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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 13:53
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L'université Européenne de la Paix organise, le mercredi 13 avril, une après-midi sur le thème :

 

"Armement et sécurité". 


 Faculté des Lettres et Sciences Humaines Victor Segalen

 14h -- 17h : tables-rondes

 

Les ventes d'armes en question

 
  Lieu : Le Forum

 Présentés comme source de profits pour la collectivité, les marchés de  vente d'armes font l'objet d'une âpre concurrence entre pays exportateurs. Régulièrement les media font état de contrats mirobolants  décrochés par l'un ou l'autre des principaux producteurs d'armes sur le  marché international. Régulièrement aussi ce sont les scandales  retentissants dont ces contrats sont parfois l'objet qui font la une des  journaux : Irangate aux États-Unis, caisse noire de la CDU en Allemagne,  ou chez nous frégates de Taïwan, sous marins de Karachi, Angolagate, la liste de ces scandales est longue...

 Voilà vingt ans déjà, Jean Paul Hébert entreprenait la critique à la fois économique et éthique d'un commerce dont l'intérêt pour les autorités publiques et privées du monde de la Défense ne se prêtait pas à discussion.

 Vingt ans après, les choses ont-elles vraiment changé ? Et la critique pénétrante de l'économiste a-t-elle perdu de sa pertinence ?

 14h -- 15h30

 
  Les exportations d'armement aujourd'hui. Qu'y a-t-il de changé?


Volume des transferts, nature des produits, identités des acteurs : quelle évolution du marché ?
Les pratiques commerciales se sont-elles modifiées, « civilisées » ?
Transparence et contrôle citoyen : reculs ou avancées ?
 Gain ou perte pour la collectivité ? A qui profite le commerce des armes ?

 15h45 -- 17h15

 
  Vente d'armes et paix


 En matière de paix, la juriste du droit international Monique Chemillier -Gendreau nous rappelle que les armes sont plus souvent le problème que  la solution.

  Faut-il alors proscrire toute vente d'armes à l'étranger ?
  Se satisfaire des règles de bonne conduite établies au plan international ? Ou chercher à les améliorer?
  Prévoir la mise en place d'une instance de régulation internationale du commerce des armes ?

  Une agence de l'armement au sein de l'ONU ?
  Moins d'armes, moins d'emplois ? comment exercer la solidarité avec les salariés concernés dans leurs          conditions d'existence ?
 Comment mettre en oeuvre la nécessaire reconversion des moyens actuellement mobilisés pour les armes ?

 18h -- 20h : conférence-débat

 
 Lieu : Amphi 3

 "L'économie de la sécurité internationale ou les relations dangereuses entre la guerre et l'économie"


  Par Jacques Fontanel

 
  Professeur d'économie à l'université Pierre Mendès-France de Grenoble

 Conçue d'abord comme un affrontement violent et meurtrier de groupes humains organisés, la guerre est un concept polysémique. Aujourd'hui, on parle de guerre froide, de guerre économique, de guerre commerciale, de guerre de l'information, voire de guerre terroriste. Ne doit-on retenir, dans le concept de guerre, que les conflits armés opposant deux ou plusieurs États (ou territoires) ou deux ou plusieurs groupes ethniques ou sociaux ?

Depuis Clausewitz (la guerre est la poursuite de la politique par d'autres moyens), la guerre a pris de nouvelles dimensions.


 La liaison entre économie et guerre est complexe, l'un et l'autre étant, tour à tour, fin et moyen. Deux conceptions économiques principales de la guerre coexistent depuis au moins trois siècles. Pour les uns, la guerre et l'économie sont indissolublement liées par des intérêts communs et des liens d'interdépendance profonds. Pour les autres, la guerre est un fardeau, justifiée ou non par des contraintes politiques et stratégiques des États. Les questions des guerres civiles (notamment la Libye) seront soulevées.

Cette demi-journée est organisée par l'Université Européenne de la Paix  avec le soutien des Amis du Monde Diplomatique.


 Entrée libre et gratuite.

 Un hommage sera rendu à Jean-Paul Hébert. Docteur en Économie, Jean-Paul Hébert était un expert mondialement reconnu des questions industrielles de défense. Esprit indépendant, par ses nombreux livres, articles, conférences, il a pendant plus de trente ans oeuvré pour l'ouverture démocratique d'un domaine considéré encore trop souvent comme affaire de spécialistes. Homme de conviction, Jean-Paul Hébert était aussi un militant de la Paix.

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 13:42
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Par une convention signée il y a quelques jours entre le rectorat de Reims et le ministère de la Défense, les lycées de Champagne-Ardenne, l'université de Reims et l'IUT de Troyes sont désormais associés avec l'armée, l'objectif affiché étant de favoriser une meilleure insertion professionnelle.

Une collaboration qui remonte loin dans le temps mais que les enseignants et les syndicats semblent seulement découvrir depuis quelques jours avec ce simulacre de formation militaire imposée, début décembre, aux enseignants stagiaires de Bordeaux et dont Rue89 s'est fait l'écho.

L'indignation qui s'en est suivie semble pourtant bien tardive et singulièrement restrictive dans ses manifestations. Car cela fait maintenant près de trente ans que, dans une indifférence quasi générale, sous l'appellation sévèrement contrôlée d'« éducation à la défense », l'armée a ses entrées dans les établissements scolaires, avec les élèves en première ligne.

Le protocole signé en 1982 par les ministères de l'Education nationale et de la Défense déclare dans son préambule :

« La notion de sécurité est indissociable en France de l'existence d'une communauté nationale façonnée par l'Histoire, animée d'un véritable esprit de défense. […]

La mission de l'Education nationale est d'assurer une éducation globale visant à former les futurs citoyens responsables. »

Ce protocole inaugure une politique d'étroite collaboration entre les deux ministères, jamais démentie quelle que soit la couleur politique du gouvernement, ponctuée par des textes règlementaires toujours plus contraignants.

