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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 10:32

 

 

jeudi 02 décembre 2010 Ouest-France
 

La trésorerie de l'entreprise est au plus bas. Mais 15 millions de dollars ont été prêtés, sans garantie,le jour même de la vente, sans même transiter par le compte bancaire normal.

Enquête

Le 2 juillet, 90 % des 192 salariés de Jabil votaient pour la cession de leur entreprise à Mercatech. Ils avaient eu 15 jours pour étudier l'offre. Après deux vagues de licenciements, Jabil perdait encore 6 millions d'euros cette année et courait droit au dépôt de bilan. Mercatech proposait une séduisante reconversion vers les tuiles photovoltaïques... Quatre mois plus tard, la situation est encore plus préoccupante. Non seulement les investissements pour cette reconversion ne sont pas arrivés. Mais les arrangements financiers entre Jabil et Mercatech paraissent des plus obscurs.


12 millions évaporés ?


Selon le cabinet KPMG de commissaires aux comptes, le 16 juillet, jour de la cession, Jabil Netherlands a accordé un prêt de 15 millions d'euros à Compétence. Ce jour-là, Yves Duigou, chef comptable à Brest a reçu un drôle d'ordre. « On m'a demandé d'enregistrer un encaissement de 15 millions de dollars. J'ai demandé une pièce justificative, que je n'ai pas eue. L'argent n'a jamais été versé sur notre compte à la BNP. C'est notre seul compte à ma connaissance. »


Le jour même, il a dû inscrire que sa société prêtait 14,75 millions à une filiale de Mercatech, Global power industries. S'il s'avère que l'argent n'a pas transité par un compte en France, cette procédure est illégale. Les commissaires ont demandé des explications. Sans suite. Deux millions ont été remboursés en août. Le 15 octobre, la direction de Compétence, qui s'est peut-être sentie flouée, semble avoir paniqué. Elle a réclamé le remboursement de 11 millions sous 48 heures. Sans effet.


70 millions d'euros sur la table


Tous les indicateurs sont au rouge. Non seulement Compétence ne dispose d'aucune garantie sur le prêt consenti à Global Power Industries. Mais en plus, elle a elle-même hypothéqué ses bâtiments de Brest pour le prêt accordé par Jabil ! Faute de trésorerie à Compétence, c'est Jabil Autriche (!), son ex-actionnaire unique, qui encaisse les commandes et fait l'avance au coup par coup aux fournisseurs, en prélevant 1 % au passage.


Tout laisse à croire que Jabil a payé pour que le site soit repris par Mercatech. Selon nos documents, un mois avant la cession des deux entités françaises Jabil Circuit et Jabil Circuit French Holding, devenues Compétence France et Compétence France Holdings, ces deux sociétés ont bénéficié respectivement d'une hausse de capitaux de 23 et 37 millions d'euros. En partant, Jabil a aussi fait un don de trésorerie de 10 millions, via une filiale italienne. Soit 70 millions d'euros en tout.


Jabil (85 000 salariés dans le monde, 11 milliards de chiffre d'affaires) avait sans doute intérêt à ménager Alcatel, en se retirant de Brest en douceur. Alcatel, propriétaire du site brestois jusqu'en 2002, reste son 1er client à 85 % (assemblage de centraux téléphoniques). C'est aussi un partenaire important de Jabil au niveau mondial.


Au bord du dépôt de bilan


Malgré cela, Compétence reste mal cotée sur sa solvabilité : 19/100 par l'organisme Credit safe. Sylvain Gros, ex-directeur de Jabil circuit french holdings est devenu président de Compétence France. Les liens perdurent entre les deux enseignes. Selon lui, Mercatech aurait promis d'apporter 60 millions de dollars « courant décembre ». Mais n'apporte pas plus de précision sur les 12 millions évaporés, alors que l'entreprise est au bord du dépôt de bilan.

Les salariés se débattent dans le brouillard. Aujourd'hui comme hier, ils bloquent l'usine.

