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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 14:04

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Michel madec dimanche 31 mars 2013 - 12h06

 

Petit mot bref.

 

La situation est toujours au point mort. Il n’y a pour le moment aucunes négociations...

Le comité de soputien Morlaisien continue ses actions. Je laisse à Laurent le soin d’en parler.

 

Coté Carhaisien, ils étaient une vongtaine devant l’agence qui a été fermée bien avant l’heure normale.

Deux représentants ont été reçu par le directeur de l’agence. Ils ont été victimes d’une opération d’enfumage de la part du CMB. Le directeur de l’agence leur a fait état d’un courrier adressé à moi par JP Le Tennier. Il leur a même exposé la teneur de ce courrier insultant !

 

Moi qui étais le seul destinataire (pas même mes conseils n’ont été informés...) d’une lettre confidentielle, je constate que si j’ai respecté la confidentialité, le CMB, n’a lui, pas ce genre de pudeurs...

Je consulte mon avocate pour savoir si je peux désormais publier cette lettre du fait de la rupture unilatérale par le CMB de la dite confidentialité.

 

En résumé, les choses sont au point mort. Le CMB n’a pas avancé d’un iota. Le CMB continue de se maintenir dans le déni de réalité le plus absolu.

 

Il faut bien entendu continuer de faire signer la pétition :

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 15:03

cmb carhaix

 

Collectif carhaisien de soutien à Michel Madec
vendredi 29 mars 2013

Bonsoir à touTEs,


Nous étions une vingtaine de personne devant le CMB de Carhaix pour soutenir Michel Madec.

 

Les gendarmes étaient là mais bien plus discrets qu’à Morlaix. Par contre l’agence du CMB avait fermé exceptionnellement à 16h30 et deux de ses responsables nous attendaient pour nous recevoir.

 

Ils nous ont fait part de propositions nouvelles faites à l’avocate de Michel. Nous leur avons rappelé toute notre détermination et leur avons d’ores et déjà annoncé que nous reviendrons tant que sa demande ne sera pas satisfaite !

 

Mise au point.

Au moment ou j’écris, il n’a pas de négociations, pas plus que de propositions nouvelles faites à mon avocate.

Il s’agit encore une fois d’une opération d’enfumage.

La réalité est que le CMB est en plein déni de réalité et se réfugie dans le silence le plus absolu.

Merci et bravo aux amiEs qui ont su se mobiliser si vite. Je leur tire mon chapeau !

Michel Madec

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http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134408

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 08:31

david-and-goliath-sumos22

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23ème jour de grève de la faim. Lessivé oui, mais bien vivant et décidé à me battre. Ce matin, le médecin me rend visite pour faire un bilan.

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Je n'ai à ce jour aucun contact avec le CMB. Quant à la publication de la direction du CMB... sur son mur Facebook, la réponse est ici. A quoi bon en rajouter sur ces enfantillages !!!

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De brèves nouvelles des comités de soutien ( Ils peuvent me transmettre des compte rendus que je publierai. Je suis trop fatigué pour les faire). A Morlaix, ils étaient huit hier en fin d'après midi, une grève de la faim tournante se prépare. A Quimper, ils ont aussi interpellé le CMB (pas plus d'infos). A Carhaix, rassemblement devant le CMB vendredi à 17h00 et probablement samedi matin.

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Continuez d'interpeller le CMB sur le fait qu'ils doivent sortir de leur silence et prendre contact en urgence.

Le message à faire passer est que le mutisme du CMB est dangeureux pour ma santé.

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Il faut laisser à mes conseils et à eux seuls la responsabilité de mes revendications. Ils y travaillent d'arrache pied.


Il faut bien entendu continuer de faire signer la pétition : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134031

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Je suis confiant, déterminé, motivé et... RELAX ! Vous devez l'être aussi !

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 15:10

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mercredi 27 mars 2013 - 12h57

Bonjour à touTes,

Un Comité de Soutien Carhaisien à Michel Madec vient de se constituer.