« L'ensemble des disciplines » scolaires concernées

Ainsi, la circulaire du 13 septembre 2007 (Bulletin officiel de l'Education nationale (BOEN), numéro 32 du 13 septembre 2007) affirme d'emblée qu'« au collège et au lycée, l'ensemble des disciplines doit concourir à l'éducation à la défense ».

Tout doit être mis en œuvre pour concourir à ce que les responsables appellent une « culture de défense » :

  • la formation des enseignants, confiée à des « trinômes académiques » théoriquement placés sous la tutelle du recteur, mais en fait chapeautés par l'autorité militaire territoriale et l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN) ;
  • les programmes scolaires ;
  • les enseignants-chercheurs des universités ;
  • les conseils de la vie lycéenne (CVL) ;
  • l'option découverte professionnelle en classe de troisième ;
  • les travaux personnels encadrés (TPE)…

L'armée s'incruste dans l'ensemble des structures éducatives, comme précisé par la circulaire :

« Les formations de défense doivent trouver leur plein rôle dans la construction de la réflexion et de la culture des futurs responsables que forment les établissements d'enseignement supérieur. »

Les échanges avec les unités militaires, les visites de sites et d'installations militaires sont vivement encouragés. Il est même envisagé la « création d'un identifiant graphique », sans plus de précision ; s'agit-il d'un fichage militaire de l'ensemble des élèves ?

« Répondre aux besoins de recrutement de l'armée »

Les programmes scolaires sont également visés, de nouveaux programmes devant être définis par des « groupes spécialisés de réflexion » (sic) qui prendront en compte cette dimension militaire de l'enseignement.

Les programmes actuels relatifs à la Défense sont inclus depuis 1998 dans les programmes d'éducation civique de la classe de troisième.

A ce titre, ils ont fait fréquemment l'objet de l'épreuve écrite obligatoire du Diplôme national de brevet (DNB), détournée de sa finalité civique au profit d'un vulgaire bourrage de crâne. Car –et c'est là où le bât blesse– la sensibilisation des collégiens aux problèmes de défense est assurée exclusivement par les militaires.

Le mobile de l'éducation à la défense est clairement identifié par un protocole entre les ministères de l'Education et de la Défense, datant du 31 janvier 2007 (BOEN numéro 7 du 15 février 2007) qui se fixe pour objet de « répondre aux besoins de recrutement de l'armée ».

Dans cette optique, on délègue aux seuls militaires la sensibilisation des élèves sur ce sujet. Pas une seule fois, au cours de leur éducation citoyenne, les élèves ne doivent prendre conscience que la fonction de l'armée consiste à faire la guerre et que ceux d'entre eux qui se seront laissés séduire par les sergents recruteurs risquent fort de se trouver un jour confrontés à l'alternative d'avoir à tuer ou de se laisser tuer sur ordre.

La culture de la guerre ? Non, de la « défense globale »

Curieusement, dans les programmes scolaires comme dans ces longs protocoles armée-école, le mot « guerre » n'est jamais employé, supplanté par celui de « défense » et plus hypocritement encore par le concept de « défense globale », amalgamant dans une communication brouillée les missions de Médecins sans frontières ou de pilotes de Rafale.

L'école aurait donc pour mission de développer les capacités de jugement, d'esprit critique, de construction d'une opinion personnelle mais dans le même temps on exclut du jugement, de l'esprit critique et de l'opinion personnelle tout ce qui touche à la guerre et à la paix.

Ainsi, arriveront à l'âge adulte de jeunes citoyens à qui l'on aura interdit toute interrogation sur des questions comme les extravagantes dépenses militaires, les exportations d'armement, la bombe atomique, la légitimité de la guerre comme mode de résolution des conflits ou la non-violence comme alternative aux conflits. Ces questions s'arrêtent à la porte de l'école.

Ces dernières années, une cinquantaine de militaires français ont été tués en Afghanistan. Morts pour rien. Compte tenu, pour certains, de leur extrême jeunesse, il est probable que leur premier contact avec l'armée s'est fait au collège ou au lycée avec les cours d'éducation à la défense, prélude à un engagement fatal dans lequel l'école, par complaisance ou par pusillanimité, en colportant sans réticence majeure une culture de guerre, porte une part de responsabilité.

Photo : des soldats français défilent à Kaboul, le 24 avril 2007 (Ahmad Masood/Reuters).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:23
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Jusqu'à l'an dernier, les professeurs stagiaires travaillaient à mi-temps, ce qui leur permettait de suivre une formation en alternance à l'IUFM. Aujourd'hui, ils se retrouvent devant leur classe sans aucune préparation mais avec la promesse de bénéficier de quelques sessions de formation en cours d'année. Le 3 décembre, l'une de celles-ci se tenait à Bordeaux. Julie -son prénom a été changé- y était. Elle raconte ce qui ressemble à « une mauvaise blague ».

Lors de la réunion de « formation » du vendredi 3 décembre, qui s'est tenue au lycée Gustave Eiffel à Bordeaux, les professeurs stagiaires ont été conviés à suivre un cours magistral de 9h30 à 12h30.

Les professeurs ne sont pas une profession libérale

Les interventions successives n'ont répondu en rien à nos demandes les plus pressantes et à nos inquiétudes. Alors même qu'aucun d'entre nous n'a commencé sa formation disciplinaire ce qui, de l'avis de tous, est une urgence bien réelle.

A la fin de la troisième intervention détaillant les droits et devoirs du fonctionnaire, un responsable des ressources humaines nous a rappelé que nous « devions » 35 heures par semaine à l'Etat et que nous n'étions pas une profession libérale et que nous dépendions d'une hiérarchie structurée.

