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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 13:21

7 juillet 2012 -

 

Après plus de quatre heures d'un comité central d'entreprise, hier, les organisations syndicales sont parvenues à se faire remettre les dossiers d'offres de reprises du groupe. Tilly-Sabco s'intéresse au site châteaulinois.

 

«6,5M€! Voilà ce que Tilly-Sabco est prêt à mettre pour reprendre les abattoirs de Châteaulin et Chantonnay. C'est simplement insupportable», lâche Nadine Hourmant, la déléguée centrale FO. «C'est moins que Stanven, à Plouray, qui a été vendu 22M€ et qui emploie 18 salariés», s'offusque-t-elle, craignant que cet exemple soit à l'image de l'ensemble des offres. «On voit bien là ce qu'ils sont prêts à mettre!».

 

L'entreprise basée à Guerlesquin, la seule à formuler une offre pour l'abattoir de Châteaulin, propose de «reprendre tous les emplois (CDI) des activités grand-export poulets entiers surgelés, c'est-à-dire les abattoirs de Châteaulin et Chantonnay (Vendée), et à reprendre les 588 CDI. Les contrats à durée déterminée en cours seront poursuivis à leur terme». Mais le compte y est-il ? Pas si sûr à en croire les chiffres annoncés par les organisations syndicales. Pour elles, l'abattoir châteaulinois compte 558 salariés, dont 150 en CDD, et l'abattoir de Chantonnay emploierait 250 à 300 personnes.

«Doux, c'est Germinal»

Au-delà des chiffres, le scénario qui se dessine est bien celui d'un démantèlement, que redoutaient tant les organisations syndicales. «C'est pire que ce que l'on peut imaginer. Comment aller expliquer aux salariés qu'ils seraient repris pour une bouchée de pain?», interroge la déléguée mettant en avant que le pôle congelé est celui qui rapporte le plus. Et que dire du pôle frais? «Il faut s'y préparer, le frais va souffrir. À l'heure actuelle, on ne sait pas dans quelles proportions». Les organisations syndicales vont analyser les offres dans le détail, les jours prochains. 

 

«C'est notre avenir qui se joue là, il va falloir faire respecter les salariés et l'on sait que Doux ne fait pas de sentiment, c'est Germinal».

Amertume et colère des salariés

Une quarantaine de salariés ont débrayé en fin de matinée hier. Tous espéraient repartir avec un peu de concret. «À la découpe, on ne se fait pas beaucoup d'illusions, on ne sera pas repris», lance un employé. L'atelier représente 83 salariés dont 80% souffrent de maladies professionnelles. À l'incrédulité suite au placement en redressement judiciaire, succède la colère mêlée d'inquiétude. Colère envers Charles Doux.

 

«Quand on est entré dans l'entreprise, il y a 30 ans, on se disait que c'était du solide, qu'on serait à l'abri. On n'a pas connu autre chose dans notre vie professionnelle», témoignent quatre femmes entrées dans la vie active à 18 ans. «Aujourd'hui, on a le sentiment d'avoir été trahies, abandonnées». «Nous ne sommes que des pions dans cette affaire», lâche une autre employée qui affiche 28 ans d'ancienneté. L'inquiétude et le désarroi chez Gwen, 14 ans de maison, convaincue de faire partie de la première vague de licenciements. «Je suis en vacances sans l'être vraiment. J'ai les yeux braqués sur les médias en permanence». Plus philosophe, Nicole entend bien profiter de ses prochains congés. «S'il le faut je travaillerai en intérim jusqu'à la retraite».

  • Gwénaëlle Le Ny

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/chateaulin/doux-tilly-sabco-lorgne-sur-chateaulin-07-07-2012-1766158.php

 

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 13:14

 

6 juillet 2012 à 19h05

 

Un nouveau CCE s'est déroulé aujourd'hui au siège du groupe Doux, à Châteaulin. Quatre nouveaux repreneurs se sont ainsi ajoutés aux sept connus dès hier soir : le groupe Amice-Soquet, Proteis viande, Finalab et Hendrix Genetics. A l'issue de ce CCE  extraordinaire, les représentants syndicaux se sont toutefois montrés déçus des offres déposées. Ils se sont donnés le week-end pour analyser les propositions. De son côté, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a défini vendredi deux critères pour la reprise de Doux : la reprise par une seule entité "sans dépeçage" et le maintien d'"un maximum" de sites et d'emplois.