Nous vous donnons rendez-vous vendredi 29 mars devant le CMB de Carhaix

(12 rue des martyrs, cela ne s’invente pas !) à 17h.

Le lien pour la pétition de soutien :

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:53

mich 2

mardi 26 mars 2013 - 13h40

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Déclaration CGT CREDIT MUTUEL ARKEA au CE du siège du 21/03/2013

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"La CGT souhaite attirer l’attention de la direction sur le fossé qui existe entre la communication commerciale de la banque et sa mise en œuvre sur le terrain.


En effet, en ce moment à Carhaix, au Centre Finistère, un citoyen, victime du surendettement, entame son 16ème jour de grève de la faim. Il souhaite ainsi interpeler la population et les élus sur le rôle des banques face à l’endettement, au surendettement chronique, puis aux saisies et expulsion de logement.


Le Crédit Mutuel de Bretagne a lancé la procédure d’expulsion de cette personne de son logement. Qui a dit que le Crédit Mutuel est "La banque à qui parler" proche de ses sociétaires ?


Le temps presse ! A ce stade, qui comprendrait que le CMB ne fasse pas de propositions honorables, humaines et dignes ?"

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134334

 


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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 09:55

mich 2

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A l 'aube du 21ème jour de grève de la faim, la direction du CMB/Arkéa n'a pas bougé d'un iota.


Force est de constater que la situation est bloquée.

J’ai, conformément à ce que j’avais annoncé, décidé de poursuivre ma grève de la faim, pour une durée illimitée.

Je le redis, ce n'est pas l'acte d'un désespéré ou d'un demi-fou; je suis "une personne vulnérable" oui, face à une banque, sans doute, (et qui ne l'est pas, vulnérable, face aux puissances de l'argent?). Et aujourd'hui plus que jamais dans cette lutte inégale.


Mais c'est bien un acte politique, un acte de dignité que je réalise là.


C'est ce combat, ou la rue et la misère. La mort physique ou la mort civile, la mort par intoxication bancaire, faute d'un toit, notamment. Toutes les deux à petit feu.


Ma détermination est donc totale.


J’ai demandé à mes avocats de travailler à tous les moyens utiles à la défense de mes intérêts, mais également de veiller à ce que ma santé, mise en danger par l'obstination de certains puissants à ne pas faire un geste, (puissants qui eux, à n'en pas douter, mangent bien, dorment bien, et n'ont pas d'angoisses matérielles quant à leur avenir), ne soit pas mise en danger pour rien.


Au début de ce vingt-et-unième jour de mon action, mon état de fatigue est profond. Ma santé va se détériorer progressivement et de plus en plus rapidement, je le sais.


La banque, par son silence, témoigne de son profond mépris à mon égard, mais aussi à l'égard de ses clients et de ses « sociétaires » à qui elle montre finalement le peu de cas qu'elle fait des valeurs mutualistes...

Chacun devra donc assumer les conséquences de ses actes. De son inaction, de son action.


J’en appelle solennellement à toutes et tous ceux qui veulent me soutenir, et à travers moi, engager également ce combat pacifique, pour eux, pour leurs enfants, leurs petits-enfants, pour les 776 000 ménages habitants de ce pays surendettés. Pour dénoncer l'hypocrisie totale d'un système qui fait tout pour vous pousser à consommer, à vous endetter d'une main, pour vous reprendre de l'autre bien plus que ce qui vous a été prêté.


Vous pouvez m’aider, aider tous les surendettés concrètement, en vous organisant, en vous regroupant en collectifs, en comités, et en décidant des actions de soutien devant les agences du Crédit Mutuel de Bretagne et ailleurs selon les modalités que vous jugerez les plus appropriées.


Ne nous mentons pas: chaque jour compte. Et va compter de plus en plus.


J’en appelle également à toutes les forces politiques progressistes, qui disent vouloir mettre l'humain au cœur de la société, qui disent vouloir battre la finance, remettre les banques au pas... à m’apporter leur soutien dans ce combat inégal.