Un collègue a posé la question suivante :

« Tout ce que vous nous dites est certes intéressant et je suis d'accord qu'en tant que fonctionnaire, nous nous devons de connaître le fonctionnement de notre institution mais qu'en est-il de notre droit à la formation disciplinaire ? Nous n'avons encore eu à ce jour aucune formation ! »

A cette invective fortement applaudie par tous, une inspectrice a pris la parole et a répondu : « Il faut savoir qu'il est du devoir de tout enseignant de s'autoformer et les tuteurs sont aussi là pour vous aider… »

Orienter nos élèves en difficulté vers des carrières militaires

A notre grande surprise, à 14 heures, lorsque la réunion a repris, nous avons vu se succéder à la tribune deux militaires, un major et un colonel (si je me souviens bien) accompagné d'un IPR [inspecteur pédagogique régional, ndlr] d'histoire-géographie et d'un professeur agrégé d'histoire, commandant de réserve.

Les thèmes abordés ont été alors plus exotiques les uns que les autres : « l'enseignement de la défense », « la défense aujourd'hui : nouvelles menaces, nouvelles configurations, les enjeux », « un exemple de partenariat Défense-lycée », « le recensement et la JAPD », etc.

Tous ces thèmes ont été servis avec une sauce idéologique particulièrement intéressante : « Grâce à Dieu, grâce à Dieu, grâce à Dieu nous connaissons la paix en Europe depuis plus de soixante ans », « La paix a été préservée grâce à la bombe nucléaire », etc…

Nous avons aussi été incités à orienter nos élèves en difficulté vers des carrières militaires ! Tout ça avec, en arrière-plan, des images de jeunes militaires avec des armes à la main en exercice de tirs, etc…

Nous avons été plusieurs à nous demander si ce n'était pas une mauvaise blague avec une caméra cachée.

« Mademoiselle, vous êtes payée pour suivre ces formations »

Evidemment, beaucoup de nos collègues furieux que l'on se moque de leurs préoccupations quotidiennes (apprendre à construire des séquences de cours ou évaluer les élèves par exemple) ont déjà commencé à quitter massivement les lieux…

L'IPR, irrité, lâche alors quelques remarques injurieuses allant jusqu'à remettre en doute notre posture professionnelle. Peut-être aurait-il dû se féliciter d'avoir devant lui des enseignants avec un esprit critique !

La fin de la séance est épique, l'IPR nous interpellant : « Bon, nous sommes en retard mais… à qui la faute ? »…

Il apostrophe ensuite une professeure stagiaire qui était en train de se diriger vers la sortie et lui dit :

« Mademoiselle, vous n'avez pas le droit de quitter la salle, vous êtes payée pour suivre ces formations »…

A la professeure stagiaire de lui rétorquer courageusement :

« J'ai un train à prendre, il est 16h31 et je ne suis payée que jusqu'à 16h30. »

« Des conversations d'intellectuels qui ne servent à rien »

Face à l'hostilité généralisée et réciproque, beaucoup ont quitté la salle. Le commandant de réserve, visiblement en colère, se permet une comparaison hasardeuse :

« En salle des profs, on entend des conversations d'intellectuels qui ne servent à rien alors que nous, dans l'armée, on est dans l'action pour la nation. »

Un autre gradé de l'armée prend la suite en affirmant de manière décomplexée qu'il n'y a pas de déontologie dans l'éducation nationale !

Pour conclure, nous nous sommes tous sentis insultés tant par le choix des thèmes abordés, qui témoignent d'une ignorance totale de nos problèmes quotidiens, que par des propos inacceptables à notre égard et sur l'ensemble de la profession que, quelque part, nous représentions ce jour-là.


► Témoignage recueilli par le Snes du Lot-et-Garonne.


Photo : un soldat en plastique (Taber Andrew Bain/Flickr).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 08:58

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Alain Juppé à l'Ile-Longue. Les pacifistes battent le rappel

30 novembre 2010 - Le Télégramme

 

La visite du nouveau ministre de la Défense, Alain Juppé, demain à l'Ile-Longue, sera l'occasion pour la coordination bretonne du Mouvement de la paix de demander que la France respecte le droit international qui a fixé, voilà plus de 40 ans, le désarmement nucléaire comme une obligation.

Rassemblement devant la base

Cette coordination, qui regroupe une soixantaine d'organisations, appelle tous ceux qui souhaitent que la France respecte le Traité de non-prolifération nucléaire, à se rassembler en matinée sur le port du Fret et devant l'entrée de la base. «Une grande majorité d'États, de nombreuses ONG, des élus, les organisations syndicales au plan mondial, la Croix Rouge internationale, le secrétaire général des Nations unies exigent le respect du droit international qui a fixé, voilà plus de 40 ans, le désarmement comme une obligation», rappelle la coordination. En octobre 2009, dans le journal Le Monde, AlainJuppé avait lui-même cosigné une tribune, avec Michel Rocard, le général Bernard Norlain et Alain Richard dans laquelle il appelait la France à prendre part à cette dynamique souhaitée «par une vaste majorité des peuples de la planète». Alain Juppé affirmait alors que la réussite de la non-prolifération était «une nécessité première pour la paix», et qu'elle reposait «sur des initiatives urgentes et beaucoup plus radicales des cinq puissances nucléaires reconnues par le traité de 1968».

Volte-face

«Désormais, Alain Juppé dispose des moyens pour mettre en place ses projets: c'est ce que nous attendons», explique Roland Nivet, porte-parole de la coordination bretonne du Mouvement de la paix, qui regrette la volte-face récente du ministre déclarant «qu'il n'est pas temps pour la France de baisser la garde».

