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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 11:36

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CFDT -  CGT – FSU – SOLIDAIRES – UNSA


La situation sociale est grave : 5 millions de demandeurs d’emploi, 8 millions de français vivant sous le seuil de pauvreté, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées… L’accroissement des inégalités et des injustices mine la cohésion sociale. L’absence de perspectives, un dialogue social insuffisant, provoquent interrogations et désarroi face à l’avenir.

Dans ce contexte, les organisations syndicales, ne peuvent rester indifférentes à l’utilisation de la situation sociale pour promouvoir certaines thèses dans le débat public comme le fait le Front national. La thèse de la préférence nationale est antinomique avec les valeurs fondamentales du syndicalisme. L’exclusion, le rejet de l’autre, le repli de la France sur elle-même et la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’histoire en témoigne, ne peuvent conduire qu’au pire.

Les organisations syndicales agissent quotidiennement pour rechercher et exiger des réponses face à cette situation sociale ; en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, d’égalité des droits… Leur action est portée par les valeurs qui sont celles du syndicalisme au cœur desquelles figurent la solidarité entre tous les salariés et la lutte contre toutes les formes de discrimination.

Les organisations syndicales CFDT – CGT – FSU – SOLIDAIRES – UNSA sont déterminées à empêcher l’instrumentalisation du syndicalisme par le Front national qui n’est pas un parti comme les autres et dont les orientations sont à l’opposé des valeurs qu’elles portent. Les organisations syndicales sont aussi garantes du respect de ces valeurs au sein de leurs organisations et par leurs militants.

Le 17 mars 2011

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:20

non au fn
 

Parmi les commentaires suscités par la publication de sondages donnant Marine Le Pen en tête des postulants pour la présidentielle de 2012, on a entendu un fatras de contre-vérités. Entre autres, on entend dire que le Front National serait un parti ouvrier, le premier même ajoutent certains. Et les politologues livrent chiffres sur chiffres.

Que des salariés, des ouvriers votent pour le FN, certains depuis longtemps, d'autres plus récemment, c'est un fait. Mais ce qu'on ne peut pas dire de ce parti, c'est qu'il défende les intérêts du monde du travail, ni les revendications les plus immédiates, ni celles qui sont plus générales, pas plus qu'il ne défend, comme il le prétend, les travailleurs « français » qu'il essaye de dresser contre ceux qui ne le sont pas.

Toute l'histoire de ce parti en est l'illustration. Lors du mouvement contre la prétendue réforme des retraites de l'automne dernier, il était aux abonnés absents, ayant préféré mettre en berne son programme. En effet, au moment où les travailleurs étaient en lutte contre le report de l'âge de la retraite à 62 ans, on pouvait y lire, quelque temps auparavant : « Nous préconisons le retour à 65 ans de l'âge légal de la retraite, pour tenir compte de la réalité des parcours (entrées tardives sur le marché du travail, périodes de chômage...) après quarante annuités de cotisation. Par ailleurs, nous donnerons la liberté aux Français de travailler au-delà s'ils le désirent. »

Ainsi encore, et jusqu'à une date récente, le FN dénonçait l'impôt sur la fortune, l'ISF, comme étant un « trompe-l'œil, davantage symbolique qu'utile, facteur de délocalisation des capitaux dans le cas de participations dans des entreprises à faible résultat ».

Récemment, Le Pen (père), président « d'honneur » du Front National, déclarait sur France-Inter : « le Front National a toujours été (...) pour la réduction du nombre considérable de fonctionnaires dans notre pays ». Effectivement, le programme du Front National affirme vouloir « diminuer le poids de l'État français, que ce soit au niveau des réglementations, mais aussi de ses dépenses : non-remplacement des départs en retraite des fonctionnaires, privatisation de certains services, introduction du mérite ». Et fin février, Le Pen (la fille cette fois) dans un message s'adressait à ces mêmes fonctionnaires, sans bien entendu condamner la réduction des effectifs dans la Fonction publique, se contentant de conclure qu'elle se prononçait pour un « État fort ».

Aux fonctionnaires, elle propose un État fort  ; aux travailleurs, elle offre un syndicalisme « libre ». Ce qualificatif accolé au mot syndicat évoque des syndicats d'autant plus inféodés aux patrons qu'ils sont indépendants des travailleurs. Ainsi le FN déclarait en 2006 : « Alors qu'ils ne représentent que 5 % des salariés, on peut se demander comment les syndicats dits représentatifs ont autant de pouvoir, allant jusqu'à faire échec à la loi sur le CPE pourtant votée par une Assemblée nationale élue par le peuple. » Depuis, les positions du FN, soi-disant rénové, n'ont pas changé. Il s'indigne de la situation minoritaire des syndicats. Mais il trouve légitime le pouvoir d'une minorité, bien inférieure à 5 % : celle des grands patrons qui décident de tout.