Onze propositions


Jeudi, sept repreneurs étaient sur les rangs: les établissement Daviet, Cavac-Ciab, Financière Turenne Lafayette, LDC, Sofiprotéol, Tilly-Sabco et Terrena avaient déposé leur dossier auprès de l'administrateur judiciaire Régis Valliot. Entre-temps, le groupe Amice-Soquet, Proteis viande, Finalab et Hendrix Genetics se sont rajoutés à la liste des repreneurs potentiels. Glon, filiale de Sofiprotéol, est également en lice, associé à Tiskalia et Duc pour la reprise d'une partie des activités de Doux.


"Ce week-end et lundi, nous allons expertiser les dossiers qu'on vient de nous remettre (...) Nous redoutons qu'il n'y ait que des plans sociaux dans ces dossiers", a déclaré Jean-Luc Guillart, délégué central adjoint CFDT. "La famille Doux est encore notre employeur mais plus pour longtemps", a-t-il estimé.

Des offres de reprise "minables" pour l'essentiel


A l'issue du CCE qui a débuté ce matin à 10 h au siège du groupe à Châteaulin, les représentants syndicaux du groupe Doux se sont montrés déçus des offres déposées, lors d'une interruption de séance. Il y a "très peu d'argent sur la table. Le prix de reprise de cinq des sept (propositions) est minable. C'est une offre qui n'est pas acceptable", a déclaré aux journalistes le délégué CFDT Jean-Luc Guillart.


"Tout se fait en sous-main. Les salariés n'ont pas envie de ça. On en a marre d'attendre", a pour sa part déclaré Françoise Lavisse (CFTC). "Il faut faire confiance aux administrateurs. Y en ras-le-bol de la famille Doux", a-t-elle ajouté. "On veut garder notre emploi mais tout le monde ne sera pas gardé", a déploré Nadine Hourmant, déléguée centrale syndicale FO.

"On a un tas de documents à étudier. Il va falloir aller rapidement (...) Est-ce que les offres seront améliorées? En tous cas, nous avons la certitude que tous les sites ne seront pas repris", a déclaré pour sa part la déléguée centrale FO Nadine Hourmant. Elle a également dénoncé le faible montant des reprises : "6,5 millions pour Châteaulin (abattoirs et découpe) et Châteauneuf (Vendée)" pour l'une d'elles.


Le groupe Doux annonce un "plan de continuation"


Les avocats de Charles Doux ont fait savoir que le P-DG privilégie la recherche de financement afin d'assurer un plan de continuation jusqu'à fin décembre. Selon les syndicats, qui se sont étonnés que le fondateur du groupe, Charles Doux n'ait pas fait connaître plus tôt son intention de proposer un plan de continuation, il laisserait des salariés sur le carreau. Charles Doux qui a quitté les lieux, à l'heure de l'interruption de séance, sous les huées de ses salariés.


Montebourg veut "un maximum" d'emplois et pas de dépeçage


Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a défini vendredi deux critères pour la reprise de Doux : la reprise par une seule entité "sans dépeçage" et le maintien d'"un maximum" de sites et d'emplois.

"Notre objectif, c'est premièrement qu'il y ait une seule entité qui reprenne, et pas un dépeçage ou un démantèlement", a dit le ministre lors d'un entretien à l'AFP à Bercy. "Deuxièmement, c'est le maintien d'un maximum de sites et d'emplois. Le maximum, c'est le maximum, donc on cherchera la meilleure offre", a-t-il poursuivi.

Nouvelle audience au tribunal de commerce de Quimper le 23 juillet

 
Une quarantaine d'entre eux ont débrayé à l'appel de l'intersyndicale, tous venant de l'atelier de découpe. Un nouveau calendrier a été présenté aux organisations syndicales, repoussant toutes les échéances. Deux CCE sont programmés les 17 et 20 juillet afin d'examiner les offres de reprise. L'audience au tribunal de commerce de Quimper est fixée au 23 juillet et les délégués syndicaux sont convoqués par le juge le 27 pour un retour.