 

« On n'a plus rien à perdre », dit Nicole Camblan, déléguée CGT. Tout le monde parle à visage découvert. La direction du site commence à mêler ses inquiétudes à celle des salariés. « On ne reprendra pas le travail tant qu'on n'aura pas un interlocuteur de Mercatech », ajoute la déléguée. M. Pecci, responsable de la stratégie financière est attendu mardi.


Qui est Mercatech ?


Mystère. Un fonds d'investissement qui ne laisse que peu de traces. Il est basé en Floride (Ocala), comme le siège du groupe Jabil. Il investit dans la santé, l'éducation, un peu partout, mais ne paraît pas coté en bourse. Ses dirigeants, Stefano Cevolo et Cari Masi, sont plus connus avec leur société Mercatus, basée à Londres et Rome. En 2006, Mercatus a passé un accord avec American institutional partners.


Leur spécialité affichée : l'injection de fonds et l'arrangement de financements par subventions pour des petites et moyennes entreprises. D'où peut-être cet intérêt soudain pour le solaire, potentiellement aidé ? Le sous-préfet Jean-Pierre Condemine assure être « très attentif ». L'Etat avait-il donné son feu vert lors de la cession à Mercatech ? « Non, ça s'est fait très vite. Je n'ai pas souvenir d'une consultation formelle et officielle des salariés. »

 

Sébastien PANOU

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Ex-Jabil-de-mysterieux-transferts-de-fonds-_40843-1607196------29019-aud_actu.Htm

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 16:54

 


mardi 30 novembre 2010 Ouest France

L'État n'a plus les moyens de payer ces postes qu'il finance largement. La CGT demande au CHRU de les embaucher.

« En début d'année, le gouvernement encourageait à employer des CAE. Aujourd'hui, les caisses sont vides et ces personnes se retrouvent sans emploi ! » La CGT de l'hôpital dénonce « l'accélération » de la rééducation des Contrats d'accompagnement à l'emploi (CAE). À l'hôpital, la diminution a commencé il y a trois ans déjà. « Ils ont été jusqu'à 134 en 2006 et 1 393 heures de formation leur étaient consacrées. L'an passé, ils n'étaient que 77 pour 545 heures de formation. »

Ces emplois sont financés par l'État à hauteur de 85 %. Ils concernent des personnes qui étaient souvent chômeurs de longue durée ou avec des ressources faibles. Le même phénomène se retrouve dans l'Éducation (lire O.-F. du 20 novembre, sur le lycée Dupuy-de-Lôme).


À l'hôpital, il s'agit d'emplois de brancardiers, secrétaires et administratifs, ou agents de nettoyage. « Ces contrats se sont rendus indispensables, affirme la CGT. Le CHRU de Brest doit prendre ses responsabilités et embaucher tous les contrats aidés. »

De son côté, la direction de l'hôpital confirme « 23 départs d'ici fin janvier ». Et « ils ne seront pas remplacés ». Actuellement, il y a « 83 » personnes sous contrat aidé à travailler à l'hôpital.


Selon la direction, « cela n'altérera pas le fonctionnement de l'hôpital. Ces emplois interviennent en plus de l'effectif habituel ». Elle ajoute : « Nous n'avons pas le choix. C'est un décret du gouvernement. Il n'y a plus les crédits pour financer ces postes. »

Il y a bien un aspect formation dans leur contrat. « Mais il ne s'agit pas d'une formation diplômante. Plutôt d'un accompagnement au retour à l'emploi grâce à une expérience professionnelle où elles ont été formées. »


 

Laurence GUILMO

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 16:53

 

 

Énergies mardi 30 novembre 2010 Ouest France
 

Lundi soir, à Brest, jour de l’ouverture à Cancun de la Conférence internationale sur le climat, une poignée de membres du collectif « Pour une énergie durable en Bretagne » ont manifesté au technopôle. Devant Climsat, une agence onusienne, soutenue par la région, dédiée à l’observation des conséquences des aléas climatiques, ils ont dénoncé le projet d’implanter une centrale électrique au gaz à Guipavas.