Vous pouvez enfin signer et faire signer la pétition de soutien ici :

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134031

Michel Madec

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:15

mich 2

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Carmela samedi 23 mars 2013 - 21h3

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Croulant sous les dettes et menacé d’expulsion, Michel Madec demande au Crédit mutuel de Bretagne (CMB) de reconnaître 
sa responsabilité. Il entame son quinzième jour de grève de la faim. (18 ce jour, note du blog )

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Carhaix (Finistère), correspondance. Une grande carcasse déjà bien émaciée par le jeûne vient ouvrir la porte du petit appartement dans le centre de Carhaix (Finistère). Immédiatement, l’entrain de Michel Madec contraste avec la gravité de sa situation. Mais il ne veut pas que l’on se méprenne  : «  Je suis soulagé depuis que j’ai entamé ma grève de la faim. Depuis 2009 et l’aggravation de ma situation financière, je vis quasiment reclus, j’ai coupé les ponts avec plein de monde. Je n’ai plus de vie. Aujourd’hui, enfin, je n’ai plus honte de raconter mon histoire. J’aimerais qu’elle serve de leçon à tous ceux qui crèvent à petit feu dans l’indifférence. Ma démarche n’est pas suicidaire, c’est un acte politique.  »


Conseillé jusqu’à la faillite


L’histoire de Michel pose une question  : comment un adulte qui perçoit une simple pension d’invalidité (moins de 700 euros) a-t-il pu souscrire autant de crédits et les enchaîner, conseillé par une banque, jusqu’à la faillite  ? Si Michel n’est pas le dernier à payer une tournée générale lors des périodes fastes, il avoue pourtant ne pas savoir ce qu’il a fait de cet argent. Un coup d’œil à son appartement ne donne pas de réponse. Le lieu est si brut qu’on pourrait penser qu’il y a emménagé la veille. «  À cinquante ans, je n’ai pas de voiture, je ne vais jamais nulle part mais je n’ai jamais maîtrisé la valeur de l’argent.  » Les banquiers auraient au moins pu l’aider sur ce dernier point.


Dès 2005, il pousse la porte du Crédit mutuel de Bretagne pour sortir d’un endettement déjà insupportable. La banque lui conseille alors de vendre sa maison pour solder ses dettes et lui fournit, via un prêt-relais, de quoi réinvestir dans un petit appartement. Mais les crédits revolving qui ont été remboursés sont redevenus des réserves dans lesquelles Michel peut piocher pour supporter une situation financière plus que tendue. Lorsqu’il retourne au CMB en 2008, il est de nouveau surendetté et la banque trouve une autre solution.

 

Elle regroupe tous ses crédits en cours dans un prêt à la consommation, résultat  : plus de 60 % de ses revenus partent chaque mois dans les remboursements, sans qu’on lui conseille à l’époque de déposer un dossier de surendettement. Me Élodie Tuaillon-Hibon, l’avocate parisienne qui a pris son dossier en main, pointe déjà du doigt ce chiffre, incontestable, et la responsabilité de la banque. Contactée par téléphone, la direction du CMB semble très occupée… Finalement, une responsable de la communication explique que «  le dossier de Michel Madec est suivi personnellement par Jean-Pierre Le Tennier, le directeur, et que le CMB souhaite l’accompagner pour l’aider à clarifier sa situation tout en l’aidant à garder son appartement  ». Une réponse automatique qui n’a guère porté ses fruits après quinze jours 
de jeûne.


Une manifestation est prévue ce samedi


En attendant, les copains de Carhaix s’organisent. Il y a ceux qui ont lutté avec Michel en 2008 contre la fermeture de l’hôpital de la ville, il y a aussi les copains du NPA où il a un temps milité. Une manifestation est prévue ce samedi à Carhaix. Certains passent le voir, comme son médecin, inquiet pour sa santé, qui tente de le conseiller. Quand il est en forme, Michel donne des nouvelles sur son blog hébergé par Mediapart. En 2011, le CMB a porté plainte pour diffamation en découvrant ses écrits mais ses deux plaintes ont été classées sans suite. Alors, Michel continue d’informer avec sa plume aussi passionnée que spontanée. Il réfléchit aussi. «  J’ai des angoisses métaphysiques face à la mort qui rôde mais au moins maintenant, je ne suis plus tout seul et si je m’en sors, je ne serai plus le même  !  »