Les repreneurs potentiels ont jusqu'au 17 juillet pour réévaluer leurs propositions qui seront soumises dans la foulée aux organisations syndicales.


Les représentants du personnel très inquiets


Avant leur entrée en réunion, les représentants de FO et de la CGT qui ont eu accès aux sept offres de reprise déposées au tribunal de commerce ne cachaient pas leur grande inquiétude. Comme le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, ils estiment que le compte n'y est pas et craignent "de la casse" au niveau de l'emploi.  


"Les dés sont déjà jetés", a déclaré le délégué CFDT Jean-Luc Guillart qui ne croit plus en une reprise globale du groupe après les déclarations, jeudi, du ministère du Redressement productif jugeant "insuffisante" l'ensemble des propositions . Même son de cloche chez le délégué central CGT, Raymond Gouiffès : "je ne suis pas optimiste ce matin. L'Etat doit intervenir rapidement (...) Le gouvernement doit mettre la filière avicole sous tutelle et la restructurer de A à Z", a-t-il estimé. "C'est une évidence, certains salariés n'auront plus de boulot à partir du 16 juillet (date à laquelle le tribunal de commerce doit se prononcer sur le nom du repreneur). C'est l'annonce d'une casse sociale", a pour sa part déclaré la déléguée centrale syndicale F0, Nadine Hourmant.

  • Gwenaëlle Le Ny, Flore Limantour et l'AFP

> Doux : Sept offres jugées insuffisantes par le gouvernement
> Suivre le dossier Doux

 

> Doux. Le groupe Tilly-Sabco propose de reprendre 588 emplois Grand-Export

 

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/chateaulin/doux-les-syndicats-decus-par-des-offres-minables-pour-l-essentiel-06-07-2012-1765390.php

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 12:52

6 juillet 2012 à 12h00 

 

Un nouveau CCE (comité central d'entreprise) se tient ce vendredi matin au siège du groupe Doux, à Châteaulin. Les représentants des salariés sont entrés en réunion à 10 h où vont leur être présentées les sept offres de reprise déposées jeudi soir au tribunal de commerce de Quimper. Les représentants de la CGT et de FO ne cachaient pas leur grande inquiétude avant cette nouvelle étape dans la gestion d'un dossier suivi de près au plus haut niveau de l'Etat. 

Le CCE a commencé à 10 h. Une quarantaine de salariés étaient rassemblés devant le siège du groupe à Châteaulin alors que se tient la réunion à laquelle participent les représentants syndicaux du groupe volailler. Ils ont manifesté devant les portes du siège social de Doux, à Chateaulin, sous une myriade de drapeaux et bannières CFDT, FO, CGT et CFTC avant d'envahir le hall du bâtiment aux cris de "Non, non au licenciements" ou "sauvegarde de l'emploi", a constaté l'AFP.

Avant leur entrée en réunion, les représentants de FO et de la CGT qui ont eu accès aux sept offres de reprise déposées au tribunal de commerce ne cachaient pas leur grande inquiétude.

 

Comme le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, ils estiment que le compte n'y est pas et craignent "de la casse" au niveau de l'emploi.  

"Les dés sont déjà jetés", a déclaré le délégué CFDT Jean-Luc Guillart qui ne croit plus en une reprise globale du groupe après les déclarations, jeudi, du ministère du Redressement productif jugeant "insuffisante" l'ensemble des propositions . Même son de cloche chez le délégué central CGT, Raymond Gouiffès : "je ne suis pas optimiste ce matin.

 

L'Etat doit intervenir rapidement (...) Le gouvernement doit mettre la filière avicole sous tutelle et la restructurer de A à Z", a-t-il estimé. "C'est une évidence, certains salariés n'auront plus de boulot à partir du 16 juillet (date à laquelle le tribunal de commerce doit se prononcer sur le nom du repreneur). C'est l'annonce d'une casse sociale", a pour sa part déclaré la déléguée centrale syndicale F0, Nadine Hourmant.

Alors que la réunion se poursuit, les salariés des sites finistériens étaient appelés à débrayer à partir de 11 h.
 