Le collectif déplore que ce projet n’ait «pas été porté à la connaissance des Bretons à l’occasion des récentes élections régionales. D’un point de vue démocratique nous le déplorons vivement car la campagne électorale était l’occasion de conduire un large débat public sur les avantages et les inconvénients comparés d’un tel équipement. Sans doute échaudés par l’opposition victorieuse au projet de Ploufragan, les décideurs gouvernementaux et régionaux du projet de Lanvian ont préféré agir en catimini pour imposer leur point de vue». Selon le collectif, « la démocratie n’y trouve pas son compte ».

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 12:37

PB

 

Tempête de neige? Quelle tempête de neige ?

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 10:06

humour_001-small.jpg

La 16ème conférence internationale sur le climat se tient à Cancún au Mexique du 29 novembre au 10 décembre 2010.


Le jour de l’ouverture, lundi 29 novembre, le collectif « Pour une énergie durable en Bretagne » appelle à un

 

Rassemblement

à 17h30

devant les locaux de ClimSAT 

40, rue Jim Sévellec au

Technopôle Brest Iroise


Voir le lieu sur google maps:

 

http://maps.google.fr/maps?hl=fr&expIds=25657,27744&xhr=t&q=rue+jim+sevellec+plouzane&cp=25&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wl


ClimSAT, fruit d'une initiative conjointe du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de la Région Bretagne, est le lieu symbolique de la lutte contre les dérèglements climatiques et ses conséquences. L’association de gestion de ClimSAT est composée du Conseil régional de Bretagne, du Conseil général du Finistère et de Brest métropole océane. Or ces trois collectivités portent le projet de centrale électrique au gaz de Guipavas, fortement émettrice de gaz à effet de serre, le collectif entend donc dénoncer ces contradictions.

 

Le collectif "Pour une énergie durable en Bretagne" a pour objectifs :


- de combattre le projet de centrale au Gaz à Guipavas, ou ailleurs ;

- de proposer des alternatives qui permettront une réelle autonomie énergétique de la Bretagne, du Finistère et du pays de Brest en particulier.


 Il regroupe :


Des riverain-e-s, des citoyen-ne-s, des élu-e-s


Des associations :


Abers Nature (Plabennec), AE2D (Brest), Approche Eco-Habitat (Plourin-les-Morlaix), Cohérence (Lorient), Comité de vigilance pour la qualité de l'environnement de BMO (Brest), Cyber@cteurs (Quimper), DES (Landerneau), Saint-Divy doit dire non à la centrale (Saint-Divy), S-Eau-S (Landerneau), Sortir du nucléaire Cornouaille (Quimper)


Des formations politiques :


BNC - Autre gauche (Brest), Cap 21, Europe Ecologie - Les Verts, FASE 29, KEG - Kemper l’écologie à gauche (Quimper), MoDem 29, MRV Landerneau, NPA, UDB, UDB yaouank



Contacts :


Courriel : collectif.energie@gmail.com

 

AE2D : 09.62.60.16.92

      
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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 10:07

 

jeudi 25 novembre 2010 Ouest France

Les commissaires aux comptes ont exercé leur droit d'alerte la semaine dernière. Le tribunal de commerce pourrait être saisi. Les 192 salariés sont particulièrement inquiets quant à leur avenir.

L'usine d'électronique Compétence (ex-Jabil) se trouve dans une situation très précaire. Les 192 salariés en ont eu la confirmation hier matin. Lors d'un comité d'entreprise extraordinaire, le président de Compétence France, Sylvain Gros, a informé les représentants du personnel que les commissaires aux comptes du cabinet KPMG ont déclenché leur droit d'alerte la semaine dernière.

« Il s'attend, compte tenu de la gravité de la situation, à ce qu'ils confirment leurs inquiétudes et en informent le tribunal de commerce de Brest conformément à la loi », indique Serge Roudaut, délégué syndical Force ouvrière.