La plaie des crédits revolving Fin 2012, 776 000 ménages étaient suivis par la commission de surendettement. Principaux accélérateurs de ces banqueroutes individuelles, les prêts immobiliers, les prêts à la consommation et les frais bancaires sont responsables de dettes qui s’élèvent en moyenne à 38 500 euros. Gros prédateurs de la stabilité financière des ménages, les crédits renouvelables (ou revolving) sont présents dans 75 % des dossiers enregistrés et, même s’ils n’ont pas été interdits, depuis 2010, leur attribution est encadrée par la loi. Pourtant, les banques peinent à revoir leurs pratiques...

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Valérie Gozdik

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http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134270

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 13:05

admr

23 mars 2013 

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Quelques jours après l'annonce de sept licenciements à l'ADMR du Poher, les salariées de l'association ont voulu faire connaître leur point de vue. Elles estiment possible un développement de l'activité. Sous certaines conditions.

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Depuis quelques années, l'ADMR du Poher traverse une zone de turbulences. À l'instar d'autres associations locales, elle a subi de plein fouet la crise qui a secoué la Fédération départementale et a dû, de surcroît, faire face à une baisse très importante de son volume d'activité. Placée en redressement judiciaire en décembre 2011 par le tribunal de grande instance de Brest, l'association avait dû se séparer de 17 salariés. Il y a quelques jours, elle a procédé à sept nouveaux licenciements. « Il s'agit de six départs volontaires et d'un licenciement économique », précisait, mardi, dans nos colonnes, Alain Bertail, le président de l'association, pour qui l'ensemble de ces mesures « était nécessaire pour garantir la pérennité de l'association et permettre l'équilibre des comptes ».

« Une baisse de salaire inacceptable »

Dans les rangs des aides à domicile, l'annonce de ces licenciements est vécue « douloureusement » mais « n'étonne guère ». Alors qu'elles ne s'étaient jusqu'ici pas exprimées, les salariées ont souhaité faire connaître leur point de vue. « Le 23 novembre, lors d'une réunion avec une représentante de l'administrateur judiciaire et le responsable de l'association, il a été proposé que les aides à domicile baissent leur contrat de 10 %, ce qui équivaut à une diminution globale de 4.500 heures par an, et ce pour pouvoir assurer la pérennité de l'association.

 

À une très large majorité, les salariées ont refusé cette proposition.


Elles savaient alors qu'elles risquaient un licenciement, mais la modification du contrat de travail s'accompagnait d'une baisse de salaire qu'elles ne pouvaient pas accepter. Financièrement elles ne peuvent tout simplement pas se le permettre. D'une part, parce que les salaires ne sont déjà pas très élevés; d'autre part, parce que beaucoup de salariées ne sont pas à temps plein », expliquent les déléguées CFDT du personnel. Cette proposition est donc vécue comme un « nouveau coup dur » par une profession « déjà pénalisée par la baisse de la prise en charge des frais kilométriques combinée à la forte hausse des prix des carburants ». « Lorsque le 14 février, des licenciements pour motif économique sont envisagés, nous avons demandé que soient prises en compte les demandes de départs volontaires » poursuivent les déléguées du personnel. Mais quand le couperet tombe, c'est l'incompréhension. « Sept postes supprimés, c'est beaucoup plus que la diminution de 4.500 heures proposée en novembre pour assurer la survie de l'association ».