 

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LES PACIFISTES SERONT À L ILE LONGUE LE MERCREDI 1 DÉCEMBRE POUR DIRE À MONSIEUR JUPPÉ :


·    DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE :APRÈS LES PAROLES DES ACTES !
·    LES MISSILES  À LA RETRAITE  CÀ FERA DES SOUS POUR LES RETRAITES !


Un mouvement d’opinion fort et diversifié se fait entendre à l’échelle mondiale. rassemblant une grande majorité d’Etats, de nombreuses ONG, des élus (Maires pour la Paix, Parlementaires pour la Paix etc ),les organisations syndicales au plan mondial, la Croix Rouge internationale, le Secrétaire General des Nations Unies  exigent le respect du droit international qui a fixé, voilà plus de 40 ans, le désarmement nucléaire comme une obligation qui s’exprime en particulier à travers l’article 6 du TNP.
   
    Ce mouvement d’opinion s’est manifesté avec force et détermination dans le cadre de la dernière conférence d’examen du TNP en Mai 2010 à New York, à laquelle 10 militants de Bretagne ont pris part, poussant ainsi un nombre croissant d’hommes politiques à s’exprimer.

    Dans ce contexte, en 2009 dans le journal Le Monde, M. Alain Juppé a cosigné un article avec Michel Rocard, le général Bernard Norlain et Alain Richard dans lequel il appelait la France à prendre part à cette dynamique souhaitée « par une vaste majorité des peuples de la planète. »

Il poursuivait en affirmant que « […] la réussite de la non-prolifération est une nécessité première pour la paix, et elle repose sur des initiatives urgentes et beaucoup plus radicales des cinq puissances nucléaires reconnues par le traité de 1968. Elles doivent engager un processus conduisant de manière planifiée au désarmement complet, y associer pleinement les trois puissances nucléaires de fait, écarter tout projet de développement d'arme nouvelle, prendre plus d'initiatives et de risques politiques pour surmonter les crises régionales majeures. »

    Désormais, M. Alain Juppé dispose des moyens de mettre en place ses projets : c’est ce que nous attendons. Malheureusement dans Ouest France du 28 Novembre il renie totalement ses déclarations précédentes et déclare: « il n’est pas temps pour la France de baisser la garde »

    Dans ce contexte, Le collectif Bretagne du Mouvement de la Paix appelle toutes les personnes et organisations qui souhaitent que la France respecte le Traité de non prolifération  nucléaire à venir le

 

Mercredi 1 Décembre à Crozon  exiger que Juppé  mette ses actes en accord avec ses déclarations précédentes et soutienne la proposition du Secrétaire Général des Nations Unies de mettre en place rapidement une convention d’élimination des armes nucléaires défendue en France par le collectif ICAN .

Rendez vous Mercredi 1 Décembre à 10h à Crozon Finistère à Tal ar Groaz avant d’aller manifester sur le Port du Fret et devant l’entrée de la base.

Contact Roland NIVET 06.85.02.87.14 –Coordination Bretagne du Mouvement de la Paix

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 12:47
Par Ataulfo Riera le Dimanche, 21 Novembre 2010


 

Le Sommet de l'OTAN au Portugal, réunissant les chefs d'Etats des 28 pays membres, a adopté « une nouvelle stratégie de défense et de sécurité » (« OTAN 2020 ») pour cette organisation criminelle internationale.

 

Une stratégie « pour le XXIe siècle adaptée aux nécessités et aux dangers de la nouvelle ère globale », qui consacre définitivement son rôle de bras armé de la globalisation capitaliste et de gendarme planétaire des intérêts des grandes puissances impérialistes, Etats-Unis en tête. L'occupation et la guerre en Afghanistan se poursuit avec des moyens renforcés. La prise de décision interne pour mener de nouvelles opérations et interventions militaires – sur base d'une définition de la « sécurité » pour le moins élastique - sera simplifiée pour être accélérée et de nouvelles bases militaires seront établies à travers le monde.


Du « péril rouge » à la « menace terroriste »: justifier la guerre permanente


Créée le 4 avril 1949, l’OTAN était alors une organisation politico-militaire dirigée contre l’URSS sur le sol européen. Après la chute du Mur de Berlin en novembre 1989, loin de se dissoudre, l’OTAN commence au contraire à étendre à la fois ses zones d'intervention et ses objectifs, qui vont de la défense des « approvisionnements en ressources vitales », à la lutte contre « la prolifération des armes de destruction massive » ou contre « le terrorisme ». L’OTAN intègre également peu à peu les anciens pays membres du Pacte de Varsovie, l'ancien glacis défensif de l'URSS, reculant ses frontières jusqu'aux portes d'une Russie qui se sent ainsi encerclée et menacée. A partir de 1995, elle intervient directement dans le conflit en ex-Yougoslavie et le 24 mars 1998, elle déclenche une campagne de bombardements intensifs contre la Serbie, sans mandat de l’ONU.


En avril, 1999, le 50e sommet de l’OTAN adopte son premier « concept stratégique pour le XXIe siècle », qui transforme l’organisation initialement à vocation régionale en organisation militaire globale. Le 12 septembre 2001, suite aux attentats à New York, est mis en oeuvre de l’Article 5 de la Charte de l’OTAN sur la « solidarité mutuelle entre Etats membres » et le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l’ONU confie à l’OTAN la conduite des opérations militaires en Afghanistan, consacrant ainsi sa première opération militaire de grande ampleur « hors zone» et, cette fois-ci, sous mandat des Nations Unies.