« Pas du tout rassurés »


Six mois après le rachat de l'usine Jabil par le fonds d'investissement américain Mercatech, les salariés sont particulièrement inquiets quant à leur avenir. La diversification dans le solaire n'a pas dépassé le stade des promesses. L'assemblage de centraux téléphonique pour le groupe Alcatel représente toujours l'essentiel de l'activité du site.


Mercatech a-il eu les yeux plus gros que le ventre ? Au mois de juin, cet investisseur a racheté quatre usines Jabil en France et en Italie. Il s'affirmait prêt à y investir immédiatement 50 millions de dollars. Il se faisait fort aussi de mobiliser entre 100 et 300 millions de dollars auprès des banques.


En fait, Mercatech se trouve toujours à la recherche de financements pour ses différents projets industriels en France et en Italie. Différentes pistes sont explorées. Selon le PDG de Mercatech, Stefano Cevolo, elles doivent permettre de dégager 30 millions de dollars de « cash » au 15 décembre et 30 autres millions de dollars à Noël.


Faut-il y croire? Serge Roudaut se montre très prudent. « Nous ne sommes pas du tout rassurés. On nous a déjà raconté tellement de mensonges. »


Jabil fait des avances


La situation actuelle frise le paradoxe. Après avoir cédé son usine brestoise, Jabil lui tient la tête hors de l'eau. En effet, le groupe américain joue le rôle d'affactureur pour Compétence France. Autrement dit, il lui fait des avances de trésorerie.


Seule bonne nouvelle, si l'on peut dire, la direction de Compétence France exclut à court terme une déclaration de cessation de paiement. Un nouvel accord d'affacturage avec Jabil devrait apporter 9 millions d'euros d'argent frais début décembre. De quoi régler les fournisseurs actuellement impayés et payer les salaires de décembre.


« Jusqu'au 31 décembre, ça devrait passer, remarque Serge Roudaut. Après, si Mercatech n'a rien trouvé comme financements, on se dirige vers le dépôt de bilan. »


 

Olivier MÉLENNEC.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 08:20

 


mercredi 24 novembre 2010 Ouest France

Le déficit perdure. 42 salariés sont dans le flou. Le groupe Adetel est à la recherche d'un industriel repreneur.

Hier, le tribunal de commerce de Brest a rejeté la demande de mise en redressement judiciaire de Breizadic, filiale d'Adetel. Une décision rarissime. Pour le PDG François Sébès, « cela met les salariés dans le flou total ». Le budget prévisionnel présenté, affichant encore des pertes sur les prochains mois, aurait motivé cette décision des juges. A priori, la direction envisage une nouvelle demande avec un nouveau dossier. Pour Philippe Le Floc'h (CGT Breizadic) « le patron a perdu de sa crédibilité ».

Breizadic emploie actuellement 42 salariés et une dizaine d'intérimaires. Cette entreprise du technopôle de Brest avait assez bien réussi sa reconversion industrielle de la fabrication de décodeurs de TV numérique pour Thomson (aujourd'hui Technicolor) vers des activités plus pointues pour la Défense, le transport ferroviaire ou aérien (chiffre d'affaires d'environ 4 millions d'euros). Elle affichait toutefois un déficit d'un million d'euros l'an dernier et 1,2 million d'euros cette année.


Le soutien de Jabil


Philippe Le Floc'h parle d'« une très mauvaise gestion » par le groupe. Selon lui, l'activité est là, mais pas la rentabilité.


Adetel se dit à la recherche d'un partenaire industriel qui prendrait la majorité du capital de l'entreprise tout en lui garantissant un volume de commandes. Il espérait que la mise en redressement favorise cette recherche. Une telle procédure permet d'effacer les dettes de l'entreprise pour son repreneur.