  • Rédaction de Châteaulin et AFP

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/chateaulin/doux-cce-les-syndicats-tres-inquiets-06-07-2012-1765390.php

 

Doux. Un comité central d’entreprise la peur au ventre (OF)
Économie vendredi 06 juillet 2012

Un comité central d’entreprise se tenait ce vendredi à 10 h au siège du groupe Doux, à Châteaulin. Les élus et délégués syndicaux devaient examiner les sept offres de reprise déposées hier, auprès de l’administrateur judiciaire, à Quimper.


L’ambiance était à l’inquiétude et au pessimisme, les délégués syndicaux redoutant de la « casse sociale », selon les termes de Raymond Gouiffès (délégué CGT). Une quarantaine de salariés devaient débrayer à 11 h, et la tension était palpable dans les ateliers.


Le comité central d’entreprise doit se réunir à nouveau les 11 et 13 juillet pour sélectionner les offres. Le verdict du tribunal de commerce de Quimper doit être connu le 16 juillet, mais cette date pourrait être reportée.

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Doux.-Un-comite-central-d-entreprise-la-peur-au-ventre_39382-2093993_actu.Htm

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 12:11

 
doux vv

*

Samedi 23 juin, près de mille manifestants se sont retrouvés dans les rues de Châteaulin, dans le Finistère, base du groupe Doux, pour protester contre les menaces qui pèsent sur l'emploi des 3 400 salariés de ses usines et sur le revenu de près de 800 éleveurs, fournisseurs du volailler.


Suite au placement de l'entreprise en redressement judiciaire début juin, l'administrateur a annoncé vendredi 22 juin que finalement le groupe serait sans doute vendu et qu'il cherchait un repreneur. Il pourrait ne plus être question de continuer l'activité avec les propriétaires actuels. Qu'il soit décidé la continuation ou la cession -- le tribunal de commerce de Quimper doit trancher dans les semaines à venir -- ,les salariés savent que leur emploi est menacé.


Le groupe Doux n'est pas une petite entreprise. Il appartient pour 80 % à la famille Doux et pour 20 % à la banque BNP Paribas. La fortune de la famille du patron propriétaire, Charles Doux, se montait à 330 millions d'euros en 2011, au 146e rang du classement des fortunes françaises -- classement fait par la revue Challenge. Une fortune très confortable entièrement bâtie sur l'exploitation très dure des travailleurs.

 

Le salaire est bas : même après trente années de travail dans les abattoirs, il ne dépasse pas 1 200 euros.

 

Des cadences infernales entraînent de très nombreux accidents du travail et des maladies professionnelles. Le travail en équipes sur les chaînes d'abattage et de conditionnement des poulets se déroule dans des odeurs infectes et dans le froid. Il faut ajouter à ce tableau les restructurations destinées à diminuer le « coût du travail ». Ainsi, depuis dix ans, les fermetures de sites se sont succédé, et plus de 2 000 salariés ont perdu leur emploi.


Dans le passé, le groupe a connu des difficultés, qui n'ont cependant jamais affecté la fortune familiale.

 

En 2007 par exemple, le déficit de 45 millions d'euros, qui venait s'ajouter à la dette de 310 millions d'euros, n'a pas empêché leur fortune personnelle d'augmenter de 18 %. Il faut ajouter que le groupe est un gros bénéficiaire de subventions, avec un milliard de subventions versées depuis quinze ans dont l'essentiel provient d'aides européennes par le biais de la Politique agricole commune. C'est sans doute ce que les gouvernants des différents États de l'Union européenne appellent aider les petits exploitants.


En 2008, le groupe affichait de nouveau un bénéfice de 52,3 millions d'euros. Mais les salariés n'eurent droit qu'à 83 centimes, au titre de la participation à cette richesse qu'ils avaient pourtant fortement contribué à créer. Aujourd'hui, Doux serait de nouveau étranglé par une dette estimée à 430 millions d'euros.


Pourquoi le groupe, premier volailler d'Europe, s'est-il retrouvé dans le rouge ?

 

Les travailleurs n'en savent rien. Même les décisions qui les touchent directement, ils les découvrent... dans la presse, contrairement aux affirmations de Jean-Charles Doux selon lesquelles son père « a toujours privilégié les salariés » et toutes ses décisions ont été prises « sous le regard des salariés et éleveurs ».