Afghanistan: L'OTAN est le problème, pas la solution


L'Alliance s'embourbe dans un conflit qu'elle ne peut pas gagner et qui s'étend de plus en plus au Pakistan, constituant ainsi un foyer de déstabilisation permanente dans la région, justifiant ainsi en retour sa présence permanente, ce qui est bien son objectif. Mais en attendant, ce sont les populations civiles qui payent le prix fort de ce « Grand Jeu » pour le contrôle de la zone géostratégique essentielle de l'Asie Centrale et de ses ressources. Selon les Nations Unies, depuis 2001, plus de 10.000 Afghans sont morts à cause de la guerre, dont 2.400 rien qu'en 2009. Près de 300.000 personnes ont quitté leur pays depuis 2001, la grande majorité survivant dans des camps de fortune au Pakistan. Une infime partie de ces exilés tente sa chance en Europe, où ces mêmes gouvernements qui détruisent leur pays se refusent à leur accorder le droit d'asile.


En dépit des farces électorales, c'est l’occupation militaire internationale qui permet, seule, la survie du régime du président fantoche Amid Kharzaï. L'OTAN impose ainsi à la population un régime despotique, réactionnaire et corrompu et une économie libérale de marché qui a totalement échoué à réduire la misère. Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la situation humanitaire a empiré depuis que les opérations de l'OTAN ont débutées: 61% de la population souffre de malnutrition chronique, 65% n'a pas l'accès à l'eau potable. Quant au droit des femmes, utilisé comme prétexte pour l’intervention militaire de 2001, leur situation s’est dégradée sous de nombreux aspects. Mais qui s’en soucie aujourd’hui?


L’Alliance militaire déclare mettre tout en œuvre pour reconstruire un pays... qu’elle détruit activement par ailleurs. Mais le déséquilibre entre l’effort militaire et l’aide civile est béant : depuis 2001, 140 milliards de dollars ont été dépensés pour la guerre et seulement 7 milliards pour «l’aide civile»… et 40% de cette aide est consacrée à payer des entreprises capitalistes étatsuniennes et européennes, qui ont remporté ainsi de juteux contrats. La technique est désormais bien rodée, ces entreprises « reconstruisent » ce que l'OTAN, qu'elles suivent comme des charognards, a détruit. La décision, prise au Sommet de Lisbonne, de renforcer les capacités « civiles » de l'Alliance n'a pas d'autre but que d'institutionnaliser ce partage des rôles.


Fer de lance de la prolifération nucléaire et de la course aux armements


L’OTAN possède aujourd’hui 480 missiles nucléaires déployés dans 5 pays (dont la Belgique). Malgré l'opposition des populations concernées, elle relance activement la course aux armements nucléaires entre les grandes puissances, avec la construction d'un bouclier antimissile en Pologne et en Tchéquie qui coûtera la bagatelle de près de 800 millions d'euros.


Les dépenses militaires cumulées des membres de l’Alliance s’élevent quant à elles à plus de 1.000 milliards d'euros et, malgré la crise, ses 28 Etats membres se sont engagés à consacrer jusqu'à 2% de leur budget à leur machine de guerre. De plus, l'institutionnalisation du financement de l'OTAN implique que les budgets consacrés par les gouvernements des Etats membres à l'Alliance échappent à tout contrôle ou opposition des parlements nationaux.


L’Union Européenne complice


Tous les traités européens consacrent l’OTAN comme le cadre privilégié de la coopération militaire. Le Traité de Lisbonne affirme que l’OTAN « reste, pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en oeuvre ».

Les Etats européens avalisent le déploiement du système antimissile US en Pologne et en République Tchèque ainsi que l’élargissement géographique de l’OTAN; ils acceptent que les définitions de ses missions soient toujours plus globalisées pour en faire l’instrument principal au service de la politique de domination économique, politique et militaire des USA et de leurs alliés. 25 des Etats membres de l’UE sur 27 ont envoyé des troupes en Afghanistan; plus de la moitié des soldats étrangers présents sont européens... et parmi eux 600 militaires belges et plusieurs avions de combat « humanitaires ».


Revendiquer, comme le font la plupart des Partis Socialistes ou des partis Verts, la construction d'une « véritable politique de sécurité et de défense européenne », indépendante face à l'OTAN parce que cette dernière est dominée par les Etats-Unis, est donc absurde. En quoi l’impérialisme et le militarisme européens sont-ils plus « démocratiques », « humanitaires » et « acceptables »? Il ne s'agit pas de défendre un bloc impérialiste contre un autre, mais bien de mobiliser contre l'OTAN, « l'Europe de la défense » et le militarisme qu'ils incarnent l'un et l'autre à la perfection.


Assez d’argent pour la guerre!


L'OTAN, on le voit, constitue une menace tangible pour la paix. C'est un instrument de domination profondément non démocratique et hors de tout contrôle des institutions parlementaires des pays membres. En Belgique,  comme l'a dénoncé la CNAPD, le gouvernement « en affaires courantes » a refusé de soumettre à la discussion parlementaire le contenu de sa note préparatoire au Sommet de Lisbonne, dont les décisions seront pourtant lourdes de conséquences. Vous avez dit, démocratie?


L'adoption du nouveau concept stratégique de l'OTAN intervient au moment où la crise du capitalisme accroît les tensions commerciales, sociales et guerrières dans le monde et la fuite en avant dans la course aux armements, pour le seul profit du complexe militaro-industriel. En 2009, 1.531 milliards de dollars ont été dépensés en armements dans le monde (+50% par rapport à 2000). Or, une infime partie de ces moyens suffirait à répondre aux besoins les plus criants. 15 milliards de dollars par an suffisent pour fournir de l'eau potable à tous les humains; 20 milliards pour éradiquer la faim et la malnutrition et 12 milliards pour éduquer tous les enfants. La folie et l'irrationalité du capitalisme s'illustrent de manière particulièrement tragique dans ces quelques chiffres. Le combat contre la guerre et l’impérialisme est indissociable de la lutte contre un système capitaliste qui engendre ces crises, cette misère et ces injustices criminelles.