« Recréer un climat de confiance »

Les aides à domicile espèrent qu'il s'agit là « de la dernière vague de licenciements » et que l'ADMR du Poher mettra en place une politique de développement pour « retrouver la place qu'elle occupait auparavant ». « Cela fait mal au coeur, soupire une salariée, qui a participé au développement de l'association créée il y a une quarantaine d'années. L'activité a augmenté jusqu'en 2008 (*) avant d'être divisée par deux ces cinq dernières années et le nombre de salariés ramené à 32 ». Pourtant, un développement est possible, estiment les déléguées du personnel. « Mais pour cela il faut recréer un climat de confiance au sein de l'association, travailler sur la qualité des interventions et mettre en avant les compétences des salariées ». Des salariées qui tiennent par ailleurs à remercier les personnes aidées qui leur ont maintenu leur confiance « malgré les difficultés traversées par l'association », ainsi que le maire de Carhaix et conseiller général, « qui a toujours été à l'écoute ».

* En 2008, près de 75.000 heures avaient été réalisées par quelque 80 aides à domicile.

  • Nathalie Com

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/admr-du-poher-la-parole-aux-salariees-23-03-2013-2044811.php

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 08:28

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D’un côté, un homme de cinquante ans, en grève de la faim depuis le 6 mars.

 

De l’autre, une banque qui se dit « très attentive, et préoccupée par la situation, d’ailleurs suivie personnellement par notre directeur général ». Entre les deux, un cas de surendettement finalement assez banal, et qui n’a paradoxalement rien d’inextricable. Pourtant, la situation est pour le moment bloquée.


Michel Madec vit à Carhaix (Finistère).

 

Depuis 15 jours, il s’alimente uniquement de café, d’eau et de bouillon. Il entend dénoncer la situation dans laquelle il se trouve, et forcer le Crédit mutuel de Bretagne (CMB), qu’il accuse de l’avoir abusé, à trouver un accord pour annuler sa dette. Sa situation a commencé à susciter l’émoi sur certains sites internet, et notamment sur Mediapart, où Michel Madec tient un blog depuis l’été 2010, sous le pseudonyme de Carland. Une pétition sur le site Bellaciao (où il est également contributeur occasionnel) a aussi été lancée, elle a déjà rassemblé 800 signatures.


L’affaire remonte à loin, et se noue en plusieurs étapes. En 2005, Madec se retrouve dans l’impossibilité de rembourser les prêts à la consommation qu’il a contractés. « En 2004, j’ai acheté une voiture, alors que je suivais une formation où je gagnais 1 500 euros par mois. Mais la formation s’est mal passée, et mes revenus se sont dégradés rapidement. Très vite, je n’ai plus pu rembourser », raconte-t-il à Mediapart. Il avait aussi contracté d’autres prêts, et notamment sous la forme, redoutable, du credit revolving, cette « réserve d’argent » permanente vantée par les banques, dont le remboursement est à la fois complexe et très coûteux.


Michel Madec ne dispose plus pour tout revenu que d’une pension d’invalidité, inférieure à 650 euros par mois, puisque, bipolaire, il est « reconnu comme un adulte handicapé ». Il expose donc sa situation à son agence du CMB, qui lui propose alors de contracter un prêt-relais sur son logement, pour solder tous ses prêts en cours, d’un montant total de 20 000 euros. En 2006, la vente du logement se fait, pour 68 500 euros. Il lui reste 48 500 euros, avec lesquels il rachète un appartement. Mais il lui faut un nouveau prêt, immobilier, de 31 000 euros. Prêt qui lui est accordé, avec des mensualités de 210 euros, assure-t-il.


Le piège du credit revolving


Mais la situation empire à nouveau en 2008, l’homme ayant à nouveau eu recours au credit revolving, avec peu de modération. « Je ne prétends aucunement être un saint, j’ai fait des erreurs, bien sûr », assume Madec, qui s’attribue « un rapport basique avec l’argent : quand je peux, je le dépense ». Et c’est là, selon lui, que « la banque a manqué à son obligation de conseil ». Lorsqu’il lui indique qu’il doit rembourser 9 000 euros de credit revolving, dont 2 000 à l’établissement lui-même, son conseiller ne lui propose pas d’ouvrir un dossier de surendettement. Il lui suggère plutôt d’accepter un nouveau crédit à la consommation, qui épongera ses dettes, contre la modique somme de 162 euros par mois. Plus de 360 euros de remboursement par mois, alors, qu’APL comprise, il touchait moins de 800 euros ? C’est ce que le client impécunieux se retrouve à payer, certifie-t-il aujourd’hui.