 

Mais quelles que soient les raisons qui ont amené ce groupe au dépôt de bilan, ce doit être à tous ceux qui font des affaires sur le dos de la population laborieuse, patrons de la famille Doux ou banques, de payer pour maintenir tous les emplois.


Aline RETESSE

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2291&id=33

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 11:29
dir fin
Économie samedi 23 juin 2012
*

À l’appel de la CFDT, syndicat majoritaire dans le groupe agroalimentaire Doux, une manifestation des salariés et de tous les « petits » concernés par la situation du groupe aujourd’hui a démarré à 15 h, place de la Résistance à Châteaulin.


3 400 salariés


Plusieurs centaines de personnes sont rassemblées, suite à l’annonce de la vente du groupe Doux. Après une prise de parole, toujours en cours, les manifestants défileront dans le centre-ville.


Placé en redressement depuis le 1er juin, Doux est à cours de liquidités. Un groupe de cette taille est une machine complexe avec des éleveurs, des couvoirs, des usines d’aliments, des sites d’abattage… La manifestation de ce samedi réunit beaucoup de monde parmi les 3 400 salariés mais aussi parmi les éleveurs, les transporteurs, les indépendants…

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Doux.-Un-millier-de-manifestants-rassembles-a-Chateaulin-29-_39382-2090201_actu.Htm

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 10:15

-renard

 

Selon la rumeur, Charles Doux, le doyen de la dynastie du même nom, aurait vidé sa belle demeure de Châteaulin dans le Finistère de tous les produits de luxe et autres tableaux de maîtres dans la nuit du vendredi au samedi, 3 camions dit-on…


Juste la veille de la manifestation qui a rassemblée prés d’un millier de personnes ce samedi 23 juin.

Il est vrai que la famille Doux aurait pu craindre la colère des salariés dont l’emploi est menacé, les salaires en berne et les conditions de travail plus que difficiles…


Malheureusement, ce ne fut pas le cas et l’on percevait dans cette manifestation plus d’angoisse que de colère, plus de résignation que de révolte.


Si les discours des dirigeants syndicaux ont tous mis l’accent sur la défense de l’emploi, rien n’a été dit de concret sur les perspectives sinon que le dépeçage du groupe Doux signifierait évidement le dépeçage de l’emploi et des salariéEs.

 

Rien n’a été dit sur la nécessaire expropriation de ce groupe et de ses patrons, esclavagistes ses temps modernes qui se sont enrichis par la surexploitation des ouvrières et des ouvriers et les subventions publiques équivalents à 1 milliards d’Euros en 15 ans, soit 2 à 3 fois plus que l’endettement actuel du groupe.

 

La première décision devrait être comme le dit la CGT «  la mise sous tutelle publique du groupe doux et de la filière avicole.


La seconde, c’est l’ouverture des livres de comptes et la saisie y compris sur le patrimoine de la famille Doux, de l’ensemble des subventions publiques que cette dynastie a perçues pendant 15 ans.

 

La troisième, c’est le maintien de l’ensemble des emplois et la nécessaire refondation de la filière avicole pour une autre production agricole de qualité et une industrie agro-alimentaire à visage humain en pleine consultation et participation des paysans et des salariéEs eux-mêmes.

 

C’est en soutien aux salariéEs et pour développer ces propositions que les militants du NPA étaient présents en nombre ce samedi à Châteaulin.

 

Correspondant NPA Finistère.

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 10:08

-renard

 

24 juin 2012 à 07h41 -


La CFDT agroalimentaire du Finistère et de Bretagne avait appellé les salariés, éleveurs, ainsi que tous les petits entrepreneurs indépendants qui travaillent pour le groupe Doux à se réunir massivement à Châteaulin, ce samedi, à 15h, place de la Résistance. Près d'un millier de personnes ont répondu à l'appel.
 

Lire également


Tous nos articles sur la situation de Doux

 

Samedi après-midi de 15 h à 17 h, près d'un millier de personnes ont manifesté dans les rues de Châteaulin (800 selon les syndicats, 700 selon la police). Ce qui représente une bonne mobilisation, au vu de l'urgence dans laquelle a été organisé la manifestation. Son objectif : soutenir les salariés du groupe et toute la filière avicole.