Marine Le Pen continue donc à cultiver les préjugés, tout comme son père, et comme ces politiciens qui naviguent dans les eaux fangeuses du racisme et de la xénophobie. Cela lui permet de se donner à bon compte une allure radicale. Pour le monde ouvrier, en être dupe serait mortel.

Jean SANDAY

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2223&id=6

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 10:35

 

Ach! les tradizions familiales!
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 10:19

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 09:15

 

Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Inacceptable : Luc Ferry déclare préfèrer Marine Le Pen à Olivier Besancenot.

Sur LCI, le 17 décembre, l’ancien ministre Luc Ferry a accéléré le ralliement de toute une partie de la droite à la stratégie de dédiabolisation du FN.

Alors même que Marine Le Pen vient de se lancer sur les traces de son père en comparant d’une manière scandaleuse les musulmans contraints de prier dans les rues à…l’occupation allemande, Luc Ferry a déclaré préférer la porte-parole de l’extrême droite à celui du NPA.
Ni la xénophobie du FN, ni son racisme, ni le négationnisme de la famille Le Pen ne lui paraissent insurmontables. Bien au contraire, au cours du même débat, il va jusqu’à trouver « plus raisonnable » Marine Le Pen.

La transmission des idées racistes et xénophobes a été grandement facilitée par le "débat" sur l'identité nationale mis en oeuvre par E. Besson, que J.F. Coppé voudrait relancer.
Le NPA s’élève contre une comparaison ignoble, participant d’une démarche d’alliance à venir entre la droite et l’extrême-droite, pour laquelle milite, au sein de l'UMP, Ch. Vannest et le regroupement intitulé "La droite libre". 
 
Le NPA appelle toute la gauche politique, syndicale et associative à s’élever contre ce qui constitue une insulte intolérable.

Le 19 décembre 2010.
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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 11:05
nazis raus
Politique jeudi 11 novembre 2010

À l’appel du collectif antifasciste rennais, 200 manifestants se sont réunis ce matin à 11 h, sur le parking du magasin Super U de Noyal-Châtillon-sur-Seiche.

 

Parmi eux, des militants du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), de Breizhistance, du Syndicat des Travailleurs de Bretagne (SLB) ou de Mix-Cité, ainsi que des habitants de Noyal-Châtillon.

 

Les manifestants ont pris la direction de la propriété privée où les adhérents du Front national étaient réunis, autour de Marine Le Pen. Après avoir forcé un barrage de gendarmerie, plusieurs dizaines de manifestants sont entrés dans un champ jouxtant la propriété. Actions qui ont déclenché des jets de gaz lacrymogènes. C’est finalement sans heurts que les manifestants se sont dispersés, vers 13 h.

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 12:54

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 10:15

5 septembre 2010

Depuis quelques années, des groupes recrutant à l’extrême droite ont occupé le champ laïque en France, rendant ainsi très difficile la tâche des laïques anti-racistes et plus encore celle des laïques issus de l’émigration.

Commentaire de SIAWI [Secularism Is A Women Issue] sur l’information développée dans l’article ci-dessous.



 

 

Ils se disent “de gauche”, mais s’affichent avec des mouvements d’extrême droite. Ils s’affirment “laïques” et entendent “combattre le projet politico-religieux de l’islam”.


Les animateurs de Riposte laïque devaient organiser, à l’appel d’une association satellite, Résistance Républicaine, samedi 4 septembre, à Paris et dans plusieurs villes de province (dont Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Toulouse) un “grand apéritif républicain de défense de la République laïque contrer l’offensive islamiste”. Ils en entendent aussi commémorer les 140 ans de la naissance de la IIIe République.


A Paris, le rassemblement a fait un flop et n’a réuni qu’une grosse centaine de personnes, encadrées par un important dispositf policier. Parmi la foule, on pouvait reconnaître des militants de l’extrême droite parisienne appartenant au GUD, au FN ou encore aux identitaires.


“On a passé une nuit ensemble, c’était très agréable et on remettra ça”


Créée en 2007, Riposte laïque est un journal, qui paraît sur le Net, et qui regroupe une quinzaine de rédacteurs et, selon les responsables, “500 contributeurs”.