À l'occasion de l'audience au tribunal de commerce, les salariés ont reçu le soutien du personnel de Compétence (ex-Jabil), qui s'attend lui aussi à un dépôt de bilan imminent. Hier, les 192 salariés ont débrayé toute la matinée. Quelques représentants de l'ex-Asteel (Sud Finistère), Thalès et Grass Valley étaient également présents. Signe que l'électronique va mal.


 

Sébastien PANOU

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Pas-de-redressement-judiciaire-pour-Breizadic-_40843-1596935------29019-aud_actu.Htm

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 11:00
vendredi 19 novembre 2010  
Jean-Paul Craff, un des secrétaires de la CGT Poste et Télécoms. 
Le syndicat CGT de la Poste et des Télécoms du Nord-Finistère réunit ses adhérents pendant deux jours à Brest.

Jean-Paul Craff, secrétaire du syndicat CGT de la Poste et des Télécoms Nord-Finistère.


Que représentent la Poste et les Télécommunications dans le Nord-Finistère ?


La Poste, en tant que maison-mère, cela représente 1 525 salariés. Et France-Télécom, c'est 463 personnes. À ces effectifs s'ajoutent toutes les filiales, comme Média-Poste, par exemple. Dans les Télécoms, nous défendons aussi les salariés des entreprises privées, comme SFR, Bouygues... Nous revendiquons 634 adhérents en 2009.


Quelle est la situation à la Poste ?


La Poste, devenue société anonyme, est dans le même cheminement que France Télécom privatisée. Nous avons des restructurations en permanence, et c'est le massacre des emplois. La direction minimise la charge de travail. Par exemple, sur la rive droite de Brest, avec 900 maisons de plus, elle voulait supprimer quatre tournées.


À France-Télécom, ils ont voulu transférer de Morlaix à Brest le 10-13, la gestion des dérangements. C'était 28 emplois. Au bout de deux ans de lutte, on a obtenu le maintien de l'activité à Morlaix.


Quelles vont être vos actions prioritaires ?


Nous mobiliser pour l'emploi. À la Poste, on sait que la variable d'ajustement, ça va être les emplois. Et ils ont déjà commencé à anticiper en prétendant qu'il y a une baisse du courrier. Nous allons aussi défendre les salaires. Un facteur fonctionnaire gagne 1 429 € net avec 35 ans d'ancienneté ; c'est 1 200 € pour un contractuel. Dans une entreprise qui a fait 1 milliard d'euros de bénéfice.

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 10:56

 


Le fournisseur de pièces électroniques de codage et décodage vidéo dépose son bilan. La direction espère trouver un repreneur.

L'annonce a eu l'effet d'une douche froide pour les 42 salariés. « Lundi, en comité d'entreprise extraordinaire, on a appris qu'on était en cessation de paiement », raconte Philippe Le Floc'h, délégué CGT. Le dépôt de bilan de Breizadic aura lieu mardi 23 au tribunal de commerce, qui pourrait décider d'une mise en redressement judiciaire. « On savait que la situation était critique », ajoute le délégué CGT.
En 2009, Breizadic affichait 1,5 million d'euros de pertes. Et cette année, la direction s'attend encore à 1 million de déficit.

Breizadic était née en 2006 sur les cendres de Nextream, elle-même issue de l'éclatement de Thomson, route du Conquet. L'activité de fabrication de codeurs et décodeurs TV pour le marché des professionnels avait tenu jusque là. Mais c'est toujours Thomson (aujourd'hui Technicolor) qui remplissait le carnet de commandes. « En 2007, c'était 100 % de notre activité », témoigne François Sébès, PDG d'Adetel Group, dont dépend Breizadic. « En 2011, ce sera 0 %. »


L'espoir d'un repreneur


À ses débuts, Breizadic bénéficiait d'une garantie d'activité pour Thomson sur trois ans. Le temps de se diversifier. Elle a trouvé des contrats dans le ferroviaire, l'aérospatial ou la défense (avec son voisin Thales). Mais pas assez pour joindre les deux bouts. « On a un très bel outil technique, les métiers sont maîtrisés, mais il n'y a pas assez de clients. C'est une période difficile », avoue François Sébès.