Après les prises de paroles des syndicats (CFDT, FO et CGT), le nouveau député de la 6e circonscription, Richard Ferrand (PS), est intervenu ainsi que Gaëlle Nicolas, la maire divers droite de la ville.


Les éleveurs absents


Des prises de paroles emblématiques de cette manifestation qui a réuni au coude à coude la gauche et la droite. On y vu beaucoup d'écharpes tricolores, des salariés du groupe bien sûr mais également d'autres secteurs d'activité. A noter aussi la présence de manifestants venus du Morbihan.


En revanche, les éleveurs ont brillé par leur absence. L'intersyndicale a fixé un prochain rendez-vous, samedi matin à Vannes.

 

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/chateaulin/chateaulin-29-pres-d-un-millier-de-manifestants-pour-sauver-les-emplois-de-doux-24-06-2012-1742907.php

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Doux.-Un-millier-de-manifestants-rassembles-a-Chateaulin-29-_39382-2090201_actu.Htm


 


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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 11:59
jeudi 21 juin 2012

Au-delà des revendications unitaires, la CGT sera reçue au ministère de l'Agriculture le 28 juin. Elle entend notamment demander la mise sous tutelle de l'État du groupe Doux.
« Ça devient fou ! Doux va garder sa fortune tandis que c'est l'ensemble des salariés va payer. »
Trois semaines après le placement en redressement judiciaire, les syndicats CGT, CFDT, CFTC et FO sont unanimes : il est urgent de préserver les sites et les emplois du groupe. Un emploi déjà bien fragilisé à Châteaulin, où les salariés ont appris mardi l'arrêt de l'équipe de nuit, soit la demande de chômage partiel pour 57 personnes, CDI, CDD et cadre confondu.

À Quimper, l'activité saucisse de Père Dodu a cessé de fonctionner depuis cinq jours maintenant. « On travaille au jour le jour. C'est invivable pour les salariés », alerte Jean-Luc Guillart (CFDT). D'autant plus invivable que « des commissaires priseurs se sont rendus sur tous les sites de Père Dodu pour faire l'inventaire des actifs de Charles Doux ces dernières semaines. »


La filière avicole menacée


« Du fait du dépôt de bilan et de l'absence de perspectives financières à terme, les éleveurs exigent désormais d'être rémunérés dès l'arrivée des poussins, comme les fournisseurs exigent d'être réglés à la livraison. Si des garanties rapides ne sont pas trouvées, les poussins prévus pour les éleveurs seront détruits et auront comme conséquence la fin de l'approvisionnement des chaînes d'abattages plongeant à nouveau le groupe dans de nouvelles difficultés », pointe encore la CGT, pour illustrer l'effet « domino » pour toute la filière avicole.


Bien au-delà des 3 400 salariés du groupe Doux. Pour Nadine Hourmant (FO), rien de moins qu'une « mort à petit feu, car nous n'avons plus de quoi travailler ».


Samedi, 15 h, manifestation de soutien aux salariés du groupe Doux et à la filière avicole en Bretagne, place de la Résistance à Châteaulin.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Doux-On-va-mourir-a-petit-feu-_40734-2089317------29019-aud_actu.Htm

 

La position du NPA: expropriation des boites qui font licencient!

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 10:37

 

mardi 19 juin 2012

Philippe Piriou, délégué CFDT Doux à Châteaulin, Jean-Luc Feillant, secrétaire général CFDT agroalimentaire du Finistère et Jean-Luc Guillart, délégué central adjoint CFDT appellent à un grand rassemblement samedi à 15 h.

« Nous voulons frapper fort pour que tous les « petits » soient entendus ! », explique Jean-Luc Feillant, secrétaire général de la CFDT agroalimentaire du Finistère. Le syndicat majoritaire du groupe Doux appelle ainsi à un grand rassemblement de toutes les personnes concernées par la situation actuelle de l'entreprise : « Éleveurs, entrepreneurs indépendants, transporteurs, ramasseurs de volaille... »

Mais aussi commerçants, artisans et habitants de Châteaulin, premiers touchés quand on sait que Doux est le premier employeur de la cité de l'Aulne.