Le 18 juin, avec le Bloc identitaire , un mouvement d’extrême droite, Riposte laïque avait tenu un “apéro géant saucisson pinard” [1] dans la capitale, réussissant à réunir plusieurs centaines de personnes. Au départ, cela devait avoir lieu un vendredi à 18 heures, rue Myrah, à la Goutte-d’Or, soit en même temps que la prière musulmane. Finalement, et après interdiction de la préfecture, le fameux “apéro” avait eu lieu à l’Etoile.


Issu de la dissolution d’Unité radicale en 2002 après qu’un de ses militants, Maxime Brunerie, a tiré sur Jacques Chirac, le Bloc identitaire n’est pas, cette fois-ci de la partie. “Ils n’aiment pas trop l’idée du bonnet phrygien. Nous avons des divergences idéologiques importantes avec eux. Nous sommes jacobins, eux régionalistes”, raconte Christine Tasin à l’origine du rassemblement du 4 septembre. En tout cas, elle récuse que “les identitaires soient des fachos”.


Bruno Larebière, cadre dirigeant du Bloc identitaire, par ailleurs rédacteur en chef de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute, confirme que le compagnonage avec Riposte laïque n’est pas fini. Il résume de façon lapidaire : “On a passé une nuit ensemble, c’était très agréable et on remettra ça.”

Avant leur rapprochement avec les identitaires, Riposte laïque avait déjà fait des appels du pied à l’extrême droite française. Le 18 mars, Pierre Cassen, le fondateur, a tenu une conférence au bar de l’ex-skinhead Serge Ayoub, le lieu de rendez-vous de l’extrême droite radicale parisienne. D’ailleurs M. Ayoub était encore présent le 4 septembre (il l’était déjà le 18 juin), comme on peut le voir sur cette vidéo à la minute (0′50) [2], signalée par notre lecteur TheBlackCat.


Le 17 juin, dans un entretien donné au site Marianne2 [3], le même Pierre Cassen affirmait que “dans tout le paysage politique il n’y a qu’une personne qui reprenne le discours sur la laïcité à son compte, c’est Marine Le Pen”. Il nous a d’ailleurs assuré que “Marine Le Pen n’[avait] pas un discours d’extrême droite. » Avant de reformuler : « Elle n’a pas un discours “classique” d’extrême droite.”


“Dérive doriotiste”


Pierre Cassen est “convaincu que les alliances traditionnelles vont exploser. Le vrai clivage c’est la défense de la République face à ceux qui, dans une idéologie mondialiste, veulent faire péter la France.”

M.Cassen a crée Riposte laïque à la suite de différends au sein de l’Union des familles laïques (UFAL) et au journal en ligne Respublica où il militait. Au sein du nouveau média, il ne voulait pas “de gauchistes antirépublicains, anti-flics et pour la régularisationde tous les sans papiers”.


“Des clivages sont apparus à l’UFAL et à Respublica avec Pierre Cassen et ses amis notamment sur la question de l’islam et de l’immigration, se rappelle Nicolas Gavrilenko, secrétaire général de l’UFAL et rédacteur en chef de Respublica. Sa conception de la laïcité bannit toute trace de religion dans la société civile.” M.Gavrilenko décrit “une dérive doriotiste [du nom de Jacques Doriot , qui, de communiste, a fini fasciste et collaborationniste], mais sans antisémitisme”. Pour Alexis Corbière, élu du Parti de gauche à Paris et militant laïque, le parcours de M.Cassen lui “rappelle Dieudonné. Plus tu lui tapes dessus, plus il se radicalise.”

 


M.Cassen, qui a milité notamment au PCF, à la Ligue communiste révolutionnaire et à la CGT du Livre, continue de se dire de gauche, même s’il cite en exemple Geert Wilders le populiste islamophobe néerlandais.


“L’islam est le fer de lance et outil de la mondialisation pour casser les solidarités sociales et la République laïque. C’est l’outil anti-social du capitalisme, veut croire M. Cassen. Aujourd’hui, le danger essentiel c’est l’islam. C’est-àdire un projet politico-religieux hégémonique qui ne peut s’accomplir que dans un esprit de conquête.”


Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite et chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques, estime que “l’on est dans une mutation idéologique. L’idée de République n’est de gauche que si elle se connecte avec un projet d’émancipation sociale. Ce n’est pas parce qu’on vient de la gauche qu’on y reste. L’inverse est vrai aussi. Ce qui est gênant, c’est la tentative de faire passer pour une posture de gauche quelque chose qui ne l’est plus.”