Basé à Lyon, Adetel Group compte 650 salariés spécialisés dans l'électronique de petites et moyennes séries. En 2009 et 2010, Adetel éponge les pertes de sa filiale Breizadic, mais elle n'ira pas plus loin. Pendant la période de redressement, sous l'observation d'un administrateur judiciaire, la direction garde l'espoir de trouver un investisseur majoritaire, qui serait aussi un client complétant le carnet de commandes. « On a vu des industriels intéressés, explique le PDG, mais ils ne sont pas capables d'apporter la charge complémentaire. »


Bref, ça va mal dans ce qui était l'un des derniers témoins d'une époque florissante de l'électronique à Brest. « On se dirige vers des licenciements », admet Philippe Le Floc'h. « C'est inadmissible. On a du boulot pour plus de 40 salariés et une dizaine d'intérimaires. C'est un gâchis humain et industriel. »

 

Sébastien PANOU

 

Breizadic (ex-Thomson). 42 emplois menacés

20 novembre 2010 - Le Télégramme

 


PLOUZANÉ (29).

Breizadic (ex-Thomson), société de sous-traitance électronique, installée sur le technopôle de Plouzané (29), a déposé le bilan auprès du Tribunal de commerce de Brest, lundi.

 

Cette annonce a pris de court les 42 salariés, aujourd'hui menacés de licenciement. La filiale du groupe lyonnais Adetel (650 employés) - en difficulté également car très endettée (1,5M€) -, annonce des pertes de 1,5M€ en 2009 et d'1M€ en 2010 pour un chiffre d'affaires de 4,5M€.

 

«Depuis le mois d'avril nous essayons de trouver un repreneur dans le domaine de l'électronique embarqué. Des contacts ont été noués mais les industriels intéressés ne peuvent apporter le complément de charge nécessaire pour garantir 100% de l'emploiactuel», indique François Sébès, P-dg d'Adetel. A Breizadic, la montée en charge de l'activité a atteint son maximum. «Il y a actuellement suffisamment de travail pour essayer de trouver un cessionnaire».

 

Les salariés parlent d'un gâchis humain et industriel. Ils invoquent une mauvaise gestion tant au niveau local -démarchage de clients, organisation du travail- qu'au niveau d'Adetel Group. Mardi prochain, le tribunal de commerce de Brest devrait prononcer la mise en redressement judiciaire de la PME brestoise.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 11:06

 


 

Économie mardi 16 novembre 2010 Ouest France
 

À l’issue de l’assemblée générale des salariés qui a eu lieu lundi matin à Brest, les représentants CGT et FO de l’usine Compétence (ex-Jabil) se disent très déçus. La réunion qui a eu lieu en présence de Michel Petit, directeur du site de Brest et Sylvain Gros, président de Jabil-France était censée apporter des éclairages sur la situation de Competence-France, la nouvelle entité, propriété du groupe financier Mercatech, spécialisée dans la sous-traitance électronique.


« Loin de les rassurer, les éléments n’ont fait qu’inquiéter un peu plus les salariés, commente FO. À la date d’hier, 15 novembre, seuls 20 % de l’objectif de livraison du mois étaient atteints […]. Dans ces conditions, qui peut penser une seule seconde qu’on va produire et livrer 80 % de l’objectif du mois dans la deuxième quinzaine ? » Et de tirer la sonnette d’alarme pour la fin du mois : « Il devrait donc manquer environ 1,5 million d’euros de facturation pour Brest… »


FO Competence France réclame « un futur Plan de sauvegarde de l’emploi identique à celui de 2009 ».

Force ouvrière voudrait « le blocage de l’usine une matinée… ». Il espère convaincre la CGT, majoritaire dans l’usine.

 

 

 


http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Vives-tensions-chez-Competence-ex-Jabil-a-Brest-et-blocage-possible-de-l%E2%80%99usine_40779-1588481------29019-aud_actu.Htm

 

 


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