3 400 salariés sont actuellement en contrat à durée indéterminée dans l'entreprise, en France, mais au total, ce sont plus de 9 000 personnes qui travaillent directement ou indirectement pour Doux.


Après la réunion de vendredi avec Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne, les syndicalistes sont de plus en plus inquiets. « La situation est catastrophique ! Nous avons peur d'une mise en liquidation de l'entreprise très rapide. » Le groupe Doux a été placé en redressement judiciaire pour six mois le 1er juin, mais « s'il n'y a pas d'argent qui tombe, la liquidation pourrait arriver plus vite ».


Départ de la famille Doux


Aujourd'hui, la CFDT demande le départ de la famille Doux à la tête de l'entreprise. Le délégué central adjoint CFDT, Jean-Luc Guillart, précise : « Sinon, Charles Doux, 146e fortune de France, peut aussi utiliser sa richesse personnelle pour sauver l'entreprise. Après tout, c'est la fortune des salariés ! Il veut qu'on lui fasse confiance, qu'il agisse en conséquence ! »


La CFDT réclame également la création d'un Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri) régional qui a pour objectif d'aider l'entreprise en évitant des restructurations trop coûteuses en licenciements.


 

Élodie RABÉ.
La position du NPA:

 

charles-doux

 

Déclaration presse NPA Crozon Châteaulin Carhaix

 

Le groupe Doux en faillite, c’est toute la chaine agro-alimentaire qui est sinistrée.

 

D’énormes subventions publiques et Européennes ont été englouties pour rien.

*C’est la faillite du fer de lance de l’agriculture productiviste en Bretagne.

*C’est la faillite des politiques menées en France pendant 15 ans voire plus.

*C’est la preuve que l’Europe libérale est un non sens ingérable et incontrôlable.

*C’est du vol manifeste.

La faillite n’est qu’un leurre masquant une énorme évasion fiscale et un redéploiement du trust.

 

Les éleveurs et les salariés sont les premières victimes de ce négrier des temps modernes.


En cas de sinistre, généralement le préfet de région est interpelé ainsi que celui du département. Il faut donc prendre des mesures d’intérêt général. Dans ce cas présent une mesure d’urgence s’impose. Un ou plusieurs gestionnaires ou administrateurs doivent investir le groupe. Non seulement un épurement des comptes doit entrer en vigueur mais aussi la justice financière.

Une expropriation de la famille Doux et une destitution des proches collaborateurs s’impose.

Il est évident que les salariés doivent s’organiser et prendre en main leur destin par le biais d’un système coopératif ou d’économie mixte. Les hommes politiques élus en place ne leur seront d’aucune utilité.

Les éleveurs doivent liquider les « quantités restantes » du système Doux et revenir progressivement à une agriculture paysanne.

Il est évident qu’un mouvement de solidarité se manifestera dans tout le pays les circuits courts doivent fonctionner à plein. Même la grande distribution sera prenante par peur de boycott.

On ne peut pas concevoir une politique agricole sans consulter les paysans ni un agro-alimentaire à visage humain sans l’avis et la participation des travailleurs eux même.


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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 11:40

Par Ivan du Roy, Nolwenn Weiler (12 juin 2012)


La famille Doux, 146ème fortune française, refuse pour l’instant de puiser dans son magot pour sauver son groupe, au bord de la faillite.

 

En tant qu’actionnaire majoritaire, elle est pourtant la principale responsable des déconvenues financières du « leader de la volaille », en choisissant de délocaliser une partie de sa production au Brésil, aux dépens de ses salariés en France. Et grâce aux généreuses subventions de la Politique agricole commune.

 

Des voix s’élèvent pour demander une expertise des comptes et du patrimoine de la famille.

 

Doux, géant européen de volailles actuellement en redressement judiciaire, va devoir en priorité rémunérer les 800 agriculteurs qui travaillent pour lui, ainsi que ses 3400 salariés. « Les paiements de tous les fournisseurs seront assurés par l’administrateur judiciaire », a déclaré Michel Morin, vice-président de la région Bretagne en charge de l’agriculture. Un plan d’aide aux éleveurs de 5 à 10 millions d’euros est envisagé. Restent les arriérés de salaires de plusieurs semaines, dont il n’est pas question pour le moment et qui représentent pas moins de 10 millions d’euros, dont les deux tiers pour les employés bretons.