Saisie tout récemment du dossier par Madec, son avocate Élodie Tuaillon-Hibon s’offusque de cette situation, qui concerne « une personne particulièrement vulnérable », et qu’elle découvre au fur et à mesure qu’elle prend connaissance des pièces du dossier. « Aujourd’hui, cet homme risque son toit, sa santé, sa vie, pour une situation dont il n’est pas responsable, car c’est un profane », assure-t-elle. De son côté la banque assure avec véhémence que « le taux d’endettement de M. Madec ne dépassait pas en 2008 le seuil légal de 33 % » de son revenu global. C’est là que se situe le nœud de l’affaire. S’il est avéré que le Crédit mutuel a sciemment laissé un client plonger dans le surendettement, comme le maintient tout aussi véhémentement le premier concerné, la crédibilité de l’établissement sera sérieusement entamée.

« Je me suis enfermé dans le surendettement »

En tous les cas, après 2008, c’est la dégringolade pour notre abonné, qui ne peut à nouveau plus s’acquitter de ses obligations financières. La situation a bien été résumée le 14 mars par la station locale de France 3 Iroise. « Je me suis enfermé là-dedans, je n’osais plus en parler », indique Madec. Il décide en 2009 de rompre tout lien avec le Crédit mutuel, de ne plus rien rembourser, et de laisser la dette s’accumuler. Inévitablement, il est attaqué, puis condamné en 2010 à rembourser 10 000 euros à la banque. Il ne réagit pas. « J’ai reculé devant les procédures, elles me paraissaient insurmontables. À cette époque, je coule, je suis à l’ouest », reconnaît-il.


C’est une assistante sociale, qui le suit depuis deux ans, qui le sort un peu de son marasme, le poussant à déposer un dossier auprès de la commission de surendettement, en juillet 2011. En parallèle, il commence à négocier avec la banque, qui a demandé son expulsion, pour se rembourser sur la vente de son logement. Et les deux parties sont tout proches de conclure un accord, en novembre 2011.


« Ils m’ont proposé de réduire les mensualités, et d’allonger le paiement, et j’ai failli accepter, raconte notre abonné. Après coup, je me dis que j’aurais été bête, parce que c’est moi qui payait tout, alors que la situation est aussi de leur faute. » L’accord achoppe finalement parce que, à son retour de Quimper, Madec découvre que son blog, où il raconte notamment son conflit, a été suspendu à la demande de la banque, et qu’il est assigné en justice pour injure et diffamation. « Ils ne m’en ont rien dit pendant notre rencontre, c’était une discussion de faux-culs », balaye-t-il aujourd’hui. « Cet épisode m’a réveillé, on m’a attaqué sur mon honneur. » Retour à l’impasse.


« J'irai au bout »


Et ce n’est pas la décision de la commission de surendettement, rendue l’été dernier, qui débloque les choses. Madec doit rembourser une soixantaine d’euros par mois à la banque pendant deux ans, et son appartement doit être mis en vente à l’issue de cette période, a décidé l’institution. C’est ce dernier point qui est inacceptable pour l’homme. « Nous sommes conscients de l’importance qu’attache M. Madec à son logement, témoigne pourtant le CMB. C’est pourquoi nous lui avons assuré que nous voulions absolument l’accompagner après les deux ans, pour trouver une solution lui permettant d’en rester propriétaire. »


Mais la confiance est rompue. Madec refuse la main tendue. Ou plutôt, formule des exigences difficiles à assumer pour l’établissement. Il demande d’abord que ce soit le président d’Arkea, qui regroupe divers Crédits mutuels régionaux, qui s’occupe de son cas. Il veut surtout que la banque lui rachète son logement, et lui permette d’en rester simple locataire. « C’est impossible pour nous », assure le Crédit mutuel. « J’ai été vicieux dans ma demande, reconnaît Madec. Mais je ne veux pas être le seul à payer dans cette histoire. » Il indique qu’il ne lâchera pas sur la vente de son appartement. Et là est le but de sa grève de la faim : « Il faut qu’ils choisissent quelle solution est la moins pire pour eux. »