La dissolution de l'OTAN est plus que jamais un objectif nécessaire. La sécurité des peuples ne peut être assurée que par des réponses politiques et sociales; elle doit se baser sur la solidarité, le respect des droits démocratiques les plus larges, sur la justice sociale et la satisfaction des besoins sociaux. Ce que le système actuel est bien incapable d'assurer – d'autant plus avec la crise et l'explosion de ses contradictions -, ce pourquoi il maintient et renforce un instrument aussi nuisible que l'OTAN.



Portugal: Les criminels de guerre sont accueillis à bras ouverts, les pacifistes sont refoulés

Le militarisme et les libertés démocratiques les plus élémentaires, comme le droit de se déplacer et de manifester, ne font pas bon ménage. Le gouvernement portugais l'a parfaitement démontré à Lisbonne en réprimant et en expulsant les activistes venus protester contre le Sommet de l'OTAN. Ayant provisoirement suspendu les Accords de Schengen sur la libre circulation des personnes au sein de l'UE, la police portugaise a refoulé au moins 150 activistes, dont un autobus venu de la lointaine Finlande, affrété par l'Union d'Objection de Conscience de ce pays, et un autre venu de Madrid, composé par nos camarades d' « Izquierda Anticapitalista » (Gauche anticapitaliste) dans l'Etat espagnol et par l'organisation « Ecologistas en Accion ». D'autres activistes, venus de France ou d'Italie, ont été refoulés et expulsés dès leur arrivée à l'aéroport de Lisbonne, la police ayant trouvé des tracts ou des appels contre l'OTAN dans leurs bagages... En outre, plusieurs blogs et pages Facebook appelant aux mobilisations contre l'OTAN ont été censurés.



Pour la solidarité des peuples et le désarmement, contre le militarisme et les guerres impérialistes

Pour la LCR:

  • Il est inacceptable que les dépenses militaires engloutissent l’argent nécessaire à la satisfaction des besoins vitaux de l’humanité. Nous voulons une Europe et un monde solidaires; pour le désarmement intégral et la reconversion des industries d’armements afin de satisfaire les besoins sociaux et écologiques.

  • Nous refusons la vision dangereuse et manichéenne de la "guerre des civilisations" : non à toute réponse militaire aux crises mondiales et régionales.

  • Nous rejetons la course aux armements et refusons de vivre dans la crainte des armes nucléaires; suppression de toutes les armes de destruction massive sur le territoire européen; non au bouclier antimissile en Europe.

  • Nous exigeons la fermeture des bases militaires étrangères dans tous les pays et le retrait immédiat de toutes les troupes étrangères d'Irak, d’Afghanistan, du Liban, etc, à commencer par les troupes belges et européennes.

  • L’OTAN hors de Belgique, la Belgique hors de l’OTAN !

  • Pour la dissolution de l’OTAN et de toutes les structures militaristes européennes (Comité militaire, Etat-Major européen, Eurocorps, brigades d'intervention rapide).

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 10:24

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Pour la première fois, un représentant du gouvernement américain a assisté aux cérémonies commémorant au Japon le bombardement d'Hiroshima par l'arme atomique. L'ambassadeur n'a cependant pas présenté les excuses de son gouvernement pour les atrocités commises le 6 août 1945 à Hiroshima puis, trois jours plus tard, à Nagasaki. Il a simplement déclaré être venu « rendre hommage à toutes les victimes de la Seconde Guerre mondiale », noyant ainsi cet acte de barbarie dans une responsabilité collective.

Le 6 août 1945, un bombardier américain larguait une première bombe atomique sur la ville d'Hiroshima, détruisant en quelques secondes cette cité industrielle et faisant plus de 120 000 morts. Le 9 août, Nagasaki était à son tour touchée par l'arme nucléaire ; 70 000 personnes y laissèrent la vie. Dans les jours et les semaines qui suivirent, le nombre de victimes s'accrût d'une vingtaine de milliers. Quant aux survivants, irradiés sans savoir la nature de leurs blessures et dont beaucoup étaient atrocement brûlés, ils restèrent sans soins ni nourriture dans ces villes rayées de la carte. Le sol et les cours d'eau étant contaminés, eux et leurs enfants subirent les effets de l'arme nucléaire dans les décennies qui suivirent. Actuellement, 220 000 survivants sont recensés, sur les 540 000 personnes touchées par l'une ou l'autre de ces bombes.

Une légende entretenue par les vainqueurs de la guerre dit encore aujourd'hui que l'usage de la bombe atomique aurait permis de mettre fin plus vite à la Seconde Guerre mondiale, sous-entendant que cela aurait ainsi épargné des vies humaines ! Pourtant, des membres du haut état-major américain, tel le général Eisenhower qui allait ensuite devenir président, ont reconnu dans leurs Mémoires que, d'un point de vue militaire, « le recours à la bombe était inutile ». Le Japon était de toute façon sur le point de capituler.

Hâter la fin de la guerre n'était pas la préoccupation des dirigeants américains, directement impliqués dans la guerre contre le Japon, ni de leurs alliés. Ils craignaient avant tout que les peuples se révoltent, comme cela s'était produit à la fin de la Première Guerre mondiale, où la révolution victorieuse en Russie et des soulèvements en Europe avaient mis à mal l'ordre social établi par la bourgeoisie. La bombe atomique, tout comme les bombardements sur les grandes villes allemandes à la fin de la guerre, n'avait d'autre but que de terroriser les populations pour les empêcher de se dresser contre l'ordre impérialiste.