Abel Mestre et Caroline Monnot



Notes

* NB : Ceci est la version longue et actualisée de l’article paru dans Le Monde daté des 5 et 6 septembre.
http://droites-extremes.blog.lemond...

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 13:01

 




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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 12:48

 

Par Eric Simon (4 juin 2010)

En Bulgarie, la justice a condamné un jeune « d’origine étrangère » pour le meurtre d’un étudiant bien sous tout rapport. Fait divers médiatique : 20 ans de prison pour le jeune en question, l’Australien Jock Palfreeman. Mais derrière la version officielle, une autre vérité se profile, moins favorable à la justice bulgare. Où l’on apprend qu’il ne vaut mieux pas venir en aide à des Roms victimes d’une agression raciste au sein de l’Union européenne.

 

Jock Palfreeman est un jeune Australien de 23 ans installé depuis quelques mois en Bulgarie. Le soir du 28 décembre 2007, il est témoin de l’agression de deux Roms par une quinzaine de jeunes, au centre de Sofia, près de la station Serdika. Selon les observateurs, les jeunes hurlaient les slogans racistes des supporters du club de foot de la capitale (le « Levski »), tristement célèbres pour leurs actions violentes.


Sans trop réfléchir, Jock court s’interposer, un couteau à la main, entre les voyous et l’un des deux Roms qui gît au sol, inconscient. Les hooligans reculent de quelques dizaines de mètres, puis contre-attaquent avec des pierres et des blocs de bétons. Quand les policiers interviennent, Jock est à moitié inconscient. L’un des agresseurs, Anton Zahariev, 19 ans, est blessé tandis qu’un corps sans vie est étendu sur le bitume : celui d’Andreï Monov, étudiant de 20 ans. Les Roms ont entretemps disparu, peu désireux de passer des mains des hooligans à celles d’une police dont le racisme n’a rien à envier aux fans du « Levski ». La plupart des médias bulgares se déchaînent immédiatement contre cet « étranger », assassin d’un enfant du pays, et dont la famille est honorablement connue. Le 7 décembre 2009, Jock Palfreeman est condamné à 20 ans de prison. L’histoire aurait pu s’arrêter là…


Des témoins écartés


Le père de Jock, qui s’est personnellement déplacé d’Australie pour soutenir la défense de son fils, a mené sa propre enquête et pointé de nombreuses anomalies. Le contexte de la rixe – l’attaque d’un groupe contre deux Roms avant l’intervention du jeune Australien – a été totalement ignorée lors du procès. Plusieurs versions contradictoires de témoins n’ont pas été entendues. La plupart n’a d’ailleurs même pas été interrogés lors de l’instruction, notamment les amis de Jock qui se sont spontanément présentés et ont laissé leurs adresses…


Les témoins convoqués à l’audience étaient l’un des hooligans reconnaissant l’assaut sur Palfreeman, le portier d’un hôtel proche et les policiers arrivés sur place qui ont procédé aux premiers interrogatoires. Les versions ont radicalement changé entre l’instruction et le procès, donnant au final des témoignages confus, tronqués et inutilisables pour la défense, niant même la présence des Roms et à plus forte raison l’agression sur ces derniers. Le hooligan blessé lui-même est passé du statut de témoin à celui de plaignant, alors même qu’il faisait partie des agresseurs...


Une vidéo malencontreusement effacée


Autre malencontreuse coïncidence : une caméra de vidéo-surveillance a par chance enregistré l’intégralité de la scène, l’agression sur les Roms, puis la contre attaque sur Jock Palfreeman quelques dizaines de mètres plus loin. Mais quand un policier inconnu vient visionner la bande dès le lendemain, un court-circuit « accidentel » détruit l’enregistrement. « Aucune importance », estime le procureur, Parvoleta Nikova, qui considère que, de toute façon, « on n’aurait rien vu sur le film » ! Curieuse magistrate qui, outre le déni de l’attaque sur les Roms et le refus de faire paraître les témoins de la défense, écarte les conclusions du rapport psychiatrique qui démontre que l’Australien n’a rien d’un violent psychopathe et qu’il est plutôt guidé par les idées de justice sociale. Lors du procès, elle le décrit comme un dangereux hooligan. Prodigieux retournement des faits !