 

Et les actionnaires ? Tout va bien, merci.

 

Le groupe est possédé à 20% par BNP-Paribas et à 80% par la famille Doux. La fortune familiale a progressé de 18% entre 2010 et 2011, passant de 280 à 330 millions d’euros. Et se place au 146ème rang des grandes fortunes françaises. Elle est toujours sortie indemne de ses déconvenues financières. « Charles doux a refusé de faire la moindre concession sur son sort personnel, qu’il a privilégié par rapport au projet de restructuration de Bercy », a critiqué, le 6 juin, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif [1].

 

En 2007, alors que l’entreprise enregistre un déficit de 45 millions d’euros, qui vient s’ajouter à une dette de 310 millions d’euros, la fortune personnelle de Charles Doux s’accroît. En 2008, l’entreprise renoue avec les profits. Le bénéfice net de l’entreprise est alors de 52,3 millions d’euros. Chaque employé a perçu, au titre de la participation sur le bénéfice en 2008, 83 centimes...

 

Le tout dans des conditions de travail déplorables (voir notre enquête), où accidents du travail, maladies professionnelles, répression syndicale et remise en cause des acquis salariaux, sont légion. Sur le site « Père Dodu » à Quimper, « le taux de fréquence des accidents de travail est de 98,88 % ! Cela signifie que l’ensemble des salariés du site ont été victimes d’un accident de travail dans l’année, ou que certains ont été plusieurs fois en arrêt de travail suite à un accident (chutes, heurts, coupures,…) », détaillait pour Basta ! Raymond Gouiffès, délégué syndical de la CGT, lors de notre précédente enquête (Les forçats de la volaille).


Un groupe sous perfusion publique


A chaque prétexte de crise, de la grippe aviaire à la spéculation sur les céréales, ce sont les salariés qui paient le prix fort avec des restructurations successives. La famille Doux sera-t-elle cette fois mise à contribution ? C’est sa décision d’avoir délocalisé une partie de la production au Brésil qui a encore davantage fragilisé l’entreprise.

 

Sa filiale brésilienne, Frangosul, ultra déficitaire, plombe les finances du groupe.

 

Cette délocalisation avait coûté 650 emplois en France... « Mon père Charles Doux a toujours privilégié les salariés », se défend Jean-Charles Doux [2]. La famille sera-t-elle tentée de recourir au chantage à l’emploi ? L’argent de l’État ou la reprise par la banque britannique Barclays, qui détient près de la moitié des créances du groupe (144 millions d’euros), et qui pourrait le démanteler.

 

Car le leader de la volaille est aussi le champion de l’appel aux fonds publics pour financer ses déficits. Le groupe est arrosé depuis des années par les contribuables français et européens. Selon la Confédération paysanne, Doux a ainsi touché plus d’un milliard d’euros en 15 ans via la Politique agricole commune (PAC). Pour la seule année 2008, 62,8 millions d’euros ont été versés à Doux au titre du « soutien à l’exportation », pour que l’entreprise puisse s’aligner sur les prix mondiaux. Le groupe aurait en plus contourné le règlement pour toucher certaines de ces aides.

 

L’eurodéputé membre d’Europe Écologie les Verts, José Bové, exige une expertise financière du groupe et du patrimoine de la famille Doux. La Confédération paysanne ajoute de son côté que « l’expérience du marché exportateur et de la recherche de la compétitivité est un échec dont il faut faire le bilan ».

 

Le syndicat propose de « revenir à une politique de relocalisation de la production et de la consommation, dans une perspective de souveraineté alimentaire européenne ». Rien à voir avec l’avis d’André Quénet, président de la section avicole de la FNSEA en Bretagne, qui affirmait mardi 5 juin au soir, devant 170 éleveurs réunis à Loudéac (Côtes-d’Armor) : « Il faut sauver le système, avant de le changer, peut-être ! » Donc sauver la famille Doux ?

Nolwenn Weiler et Ivan du Roy

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