Soixante-quatre ans plus tard, au moment de son investiture, le président Obama avait proclamé que son but était d'atteindre « un monde sans armes nucléaires » ; et il avait promis que son administration ferait « quelques pas sur le long chemin conduisant à l'abandon de ces armes », tout en maintenant que les États-Unis conserveraient des bombes atomiques tant qu'il en existerait sur la planète ! Et avec les autres dirigeants des pays occidentaux, qui tous se déclarent les champions de la démocratie, il menace l'Iran de représailles s'il parvient à fabriquer une arme nucléaire.

Mais jusqu'à présent les États-Unis restent les seuls à avoir déclenché le feu nucléaire sur des populations désarmées, à Hiroshima et à Nagasaki.

Marianne LAMIRAL

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 09:49
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lundi 09 août 2010

Le Mouvement de la paix a organisé un rassemblement samedi matin. Pour dénoncer l'horreur nucléaire.

La commémoration des bombardements d'Hiroshima et Nagasaki, en 1945 au Japon, a été marquée, samedi matin, par une manifestation du Mouvement pour la paix. A l'appel de l'association, une trentaine de personnes se sont rassemblées le long du Steir. Geste symbolique, des têtes d'hortensias ont été jetées à la rivière. « Les Japonais mettent des lucioles sur de petites barques pour célébrer ce triste anniversaire. Notre geste constitue un moment de solidarité », explique Christian Colimard, animateur du mouvement pour la Cornouaille.

éviter l'oubli


« Nous manifestions pour éviter que ce désastre historique ne tombe dans l'oubli, poursuit le responsable. Il faut être vigilant pour éviter de nouvelles tentations. Malheureusement, l'arme atomique prolifère depuis 65 ans. Et cette arme de destruction massive est devenue plus sophistiquée malgré l'opposition régulièrement affirmée des peuples... »


Alors que les cérémonies se déroulent au Japon, le Mouvement de la paix souligne qu'un de ses représentants est présent sur place. « Il s'agit de Roland Nivet, co-président et responsable de la région Bretagne. » La Bretagne qui se trouve au centre de la stratégie nucléaire de la France avec la présence, en presqu'île de Crozon, de la base de l'Île Longue. « C'est de là que partent les sous-marins nucléaires porteurs de missiles. » Christian Colimard n'a pas digéré le tir d'essai du nouveau missile M 51 le 10 juillet dernier. « Il s'agit d'une provocation à un moment où les grandes puissances souhaitent procéder à une dénucléarisation du monde. »


C'est notamment pour cette raison que les militants se sont retrouvés dimanche au Menez Hom. « De cette hauteur, nous sommes comme une vigie... » Le Mouvement de la paix ne désespère pas de voir un jour le monde être « solidaires, sans guerres, sans armes nucléaires... »

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 10:23

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6 août 2010 - Le Télégramme

Les 6 et 9 août 1945, deux bombes atomiques étaient larguées sur les villes de Hiroshima et Nagasaki, au Japon.

 

À l'initative du Mouvement de la Paix, une commémoration ouverte à tous se tiendra dimanche à 11h30, avec dépôt d'une gerbe au Ménez-Hom.

 

«Un moment important de mémoire et de soutien aux victimes et aux personnes qui souffrent encore des effets des bombardements ou des essais nucléaires», précise le comité.

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 13:12

 



Mercredi 14 juillet, c'est la journée du traditionnel défilé militaire de l'armée française.


Cette année, cinquantenaire des indépendances africaines oblige, le défilé fait la part belle aux contingents de soldats des ex-colonies françaises d'Afrique noire qui vont ouvrir le défilé, tandis que les chefs d'État de ces pays plastronneront à la tribune officielle. Sarkozy a déjà dit que « la France sait ce qu'elle doit à l'Afrique, et qu'elle lui exprimera sa gratitude ».

Une demi-siècle de pillage supplémentaire vaut bien une messe, pardon, un défilé !

C'est aussi l'occasion de se redemander à quoi sert l'armée. En ces temps où l'État prétend faire des économies et cherche surtout à imposer des sacrifices à la population, il serait en effet appréciable de disposer des quelque 40 milliards d'euros qui lui sont destinés, bon an mal an, et qui seraient plus utiles à la population s'ils servaient à l'éducation, à la santé ou aux transports. Mais les défenseurs du budget militaire considèrent au contraire que celui-ci doit rester prioritaire, et surtout en temps de crise, invoquant parfois même un « principe de précaution », c'est-à-dire l'éventualité d'une guerre.

Pourtant, la dernière fois que l'armée française a effectué des tâches de défense du territoire national auxquelles elle est en théorie destinée, en 1939-1940, la démonstration n'a pas été très probante. En revanche, quand elle s'est projetée sur le front des dernières guerres coloniales, en Indochine puis en Algérie, elle a montré sa véritable nature, celle d'une force de répression, capable de réprimer sans état d'âme des peuples en lutte pour leur indépendance, offrant une nouvelle illustration à la formule d'Anatole France : « L'armée, c'est l'école du crime. »

L'État, c'est d'abord « des bandes d'hommes en armes », selon la formule du marxiste Friedrich Engels. Aujourd'hui, l'armée française a pour ambition d'être capable de « projeter » 30 000 hommes sur des « théâtres extérieurs » tout en conservant 10 000 hommes en cas de « crise intérieure ».

Parmi ces « théâtres », parfois sanglants, il y a l'Afrique. Si des troupes africaines défileront ce 14 juillet, c'est qu'il existe là-bas tout un dispositif militaire français entre le Gabon, la Côte d'Ivoire et Djibouti, permettant d'intervenir à tout moment. Dans les périodes calmes, l'armée française participe à des manœuvres communes et forme ses alliés. Mais quand un dirigeant africain est menacé, elle intervient pour le maintenir en place. C'est la vraie raison de sa présence sur place, pas le sort des ressortissants français.