Un choix extrême. « Ma démarche est radicale, jusqu’au-boutiste, je comprends qu’elle puisse choquer », admet-il, avant d’assurer qu’elle est aussi « politique, parce que je ne me bats pas que pour ma peau ». Il veut alerter sur l’angoisse, la solitude de ceux qui sont pris dans le surendettement, « une spirale qui détruit tout ».

Aujourd’hui, la banque se déclare inquiète, et a tenté de faire intervenir le maire de Carhaix comme médiateur, hier. Il a été mal reçu. « Je lui ai dit que je voulais discuter directement avec le CMB, lâche le gréviste de la faim. Et qu’il fallait qu’ils viennent à genoux. Je suis décidé : j’y vais lentement, en me faisant durer, mais je vais au bout. »

 

Source: Mediapart

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 14:37

 

 

SALUT A TOI LE CARHAISIEN!

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Carland  mardi 19 mars 2013 - 08h39

 

Quatorzième jour sans manger. C’est long, mais je savais à quoi et à qui je m’attaquais.

 

J’avais pris en compte que pour Jean Pierre Denis le patron du CMB, j’étais quantité négligeable. Un contentieux parmi d’autres.


La carcasse tient, fatiguée et au ralenti, mais elle tient. Le plus dur depuis trois jours sont les difficultés de concentration. Par contre je n’ai jamais été aussi vivant qu’en ce moment. Depuis le 20 février, date à laquelle j’ai prévenu le CMB (là encore, il ne peuvent pas dire qu’ils n’étaient pas prévenus), j’ai recommencé à vivre, à vivre pleinement. Depuis 2009, je m’aigrissais, depuis que je maigris, je vis. C’est paradoxal, mais bien réel, bien concrêt. Je me suis remis à aimer les gens !


En brisant le mur du silence, j’ai enfin pu reprendre contact avec des amis que je n’osait plus appeler au téléphone, moi qui n’ouvrais pas ma porte, je me surprends à attendre que quelqu’un se pointe. Fatigué, mal foutu mais VIVANT et LIBRE !


Combien sont encore dans l’enfer du silence ?


Ce que j’aimerai voir se créer, se développer, ce sont des comités de citoyens décidés à défendre la dignité pour aider tous les autres enfermés dans leur silence, dans la honte, la culpabilité. Moi je me suis mis à écrire, ce fut ma fenêtre dans la prison qu’est le surendettement. Et surtout, surtout, des comités de citoyens qui ne jugent pas, qui ne trient pas le bon surendetté en rejetant le mauvais qui par définition aurait fauté : il n’y a pas de bon ou de mauvais, il y a des victimes des banques, point barre !!!


Il ne viendrait à l’idée de personne de racheter sa bagnole à celui qui lui l’a volée. C’est pourtant ce que l’on fait chaque fois quand on entre dans une banque !


Ce que j’aimerai, c’est que d’autres surendetté osent sortir du silence, aller vers les autres en déposant négligemment leur honte et leur culpabilité sur le guichet d’une banque de dépôt d’ordures, pour aller vers les autres avec le sourire.

Déjà plus de 700 signatures en à peine 4 jours, il faut continuer de signer et de faire signer la pétition de soutien, elle n’est plus pour mon cas personnel, elle est devenu la NOTRE, elle exprime NOTRE HUMANITÉ. Elle montre que nous sommes forts quand nous sommes unis et déterminés à redresser la tête :

 

http://bellaciao.or/fr/spip.php?article134031#pagination_signatures


PZ : n’oubliez pas de partager avec vos contacts, parmi eux se trouvent peut être, sans que vous le sachiez, des personnes en galère !


Carland

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134132

 


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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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