C’est cette vision que la plupart des médias reprennent largement, insistant sur le statut de victime du jeune Andreï Monov. Le climat nationaliste qui règne dans le pays n’aide certes pas à rendre une justice vraiment sereine. Lors du procès de Jock, le fait que la victime, Andreï Monov soit reconnue comme un adepte du slogan « la Bulgarie aux Bulgares » (ajoutez : sans les Roms ni les Juifs) n’a eu aucune influence sur la cour. Au contraire : Jock Palfreeman est perçu comme un « antifasciste excité » s’étant attaqué à dessein à des jeunes ne partageant pas son point de vue. Précisons que l’antifascisme est assez mal vu dans ce pays où la lutte antifasciste a longtemps été l’alibi du pouvoir et de l’idéologie totalitaire en place. Quant à défendre des Roms, une minorité ouvertement méprisée par la majorité de la population, cela ne plaide pas en faveur de l’accusé. De leurs côtés, les Roms se sont discrètement intéressés à l’affaire, comme en ont témoigné diverses interventions sur les forums Internet de la communauté.


« La Bulgarie aux Bulgares »


Jock Palfreeman victime expiatoire des dysfonctionnements du système judiciaire bulgare ? Il n’y a pas eu de dérapage de la justice. Tout a été fait pour qu’il n’y ait aucune justice possible. Car Andreï Monov était le fils du célèbre psychologue Hristo Monov, actuellement ministre adjoint de la Santé. Reconnu comme expert par les services de police, il reste un personnage influent dans les milieux politiques. La fameuse caméra au contenu effacé se trouvait d’ailleurs placée sur un bâtiment… du ministère de la Santé !


En photo : Des supporters du club Levski.


Avant même le début du procès, le père de Jock a déclaré dans un reportage de la chaîne australienne ABC ne pas avoir grande confiance dans la justice bulgare. On le comprend : la Bulgarie, qui a intégré l’Union Européenne le 1er janvier 2007, est connue pour le très haut niveau de corruption de son système judiciaire, comparable, selon le Baromètre mondial de la corruption 2009 de l’organisation Transparency International, à celui de pays comme le Cambodge, la Géorgie et la Mongolie.


Placé en isolement pour avoir fait appel


Histoire d’aggraver les choses, Jock Palfreeman est placé depuis le 19 février dernier en isolement total. Cela signifie qu’il n’a plus aucun contact avec les autres prisonniers, ni accès à des livres, à la radio, la télévision, encore moins la possibilité de suivre des études. Il a seulement droit à 1 h 30 de sortie quotidienne, seul, dans la cour.

 

Cette situation est la conséquence d’une loi entrée en vigueur en juin 2009, que l’on croirait presque spécialement dirigée contre lui : tout prisonnier étranger condamné à une peine de prison de plus de 15 ans doit rester en isolement jusqu’à la fin de ses recours. Or, Jock Palfreeman a fait appel de la décision de la Cour. Le processus peut encore prendre au moins deux ans. Quel meilleur moyen de dissuader le plaignant de faire valoir ses droits ? Il est pour l’instant le seul prisonnier en Bulgarie dans ce cas, ce qui va bien évidemment à l’encontre des termes et dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme.


 

C’est peut-être, pour les soutiens du jeune Australien, une chance à saisir. S’il est avéré que justice ne peut être rendue dans un cadre national, il est possible d’en appeler à la Cour européenne des Droits de l’Homme sans attendre la fin des recours au niveau national. Ce serait aussi l’occasion de rendre visible une affaire qui n’est sortie de Bulgarie que pour être médiatisée en Australie, pays qui n’a pas de grands moyens d’actions diplomatiques à plusieurs milliers de kilomètres de ses frontières.


L’Union européenne n’a pas bougé le petit doigt pour un cas qui ne concerne pas l’un de ses ressortissants. Le père de Jock a lui-même préféré jouer sur la discrétion pour ne pas enflammer, plus que nécessaire, les esprits prompts au chauvinisme. Une stratégie qui n’a manifestement plus lieu d’être. D’ores et déjà, la Conférence UNITED against racism qui s’est déroulée mi-mai à Budapest, rassemblant des ONG antiracistes, des groupes antifascistes et des associations de migrants, de Roms et de défense des Droits de l’Homme de 33 pays européens, a permis la popularisation du cas Palfreeman. Une première salve contre l’iniquité qui devrait en annoncer d’autres.

Éric Simon

En savoir plus

Le site de soutien à Jock Palfreeman (en Anglais)

Pour écrire :

Jock Palfreeman

Sofia Central Prison - 21 Gen. N. Stoletov Bul.

Sofia 1309 - Bulgaria

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