À Abidjan par exemple, il y a une base militaire française. L'armée française y est intervenue il n'y a pas si longtemps contre la population, faisant des morts et des blessés. Mais elle n'a jamais protégé la population ivoirienne des deux armées qui l'oppriment ou des bandes ethnistes.

Même si la France est un impérialisme de second ordre, pour permettre à ses groupes industriels ou financiers de maintenir et développer leurs positions, il lui faut aussi prendre sa part dans les coalitions d'États impérialistes qui ont pu intervenir ces vingt dernières années, notamment au Moyen-Orient. La France, sous Mitterrand, participa ainsi à la première coalition inter-impérialiste contre l'Irak, en 1990-1991. Certes, sous Chirac, elle préféra s'abstenir de participer à celle de 2003. En revanche, entre-temps, elle n'hésita pas à s'associer à l'intervention menée depuis neuf ans par les États-Unis en Afghanistan. Et Sarkozy, qui a déjà renforcé les effectifs engagés, va encore les augmenter pour les porter à 4 000 soldats, alors que tout indique que les opérations des armées impérialistes ont surtout pour résultat de renforcer le recrutement des insurgés, talibans et autres.

Il n'y a pas eu d'affrontements entre l'armée et des grévistes depuis 1948. Mais on se souvient qu'en juin 1968, De Gaulle prit le chemin de Baden-Baden pour s'assurer du soutien de l'armée, et il est évident qu'en cas de soulèvement populaire l'armée ne serait pas mise de côté. N'est-il pas prévu de conserver 10 000 soldats en cas de « crise intérieure » ?

La guerre, et sa préparation permanente, est aussi l'un des régulateurs de l'économie contemporaine. Aux États-Unis, on parle du complexe militaro-industriel, ce qui a au moins le mérite de la clarté. Et parmi les profiteurs de la guerre d'Irak, il y a eu non seulement les compagnies pétrolières, mais aussi des équipementiers industriels comme Halliburton et Bechtel.

L'existence de l'armée engendre des débouchés pour tous les secteurs d'activités : l'industrie d'armement, bien sûr, mais aussi la construction navale, l'aéronautique, l'industrie automobile, la construction mécanique, l'électronique, l'industrie chimique, l'industrie textile, le bâtiment et les travaux publics, le transport, l'industrie agro-alimentaire et même la recherche scientifique.

Du point de vue capitaliste, l'armée n'est pas un fardeau mais un marché, qui plus est garanti par l'État. Comment le groupe Dassault aurait-il vendu les avions Rafale dont personne ne veut, s'il n'y avait pas eu l'armée de l'air à équiper ? Les crédits militaires sont des subventions de l'État aux groupes capitalistes. Elles sont nuisibles à la communauté humaine, mais une solide assurance pour les industriels concernés. Des pans entiers de l'économie capitaliste reposent donc sur l'existence de l'armée, comme c'était déjà le cas à l'origine du capitalisme, où les fournisseurs des armées furent au cœur de l'expansion industrielle.

Pour en finir avec l'armée, il faut aussi en finir avec le capitalisme.

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 10:13
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Par Pierre Haski | Rue89 | 02/06/2010 | 18H24



Quelle époque formidable ! La planète implose à cause de la dette publique, on rogne sur les dépenses de santé ou d'éducation, les problèmes alimentaires mondiaux sont loin d'être réglés, la pénurie d'eau menace…

 

Mais il est un secteur qui se porte à merveille : les dépenses militaires mondiales, qui enregistrent en 2009 une croissance de 8% sur l'année précédente et un bond spectaculaire de 49% depuis l'an 2000. Le XXIe siècle est bien parti.


Chaque année, le rapport du l'Institut international de recherches sur la paix de Stockholm (Sipri), rendu public mercredi et qui fait référence en la matière, fournit la même matière à s'indigner, ou tout au moins à regarder avec un brin de cynisme la façon dont tourne la planète.


Au total, les dépenses militaires planétaires se sont élevées l'an dernier à 1 531 000 000 000 dollars. Ne cherchez pas à prononcer ce chiffre, il est trop gros pour entrer dans notre domaine lexical. La somme est coquette aussi en euros, même avec la baisse de la devise européenne : 1 254 457 732 271 euros.


A eux cinq, les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, qui sont censés être un peu les consciences du monde, couvrent 61% de cette somme, avec les Etats-Unis qui, à eux seuls, représentent près de la moitié de ces dépenses : 49%.

Plus fort encore, s'agissant des Américains, ils représentent 54% de l'augmentation des dépenses enregistrée entre 2008 et 2009, ce qui n'est sans doute pas près de s'arrêter avec l'accroissement des effectifs engagés en Afghanistan, parallèlement à la poursuite de la guerre d'Irak.

Les dépenses militaires grecques épinglées

Mais les cinq « grands » ne sont pas seuls fautifs : plus des deux tiers des états du monde ont accru leurs dépenses militaires l'an dernier, la plus forte hausse ayant été enregistrée dans la zone Asie-Pacifique.

Avec une pointe d'humour presque britannique, le Sipri souligne :

« Les effets profonds de la crise financière globale et de la récession économique n'ont semble-t-il eu que très peu d'effet sur les dépenses militaires mondiales. »

Cette question a été débattue lors de la crise grecque, ce pays ayant des dépenses militaires bien supérieures à la moyenne européenne en raison de ses relations tendues avec son voisin turc.


Le Sipri met en avant cinq pays -Etats-Unis, Chine, Russie, Inde et Brésil-, anciennes et nouvelles puissances du monde multipolaire, et souligne que pour eux, les dépenses militaires constituent un « choix stratégique important qu'ils sont prêts à réaliser même dans des périodes économiques plus difficiles ».

Dans le nouveau paysage mondial, le rapport du Sipri constitue un des baromètres permettant de savoir comment va la planète. La réponse est simple : mal.


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