, pour en dénoncer les calamités ainsi que ceux qui les rendent possibles. Il est vrai que l’animateur ne l’a pas interpellé sur ces réalités.

 

À ce que je sache, l’Église canadienne, dont il est le primat, soutient la guerre en Afghanistan et consent par le fait même à ce qu’il y ait des vies humaines qui soient supprimées par les armes de nos soldats. Ces vies sont toutes aussi sacrées que celles de l’embryon dans le sein de la mère ou du mourant qui veut accélérer sa fin.


Dans le cas de l’euthanasie, il a soutenu le fait que s’il n’est pas possible moralement de donner la mort à un patient, il est toutefois possible d’en soulager la souffrance, même si la médication a pour effet d’en écourter la vie. Ce genre de langage peut devenir une passerelle permettant de couvrir à peu près n’importe quoi. Il y a là comme une hypocrisie. C’est comme jouer avec les mots pour donner bonne conscience.

 

Je pense que le discours de l’Eglise doit porter sur le développement des meilleures conditions favorisant l’épanouissement de la vie. En ce sens elle ne peut, d’une main, bénir les armées dont la mission est de tuer et, de l’autre, condamner les femmes qui se font avorter. Elle ne peut se complaire avec les puissances qui dépouillent les deux tiers de l’humanité par des politiques et des systèmes économiques injustes et en même temps prêcher la solidarité avec ces déshérités de la terre. Dans les deux cas, elle doit avoir un discours qui se tienne et un engagement cohérent avec ce dernier.


Oscar Fortin
Québec, le 6 mai 2010

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http://www.legrandsoir.info/L-autorite-morale-de-l-Eglise-un-double-langage.html
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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 15:24

 

Plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, ont manifesté le 25 avril à Beyrouth pour réclamer la laïcité, le mariage civil et un Etat de droit. Une exception dans un monde arabe travaillé par les conflits religieux et le confessionnalisme.


26.04.2010 |  Jeanine Jalkh | L'Orient-Le Jour


La manifestation a eu lieu à Beyrouth le 25 avril 2010

La manifestation a eu lieu à Beyrouth le 25 avril 2010


A Beyrouth, ils étaient 3 000 à manifester pour revendiquer un Etat laïc et affirmer qu'ils n'étaient plus d'accord pour jouer le jeu confessionnel. Ils étaient surtout venus faire acte de présence et clamer haut et fort que l'on ne peut plus les ignorer, ni ignorer leurs droits, revendiqués par plusieurs de leurs banderoles : "Le mariage civil, pas la guerre civile !", ou "Fatima et Tony s'aiment... Ça c'est un problème !", pouvait-on lire, une allusion claire au fait que le mariage civil n'existe pas au Liban. "L'important, c'est que tous les groupes marginalisés sont ici pour exiger un Etat pour tous", explique Hani, 24 ans. [Les défenseurs des droits des homosexuels étaient aussi très présents avec des drapeaux arc-en-ciel et des banderoles portant l'inscription "Homosexuels pour la laïcité".


Initié par un groupe de cinq jeunes Libanais qui aspirent depuis le mois de novembre dernier à mener le même combat qui a découragé leurs aînés de gauche, le rassemblement a fait boule de neige, grâce notamment au fameux réseau social Facebook et à un minimum de coordination, comme l'explique l'une des fondatrices du mouvement, Kinda Hassan. La spontanéité et le désir d'exprimer et de faire entendre leur ras-le-bol d'un système confessionnel a probablement été le second élément qui a déclenché l'initiative.

Aux cris de "Laïcité !", ils ont marché jusqu'au siège du Parlement pour défendre l'idée d'un Etat non confessionnel, tandis que les militants distribuaient des fleurs aux manifestants et aux forces de l'ordre.

La moyenne d'âge des participants était d'environ 25-30 ans, mais on a aussi remarqué la présence de jeunes couples, parfois issus de mariages mixtes, accompagnés de leurs enfants. On a pu voir aussi parmi les manifestants des militants de gauche de la génération précédente, venus applaudir, non sans nostalgie, ces jeunes qui avaient décidé de reprendre le flambeau. Une participation était d'autant plus notable que l'on pouvait reconnaître parmi eux plusieurs intellectuels.

Fait marquant, aucune personnalité politique, aucun parti, aucun leader spirituel ne figurait à ce rassemblement dont les organisateurs ont tenu, de toute évidence, à écarter toute exploitation ou récupération politique. Plutôt inédite, mais non moins significative, la présence de quelques diplomates qui s'étaient glissés discrètement parmi la foule – non pas par intérêt professionnel mais tout simplement pour soutenir l'initiative.

Caché derrière de grosses lunettes de soleil et un képi africain pour mieux s'assurer que son identité était bien camouflée, un diplomate européen s'empressait de souligner qu'il n'était "pas censé être là". "Je viens, malgré l'interdiction qui nous frappe en tant que diplomates, pour soutenir ce mouvement pour lequel j'ai énormément de sympathie. Par conviction, aussi, puisque je suis profondément laïc", dit-il.

Un autre jeune fonctionnaire d'ambassade, libanais cette fois-ci, qui a également tenu à garder l'anonymat, affirme être venu pour dénoncer la lourdeur des rouages administratifs qu'il doit subir à l'étranger, et, surtout, l'obligation de déclarer ses enfants comme appartenant à une communauté précise, malgré le fait qu'il soit laïc et marié à une étrangère. Ayant connu les affres des sélections effectuées sur base communautaire au sein des Affaires étrangères, il affirme, d'un ton survolté, qu'"il est temps que la méritocratie prenne le dessus si l'on veut construire un véritable Etat de droit, un Etat citoyen".

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